Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Suis-je comme vous ? [Hadrian Kensley]

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Calypso Wymfire

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  • Fiche — Chalant

    Description
    Vampire contre son gré.
    Les rats, c'est goûtu, à ce qu'il parait.

Re : Suis-je comme vous ? [Hadrian Kensley]

Réponse 30 mercredi 28 octobre 2026, 23:44:31

Est-ce qu'on pouvait réellement appeler ça un baiser ? Pour un homme tel qu'Hadrian, cela devait plutôt ressembler à un simple effleurement de lèvres, rien qui pouvait appeler à la tendresse, à l'excitation et au désir. Calypso se sentait ridicule, d'une part parce qu'elle ne connaissait rien de rien de sa nouvelle condition de sang-froid, et de l'autre part, face à son manque de connaissance en tout ce qui touchait à la sexualité. C'en était pitoyable...presque. Soit, tout ceci était vrai, et même si Hadrian refusa d'aller plus loin et que la jeune femme aurait pu s'en vexer, elle préféra se persuader que ce n'était parce que son homologue vampirique ne souhaitait pas la forcer ou la dégoûter de quoique ce soit, et fit taire ses mauvaises pensées. C'est entre ses bras, la main baisée comme dans une scène d'un film historique, que la demoiselle trouva enfin un véritable repos. À son réveil, elle le suivrait là où il décidera d'aller...

La miss Wymfire avait appris beaucoup de choses durant ces deux semaines de voyage, du moins, bien plus qu'elle n'en avait jamais appris au cours de sa courte existence humaine et de vampire. Pourtant, chaque nouvelle leçon semblait lui rappeler à quel point la sang-froid ignorait tout de ce monde qu'est Terra, de sa propre nature et de ce qu'elle était capable d'accomplir en tant que telle. Hadrian, ou plutôt Adrien, comme il lui avait demandé de l'appeler en ces terres, avait fait preuve d'une grande patience qu'elle n'aurait jamais imaginée trouver chez quelqu'un comme lui. Il ne la traitait pas comme une incapable, même si parfois, la jeune femme avait bien du mal à ne pas se considérer comme telle, surtout en l'entendant soupirer lorsqu'elle s'excusait.

Durant ces deux semaines de voyage, Calypso avait découvert en partie les limites de son corps, les capacités acquises en se nourrissant du sang de son compagnon de route et leur utilisation pour se défendre. Il s'était bien des choses aussi que la sang-froid avait du mal à s'y faire. Boire du sang d'humanoïdes, hormis lui, cela la dégoûtait un peu. À plusieurs moments, elle avait demandé à s'éloigner de groupes de personnes pour ne pas craquer, encore bien trop fragile psychologiquement parlant face à du sang bien plus revigorant que celui de petits animaux...Surtout, elle ne souhaitait pas s'en prendre à des personnes qu'elle considérait comme innocentes. Même lorsqu'il s'agissait de brigands, la jeune femme au teint pâle avait tiré une grimace un brin dégoûté. Par contre, prendre de leurs habits, ça, ça l'arrangea...même s'il était bien trop grand pour elle, ressemblant à une enfant voulant tester les vêtements de ses parents...

C'est à la suite de ce périple que Calypso découvrit que marcher pendant des heures avec des chaussures inadaptées était une torture dont elle se serait volontiers passée. Marcher pieds nus, même si cela n'était guère mieux, lui semblait plus agréable...Ses pieds meurtris en étaient la preuve indéniable de cette fabuleuse idée. C'est dans une cité nommée La Ville qu'ils s'arrêtèrent un instant. Assise sur le bord de la promenade, la demoiselle passa une jambe sur l'un de ses genoux pour retirer ses bottillons bien trop larges, avec l'aide d'Hadrian. Oh, ils n'étaient pas très beaux à voir, ses pieds...Des ampoules ici et là, certaines éclatées, donnaient l'impression que la demoiselle était prise d'une crise d'eczéma ou d'une toute autre maladie de peau défigurante.

Miss Wymfire observa alors son compagnon vampirique s'occuper d'elle avec une attention presque déconcertante. Elle n'avait pas l'habitude que l'on prenne soin d'elle, encore moins de cette manière, sans rien demander en retour, et encore moins sans lui faire sentir qu'elle était une charge supplémentaire. En vérité, il devait être le premier à le faire. La pâle avait baissé ses beaux yeux émeraudes vers ses pieds, désormais enveloppés d'un bandage propre, puis avait relevé son regard vers le visage du vampire.

