Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« Dernier message par Hadrian Kensley le vendredi 27 mars 2026, 21:16:37 »
La perte d'équilibre de la gorgone arracha une exclamation inquiète de la part de Vanessa qui, pour sa part, semblait avoir opté d'accompagner son amie pour pratiquer ce que les gens d'internet appelle "aura farming", à savoir l'art de la pratique répétée d'un acte qui n'avait d'autre but que générer l'admiration, s'étant elle-même perchée sur le second tremplin en ne mettant que rarement un pied à l'eau, les yeux rivés sur son téléphone qu'elle tenait, jusque-là, dans une main, avant que la surprise ne le fasse tomber à l'eau. Elle songea même à bondir à la rescousse de la jeune femme quand elle la vit remonter à la surface et, voyant qu'elle n'avait rien et que le maître était présent de toute façon, elle revint à sa lecture.

Hadrian, pour sa part, n'avait également pas prévu le coup et s'était instinctivement approché pour intervenir, mais dans ce geste, il se retrouva éclaboussé d'eau tiède décemment chargée en chlore qui allait probablement ruiner son complet sombre. En d'autre temps, il aurait été fort déplu qu'on endommage ses biens, mais s'il avait ressenti ne serait-ce qu'une once d'agacement à ce dégât éventuel ou supposé, elle fut rapidement écartée. Devant l'expression joyeuse de Cypress à le voir, son habituelle rigueur fondait comme la neige au soleil.

-Ai-je le droit à un baiser pour avoir patienté calmement pendant votre absence ?

- Assurément, chère sirène, dit-il, souriant lui-même à son élégante, sinon un brin nulle, association mythologique. Votre patience à mon égard demande juste récompense.

Retirant son veston qu'il lança sur le banc contre le mur, il s'avança vers elle et s'agenouilla sur le carrelage trempé pour arriver à sa hauteur. Il glissa une main dans ses cheveux trempés, laissant ses doigts se faufiler entre les vénérables serpents qui les adornaient, et posa sur ses lèvres les siennes pour les gratifier d'un baiser délicat, puis d'un autre. Ces gestes d'affection, donnés librement, semblaient chasser de son esprit les déplaisirs et infortunes des jours passés, comme s'ils n'étaient rien de plus que des peccadilles sans importance, et il se rendait maintenant compte qu'il avait anticipé ces retrouvailles, car une tension dans un recoin de son esprit, jusque-là ignorée, s'évapora à cette simple proximité.

- L'eau est bonne? Demanda-t-il avec un sourire.

Au prix qu'il payait pour garder cette piscine à une température confortable, une réponse contraire l'aurait surpris.

Il lui accorda un troisième baiser avant de se redresser et de retirer ses vêtements, s'approchant du banc près du mur pour les poser dessus. Après avoir retiré son complet, sa chemise, ses souliers bien cirés et ses chaussettes, il ne resta que les boxers du vampire pour conserver sa pudeur. Enfin, conserver était peut-être un bien grand mot, car le sous-vêtement était fort séant, épousant le corps de son porteur en laissant fort peu d'espace pour l'imagination, et encore moins pour Jésus.

Il s'approcha donc du rebord et se laissa tomber tout bonnement dans l'eau, s'immergeant complètement et coulant à pic jusqu'au fond de l'eau. En l'absence d'air dans ses poumons, son corps n'était qu'un poids mort (l'auteur ne s'excuse pas de ce pun, même s'il le devrait), et donc il dût remonter à la surface à la nage. Une fois la tête hors de l'eau, il inspira à plein nez, et s'approcha de la gorgone, l'entourant d'un bras pour l'attirer contre son torse, l'autre s'agrippant au rebord pour ne pas couler de nouveau , et il posa son menton contre son épaule.

Il expira légèrement et inspira l'odeur chlorée de la peau de Cypress, et posa un baiser sur son épaule nue.

- J'ai quelques nouvelles pour vous, notamment que le danger est temporairement écarté, et que vous pourrez reprendre une certaine liberté à votre aise. À la condition, bien sûr, d'être accompagnée par Vanessa ou par moi-même, à titre de précaution. Bien que je ne croie que votre séclusion ne vous ait pas dérangée plus que ça.

Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule pour jeter un coup d'œil vers Vanessa, qui faisait toujours mine de ne pas porter attention à eux, et qui regardait plutôt vers le fond de la piscine où son téléphone se trouvait, comme pour décider si elle se mouillait, ou si elle l'abandonnait à son triste sort, avec un désintérêt parfait pour l'un comme pour l'autre.

Il ramena ensuite son regard vers Cypress, et lui murmura.

"Pour les autres nouvelles, elles peuvent attendre plus tard."

Il la relâcha de son étreinte, puis s'approcha du rebord pour se retrouver à ses côtés, pour que leurs yeux puissent se rencontrer aisément.

Une éclaboussure suivie d'ondulations dans l'eau leur signala que Vanessa avait enfin pris la décision d'aller chercher son téléphone.

"Mais je crois m'être interposé à votre baignade. Je crois que vous vous apprêtiez à faire quelques longueurs? Que pensez-vous d'une petite compétition de nage amicale? Si je gagne, je m'accaparerai votre personne pour une soirée, à la convenance de votre horaire. Si vous gagnez, j'accéderai à votre requête, quelle qu'elle soit. Et sur ma parole que je ne tricherai pas avec mes dons."

Dans sa bonne humeur, Hadrian était généreux. À croire que la capture d'Em et les informations qu'il comptait lui arracher bon gré mal gré le mettait dans les meilleures dispositions, et qu'il voulait faire profiter de cet accès d'enthousiasme à sa nouvelle amie qui avait encore, à son crédit, une réserve de bonnes actions à réclamer pour compenser les désagréments de son enlèvement, et de sa séquestration.

[Je te laisse choisir qui gagne. L'athlétisme d'Hadrian est… rudimentaire, malgré son physique :3]
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Centre-ville de Seikusu / Re : [Cypress Thornwood] That Beautiful Monster
« Dernier message par Cypress Thornwood le vendredi 27 mars 2026, 17:11:39 »
Avec les nouvelles autorisations, Cypress essaya de se former une routine.

Quand elle se levait, elle s’habillait de vêtements de sports afin d’aller courir un peu dans la salle de sport mise à sa disposition. La jeune femme n’était pas une très grande sportive, mais elle savait malgré tout se maintenir en forme. Et courir peut s’avérer pratique pour échapper à une tentative d’enlèvement, même si ça n’avait pas été formellement prouvé dans son cas. Après, pour sa défense, ils venaient de derrière et devant elle. Pas trop d’échappatoires dans ces cas-là.

