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Du sang sur les plaines [PV Magikya]

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Duc Dayereth Amra

Du sang sur les plaines [PV Magikya]

dimanche 03 février 2013, 08:26:27

Depuis que Havremorne appartiens aux Amra, aucun envahisseur n’a réussi à conquérir, ne serait-ce qu’un mètre des terres de Havremorne. Les Amra ont toujours su protéger leurs terres avec dévotion. Ils ne tolèrent pas qu’une trop large force, à part la leur, se promène librement chez eux et punissent violemment les envahisseurs potentiels. La plupart des nobles ont appris leur leçon au fils des ans, ils laissent Havremorne tranquille. Les Amra ont toujours été de grands tacticiens et d’excellents combattants. Ils sont aussi fourbes qu’ils sont malins. Parmi cette grande famille, le plus grand de tous est surement Dayereth Amra, l’actuel Duc d’Havremorne.

Dayereth est un général impitoyable et un grand conquérant. Au fil des siècles, il a combattu dans de nombreuses batailles, la guerre est une chose qui l’amuse presque autant que les plaisirs de la chaire. Une chose était certaine, il ne laisserait personne prendre ses terres. Les espions du Duc avaient aperçus une armée se promenant à l’est des terres, près de Castelcerf et de Champrouge.  En se renseignant, ils avaient également appris que cette armée appartenait à une certaine Magikya. Ils ne savaient pas ce qu’elle faisait là, mais ils décidèrent d’aller rapporter ce qu’ils avaient trouvé au Duc.

Dayereth avait entendu parler de Magikya. Une jeune magicienne qui s’était retrouvée aux commandes d’une armée. Elle menait ses troupes admirablement bien, surtout en considérant son manque d’expérience. Le fait qu’elle soit si jeune ne devait pas être vu comme un avantage pour le Duc, bien au contraire. Si elle dirigeait une armée à son âge, c’était qu’elle devait être particulièrement intelligente et par conséquent une adversaire redoutable. Ses espions estimaient son armée à Havremorne à environ mille-deux-cent hommes.  Si elle était magicienne, beaucoup de choses pouvaient l’intéresser si près de la forêt de Castelcerf.

La forêt était réputée pour avoir été le repaire de bon nombre de magiciens il y a fort longtemps.  Des artefacts pouvaient encore se trouver là, bien que les Amra aient déjà envoyé des hommes fouiller la forêt il y a des siècles de cela, avant même que Castelcerf soit fondée. Elle pouvait aussi simplement essayer de bâtir une forteresse dans le coin, question d’avoir plus de territoire. La raison importait peu. Dayereth ne pouvait pas se permettre que quelqu’un d’autre vienne lui voler ses ressources chez-lui.  Il écrit donc une lettre à Magikya, envoyant un corbeau, comme c’était la coutume à Havremorne, lui porter le message.


Très chère demoiselle Magikya,

Nous vous avons repérée, vous et votre armée, marchant sur mes terres. Peu importe la raison qui vous a amené à Havremorne, je vous demanderais de quitter la région sur le champ. Ses terres ont appartenues à ma famille depuis presque un millénaire, nul n’a le droit de contester mon droit de gouverner la région ou de revendiquer une partie de mon territoire. Vous êtes visiblement dans mes terres et si vous ne quittez pas bientôt, je serais dans l’obligation de considérer votre présence à Havremorne comme une invasion et je devrais m’en occuper comme il se doit, c'est-à-dire rapidement et brutalement.

Si vous désirez passer du temps à Havremorne, je vous conseil de revenir sans votre armée. Vous avez bien entendu le droit de garder quelques uns de vos gardes personnels avec vous, mais il est inacceptable que vous vous promeniez chez-moi avec un nombre important de soldats. Dans une semaine j’irais avec mes hommes dans les plaines Rouges, près de là où nous vous avons aperçus. Si vous n’avez pas quittée mes terres, préparez-vous au combat. Si, par contre, vous être rentrée chez-vous, je serais prêt à oublier cet incident contre une légère compensation, puisque, après tout, vos hommes se sont nourris à partir de mes terres pendant un moment.

Sincèrement,

Sa Grâce le Duc Dayereth Amra de Havremorne



La missive était simple et directe. Satisfait de la lettre qu’il allait envoyer, Dayereth apposa le sceau de Havremorne sur la lettre puis l’envoya. Par la suite, il envoya d’autres missives, demandant à certains de ses généraux de rassembler leurs troupes. Une semaine plus tard, le Duc se tenait dans les plaines Rouges avec une petite armée. Les plaines Rouges étaient bien connus car elles avaient été le théâtre de nombreuses batailles sanglantes. Rien ne pouvait prouver que Magikya se trouvait toujours là, mais la plupart avaient le pressentiment qu’ils allaient devoir se battre cette après-midi. Pourtant, les troupes du Duc n’étaient pas apeurées, plutôt excitées. C’était connu que les gens de Havremorne aimaient le combat, même si ça voulait dire qu’ils allaient peut-être perdre des amis au combat.

Le Duc se tenait dans sa tente avec ses généraux face à une carte du champ de bataille, des pions représentaient les soldats. Dayereth avait planifié jusqu’au dernier détail le déroulement de ce combat, mais il ne devait rien laisser au hasard. Il avait avec lui une armée d’un peu plus que neuf-cent-cinquante hommes. Moins que Magikya, mais ses hommes étaient entrainés et le Duc gardait pour lui un atout caché qui pourrait bien changer le cours d’une bataille. Ses troupes venaient surtout de Castelcerf et de Champrouge. En temps de guerre, il pouvait amasser une force énorme, mais il estimait que ces forces étaient suffisantes pour ce combat, inutile de payer une fortune pour rien.

À ses côtés, il y avait Shadis Serath. D’habitude, il menait au combat les corsaires et les mercenaires engagés par Havremorne, mais il pouvait également mener l’infaterie de Havremorne au combat. C’était un combattant respecté qui prenait de bonnes décisions. Il avait quatre-cent-cinquante hommes sous ses ordres. Il y avait aussi Jahnae Kett, une elfe noire arrogante et assoiffée de sang qui dirigeait les deux cents archer de l’armée.  On pouvait également voir Thorn Luleth , un vétéran venant de Champrouge. Champrouge était réputée pour les chiens de guerre qui y sont élevé. Thorn s’occupait de relâcher les quarante chiens de l’armée au début de la bataille avec ses hommes avant de monter à cheval avec ses hommes pour mener les deux-cent-cinquante hommes faisant partis de la cavalerie lourde.

Pour finir, il y avait Nastus Saax, un sombre mage venant de Rocnoir. Il était l’envoyé de la Guilde des Technomages, c’était lui l’atout secret du Duc. Dayereth était en train d’expliquer la stratégie pour la quatrième fois ce matin à ses généraux. Il parlait d’une voix douce et calme, de façon à ce que ses généraux se souviennent bien de ce qu’ils ont à faire. Il allait lui-même se battre en compagnie de cinquante guerriers qu’il avait lui-même choisi. Pour cette occasion, le Duc avait revêtu une imposante armure de cuire noire. Elle avait été faite par un maitre et des motifs de dragons et de têtes de mort étaient placés un peu partout. C’était un chef-d’œuvre.

-   Recommençons, dit le Duc, Quand nous verrons les troupes de Magikya arriver, nous ne bougerons pas. Nous les laisserons charger d’abord. Ils fonceront tout droit vers nous, quand à mon signale…

-   Je lance une pluie de flèche vers les ennemis, mon Duc, enchaina Jahnae, et ensuite je pars avec mes hommes sur la colline à l’est pour prendre les ennemis à revers.

-   Oui,
continua Thorn, mais avant d’aller à la colline, tu dois attendre que nous ayons relâché les chiens au signale du Duc, ensuite, nous t’escorterons sur la colline avant de charger les troupes ennemies sur le flanc.

-   Comme si j’avais besoin de ton aide…

-   Pendant ce temps, expliqua Shadis, nous serrons en avant avec des boucliers pour nous protéger au cas où eux aussi voudraient nous lancer une pluie de flèches. Nous chargerons sur les adversaires à votre signale et à vos côtés, mon Duc.

Le Duc sourit, satisfait. Il se tourna alors vers Nastus. Ce dernier comprit que les autres généraux voulaient qu’il dise quelque chose. Quand il parla, seul le Duc ne sentit pas de frisson lui parcourir le dos. Nastus était un homme effrayant, tordu et méchant, comme la plupart des habitants de Rocnoir. 

-   Et moi j’interviendrais à la demande du Duc. Je ne me battrais pas à vos côtés, mais je serais là…

Le Duc regarda longuement ses généraux, les examinant. Ils étaient prêts.

-   C’est parfait, nous réviserons la stratégie une dernière fois lorsque nous verrons arriver les troupes de Magikya. Jusqu’à ce que ce moment arrive, aller préparer vos hommes et faites leur part des changements à la stratégie. À part cela, il ne nous reste rien d’autre à faire que d’attendre…

Magikya

Invité

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Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 1 dimanche 03 février 2013, 10:40:41

Les bannières bleu et or flottaient au vent au-dessus des centaines de tentes vertes qui parsemaient la prairie. Mais l'agitation était au combat, les soldats couraient dans tous les sens, s'armant, certains tremblant, effrayés de cette première bataille qui arrive. Les cors sonnaient bruyamment, le signal indiquant à tous que la bataille allait se déclencher, il faisait encore nuit, mais le soleil ne tarderait pas à se lever d'ici quelques heures.

Magikya marchait rapidemment, les soldats s'écartaient d'elle en la voyant, droite, sa chevelure bleue tombant sur ses épaules. Elle portait une robe rouge, en fort contraste avec sa chevelure, un moyen de se distinguer, d'être vu et d'être le symbole de cette armée. D'autant que sa robe la mettait bien en valeur, de longues manches, et, à l'inverse, une ouverture le long de son torse rattachée par quelques ficelles soigeusement entrelacées, dévoilant quelque peu sa poitrine ainsi que son nombril. Cette robe qui pouvait sembler provocante la faisait apparaître telle une déesse de la guerre.

Elle arriva devant une tente plus grande que la moyenne et gardée par deux soldats qui tenaient des hallebardes. Ceux-ci la laissèrent passer en inclinant la tête.

