La cible finit par entrer dans ce qui ressemblait à un très grand club. Partout autour se trouvait des lumières et des néons pour indiquer que cet établissement avait de quoi afficher son luxe, sa classe et surtout sa débauche à profusion. Mais pour moi qui était principalement occupé à traquer l'autre petit mammifère, ce genre d'endroit m'indifférait au plus haut point dans l'immédiat. Aussi je continuais de prendre mes aises. J'étais confiant car je savais que la cible ne pourrait m'échapper, quoiqu'elle essaierait de faire. Du moins c'était encore ce que je croyais. Aussi je l'entends y prononcer quelques mots sans grands intérêts alors qu'elle se trouvait à l'intérieur, juste avant que je devine qu'elle y laissait son ami entrer quelque part. C'était donc un peu à l'aveugle, que je tentais de décaler légèrement la tige d'écoute tout autour de la cible qui brillait à travers le mur épais de ce bâtiment, tandis qu'elle semblait ne plus vouloir bouger de sa position. Je réussi à capter une conversation relativement intéressante mais qui ne dura pas plus qu'un court instant, puisque d'un seul coup tout s'arrêta de fonctionner pour moi. Le halo bleuté qui s'était jusqu'à présent parfaitement affiché se mit à disparaitre. L'antenne d'écoute cessa en même temps de fonctionner. Je n'étais plus que bêtement face à un énorme pan de mur, depuis le toit d'une autre maison située juste en face.
- Mince... Pourquoi mes appareils ne captent-ils donc plus rien?...
Il ne me fallut que quelques secondes pour comprendre que l'irritante petite souris qui avait bel et bien deviné ma présence, avait vraisemblablement dut utiliser une espèce de brouilleur de capteurs. Le problème était que je possédais des appareils suffisamment sophistiqués que pour ne pas me laisser avoir face au premier gadget venu... Sauf si ses propres équipements étaient similaires ou supérieurs au miens.
C'est déboussolé que je réfléchis rapidement à la manœuvre à entreprendre. Soit j'entrais au plus vite à l'intérieur avec le risque d'y perdre potentiellement sa trace, soit je restais à l'extérieur dans l'espoir de les intercepter et de continuer ainsi à les espionner de loin tant bien que mal. Plus les secondes passaient durant lesquelles je réfléchissais au problème et plus j'avais conscience de prendre le risque de les perdre dans les deux cas. D'autant plus que cet établissement devait certainement avoir aussi plusieurs accès gardés. Sans parler peut-être d'un passage secret connu certainement de ses meilleurs membres...
Ma réflexion beaucoup trop longue suffit pour me faire aller aussi vite que mes jambes finement athlétiques me le permettaient, jusqu'à l'entrée bondée de monde. Une fois dévalé la volée de marches à toutes vitesses et passé la grande porte sans même attirer le regard suspect des vigiles semblant rester imperturbables, je me retrouve à faire face à un gigantesque hall où trônait diverses lumières qui éclairaient des tapisseries murales aux couleurs rouges, avec tout un tas d'étranges décorations telles que des statues, des tableaux, des plantes, une étrange fontaine... Le tout semblant être orné avec des dorures stratégiquement positionnées à certains endroits. Le luxe et la luxure réunis en même temps. Et c'est en essayant de mémoriser le dernier endroit d'où j'avais vu l'agaçante petite souris en train d'attendre dans son trou pour la dernière fois, que je passe par un long couloir transversal situé jute à côté d'un grand escalier. Je passe ensuite par une double porte avant d'arriver juste à l'entrée d'une boite de nuit, d'où se déhanchaient aussi bien des hommes et des femmes au physique plus qu'agréable à regarder. Je contourne sans difficultés la pièce enfumée et puant l'alcool à plein nez, d'où les badauds observaient assis la scène depuis leurs tables et leurs canapés velouteux, musiques entrainantes et lumières allant à tout va. J'y repère une porte annexe donnant sur un autre long couloir qui semble respectivement mener tout droit vers une importante série de portes dont la plupart semblaient être fermées. Comprenant qu'il s'agissait de loges privées où l'on pouvait y faire toutes sortes de débats avec des prostituées de premier choix, je reste quelques instants à fois pensif et dubitatif. Je savais que la maudite petite souris se cachait ici. La question pour moi était à présent de savoir dans quelle pièce exactement se trouvait-elle. Si bien sûr elle y était toujours...
- Ainsi tu veux jouer au jeu du chat et à la souris avec moi? Je te préviens, je suis assez bon à ce genre de petit jeu ma jolie.
Au vu de l'endroit d'où j'étais à présent, je pouvais y revêtir à nouveau mon masque d'espionnage sans risques d'y attirer de quelconques suspicions. Malgré le brouilleur que Noa avait activé, je possédais encore certaines options de détection bien pratiques. J'active ainsi le détecteur de chaleur pour me permettre d'y voir les sources du dit nom et jusqu'à travers les murs. Je passe ainsi directement les pièces vides et une à une, je tente d'écouter discrètement aux portes dont les pièces semblaient visiblement être occupées. Plusieurs minutes passent durant lesquelles j'élimine chaque loge dans laquelle la souris pouvait potentiellement s'y trouver. De temps à autres, à défaut d'avoir des certitudes, je joue simplement au culot en allant directement toquer à la porte, prêt à fondre sur la foutue souris si elle y pointait son museau. Plus d'une fois sur deux, je suis accueilli par des hommes en plein ébat et tous plus ou moins énervés d'avoir étés dérangés. Inutile de préciser que j'y reçois tout un tas de noms en rapport avec les trainées et les prostituées du coin avant de me faire violemment claquer la porte au nez.