- Merci...

Le mot était sorti tout bas, presque timidement. Calypso se mordit l'intérieur de la joue, consciente de sa tendance à remercier Hadrian pour la moindre petite attention. Il faudrait peut-être également qu'elle apprenne à faire autre chose que s'excuser et remercier les gens sans arrêt. À ce rythme, elle finirait par le remercier de lui avoir appris à respirer...Cette pensée lui arracha un discret sourire amusé, mais celui-ci disparut aussi vite qu'il n'était apparu lorsqu'une voix s'éleva derrière eux, écourtant leur moment de tranquillité.

Mes amis ? La jeune femme s'empressa de remettre ses savates trop grandes, et tourna lentement la tête vers cette fameuse voix. Plusieurs hommes étaient là, non loin. Elle ne les compta pas, ne cherchant pas à attirer davantage leur attention. Leurs vêtements étaient sales, leurs visages peu engageants et leurs sourires avaient quelque chose qui lui rappelait désagréablement les individus qu'elle avait appris à éviter depuis son arrivée sur Terra...

Le premier réflexe de la demoiselle Wymfire fut de se rapprocher d'Hadrian. Le second ? De se reprocher ce premier réflexe. Elle avait passé deux semaines à apprendre à ses côtés, à observer, à écouter, à essayer de comprendre comment survivre sans dépendre entièrement de son compagnon. Elle ne pouvait tout de même pas continuer à se cacher derrière lui au moindre problème...Lorsque le vampire invita la sang-froid à s'occuper de ces malotrus, celle-ci tourna son visage vers lui, les sourcils interrogateurs. Cal, ce nouveau pseudonyme lui plaisait davantage qu'elle ne voulait l'admettre. Cela sonnait familier, comme si cela servait d'accroche entre eux. Toutefois, dans ce cas-ci, elle aurait préféré que cette familiarité s'accompagne d'une situation un peu moins...menaçante.

- Moi ? Vous...Tu veux dire, toute seule ?

Oui, Calypso avait encore du mal à tutoyer Hadrian. C'était là une mauvaise habitude qu'elle avait prise pour garder une certaine distance avec les gens qu'elle rencontrait en général. La réponse lui apparut presque immédiatement après sa question. Bien sûr qu'il souhaitait qu'elle se débrouille toute seule pour se défaire de cette racaille. Bien que peu franche, Miss Wymfire inspira longuement et se redressa lentement. Ses pieds blessés lui arrachèrent une petite grimace, mais qui disparut bien rapidement dans l'air. Elle repoussa l'une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, remontant sans grâce le pantalon trop grand qu'elle portait, serrant davantage la ceinture à sa taille. Ne souhaitant guère donner dans la confrontation brutale dès le départ, Cal s'engagea dans la voie de la politesse dans un premier temps, même si elle se disait que cela ne servirait à rien, au vue de la forte odeur d'alcool qui émane du petit groupe.

- Bonsoir messieurs...Nous aimerions simplement terminer notre soirée tranquillement. Je vous serais donc reconnaissante de bien vouloir nous laisser, je vous prie.

La demoiselle accompagna sa demande d'un petit sourire hésitant. Le silence qui suivit lui parut interminable, jusqu'à ce qu'un des homme éclata de rire. C'était un rire gras, empreint d'alcool et d'ego, auquel ses compagnons ne tardèrent pas à se joindre. Calypso sentit ses épaules se raidir de dégoût. Son sourire s'effaça bien vite, baissant brièvement les yeux, comme si elle cherchait à comprendre ce qu'elle avait bien pu dire de si amusant.

- Eh ben, regardez-moi ça, les gars ! Une p'tite dame qui nous donne des ordres ! T'sais, on veut juste faire connaissance, ma jolie...

Ma jolie...Quelle horrible expression...Détestable. La sang-froid ne leur accorda pas plus d'attention qu'ils n'auraient dû avoir, se détournant du groupe. Une main lourde se referma sur son avant-bras. Le geste fut si soudain qu'elle en eut le souffle coupé. Ses magnifiques émeraudes s'écarquillèrent tandis que son regard glissait lentement vers les doigts qui enserraient le tissu trop large de sa tunique. L'homme avait contourné ses compagnons pour se rapprocher d'elle, un sourire satisfait étirant ses lèvres.

