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Locking Up The Sun [Spider-Man]

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Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 15 samedi 04 août 2012, 23:58:24

Elle avait soufflé contre ses lèvres en réponse, le faisant frissonner délicatement de la tête aux pieds. Sentant sa main se perdre et s’agripper fiévreusement dans sa chevelure, il inspira longuement, en proie à un désir qu’il ne pouvait pas contenir. Plus maintenant. Et son prénom murmuré par la belle ne l’incita que plus à répondre au baiser qu’elle entama. Elle le retourna sans difficulté contre le mur, se jetant sur lui en relevant ses jambes. Comprenant l’invitation, perdu dans le goût divin des lèvres de Félicia, ses mains vinrent d’elles-même se glisser sous les cuisses de la jeune femme, alors qu’elle les resserrait dans son dos, lui tirant un nouveau frisson. Son coeur avait accéléré encore un peu, de même que ces joues prirent une délicate teinte rosée, symbole de l’excitation que le contact de Félicia faisait naître au creux de son ventre.

Elle rompit finalement le contact, et il lui lança un dernier regard enflammé avant qu’elle ne se redresse, le mettant nez-à-nez avec l'appétissante poitrine de son amante. Encore enserrée dans son écrin de cuir. Et sa main, qui vint griffer doucement sa joue, attisa encore le feu qui brûlait au sein de Peter, son corps subissant les affres de la passion. Cette femme... Elle n’est pas comme les autres. Au-dessus de toutes. De vraiment toutes.

« D’autres parties de mon corps réclament ton expertise buccale, Peter... »

Laissant un nouveau sourire éclairer son visage, Peter hocha doucement la tête. Il se redressa, sans répondre au souffle de Félicia, utilisant le sien pour titiller légèrement la gorge offerte de la jeune femme, avant de la retourner pour la plaquer avec force contre le mur.... Il se pencha sur son cou de ses lèvres bouillantes, déposant un baiser sur sa peau nue, avant de l’aspirer et d’y appuyer ses dents d’une poussée, la mordillant délicatement, puis un peu plus fort. La sentant trembler contre lui, raffermissant sa prise sur les cuisses de la belle, il recula le visage, avant de le tourner doucement, afin de venir saisir la boucle de la fermeture éclair entre ses dents, tirant à peine dessus en direction du bas, libérant les deux seins de Félicia, qui jaillirent presque du cuir. Les observant une seconde, il se donna tout entier à ce qu’elle voulait de lui. Ce moment, il l’avait attendu. Mais quelque chose ne collait pas réellement. Elle lui offrait son corps... Et il se rendit compte qu’il ne voulait pas cela. Pas uniquement.

Néanmoins, il remisa cette pensée au fond de son esprit, et se pencha pour venir cueillir l’un des tétons de la jeune femme entre ses lèvres, le suçotant doucement, jouant avec elle, avec ses frissons et avec ses soupirs.

Avant qu’il ne fronce les sourcils. Son sens de l’araignée venait de l’avertir. Merde !

Il se redressa soudainement, ses yeux fixant ceux de Félicia, où l’inquiétude avait remplacé le désir en un instant. Il remonta une main dans le dos de la jeune femme, et plongea de côté avec elle. Un grondement vit vibrer le sol de l’appartement, ainsi qu’un bruit de cauchemar alors qu’il se retourna pour constater que le pan de mur où ils étaient appuyés une seconde auparavant était réduit à l’état de décombres, obstruant presque l’entrée de la cuisine. Avant de se redresser, en alerte, il tira sur la combinaison de Félicia pour faire passer ses seins à l’intérieur, et remonta la fermeture éclair, cachant les charmes de la cambrioleuse. Idiot, mais c’était une réaction impulsive. Ils n’étaient pas du tout dans la bonne position pour être attaquer.

Il finit sur ses jambes d’une pirouette, fixant les portes vitrées par lesquelles ils étaient arrivés, brisées en des centaines de morceaux. Et la voix qui retentit, comme la personne à qui elle appartenait, était connu du Tisseur depuis bien longtemps.

« Monsieur Parker... Comme nous nous retrouvons. Pardonnez-moi de vous interrompre... »

Le Docteur Octopus ! Que fait-il ici, dans l’appartement de Félicia ? À Seikusu ?! Debout sur ses jambes, le scientifique fou les observait à travers ses lunettes ridicules, un petit sourire amplement sadique aux lèvres.

« Qu’est-ce que tu fais ici, gros lar... »

Sa phrase fut interrompue par un assaut impromptu du Doc’. La tentacule frappa latéralement. Spider-Man, sur ses gardes, sauta en l’air pour esquiver l’attaque de justesse, mais un deuxième tentacule avait suivi le premier, atteignant l’Homme-Araignée au ventre. Ce dernier eut la respiration coupée une seconde, et il ne fallut que ce temps à Octopus pour saisir le jeune homme dans une de ses poignes de fer. Puis, comme s’il n’avait été qu’une poupée de chiffon, il propulsa l’Araignée en travers de la pièce.

Ce dernier, encore choqué par le coup, ne put se redresser à temps, et son dos vint percuter l’écran plat de Félicia. Dans un cri, il sentit le courant électrique passer à travers son corps depuis la télévision, le faisant trembler violemment de tous ses membres alors qu’un flash blanc vrilla son esprit et qu’il laissa échapper un hurlement presque bestial de douleur. Il finit par tomber au sol, les éclairages de la maison vacillant un instant pour se remettre en marche peu après, alors que le Tisseur était couché à peine, son corps pris de soubresauts. Il était sur le ventre, tentait de se relever, mais le choc électrique l’avait presque paralysé. Presque tué... Il essaya de serrer le poing, se battant contre l’inconscience. Lève-toi, Peter... Lève-toi, tu dois... protéger Félicia...

Le Docteur se retourna pour fixer Félicia, son sourire toujours accroché à ses lèvres. Il avait eu Spider-Man ! Maintenant...

« Petit chaton... Comme nous nous retrouvons, nous aussi. Tu as récupéré de ton séjour à l’hôpital ? »

Il partit d’un grand rire empli de folie, avant de se calmer. Il envoya une de ses tentacules saisir Félicia au niveau du ventre, la bloquant complètement.

« Il a fini par te retrouver, finalement. Quel idiot, ce Parker. Je me souviens encore, quand il est venu me voir avec l’espoir que je puisse faire quelque chose pour sauver sa tante de la mort. Il m’a supplié. Parce qu’il n’était pas capable de le faire tout seul. Pas capable de sauver sa tante ! QUE POUVAIS-JE Y FAIRE, ALORS QUE LUI-MÊME N’ÉTAIT PAS À LA HAUTEUR ? »

Il avait approché Félicia pour cracher ses mots. L’homme avait l’air d’avoir péter les plombs. Il bavait presque en parlant, en criant sur elle. Ses yeux fous parcouraient le corps de la jeune femme en tout sens, tremblant dans leurs orbites. Ses tentacules s’agitaient derrière lui, au fur et à mesure qu’il hurlait, extériorisant sa fureur destructrice.

« Il n’a pas pu sauver sa tante ! La femme que je voulais épouser ! Et tu sais quoi, chaton ? Il était tellement perdu, tellement désespéré qu’il s’est confié à moi, cet imbécile ! »

Il se prit la tête entre les mains, tentant une imitation de Peter, faisant une grimace et racontant la suite avec une voix plus aiguë, presque une voix de fillette.

« Otto, je ne sais plus quoi faire, ma tante va mourir, je pète les plombs, c’est le bordel dans ma tête, je ne sais pas quoi faire avec Mary-Jane... Il se redressa ensuite, reprenant sa voix tordue de rage. Il croyait quoi ?! Que j’allais l’aider, moi ?! Tu sais quoi, chaton ?! Tu lui manquais, à ce moins que rien ! Il te cherchait, comme il m’a dit ! Il voulait que je le conseille ! Comme j’étais content, heureux, extatique que Norman tue sa femme ! Parce que je savais qu’il te rechercherait ensuite ! Et comme je voulais me venger... C’était le plan idéal ! »

Il éclata d’un nouveau rire sans joie. Avant d’incliner la tête, la langue presque tirée en dehors de ses lèvres.

« Et maintenant, il t’a retrouvé, et regarde comment il a fini ! Et maintenant, pour parachever le chef d’oeuvre, comme il a laissé mourir la femme que j’aimais, je vais massacrer la femme qu’il aime. »

Il plaqua la Chatte Noire contre le mur d’en face, avant de lever une autre tentacule de fer, ramenant les pinces à son extrémité en son centre, formant un simili de pique avec lequel il comptait éventrer Félicia. Et au moment où il allait faire partir son attaque, une voix retentit, derrière lui.

« Fini ? »

La tentacule fila vers Félicia, et s’arrêta à quelques centimètres de sa poitrine, retenue par un filament blanc. Spider-Man était de retour. Tirant pour mettre à terre le tentacule, il sauta ensuite en un instant sur le dos du Docteur. Il avait tissé un unique filin entre ses deux mains, à la manière d’une corde à piano, et enserra le cou du super-vilain, tirant dessus pour le faire reculer. Ce dernier relâcha Félicia, étant obligé de ses quatre bras mécaniques pour tenter de déloger le Tisseur, qui évitait les assauts tout en restant accroché à la pieuvre.

Recule, recule, enfoiré ! Laisse-la en paix !

Alors qu’il se battait, il eut une pensée incongrue en jetant un oeil vers la cuisine. Il baissa les yeux vers son amie.

« Félicia ! Il se pencha pour éviter un nouveau coup, raffermissant sa prise autour du cou du scientifique. Va mettre tes chats à l’abri, ça va devenir dangereux ! »

En effet, dans sa folie et son envie de se débarrasser de l’Homme-Araignée, Otto balançait ses tentacules au hasard, traçant de gros sillons dans le sol, le plafond, et les murs à porter de frappes. Faisant s’écrouler de nombreux débris qui maculaient maintenant la pièce. Le Tisseur, quant à lui, était mal en point malgré sa hargne de vouloir protéger la jeune femme. Son costume était déchiré en plusieurs endroits, sa joue saignait, et sa peau était roussi à cause de l’électricité.

« Tu ne la tueras pas, Oc’ ! C’est pour moi que tu es venu ! Je ne te laisserais pas lui faire du mal ! Plus maintenant ! »

Usant de toute sa force pour tirer l’homme vers l’arrière, il finit par le déséquilibrer, finissant par poser ses pieds au sol. Mais il continua à tirer, tombant en arrière en repliant ses genoux sur son torse. Le Docteur trébucha lui aussi, son dos se posant sur les plantes des pieds de Spider-Man. Ce dernier profita de cet instant pour rouler vers l’arrière, faisant basculer son adversaire au-dessus de lui... Avant de tendre les jambes pour le propulser de toute sa force à travers la porte fenêtre qu’il avait cassé en entrant un peu plus tôt. Les tentacules suivirent, tranchant encore le plafond avant que le super-vilain n’aille s’écraser à l’extérieur, sur le balcon.

Spider-Man se redressa d’une nouvelle pirouette, jetant un oeil à Félicia.

« Ca ne se terminera pas comme la dernière fois. »

Parlait-il de l’affrontement avec Octopus, ou du reste ? Impossible à déterminer en cet instant. Toujours est-il qu’il tendit les bras en avant et envoya deux filins de toile sur les lunettes de son adversaire, qui venait de se relever. Profitant de l’aveuglement temporaire du scientifique, il fonça sur lui, lui assénant une série de coups de poing violents, esquivant par son agilité les frappes des bras mécaniques. Il était coupé par les pinces de temps à autre, mais son envie de protéger Félicia était bien plus fort que sa douleur. Et il retomba dans ses vieux travers, lâchant une remarque après un uppercut particulièrement réussi.

« T’as pris du bide depuis la dernière fois, gros lard. Ca se ressent sur ta rapidité ! »

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 16 dimanche 05 août 2012, 21:34:54

La police ne resta pas trop longtemps à la poissonnerie. Le propriétaire des lieux n’avait pas envie de porter plainte, invoquant une fuite de gaz. Il était le premier à ne pas y croire, tout en affirmant qu’il n’y avait pas eu d’« individus costumés ». Le chauffeur de bus ne s’était pas mêlé de ces histoires, ayant préféré se conforter à la version du restaurateur. Une fuite de gaz avait envoyé valdinguer une partie du mur contre le bus, qui roulait bien trop près du trottoir. Le chauffeur assumerait le prix de réparation du bus, ne voulant surtout pas d’ennuis avec les Triades. Être chauffeur de bus, c’était un métier particulièrement risqué, car les lignes passaient par la Toussaint, par des quartiers dangereux où il fallait savoir se concentrer uniquement sur la route. La police laissa donc là la situation, retournant à ses activités normales. Les policiers savaient également qu’il ne fallait pas trop chercher les Triades, et laisser tout cela à des brigades plus importantes : la criminelle, ou la brigande antigangs. De simples flics de patrouille en service, qui s’occupaient de violences conjugales, n’avaient pas le cran nécessaire pour embêter la puissante mafia chinoise.