Et alors que je redoute d'avoir définitivement perdu la trace du souriceau, une loge avec une porte fermée finit par attirer mon attention. Il y avait une source de chaleur qui en émanait à l'intérieur, mais celle-ci se tenait parfaitement immobile et semblait surtout être positionnée de façon plus ou moins étrange. Je sors alors une longue dague aiguisée, tout en tentant d'ouvrir doucement la porte qui ne semblait pas avoir été verrouillée. Sans attendre, je la pousse violemment et j'y concentre un puissant impact de vent en direction de la source de chaleur, malgré que l'endroit était totalement plongé dans le noir. Je profite de l'effet de surprise et de l'impact que cela a causé pour y effectuer une manœuvre d'esquive et ainsi me précipiter sans attendre vers le petit être qui avait essayé de me prendre à dépourvu bien malgré lui.
- Ne bouge pas la petite souris, si tu ne veux pas que je te tranche la gorge.
C'est tout en l'empêchant de tenter de prendre la moindre initiative, que je parviens à mettre la lame de ma dague juste au niveau de sa carotide. Comme quoi les bonne habitudes de faire ça régulièrement...
- Alors petite soubrette. On dirait que tu voulais me voir? Et bien me voila juste devant toi. C'est juste dommage que tu n'ais pas réussi ton coup. Mais après tout, tu ne pouvais pas savoir que j'allais garder une longueur d'avance sur toi.
Je claque la porte que je verrouille, tout en menaçant d'éliminer sans aucun scrupule la petite souris si elle tentait de faire quoi que ce soit de suspect. Lorsque je reviens vers elle juste après y avoir allumé la lumière, j'y retire mon masque autant dans le but de ne pas être dérangé par l'éclairage soudain, que pour rester suffisamment à l'affut des éventuels agissements suspicieux que pourrait tenter de faire la petite souris à chaque instant. Je me dirige alors vers le charmant petit Noa. J'adorais avoir l'avantage dans ce genre de situations. Mais plus je le regardais tout en commençant à lui tourner autour, plus il me donnait l'irrésistible envie de vouloir jouer avec lui. Si j'ignorais encore quoi faire de lui exactement, maintenant que j'avais été découvert, au moins pouvais-je gagner un peu de temps en m'amusant avec l'adorable soubrette. Après tout je l'avais suffisamment bien observée avant pour que la souris me donne directement envie de faire de vilaines choses avec elle. Je souris avec amusement, tout en continuant de tenir la longue dague au niveau de sa gorge, tandis que je continuais de l'observer. C'est que le petit Noa Baker était vraiment mignon, vêtu ainsi dans cet apparat de servante de bonne à tout faire. En plus il n'était vraiment pas grand du tout. Je ne m'étais pas trompé à son sujet. Surtout en le voyant maintenant de si près. Je prends ainsi une voix encore un peu plus sensuelle qu'à l'accoutumée.
- Quelle charmante petite chose tu es. Je parie que la première question qui te traverse l'esprit, c'est de savoir si je suis venu ici pour t'éliminer ou pas. Ma fois je suis le seul de nous deux à connaitre la réponse. Quant à ton ami le gros renard roux, je doute qu'il en ait quelque chose à faire de ne plus te voir trainer dans ses grosses pattes poilues. En tout cas, laisse-moi te dire que tu es particulièrement sexy dans cette tenue. Cet ensemble te va vraiment à ravir. Dans une toute autre situation en te voyant ainsi, j'en aurai fait un caprice de ne pas avoir emporté la mienne avec moi sur cette île perdue en cette magnifique douce soirée.
Je profite de me mettre un peu plus à mes aises en allant m'installer dans un canapé de velours des plus confortables situé dans l'un des coins de la pièce. J'y agite ma main libre pour y faire apparaitre un léger et minuscule tourbillon venteux, histoire de faire rappeler à ce cher petit Noa de quoi étais-je véritablement capable de faire, en dehors de savoir manier une simple dague.
- Okay mon petit souriceau tout en poils. On va jouer à un jeu. Tu vas me poser une série de question. Pour chacune d'entre elle, tu enlèves un vêtement. Je t'autorise à garder tes ravissants collants qui sied si bien à tes petites jambes graciles, ainsi que tes mignonnes petites chaussures à talons aiguilles, tout comme ton joli serre-tête en forme de froufrou blanc. Et je te préviens, ne tentes de faire aucun mouvement brusque ou je t'éliminerais sur le champ sans le moindre scrupule. Et s'il-te-plait, sois donc gentil de te déhancher comme une reine du striptease, à chaque fois que tu enlèves un vêtement. Deviens encore plus désirable que tu ne l'es déjà à mes yeux langoureux et je te promets une belle récompense en retour. Allez vas-y. Je me suis suffisamment fais chier assez longtemps comme ça pour toi que pour ne pas avoir droit de recevoir un moment de plaisir comme celui-ci. Et un conseil, choisis bien tes questions, car je doute que tu ais beaucoup de vêtements à devoir retirer autour de ce corps d'adorable petite souris.