Après, direction la douche pour se décrasser. Et si la brunette découvrait les plaisirs de la masturbation en repensant à ces étreintes avec Hadrian, personne n’était là pour le savoir, hormis les serpents sur son crâne. Et le découvrir, ça, elle le faisait. Sa curiosité enfin autorisée à être assouvie sur ce sujet, l’étudiante se montrait une élève appliquée. Les conseils de ses ancêtres furent précieux pour atteindre l’orgasme. Mais le principal moteur était probablement le souvenir du vampire, de ses mains sur son corps, de ses lèvres contre les siennes, de son sexe qui l’empalait…

Après un bon petit déjeuner, un English breakfast, elle passait ensuite le temps jusqu’au prochain repas en avançant sa traduction, légitimement curieuse et pas juste parce qu’elle avait été enlevée dans ce but. Et mine de rien, elle avançait bien, même en s’octroyant des pauses thé assez régulières.

Vanessa venait la chercher quand il était l’heure de manger, et les deux femmes mettaient à contribution leurs talents culinaires pour ensuite s’en restaurer en discutant. Plus ça allait, et plus Cypress s’attachait à la goule, la voyant un peu comme une grande sœur, ou une cousine. Quelqu’un avec qui elle pouvait discuter de tout. Quelqu’un qui n’était pas forcément très conventionnel, mais qui parlait franchement.

Le temps jusqu’au dîner était de nouveau utilisé pour traduire. Et plus elle avançait dans le travail, plus elle se montrait curieuse de la suite. L’appel du thé était également très fort. Rien de mieux que d’avoir les mains autour d’une tasse chaude et délicieusement parfumée tout en tentant de déchiffrer des pictogrammes super anciens.

Et après le dîner ? Elle s’octroyait un petit plaisir en profitant de la piscine. Nager, barboter, plonger… Avant d’aller dormir, c’était le pied. Et comme elle essayait de maintenir un rythme au moins partiellement diurne, c’est donc là qu’Hadrian la trouva quand il revint finalement après sa courte absence.

L’entente de sa voix fit sursauter la gorgone alors qu’elle s’apprêtait à plonger pour faire quelques longueurs. Vêtue d’un simple maillot de bain une pièce moulant ses courbes féminines, Cypress perdit l’équilibre et tomba dans l’eau avec un « splash » aussi sonore que peu élégant. L’eau jaillit autour d’elle, éclaboussant les alentours. SI le vampire était un peu trop près quand il s’était annoncé, il serait probablement au moins un peu mouillé.

Quand elle émergea, la jeune femme toussa un instant avant de relever la tête vers son amant, repoussant sa crinière trempée vers l’arrière en évitant habilement les serpents qui semblait siffler d’irritation à la suite de la chute imprévue.

« Hadrian ! S’exclama-t-elle joyeusement, essayant de se nager à peu près gracieusement jusqu’au bord de la piscine. Je suis ravie de vous revoir, très cher… Ais-je le droit à un baiser pour avoir patienté calmement pendant votre absence ? Taquina-t-elle en relevant la tête vers lui, les avant-bras perchés sur le rebord pendant que ses jambes battaient dans l’eau. »
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Centre-ville de Seikusu / Re : All violence is a form of power (Lucian)
« Dernier message par Cruella Trevylaine le vendredi 27 mars 2026, 17:11:06 »
Lucian semblait comprendre Cruella comme peu d'hommes le pouvaient. La jeune femme s’agrippait aux hanches masculines pour se maintenir alors qu’il approfondissait l'exploration de sa verge dans la gorge accueillante qu'elle lui présentait. Elle gémissait sourdement contre la chair tendue, appréciant pleinement la vigueur qu'il y injectait, la fermeté de ses mains qui se mêlaient à sa chevelure bicolore.

Le corps de la belle ondulait tandis qu'elle suivait le rythme, qu'elle l'encourageait, qu'elle répondait avec ardeur. Ses lèvres coulissaient rapidement contre la peau veineuse luisante de salive autant que de nectar. Sa langue flattait, cajolait, facilitait l'insertion. Ses ongles s'enfonçaient légèrement dans la chair mâle à mesure qu'elle le sentait approcher d'un second orgasme. Elle ferma finalement les yeux pour savourer l'instant, respirant par à-coups par le nez tandis que sa gorge était investie. Et quand enfin elle le sentit franchir le pas, quand la semence virile se déversa par jet contre les parois étroites de sa gorge, elle lui démontra son appréciation dans un geignement sourd qui faisait probablement vibrer son organe.

C'est avec regret qu'elle le libéra, qu'elle relâchait la pression de ses lèvres jusque là verrouillées à la base de son sexe. Déglutissant finalement convenablement, avalant les dernières gouttes de nectar, la trentenaire lança une œillade amusée à son amant. Elle ne se déroba pas alors qu'il l'aidait à se redresser pour venir l'embrasser. Sa main droite vint s'enrouler autour de la nuque de sa muse tandis qu'elle se livrait sans réticence au baiser.

« J'ose espérer ne pas patienter trop longtemps, dans ce cas, ronronna-t-elle alors qu'un frisson la parcourait quand il glissa ses doigts contre son intimité détrempée. Je sais être patiente pour les choses qui en valent le coup, mais il ne faut pas pousser non plus… »

Un petit hochement de tête lui confirma qu'elle pouvait tout à fait s'atteler aux derniers détails de couture du costume dans le plus simple appareil. Un petit rire lui échappa alors qu'il la soulevait afin de la porter jusqu’à son siège. Finalement assise, la styliste roula légèrement les épaules alors qu'il lui apportait la veste du costume.

Penchant légèrement la tête sur le côté, sa joue caressant le bras posé sur son épaule, elle se mit à l'œuvre. Le souffle de l'homme dans son cou la faisait frémir, bien entendu. Mais dès lors qu'elle se concentrait sur sa création, Cruella parvenait à faire abstraction des distractions. Avec des gestes assurés, elle mit les dernières touches à la création de la veste. Des boutons, des coutures, des ajustements sur les ourlets…

« Il me vient une idée, finit-elle par murmurer d'un ton taquin. Peut-être que ma patience pourrait être aidée… Que dirais-tu de venir me voir travailler… Au plus près ? »