A l'intérieur, plus aucun soldat, seulement les commandants de l'armée, Meslya, elle portait un pantalon de cuir et une légère armure, à sa taille se trouvait une fine épée dans son fourreau. Malgré son jeun âge, c'était elle qui allait diriger les 600 fantassins. A côté d'elle, Calstea, cette fois elle ne chevaucherait pas un puma, mais un tigre blanc. Elle ne porte qu'une tenue légère, mais elle reste une cavalière très agile, elle allait mener les 275 cavaliers. Mordrack  restait immobile, colosse protecteur de Magikya. Enfin, rayonnante et noble, Daenya, elle portait une tenue légère, dévoilant son nombril et ses épaules, un pantalon de cuir avec un haut en cuir. Cette dernière ménerait les 320 archers.

Ils se remémorent rapidement leur stratégie. Les cavaliers entreraient les premiers dans la danse, chargeant en forme de triangle. Seuls ces cavaliers lourds portaient des armures, ainsi que leurs chevaux, de manière à percer les défenses ennemies sur leurs côtés, soit environ 130 cavaliers des deux côtés. Dès que le contact aura été forcé, les fantassins avanceront en ligne, lentement, les archers seraient en poste derrière eux.

La plaine était encore verte, innocente de tout combat. Magikya, dressée sur son cheval, attendait désormais les troupes ennemies. Ses mains tremblaient, mais il fallait réussir cette bataille. Le Duc disposait de nombreuses ressources magiques sur ses terres. Quelques soldats montraient leur impatience de se battre, originaires de ces terres qu'ils avaient dû fuir à cause de la tyrannie du Duc. Magikya avait bien reçu sa missive, elle ne s'était pas donnée la peine de lui répondre, connaissant de réputation la dictature de cette personne. Bien qu'elle n'estimait pas la personne, elle estimait le fin stratège qu'il était.

La bataille allait être sanglante. Le soleil se levait et l'agitation de la nuit se trouvait remplacée par le calme avant la tempête. Les fantassins portaient des armures à écailles fines, comme tous les autres soldats, ils fixaient l'horizon, concentrés pour le violent conflit qui allait suivre. Quelques soldats étaient des femmes, notamment parmis les archers, des paysannes ou chasseuses. L'armée du Duc avait une sacrée réputation, mais eux avaient la rage au ventre.

Daenya, à côté de Magikya, lui lança un regard brillant de courage et de volonté. Ses autres commandants semblait également parés à la bataille. Magikya leur fit signe et ils allèrent se mettre en position. Ils étaient prêts.
« Modifié: dimanche 03 février 2013, 12:57:02 par Magikya »

Duc Dayereth Amra

Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 2 dimanche 03 février 2013, 22:36:23

-   Mon Duc, nous avons repérés une armée marchant dans notre direction, il s’agit sans doute de Magikya.

Le Duc regarda l’éclaireur qui s’était présenté devant lui. Un jeune homme, surement sa première bataille.

-   Bien, je te remercie de m’avoir apporté ce message.  Maintenant laisse-nous, il nous reste quelques derniers préparatifs à faire

-   Oui mon Duc.

L’éclaireur croisa ses bras sur sa poitrine et se pencha vers l’avant, ça faisait office de salut militaire dans l’armée du Duc.  Dayereth ne lui rendit pas son salut, il était le Duc et n’avait pas à faire ce genre de choses. Ce dernier se tourna vers ses généraux qui étaient revenus dans sa tente pour discuter stratégie à nouveau. Dayereth se tourna vers Jahnae, qui portait à présent une armure en cuir de chez elle. Les drows avaient une façon particulière de fabriquer leurs armures qui avaient toujours une allure redoutable.

-   Jahnae, dites à vos hommes que si les hommes de Magikya ne chargent pas en premier, nous ouvrirons le bal avec les Dix Mètres de l’Homme Mort. Ensuite, nous poursuivrons le plan comme prévu. Je veux vos hommes prêts et armés dans une demi-heure maximum. Je m’adresserais à eux avant de partir vers le champ de bataille.

Les commandants acquiescèrent avec un Oui mon Duc, qu’ils dirent tous d’une même voix. Les Dix Mètres de l’Homme Mort, était une technique utilisée par le Duc Amra sur le champ de bataille. Lorsque Dayereth signalerait aux archers de tirer, ces derniers tireraient dix mètres moins loin qu’ils en sont réellement capable, ils ne toucheraient, bien entendu, personne. Leurs adversaires s’arrêteraient donc avant, croyant être en sécurité, mais c’est à ce moment que les archers rechargent leurs arcs et lancent une seconde pluie de flèche, cette fois-ci, visant vraiment leurs adversaires. Cette technique avait fonctionnée plusieurs fois auparavant et rarement les adversaires du Duc avaient compris ce qui se passait avant qu’il ne soit trop tard.

Exactement vingt minutes plus tard, le Duc se tenait devant son armée, prête à se battre. Le Duc avait revêtu une longue cape noire par-dessus son armure. Elle volait dans le vent, donnant au Duc un air puissant et imposant. Il comptait se battre avec une épée qu’il avait faite forger une semaine plus tôt. Elle n’avait pas encore goutée au sang. C’était une épée faite d’un métal elfique et forgée par un maitre-forgeron nain. Elle était donc légère comme une plume et résistante comme une montagne. Elle était incrustée d’émeraudes et le pommeau en or de l’épée rappelait un corbeau fonçant sur une proie. C’était un chef-d’œuvre.

Des bannières noires, mauves et ocre flottaient au-dessus des hommes du Duc, eux aussi habillés aux couleurs d’Havremorne.  Le Duc n’allait pas foncer directement dans la mêlée, il était surement l’un des meilleurs combattants de Terra, mais il ne pouvait pas se battre au premier rang. Ce n’était pas seulement à cause de son importance, c’était aussi à cause des modifications qu’il avait reçu. Il était allé voir les Technomages, il y a plusieurs années de cela, pour qu’ils améliorent ses capacités à se battre. Ils avaient réussis avec brio, mais le corps du Duc parvenait mal à gérer toute sa puissance. S’il se ménageait, tout se passerait bien, mais s’il se battait à son plein potentiel tout au long de la bataille, il pourrait tomber dans le coma pendant longtemps. Même en se ménageant, il faisait partie de l’élite des combattants de Terra.

-   Combattants de Havremorne, nous sommes ici aujourd’hui pour empêcher Magikya la magicienne d’envahir nos terres. Depuis que Havremorne est Havremorne, les habitants de ses terres ont toujours su prendre les armes pour défendre le territoire qui leur revient de droit. Le combat n’est pas gagné d’avance, ils sont plus que nous et leur chef est redoutable. Mais les chiffres ne sont rien, et même les puissants peuvent tomber. Nous sommes de Havremorne, de guerriers nés. Nous ne laisseront personne nous prendre nos terres. Quand les envahisseurs viendront marcher à notre porte, que feront-nous?

-   Nous nous battrons, répondirent en chœur les soldats

-   Et quand la menace viendra du nord, du sud, de l’est et de l’ouest, que feront-nous?

-   Nous nous battrons!

-   Et quand se sera à notre tour de conquérir, d’étendre notre empire sur le reste du monde, que feront-nous?

-   Nous nous battrons!

-   Oui! Et nous vaincrons! Mais pour l’instant, venez avec-moi, nous devons défendre nos maisons!

Les soldats du Duc se mirent à crier de plus belle, Dayereth avait le chic pour motiver ses hommes. Il fallait dire que motiver un habitant de Havremorne à aller au combat n’est pas particulièrement difficile, ils ont tendance à être plutôt belliqueux dans cette région. Il fallut à l’armée une quinzaine de minute pour rejoindre le champ de bataille et le double pour se mettre en position, ils virent les troupes de Magikya à l’autre bout du champ de bataille, eux aussi se mettaient en position. Le Duc n’avait aucune envie d’engager des pourparlers avant le combat. Il avait combattu de nombreux envahisseurs dans sa vie et peu d’entre eux représentaient une réelle menace pour Havremorne.

 Le Duc aimait simplement se battre et plus il gagnait de combats, plus sa renommée grandissait et il gagnait également beaucoup de popularité auprès de son peuple. Ils le voyaient comme un puissant dirigeant prêt à les protéger contre les envahisseurs, même si en réalité, il se battait la plupart du temps contre des adversaires faibles et peu dangereux. Cette Magikya, par contre, ne devait pas être prise à la légère. Dayereth la connaissait de réputation et elle pouvait réellement lui causer des problèmes. Les troupes de Dayereth étaient prêtes, il fit sonner le cor de guerre, signalant à Magikya qu’il était prêt à se battre. Entouré de ses meilleurs hommes, il attendit la réponse de l’autre armée. Quand il entendit l’autre cor de guerre, il se tourna vers ses archers.

-   Archers, en position!... Tirez!

Ainsi débuta les Dix Mètres de l’Homme Mort et la bataille. Les archers du Duc se préparaient déjà à lancer la deuxième pluie de flèche. La première rafale de flèches n’atteignit, comme prévu, personne. Lorsque ses adversaires seraient assez proches, il ordonnerait à ses archers de tirer à nouveau. Un sourire un peu sadique sur le visage, Dayereth attendait que les premières lignes ennemies marchent dans son piège.

Magikya

Invité

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Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 3 mercredi 06 février 2013, 18:58:48

Le bruit des cors résonnaient, quelques "Chargez" criés au vent, et la terre se mit à trembler. Les cavaliers menés d'une main de fer par Calstea s'élancèrent, quelques hénnissement de cheveux et des cris de courages des cavaliers sans peur. Ils dégainaient leurs épées et pointaient leurs lances droits sur l'ennemi avec la volonté de voir ses armes rougies du sang de leurs adversaires d'ici très peu de temps. La vague rapide se sépara subitement en deux afin de prendre l'armée adverse en tenaille.
Par ailleurs, les fantassins s'étaient également lancés dans la bataille accompagnés des archers qui suivaient quelques mètres derrières eux. La distance à parcourir sembla très courte pour ces soldats qui attendaient depuis trop longtemps de déverser leurs rages contre ce "tyran" dont ils avaient entendus les pires cruautés. Dans les contrées d'où ils étaient originaires, de nombreux bardes chantaient des chansons le représentant comme un diable, un fou, qui dévorait vivant les enfants. Leurs bras soulevant les épées étaient ainsi portés par ce sentiment de liberté et de justice, en plus de gloire, qu'ils accomplissaient. Magikya et les commandants savaient bien l'absence de véracité de ces propos, cela n'était que des légends racontées par ceux qui avaient fuis la contrée de Havremorne. Soit des témoignages subjectifs, même s'il était très probable que le Duc Dayereth Amra était un tyran dans l'âme, il n'en était pas moins fou, bien au contraire, si il était toujours Duc après tant d'années c'était bien grâce à sa vivacité d'esprit.