Après le départ des flics, le vieux magicien, Wung, ordonna à ses lieutenants de venir à la poissonnerie pour une réunion extraordinaire. Félicia et Spider-Man, pendant ce temps, se déplaçaient de toit en toit pour revenir chez elle. On ne disait pas non à la Tête de Dragon. Wung était originaire de Hong Kong, et était un très vieux criminel. Il ne se considérait d’ailleurs pas comme un criminel. Comment aurait-il pu le faire, alors que son propre gouvernement lui avait décerné des médailles, et qu’il était ami avec plusieurs pointures du Parti communiste ? Il faisait partie des « bons », pour reprendre le terme de Deng Xiaoping en 1982, des « patriotes », selon Tao Siju. Mais le « patriote » avait un problème sur les bras. Une femme costumée comme une pute occidentale, et un clown en pyjama. Or, Wung n’était pas venu chez les Japonais, dans cette île qu’il détestait, pour que des échappés de l’asile viennent, non seulement le narguer, mais également atteindre son repaire. A cause d’eux, son interrogatoire d’un Yakuza avait échoué.

Wung n’était donc pas content, et demanda à ses lieutenants qui étaient ces deux comiques. L’Éventail de papier blanc n’en avait jamais entendu parler, et se contenta d’hausser les épaules. Le Bâton rouge, prudent, n’osa pas dire ce qu’il pensait, à savoir que ces deux imbéciles n’étaient pas une menace prioritaire. Il savait que Wung l’aurait laissé entre les mains des deux Genkyô s’il s’amusait à dire une telle stupidité. La Sandale de paille, qui avait en charge les affaires extérieures de la mafia, indiqua qu’il s’agissait de super-héros venant des États-Unis.

« Un super-héros ? s’étonna Wung.
 -  Un genre de policier privé précisa le lieutenant.
 -  Je puis vous assurer, Messieurs, que Spider-Man ne collabore nullement avec la police. En revanche, en ce qui concerne sa partenaire... Elle a toujours été plus insaisissable. »

La voix avait jailli dans le dos de Wung, forçant les différents lieutenants réunis autour de la table à se tourner. Wung, de son côté, serra ses longs doigts, ne tenant pas compte des regards impressionnés des individus en voyant des espèces de tentacules métalliques sortir de l’ombre. Les Genkyô n’avaient nullement bronché. Wung fit la moue.

« Vous êtes en retard, Docteur. Je veux bien vous pardonner votre retard si vous avez des informations intéressantes à me communiquer. »

Le docteur Otto Octavius, plus connu pour être le Docteur Octopus, s’aventura hors de l’ombre. Qu’est-ce qu’Octopus fichait avec l’une des familles du 14K, c’était une grande question, mais la réponse ne viendrait pas tout de suite. Il se contenta d’un léger sourire. Octopus savait où vivait Félicia Hardy, et il savait que l’Homme-Araignée s’y trouverait aussi.

« Je peux les tuer dès ce soir, Monsieur Wung... »

Le Chinois hocha lentement la tête.

« Faites-le... Et vous aurez à disposition cette augmentation de votre budget que vous me réclamez tant. »

Otto hocha lentement la tête, en signe d’acquiescement, et partit sans plus tarder, laissant les murmures entre les différents lieutenants. Les Triades ne faisaient guère confiance aux Occidentaux, et Wung comprit que son autorité était en train de vaciller, qu’on allait remettre en cause ses décisions, qu’on allait le critiquer, le considérer comme sénile, et fomenter une rébellion. La paranoïa, dans ce genre de milieu, était souvent un très bon allié. Ce dernier leva la main, et tendit un doigt. Un rayon enflammé en jaillit, fendant l’air, et transperça le cœur d’un de ses lieutenants. Il avait choisi au hasard, ils étaient tous mauvais de toute façon. Le Maître des Encens de sa mafia se tortilla sur son siège, et mourut assez rapidement, son corps se calcinant de l’intérieur. Sa peau se déchiqueta, se fendit, le feu le dévorant, mais sans se répandre. Sa tête livide, rouge, épluchée comme une espèce de grotesque orange, tomba sur la table.

Wung venait de reconquérir le respect de sa mafia, et espérait que ces deux gêneurs allaient vite mourir. Il avait d’autres priorités, et bien d’autres problèmes en tête. Quant à Octopus, il avait également d’autres priorités, mais l’opportunité de se venger de cet arrogant Peter était trop tentante pour qu’il ne la saisisse pas. Octavius avait beau être un scientifique, il était aussi un homme. Et il avait vu en Peter le fils qu’il n’avait jamais eu, et était sûr que Peter, un jour, aurait pu voir en lui ce père qu’il n’avait jamais eu. Il avait fallu que Peter choisisse de devenir un super-héros bariolé, négligeant ainsi sa carrière scientifique. Et portant atteinte à sa famille déjà meurtrie. Si Peter aurait été son fils, Octavius n’aurait vu en lui qu’un gâchis. Un gâchis qui avait coûté la mort de May Parker... May... A cette seule pensée, le cœur d’Octavius se serra, renforçant sa détermination. Elle était morte par sa faute. Elle... May Parker, l’incarnation de la douceur et de la tendresse, une perle rare qu’Octopus avait juré de protéger. Il avait échoué. Et il allait la venger. Il savait où vivait Félicia. Un pur hasard. Les deux étaient affiliés à la même banque. Au Japon, Octavius n’était pas considéré comme un criminel. A dire vrai, il n’était plus considéré comme un criminel depuis qu’il avait rejoint les Thunderbolts. Officiellement, il était sous les ordres de Luke Cage, mais le S.H.I.E.L.D. était dans un tel état, après les agissements de Norman Osborn, qu’il était très indépendant. Quand il avait remarqué que Félicia vivait à Seikusu, il était remonté dans les bases de données personnelles de Luke Cage, et avait ainsi appris que Félicia faisait l’objet d’un programme de protection des témoins, et avait été placée dans un studio minable de Seikusu. Les fiches de Cage n’étaient plus à jour, et, en enquêtant, Octopus avait trouvé la nouvelle, adresse de cette petite chatte qu’il avait un jour manqué tuer. Il se rendait précisément vers cette nouvelle adresse.

*Une erreur que je compte rectifier... Prépare-toi, Peter, car ce sera, cette fois, bien différent... Je ne suis plus le même...*

De son côté, Peter avait la tête plongée dans les seins de Félicia, qui en vibrait de plaisir. Aoki l’avait souvent comparé à un « sex toy grandeur nature », en raison de ses vibrations. Il s’agissait de ronronnements, un attribut félin assez typique. Malgré tout le respect qu’elle était censée devoir à Mary Jane (mais Félicia ne l’avait jamais aimé), Félicia était follement heureuse que Peter soit revenu vers elle. Elle ne pouvait plus lui offrir son amour, car elle l’avait confié à quelqu’un d’autre, une femme (les hommes et leur lâcheté l’avaient bien trop déçu)... Mais elle pouvait toujours lui offrir son affection. Il s’attaquait à ses tétons, et elle ferma les yeux, soupirant de plaisir... Lorsque Peter releva la tête. Ce fut comme si on arracha Félicia à un rêve brutal. Elle vit le regard de l’Homme-Araignée se durcir, et fronça les sourcils.

« Qu... ? »

Il la poussa alors, refermant sa fermeture Éclair, tandis que tout se mit à exploser autour d’elle. Le mur sur lequel Peter se tenait s’ouvrit en deux, révélant une espèce de truc en argent avec des crochets. Les baies vitrées explosèrent alors, et Félicia se retrouva sur le sol. Elle tourna la tête, ne comprenant rien, et vit la silhouette d’Octopus... Dans sa situation, elle se revit alors dans le repaire du Hibou, au cœur d’une sanglante guerre entre les hommes d’Otto et les hommes du Hibou. A cette époque, le Docteur Octopus rêvait de devenir le chef de la pègre new-yorkaise. Il avait déjà fait plusieurs tentatives pour y arriver, mais avait toujours échoué. Il s’était heurté à bien des ennemis, comme Hammerhead, et, en ce jour fatidique, s’était heurté au Hibou. Félicia Hardy était alors avec Spider-Man pour tenter de calmer le jeu, et avait failli mourir. Difficile d’oublier ça... La douleur avait été terrifiante, l’envoyant dans le coma.

Ne parvenant pas à comprendre ce que le Doc fichait ici, Félicia mit un temps à relancer son cerveau, et, pendant ce temps, l’un des tentacules d’Octopus vint se serrer contre sa taille, la soulevant du sol, serrant à lui en briser les reins. La douleur réveilla Félicia, qui serra les dents, et laissa le mégalomane parler. De son côté, elle se contenta de regarder les murs, et vit ce qu’elle craignait. Les détecteurs d’alarme émettaient de petits voyants rouges. Félicia était sous liberté surveillée, en ce sens qu’elle faisait toujours partie d’un programme de protection géré par le S.H.I.E.L.D. Quand elle avait du quitter son studio, elle avait été voir Norman, son agent de liaison, et lui avait demandé si elle pouvait déménager. Norman avait accepté, mais sous quelques conditions. Étant donné qu’elles étaient plutôt avantageuses pour la Chatte, cette dernière n’avait pas refusé. Octopus avait ravagé son salon, mais elle ne s’en faisait pas vraiment pour lui. C’était Peter qui l’inquiétait, car elle savait qu’il allait vouloir jouer au chevalier servant, alors qu’il devrait s’enfuir. La cavalerie arrivait, et le S.H.I.E.LD. recherchait toujours l’Homme-Araignée.

Elle tenta de se débattre, et vit les autres tentacules se rapprocher. Ce fut à ce moment que Spider-Man intervint, parvenant à libérer Félicia. Il empêcha un autre tentacule de la perforer, et lui suggéra d’aller mettre ses chats à l’abri... Ces dernier savaient déjà foutu le camp. Elle secoua la tête.

« Pe... »

Félicia ne put en dire plus, car un tentacule fondit sur elle. Elle bondit en arrière, et ce dernier pulvérisa sa table basse.

*Enfoiré d’enculé de merde, mon appartement !*

Elle secoua la tête, incrédule. Ce dernier était ravagé.

« Tu ne la tueras pas, Oc’ ! C’est pour moi que tu es venu ! Je ne te laisserais pas lui faire du mal ! Plus maintenant ! »

Spidey était résolu, et parvint à envoyer Doc Ock sur la terrasse, avant de l’aveugler avec sa toile. Octopus grogna en tentant de tirer sur la toile qui lui obstruait la vue. Surpris, Octopus se reçut de la part de Spider-Man un uppercut qui le fit trébucher, manquant le faire tomber.

« T’as pris du bide depuis la dernière fois, gros lard. Ca se ressent sur ta rapidité ! »

Octopus répliqua à l’aide d’un tentacule, qui frappa Spider-Man au ventre, le faisant décoller du sol. Ce dernier s’envola sur la terrasse supérieure, là où il y avait la piscine. Félicia jaillit alors, et vit un tentacule filer sur sa gauche. Elle bondit, s’appuyant dessus avec l’une de ses mains, et s’envola dans les airs. Elle fondit sur Octopus, mais savait qu’un tentacule viendrait le protéger. Elle rebondit donc sur ce tentacule, et en vit un jaillir sur sa droite. Le troisième tentacule la loupa de peu, et elle atterrit derrière le docteur, qui tenta de se retourner...

« Trop lent, mon vieux ! »

Félicia fléchit les genoux, évitant un tentacule, et s’appuya sur ses bras pour renverser Octopus, se servant de ses jambes. Le Docteur tomba sur le sol, et elle bondit sur lui, se mettant à califourchon sur son ventre, et le frappa au visage.

« Ça, c’est pour mon appartement ! »

Elle le frappa à nouveau, l’empêchant d’utiliser ses tentacules, sachant qu’il les utilisait mentalement. Elle frappait sur sa joue gauche.

« Ça, c’est pour m’avoir envoyé dans le coma ! »

Elle arma à nouveau le poing, et frappa, fissurant les lunettes noires d’Octopus.

« Ça, c’est pour gâcher mes retrouvailles ! »

Un nouveau coup de poing jaillit, accentuant les fissures sur les lunettes d’Otto. Ce dernier cracha du sang, et tourna son visage vers elle, avant de lui offrir un sourire rougi, rougi par le sang qui s’échappait de ses dents.

« Et ça, sale enfoiré, c’est pour ta sale gu... ! »

Octopus tendit alors l’une de ses mains, et un éclair en jaillit. Félicia poussa un hurlement de surprise et de douleur, et fut propulsée en arrière. Elle s’écrasa sur un transat, le pulvérisant sous son poids. De la fumée s’échappa de son corps, et elle bondit par réflexe sur la gauche, évitant un autre éclair. Ce ne fut qu’à ce moment que Félicia remarqua que quelque chose avait changé chez le Docteur. Outre ses tentacules, deux espèces de tubes longeaient ses bras, partant de son épiderme jusqu’à ses mains. Sentant Spider-Man approcher de lui, il envoya une décharge électrique supplémentaire, touchant le Tisseur, l’envoyant s’écraser au sol, et ne laissa pas le temps à Peter de se ressaisir. Un tentacule vint s’écraser lourdement sur son dos, et un autre l’attrapa à la gorge, le soulevant du sol.