Comme pour lui exposer son idée, ses jambes s'écartèrent sous la table. Sa main gauche caressa l'avant-bras de Lucian avant de glisser contre sa poitrine, contre son ventre… Jusqu’à venir flatter sa fleur trempée. Un petit sourire coquin étirait ses lippes alors qu’elle se demandait s'il allait saisir l'idée, s'il était de ces hommes qui pratiquait le sexe orale de manière égale ou unilatérale. S'il acceptait, elle ferait de son mieux pour se concentrer afin de s'occuper du pantalon… Ou elle profiterait simplement de l’instant.
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One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« Dernier message par Catalina Taylor le vendredi 27 mars 2026, 17:10:15 »
« Sainte… Putain… de Mère… Jura Calpurnia à mi-voix alors qu'elle ramenait son poignet contre elle tandis que le colt déchargeait sa balle en tombant au sol. »

Elle n'aurait pas pu mieux faire si elle avait voulu viser, la balle se logeant proprement au centre du front du religieux, le tuant sur le coup. Grimaçant, n'ayant pas le temps pour s'attrister de la perte humaine de cet imbécile pacifiste, la blonde releva les yeux juste au moment où Bill lui rentrait dedans. Le choc fut brutal, lui coupant la respiration autant que l'impact de son corps souple contre le mur. Son crâne cogna durement contre le bois épais derrière elle, lui faisant voir trente-six chandelles. Incapable de prendre la plus petite inspiration pendant une longue minute, la jeune femme se laissa glisser contre le mur jusqu’à se retrouver affalée sur le sol, la tête penchant contre ses jambes inertes.

Elle perdit la notion du temps, retrouvant peu à peu l'aptitude de respirer pour ne pas suffoquer, retrouvant plus lentement encore ses esprits après le choc brutal contre le mur. Elle eut l'impression de ne retrouver sa faculté à évaluer le temps qui passait quand le canon d'une arme s'inséra brusquement entre ses lèvres, le métal cognant sans pitié contre ses dents. Avec une certaine difficulté, ses prunelles se focalisèrent sur celui qui la menaçait, exprimant autant une défiance farouche qu'une étincelle de crainte qu'elle cherchait à réprimer.

Muette, par la force des choses, la blonde déglutit avec difficulté devant l'affirmation que la situation était de sa faute. Non pas qu'elle le nierait si elle en avait l'opportunité : Retarder les malfrats était, à son sens, une bonne chose. Surtout avec les morts qui saignaient presque paresseusement contre les lattes du parquet grossier.

S'empressant de refermer la bouche dans un claquement audible quand l'arme se retira, quand l'homme chargea l'un de ses frères de la mettre en joue, la belle essaya de carrer les épaules pour faire bonne figure. Son regard tenta de suivre les mouvements de Bob, inquiet mais déterminé. Il retournait malgré elle sur l'arme qui la menaçait, la gardant sagement immobile dans sa posture effondrée.

Bien vite, cependant, le meneur revint vers elle. Ses prunelles accrochèrent les ceintures de cuir qu'il avait récupéré tandis que son cerveau peinait à en comprendre la raison. Encore sonnée, elle ne réagit pas tout de suite quand Bob et Grat s'occupèrent de lui immobiliser bras et jambes sans douceur. Et quand elle montra enfin des signes de résistance, il était trop tard. Se débattant faiblement, elle ne réussit qu'à égratigner les bandits avec ses ongles avant de se retrouver impuissante.

« Non, non ! Tenta-t-elle de protester d'une voix tremblante, essayant de se soustraire à leur prise. »

Mais trop tard, Calpurnia Tanner se retrouvait pieds et poings liés, le cuir des ceintures immobilisant ses chevilles et mordant cruellement dans ses poignets réunis dans son dos.

« Lâchez-moi, vauriens ! Vous ne vous en sorti-Mmmpff ! »

Ses protestations furent bien vite muselées par un mouchoir en tissu -propre, elle l’espérait en tout cas- et une troisième ceinture nouée et serrée autour de son crâne. Impuissante et réduite au silence, la jeune femme tentait malgré tout de gigoter en espérant que les deux hommes la lâcheraient. En vain.

Se retrouvant juchée sur un cheval, jetée sur le dos de l'animal comme un vulgaire paquetage, la blonde ne voyait plus que le sol et les jambes du bestiau. Sur le ventre, incapable de se retourner, Calpurnia fit pourtant de son mieux pour crier au travers du bâillon et gigoter tant bien que mal en sollicitant ses abdominaux.

Un coup de feu déchira le silence relatif qui venait de s'installer.

Sans aucune visibilité, la fille du banquier Turner n'eut cependant pas le temps de se demander ce qui se passait. Le départ fut soudain. Animé. Le rythme se trouva tout de suite forcé, et la posture dans laquelle elle se trouvait se trouva particulièrement désagréable. Faisant de son mieux pour gainer ses abdominaux et éviter d'être ballottée trop violemment, Calpurnia aperçut rapidement les silhouettes du shérif et de son fils tandis qu'elle était emportée au loin.

Perdant vite la notion du temps ou de la géolocalisation, l'otage des frères Dalton sembla abandonner la lutte. La poussière des chemins lui fit monter les larmes aux yeux, et elle les ferma pour ne pas se retrouver à pleurer sans raisons. Et pour éviter qu'un bout de caillasse ne la blesse, accessoirement.

Priant tout ce qu'elle pouvait durant tout le temps que dura la fuite, Calpurnia se retrouva férocement déçue quand les malfrats s'arrêtèrent enfin. La luminosité avait baissé. Ce devait faire quelques heures déjà qu'ils chevauchaient. A bout de forces, même en ayant cesse de se débattre relativement tôt dans la cavalcade, la blonde se retrouva soudainement juchée sur l'épaule de l'un des frères.

Tentant de se frotter les yeux contre son épaule pour enlever la poussière accrochée à ses cils et ses paupières, Calpurnia essaya de se repérer. Autour d'eux, c'était le désert. Sable, rocaille, monticules…et des collines rocheuses. Le genre de collines abritant bon nombres de petites cavernes indécelables si on ignorait leur présence. Le genre de cavernes qui pouvaient avoir une petite mare d'eau douce qui remontait du sol.

Incapable de savoir où ils étaient, le seul espoir de la jeune femme était que le shérif Lockwood n'ait pas perdu la trace des fuyards. Mais elle doutait fortement qu'ils la retrouveraient cette nuit, surtout si les quatre frères connaissaient bien ces collines et ces cavernes.
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Le soulagement qui se propagea dans ses veines en voyant qu'elle n'avait plus de raison de menacer sa cible manqua de la faire chanceler. Vance avait clairement maîtrisé le mitrailleur.