Magikya, qui était restée en retrait avec Mordrack et une dizaine de soldats d'élites, trouva le temps bien ralentit lorsqu'elle vit ses troupes au grand complet s'élancer. Elle avait vue de nombreuses batailles, mais jamais face à un aussi grand stratège ni avec autant d'effectifs des deux côtés. Son coeur s'était ralentit, comme sa vision du temps. Elle voyait ses soldats courir, brandissant leurs armes, se rapprochant progressivement d'un contact violent et sans pitié. Seulement, si une grande partie s'était déja battue, il leur manquait encore l'expérience et une bonne maitrise des armes, mais elle comptait sur leur amour de leur hameaux.

Soudain, le ciel sembla s'obscurcir un moment. Une multitude de sifflements provenant du ciel. Les premières flèches ennemies volaient tout droit sur ses soldats. Les fantassins, encore trop loin, n'en reçurent aucune. Cela ne fut malheureusement pas le cas pour les cavaliers, plus rapide, et les premiers cris de douleurs et hennissements de chevaux se firent entendre, rapidement couverts par la soif de sang de l'armée.
Ses fantassins, qui avaient ralentis pour éviter cette pluie mordante se remirent au pas de charge, et plus rapidement. Les archers, quant à eux, avec Daenya, s'étaient arrêtés au niveau des premiers impacts de flèches ennemies. Ils bandèrent rapidement leurs arcs, connaissant désormais la longueur approximative que les flèches pouvaient parcourir. Et leurs flèches s'envolèrent ainsi, droit sur les troupes ennemies. Lorsqu'elles attérirent, il fut difficile de voir les dégâts que cela avait pu occasionner dans l'armée adverse de là où était Magikya.
Les archers avancèrent quelques mètres en avant.
Une seconde pluie de fèche se fit en provenance de l'armée du Duc, mais cette fois-ci, bien plus loin. Les archers furent les plus surpris par la rapidité de celles-ci ainsi que de leurs portées, ils n'eurent que peu de temps pour s'abriter, et les cris de douleurs, plus nombreux, résonnèrent de nouveau, ainsi que chez les fantassins.

Daenya regarda, inquiète, autour d'elle. Les cavaliers commençaient leurs percées sauvages dans l'armée adverse. Il y eut une troisième pluie de flèche, avant même que les archers de Magikya n'aient put se rétablir et se regrouper, causant de nouveaux morts et blessés, alors qu'enfin les fantassins arrivèrent au contact de l'armée ennemie, frappant avec rage et vigueur.
Magikya n'avait aucune idée du nombre d'invalidés dans son armée au bout de seulement quelques minutes de combats, mais les estimations étaient bien plus élevées que prévues. Elles espérait que les combats au corps à corps tourneraient en sa faveur.

Duc Dayereth Amra

Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 4 vendredi 08 février 2013, 02:03:24

Le Duc regarda avec le plus grand de sourires ses adversaires tomber, ils avaient mordus à l’hameçon. De plus, il avait réussi à faire quelques dégâts chez les cavaliers adverses, quelque chose à quoi il ne s’était pas attendu, ce fut une agréable surprise. Les archers adverses avaient eux aussi envoyés une pluie de flèche en direction de son armée. Le Duc s’y attendait, mais ça ne faisait jamais plaisir de voir cette nuée noire foncée vers ses troupes, amenant avec elle la mort et les cris de douleur. Malgré les boucliers de l’infanterie, certains soldats tombèrent tout de même. Trop au goût du Duc.

Ce n’était pas qu’il ressentait un réel attachement envers ses hommes, peut-être envers deux ou trois de ses généraux, mais voir mourir ses hommes ne lui faisait pas vraiment de peine. Ce qui le dérangeait c’était qu’il savait qu’avec des soldats, il pouvait prendre tout ce qu’il voulait, alors il devait en avoir le plus possible. Ses troupes tombées sous les flèches ennemies allaient lui causer un problème, Dayereth devait miser gros sur les attaques à distance, comme il était en infériorité numérique, il devait faire tout son possible pour équilibrer le nombre de troupes avant que ses adversaires atteignent ses premières lignes de soldats. Justement, c’était le temps pour la deuxième partie de son plan.

-   Lâchez les chiens!

Ses hommes obéirent et presque instantanément,  une centaine de chiens fonçaient vers les troupes ennemies.  Les chiens de Champrouge étaient des ennemis puissants et vicieux, ces chiens étaient hauts sur pattes et musclés, mais ils restaient petits et rapides donc plus difficiles à atteindre. Leurs mâchoires puissantes pouvaient arracher le bras d’un homme sans difficulté, mais comme ils faisaient face à des soldats en armure, c’était moins probable de voir de tel dégâts, pourtant un chien pouvait toujours tuer un homme. Ils étaient malheureusement très faciles à tuer. La plupart des chiens évitèrent les premiers rangs ennemis, ils étaient trop loin pour que le Duc les voit au combat.  L’armée ennemie était à présent très proche de la sienne, il ne restait plus qu’une chose à faire.

-   Pour Havremorne!

-   Pour Havremorne, répondirent en cœur certains soldats

Les fantassins foncèrent alors dans la mêlée, le Duc venait d’envoyer le signal à ses hommes de charger eux aussi. Ils n’eurent pas à courir beaucoup avant de rencontrer l’armée de Magikya qui progressait rapidement. En un instant, les cris de guerre laissèrent place au son bruyant du métal qui s’entrechoquait.  Le Duc balaya le champ de bataille du regard, les flèches et les chiens avaient été dures pour ses adversaires, mais ils étaient toujours supérieurs en nombre. Le Duc soupira, la situation n’était pas dramatique, mais elle aurait pu être plus en sa faveur. Il vit également que la cavalerie ennemie était en train de les prendre en tenaille.

Magikya avait su faire bouger se troupes rapidement et au bon moment, utilisant la charge de ses troupes pour comme diversion pour laisser passer les cavaliers sur le côté. Les soldats se concentraient généralement plus sur ce qui était en avant et moins sur les côtés. La jeune femme avait utilisée admirablement son avantage numérique, comme le Duc s’y attendait.  Le Duc avait peu de passions, mais parmi elles il y avait la guerre et la politique, deux choses qui avaient tendance à se ressembler. Il se tenait donc très au courant de l’actualité, il connaissait donc un peu la réputation de Magikya.

Une gouvernante juste et bien-aimée, aucunement un tyran, comme plusieurs nobles. Le Duc lui-même savait qu’il était un peu un tyran, il prenait ce qu’il voulait et punissait sévèrement ceux qui se tenaient dans son passage, mais les gens le reconnaissaient comme un souverain puissant et protecteur. Pourquoi? Parce que sa cruauté lui amenait de la force. La compassion affaiblissait les cœurs des gens, un dirigeant se devait de rester fort en tout temps. C’était ce qu’il avait de plus que Magikya, car il pouvait bien dire qu’ils étaient tout les deux également intelligents. Le Duc avait également un autre avantage, l’expérience.

C’est pourquoi il sut exactement comment réagir face aux cavaliers qui fonçaient sur ses flancs. D’un côté, ses propres cavaliers qui fonçaient vers une colline non loin en escortant une partie de ses archers pourraient défendre les flancs. De l’autre côté, se serait son combat. Le côté gauche de son armée n’était pas à découvert pourtant. Il s’attendait à ce que ses adversaires tentent une percée sur ce flanc. Dayereth mit son casque, un casque de cuir et de métal qui lui cachait une partie du visage lui donnant un air féroce, monta sur son cheval, un grand étalon noir et fonça vers le flanc gauche de son armée.

Arrivé du côté de ses soldats, il leur ordonna de reculer et de former une demi-lune. Le Duc avait un plan en tête. Accompagné de trente de ses soldats d’élite, il fonça vers les cavaliers adverses. Ils étaient trop peu pour réellement leur faire face, mais le Duc fonçait tout de même. Sa cape volait au vent, lui donnant un air de fantôme de la mort. Il fonça dans la cavalerie de Magikya, tuant deux ou trois hommes, puis se retourna presque aussitôt, suivi de ses gardes. Il fuyait déjà le combat, suivit de ses gardes. Naturellement, ses adversaires allaient le poursuivre, c’était le Duc après tout, c’est là qu’ils se retrouveraient pris dans le demi-cercle que formaient les hommes de Havremorne qui s’écartaient pour laisser passer leur souverain.

C’était une technique risquée, le Duc qui fonçait accompagnée uniquement de trente hommes contre plus d’une centaine d’adversaires. C’était ce genre de prise de risques qui donnait toute sa réputation au Duc, il n’était pas réellement en danger. Il pouvait être tué par lame, mais avec toutes les modifications qu’il avait reçues, une simple épée dans le cœur ne suffirait probablement pas. Les hommes de Havremorne regardaient leur Duc foncer si bravement vers des troupes plus nombreuses, ils connaissaient sa stratégie, mais voir leur souverain mettre sa vie en péril ainsi les inspirait. En vérité, le Duc adorait ça.

Ses hommes se battaient avec courage pour leur patrie et pour la gloire. Le combat était, pour les gens de Havremorne, un réel plaisir. La mort n’était rien pour eux, ils l’avaient côtoyé toute leur histoire.  Le Duc, en retournant vers ses troupes, regarda les premières lignes, le combat était serré, ni son armée ni celle de Magikya ne semblait prendre le dessus, mais la bataille était encore jeune.  Il n’avait pas vu non plus la jeune dirigeante, il avait hâte de voir la magicienne. En fonçant, il parvint à dire pour lui-même,

-   Je t’attends petite magicienne…

Magikya

Invité

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Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 5 vendredi 08 février 2013, 15:53:25

Le bruit du métal s'entrechoquant inondait la plaine. Le combat au corps à corps était d'une violence rarement égalable. Des chiens, d'une taille et ossature impressionante, s'étaient lancés sur ses fantassins. Des monstres de muscles qui renversèrent plusieurs de ses soldats, les entrainant dans leurs courses ensanglantées. Il les mordait au visage, les invalidant ou les tuant, insensible aux cris de douleurs des soldats dont des sons sortaient de leurs bouches ensanglantées dans l'ultime tentative que l'un de leurs compagnons vienne transpercer l'animal. Meslya qui se tenait en première ligne fut violemment percutée par un de ces animaux du diable. Elle eut tout juste le temps de faire un saut sur le côté, la bête frola ainsi sa jugulaire mais la mordit violemment à l'épaule droite. Meslya évita de tomber pour ne pas se faire piétiner par ses fantassins. Elle prit son arme de la main gauche, et cria des encouragements aux soldats, encore noyés dans cette horreur que fut cette vision de leurs frères d'armes déchiquetés.