« J’accomplirai ma vengeance, Peter ! »

Il poussa un rire de dément, et Félicia dansa alors sur sa terrasse, tentant d’éviter les tentacules... Mais échoua. Un tentacule l’atteignit à l’estomac, l’envoyant rouler sur le sol. Son corps fut arrêté par le garde-fou, et un tentacule l’attrapa à la jambe, la soulevant, la tête vers le bas.

« J’ai été faire des emplettes, expliqua Octopus. Cette ville est fascinante, Peter, et donne accès à des ressources technologiques infinies. J’ai pu me confectionner un générateur bien plus puissant pour mes tentacules, si puissant que j’ai pu me doter de quelques éléments supplémentaires. »

Octopus rit à nouveau, et serra son tentacule autour de la gorge de Peter, l’étouffant.

« Je vais te tuer, Peter, mais, avant cela, je vais la faire souffrir... Regarde bien... »

Le tentacule qui retenait Félicia s’éleva en l’air, et cette dernière se protégea le visage avec les bras. Il la souleva en l’air, et l’envoya avec violence s’écraser sur le sol. Félicia sentit ses bras craquer, et une douleur fulgurante résonna dans tout son corps. Le sang jaillit de sa tenue déchirée, de plaies nombreuses aux bras et sur le visage. Un bout d’os ressortait de l’un de ses bras. Octopus lui avait brisé la moitié du corps, et elle était comateuse, revivant un vieux cauchemar.

« C’est dommage, Peter... Tu aurais pu être tellement mieux... Spider-Man n’a fait que te faire échouer. Il est temps d’oublier ta vie passée. Je vais t’aider. »

Félicia se sentit à nouveau soulevée. Des points noirs grossissaient sur ses yeux, et elle sentait des frissons parcourir tout son corps. Chacun des tentacules d’Octopus pouvait soulever jusqu’à huit tonnes. Il aurait pu broyer la gorge de Peter instantanément, s’il l’avait voulu.

Ce fut à ce moment que Félicia vit des lumières et entendit des vrombissements puissants. Un vent violent se leva, et de puissants projecteurs vinrent les englober. Derrière eux, un petit vaisseau aérien venait de débarquer, éclairant à l’aide de puissants projecteurs la terrasse.

« Vous êtes en état d’arrestation ! Veuillez vous rendre immédiatement, ou nous serons obligés d’ouvrir le feu ! »

Le vaisseau était trop stable pour être un hélicoptère de police. Octopus tourna la tête, guère impressionné par ce gêneur, et envoya un tentacule vers le projecteur, le pulvérisant, tout en s’accrochant au vaisseau. Huit tonnes... Il se mit à tirer, déstabilisant le vaisseau. Il était noir, et un logo apparaissait sur le nez de l’appareil, juste sous le cockpit noirâtre :


C’était l’aigle doré du S.H.I.E.L.D. Les renforts de Félicia. Après l’attaque d’Octopus, le vaisseau réagit instantanément, faisant pointer deux tourelles de défense sous son ventre. C’était un vaisseau de transport, et des balles spéciales jaillirent. Les tirs atteignirent Octopus, qui perdit alors l’usage de ses tentacules. Des éclairs fusèrent sur son harnais, et Félicia se sentit libérer. Elle s’écrasa mollement sur la terrasse, tremblant, pâle et livide.

« Qu’est-ce que... ?! »

Le vaisseau se déplaça au-dessus de la terrasse, et des cordes jaillirent, laissant tomber des soldats armés en rappel. Félicia se retrouva rapidement avec Peter, et tourna la tête vers lui, soufflant :

« Va... Va-t-en, Peter... Ils... Ils vont essayer de t’arrêter... »

Pour l’instant, les agents se focalisaient surtout sur Octopus, tirant sur lui des balles spéciales, des balles IEM qui court-circuitaient son système électrique. Ce dernier pesta, et entreprit alors de s’enfuir, ses facultés mentales lui permettant encore de diriger les tentacules.

« Po... Pose-moi un... Un traceur, et... Et je l’activerai quand... Quand... »

Félicia cracha un peu de sang.

« A-allez... Fous le camp ! »

DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.

Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 17 lundi 06 août 2012, 19:07:36

À peine avait-il frappé Octavius d’un uppercut qui aurait fait pâlir Mike Tyson de jalousie, que la pieuvre répliqua d’un coup de tentacule. Le métal s’écrasa dans le ventre de Spider-Man, lui coupant le souffle, le faisant décoller du sol alors qu’il se sentit s’envoler vers la terrasse supérieure, sans pouvoir se retenir. La vitesse et la puissance du coup le firent traverser un transat qui explosa en morceaux, alors qu’il termina son vol plané à l’intérieur de la piscine, s’enfonçant dans l’eau dans un bruit cristallin. Au bord du gouffre de l’inconscience, il se débattit à l’intérieur du liquide. Il but la tasse, lui octroyant une douleur insupportable au niveau de la poitrine, son souffle coupé l’ayant déjà fait souffrir après la frappe du Docteur. Il fallait qu’il remonte à la surface, ce qu’il fit après de longues secondes de lutte intense contre l’élément naturel. Il finit par sortir une main, la posant sur le rebord du bassin, usant de ses dernières ressources pour se hisser hors de la piscine et ramper sur quelques mètres à l’extérieur, inspirant très longuement pour retrouver un semblant de lucidité.

Il se releva et s’avança jusqu’au bord de la terrasse, à temps pour voir Félicia être projeté elle aussi à travers un transat par un éclair venant d’Octopus. Un éclair ?! Il s’est pris pour Electro, ou quoi ?
Il avait conscience du danger. Son costume était trempé, tout comme sa tête, et l’électricité lui serait fatale s’il prenait le même coup. Mais Félicia était en grand danger en affrontant seule le scientifique... Et il n’était pas question qu’elle termine dans le même état que pendant leur dernier affrontement. Alors qu’elle esquivait un nouvel éclair, Peter prit son élan et sauta en l’air, visant la tête d’un de ses pires ennemis. Mais son adversaire le sentit venir, et, tendant sa main, lui envoya un autre rayon.

La décharge le frappa au torse, le faisant crier de douleur alors que l’électricité se répandait à l’intérieur de son corps, l’écrasant au sol avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit. Il n’eut même pas le temps de se relever qu’il sentit un tentacule appuyer sur son dos, et un deuxième le soulever par la gorge, lui coupant à nouveau le souffle.

Son esprit commençait à perdre pied. Mais malgré tout, il comprenait les paroles du Docteur, et arrivait à voir le traitement que ce dernier faisait subir à la Chatte Noire. Le Tisseur se débattait comme un beau diable, du mieux qu’il le pouvait, tentant de se défaire de l’étreinte de la tentacule, mais c’était peine perdu. Il n’abandonna pas toutefois, ne supportant de voir Félicia être battue par Octopus. Celui-ci était en plein monologue, comme à son habitude, expliquant pourquoi, expliquant comment, et annonçant qu’il allait se venger, faire souffrir Félicia, et que Spider-Man n’avait qu’entraîner Peter Parker vers son inéluctable fin. Ferme... ta gueule... C’est pas fini... Ca ne se reproduira pas...

Mais malgré toute sa volonté, il ne put rien faire. La prise autour de sa gorge se resserra encore, le laissant tremblant, laissant sa poitrine brûler à cause du manque d’oxygène. Son corps était presque pris de spasmes, son esprit vacillait plus encore alors qu’il commençait à voir d’épais points noirs à travers son regard, distinguant à peine Félicia qui venait d’être fortement blessé par de nouvelles attaques. Non... Ca ne... peut pas être la fin... Il voyait le sang de la jeune femme sur le sol, sa tenue déchirée, et Octopus qui l’attrapa par la gorge. Il tenta de soulever son corps pour asséner des coups de pieds dans la tentacule qui le retenait, mais ce fut couronné d’échec. Il ne pouvait plus bouger, se sentant peu à peu basculer dans l’inconscience, luttant contre le manque d’air, parce qu’il savait que s’il tombait dans les pommes, il était fini, et elle aussi. De petites larmes commençaient à couler de ses yeux, sa poitrine le brûlant plus encore, en proie au manque.

Puis, au moment où il croyait perdre pied, la terrasse s’illumina, et un vrombissement retentit, faisant presque vibrer l’immeuble. Peter ne voyait plus rien, distinguant à peine l’action à travers le voile de l’inconscience. Une voix qu’il ne comprit pas parla, et il sentit la poigne du Docteur se relâcher légèrement, à peine, ce qui lui permit de récupérer un peu d’air.

Mais il était trop mal en point pour se remettre tout de suite. Les tirs, les voix, les coups de tentacules... Il ne comprenait rien, n’arrivait pas à distinguer quoique ce soit... Jusqu’à ce qu’il tombe à terre, relâcher par le Docteur. Il s’écrasa sur le sol, y restant quelques secondes, sa poitrine se soulevant fortement et très rapidement alors qu’elle retrouvait l’air qui lui avait tant manqué. Il se traîna sur le sol. Les points noirs désépaississaient devant ses yeux, et il remarqua Félicia, du coup de l’oeil, non loin de lui. Encore en proie à l’agonie, ou presque, il parvint néanmoins à s’approcher en rampant pour constater l’état dans lequel elle était. Et cet os, qui dépassait de son coude. Une lueur de panique traversa son regard, alors qu’il se retourna pour observer le vaisseau qui portait l’emblème du S.H.I.E.L.D.

« Va... Va-t-en, Peter... Ils... Ils vont essayer de t’arrêter... »

Il le savait. Mais étrangement, il ne ressentait plus aucune inquiétude à ce sujet depuis qu’il avait vu l’état de Félicia. Les agents, pour le moment, se battaient contre Octopus. C’était le bon moment pour fuir... Si seulement il l’avait voulu.

« Po... Pose-moi un... Un traceur, et... Et je l’activerai quand... Quand... »

Elle cracha du sang, avant de continuer.

« A-allez... Fous le camp !
- Tais-toi... »

Comment je pourrais m’enfuir en te laissant là ? Peter tendit la main vers le sol, et appuya sur sa paume avec deux doigts. Mais aucune toile ne sortit. Putain... Entre la télé et les décharges d’Octopus, ça a dû dérégler quelque chose, je n’arrive plus à tirer... Aucune chance de m’enfuir, de toute façon... Et je serais déjà arrêté quand mon pouvoir reviendra... Bien. Ca me conforte dans mon idée. Il fixa Félicia, posant une main sur son épaule. Il était toujours allongé au sol, mais avait retrouvé un peu de lucidité.

« Tu as vu ton état ? Je t’ai déjà abandonné une fois, ça n’arrivera plus... »

Le Docteur Octavius finit par s’enfuir, réussissant à échapper aux soldats avec ses tentacules. Ces derniers se retournèrent vers eux, s’avançant en pointant leurs armes sur Spider-Man. Il le savait, mais il continuait à fixer Félicia dans les yeux. Un petit sourire aux lèvres, tandis qu’un filet de sang coulait de la commissure de ses lèvres.

« S’ils m’arrêtent, tant pis. Mais il n’est pas question que je te laisse là. Je refuse de te perdre comme ça. »

Il finit par se redresser, sous les sommations des soldats du S.H.I.E.L.D qui restaient tout de même à distance. Ils étaient dans son dos, et il accorda un dernier regard à Félicia avant de se retourner en lui faisant un clin d’oeil, murmurant :

« Je suis un super-héros, je m’en sors toujours. »

Il leva les bras en fixant les soldats.

« Je me rends, je me rends. Arrêtez-moi si vous voulez, mais occupez-vous d’elle, elle est mal en point ! »

Et pour appuyer sa phrase, il fit un pas de côté, pour qu’ils puissent constater qu’il ne mentait pas. Malheureusement, l’un d’entre eux crut qu’il avait fait ça pour pouvoir s’enfuir, et il dégaina un petit pistolet qu’il avait à la ceinture, avant de lui tirer dessus. Sentant une forte piqûre au niveau de la poitrine, il baissa les yeux pour fixer la petite fléchette qui traversait sa peau. Et, redressant la tête, il sentit ses forces disparaître et son esprit s’envoler.

« Imbéciles... Je vous ai dis... de vous occupez-vous d’... »

Il tomba au sol avant d'avoir pu terminer, net, s’écrasant sur la terrasse. Sa tête vint heurter le béton, et il resta immobile. Complètement inconscient.