Le soulagement, toutefois, laissa vite place à ce sentiment désagréable d'en avoir trop dit, ou trop fait. L'air étonné de son amant lui fit prendre conscience qu'une femme dans son genre ne devait pas souvent être associée à quelqu’un sachant se battre sans pitié. L'agence n'allait probablement pas apprécier que la tueuse à la retraite se voit démasquée. Divers scénarios bataillaient dans son esprit, fusant de toute part. Entre celui de la Destruction Mutuelle Assurée, qui voulait dire trouver du compromettant pour faire chanter l'ancien catcheur et le persuader de ne rien dévoiler, l’idée de chercher à maîtriser le colosse jusqu’à l’arrivée de ses propres renforts ou encore de le réduire définitivement au silence...

La brune hésita un instant quand la large main de l'athlète chercha à lui faire lâcher l'arme, puis desserra sa prise un quart de seconde plus tard en se rendant compte qu'elle ne voulait pas le tuer même si elle risquait sa vie et son image. L'agence n'allait vraiment pas aimer.

Son regard clair, toujours teinté de cet accent impitoyable malgré sa réticence à blesser -tuer- le témoin de ses actions, s'adoucit finalement quand le colosse ne montra pas de signes d'hostilité, allant même jusqu’à effacer le besoin d’explications quelconque d'un côté comme de l'autre.

Immédiatement, les épaules tendues de la brune se relâchèrent. L’otage, toujours maintenu à genoux par sa poigne dans ses cheveux malgré son état encore un peu sonné, tenta de se dégager. D’un mouvement souple, presque nonchalant, la veuve fit glisser sa main le long de son cou et trouva, sous l’angle de la mâchoire, le sinus carotidien.

Elle appuya.

Le regard de l’homme se troubla, son souffle se suspendit un instant, puis son corps bascula lourdement vers l’avant. Inconscient.

Quand son idole parla d'une équipe de nettoyeurs, Catalina ne put retenir un rictus amusé. L'agence n'aurait pas besoin de déployer les siens. Mais il faudrait quand même qu'elle les préviennent qu'il y avait eu du grabuge. Et qu'elle changeait de résidence temporaire, si elle acceptait l'offre de Vance.

Ce qui, soyons honnête, était absolument ce qu'elle comptait faire.

« Ça me paraît une excellente idée. Je vais prévenir mes… Um… Mon service de sécurité. Ils risquent de paniquer si je ne suis plus là demain… »

Paniquer n'était peut-être pas le mot juste. Mais elle n'avait aucun doute qu'ils seraient sur les dents. Il valait mieux anticiper les choses.

Avec un sourire amusé dirigé vers l'ancien catcheur, la brune marcha précautionneusement vers son sac, renversé sur le sofa. Ses ongles effleurèrent l'un des bras musclé de son amant au passage, son air mutin indiquant que c'était parfaitement volontaire de sa part.

« Je vais… faire chauffer l'eau, pépia-t-elle après avoir saisi le téléphone. »

Elle ne se retourna pas, mais son déhanché alors qu'elle se dirigeait vers la salle de bain était bien évidemment pour le bénéfice de Vance.

Tandis qu'elle tournait les mitigeurs de la douche d’une main distraite, ses doigts pianotaient rapidement sur son portable.

« Visiteurs impromptus. Neutralisés. Nettoyage pris en charge. Relocalisation pour la nuit. Prochaine MàJ 10.00 A.M. »

Verrouillant l'écran après la notification signifiant la prise de connaissance du message, Catalina entreprit enfin de se déshabiller. La jupe, le chemisier et le soutien-gorge finirent sur le sol. Vérifiant qu'il n'y avait pas d'éclats de verre sur la plante de ses pieds, elle finit par se glisser sous le jet de la douche avec un petit soupir d'extase. L'adrénaline retombait peu à peu, la laissant légèrement tremblante. Fermant les yeux en offrant son visage à la pluie des jets, elle sourit doucement en repensant à la dernière heure.

Elle avait couché avec son idole. Rien que ça, déjà, ça lui procurait un sentiment de fierté. Un fantasme accompli. Mais voir l’ancien catcheur en action… La veuve se mordilla la lèvre inférieure. Les élancements de désir revenaient, alors même qu'ils venaient de prendre leur pied. Peut-être que cette petite douche pourrait durer un peu plus longtemps…

Appuyant son dos contre la faïence de la douche, l'ancienne tueuse attendait son amant. Sa main droite glissaient contre son ventre, venant caresser sa perle et les pétales de sa fleur toujours sensibles tandis que la gauche venait maltraiter doucement l'un de ses seins. Ses prunelles azurées étaient fixées sur la porte de la salle de bain, attendant avec impatience de voir la stature imposante de Vance la franchir.
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Les contrées du Chaos / Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le vendredi 27 mars 2026, 06:41:06 »
Nexus désignait par Contrées du Chaos tout ce qui se trouvait au-delà de son territoire, et y incluait Ashnard. Ashnard, évidemment, désignait par ce terme tout ce qui se tenait entre Nexus et l’Empire. C’était une vaste terre de royaumes épars, mineurs et désunis, et de territoires anarchiques ou décentralisés, aux mains de clans et de tribus sans rois, que les vastes armées traversaient pour se faire la guerre et taxaient de multiples façons à chaque fois. Bien sûr, qualifier Ashnard de chaotique n’était pas usurpé, mais jamais l’Empire n’admettrait de voir son instabilité caractéristique lui valoir la même place que les entités barbares qu’il qualifiait comme telles.

Ainsi, Ashnard mettait un point d’honneur à affirmer sa supériorité. Son influence se ressentait loin et, lorsque ses armées se mettaient en marche, elles faisaient trembler la terre de leurs pas, roues et fers, et l’air de leurs cors, clairons et percussions. De larges et vastes colonnes se mettaient en mouvement pour la moindre offense, écrasant tout sur leur passage et ne laissant rien derrière elle de ce qui avait déconvenu à l’Empereur.

L’Empereur Weyrith survolait ce jour-là une colonne de son vieil ami Mogdarr tandis qu’elle faisait chemin vers un bastion d’Orcs devenu trop puissant et désobéissant. Il était temps de réduire leur nombre drastiquement et de les disperser, comme cela se faisait de tous temps et depuis toujours. C’était un bon moyen de garder les troupes en forme et de leur faire un rappel des bases. Les Orcs étaient des adversaires désordonnés mais redoutables. Face à eux, une discipline de fer et une stratégie adaptée faisaient la différence entre victoire et défaite, et chaque rencontre avec eux rappelait aux hommes l’utilité d’une bonne organisation.

Mogdarr, lui aussi, pourrait faire usage du rappel. Lui-même était des races ogresques et devait se voir parfois rappeler l’intérêt de la patience et de la planification au combat. Lorsque Weyrith posa son immense dragon noir sur l’énorme chariot de commandement du général, son ami monta jusqu’à lui pour l’accueillir de sa stature monumentale, frappant l’alliage enchanté de son armure de jais et d’or du plat d’une main qui eut aussi bien pu être un gantelet d’acier nain.