Ils continuèrent ainsi de courir, ceux n'ayant pas été stoppés net dans leurs course. Derrière eux, quelques archers s'étaient rapprochés, couverts d'autres tireurs, afin de faire reculer les quelques blessés et, malheureusement, d'achever ceux pour qui on ne pouvait plus rien faire. Daenya était désolé à l'idée de les achever, mais cela était la seule solution raisonnable. Elle laissa ainsi cinq femmes archers s'occuper de soigner et de ramener quelqu'uns uns des blessés, aidées de trois hommes qui achevaient ou portaient les survivant.
Daenya, elle, n'attendit pas, elle laissa la moitié de ses archers en soutien aux soldats au front, tandis qu'elle et les siens se dirigèrent sur le côté gauche des troupes ennemies, pour venir en soutien aux cavaliers et tenter de multiplier les percées.

De l'autre côté, les cavaliers eurent la violente surprise de voir chevaucher devant eux le Duc en personne, comme on le leur avait décrit. Une fois que celui-ci se mit à battre en retraite, les cavaliers continuaient leur course effrénée, dans une tentative aveuglée par la rage de l'achever. Quelques flèches des cavaliers volèrent, l'une passa non loin du Duc qui ne sembla pas être inquiété, une deuxième eut sa cible, toucha au cou l'un de ces soldats venus contre eux, il tomba raide mort avant d'être piétiné par une partie de la cavalerie de Magikya.
Calstea, qui se trouvait dans les premiers cavaliers, leva alors une de ses lances en faisant signe d'aller vers la droite. Peu d'entre eux la virent, la plupart continuait droit devant eux, visualisant leurs cibles, tandis que d'autres n'eurent tous simplement pas la possibilité de se déplacer, les cavaliers étant rapprochés les uns des autres. La jeune femme avait effet compris la stratégie du Duc, le demi-lune et ainsi se reffermer, telle une machoire accérrée sur les cavaliers. Seul une vingtaine de ses cavaliers sur la centaine qui restait de ce côté-ci, eurent la possibilité de virer à droite, heurtant quelques soldats ennemis qui se tenait au bout du demi-lune.
Elle n'eut pas à se retourner pour savoir que les cavaliers restés tombaient les uns après les autres. Elle entendait les hennissement des chevaux qui devaient se faire transpercer par les lances des ennemis pointées droit devant eux. Les archers de l'armée s'étaient appreçus de la manoeuvre de Calstea et quelques flèches partirent, tuer trois des cavaliers survivants ainsi qu'un cheval qui, en tombant, brisa la jambe de son cavalier. Puis les cavaliers eurent le temps de battre en retraite. Contournant l'armée ennemie pour revenir vers le front.
Calstea ne savait trop que faire dans cette situation imprévisble. Aveuglée et entrainée dans la violence de ce combat, elle et ses quatorze cavaliers galopèrent vers la machoire qui s'était refermée, pour revenir en aide aux quelques cavaliers survivants et achever le plus d'ennemis.

Les archers de Daenya se postèrent à l'une des extrémités, prêt à harceler les ennemis de leurs flèches.

Au front, le combat laissait ses traces, la verdure de la plaine se recouvrait de sang, de cadavres, d'armures brisées. D'autant que les soldats du Duc, semblant insensible, ne montrait aucune pitié, seul un acharnement démesurée contre les troupes de Magikya. Meslya reçut un violent coup au ventre, ce qui lui fit perdre son souffle, elle vit la masse rouge d'un des ennemis se soulever, prêt à s'abattre sur elle. Elle qui, résignée, épuisée, ne pouvait plus faire le moindre mouvement dans son état de faiblesse.

Au loin, Magikya voyait quelques archers faire des allers-retours incessant, emmenant les blessés qui avaient encore une chance de s'en tirer loin de cette horreur. Ils étaient nombreux. Magikya ne dit rien, elle avait affaire à un ennemi coriace dont le combat semblait tourner en sa faveur. 

Duc Dayereth Amra

Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 6 samedi 09 février 2013, 03:33:40

Le Duc sourit en voyant ses adversaires tomber dans son piège, presque la moitié des cavaliers de Magikya, anéantis en une manœuvre. Sur le flanc droit de son armée, les troupes de Thorn semblaient également prendre le dessus. La bataille tournait en faveur des gens de Havremorne, le Duc ne put s’empêcher de rire en regardant les hommes tomber sur les plaines Le Duc ne trouvait pas cela drôle, mais voir l’étendu de la puissance de son armée, donc de sa propre puissance, le remplissait d’une joie immense.  La bataille n’était pas gagnée, il prenait peu à peu le dessus, mais il y avait encore beaucoup de sang à verser, tout pouvait basculer à n’importe quel moment.

La demi-lune que ses hommes formaient s’était refermée emprisonnant de nombreux cavaliers, les tuant un par uns. Ils se défendaient bien, certains parvinrent même à sortir, mais ils étaient tombés dans un piège cruel et efficace. De retour au front, Shadis se battait comme un beau diable. Comme à son habitude, il se battait torse nu, dans sa main gauche il tenait un fléau d’arme et dans sa droite, une hache de guerre.  Sa peau était couverte de sang, mais très peu du sien.  Des flèches lui sifflèrent aux oreilles quelques uns de ses hommes tombèrent, raid morts.

Il était au beau milieu du combat, au cœur de la bataille. C’était là qu’il aimait être.  Il était plus un marin, mais il lui arrivait de venir se battre sur terre et il adorait ça. Au cœur du champ de bataille, on perdait la carte. On ne savait plus où était le nord ou le sud, l’est et l’ouest n’étaient plus importants. Le temps devenait un concept flou et inutile. Tout ce qu’il y avait à présent, c’était le combat et la mort.  Il en pouvait plus rien voir au loin, qu’une marée humaine de gens qui s’entretuaient.

Shadis vit une jeune femme blessée, elle était avec Magikya. Elle n’était pas comme les autres soldats, était-elle l’une des commandantes de l’autre armée? Il avait entendu son nom, Meslya, il ne s’attendait pas à voir une femme aussi frêle et petite, comment pouvait-elle inspirer le respect chez ses hommes?  Shadis, lui, était un tas de muscles. Il dépassait la plupart des hommes d’au moins une tête de haut et une autre de large. Il regarda l’un de ses hommes s’élancer vers elle. Il s’écria alors,

-   Attends Tabriss, elle est à moi…

Le dénommé Tabriss se retourna, arrêtant son élan d’un coup, puis il reçut une flèche dans la tête. Le sang gicla jusqu’à Shadis, qui ne fut même pas triste de voir l’un de ses hommes mourir. Le commandant ne voulait pas que n’importe qui tue cette commandante, ça devait être lui. Ainsi, ses soldats pourraient voir à quel point il est fort et ils se battraient pour lui. Voir leur commandante tomber serait un gros coup pour le moral des troupes de Magikya. Shadis fit signe à ses hommes de s’écarter en faisant tourner ses armes dans ses mains. Il regarda son adversaire puis dit,

-   Relève-toi et bats-toi.

Si elle devait mourir, Shadis pouvait au moins rendre la scène spectaculaire. Rien de mieux qu’un duel entre les commandants pour que ce moment se fasse remarquer de tous. La femme semblait blessée, seul un miracle pourrait la sauver. Du côté du flanc droit de l’armée de Havremorne, les choses allaient plus ou moins bien. Les archers de Jahnae avaient réussis à passer et à se rendre sur la colline, là où ils pourraient tirer l’armée adverse, mais les cavaliers avaient plusieurs pertes. Thorn avait combattu de nombreuses années et il ne s’était jamais lassé du combat. Il aimait se battre, mais contrairement à la plupart des soldats de Havremorne, il se voyait bien arrêter le combat d’ici quelques années.

Il n’était pas très vieux, seulement trente-six ans, mais pour un guerrier, c’était pas mal. Chevauchant un gros cheval brun en armure, il se battait contre deux cavaliers à la fois. Ses hommes essayaient de le suivre, mais Thorn était simplement un trop bon guerrier. Pourtant, même les meilleurs avaient leurs limites. Son bouclier déviait les flèches et bloquait les attaques, tandis que son épée tranchait son chemin à travers les lignes adverses. Il commençait à avoir le souffle court, l’âge, se dit-il. Les choses n’allaient pas si mal, mais il savait qu’à n’importe quel moment, un adversaire pouvait lui sauter dessus, et s’en était fini de lui.

Du haut de son cheval, le Duc regarda les cavaliers qui avaient évités son piège. Il remarqua alors l’une d’entre elles qui semblait différente. Elle chevauchait un puissant tigre blanc, il l’avait vu plus tôt déchiqueter quelques uns de ses soldats. C’était une femme qui semblait plutôt jolie, elle avait l’air d’une sauvageonne. Dayereth n’aimait pas se battre contre les femmes, c’était son seul point faible. Au besoin, il pourrait en tuer une, mais quand il avait affaire aux demoiselles, il avait tendance à être plutôt clément. Sans vraiment foncer vers elle en particulier, le Duc décida qu’il était temps pour lui de rejoindre le combat à nouveau, sur ce, il fonça vers ses adversaires.

Magikya

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Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 7 samedi 09 février 2013, 12:40:06

Meslya releva la tête, essouflée, devant elle se dessinait le visage d'un homme, en contraste avec le ciel rougissant. Le combat durait maintenant depuis bien longtemps. Elle haletait, mélange de souffrance et d'épuisement. L'homme devant elle semblait sourire, entre eux deux allait s'annoncer un duel impitoyable. Les soldats des deux armées firent, instinctivement, un cercle autour de ces deux commandants adverses. En effet, Shadis explosa le crâne de l'un des soldats de Magikya de son fléau d'arme, le soldat n'en était pas la cible Shadis faisait violemment tourner autour de lui cette arme fatale.

Meslya déployait une énergie formidable en dépit de son manque de ressource. Le fléau volait, s'abattant sur le sol, faisant voler la terre et des goutes de sang, sa hache fut plus précise, tranchant la peau de la belle en divers endroits, mais celle-ci ne réussissait aucunement à causer la moindre blessure au géant devant elle. Puis, un instant de déconcentration et le silence se fit dans le cercle entourant les deux combattants. Shadis souriait, Meslya cru l'entendre dire quelque chose, mais déja sa vision se brouillait, elle tomba à genoux, la gorge tranchée, puis tomba de tout son long sur le sol. Vidée de son sang.

Les soldats autour eurent alors un  effroyable moment de panique alors que Shadis, fier de sa victoire, continuait de saccager les rangs de Magikya, faisant craquer les os sous son fléau et gicler le sang avec sa hache. Quelques armes tombèrent au sol, les soldats perdaient tout espoir, ils couraient, fuyant la bataille.

