Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Place publique / Re : Un soir habituel à l'Auberge... ? [Yazill]
« Dernier message par Alecto Nemed le Aujourd'hui à 08:46:03 »
Finissant d'achever la crédule Esclave, la petite patte sur sa sienne, et ce regard de pauvre petite créature implorante laissa Alecto ouvrir la bouche, sans qu'aucun son ne puisse en sortir.

Rassurée par le départ de l'Habitué, qui avait évité une bagarre potentiellement suivie de bris de matériel, vaisselle, voire meubles, la jeune fille se sentait moins angoissée. Les situations de tension n'étaient jamais facile à vivre pour elle, et elle fut encouragée par les très aimables paroles de Yazill, qui assurait que le coupable était bel et bien cet ivrogne malpoli. Elle hochait la tête, à son tour convaincue, mais incapable tout de même de dire du mal d'un client.

Il enfonça le clou avec l'éloquence nécessaire pour serrer le cœur de la petite Domestique, quant à sa fortune. Naturellement, elle avait réagit sans réfléchir après l'altercation, proposant son repas au chat. Pauvre petite créature... Non seulement il devait avoir eu très peur de se faire frapper -de ce qu'elle songeait-, mais en plus, elle n'avait même pas assez d'argent pour manger à sa faim ! C'était si injuste !

Élevée depuis sa prime enfance pour ressentir une profonde empathie et une immense compassion, on atteignait là un sommet, tant Yazill avait la ruse d'en jouer, et son apparence aidait largement. Elle cilla longuement, sursautant quand il évoquait sa fin prochaine des mains du Pilier.

"Oh non ! Ne dîtes pas cela, je vous en prie." Elle pris la petite patte posée sur son poignet.

"Il ne vous arrivera rien, je vous le garantis." Sa bonne âme venant encore une fois de se faire abuser, sans qu'elle ne puisse même imaginer la fourberie de son interlocuteur, Alecto esquissa un sourire qu'elle voulait rassurant, pour tenter de soulager la pauvre petite bête de pensées noires.

"Suivez-moi... s'il vous plait." Pris d'un soudain courage, elle patienta le temps qu'il faut pour que son félin client récupère ses affaires et saute au sol, espérant qu'il accepterait de le suivre jusqu'à l'arrière cuisine, derrière la porte qui donnait de l'autre côté du comptoir.

Toujours un peu voûtée, comme s'excusant d'exister, elle se fraya un chemin rapidement, gracile et passant inaperçu. Quand elle laissa Yazill entrer dans la pièce qui servait de cuisine, et de stockage de certaines bouteilles de meilleure qualité à l'abri des regards soûls, Alecto rougit légèrement, avec un sourire intimidé.

"C'est... c'est plus sûr, ici." Elle supposait non seulement qu'aucun ivrogne ne viendrait l'importuner et ... que Thiana Gian ne verra pas immédiatement découvrir qu'elle nourrit gratuitement n'importe quelle créature qui réussit avec malice à la tromper.

D'un pas leste, et avec un silence étonnant, l'Esclave servit un petit verre de bière mousseuse, puis se saisit d'une grosse louche pour prendre d'une large marmite fumante une belle quantité de ragoût qui mijotait. Elle s'appliqua à y ajouter les olives, comme concentrée sur sa tâche, soucieuse de faire correctement honneur à son petit client poilu.

Le pauvre chat devait sans cesse être ennuyé par ce type de personne ignoble, et à chaque fois qu'il parlait, il trouvait un argument qu'Alecto ne pouvait démentir. Sa naïveté effrayante lui certifiait que Yazill était sincère et aux intentions honnêtes...

Contre un mur de la pièce, une table d'office et un tabouret n'attendait plus que l'infortuné matou. Alecto y déposa l'écuelle et le verre, et tendit la main, l'invitant à s'installer, tirant un sourire enfantin.