« Tu nous fais l’honneur de ta présence, Majesté ? »

« Il y a trop longtemps que nous avons croisé le fer ensemble, mon ami. Et je me lasse des batailles rangées. Le chaos orc me fera le plus grand bien. »

Mogdarr éclata d’un rire gras et sonore qui fit sursauter les vigies et le mage clairvoyant présents sur le toit du chariot.

« Y en a qui doivent déjà paniquer au palais ! »

« Ou se préparer à prendre ma place. Je m’en chargerai en rentrant. »

L’empereur eut un sourire sadique à ces paroles et il descendit vers les appartements du général afin de discuter campagne, mais aussi et surtout aventures, femmes et bagarre.


- - - ~ ~ ~ ⊂☼⊃ ~ ~ ~ - - -


La bataille avait été sanglante et victorieuse. Les forces ashnardiennes avaient combattu avec ardeur, supportant l’assaut orc incessant derrière des formations de barrage maîtrisées et à l’aide de roulements synchronisés des troupes, décimant les rangs ennemis à l’aide de flèches, de sorts de destruction et de boulets jusqu’à ce que la masse critique soit atteinte. L’élite avait alors sillonné les rangs et était entrée dans la bataille, rencontrant des ennemis furieux, mais épuisés, qui résistèrent peu avant d’être mis en déroute par le mélange de sortilèges de combat et d’acier runique qui leur était opposé. Les campements avaient été abandonnés par des bandes se dispersant anarchiquement et ils avaient été saccagés. Huttes et idoles avaient été détruits. Les individus retrouvés avaient été exécutés et exposés pour l’exemple. Les chefs capturés furent amenés sur le chemin de repli de leurs armées et décapités, leurs têtes empalées comme une barrière funeste et un avertissement.

Dans la mêlée, Weyrith et Mogdarr s’étaient repus, et c’est vidés de leur appétit de sang qu’ils se retrouvèrent dans le chariot de commandement sur le retour, buvant, mangeant et baisant à l’envie, célébrant la vie et la victoire sur la mort tandis que cortège funéraire et troupes prenaient le chemin de leurs pénates.

C’est sur ce chemin que le chariot fut arrêté et qu’un garde se présenta, réveillant les deux illustres d’un air embarrassé. Visiblement, il ne s’attendait pas à ce que l’Empereur soit encore là, et il déglutit en lui signalant que l’avant-garde avait mis la main sur une prise intéressante. Peu content d’être réveillé, même s’il ne dormait que très peu (son temps de sommeil lui était d’autant plus précieux), Weyrith laissa son ami dormi et se vêtit de sa tunique de repos, noire et brodée d’or, ceinture pourpre de velours à la taille, avant de quitter le chariot massif et de suivre le garde. Une monture lui fut proposée et il la monta avant de galoper jusqu’à l’avant des troupes, ce qui lui prit bien un quart d’heure.

Chaque troupe avait son wagon logistique, un convoi de chariots bâchés ou ouverts contenant leurs provisions et armes, mais aussi le nécessaire au campement, des roulottes rouges de prostituées, des voyantes et autres prêtres et shamas et des hôpitaux de campagne roulants. C’est dans un de ces derniers qu’on conduisit l’Empereur, et qu’il découvrit, allongée sur un lit de camp, une curieuse créature. Humaine d’après ses traits dominants, elle était cependant d’une blancheur d’albâtre immaculée. Sa beauté frappait immédiatement, même si elle avait clairement vu de meilleurs jours. Elle était ridée et sèche, les traits tirés et la peau flasque par endroits. Ça et là, elle semblait même se craqueler et se fendre par petits morceaux. Immédiatement, Weyrith avait dressé un voile de Vents autour de lui le protégeant de tout contaminant et il entra dans une vive colère.

« Tu as osé me conduire dans un mouroir potentiellement contagieux, crétin ?! »

« Paix, Votre Majesté Impériale, lança un magicien d’une voix profonde. Cette femelle n’est pas contagieuse. Ni même malade, Messire. »

Hésitant, Weyrith serra la mâchoire mais finit par lâcher le garde dont il avait déjà saisi les poignets, tournant son attention vers le spécialiste, analyste de la magie et détecteur de mages. Il alla à son côté tandis qu’il imposait ses mains à divers endroits de la mystérieuse inconnue, établissant son diagnostic.

« Qu’est-ce qu’elle est, et qu’est-ce qui lui arrive, maître ? »

« Je ne puis répondre à la première question, Messire. Pour la seconde, en revanche, je peux me prononcer avec certitude. Cette créature, quelle qu’elle soit, est étroitement affiliée à l’eau. Je… doute que ce soit sa forme véritable. Son affinité est vraiment… C’est un cas rare, Votre Majesté. Je- »

« Qu’est-ce qui lui arrive ? »

Weyrith perdait patience et le magicien, tout probe et dévoué qu’il était, déglutit et laissa la science au placard pour une réponse simple :

« L’eau, Messire. Elle est associée à l’Eau, c’est son élément, ça lui est vital. J’en suis certain. De l’eau la sauvera. »

L’Empereur leva un sourcil étonné et sarcastique, retournant à l’arrière pour ouvrir le rideau donnant sur l’étendue rocailleuse et aride qu’ils traversaient à ce moment. Il referma et revint vite, comme s’il lui avait fallu cette observation pour avoir la certitude d’avoir bien appréhendé leurs alentours.

« Si c’est le cas, qu’est-ce qu’elle peut bien foutre ici ?! »

« Peut-être aura-t-elle les réponses en se réveillant, Votre Majesté Impériale ? Mais je ne saurais que presser humblement Votre recours. Son temps est compté en minutes à ce stade, je le crains. »

« Hmmm. Merci pour ton service, magicien. Tiens ! »

Il sortit une petite bourse d’or qu’il lui lança, et donna ses ordres au garde. Une minute plus tard, un chariot avait été vidé et un triple équipage de chevaux y avait été harnaché pour aller vite. Le lit de camp fut installé sur le plateau libre et bien sanglé avant un galop effréné vers l’arrière. Arrivés au chariot de commandement, on réquisitionna quelques-uns des ogres tirant la forteresse roulante pour vite monter l’inconnue jusqu’aux appartements du général, où Weyrith prit le relais lui-même. Un coursier parti devant, encore haletant, supervisait le remplissage de l’énorme baignoire de Mogdarr, qui était presque remplie grâce au système de pompe relié à la réserve d’eau du véhicule géant. Il immergea la beauté blanche et soupira, chassant tout le monde avant de s’asseoir sur un tabouret présent là, veillant la récupération de celle dont il ignorait encore tout, sinon son affinité élémentaire rare à l’Eau.
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L’accord passé, Franz était retourné au travail avec enthousiasme. Ce n’était pas une motivation vaine. Il ne s’attendait pas à régler son problème aujourd’hui, à découvrir la solution miraculeuse, mais il pouvait enfin trouver un élément probant, une piste permettant de conduire à de nouveaux éléments qui, eux, permettraient enfin de régler le problème.