S'ils savaient ce qui se passait à l'autre bout du champ de bataille, ceux-ci auraient probablement courus encore plus vite. Calstea étant en sous-nombre, ses cavaliers furent rapidement maîtrisés, tous furent tués à l'excpetion de trois qui étaient blessés et qui seraient surement gardées comme prisonniers, elle ne put tenir longtemps. Sa petite troupe restante tua de nombreux soldats ennemis, mais son tigre fut rapidement capturé, tellement rare que les officers du Duc voulait surement le garder vivant. Des flèches auxquelles étaient attachées des cordes vinrent se planter dans les pattes de l'animal. Les soldats tiraient dessus si bien qu'il fut rapidement immobilisé, il en fut de même pour Calstea, elle tua et trancha des membres mais les soldats finirent eux aussi par la maîtriser.

Face à ce désastre, Magikya lança son chevam au galop avec ses cavaliers d'élite. Elle leva son arme, et galopa en direction des ennemis, accompagnées de ses cavaliers d'élite et de Mordrack. Elle ne portait que sa robe rouge, mais ses colliers, bracelets et bagues, chargés de sorts, devraient suffisament la protéger. Elle ne pouvait, cependant, utiliser de magie, dû à une malédiction ou de la magie noire d'un adversaire inconnu, elle se retrouvait dans l'incapacité d'en user, c'est pourquoi elle était venue à Havremorne, pour la magie qui y régnait et pourrait la guérir, mais également éliminer le duc.

Elle et ses cavaliers allèrent ainsi droit dans la direction du Duc qu'elle avait repéré, une tentative desespérée. Quelques soldats de son armée retournèrent au combat à la vue de la "dame rouge", mais bien peu. Cette attaque frontale était bien la seule tentative lui restant pour arriver à une victoire. Mais les archers les avaient repérés. Ainsi, ils n'étaient plus que six au corps à corps, en comptant Magikya et Mordrack.

Ce fut Mordrack qui arriva face au Duc, Magikya ne pouvant plus avancer, son cheval à moitié mort au mileu des troupes ennemies. La magicienne regarda la combat qui dura quelques minutes, elle cru au début que Mordrack avait l'avantage, jusqu'à ce que le Duc esquiva avec agilité la lame de ce guerrier, pour lui plantée la sienne en travers du corps. Magikya vit Mordrack tomber, agonisant, alors que son cheval perdit la patte avant droite d'un coup de hache.
Elle était faite prisonnière

Les archers, quand à eux, par amour et respect pour leur commandante, Daenya, restèrent immobiles, bandant les arcs et lachant ensuite leurs cordes faisant siffler des flèches mortelles alors que les troupes ennemies fonçaient droit sur eux. Aucun ne battit en retraite, ils firent ainsi de nombreux dégâts. Mais ils furent rapidement encercler et dans l'obligation de baisser leurs armes.

Les quelques soldats qui fuyaient se faisaient bien souvent rattraper soit par des flèches, soit des cavaliers. La bataille qui semblait pourtant bien débutée, s'était achevée en un véritable massacre, un combat suicidaire.
Les quelques soldats et commandantes survivantes étaient désormais les prisonniers du Duc.

Duc Dayereth Amra

Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 8 samedi 09 février 2013, 18:20:28

-   Tu n’aurais pas du faire face à l’armée de Havremorne

Shadis regardait la femme à qui il venait de trancher la gorge se vider de son sang. Il leva les bras dans les airs et cria dans un rugissement effrayant, comme pour signifier sa victoire. Ce n’était pas fini, il continua quand même à frapper tout autour de lui, tuant ses ennemis les uns après les autres. Il n’avait fait qu’une bouchée de la commandante adverse, il avait joué avec elle, il l’avait regardé se battre désespérément. Comme un homme qui se noyait qui cherchait une dernière bouffée d’air, même s’il savait qu’il finirait par couler.

De son côté, Thorn se battait, mais de plus en plus au ralentit. Il avait du mal à trouver son air, el il avait été blessé par une lame ennemie. L’armée de Magikya était en déroute, il le savait, mais pourtant, nombreux étaient ceux qui continuaient à se battre. Thorn se recula, laissant ses hommes passer devant, mais il fut paralysé de douleur. Il regarda son ventre et vit qu’une flèche s’y était logée. Il laissa échapper un cri de douleur en retirant le projectile. Malheureusement, il ne put pas éviter une deuxième flèche qui volait dans sa direction, il la reçut directement dans la jugulaire.

Thorn tomba de son cheval en se vidant de son sang. Il vit plusieurs de ses hommes tomber sous les flèches de ses ennemis. Les archers de Magikya ne semblaient pas vouloir se rendre tout de suite. Thorn était triste de penser qu’il ne reverrait plus son chez-soi, mais heureux de penser qu’il pourrait enfin se reposer. Il mourut ainsi sur le champ de bataille. De son côté, le Duc tuait les derniers cavaliers de l’armée adverse. Il ne fit qu’une bouchée d’eux, car ils étaient bien plus nombreux. Dans un élan de compassion, le Duc décida d’épargner les blessés.

-   Amenez-moi ce tigre, ne lui faite pas de mal, je le veux. Et épargnez la sauvageonne qui le chevauche, elle aussi est à moi.

Le Duc connaissait la valeur réelle et la rareté de ce majestueux tigre blanc. Il s’imaginait déjà le chevauchant dans une autre bataille. La bête et sa maitresse tuèrent de nombreux soldats, mais les hommes du Duc finirent par les maitriser tout les deux. Le Duc était satisfait de la tournure que lez choses prenaient. Il avait décidé d’épargner celle qui semblait être la commandante car elle avait plus de valeur vivante que morte. Le Duc tourna la tête pour voir arriver vers lui Magikya, il attendait sa venue depuis un bon moment. Elle ne put pas se rendre à lui, mais l’un de ses secondas arriva tout de même face au Duc.

Il frappa en premier, les lames des deux hommes s’entrechoquaient. Des étincelles volaient partout. L’homme en face du Duc, surement le fameux Mordrack, le protecteur de Magikya, était un habile guerrier et un excellent cavalier. Le Duc ne faisait que bloquer les coups, il n’avait presque jamais le temps d’en placer lui-même. L’homme se battait avec une telle férocité et un désespoir. Le Duc continuait à bloquer les coups, il se recula juste à temps et fut frôlé par la lame de Mordrack. Elle transperça son armure et lui entailla un peu le torse, rien de bien grave malgré tout.

Le Duc vit arriver la nouvelle attaque de Mordrack et il l’évita de justesse. Il en profita pour lancer un puissant coup d’estoc. Sa lame transperça le corps de l’homme comme s’il avait été fait de beurre. Le Duc retira sa lame et Mordrack tomba de son cheval. L’homme agonisait, le Duc débarqua de sa monture et se pencha en face de lui. Il le regarda souffrir quelques instants avant de plonger sa lame une nouvelle fois dans son cœur. L’homme mourut sur le coup. L’homme se tourna vers Magikya, vêtue de rouge, la pointa du doigt et ordonna à ses hommes,

-   Capturez-la, je la veux vivante elle aussi.

Les hommes de Havremorne firent ce qu’il dit et encerclèrent la commandante ennemie. Elle fut dans l’obligation de se rendre. Même sans leur commandant, les cavaliers parvinrent à se rendre aux archers ennemis et à les forcer à poser les armes. Certains d’entre eux partirent pourchasser les fuyards, peu d’entres eux réussirent à se rendre bien loin. L’armée du Duc avait subi plusieurs pertes, environ deux-cent hommes étaient tombés au combat, sans compter les blessés. Ils avaient réussis à capturer environ cent-cinquante soldats de Magkiya. La plupart étaient des blessés. Ils les enchainèrent et les forcèrent à marcher derrière l’armée du Duc. Seules Magikya, Calstea la sauvageonne et Daenya l’archère étaient à cheval. Elles étaient également enchainées et chevauchaient derrière le Duc.

Le Duc emmena son armée et ses prisonniers à Champrouge, là où il pourrait surveiller ses prisonniers. Il y avait deux petits châteaux à Champrouge, l’un appartenait au Banneret qui s’occupait de la ville, l’autre appartenait au Duc. En voyant arriver les soldats, les gens de Champrouge firent la fête. Des femmes se jetaient dans les bras de leur maris revenus de la guerre, d’autre étaient heureux de voir leur frères ou leurs fils toujours en vie.  Certains pleuraient la mort de leurs proches, mais ils vivaient leur deuil loin de la célébration, en silence. On lançait également des fruits pourris aux soldats de Magikya, on leur crachait dessus et on leur lançait des injures.

Le Duc marchait devant et se faisait acclamé, une autre victoire pour Dayereth Amra. Il fit emprisonner rapidement les hommes de Magikya dans les geôles de la ville. Il emmena ensuite les commandantes dans son château, là où les officiers de son armée faisaient également la fête. Un grand banquet y était organisé, mais après avoir fait un petit discours, le Duc se retira dans ses appartements personnels. Il avait quelques affaires à régler. Le Duc avait également un trône dans ce château, il emmena Magikya, Calstea et Daenya avec lui, toujours les mains retenues par des chaines. Il s’assit sur son trône et contempla les trois femmes en face de lui.

-   Mesdemoiselles, vos vies sont entres mes mains. Faites ce que je vous demande vous vivrez. Je laisserais même vos hommes quitter la ville, sains et saufs. Si par contre, vous ne voulez pas coopérer…

Le Duc marqua une pause, ses prisonnières savaient de quoi il était capable.

-   Je vous demanderais ensuite à vous, Magikya, de signer votre reddition. Vous allez aussi devoir jurer que vous n’attaquerez plus Havremorne et que vous ne serez plus une menace pour elle, son peuple ou moi. Nous devrons aussi parler d’une compensation, vous avez attaquée Havremorne et vous devrez payer pour vos crimes.

Le Duc en demandait beaucoup à Magikya, mais elle était vivante. Son armée était à présent très faible. C’était dans son intérêt de faire ce que le Duc voulait. Dayereth pourrait ensuite stationner des hommes dans ses terres pour les protéger et demander des taxes à Magikya. C’était une technique que le Duc avait utilisée de nombreuses fois au fil du temps, elle avait toujours été très lucrative. Sur son trône, le Duc prit une gorgé de vin en attendant que Magikya parle au nom de ses commandantes. 