- Oooh, mais où tu vas comme ça ? On n'a pas fini de discuter, et ton copain a pas l'air contre...

Durant une fraction de seconde, Calypso ne vit plus la promenade, ni les bâtiments de la Ville, ni même les autres membres du groupe de connards. La sang-froid ne sentait plus que la pression désagréable de cette main à travers le tissu de son vêtement. Ce geste donnait l'impression d'une prison, d'une sensation de privation de liberté. Un peu le même sentiment qui avait pris la jeune femme lorsqu'elle découvrit qu'elle resterait jeune à jamais, sans y avoir consenti...La peur la paralysa quelques secondes, mais la demoiselle se rappela qu'elle n'était plus humaine, et surtout, qu'elle n'était plus seule. Elle était persuadée que si elle n'arrivait à bout de ces mauvais gens, Hadrian n'hésiterait pas à l'aider, mais pas avant qu'elle ne tente de faire quelque chose.

- Veuillez me lâcher maintenant...

- Et si j'veux pas ? T'vas faire quoi, ma jolie ?

Visiblement, ce saoulard ne voulait pas défaire sa prise. Qu'il en soit ainsi. Grâce à Hadrian, Miss Wymfire savait que malgré sa petite taille et le fait qu'elle soit plutôt frêle, elle n'en restait pas moins une créature de la nuit bien plus puissante que le commun des mortels. Bien évidemment, elle ne savait pas réellement s'ils étaient tous humains en face, mais cela valait le coup d'essayer. Qu'avait-elle à perdre ?

Ni une, ni deux, Calypso tira sur son propre bras pour attirer l'homme vers elle, et de sa main libre, bien plate, la claqua sur l'oreille de l'homme qui l'ennuyait. Étourdi par cette claque puissante, lui massacrant le tympan, la jeune femme profita du moment pour donner un coup de genou dans les bijoux de famille du malotru, qui s'écroula ensuite au sol à genoux, appelant sa mère dans un cri très aigu.

- Ah, la salope ! Attrapez-la !

La sang-froid se retourna pour faire face aux quatre autres inconnus venus pour faire chier Calypso et Hadrian. Mais la demoiselle hésita un instant. Elle se sentait capable de maîtriser un homme à la fois, mais quatre d'un coup, sans pour autant les tuer...Le premier arrivé sur elle prit un coup de pied sur le côté du genou pour être déstabilisé et Calypso le repoussa, le « pauvre homme » se fracassant l'arrière du crâne contre les pavés. Plus que trois...

Hadrian Kensley

Créature

Re : Suis-je comme vous ? [Hadrian Kensley]

Réponse 31 Aujourd'hui à 02:56:53

- Ah, la salope ! Attrapez-la !

Hadrian aurait pu laisser la jeune femme se débrouiller. De fait, il n'avait de crainte que ces petites ordures de fond de ruelles auraient pu lui faire bien de mal; elle était, après tout, vampire. Sa force et sa durabilité surpassent, de loin, celle d'un humain normal, et faisait donc d'elle leur supérieure en tout point. Mais elle était encore douce. Elle était encore tendre. Elle était encore beaucoup trop humaine. Mais il était quand même satisfait qu'en deux petites semaines, elle avait fait autant de progrès.

Hadrian, cependant, n'avait aucune de cette tendresse en lui.

Des trois hommes restants, l'un se précipita vers Calypso, probablement encore sous l'impression qu'elle n'était qu'une simple petite demoiselle en voyage sur les routes incertaines d'Ashnard. Les bras levés, il s'approchait de la jeune femme avec le visage déformé par la rage et la soif de vengeance, avec l'intention de s'emparer de son cou en apparence si fragile.

Il n'arriva même pas à poser la main sur elle.