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 18 mardi 07 août 2012, 02:45:08

Malheureusement, Peter choisit de jouer au chevalier servant. Félicia pesta, tentant de dire quelque chose, mais elle était trop faible pour parler, pour l’insulter, pour lui dire de se barrer. Le vaisseau du S.H.I.E.L.D. s’était éloigné, traquant Octopus, tandis que les soldats s’approchaient prudemment du Tisseur. Dès que ce dernier leur offrit une ouverture, ils larguèrent une fléchette tranquillisante. Peter s’écroula sur le sol. Le S.H.I.E.L.D. ne plaisantait pas, et ils savaient à quoi s’en tenir avec Spider-Man. La fléchette avait de quoi assommer un éléphant. Félicia vit les agents se rapprocher d’elle, mais ses oreilles bourdonnaient. Sa vision était floue, et ses paupières lui semblait extrêmement lourdes, si lourdes... Elle tenta de les maintenir ouverts, mais se sentait trop faible, trop lointaine. Ils lui parlaient, mais elle n’entendait rien. Félicia sombra pour de bon...

Peter se réveilla dans une cellule grise, sombre, sans fenêtre, sans lit, sans même un toilette, avec pour seul éclairage un grand néon au milieu. C’était une petite cellule, et il était menotté par des bracelets spéciaux. Il y en avait sur ses poignets et sur ses chevilles. Elles fonctionnaient par système de gravité. Pas le genre de menottes que de simples policiers pouvaient avoir. Chaque menotte était attirée par sa jumelle. Impossible de trop écarter les bras sans qu’elles ne s’attirent mutuellement. Spider-Man n’eut pas à attendre trop longtemps avant que la porte ne s’ouvre, livrant passage à un seul homme, dans un costume, avec des lunettes noires. C’était le fameux agent de liaison de Félicia, l’ancien agent du FBI, avocat réputé : Norman Jayden. Il s’avança lentement, et la porte se referma.

« Peter Parker... Le fils de Mary et Richard Parker, décédés il y a environ une vingtaine d’années. Ils étaient de très bons agents. Je suis Norman Jayden, et, si vous n’arrivez pas à parler, c’est normal. Les effets de la toxine que vous avez reçu diminueront bientôt, et vous serez plus en mesure de contrôler vos muscles. »

Norman s’assit sur le banc, remettant les pans de vaste devant lui. Ce n’était pas plus mal que Peter ne puisse pas parler, car il aurait sans doute sorti une nouvelle connerie impliquant les agents du MIB. Norman se racla lentement la gorge, et poursuivit :

« Félicia va bien. Elle est résistante. Nos chirurgiens ont remis en place ses os, mais elle va rester dans le lit et en observation pendant encore plusieurs jours. Ce n’est donc pas de son sort dont vous devriez vous préoccuper, à vrai dire, mais plutôt du vôtre. »

Norman se releva alors, faisant craquer ses doigts, et se mit à parler sur un autre thème, se faisant ainsi bien plus menaçant :

« Vous êtes considérés comme un fugitif et un traître à la Nation. En vertu des dispositions du décret promulguant l’état d’urgence en ce qui concerne les super-héros, décret toujours en vigueur, le S.H.I.E.L.D. est territorialement, et matériellement compétent, pour agir sur le sol de tous les États ayant passé avec les États-Unis des conventions bilatérales ou multilatérales de coopération judiciaire. Le Japon en fait partie. Toujours en vertu de ce décret, la durée de la détention provisoire peut excéder les délais légaux normaux, et, eu égard à votre niveau de dangerosité, nous pouvons également vous incarcérer dans la prison de la Zone Négative. En d’autres termes, et, pour résumer, M. Parker, vous êtes dans la merde. »

Norman le regarda silencieusement, impassible et neutre. Il venait de lui résumer la loi en application. Peter n’était pas que poursuivi pour trahison, mais aussi pour avoir contribué à détruire la moitié de Manhattan, pour être entré illégalement dans Ryker’s Island, pour avoir violemment battu une bonne vingtaine d’individus, et, en somme, pour suffisamment d’infractions pour qu’un bon avocat n’ait aucune difficulté à réussir à le condamner en perpétuité auprès des jurés.

« Cependant, nous avons d’autres chats à fouetter ici que poursuivre des fugitifs. Et, quand bien même l’opinion publique ne vous porte pas dans son cœur, M. Parker, je considère personnellement qu’il existe des menaces plus grandes pour les intérêts du peuple américain qu’un individu qui a trop lu de contes de fées, et pense que la criminalité se résout à coups de poings et de toiles. »

Norman conclut alors, dévoilant un certain nombre d’informations :

« Le Docteur Otto Octavius a malheureusement réussi à s’échapper. Qu’il ait réussi à retrouver l’adresse de Mademoiselle Hardy est une erreur de la part de nos services. Le S.H.I.E.L.D. est une grosse organisation, qui a récemment connu beaucoup de changements. Je suppose qu’un individu aussi intelligent et dangereux qu’Octavius, qui a fait partie du projet des Thunderbolts, a trouvé un moyen d’obtenir ces informations. Nous n’avons pas encore fini de lutter contre l’héritage de Norman Osborn dans nos services. »

Norman contempla ensuite Peter. Il retrouverait bientôt l’usage de la parole, et ce serait l’occasion de savoir si c’était un type vraiment intelligent, ou un simple écervelé. Norman avait les cartes en main. Peter ne pourrait pas s’évader de cette prison sans son aide, mais, d’un autre côté, Norman avait également besoin de l’aide de Spider-Man. Autrement, il ne serait pas venu le voir en personne, et Peter serait déjà dans l’une des cellules de la Zone 51.
« Modifié: mardi 07 août 2012, 11:18:18 par Félicia Hardy »

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Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 19 mardi 07 août 2012, 03:34:36

Le noir. Complet, entier, persistant. Aucune sensation, aucune pensée, aucune vie. Juste le néant au creux de son esprit.

Jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux, doucement. Ses paupières étaient lourdes. Il essaya de bouger, avant même de tenter de voir où il était. Mais son corps ne lui répondait pas. Pas vraiment. Il remuait à peine, ayant l'impression qu'une masse monstrueuse écrasait son corps sur le sol. Il distinguait un néon, seul lueur distincte dans la pièce.
Félicia ?...
Et après un court examen - rendu difficile par son impossibilité à se mouvoir -, il s'aperçut que l'endroit était totalement vide. Juste une porte, un petit banc, et cette lumière éblouissante qui le fit plisser les yeux. Il comprit également qu'il était menotté quand il essaya de bouger les jambes et de se mettre debout, en s'appuyant sur ses bras. Des menottes dont il n'arriverait pas à se défaire. Et de toute façon, il ne pouvait pas tirer de toile, étant donné que ses doigts ne pouvaient plus se plier. Et en plus de ça, une forte envie de pisser venait de le prendre au ventre, et il ne voyait aucune toilette à même de pouvoir l'aider. Et même s'il y en avait une, il y avait toujours ce problème d'immobilité. Le sédatif qu'il avait reçu était visiblement très puissant, pour le paralyser de la sorte. Il ne savait pas combien de temps il avait passé inconscient, mais ce n'était pas quelques minutes. D'ailleurs, il avait faim, ce qui aurait été étonnant s'ils l'avaient capturé peu de temps auparavant.

Il entendit la porte s'ouvrir, et força sur ses muscles pour tourner très légèrement la tête. Ses iris glissèrent sur le côté de ses yeux, et il put apercevoir le nouveau venu du coin de l'oeil. Ce dernier referma le battant de fer, et s'adressa à lui directement.

Norman Jayden... Jamais entendu parler, mais il aurait fait fureur chez les Men In Black. Et je sais comment je m'appelle, connard.

Malgré son impossibilité à remuer, son esprit marchait à plein régime, et son humour aussi. Malheureusement, il ne pouvait pas en faire profiter son interlocuteur. Celui-ci s'assit sur le banc, avant de se racler la gorge pour l'éclairer sur le sort de Félicia. Peter lâcha un soupir de soulagement, rassuré quelque peu, même si son inquiétude était bien trop grande pour qu'il soit totalement serein avant d'avoir vu de lui-même que la jeune femme allait bien. Quant à mon sort... Je l'ai accepté, je me suis livré.

L'homme craqua ses doigts. T'essaies d'être menaçant, mon vieux ? T'as besoin de travailler ça...
Et il lui fit un résumé des lois qu'il avait enfreint, et de la procédure. Pour finir par une image qui n'avait rien d'un euphémisme. Sauf que dans la merde, j'y suis depuis que je suis Spider-Man... Alors ça ne m'inquiète pas plus que ça.

" Cependant, nous avons d'autres chats à fouetter ici que poursuivre des fugitifs. Et, quand bien même l'opinion publique ne vous porte pas dans son coeur, M.Parker, je considère personnellement qu'il existe des menaces plus grandes pour les intérêts du peuple américain qu'un individu qui a trop lu de contes de fées, et pense que la criminalité se résout à coups de poings et de toiles. "

Si l'autorité en vigueur était plus efficace, il n'y aurait pas besoin de super-héros. Je vous verrais bien affronter le Bouffon Vert avec vos lunettes et votre costume.

" Le Docteur Otto Octavius a malheureusement réussi à s'échapper. Qu'il ait réussi à retrouver l'adresse de Mademoiselle Hardy est une erreur de la part de nos services. Le S.H.I.E.L.D est une grosse organisation, qui a récemment connu beaucoup de changements. Je suppose qu'un individu aussi intelligent et dangereux qu'Octavius, qui a fait partie du projet des Thunderbolts, a trouvé un moyen d'obtenir ces informations. Nous n'avons pas encore fini de lutter contre l'héritage de Norman Osborn dans nos services. "

Tu m'étonnes. Vive l'efficacité, hein ?...
Peter retrouvait peu à peu l'intégrité de ses muscles. Il réussit tant bien que mal à rouler de côté, avant de parvenir à s'asseoir contre le mur. Il s'y laissa aller, fermant les yeux une seconde. Un muscle de plus récupéré. Il inspira longuement, et laissa échapper un nouveau soupir. Il finit par ouvrir les yeux et les braquer sur l'homme. Il tenta de parler, et réussit à émettre quelques sons. Puis, se forçant encore un peu, d'une voix qui n'était pas vraiment la sienne, il répondit enfin.

" Combien, pour vos lunettes ? "

Il se serait bien giflé, s'il avait pu remuer plus et s'il n'était pas menotté. Pas la peine de provoquer un homme qui pouvait l'envoyer dans la zone 51 à l'envie. D'ailleurs... Pourquoi était-il venu lui parler ? Son esprit tournait à plein régime, réfléchissant, recoupant les informations qu'il avait reçu, recoupant la situation. Il finit par hausser un sourcil.

" Vous avez l'air d'un gros bonnet, avec votre costume. J'imagine que si vous êtes là, c'est que vous ne comptez pas m'envoyer tout de suite en taule. Et vu comment vous en parlez, vous avez un marché à me proposer, quelque chose comme ça, hmm ? "

Il inclina légèrement la tête, son visage restant neutre, son regard déterminé.

" Bien entendu que le Docteur Octavius s'est enfui. Et bien entendu que le Bouffon a foutu la merde. S'il existe des super-héros, c'est qu'il existe aussi des criminels qui sont bien trop dangereux pour vous. Et la preuve en est que vous venez me voir pour je ne sais quoi, mais j'imagine que c'est de Spider-Man qu'il s'agit. En résumé, vous êtes là parce que vous avez besoin d'un individu qui a trop lu de contes de fées et pense que la criminalité se résout à coups de poings et de toiles ? "

Il sourit en coin, avant de hocher la tête.

" Mais je ne suis pas en position de négocier, de toute façon. Quoi que vous vouliez de moi, vous l'aurez. Et je ne suis peut-être pas en position de demander ça, mais j'ai une condition : m'assurer de moi-même que Félicia va bien, et rester un moment à son chevet. "

Il se mordit la lèvre, mais ça n'avait rien à voir avec l'état de la jeune femme. Il se pencha un peu en avant, et baissa d'un ton, laissant sa voix glisser doucement jusqu'à l'oreille de Norman.

" Et ma deuxième condition, c'est que j'ai une envie très pressante... J'aimerai bien être emmener aux toilettes. "

Effectivement, la situation à ce niveau-là devenait critique. Très critique...

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 20 mardi 07 août 2012, 11:50:50

Silencieux, Norman écouta l’homme parler. On l’avait rencardé sur le personnage, sur cet humour particulier, sur cette volonté de tout tourner en dérision. Personnellement, Norman n’avait jamais aimé les boy-scouts et les cow boys qui se prenaient pour des flics, mais qui avaient sauté l’étape de l’école de police. Ils provoquaient généralement plus d’emmerdes que de solutions. Il suffisait de repenser aux 600 habitants de Stamford pour s’en convaincre, mais, même avant cela, Norman était déjà convaincu, non seulement de l’inutilité, mais aussi de la dangerosité de ces individus. Pour autant, l’heure n’était pas venue d’en parler avec l’homme. Parler avec lui, c’était comme s’adresser à un mur. Et Norman, contrairement à Peter, n’avait pas de problèmes avec sa virilité.

« Et ma deuxième condition, c'est que j'ai une envie très pressante... J'aimerai bien être emmener aux toilettes. »

L’avocat esquissa un léger sourire, et sortit une télécommande de sa poche. Il appuya sur un bouton, ouvrant la porte, et approcha son pouce d’un autre bouton.