Magikya

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Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 9 samedi 09 février 2013, 23:10:26

Signer des termes de rédition et de compensation... Connaissant le Duc, cela peserait lourdement sur la contrée de la jeune magicienne, il n'était plus prêts de les lacher. Elle s'était tû un moment, un long moment même, depuis sa capture. A la fin des combats, elle avait vu les corps des soldats tombés et parmi eux, celui de Meslya, sa fidèle commandante. Elle avait subit une très lourde défaite, tant en nombre de morts qu'en conséquences. Mais il lui restait une dernière carte à jouer, elle ne perdrait pas son sang froid car il lui fallait gagner du temps, beaucoup même.

Malgré le fait de porter ces lourdes chaînes humiliantes, les trois femmes restaient droites et dignes.

-Je ne signerais ce traité qu'en la présence de mon ambassadrice, je vous laisse écrire une missive, que je signerais. Elle pourra arriver au château d'ici deux jours, étant restée dans un camp à quelques kilomètres du nôtre. Elle m'assurera de la légalité et tout autant de la légitimité des papiers de redition. Désormais, si vous pouviez nous libérer et nous diriger vers nos chambres... Ce serais très aimable, dit-elle avec une pointe d'ironie sur ces derniers mots.

Elle se tourna vers ses deux commandantes restantes. Elles avaient l'air épuisée, le haut de Daenya, fait pour le mouvement et désormais entaillé en différents endroits, tombait, dévoilant la naissance de ses seins.

Le Duc acquiesca à la demande de la jeune femme déchue, il était confiant sûr de sa victoire. Un de ses hommes les dirigea donc vers leurs chambres respectives, elles furent enfermées derrière elles, et il était plus que probable que des soldats gardaient leurs portes.

Dans leurs chambres, grandes et spacieuses, mais sans fenêtres, étaient disposées des robes ainsi qu'un bain d'eau chaude qui venait probablement d'être remplis. Si Magikya n'avait que des robes dans sa chambre, le Duc avait eu la "délicatesse" d'y mettre des vêtements comme ceux que portaient les deux autres commandantes.

Calstea portait donc de nouveaux ses vêtements légèrs de cavalières et Daenya un haut lui cachant le haut de la poitrine et toujours un pantalon de cuir. 

Aux trois femmes, le bain avait fait le plus grand bien, un repos inespéré dans cette atmosphère glaciale.

_________

Mais dans la ville, une ombre arpentait. Fine et grande, vêtue d'une cape noire et d'une capuche faisant de l'ombre à son visage. Cette ombre s'arrêta aux pieds du château. La femme se dirigea alors vers un bosquet. Elle connaissait l'endroit comme sa poche, elle possédait une boutique qui lui servait de couverture depuis quelques mois et désormais, ayant assistée à l'entrée des prisonniers, elle devait agir.

Un seul soldat surveillerait la muraille de ce côté-ci, entre deux tours rapprochées, à cette heure tardive de la nuit. Au deuxième coup, son grappin s'attacha, elle monta ensuite à toute vitesse mais avec une agilité impressionante. Elle était désormais au sein du château.
Le soldat arriva, comme prévu, et alors qu'il ouvrit la bouche, prêt à crier, elle lui trancha la gorge. Rapidement et sans sourciller.

Elle réussit, son poignard goutellant du sang de trois soldats errants, à arriver au sein même du chateau. Il lui fallait maintenant trouver l'une des personnes sachant où se trouvaient soit les prisonniers soit Magikya et ses commandantes.

Duc Dayereth Amra

Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 10 dimanche 10 février 2013, 06:22:44

La requête de Magikya agaça un peu le Duc, mais il n’était pas pressé, alors il décida d’accepter. Il trouvait la jeune femme bien prétentieuse de faire des requêtes dans sa position actuelle, mais il aimait sa combativité. Elle se tenait forte malgré tout, le Duc comprenait à présent pourquoi elle était parvenue à diriger une armée. Dayereth avait demandé à des servantes de leur préparer des chambres et de leur faire couler un bain. Il demanda également qu’on leur apporte des vêtements. Il insista pour qu’ils ressemblent à ce que les commandantes portaient avant, espérant qu’elles apprécient le geste.

Elles étaient ses prisonnières, mais le Duc se devait de les respecter. Elles avaient un avenir ces jeunes femmes, peut-être qu’un jour elles se souviendraient qu’il leur avait laissé la vie sauve alors qu’il aurait très bien pu les tuer. C’était ce que le Duc essayait de se répéter, mais une partie de lui se disait qu’il se montrait trop clément. Ce n’était pas comme si ça n’allait pas être agréable de les avoir à son château, elles devraient rester ici deux jours au moins et qui sait ce qu’ils allaient pouvoir faire pendant ses deux jours? Le Duc méritait bien de savourer un peu sa victoire.

Il se mit alors à rédiger la missive pour l’ambassadrice de Magikya, en fait, c’était un scribe qui écrivait pour lui, le Duc trouvait fatiguant de remplir la paperasse. La missive était simple et directe. Elle devait se présenter dans deux jours à Champrouge, si elle n’arrivait pas au château, ou qu’elle arrivait en retard, Magikya devrait signer sa reddition seule, à moins de vouloir voir ses hommes mourir. Le Duc n’était pas tendre, ça il le savait, mais c’était la seule façon de survivre dans ce monde de fou. Une heure plus tard, il fit venir les commandantes et Magikya dans sa salle du trône.

Il avait également demandé à Shadis de venir. Il l’avait bien servi et l’homme méritait une récompense. Tous ses hommes méritaient une récompense, mais il préférait remercier Shadis en premier. Ce dernier avait mis une chemise ample, c’était rare de le voir porter quelque chose sur le torse. L’homme était musclé et il avait l’habitude de le montrer. Le blanc de sa chemise contrastait avec son visage encore sale. Les commandantes arrivèrent donc en face de lui. Il s’était assuré que les tenues de ses prisonnières soient les plus légères possibles. Par exemple, la robe de Magikya laissait voir ses jambes et elle avait un magnifique décolleté. 

-   Mesdemoiselles, je tiens à vous dire que vous êtes toutes très jolies. Maintenant Magikya, il est temps que vous signiez cette missive dont vous m’avez parlé. Vous avez deux jours pour signer votre reddition, que votre ambassadrice arrive ou non. Je tiens également à vous rappeler que vous êtes mes prisonnières. Je vous traiterais bien, mais je ferais ce que je veux de vous. Si votre ambassadrice s’avère être un piège ou que vous essayez quoique se soit, je n’aurais d’autre choix que de vous punir vous et vos homme. Même moi je crois que trop de sang à coulé pour l’instant, alors n’essayons pas de causer de problèmes.

Le Duc regarda ses captives, elles étaient vraiment belles, fortes. Il prit à nouveau une gorgée de vin. Dayereth s’était également changé pour l’occasion, il portait de grands vêtements noirs brodés d’or. C’était l’œuvre d’un maitre tailleur. Shadis se tenait à ses côtés les bras derrière le dos. Il ne savait pas pourquoi le Duc voulait le voir. Dayereth se tourna alors vers lui.

-   Shadis, vous vous êtes bien battu. Vous avez inspiré nos troupes et pour cela je vous remercie. 

-   Merci mon Duc

-   Comme récompense, prenez l’une des deux commandantes. Je vous la laisse pour cette soirée. Amusez-vous, vous le méritez bien. Donnez également une prime à vos hommes, il y a plusieurs bordels dans le coin, ils méritent de se détendre.

Shadis était heureux comme il ne l’avait pas été depuis des lustres. C’était un immense honneur que le Duc lui faisait. Le géant regarda alors les commandantes. Elles étaient toutes les deux belles. Il arrêta alors son regard sur la sauvageonne, Calstea.

-   Elle, dit il simplement

-   Bien, mais avant que vous ne partiez, je tiens à vous avertir. Amusez-vous avec elle, laissez deux ou trois de vos homme s’amuser avec elle si cela vous chante, vous faites ce que vous voulez, mais… Si elle me revient blessée ou même traumatisée, je vous jure que vous connaitrez un nouveau monde de souffrance. Elle aussi à le droit de s’amuser. Je tenais également à vous rappeler que votre prédécesseur avait commis l’erreur de ne pas m’écouter, ne me décevez pas Shadis.

-   D’accord mon Duc.

C’était un peu étrange de voir le Duc inspirer autant la crainte que le respect chez un homme qui avait la stature de Shadis. Dayereth était plutôt bien bâtis, mais il avait encore des traits fins et jeunes.  Shadis était une montagne de muscles qui dans les débuts trentaine. Le Duc n’avait l’air que d’un enfant à côté de lui, pourtant, il n’était pas son égal dans un combat. Le corsaire était habitué, il allait écouter son Duc et il allait exploser de joie. Il lui laissait une femme, Shadis allait s’amuser. Il la prit sur ses épaules et l’emmena plus loin, surement vers ses appartements personnels, laissant le Duc seul avec Magikya et Daenya.

-   Ne vous inquiétez pas pour votre amie, on ne lui fera aucun mal. Vous deux devez connaitre l’importance de motiver ses hommes une fois de temps en temps.

Le Duc leur sourit. Il voulait que les commandantes commencent à le voir moins comme un monstre. Il était parfois cruel et dirigeait avec une main de fer, ça, il l’avouait lui-même, mais il voulait que Magikya voit en lui un souverain fort. Dayereth ne croyait pas sérieusement pouvoir en faire d’elle une alliée en une soirée, mais bien la traiter ne pourrait que jouer en sa faveur plus tard. Plus il la regardait, plus il réalisait à quel point elle était jolie. Les jolies femmes avaient toujours été son point faible.

-   Nous allons passer les deux prochains jours ensembles, alors, soyez à l’aise. Vous devez êtres affamées, s’il y a la moindre chose que vous désirez, n’hésitez pas à m’en parler.

Le Duc s’approcha alors des deux femmes. Il les regarda intensément, il prit même la peine de caresser l’une des joues de Magikya avec le revers de sa main.

-   Vous êtes très belles mesdames, très très belles.

Magikya

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Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 11 dimanche 10 février 2013, 10:14:30

Les deux jeunes femmes restantes se mirent à table, elles savaient qu'elles ne pouvaient rien faire, la vie de leurs soldats étaient en jeu. Néanmoins, à table, elles ne mangèrent pas, nulle n'avait l'appétit. Elles se retrouvaient assises à une longue table en compagnie du Duc, Magikya souhaitant discuter des termes du traité, et surtout garder Daenya prêt d'elle.