"Voici Messire !" Un léger rire passa la barrière de ses lèvres, et elle alluma une chandelle pour que la pièce soit moins sombre. "Gardez votre argent, monsieur, ceci en dédommagement des insultes de notre client."
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Prélude / Voyages et espièglerie [Seth]
« Dernier message par Flint Eklepios Adaenika le Aujourd'hui à 01:03:06 »
Identité : Flint Eklepios Adaenika
Âge : 23 ans
Sexe :  Féminin
Race : Imp, catégorie des démons inférieurs
Sexualité : Libre et irréfléchie

Physique :

Flint est de ces femmes où la finesse côtoie une certaine volupté. Certaines pourraient bien lui en vouloir pour ce don de la nature, mais ce ne serait que bien triste jalousie : elle tient son corps de sa nature inhumaine plutôt que par une génétique généreuse.

Haute de quelques 165 centimètres, ce qui est ce coup-ci un bienfait de la nature pour son espèce (qui ne dépasse normalement pas le mètre cinquante), elle ne semble pas capable de s’en satisfaire, allongeant sa carrure de chaussures à plate-formes ou à talons lui donnant finalement assez de hauteur pour regarder les hommes sans se tordre le cou. Ses membres fins lui donnent cette apparence fluette, agile, qui est finalement assez honnête par rapport à son talent naturel en terme d’acrobatie et de rapidité, si bien que pour une espèce trompeuse, on ne peut que convenir de son étrange franchise. Sa tenue s’accorde d’ailleurs plus ou moins à cela : un justaucorps qui vient suivre les courbes de ses hanches et de sa poitrine, des bas qui soulignent des jambes entretenues par une activité physique permanente, et des gants qui n’ont qu’un but esthétique, le tout dans des tons affriolants et des détails proprement placés de manière à inviter le regard. Ce n’est pas qu’elle cherche la provocation inutile, ou à sexualiser ses attributs, mais simplement qu’elle ne trouve que plus de plaisir à se faire remarquer par autrui avant de leur filer sous le nez.

Bien sûr, elle n’est pas stupide. Ce genre d’accoutrement n’est pas fait pour tous les temps et toutes les sorties. Outre ces moments plus conviviaux où elle peut s’amuser de ses parures en tous points surprenantes, elle garde le reste du temps un lourd manteau de fourrure pour lequel elle a une affection toute particulière. L'habit est massif, et la couvre entièrement quand elle décide de s’emmitoufler dedans, mais surtout, il est le parfait exemple de la force un peu plus élevée que la moyenne de la demoiselle, pour qui oserait indiscrètement le porter. En effet, celui-ci en lui-même pesant quelques 15kg, on peut comprendre qu'il la protège du froid et des intempéries. C’est là un détail dont elle aime s’amuser quelques fois, ou qui lui permet dans quelques situations indélicates de se cacher de la vue de son prochain… Mais pourquoi ?

Eh bien, la demoiselle, malgré sa nature à taquiner et à se faire voir, est consciente que son espèce n’est pas la plus appréciée, ni même la plus capable en ce monde où se côtoient bêtes monstrueuses, archi-vampires et autres démons du premier cercle. Les imps sont des démons mineurs, et cela est collé sur leur visage, plutôt littéralement même dans le cas de Flint :

Un air mutin naturellement collé sur ses traits, de grands yeux d’un bleu proprement irréel pour un être humain, et surtout, deux petites cornes plates qui lui partent des deux côtés du visage. Elle fait d’ailleurs bien exprès de les dissimuler, usant de sa longue chevelure pour les envelopper et se faire passer pour une demoiselle à la coupe excentrique, tandis qu’elle use d’un accessoire plutôt lourd pour faire croire qu’elle possède une paire de cornes hautes, signe de valeur parmi les démons de moyenne classe. En dehors de cela, elle arbore un air juvénile dont elle ne pourrait se libérer malgré des millénaires, mais pour l’instant elle conserve simplement les traits de son âge, étant une imp non seulement de basse classe, mais surtout bourrée d’inexpérience du haut de ses vingt-trois années.

Et tout cela peut se voir autant dans ses agissements que ses regards. Elle est une jeune femme goûtant avec plaisir la liberté, s’amusant de parcourir le monde et se moquant un peu de montrer sa peau ou son être. Ses yeux brillent souvent d’innocence, ses mots sont souvent ceux de l’insolence ou de la taquinerie, quant à ses gestes, ils ont bien souvent le don de prouver qu’elle ne sait parfois guère comme sa chair peut attiser l’intérêt d’autrui. Une douce jeune femme, prudente, mais inconsciente.