« Je comptais déjà vous emmener voir Mademoiselle Hardy. Quant à votre seconde requête... Et bien, je ne voudrais pas que vous nous envoyiez  les associations de défense pour les droits de l’homme aux fesses. »

Il appuya sur le bouton, et les champs gravitiques des menottes se coupèrent, rendant ces dernières inertes. Norman rangea la télécommande, et sortit. Peter ne pouvait que le suivre, et ainsi s’apercevoir qu’ils se tenaient au sein d’une caserne militaire. Des fenêtres dans le couloir montraient une cour avec de nombreuses Jeeps et autres véhicules appartenant à l’armée. L’avocat s’avança vers les toilettes, et se retourna, s’accolant contre le mur :

« Vous avez une minute. »

Norman en profita pour retirer ses lunettes, et ouvrir et fermer ses yeux. Ces derniers étaient toujours sensibles. Il sortit de la poche intérieure de sa veste le tube de triptocaine, la contemplant silencieusement. Se l’injecter ne serait pas difficile, et il redoutait déjà les effets du manque, dans les prochains jours. Mais, sur le long terme, la tripto n’était pas saine. Aucun médecin ne la recommanderait, mais il n’y avait que cela qui pouvait contrer les effets secondaires quand il utilisait son « don ». Il rangea la tripto, entendant Peter sortir. Lorsque ce dernier sortit, Norman, après avoir réactivé le fonctionnement des menottes, ne put s’empêcher de lui dire quelque chose, tout en allant vers l’infirmerie :

« La véritable différence qu’il y a entre nous, M. Parker, outre nos goûts vestimentaires, c’est que les criminels que j’ai arrêtés sont toujours en prison. Ça ne vous semble pas étonnant, qu’un psychopathe comme Norman Osborn ait pu devenir le directeur du S.H.I.E.L.D. ? Vous n’avez jamais essayé de comprendre pourquoi tous les super-criminels que vous arrêtiez finissiez invariablement par s’évader ? Quand on poursuit en justice quelqu’un comme le Scorpion, et que toute l’accusation repose essentiellement sur les témoignages de quelqu’un qui n’existe pas, M. Parker, il est extrêmement difficile de convaincre les jurés de la véracité de nos accusations. »

Norman ne faisait que balancer des faits, revenant sur sa promesse de ne pas s’engager dans ce débat. Ceci dit, il avait justement rejoint la police, puis le FBI, pour coincer des salopards. Sa carrière avait connu un coup d’éclat il y a quelques années, quand il avait arrêté le long de la côte Est un serial killer particulièrement dangereux, qu’on surnommait « le tueur aux origamis ». C’était d’ailleurs cette ultime affaire qui avait sonné le glas de sa carrière d’agent fédéral. La tripto’ lui avait ravagé l’esprit, lui faisant voir des hallucinations, et le FBI avait du le mettre au placard.

« Nous n’avons pas besoin de cow-boys qui prétendent donner ‘‘un coup de main’’, alors qu’ils ne font qu’assouvir leurs égos démesurés en prétendant arrêter des criminels qui sont relâchés pour vice de forme, ou pour manque de preuves. Ce dont nous avons besoin, M. Parker, c’est d’agents entraînés, qui s’y connaissent un peu en procédure pénale. Il est regrettable que le gouvernement ait du attendre une tragédie comme Hamford pour enfin agir, et il est encore plus regrettable que votre égo n’ait pas accepté l’idée de devenir agent du gouvernement. Je suis au courant pour le massacre de votre famille, M. Parker, mais vous-êtes vous déjà demandé ce qui se serait passé si Spider-Man n’avait jamais existé ? S’il n’y avait eu qu’un policier nommé Peter Parker ayant des capacités supérieures ? Vous, les super-héros, vous vous exposez délibérément aux dangers, vous voulez que les gens sachent que vous n’êtes pas des policiers, que les criminels sachent que vous n’hésiterez pas à venir les défoncer. Vous voulez être... Des icônes, des symboles... Vous voudriez le beurre et l’argent du beurre, mais la justice ne fonctionne pas ainsi. Quand on s’assoit sur les règles de procédure, on obtient des choses comme la prison de la Zone Négative, et comme avoir le Bouffon Vert directeur du S.H.I.E.L.D. Tout n’est qu’une question d’égo, en somme. Sur ce, nous y sommes. »

Norman évita deux soldats en treillis, et entra dans l’infirmerie. Ce petit discours lui avait fait du bien, avait dissipé son envie de triptocaine. C’était toujours ça de pris. Il s’entretint brièvement avec un docteur, qui regarda vaguement le prisonnier derrière lui, et laissa passer les deux hommes dans une chambre. Félicia était là, les bras maintenus en l’air, enroulés dans un solide bandage, et elle était en train de boire avec une paille. En voyant les invités, l’infirmière s’excusa, mais Norman lui indiqua qu’elle pouvait rester.

Tournant la tête, Félicia, réveillée, fit un faible sourire.

« Hey ! Norman ! Ça... Ça fait plaisir de voir un visage familier...
 -  Salut, Félicia.
 -  Je... Je crois que mon banquier va se pendre, quand je lui demanderais un prêt pour réparer mon appartement... »

L’avocat sourit lentement, répondit assez rapidement :

« Octavius a profité d’une faille de sécurité interne. Nos informaticiens n’ont pas changé l’intégralité des mots de passe après les agissements d’Osborn. Je suppose qu’Octavius s’en est servi pour repérer ton appartement. Alors, c’est nous qui nous chargerons de réparer ton logement.
 -  C’est sympa, ça...
 -  En même temps, c’est ce que ton contrat d’assurance prévoit. C’est moi qui ait été ta caution quand tu as signé le bail. Et les engagements contractuels, c'est du sérieux... »

Norman alla alors s’asseoir sur un fauteuil, et Félicia élargit son sourire en voyant Peter. Elle était fatiguée, faible, mais, au moins, elle ne souffrait plus. Elle espérait juste que ses os se rétabliraient vite, de manière à ce qu’elle ne reste plus les bras en l’air.

« Salut, Peter... Pour être honnête, j’imaginais nos retrouvailles sous de meilleures auspices, mais, dans le fond, je ne devrais pas être surprise. J’espère que Norman ne t’a pas trop bousculé, et... Inutile de me demander comment je vais faire si mon nez me gratte, Lisa est là pour ça. »

Lisa, c’était le nom de l’infirmière, qui était assise sur un autre fauteuil, face au lit. Norman, de son côté, consultait son téléphone portable.

DC d’Alice Korvander.

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Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 21 mardi 07 août 2012, 18:28:47

Ils sortirent tout les deux, Norman ayant un boitier lui permettant de contrôler l'ouverture de la porte, et sûrement d'autres joyeusetés de cet acabit. Ce qu'il prouva en désactivant les menottes après avoir confirmé qu'il allait l'emmener aux toilettes, mais surtout voir Félicia. Peter sortit à la suite de son geôlier, qui le fit traverser des couloirs sombres pourvus de fenêtres donnant sur une cour avec plusieurs véhicules appartenant à l'armée. Un impressionnant déploiement de force, mais ça ne choquait pas le Tisseur plus que ça. Il en avait vu d'autres. Il se contenta d'observer les lieux, au cas où il en aurait besoin plus tard, même si pour le moment, il n'avait aucune option, excepté écouter et obéir à l'homme qui le précédait. Il finit par l'arrêter devant la porte des toilettes, laissant l'Homme-Araignée y entrer. Une minute, c'est plus qu'il ne m'en faut.
Une fois à l'intérieur, le jeune homme s'enferma dans une cabine, fit ses besoins... Mais ne ressortit pas tout de suite. Vérifiant du coin de l'oeil qu'il était hors de portée d'un quelconque système de surveillance, usant de son sens de l'araignée pour le déterminer avec plus de précisions. Il lui restait encore une vingtaine de secondes, mais ça lui suffisait pour vérifier ce qu'il était venu vérifier. Repliant ses doigts sur sa paume, il sourit en voyant un filament de toile être expédié dans la cuvette. Ca marchait à nouveau. Hochant la tête, il tira la chasse avant de ressortir, Norman réactivant ses menottes, bloquant ses mains devant lui.

Ils reprirent leur route, et, après quelques secondes, l'homme aux lunettes noires ne put s'empêcher de débuter un très long monologue où il expliquait pourquoi le gouvernement n'aimait pas les super-héros. Peter l'écouta attentivement, sans s'en donner l'air, et afficha une petite moue. Il trouvait le raisonnement un peu facile, et surtout, bourré de failles. Il faisait fi de certains événements, de certaines situations, et il portait des jugements hâtifs sans vraiment de preuves tangibles et concrètes. Mais ce n'était pas le moment de répondre et de débattre. Peter n'avait aucun problème d'égo ou d'identité, d'autant plus qu'il considérait les arguments de son interlocuteur comme peu convainquant. Il avait l'impression d'écouter un débat télévisé entre deux politiciens candidats aux présidentielles. Des faits lancés, peu étudiés, des piques infantiles, des arguments qui auraient pu être crédibles s'ils avaient été plus réfléchi. Enfin... Rien de bien intéressant, en somme. Grouille-toi de m'emmener voir Félicia, au lieu de déblatérer.

Ils finirent par arriver, passant devant deux soldats en treillis à l'air menaçant. Peter emboîta le pas à Norman, qui discutait avec un médecin, avant que ce dernier ne les laisse entrer dans une petite chambre. Une infirmière assise sur un fauteuil, et dans le lit, Félicia. Dans un sale état. Peter resta derrière le temps que Norman et Félicia discutent, observant la jeune femme d'un air inquiet. Elle avait les deux bras bandés et tendus en l'air, et buvait avec une paille. Octopus ne l'avait pas raté. Spider-Man fronça les sourcils. Pour la première fois, il assumait d'avoir rater son coup. Mais il ne ressentait pas réellement de culpabilité, juste une envie de prendre soin de Félicia... Et une envie de se venger d'Octopus, comme de tous les autres. Et à entendre la discussion entre l'homme et la jeune femme, elle n'aurait rien à payer pour son appartement, ce qui était certainement une excellente nouvelle vu l'état dans lequel ce dernier se trouvait.
Félicia finit par se tourner vers lui, lui dédiant un sourire plus grand encore qu'auparavant. Il lui rendit avec joie, avant qu'elle ne prenne la parole.

" Salut Peter... Pour être honnête, j'imaginais nos retrouvailles sous de meilleures auspices, mais, dans le fond, je ne devrais pas être surprise. J'espère que Norman ne t'a pas trop bousculé, et... Inutile de me demander comment je vais faire si mon nez me gratte, Lisa est là pour ça. "

Peter tourna la tête distraitement vers l'infirmière, avant de rapprocher une chaise, s'asseyant dessus en regardant la belle jeune femme. Elle avait l'air d'aller plutôt bien. Plus que lui, qui portait encore quelques traces du combats, notamment un oeil au beurre noir. Je ne devrais pas être surprise ?... Vachement sympa, ça. Dis franchement que tu veux pas me voir, ça ira plus vite. Soupirant, il inclina la tête.

" Avant Octopus, les auspices étaient bonnes, je te rappelle. "

Un petit ton de reproche, mais sans plus, alors qu'il retrouva un grand sourire, jetant un oeil à Norman.

" Ne t'en fais pas, il ne m'a pas bousculé. J'en ai vu d'autres. Par contre, il a tendance à parler énormément, et je dois t'avouer que ses raisonnements ont plus de failles que la sécurité interne du S.H.I.E.L.D. Mais tout va bien, à part ça. Mister MIB a visiblement besoin de moi pour certaines choses, donc la taule, ce n'est pas pour tout de suite. Je retrouve l'usage de mon corps, mon bobo à l'oeil se calme, et même si j'ai encore quelques douleurs çà et là, rien de dramatique, contrairement à toi. "

Il se mordit la lèvre en la fixant dans les yeux, la lueur inquiète revenant dans son regard.

" Ca va, toi ? Il m'a dit que tu étais remise, mais je préférais m'en assurer par moi-même. C'est aussi pour ça que je me suis laissé prendre... "

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 22 mardi 07 août 2012, 20:02:32

« Avant Octopus, les auspices étaient bonnes, je te rappelle. »

Félicia se fendit d’un léger sourire, trop épuisée pour relever cet accent de reproche qu’elle avait cru déceler dans la manière dont il avait sorti ça. Elle avait les bras dans le plâtre, et des pansements un peu partout sur le visage. Octavius ne l’avait pas loupé, et Norman feignit de ne rien entendre, que ce soit quand Peter l’appela « Mister MIB », ou commenta son raisonnement pour enfants.

*Norman est tout sauf idiot, Peter.*

Elle doutait que le S.H.I.E.L.D. ait pu permettre à Octopus de s’échapper. Ça cachait sûrement quelque chose... Mais Norman n’allait pas en parler, pas maintenant, pas tout de suite. Et puis, Félicia était au repos. Elle ne se faisait aucun doute sur le fait qu’ils allaient reconstruire son appartement, et qu’ils feraient ça vite. Norman avait raison, il avait signé avec elle. Étant un témoin assisté, sous un régime juridique particulier, elle n’avait pas le choix, mais c’était aussi nécessaire. Le contrat d’assurance de Félicia sur son appartement avait été souscrit par le S.H.I.E.L.D., en faisant d’elle la bénéficiaire pour la plupart des accidents. Si les termes du contrat n’impliquaient pas spécifiquement « Attaque par un super-vilain hargneux », on y trouvait l’engagement de Norman en cas d’accidents involontaires, une manière très administrative et policée de dire qu’un super-criminel avait tout pulvérisé chez elle.