Toutefois, à un moment du repas, Daenya fit tomber l'un de ses couverts, et se baissant pour le ramasser. Or, elle était habituée à des vêtements qui lui serrent davantage le corps, ces vêtements offerts par le Duc qui, bien que très semblables à ceux qu'elle avait, avait un décolleté plongeant. Elle dévoilà ainsi, mais par idnavertance, la quasi-totalité de ses seins ronds et fermes, ses tétons roses restèrent néanmoins dissimulés. La jeune femmes aux cheveux blancs rougit.

Magikya marqua une pause inconsciente devant cette scène, le Duc avait surement eu droit à la vue plongeante de cette poitrine. Et il ne semblait pas avoir été seul à appercevoir cela. A l'autre bout de la salle, quelques soldats discutaient entre eux des seins de Daenya. Du moins elle ne les entendit pas, mais devinait que c'était de l'incident qu'ils parlaient à leur manière de parler ainsi que leurs gestes.

La magicienne décida donc de poursuivre la conversation comme si rien ne s'était passé. Elle espérait, tout du moins, que cela ne ferait pas naître quelque stratégie chez le Duc. Un soldat qui se "reposait" avec l'une de ses commandantes, cela était bien suffisant. Elle tenta donc de garder son sang froid et de paraître insensible.

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Calstea fut jetée sur le lit du commandant. Derrière lui arrivèrent trois soldats. Calstea restait figé, Shadis, c'était bien lui qui avait tué Meslya, et maintenant il voulait s'amuser avec elle. Les trois soldats derrière lui, probablement de ceux qui avaient combattus, devait être heureux de pouvoir prendre leur revanche.

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-Parles vite, dis-moi où sont les commandantes, dit l'ombre d'une voix de femme et tranquillement.

Après avoir pénétrer dans le château, il ne fut pas difficile de mettre la main sur un soldat, cela grouillait. Celui-ci, pâle et tremblant, n'aurait surement pas l'audace de lui mentir. Il pointa les étages de son doigt. Très bien. Elle le poignarda et le cacha dans une pièce où s'entassaient les objets.

Plus tard, arrivée aux étages, elle vit Calstea, portée par une brute. Elle s'immobilisa et se fit la remarque que c'était une tenue bien plus ample que celle qu'elle portait d'habitude. Mais Magikya ne devait donc pas être très loin. Elle continua de se faufiler, trouva quelques pièces qu'elle fouilla sans succès.

Elle poursuivie ainsi ses recherches.

Duc Dayereth Amra

Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 12 dimanche 10 février 2013, 20:47:00

Le Duc regardait Magikya et Daenya, elles ne semblaient pas vraiment heureuses d’être à table avec lui. Pourtant, on leur avait servi un succulent repas et elles l’avaient à peine touché. Le vin qu’on leur avait servi était également délicieux, une bouteille hors de prix, comme le Duc les aimait. Magikya semblait vouloir parler des termes du traité qu’elle devrait signer, mais le Duc n’avait pas envie de discuter de ce genre de choses. La paperasse c’était ennuyant. Lorsque Magikya borda le sujet, il lui répondit simplement,

-   Vous l’avez dites vous-même, vous  ne signerez pas ce traité sans la présence de votre ambassadrice, alors ne perdons pas notre temps à discuter de telles platitudes. Estimez-vous également chanceuse que je vous laisse le droit de faire venir votre ambassadrice, vous n’êtes pas exactement en position de faire des demandes. En attendant, je vous conseillerez de boire un peu, c’est un excellent vin que vous n’êtes pas en train de déguster.

À un moment donné, Daenya se pencha pour ramasser quelque chose, laissant au Duc la chance d’avoir une vue plongeante sur son décolleté. Il avait pu voir la rondeur de ses seins presque parfaits, il sentit un frisson lui parcourir le dos. Les quelques gardes derrière lui semblaient également avoir appréciés la scène. Cela semblait inquiéter Magikya, elle ne voulait pas être séparée de ses commandantes, le fait qu’il ait envoyé Calstea auprès de Shadis semblait lui faire craindre que le Duc décide d’envoyer Daenya auprès d’un autre de ses seconds. Le Duc pourrait utiliser cette crainte à son avantage.

En réalité, il ne voulait pas envoyer Daenya avec quelqu’un d’autre. Il aimait garder les femmes près de lui, il n’était pas vraiment du genre à partager. C’était uniquement car Shadis s’était battu admirablement qu’il lui avait laissé le droit de passer un peu de bon temps en compagnie de Calstea. Mais ça, Magikya ne le savait pas. Il devrait garder ça en tête, ça pourrait surement lui servir plus tard. En attendant, le Duc décida de poursuivre la conversation.

-   Dites-moi Magikya, vous avez peut-être entendu parler de ma montée au pouvoir, mais moi, je dois avouer en connaitre très peu à votre sujet. Comment ce fait-il qu’une femme, aussi jeune, jolie et douce que vous, en vienne à diriger une armée. Vous m’intriguez beaucoup petite magicienne.

Le Duc essayait de discuter avec la jeune femme, histoire de la connaitre un peu plus. Si elle se confiait à lui, elle se sentirait plus à l’aise auprès de lui.

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De son côté, Shadis avait emmené Calstea dans sa chambre. Il l’avait ensuite lancé sur son grand lit et l’observa quelques instants. Trois autres soldats avaient décidés de le suivre. Shadis, contrairement au Duc, ne voyait aucun inconvénient à partager une femme. Il savait à quel point elles pouvaient être rares, après plusieurs mois passés en mer, les marins devaient souvent se contenter d’une femme par quatre ou cinq homme d’équipage. Le Duc n’avait jamais eu ce genre de problème, il trouvait toujours au moins une femme quand il en avait envie, parfois c’était plus. Shadis n’était pas jaloux pourtant, sa façon de faire lui convenait parfaitement.

Le colosse commença par enlever sa chemise, révélant son torse puissant et musclé. Les trois soldats derrière lui étaient plutôt normaux, ils n’étaient pas laids mais n’avaient rien de spécial. Ils préférèrent garder leurs vêtements par contre. Shadis avait plusieurs cicatrices sur le corps, le résultat de nombreux combats. Il s’approcha ensuite de Calstea et lui caressa les bras, puis le visage. D’un coup sec, il lui enleva son haut et caressa sa poitrine. Une bosse commençait alors à se former dans son pantalon. Shadis se pencha et embrassa Calstea de pleine bouche.  Il rompit alors le baiser puis se recula un peu.

-   Nous allons nous amuser ma jolie. Ne t’inquiète pas, toi aussi tu vas apprécier.

Il se remit alors à caresser la belle jeune femme, à côté de lui, elle avait l’air toute petite.  Ses mains puissantes parcouraient son corps, il prit la main de la jeune femme et la posa sur son torse. Shadis la regardait avec un sourire pervers. Il s’arrêta soudainement de la caresser et fit un pas en arrière. Il délassa alors son pantalon, à présent, presque rien n’empêchait sa virilité d’être libérée à l’air libre. Il regarda alors Caelstea.

-   Tu sais ce qui te reste à faire, ma jolie…

Les autres soldats s’étaient approchés, eux aussi voulaient avoir la chance de s’amuser un peu avec la belle.

Magikya

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Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 13 vendredi 22 février 2013, 20:59:22

Le comportement de cet homme, peu importe que ce soit un Duc ou non, exaspérait Magikya. Il la dégoutait pour ce qu'il représentait, cet air si satisfait, sûr de soir, de tout contrôler... S'en était trop pour elle qui ne pouvait plus en supporter davantage entre le véritable massacre de son armée, et désormais cette captivité ! S'il croyait s'en tirer ainsi, il se trompait.

Elle lui jeta le contenu de son verre sur le visage insupportable de cet homme. Encore une fois, les soldats purent se rincer l'oeil entre les petits seins de Magikya qui semblaient se balancer librement à chacun des mouvements de la magicienne et ceux de Daenya. En effet cette dernière, par réflexe, se leva subitement, son haut se mit alors à glisser, dévoilant de nouveau la naissance de ses seins. Elle le réajusta, heureusement, rapidement avant que celui-ci ne tombe plus bas.

Magikya, malgré cet acte provoquant et indiscipliné, ne se calma pas pour autant. Alors que du vin coulait du visage du Duc, elle crut de nouveau distinguer un de ses sourires.

Sans attendre sa réaction, elle s'éloigna de lui, suivie de plus loin par Daenya, toutes fières et nobles dans leur démarche. Le bas de Daenya dévoilait à chacun de ses pas ses jambes douces et belles qui étaient suivies du regard par les soldats présents qui avaient put se ressaisir de cet affront fait à leur Duc. Son corps jeune et ferme et ses cheveux blancs semblaient faire des ravages parmis les soldats. Mais aucune des deux femmes ne se retournait.

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Calstea eut du mal à dissimuler sa surprise en voyant le long membre surgir sous les vêtements du commandant. Celui-ci durcissait déja un peu.

La jeune femme, au tempérament et à l'allure sauvage, n'avait, paradoxalement, que peu de mal à s'adapter à cette situation. Elle aussi comprenait les difficultés de se retrouver longtemps sans un corps pour vous satisfaire, elle retrouvait ainsi quelques sauvageons des montagnes du nord après une longue campagne où elle y passait plusieurs jours. Cela était également dû à ses origines sauvages, ses instincts avaient une place importante, elle les écoutait et tentait d'y répondre. Ce n'est pas pour autant qu'elle aimait ce qui se passait, elle admettait seulement comprendre.

Elle posa sa main sur ce pénis chaud, elle se mit à faire plusieurs va-et-viens. Les trois soldats derrière commencèrent à être plutot excités, parlant néanmoins entre eux. Il y en avait ainsi deux se disant expérimentés, l'un semblant même être un sacré "porc" dans ce domaine. Le troisième était plus discret, les deux autres lui prodiguaient des conseils en riant. C'était le plus jeune et il semblait ne jamais l'avoir fait, nouveau-venu dans l'armée. Il regardait ainsi la jeune femme, et particulièrement ses seins nus, avec un mélange de curiosité, de timidité et d'envie.

Le commandant rapprocha la tête de Calstea de son pubis, lui faisant comprendre qu'il souhaitait davantage. Elle enroula ainsi sa langue autour de ce sexe durcissant, et se mit à bouger la tête cette fois-ci.

Les trois hommes se rapprochèrent, présents autour d'elle, l'un des deux plus âgés se mit à lui toucher ses tendres seins.

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La main féminine de l'ombre se posa sur une serrure, une patrouille passait dans un couloir parallèle et il lui fallait à tout prix se cacher. La porte s'ouvrit, dévoilant une grande pièce, mais presque vide. Une cuisine semblait-il, or cette salle devrait être vide à cette heure ! C'était une salle bien plus grande qui devait servir le soir, le Duc ayant de nombreux invités de marques autour de sa table.