Et quel problème ! Il ne s’attendait pas à pareille menace. Le déséquilibre était manifeste et pouvait s’emballer à tout moment, provoquer un effondrement de l’écosystème à Seikusu. Peut-être que la Terre entière était même menacée par ce désastre possible, l’ouverture brutale à des vecteurs exponentiels pouvant menacer de détruire la planète telle qu’on la connaissait en relativement peu de temps.

Si les rumeurs qu’il connaissait sur les failles étaient vraies, alors elles renfermaient des prodiges et menaces conséquents. Comment imaginer comment tournerait le destin d’un monde doté d’armes apocalyptiques si on y ajoutait le désordre soudain de la magie arcanique, des forces élémentaires manifestes, des dragons et autres chimères disparues, de races défiant la notion d’Humanité et la domination de l’Humain sur le monde ? Cela pouvait être le point de départ d’une réaction en chaîne terrible et, si la planète y survivait, elle ne ressemblerait en rien à ce qu’elle était la veille.

Inquiet et hyperactif, il essaya de reprendre contact avec ses camarades à travers le monde. Certains, il n’avait pas vu depuis des décennies et, pour ceux qui n’avaient pas le don d’immortalité, il ignorait même s’ils étaient encore en vie. Quantité avaient changé de numéro de téléphone, trépassé ou n’étaient simplement pas disponibles mais, le décalage horaire aidant, il eut de nombreuses discussions cette nuit-là, tandis qu’il peaufinait son algorithme d’analyse et laissait l’ordinateur traiter l’information. Certains furent étonnés de l’entendre toujours si jeune et alerte quand eux-mêmes avaient pris vingt ou trente ans et accusaient le coup des années derrière eux, mais tous répondirent avec joie.

Les scientifiques se virent confrontés aux données brutes et appelés à examiner leurs environs ou à rapporter tout phénomène semblable chez eux.

Les clairvoyants, shamans et autres sorciers terriens se virent confiés les instances plus ésotériques et enjoints à interroger leurs trames et terroirs sur le sujet.

Les autres démons, ceux qui répondirent, exprimèrent un intérêt réservé, manifestement conscients, pour les plus purs (ceux qui avaient été enfantés des Enfers ou en venaient, ceux dont les pouvoirs transcendaient les dimensions), de la réalité du danger, la question abordée était sensible, presque tabou. Et ce n’était pas une affaire de sectarisme : il y avait plus d’une bonne raison de ne pas laisser le savoir des failles et de leur contrôle à n’’importe qui au risque de voir les Humains en comprendre les ressorts et en exploiter les pouvoirs. Franz tenta bien d’en convaincre, mais il n’obtint que de vagues promesses.

Quoi qu’il en soit, il eut une affirmation à l’aube : le cas de Seikusu était probablement rare ou unique. Ce n’était pas un problème généralisé à la planète entière. Cela dit, certains nœuds de pouvoir tellurique et cosmique devaient bien présenter des altérations potentielles. N’était-ce pas le cas ici ? Peut-être devrait-il étendre ses examens. Mais pas aujourd’hui.

Les résultats finaux tombèrent peu de temps avant que les portes de l’établissement ouvrent aux premiers arrivants, aux plus précoces venus étudier à la bibliothèque ou fumer en flânant entre copains las de leurs parents. Il alla vider son cendrier plein de cendres et de mégots froids avant d’aller attendre devant la photocopieuse que ses impressions finissent de lui arriver et, cela fait, s’en empara et les glissa dans une poche cartonnée avant de filer, remettant sa blouse blanche sur son dos avant de retourner donner vie aux couloirs.

Lorsqu’il arriva dans la cour, là où Séliane et lui s’étaient séparés la veille, il remarqua directement la curieuse créature se cachant sous les traits d’une honnête professeure près de l’arbre qu’elle avait touché la veille. Le démon l’avisa de loin. Il n’avait pas besoin de beaucoup de sommeil et ne manifestait pas de signe de fatigue. Cependant, son enthousiasme et son travail acharné avaient laissé des traces. Il avait l’œil brillant et une paupière inférieure sautillait nerveusement par moments. Il était échevelé et un sourire nerveux restait scotché à ses lèvres. Malgré tout, il gardait cet air nonchalant, ce détachement qui contenait les forces le parcourant en lui, les empêchant d’influencer et de nuire autour de lui. Certes, il y avait une ondine mêlant engouement et chaleur émanant de lui, mais c’était ce qu’il ne pouvait pas retenir dans son état actuel.

Marchant jusqu’à Séliane sans un mot, il l’avisa, la fixant, assise près du tronc, avant d’aviser les deux cafés et les viennoiseries manifestement disposées de façon ostensibles à son attention près d’elle. Il fronça les sourcils, pinça les lèvres et plia ses jambes, s’arc-boutant devant elle et se portant à son niveau tout en plantant ses yeux rouges dans les siens, scrutateur.

« C’est pour moi, hésita-t-il ? »

C’était manifestement le cas, évidemment, et, après un coup d’oeil de plus, il sentit l’envie de café et le manque de sucres de son enveloppe physique le gagner, perçant le voile de son inspiration intellectuelle pour le ramener aux choses terrestres. Il plongea malgré lui une main vive, mais souple et précise, dans le sac de viennoiseries, et une autre vers un gobelet, et il s’équipa de son petit-déjeuner en mordant dans la pâte aérée et beurrée avec joie.

« C’est très gentil. »

Il eut un sourire sincère avant de reposer le gobelet de café pour lui passer sa pochette cartonnée, reprenant vite le gobelet et la laissant découvrir les cartes de Seikusu et des environs qu’il avait sorti. Des séries de points les constellaient, lieux de relevés anormaux, et des extrapolations désignaient des zones encerclées où des failles dormaient ou se dressaient supposément. Il lui expliquait cela en mangeant et en buvant, simplement, avant de conclure :

« J’ai trouvé une faille dans le quartier de la Toussaint. C’est le quartier chaud. Personne ne s’est vraiment inquiété de l’accroissement significatif des disparitions dans cet endroit au fil des deux dernières décennies, mais je pense qu’il y a corrélation. Cette faille est active, j’en suis certain. Nous devrions aller la voir ce soir. »
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Le coin du chalant / If the End Is Inevitable, Make The Journey Memorable
« Dernier message par Shion le vendredi 27 mars 2026, 04:17:26 »
Chalant de Shion aka Princesse Laurelian

Méthodes de Communications
À la suite de ce post, bien sûr, ou sur le Discord.