« Ca va, toi ? Il m'a dit que tu étais remise, mais je préférais m'en assurer par moi-même. C'est aussi pour ça que je me suis laissé prendre... »

Elle haussa lentement les épaules.

« Mis à part mes avant-bras, je me porte comme un charme. Je serais même prête pour une seconde mi-temps avec toi, mais je crois que ce ne serait pas... Recommandable d’un point de vue médical. »

La Chatte Noire lui fit un sourire.

« Ne t’en fais pas pour moi, Octopus m’a eu par surprise... Mais, ici, il y a peu de chances qu’on vienne m’attaquer. C’est une base militaire. »

Norman se releva alors, rangeant son portable. Il en avait profité pour désactiver les champs gravitiques des menottes.

« M. Parker, je ne doute pas que vous préfériez rester avec Mlle Hardy plutôt qu’avec moi, mais le médecin va bientôt revenir pour son traitement. Comme vous pouvez le voir, votre amie se porte bien. Vous avez cinq minutes. Retrouvez-moi ensuite dehors. »

Norman Jayden en profita pour sortir, se félicitant d’être un grand insomniaque. Dans ce genre de métiers, le sommeil était une chose mal vue, qu’on obtenait rarement. Restant là, l’agent du S.H.I.E.L.D. attendit que Peter sorte, et s’avança, mains dans les poches. Il ne réactiva pas les champs gravitiques, histoire que le Tisseur comprenne qu’il n’était pas vraiment considéré comme un prisonnier, plutôt comme un invité dont on se méfiait.

« Je ne voulais pas le dire en présence de Mlle Hardy pour qu’elle ne se sente pas impliquée, mais nous aurions pu capturer le docteur Octavius. C’est un fait sur lequel vous avez raison ; nous ne sommes pas adaptés pour contrer ce type de menaces, mais nous nous adaptons vite. »

Dans ce cas, pourquoi avoir laissé Octavius s’échapper ? Norman ne disait rien, se disant que Parker était suffisamment intelligent pour comprendre. Norman entra dans une espèce de salle de contrôle avec plusieurs ordinateurs, et un écran géant montrant une image satellite. Le satellite était braqué sur Seikusu, et un point lumineux avançait le long de ruelles.

« Voici Octavius. Nous l’avons laissé fuir, mais pas totalement. Les balles électriques qui l’ont touché contiennent un signal qui... Enfin, je pense n’avoir moi-même pas compris comment ça fonctionne, mais l’électricité statique qu’il contient émet une signature particulière que nos appareils peuvent capter. On n’arrête pas le progrès. »

Doc Ock était le long du port.

« Il se rend sûrement vers sa cachette... Et il est probable qu’il ira bientôt voir son revendeur...
 -  Que fait-on, Monsieur ? »

Ce fut quelqu’un d’autre que Norman qui répondit.

« Préparez deux équipes d’intervention, et avertissez les forces de police de Seikusu. Qu’elles se tiennent prêtes à intervenir, mais je ne veux pas de cafouillage ! Les flics devront laisser Octopus à nos agents !
 -  Maintenant, M. Parker, je pense pouvoir vous dire ce que j’attends de vous... » reprit Norman.

Norman se retourna vers lui, et marcha un peu, remettant de l’ordre dans ses pensées, avant de s’expliquer :

« Comme vous avez du le remarquer, ce cher docteur s’est un peu amélioré depuis votre précédente rencontre. Nous pensons qu’il rencontre sur Terre un scientifique qui n’y a pas sa place. Un transfuge venant d’une autre dimension, et c’est là que le S.H.I.E.L.D. rentre en jeu. Dites-moi... Qu’est-ce que Terra évoque pour vous ? »

DC d’Alice Korvander.

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Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 23 mardi 07 août 2012, 23:31:47

Elle haussa les épaules, et le commentaire qu'elle ajouta le fit sourire. Elle le lui rendit en concluant par le fait qu'elle ne craignait plus rien maintenant qu'elle était ici, et elle marquait un point. Peter hocha la tête, sentant ses mains se libérer. Il haussa un sourcil avant de se tourner vers Norman, qui venait de se relever. Tiens, lui aussi s'essaie à l'humour. Plutôt pas mauvais, d'ailleurs.

Il hocha la tête à nouveau, acquiesçant aux paroles de l'homme, qui sortit ensuite, laissant Félicia et le Tisseur avec l'infirmière. S'étirant, ses mains libres, Peter vint poser la main sur la tête de Félicia, lui caressant les cheveux pendant une seconde avant de sourire.

" Content que ça aille, en tout cas. Tu m'as fais peur. "

Il observa la jeune femme, avant de s'adosser à son siège en jetant un oeil à l'infirmière. Puis, il revint sur son amie, le regard déterminé, étrangement sérieux.

" Ca ne sent pas bon, mais j'imagine que tu y as déjà pensé. Il se trame quelque chose. Tu connais sûrement le S.H.I.E.L.D mieux que moi, mais je crois que ça va devenir encore plus compliqué... "

Il avait murmuré, pour ne pas être entendu. Observant la porte, il finit par soupirer, avant de sourire à nouveau.

" Tu as intérêt à te remettre. Je te tiendrais au courant. "

Il ne voulait pas la laisser seule ici, malgré les soins des médecins dont il pensait bien qu'ils étaient efficaces. Mais tout de même, il n'aimait pas laisser la jeune femme derrière, après ce qui s'était passé dans son appartement. Il finit par se lever. Avant de se pencher pour déposer un bisou sur le front de la cambrioleuse. Il lui dédia un charmant sourire, avant de se pencher encore un peu pour lui voler un baiser. Rapide et tendre, avant de se reculer.

" Je te l'emprunte, ça pourrait toujours me donner du courage, si j'en ai besoin. Remets-toi bien, ma belle. "

Il lui fit un clin d'oeil, et rejoignit Norman dans le couloir, profitant de sa libération pour masser ses avants-bras et ses épaules. Lorsqu'il s'approcha de l'homme, ce dernier commença à parler.
Peter inclina la tête. Oui, c'est une tactique de base. Laisser partir les sous-fifres pour coincer les gros bonnets. Ou quoi que ce fut qui y ressemble. Ils entrèrent dans une grande salle avec plusieurs moniteurs, des hommes travaillant par ordinateurs, et un grand écran affichant une image satellite dont le Tisseur devina qu'il s'agissait de Seikusu. Un point lumineux remuait dans les rues. En tous les cas, il avait vu juste. Norman confirma que l'homme pieuvre était suivi, en lui montrait l'image.

Ce dernier, après un échange entre d'autres hommes ayant pour but de préparer l'assaut contre Octopus, reprit la parole en annonçant qu'il allait enfin lui dire ce qu'il attendait de lui. Il fit les cent pas, marchant en rond pendant quelques secondes, avant de se retourner vers l'Homme-Araignée.

" Comme vous avez du le remarquer, ce cher docteur s'est un peu amélioré depuis votre précédente rencontre. Nous penons qu'il rencontre sur Terre un scientifique qui n'y a pas sa place. Un transfuge venant d'une autre dimension, et c'est là que S.H.I.E.L.D entre en jeu. Dites-moi... Qu'est-ce que Terra évoque pour vous ? "

Peter fronça les sourcils. Il réfléchissait à plein régime, son esprit s'interrogeant sur énormément de questions amenées par les révélations de l'homme. Haussant les épaules, il répondit d'un ton badin.

" Ca m'évoque une faute d'orthographe. "

Haussant à nouveau les épaules, il posa une main sur son menton, observant l'écran.

" Vous me dites, si j'ai bien compris, que Octavius a rencontré un scientifique venant d'une autre dimension - Terra, j'imagine - et que c'est lui qui l'a doté de ses nouveaux pouvoirs. Et vous voulez arrêter Octavius, et ce fameux transfuge... En le renvoyant chez lui, j'imagine ? Ou en le capturant pour qu'il vous en révèle plus sur cette " Terra " ? "

Il croisa les bras sur sa poitrine. Inclinant la tête.

" Je ne suis pas spécialement fanatique des autres dimensions. On y trouve toujours de plus gros ennuis qu'ici. Mais s'il faut faire quelque chose, je suis à votre disposition. Dites m'en plus sur cette Terra, et sur ce que vous attendez de moi. "

Un truc lui revenant à l'esprit. Il afficha un petit sourire, avant de fixer Norman dans les yeux.

" Au fait, j'y repense. Vous m'avez dis vouloir éviter à Félicia de se sentir impliquée en ne lui disant rien. Mais son appartement a été détruit par Octopus, et elle connait le S.H.I.E.L.D. C'est une femme intelligente, elle doit savoir que vous l'avez laissé partir. Ne la sous-estimez pas, même si je crois ne pas avoir besoin de vous le dire... "

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 24 mercredi 08 août 2012, 00:52:29

Parker réfléchit assez vite. Qu’il ait débarqué sur Seikusu en ignorant tout des facultés de cette ville était une coïncidence stupéfiante, et Norman ne voyait pas pourquoi Spider-Man lui mentirait. Le Tisseur ne lui faisait pas confiance, mais il savait qu’ils travaillaient ensemble, contre un ennemi commun. Norman ne dit rien, laissant M. Parker en venir à ses conclusions, tandis que le point jaune, sur l’écran, s’était arrêté dans un entrepôt depuis plusieurs minutes. Sûrement son repaire. Il n’était pas difficile d’imaginer Octavius diagnostiquer l’état de ses tentacules, de son générateur... Savoir ce que l’ennemi pensait, c’était essentiel quand on traquait des criminels, Norman le savait. Il imaginait un Octavius revanchard, furieux, mais aussi inquiet. Inquiet de voir que de simples agents avaient réussi à le mettre en déroute, et inquiet de voir que tout son système de combat s’était révélé inefficace contre des charges électriques.

« Vous m'avez dis vouloir éviter à Félicia de se sentir impliquée en ne lui disant rien. Mais son appartement a été détruit par Octopus, et elle connait le S.H.I.E.L.D. C'est une femme intelligente, elle doit savoir que vous l'avez laissé partir. Ne la sous-estimez pas, même si je crois ne pas avoir besoin de vous le dire... »

Norman sourit lentement, et répondit, pour le coup, assez rapidement :

« Je tiens à éviter à ce que Félicia ne surestime ses capacités, et ne retourne affronter votre ennemi en étant encore en convalescence. Je la tiendrais au courant, quand le moment sera venu. Pour l’heure, mieux vaut la laisser se remettre. »

Norman s’approcha ensuite d’un ordinateur, et appuya sur quelques touches. L’image satellite disparut, montrant un schéma représentant l’équipement d’Octopus :


« Comme je vous l’ai dit, M. Parker, nous apprenons vite. En temps normal, tout l’équipement du docteur repose sur un générateur thermoélectrique. Octavius a changé ce générateur, pour en obtenir un plus performant... Un générateur que nous ne savons pas encore concevoir, mais que certains habitants de Terra, ce monde parallèle, sont capables de faire. »

Norman était encore parti pour un long monologue, mais il y avait, encore une fois, beaucoup à dire :

« Sans qu’on ne puisse encore se l’expliquer, Seikusu est le seul point de la Terre permettant de rejoindre cette autre planète. J’ignore depuis combien d’années exactement ces... Ces portails existent, mais ils commencent à poser de plus en plus de problèmes. Ce n’est pas un hasard si le S.H.I.E.L.D. a des agents ici. Notre objectif est d’empêcher que la merde terrane ne vient se mélanger à la merde terrienne, ce qui n’est pas particulièrement facile. Les améliorations qu’Octavius a obtenu lui ont été offertes grâce à des criminels terrans. Mais ces criminels ne se contentent pas que d’armer des super-vilains. En réalité, ils sont en contrat avec un individu que vous avez croisé... »

Norman afficha une nouvelle image, et Peter put apercevoir le vieux papy qui lançait des dragons enflammés. Norman lui présenta cet homme comme s’appelant Wung. Un vieux Chinois né à Hong-Kong, qui travaillait pour l’une des plus célèbres Triades chinoises, la 14k.

« L’objectif de Wung est de s’implanter à Seikusu. Bien que ceci risque de déclencher une guerre des gangs, nous sommes surtout là pour éviter que les Chinois ne se surarment avec un équipement terran, ou n’apprennent à utiliser la magie... C’est là que nous intervenons. Je suppose qu’il existe, quelque part à Seikusu, une sorte de laboratoire ou d’usine qui permet aux Triades de disposer d’un équipement hautement perfectionné. »

Norman se tut, puis regarda encore une fois le Tisseur.