Hadrian, qui, jusque-là, se tenait à peine en retrait de Calypso, s'interposa, son corps formant contre la jeune femme un bouclier encore plus fiable que celui d'un mur de brique. D'un poing fermé, il gifla l'homme, écrasant ses jointures contre le visage de l'assaillant. Il sentit contre sa peau, malgré les sens atrophiés par la mort de sa chair, les os de l'homme céder sous l'impact; son nez, sa pommette et sa mâchoire volèrent tous en éclat sous l'impact fulgurant de ce poing. Voyant qu'il n'était pas mort sur le coup, Hadrian s'émerveilla secrètement de la résilience du corps humain; malgré toutes ces années passées à tuer, il devait bien se rendre compte à l'évidence qu'un homme, même humain, avec ces organes était une bête difficile à tuer.

"Je peux accepter," dit le vampire en essuyant son poing maculé de sang sur la tunique de l'agresseur, "que l'on m'attaque, voire que l'on tente de me dépouiller. En revanche, je ne tolère pas l'impolitesse."

Un mensonge. Il n'avait pas vraiment ce genre de scrupule. Mais il ne faisait jamais bien de mal de faire à croire qu'il en avait. S'il ressentait encore de la culpabilité à mentir ou à tuer, il s'était bien gardé de le démontrer jusqu'à maintenant

Et le vampire se tourna vers les deux derniers hommes, avant de se tourner vers sa jeune compagne, et se pencha sur elle, dévoilant sa nuque et plantant ses crocs dans sa gorge. Le sang se faisait rare pour lui qui n'avait que trop jeûné pour épargner les sensibilités de la jeune femme. Cependant, le sien n'était pas interdit, et le sang d'un autre vampire était plus rapide à ingérer que celui d'un mortel, car déjà altéré par le chaudron alchimique qu'était leur cœur. Il ne but que quelques gorgées, avant de la gratifier d'un baiser sanglant, et s'approcha des deux autres membres du groupe.

"Maintenant, Cal, observe bien."

Et dans les yeux particuliers de Calypso, le corps d'Hadrian se mit à pulser, très légèrement, d'une couleur cramoisie, alors qu'il usait de la Célérité pour accélérer les mouvements de son corps. Hadrian était rapide, très rapide, à l'état normal, mais lorsque la Célérité était activée, puisant dans les réserves de sang de son corps, il était plus que rapide. Il n'était, aux yeux d'un humain normal, qu'une masse floue, rapide comme une voiture lancée à pleine vitesse.

L'homme de droite se volatilisa soudainement de la vue de Calypso, au même moment qu'Hadrian. Cependant, contrairement au deuxième homme, les sens vampiriques de la jeune femme pouvaient lui permettre de suivre le développement de la situation alors que, dans un recoin sombre, Hadrian drainait sa victime.

Le deuxième homme, pris de panique, se retourna et tenta de prendre la fuite.

Hadrian ne le laissa cependant pas faire, et après avoir fini son repas, et usant de la même célérité qui lui donna la forme d'une ombre mouvante, il se manifesta devant le dernier homme, le regarda dans les yeux. L'instant d'après, l'homme se tourna, lentement, et marcha jusqu'à l'un de ses camarades et, avec l'aide d'une bouteille cassée qu'il tenait à la main à titre d'arme, lui asséna plusieurs coups pour l'achever.

Hadrian, pour sa part, regagna les côtés de Calypso, et il la souleva de terre pour lui épargner ses pieds douloureux.

"Trouvons une chambre. Je suis rassasié, maintenant. Tu devrais pouvoir manger suffisamment pour guérir tes blessures."

Il l'emmena donc plus profondément dans la Ville. Bientôt, des cris retentirent derrière lui, mais il ne sembla pas en faire un cas.

"Une menace est une menace, Cal. Et une menace ne cesse d'en être une que dans deux circonstances; soit tu parviens à fraterniser et convertir cette menace, ou tu l'élimines."

Il s'arrêta à quelques mètres d'un établissement. De l'extérieur, il pouvait entendre les rugissements d'un homme et les couinements d'une femme. Il décida que ce n'était pas nécessairement le meilleur endroit pour deux vampires, et donc, il continua son chemin pour encore quelques pâtés de maison, et s'arrêta dans un petit square, au centre du quartier qu'ils traversaient.

"Hm… peut-être que nous allons devoir nous imposer chez quelqu'un, en fin de compte."

Il la posa sur un banc, avant de se placer devant elle. Il se pencha sur elle, puis placa un de ses ongles acérés contre sa propre gorge, avant de couper la jugulaire.

"Allez. Viens-là, avant que la plaie ne se referme."


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