Niveau d'Activité et Niveau Recherché
En ce moment, je ressors d'une léthargie hivernale, donc je me dis que je peux remettre la main à la pâte. N'hésitez pas à regarder mes doublettes, particulièrement Serenos et Em, qui sont de mes trois favoris du moment.

Les sujets tabous ou non-désirés
On peut immédiatement écarter les sujets suivants; les grossesses, le scat/uro, la bestialité, mutilation/amputation. Comme Shion évolue dans un monde fantastico-médieval/renaissance, les personnages tournant autour de la technologie, des extraterrestres et du sci-fi en général ne seront pas considérés.

Les paramètres acceptables

Romance légère -> À comprendre que Shion ne fait aucun lien affectif à longue durée, ni ne fait d'attachements.

Violence -> Le monde entourant Shion n'est pas rose. La violence et la brutalité est partout, et malgré le fait qu'elle soit princesse, pas toutes les histoires l'entourant seront roses ou joyeuses.

Prophéties -> Shion est une pythie, capable de percevoir des bribes de l'avenir. Ces bribes sont toujours à discuter avec le/la joueuse

Les Trames

Scandals come in Pair
Dans la société meisaenne, la fraternisation n’est pas mal vue — du moins, en apparence. Mais certaines fréquentations restent dangereuses, voire inacceptables, surtout pour quelqu’un du rang de Shion. Toutes les alliances ne sont pas bonnes à afficher… et certaines peuvent détruire une réputation en un instant.

Cette trame met en jeu les conséquences sociales, politiques ou personnelles d’une relation controversée. Elle requiert un personnage de haut rang, doté d’une réputation déjà teintée de zones d’ombre. Un alignement neutre à mauvais est recommandé afin de justifier ses choix, ses fréquentations… et les scandales qui en découleront.

Let me Save You
Shion n’est pas la seule prophétesse en ce monde — et elle est encore moins la seule à avoir entrevu l’arrivée du Roi Noir… ainsi que sa propre mort. Certains ont partagé cette vision, et refusent de l’accepter, car il existe toujours des individus incapables de rester spectateurs face à l’inévitable. Des âmes assez obstinées — ou assez orgueilleuses — pour croire qu’elles peuvent arracher l’agneau sacrificiel à son destin.

Mais défier le cours des choses a un prix.

Cette trame met en scène un personnage d’une puissance, d’un statut ou d’une détermination suffisante pour justifier une telle ambition : intervenir dans la marche du destin lui-même. Toutefois, et le joueur doit en être pleinement conscient, ses efforts sont voués à l’échec. Le destin ne cède pas. Il plie, il résiste, et finit toujours par réclamer ce qui lui est dû. Chaque tentative d’intervention attire des conséquences croissantes : une malchance persistante, des coïncidences troublantes… puis, bientôt, des oppositions bien réelles. Car certains ont intérêt à voir cette prophétie s’accomplir et ils n’hésiteront pas à agir. Sauver Shion ne sera pas seulement difficile. Ce sera impossible.

Je suis également ouvert à d'autres suggestions.

Pour sauver du temps à tous et à toutes; si je n'exclue pas forcément le RP à caractère sexuel, je ne le recherche pas activement, et si la trame ne s'y prête pas, je ne ferai pas d'acrobatie scenaristique pour. S'il vous plait, si vous êtes à la recherche d'un RP de cette catégorie, sauvons nous un malaise.
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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le vendredi 27 mars 2026, 02:59:16 »
Jack aurait dû tenter sa chance et déplacer directement son nouvel engin vers la Base. Là-bas, avec la couverture de Mnemnys et les services disponibles, il aurait pu le remettre à neuf en attendant de se trouver un véritable équipage digne de ce nom. Mais, sur ce roc reculé où seuls les retraités de la vague de colonisation étaient restés, il ne trouvait rien de bien convenable. Ses rêves d’équipage brillant à l’assaut des primes s’envolait peu à peu tandis que Kira, elle, ne donnait plus de nouvelles.

A l’origine, l’accord stipulait que les propriétaires l’aideraient à amener le vaisseau à bon port, prévoyant un déplacement jusqu’à la Base pour rejoindre rapidement leur monde natal pour leur retraite. Mais les plans avaient changé : les vieux avaient trépassé et l’héritier, vieux célibataire débraillé et pilier de comptoir local réputé, avait donné une bonne ristourne en plus de celle convenue pour prendre son cash et partir le claquer. Depuis, Jack était coincé ici, mais il avait réussi à mettre la main sur un ancien mécanicien de fond, un pilote de navette stellaire et un autre débrouillard clairsemé qui voulait juste un taxi et payerait de ses services en cas d’avarie. En théorie, il avait de quoi partir, mais c’était loin d’être idéal. Si seulement il avait trouvé un médecin, un infirmier, un secouriste, qui que ce soit capable de gérer une blessure s’il était indisponible en cas d’accident !

Le sort allait lui donner une chance tout en lui jouant un tour. Il venait de finir de brancher son scanner de faille tekhan modifié au poste de navigation et prenait un bol d’air pour se rafraîchir les idées et se décider sur son départ quand il vit une silhouette dégingandée courir dans la direction de la petite aire de service où plusieurs vaisseaux séjournaient outre le sien. Pour être honnête, en-dehors du ravitailleur en eau qui faisait tous les jours la navette et était en train de regonfler le réseau public de la colonie à ce moment, son vaisseau était le seul ayant l’air de pouvoir voler, et le seul disponible. Mais ce type solitaire, qui qu’il soit, devait avoir repéré les formes au loin et espéré de l’aide. S’il s’était accidenté dans le désert, nul doute qu’il avait hâte de recevoir de l’aide.

« Rick ! »

Le vieux squatteur passa sa tête au haut de la passerelle.

« Amène de l’eau, tu veux ? Et les jumelles. »

Le vieux ne dit rien, disparut, et revint un instant plus tard avec une gourde et des jumelles. Jack le remercia, récupéra les objets et passa la gourde dans une poche de sa tenue de pilotage pratique avant de porter les jumelles à ses yeux, découvrant enfin l’individu qui haletait en accourant par ici. C’était juste un Humain, en apparence. Mais il semblait plus anxieux que joyeux de voir de la vie. Est-ce que… ?