« Je ne vous aime pas beaucoup, M. Parker, mais ceci ne veut pas dire pour autant que je vous considère comme une menace plus grave que ceux que vous combattez. De deux maux, il faut choisir le moindre, et je suppose que vous devez raisonner de la même façon en ce qui nous concerne. Notre équipement est de taille à combattre Octavius, mais nous avons perdu l’effet de surprise. Et vous le connaissez bien mieux que n’importe quel agent de notre organisation. La manière dont il fonctionne, dont il se bat, dont il réagit... Et, comme je suppose que vous avez envie de lui en coller une, je vous propose de faire partie des équipes d’intervention qui iront affronter Octopus. »

DC d’Alice Korvander.

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Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 25 mercredi 08 août 2012, 02:39:28

Peter afficha une petite moue lorsqu'il entendit la réponse à la question. Visiblement, Norman l'avait mal compris... Il avait voulu dire que Félicia risquait au contraire de vouloir participer même si le S.H.I.E.L.D ne l'informait pas des événements, parce qu'elle était assez intelligente pour comprendre que quelque chose se tramait derrière elle. Il fallait au contraire que le S.H.I.E.L.D la surveille un minimum pour qu'elle ne fasse rien d'assez idiot avant d'être complètement remise. Peter hocha donc la tête, alors que Norman tapotait sur le clavier d'un ordinateur. L'image changea sur le grand écran, laissant le Docteur à l'endroit où il était, probablement en train de calculer divers paramètres expliquant son échec contre les forces armées. Le schéma qui apparut laissa le Tisseur songeur. Après tout, même s'il était fou, le scientifique était aussi un génie. D'ailleurs, la folie était l'apanage du génie, dans la majorité des cas. L'Homme-Araignée écouta les premières phrases de Norman en hochant la tête, les yeux rivés vers l'écran.
Son esprit, toujours, réfléchissait amplement à la situation. L'ennui, c'est bien que l'intelligence supérieure d'Octavius pourrait comprendre cette technologie plus avancée et l'amener sur Terre. Pour son usage personnel d'abord... Mais aussi pour d'autres personnages dangereux... Si ces derniers offraient une assez belle somme.

Et la suite du discours de Norman donna raison à Peter, même si la masse d'informations données étaient telles qu'il faudrait un peu de temps au Tisseur pour tout assimiler. Et des questions, il y en avait trop pour qu'il ait le temps de les poser. Ainsi donc, certains criminels terrans étaient venus sur Terre pour faire commercer de leur technologie auprès des Triades. Peter se remémora les dragons de feu lancés par le vieux Chinois, Wung comme l'homme l'appelait. Il se demanda un instant si le S.H.I.E.L.D était au courant que ce dernier était déjà capable d'utiliser la magie.
Bof, après tout, ce ne sont que des dragons de feu. Quand on voit ce qui peut sévir dans les rues, on se dit que ce ne sont que des super-vilains de plus. Et encore, les super-vilains ont souvent beaucoup plus de cordes à leurs arcs que quelques magies. Mais ça pourrait devenir dangereux si la totalité des Triades ou des criminels basiques se mettaient tout à coup à tous acquérir divers pouvoirs de ce genre.

Il écouta Norman conclure en en venant réellement aux faits, cette fois. Et, souriant, il hocha une nouvelle fois la tête. Il était de taille à affronter Octopus, même avec ses nouveaux pouvoirs. Et tout seul, qui plus est. Alors avec des renforts en plus, l'affaire était dans la poche. Posant une main sur son menton, réfléchissant encore, il eut tout de même à coeur de répondre à l'homme sur un point qui le chagrinait.

" Vous n'avez pas tout à fait raison, concernant mon raisonnement. Tout ce que je conçois, c'est la protection des honnêtes gens. Octopus représentant un danger pour eux, et vous, non, c'est donc normal que ce soit avec vous que je travaille. Vous ne représentez pas vraiment un mal à mes yeux. Juste une façon de faire différente. "

Il haussa les épaules.

" Quant à votre mission, je l'accepte. Mais je veux mon costume... J'imagine que vous l'avez récupéré ? Si vous le reprisez et que vous l'isolez pour qu'il ne conduise plus l'électricité, ça pourrait être une excellente arme contre les nouveaux dons du Docteur. J'avais moi-même un costume isolant pour me mesurer à Electro, à l'époque, mais il a fini à la poubelle, donc... "

Il soupira. Quand il avait quitté New York, il avait gardé uniquement son premier costume, l'emblématique que connaissait l'opinion publique. Il avait balancé le reste, pour garder le minimum de souvenirs de l'époque où il était encore relativement libre. Mais maintenant qu'il ne l'était plus, il fallait trouver autre chose. Et puisque le S.H.I.E.L.D avait tout intérêt à capturer Octopus, ils avaient aussi tout intérêt à répondre à sa requête.

" Pour le reste de ce que vous m'avez dit... Terrans ou pas, ils restent des criminels. Et ils peuvent très bien être interrogés et arrêtés comme les autres. Une fois Octopus sous les verrous, il faudra le faire parler, et Wung suivra. Vous avez une belle infrastructure par rapport aux Triades, et quoiqu'ils reçoivent comme aide, vous leur resterez supérieurs en nombre. Et en technologie. Puisqu'apprivoiser de nouveaux engins ne prend pas deux jours, tout comme l'apprentissage de la magie, même si votre Wung se débrouille plutôt pas mal. Après... "

Il haussa les épaules, encore une fois.

" ... Ce que je viens de dire dépend du moment où sont arrivés les criminels de cette Terra, et depuis quand ils sont en contrat avec Wung. J'imagine que si ça faisait assez longtemps pour qu'ils maitrisent la technologie qu'on leur a donné, on en aurait beaucoup plus entendu parler, et vous auriez déjà agi. Je me trompe ? "

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 26 mercredi 08 août 2012, 03:53:30

Une activité bourdonnante régnait dans le centre opérationnel du S.H.I.E.L.D. Norman, s’il avait une certaine autorité au sein de ce groupe, n’en était pour autant pas le responsable, et savait qu’il devrait discuter avec ce dernier pour savoir si on pouvait amener Parker sur les opérations. Le responsable grincerait des dents, et Norman était déjà à peu près sûr de la teneur de la situation. Qu’on soit dans le FBI ou dans le S.H.I.E.L.D., ou dans un petit poste de police minable, les responsables avaient toujours peur d’une seule chose : les retombées. C’était encore plus vrai pour toutes les organisations américaines « spéciales », que ce soit la CIA, la NSA, le SHIELD, ou toutes ces autres agences qui avaient fleuri après les attentats du 11 Septembre.

« Ce que je viens de dire dépend du moment où sont arrivés les criminels de cette Terra, et depuis quand ils sont en contrat avec Wung. J'imagine que si ça faisait assez longtemps pour qu'ils maitrisent la technologie qu'on leur a donné, on en aurait beaucoup plus entendu parler, et vous auriez déjà agi. Je me trompe ? »

Norman inspira lentement, et décida de parler franco avec l’homme. Il s’isola dans un coin de la grande pièce, et lui expliqua rapidement les enjeux :

« Ce que vous devez avoir à l’esprit, Parker, c’est qu’on n’est plus dans les années cinquante. A cette époque, on pouvait quasiment faire tout ce qu’on voulait, car le monde nous adulait. Le rêve américain et toutes ces conneries. Les choses ont changé depuis lors. Les colonies sont devenues des États indépendants, et les Américains n’ont plus franchement la côte. Tout ce que vous voyez là est illégal. Ce n’est pas parce que le Japon et les États-Unis sont des alliés solides que les Japonais apprécient l’idée qu’on puisse jouer aux cow-boys chez eux, aux justiciers. Wung n’est pas notre priorité. Notre objectif, c’est le type qui arme les Triades pour provoquer un bain de sang. Et, malheureusement, nos renseignements sont assez limités. »

Norman s’éclaircit lentement la gorge, et parla sur un ton un peu plus bas, sachant que critiquer l’hyperpuissance américaine, même en ces lieux, était souvent mal perçue, surtout en ces temps de patriotisme exacerbé.

« On est bien moins forts qu’on l’était avant. Le pays est ruiné, et, à chaque fois que le pays doit voter le budget, c’est une véritable guerre rangée entre chaque agence pour essayer de sauver notre cul. Le SHIELD est sur la sellette. Vous avez une idée du budget que l’agence représente pour le contribuable américain ? Et, après toutes ces conneries sur le sol américain, tout ce que la Maison Blanche souhaite, c’est nous couper les vivres pour renforcer son autorité sur nous. Juridiquement parlant, notre situation est insoutenable. Si toute cette opération venait à être révélée au grand jour, on se retrouverait au chômage, et vous en prendriez plein la gueule. Alors, navré de briser vos rêves, Parker, mais ôtez-vous de la tête l’idée d’un pays tout-puissant, d’une CIA qui verrait tout, et d’un SHIELD qui connaîtrait absolument tout. Tout ce qu’on arrive encore à faire aux yeux de l’opinion, c’est masquer le fait qu’on a du mal à joindre les deux bouts. Inutile de vous dire que notre objectif n’est pas non plus de neutraliser les fournisseurs d’armes terrans. Le gouvernement serait bien plus intéressé par la possibilité de s’approprier cet équipement pour son propre compte. »

Voilà qui devrait sans doute briser les idéaux de Parker, cette conception manichéenne du monde, où les gentils étaient clairement identifiés, et les méchants de même. Quand les intérêts d’un État étaient en jeu, il fallait savoir faire abstraction de ce genre de choses. Quand on voulait jouer dans la cour des grands, il fallait savoir que la situation ne se résolvait pas forcément en tapant sur tout ce qui bouge. Norman ne mentait pas. La situation était catastrophique. Le gouvernement américain croulait sous les dettes, et était pris par les joyeuses entre les mains des Chinois. Norman, pour sa part, regrettait cette époque qu’il n’avait jamais connu, celle où la CIA pouvait se balader partout, et où l’ennemi, les communistes, était clairement identifié. Certes, ça n’avait pas empêché le gouvernement américain de soutenir des dictateurs, des Mussolini d’opérette, mais, quand on voyait ce que les révolutions avaient donné, on ne pouvait se dire que l’Oncle Sam avait fait du mieux qu’il pouvait. Dans ce domaine, on s’en référait toujours à la théorie des deux maux. De deux maux, il fallait choisir le moindre.

Jayden s’écarta alors de la salle de commande, et avança le long de couloirs, se dirigeant vers des vestiaires. Il choisit de changer de sujet, conscient que rentrer dans cette discussion avec Parker serait, non seulement long, mais aussi fastidieux, et inutile.

« Votre costume a été isolé aux courants électriques. Si Octopus vous touche avec, ça devrait réduire la douleur, mais ne vous attendez pas à des miracles non plus. Fort heureusement, il semblerait qu’Octavius ne maîtrise pas encore totalement cette énergie, et nos balles provoquent des surcharges qui paralysent provisoirement ses systèmes. Cet état de vulnérabilité devrait l’inciter à aller voir son revendeur. »

Ils atterrirent dans les vestiaires. Norman ouvrit un placard, où le costume du Tisseur était là.

« On l’a légèrement recousu... »

Norman s’écarta ensuite un peu, laissant à Parker le soin de se changer. Faire la conversation lui permettant de lutter contre l’envie de tripto’, il lâcha :

« Dans un sens, je vous envie, Parker. Vous me rappelez moi, il y a quelques années, quand j’étais un simple agent fédéral, et que j’arrêtais des psychopathes, des dealers, et des mafieux. C’était bien plus simple. Maintenant, je dois serrer la main de types que j’aurais jadis coffré. L’avantage, au moins, avec ces criminels terrans, c’est qu’aucun État ne viendra les réclamer s’ils s’égarent. Eux, on peut les frapper sans crainte... Aucune loi ne s’applique à quelqu’un qui n’est défendu par personne. C’était d’ailleurs l’un des arguments défendus par certains individus qui ont promulgué la loi sur l’identification des super-héros. Considérer que ceux qui refusent de s’identifier ne sont pas vraiment des citoyens américains, et ne peuvent être protégés par nos lois. J’aimerais dire que c’est qu’un tas de conneries, mais notre pays est dans un tel état, maintenant... »

L’homme se permit un léger soupir, et secoua la tête, réalisant qu’il était reparti dans un monologue. L’habitude des plaidoiries...

« Vous vous en sortez, avec le costume ? »

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Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 27 mercredi 08 août 2012, 04:34:34

Norman lui fit signe de le suivre, dans un coin de la pièce où, imaginait Peter, les oreilles indiscrètes ne pourraient les entendre. il se mit à parler, à nouveau, longuement, s'éclaircissant la gorge de temps à autre, baissant le ton au moment les plus importuns pour éviter de déclencher un scandale, la teneur de ses propos n'étant pas reluisante pour l'Amérique. Il risquait de s'attirer les foudres de quelques-uns si ces mots parvenaient aux mauvaises oreilles. Au-delà de la masse d'informations, toujours de plus en plus importantes au fil des minutes, le Tisseur commençait à ressentir une certaine colère à entendre cet homme lui parler comme s'il était un ignorant notoire. Il n'avait peut-être pas la fibre politique en lui, ou les connaissances nécessaires pour juger en connaissance de cause l'état de fait que lui dressait Norman, mais il n'avait pas non plus les idées aussi étroites et monochromes que l'homme le laissait entendre. Visiblement, son statut de super-héros - au-delà du fait que ce statut lui valait maintenant un titre de traître et de criminel - le cataloguait directement dans une catégorie inférieure au commun des mortels, aux yeux de Norman. Même s'il avait des choses à redire et n'était pas d'accord avec tout ce qu'il entendait, notamment au niveau de la responsabilité, Peter comprenait parfaitement les enjeux de la situation.