Toutefois, ce n'était pas des cuisiniers, mais cinq soldats, deux complètement ivres, les autres se groinfant de victuailles. Les plus sobres eurent l'air surpris en la voyant, ce qui était plutôt normal. Elle s'immobilisa.

Les trois hommes durent scruter cette ombre noire à la capuche et à la longue cape recouvrant son corps. L'un d'eux s'approcha d'elle.

"Qui es-tu ? Une femme ? "

"Oh, serait-ce un cadeau du Duc ?"

Alors que sa main allait toucher celle de l'ombre, cette dernière sortit une lame et lui trancha la gorge. Elle se mit alors à courir, rouvrant la porte et dévalant les couloirs alors que l'on criait "à la garde !". La femme courait avec grâce, telle une danse mortelle. Elle devait atteindre les murailles pour tenter de s'échapper, or elle ne se retrouvait plus dans ce dédale, des soldats la poursuivants. Elle décochait des flèches dans sa course, rendant encore plus difficile toute orientation.

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Mais, à quelques lieus de là, moins d'une journée, l'ambassadrice était déja en route, ayant eu vent grâce à un anneau magique que portait Daestya. Sachant que son aide serait nécessaire, elle avait fait atteller une troupe, et arriverait demain, dans la soirée, au château de ce triste Duc.
« Modifié: vendredi 22 février 2013, 23:00:42 par Magikya »

Duc Dayereth Amra

Re : Du sang sur les plaines [PV Magikya]

Réponse 14 samedi 23 février 2013, 22:24:25

Jahnae, la commandante des archers du Duc, se tenait loin de la salle à manger. Il y avait trop de gens et trop de bruit à son goût. Elle n’aimait pas particulièrement la compagnie des autres commandants ou des autres invités. Elle pouvait parfois apprécier Nastus, le mage, car il était fourbe et maléfique et elle appréciait aussi le Duc Amra, car il était un homme puissant et sanguinaire, c’était d’ailleurs pourquoi elle le servait.  Comme ce soir elle avait envie d’être seule, elle trainait dans les corridors une bouteille de vin dans la main. C’était sa façon à elle de célébrer sa victoire.

Elle venait de finir sa bouteille quand elle entendit des cris provenant de la cuisine. Il s’agissait de gardes. Un prisonnier c’était-il échappé?  Elle vit à l’autre bout du couloir une forme passer rapidement. Elle eut à peine le temps de la distinguer. Elle vit alors des gardes, l’un d’entre eux reçut une flèche dans la gorge. La commandante réalisa que c’était grave. Il n’y avait plus de temps à perdre, elle devait agir. La drow se promenait toujours avec sa dague dans son fourreau. Elle la dégaina et partit en courant.

Elle courait tellement rapidement qu’elle devança les gardes qui poursuivaient la mystérieuse ombre. Jahnae réalisa bien assez-tôt qu’il s’agissait d’une femme. Une femme particulièrement agile et rapide. Une flèche fila dans sa direction, Jahnae la fit dévier avec sa dague. La femme en avant d’elle courait rapidement, aussi rapidement qu’elle. Cette course-poursuite allait être serré du début à la fin. Seul deux ou trois gardes parvenaient à suivre Jahnae qui se déplaçait rapidement. Les autres devaient abandonner car elle était trop rapide. Pourtant, elle ne parvenait pas à diminuer l’écart entre elle et sa cible. Une chose était certaine, l’elfe noire n’était pas prête à la laisser s’enfuir.

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Décidemment, le Duc aimait beaucoup la petite magicienne. Sa façon de rester forte et noble malgré la situation. Elle avait du caractère, c’était évident. Le Duc reçut le vin de la jeune femme en pleine figure. Malgré tout, il continua à sourire. Son sourire était sombre, ténébreux et séduisant à la fois.  Comme si de rien n’était, il prit sa serviette de table et entreprit de s’essuyer lentement le visage. Cette Magikya était réellement séduisante, son corps menu et ferme ne laissait pas le Duc indifférent. Le Duc pouvait presque voir ses petits seins sous ses vêtements.

C’était sans parler de Daenya. Elle aussi était d’une rare beauté. Le Duc parvint encore à voir le début de sa poitrine. Il regarda les deux femmes s’éloigner lentement, il se rinça lui-même l’œil en voyant les belles jambes de Daenya. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas été avec une femme. Du moins, longtemps pour lui. Il aurait adoré rencontrer ces jeunes femmes dans d’autres circonstances, malheureusement, la vie était ce qu’elle était. Il les vit disparaitre au bout du corridor. Dayereth prit une gorgée de vin, puis se leva de table. Il avait fini de toute façon.

Il partit alors à la poursuite de Magikya et de Daenya, elles se dirigeaient surement vers leurs chambres. Le Duc n’en avait pourtant pas encore fini avec elles, il voulait les avoir auprès de lui. Il avança alors rapidement et silencieusement dans les corridors. Il n’avait pas l’air de courir, mais il se déplaçait tout aussi rapidement. Il les vit alors dans un corridor, il les dépassa et se plaça devant elles, leur bloquant la route. Il affichait toujours son sourire sûr de lui en les regardant.

-   Mesdemoiselles, j’admire votre force. Malheureusement, je ne crois pas que vous saisissiez bien la situation. Vous êtes mes prisonnières, à partir de ce moment, vous m’appartenez. Par respect pour vous, je ne vous traite pas comme de vulgaires esclaves, mais je pourrais bien. Vous devez faire exactement ce que je vous dis. Pour le moment, je n’ai pas envie que vous vous promeniez dans mon château, alors vous allez rester avec moi.

Le Duc prit une pause, il regarda les jeunes femmes dans les yeux.

-   Comme je l’ai déjà dit, vous m’appartenez, je ne suis pas obligé de vous laisser partir. Si vous me désobéissez, je n’aurais d’autre choix que de faire quelque chose de regrettable. Par exemple, les vêtements que vous portez, ils m’appartiennent aussi. Je pourrais les reprendre, ensuite, je pourrais vous envoyer dormir dans les baraques, avec mes soldats.  Je suis certain que mes hommes apprécieraient la compagnie. Je pourrais aussi vous envoyer en cellule, avec vos hommes. Ils ont beau vous êtres loyaux,  je ne crois pas que ça compteras pour beaucoup alors qu’ils vous verront nues dans leur cellule, si vous voyez ce que je veux dire…

Dayereth n’avait pas envie de mettre ses menaces à exécution, même s’il était prêt à le faire au besoin.

-   Ça ne nous empêche pas de bien nous entendre. Si vous décidiez de vous laisser aller un peu, je suis convaincu que nous allons passer un agréable moment ensembles. Alors suivez-moi, nous allons dans mon salon personnel, c’est un endroit bien plus privé que ma salle à manger. J’ai vu comment mes hommes vous regardaient… j’éviterais de passer trop de temps en leur compagnie si j’étais vous…

Le Duc les mena alors à son salon personnel, une salle bien décorée et bien éclairée. Il y avait trois grands divans confortables, le Duc s’installa dans l’un d’eux et pointa les autres aux jeunes femmes, les invitant à s’assoir.  Dans la pièce, il y avait plusieurs étagères qui contenaient des livres, le Duc adorait la lecture. Il y avait aussi un balcon avec une vue époustouflante sur la ville. On pouvait voir même au-delà des murailles. C’était magnifique. Par dessus tout, il n’y avait pas de gardes. Le Duc aimait passer du temps seul et ce n’était pas comme si il avait vraiment besoin de protection.  Il servit trois verres d’alcool fort, un pour chacun d’entre eux.

-   Buvez je vous en prie, cette fois-ci, j’apprécierais ne pas recevoir le contenu de votre verre dans la figure.

Le Duc lui-même en prit une grande gorgée, il sentit l’alcool descendre jusque dans son estomac, il adorait cette sensation. Il regarda à nouveau les jeunes femmes, elles étaient belles.

-   Vous allez passer beaucoup de temps en ma compagnie, je me demande comment nous allons pouvoir passer le temps…

Le Duc avait du mal à ne pas passer des commentaires comme celui qu’il venait de faire, c’était dans sa nature.  Après cette longue journée, pourquoi est-ce que ses femmes s’obstinaient à refuser de passer un peu de bon temps. Elles l’avaient mérité après tout.


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Shadis poussa un long soupir alors que son membre s’enfonça en partie dans la bouche de Calstea. Sa langue chaude s’enroulait autour de sa virilité, il posa une de ses mains puissantes sur la tête de la sauvageonne.  De l’autre, il attrapa une bouteille de rhum qui trainait près de là. Il arracha le bouchon avec sa bouche et en but à grandes gorgées. Le précieux alcool lui coula sur le torse, descendant lentement vers le bas. Du bon alcool et une femme, qu’avait-il à demander de plus? Shadis était un colosse, alors c’était normal que sa virilité soit, disons, proportionnelle au reste de son corps. Il avait de quoi satisfaire bien des dames.

Le soldat qui avait commencé à malaxer la poitrine de Calstea n’en pouvait plus, son sexe durcissait et c’était impossible pour lui le garder dans son pantalon, il devait le sortir à l’air libre. D’une main, il empoigna son sexe et de l’autre il massait la poitrine de la jeune femme. L’autre garde plus expérimenté se dénuda un peu lui aussi. Il s’approcha de la sauvageonne et lui prit la main. Il alla ensuite la poser sur sa verge. Il voulait s’amuser lui aussi.

-   Aller le jeune,  amuse-toi donc un peu, tu le mérite.

Ce dernier était un peu timide, le gens de Havremorne avaient beau être réputés pour ne pas être des gens très pudiques, c’était tout de même sa première fois. Calstea était à présent à quatre pattes, elle ne se tenait que d’une seule main.  Le jeune alla se placer derrière elle. Il lui enleva, ou plutôt lui arracha son bas. La jeune femme était à présent complètement nue. Le jeune était aux anges, il commença à malaxer les fesses de Calstea, son sexe durcissait rapidement.

Il s’arrêta un instant, puis instinctivement, il lui donna une tape sur les fesses. Pas pour lui faire mal, pour s’amuser. Il en envoya une autre, puis encore une autre. Comme s’il lui donnait la fessée. Après un moment, il arrêta, il approcha alors sa main de l’intimité de la femme. Il n’était pas trop certain de ce qu’il devait faire, mais ça l’excitait quand même. Il se mit alors à frotter la fleur de la sauvageonne, il ne la pénétrait pas, il ne faisait que la toucher. Après un instant, il sentit que son pantalon allait exploser, et lui aussi du libérer sa virilité.   


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