« Putain de merde… »

Jack n’était pas là depuis longtemps, mais il savait que cette colonie était en proie à un problème de criminalité endémique. Pas assez peuplée et rentable pour la corporation l’ayant bâtie, pas assez importante pour que des autorités interstellaires proposent leur soutien, et déjà trop sous la coupe du banditisme pour inciter des courageux à fonder une milice, elle était soumise au régime quasi féodal de plusieurs bandes se disputant les miettes restantes. En voyant une silhouette voler derrière lui et plusieurs tirs d’arme énergétique suivre dans sa direction, le chasseur de primes comprit immédiatement le problème.

Montant sur la passerelle, il gueula des ordres sans appel :

« On se tire ! Allumez les moteurs ! Cap sur Epsion ! »

Pendant qu’il réfléchissait, Jack avait repéré une prime intéressante et à sa portée sur le chemin de la Base. C’était un léger détour, et ça lui permettrait de payer les gars pour le voyage avant de s’occuper des affaires sérieuses une fois rendu. C’est donc là-bas qu’il allait. Mais, pour ça, il devait déjà décoller, et il préférait prendre les devants avant de faire la connerie qu’il allait faire.

Retournant au sol, il commença à marcher vers l’inconnu en lui faisant de grands signes. Tant pis si le mec était du gibier de potence, il ne pouvait pas le laisser se faire lyncher, ce qui finirait par arriver s’il le laissait là. Et si c’était le cas, il finirait par le savoir, et c’est lui qui le livrerait aux autorités contre prime.

« Hé ! Toi là-bas ! cria-t-il, Par ici ! Vite ! Allez ! »

Jack défit son holster, alluma son pistolet par prudence, et continua d’avancer, se préparant à l’attraper. Lorsque le gars arriva à son niveau, il l’attrapa sous les bras et le souleva presque en se mettant à courir avec lui. Le reste de la distance fut une formalité pour Adel, qui se retrouva presque traîné dans la poussière rocailleuse, puis en haut de la passerelle d’embarquement. En haut, Jack enfonça un bouton et la passerelle se rangea.

« Go ! Go ! Go ! On y va ! »

Un vrombissement fit trembler l’engin et la force qui menaça de les clouer au sol leur laissa savoir que le vaisseau s’élevait rapidement dans les airs. Il y eut un instant de flottement et de fureur avant que le calme ne vienne. La force centrifuge se calma, puis disparut, et le moteur prit un rythme de croisière. Des crissements métalliques peu rassurants firent grincer Jack des dents tandis qu’il observait, alerte, la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Mais il se détendit en soupirant et aida Adel à se mettre sur pieds.

« Tu t’étais mis dans de sacrés ennuis, observa-t-il calmement. Je m’appelle Jack. Toi, t’es qui ? »
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Les alentours de la ville / L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Saël Thorne le vendredi 27 mars 2026, 00:42:36 »
Le regard d’Anéa glisse sur lui. Froid en apparence. Mais pas indifférent. Tsaphkiel le sent. Et lorsqu’elle souffle, presque agacée “- Ce n'est que de l'eau chaude. Ne t'emballes pas pour si peu.”, quelque chose, contre toute attente cède.

Un souffle passe entre ses lèvres. Pas un soupir. Pas une réplique. Un rire. Infime. Retenu. Comme un réflexe oublié. Ses épaules se détendent à peine, et ses lèvres s’étirent en une esquisse presque imperceptible. Son regard se pose sur elle, plus clair, plus vivant qu’il ne l’a été depuis leur arrivée.
Ce ton…

Sa voix est basse. Presque absente.
…m’avait manqué.

Puis, le Juge Silencieux se fige. Parce qu’il le sent. Ce regard. Pas celui qu’elle lui lance en surface. Celui derrière. Celui qui s’attarde. Qui questionne. Qui voit. Son sourire disparaît lentement. Son visage retrouve son calme. Mais moins parfait qu’avant.

Ses yeux descendent un instant sur la marque qui traverse son torse et son bras.
Une longue histoire.

Sa voix est redevenue stable.
Sanctuary… son fragment.

Une pause. Presque imperceptible.
Il m’a choisi.

Ses doigts se referment légèrement.
Pour en être le légataire universel.

Le silence retombe. Il relève les yeux vers elle. Et cette fois, son regard est différent. Plus doux. Comme une brise tiède en plein été. Puis il détourne légèrement la tête avec un prétexte qui pourrait paraître… normal aux yeux de l’ancienne archange. Observer l’appartement.

Reprenant de la distance :
J’imagine que cela entre dans ta définition de ‘pire’.

Un battement.
Être vu nu après un combat.

Très léger.
Par mon scribe.

Une respiration calme.
Méniel a ses… angles morts.

Mais déjà, le Grand Archange pense ailleurs. À elle. Malgré lui. Blonde autrefois. Brune maintenant. Et pourtant inchangée. Son regard s’attarde une seconde de trop sur son visage. Ses traits. Sa fatigue. Sa force. Ce joli minois de guerrière qu'elle a toujours porté sans en avoir conscience.

Et une pensée surgit. Brutale. Silencieuse. Combien d’humains… Combien d’hommes… L’ont regardée ainsi ? Il coupe net. Immédiatement, comme on tranche une ligne de pensée interdite.

Son regard se détourne. Plus froid. Plus maîtrisé. Mais pas totalement intact.

Elle lui ordonne de sécher ses cheveux. Il baisse légèrement les yeux vers le sol encore humide. Pas pour lui. Pour elle. Si elle glisse… Non. En Prince des Trônes il ne s’excusera pas de mettre de l’eau au sol pour éviter de trahir l’inquiétude s’insinuant tel le serpent tentant Adam et Lilith.

Que doit-il faire ? Attraper la serviette qu’elle lui a lancée ou devrait-il se soigner d’abord ? Hésitation. Infime. Inhabituelle. Et c’est précisément à cet instant que le tissu heurte son visage. Sec. Inattendu. Il ne l’avait pas anticipé. La serviette glisse légèrement avant qu’il ne la récupère, ses doigts se refermant dessus avec ce réflexe toujours parfait.

Un silence. Puis, sans commentaire, la porte à ses cheveux. Lentement. Méthodiquement. Comme s’il n’était pas, à cet instant précis, en train de perdre une partie de son contrôle.

Et dans ce mouvement, dans ce geste simple, dans cette seconde où son attention bascule ailleurs, le nœud à sa taille cède. Sans bruit. La serviette glisse le long de ses hanches. Puis tombe.
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