Si le gouvernement américain était criblé de dettes, et que les organisations gouvernementales plus ou moins secrètes se livraient une guerre interne, la faute leur revenait entièrement. Selon l'Homme-Araignée, il y avait sûrement des choses plus importantes à accomplir que d'essayer de grossir encore l'armement du pays. Jouer à " Qui a la plus grosse ", ça n'engendrait que le chaos, et le gouvernement américain devait en prendre conscience, d'autant plus que ce n'était pas comme si l'histoire ne se répétait jamais. Apprivoiser un armement terran... Ca ne réglerait rien du tout. À part si le but était de faire entrer sur Terre tout un tas de personnages peu convenables venant de Terra. Et cette fois, il n'y aurait personne pour venir en aide à l'Oncle Sam.

Soupirant, le jeune homme emboîta le pas à Norman lorsqu'ils sortirent de la salle de commande. Le suivant sans dire un mot, ressassant les dernières paroles, il écouta l'homme lui parler de son costume. Si les miracles existaient, je ne serais pas ici aujourd'hui, hein...

Lorsque Norman ouvrit le placard, il put apercevoir son costume, flambant neuf. Souriant doucement, il récupéra le tissu, et entreprit de retirer les vêtements qu'il portait, dévoilant son corps meurtri de cicatrices, gardant tout de même son boxer noir. Il se mit ensuite à revêtir le costume, écoutant Norman reprendre la parole et repartir dans un de ses monologues dont il était visiblement extrêmement friand.

" Vous vous en sortez, avec le costume ? "

Finalisant son habillage avec son masque, Spider-Man hocha la tête.

" Comme sur des roulettes. "

Il tendit le bras en l'air et tira un filament de toile jusqu'au plafond, vérifiant par là l'état de son métabolisme. Tout allait bien, ayant retrouver ses facultés. Ca marche aussi, parfait. Il fixa ensuite Norman, croisant les bras sur son torse.

" Concernant cette fameuse loi de recensement... Vous avez dit vous-même que le gouvernement voudrait si c'était possible s'approprier l'armement terran. Mais c'est comme pour la loi de recensement. Inutile de dire que les super-héros sont des armes qui peuvent se révéler dissuasives dans certaines situations. L'argument sous-jacent à la promulgation de cette loi, c'était ça aussi. Mais vous semblez oublier une chose importante, c'est qu'à l'origine, j'en étais moi-même partisan. J'imagine que vous vous souvenez de cette fameuse soirée où Tony et moi avons été filmé en train de révéler notre identité au peuple américain. "

Il inclina légèrement la tête, réfléchissant à la suite de ce qu'il allait dire.

" Et ce dont vous avez parlé, le fait que vous deviez maintenant serrer les mains des types que vous auriez coffré avant, ca a été mon souci aussi, et c'est aussi pour cette raison que j'ai changé d'avis. Parce que le gouvernement a recruté les pires engeances pour lutter contre les rebelles. C'était peut-être mon erreur de ne pas réussir à accepter le fait de bosser avec les mecs qui avaient voulu me tuer avant, mais c'est une erreur que j'assume pleinement. Au moins, je n'ai pas de problèmes de conscience. Vous devez sans doute penser que c'est ma naïveté qui a parlé, et c'est sûrement le cas. Même si l'intégration de super-vilains au sein du S.H.I.E.L.D, vous avez vu par vous-même que c'était une erreur avec Osborn, par exemple. Enfin... Les choses se seraient peut-être passées différemment si j'avais eu à l'époque le recul que j'ai aujourd'hui. "

Il haussa les épaules, soupirant.

" Malheureusement, ce n'est pas le cas, et maintenant que c'est fait... Toujours est-il que tous ces événements m'ont amené ici devant vous, alors autant en profiter pour faire ce qu'il faut. Je n'ai de toute façon plus rien à perdre. "

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 28 samedi 11 août 2012, 02:30:12

Parker s’était remis dans son costume. Norman le trouvait vraiment grotesque, mais ce n’était que son avis. Il n’aurait personnellement jamais pu s’afficher dans une tenue pareille. Si ce n’était pas une question d’égo, qu’est-ce que c’était ? Les super-héros voulaient être des modèles, des icônes. Et, quand bien même ce n’était pas conscient, c’était ainsi qu’on les voyait, ainsi que les enfants les imaginaient. Norman était sûr qu’ils devaient être fous de joie, toute cette clique, quand ils apprenaient qu’un gosse rêvait d’être comme eux. Ils l’étaient sûrement moins quand ils apprenaient que ce même gosse s’était mêlé de ce qui ne le regardait pas, et s’était fait abattre en pleine rue. Parker lui répondit malgré tout, et Norman se tut. Oui, naturellement, l’avocat était au courant que Peter avait pendant un temps soutenu le projet de loi. Norman, lui, ne l’avait jamais soutenu. Il était pour l’idée de faire des super-héros des sortes de supers-policiers, car c’était pour lui logique, mais ce n’était pas pour autant qu’il avait apprécié ce projet de loi, mal rédigé. Il était regrettable que l’égo de ces justiciers ait parlé à la place de leur raison.

« Vous savez, M. Parker, les choses peuvent toujours être différentes. Si cela peut vous rassurer, je n’étais pas non plus favorable à cette loi... Et, si cela peut vous rassurer, il est probable que la Cour Suprême la cassera d’ici quelques mois. Elle a été rédigée à la và-vite pour satisfaire une opinion publique revancharde, qui voulait qu’on lui trouve des coupables, des boucs-émissaires... »

Norman n’ajouta rien. Les deux hommes retournaient vers le centre d’opérations.

« Pour le reste... Je crois que vous avez encore des choses à perdre, M. Parker, que ce soit votre vie, ou encore celle de Mlle Hardy. Inutile de jouer le discours de la victime défaitiste, ça ne vous réussit pas. »

De retour dans la pièce, Norman fut rapidement accosté par l’un des supérieurs. Un homme en treillis.

« Black Widow est en position.
 -  Bien. »

L’homme, Blake, fit un signe, et, assez rapidement, une liaison fut ouverte.

« Agent Widow, ici le Capitaine Blake. Peut-on avoir votre rapport ? »

Il y eut un court moment de silence, avant que la fameuse Black Widow ne finisse par répondre :

« La cible est dans un grand entrepôt désaffecté. Il y a des bureaux dans un coin, et Octopus a réaménagé ces derniers. Le système de sécurité est sommaire, suffisant pour repousser des voyous.
 -  Attention à ne pas vous faire repérer, Widow. Octavius est paranoïaque et particulièrement dangereux. »

La liaison se termina.

« Je me demande bien ce qu’il fiche...
 -  Il se mate un porno en se branlant avec ses tentacules ? »

Norman se contenta d’un léger sourire. Il continuait à réfléchir. Tout cela était effectivement curieux. Octavius n’était pas du genre à admettre l’échec, et à remettre les choses au lendemain. Il essaierait le plus rapidement possible de régler le problème qu’il avait eu contre les agents du SHIELD, et de recharger ses batteries.

« Il attend quelqu’un... Ça ne peut être que la seule explication... Dites à vos équipes de se préparer à partir à l’assaut.
 -  J’allais justement le faire. »

Blake avait appris à se fier aux intuitions de Norman. Ce dernier se tourna vers Peter.

« Filez à l’héliport, dehors. Deux Black Hawk s’apprêtent à partir. »

DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.

Spiderman

E.S.P.er

Re : Locking Up The Sun [Spider-Man]

Réponse 29 mardi 14 août 2012, 22:58:10

Black Widow... Peter inclina la tête en écoutant la conversation. Ainsi, l'espionne travaillait pour le S.H.I.E.L.D ? Il se remémora quelques aventures où il l'avait côtoyé, notamment une fameuse fois où il l'avait sauvé. Mais il avait sauvé beaucoup de gens dans sa vie, et elle ne lui avait pas laissé un souvenir impérissable, même si c'était une femme excessivement belle. En y repensant un peu, il n'hésita pas à se dire qu'elle n'était pas au niveau de Félicia, mais elle s'en approchait tout de même. En tous les cas, il écouta ce qu'elle disait, avant d'écarquiller les yeux en retenant un éclat de rire. Il n'était pas militaire, mais... Ca, un rapport ? Il est dans un entrepôt, il y a des bureaux et presque pas de système de sécurité. Point. S'ils se contentent de ça, au S.H.I.E.L.D, ça m'étonne pas qu'ils soient tant dans la mouise... Enfin bon.

Norman déduit tout de même que Octopus attendait une personne, sûrement quelqu'un des Triades, ou alors ces fameux criminels de Terra. Avant de le voir sourire doucement à la tentative d'humour de son supérieur. Cette fois, le jeune homme ne put s'empêcher un commentaire.

" Alors comme ça, vous n'êtes pas entièrement imperméable à l'humour ? Ou alors, c'est parce qu'il est plus haut gradé ?... "

Il lui jeta un regard entendu, avant d'écouter la suite. Le dénommé Blake se tourna vers lui et lui demanda de rejoindre l'heliport pour partir avec les deux Black Hawk. Le Tisseur hocha la tête, avant de tourner les talons avec un dernier regard pour Norman.

" Nous aurons l'occasion de reprendre notre petite conversation de tout à l'heure. J'ai encore des choses à dire, malheureusement, j'aime bien ouvrir ma gueule. Un peu trop, parfois. "

Il lui dédia un clin d'oeil taquin, avant de sortir de la pièce pour se diriger vers l'extérieur. Une fois dehors, il leva un peu la tête pour observer le ciel nocturne. Il en avait un peu assez d'être enfermé, et il brûlait de se mesurer à Octopus. Avant tout pour s'assurer une porte de sortie histoire de se faire bien par le S.H.I.E.L.D, et aussi parce que le Docteur avait blessé gravement Félicia. Et même si cette fois, Peter ne culpabilisait pas, il n'empêchait qu'il était dans une colère noire après l'homme. Il se craqua les doigts, avant de se diriger vers les hélicoptères, dont les pales tournoyaient déjà. Ils étaient prêts à partir, et un homme en tenue de combat armé d'une mitraillette vint à la rencontre de l'Homme-Araignée.

" Veuillez me suivre, je vous fais monter. Mais pas d'entourloupe. "

Le jeune homme avisa les hélicos d'un oeil, avant de hausser un sourcil. Il les fronça ensuite avant de tourner la tête en souriant.

" On utilise encore le mot entourloupe, à notre époque ? Vous en faites pas, le S.H.I.E.L.D me tient par les couilles, vous pouvez compter sur moi. "

Il croisa les bras sur sa poitrine, avant de jauger le soldat du regard.

" Par contre, vous pouvez rêver pour que je monte dans votre tas de ferraille volant. Je vous suis avec mes toiles. "

L'autre allait répliquer, mais il avait à peine entrouvert les lèvres que Spider-Man l'interrompait, levant une main vers lui.

" Vous ne dites rien et vous acquiescez. Les hélicoptères ont tendance à attirer les super-vilains comme la peste, et j'en ai trop vu exploser en vol pour avoir confiance et entrer là-dedans. De plus, contre Octopus, vous risquez d'en baver, et si quelque chose arrive, il vous suffira de vous jeter dans le vide pour que je vous rattrape, ce qui sera plus dur à entreprendre si je suis à l'intérieur de l'hélico avec vous. Donc, vous n'avez pas le choix.
- Je ferais un rapport pour ça.
- Faites donc, faites donc. Répliqua-t-il en éclatant de rire. Avant de redevenir sérieux. Maintenant, si vous le voulez bien, on a un dangereux scientifique à appréhender, alors... Filez. "

L'homme semblait en colère, mais Peter n'en avait pas grand chose à faire. Il le regarda s'éloigner et donner ses ordres en entrant dans l'hélico. Avant que les deux appareils ne décollent. Spider-Man s'approcha du vide en les observant s'éloigner, avant de lever le bras, tirant une toile pour s'élever dans les airs, et rester à distance des volants. Un peu plus bas, et assez proche tout de même pour faire ce qu'il avait dit. Les méchants avaient tendance à détruire les hélicoptères, et ce n'était pas vraiment l'appareil volant le plus résistant. Si les choses tournaient mal, comme c'était souvent le cas dans ce genre d'opération, Spider-Man était prêt à intervenir, comme habituellement, pour sauver le maximum de monde. Et de toute façon, il ne pourrait pas venir à bout d'Octopus tout seul avec les nouveaux pouvoirs de ce dernier, à plus forte raison s'il recevait des renforts...


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