Caractère :

Flint est une imp, et en ce sens, elle ne peut vraiment lutter contre certains clichés propre à sa race. Tout d’abord, elle est dotée de la même nature curieuse que tous ses congénères. Et si la curiosité est un vilain défaut, elle ne manque pas de le prouver chaque jour, ayant la malheureuse tendance à fourrer son nez là où il ne le faudrait pas. Mais aussi intelligente peut-elle être, elle ne semble pas avoir développé la mémoire suffisante pour se souvenir qu’elle a l’habitude de se mettre dans de beaux draps, répétant ainsi inlassablement les même erreurs.

En revanche, si elle a développé un domaine d’expertise où son intelligence trouve toute la place de s’exprimer, c’est dans le deuxième aspect commun à tous ses congénères : l’espièglerie. Les farces, les surprises, les pièges, la moquerie, voilà autant de points qui permettent à Flint de s’exprimer avec un amusement à nul autre pareil, et un bonheur personnel souvent proportionnel au déplaisir de ses cibles. Malheureusement pour elle, et pour sa vie sociale, il est souvent plus facile de se le permettre avec des amis et des connaissances, ce qui a pour finalité de la laisser relativement seule. Parce qu’après tout, difficile de rester ami avec quelqu’un dont l’un des passe-temps est de chercher instinctivement la situation la plus désagréable à te faire vivre simplement pour s’en amuser.

Mais qu’est-elle en dehors de tout cela ? Eh bien finalement, elle a quand même développé sa propre personnalité, et notamment un énième défaut qui simplifie grandement sa vie sur la surface de Terra. Donc outre sa joie de vivre, sa nature vive et enjouée, son positivisme effarant, elle a surtout une terrible nature kleptomane. Elle aime voler. Elle aime la richesse. Ce qui est précieux, ce qui est important, ce qui est unique, elle a le malheur de vouloir le prendre pour elle et l’acquérir ad vitam aeternam. Revendre n’est pas intéressant, mais le frisson de détrousser autrui est devenu avec le temps un bonheur à nul autre pareil. Et bien sûr, elle le fait en toute discrétion, elle n’est guère suicidaire et ne veut pas de souci avec les autorités locales. Pourtant elle pourrait, juste pour le plaisir de démontrer son talent, en faire l’usage au travers d’une mise en scène ou d’un spectacle. Quoi de mieux après tout que de se servir de telles qualités pour gagner quelques piécettes supplémentaires à moindre effort ?

Mais tout ceci donne bien mauvaise image de la demoiselle. Dans le fond, elle est cette chose innocente qui veut simplement pouvoir agir dans la vie de tous les jours sans avoir à craindre pour le lendemain. De l’innocence, un peu de prudence, beaucoup d’envie de rencontrer autrui et au moins tout autant de pouvoir échanger et découvrir. Toutefois, elle peut avoir ses petites craintes, à commencer par tous ceux qui pratiquent la magie. Les imps sont connus pour être de très agréables familiers, et il est bien évident que jamais, ô grand jamais, elle ne voudrait finir privée de sa liberté, entre les pattes d’une octogénaire anorexique coincée, ou d’un gros dégueulasse avec de la crotte entre les plis de sa bidoche. Elle veut vivre sa vie loin de ces cafards consensualistes, et compte d’autant plus dissimuler sa nature à tout être de ce genre.

Histoire :

« Tu feras ce que l’on te dit de faire, Flint ! Cela fait deux ans que tu aurais dû accepter cette servitude, maintenant tu arrêtes d’esquiver ses invitations et tu te rends utile ! Tu sais dans quel embarras tu nous mets ? »

Encore une journée qui s’ouvre par quelques sermons. Elle ne l’avait jamais apprécié, et ce n’était pas maintenant que cela allait changer. Face à ses deux géniteurs, la petite imp les observait avec dans le regard cette expression de parfaite nonchalance, signant quasiment immédiatement son refus de répondre par la positive à leurs injonctions. La servitude… Quasiment tout les imps du monde devaient l’accepter. Ils n’étaient pas assez forts pour survivre, et la majorité des démons s’amusait avec délectation de faire d’eux leur souffre-douleur, exception faite de ceux qui parvenaient assez rapidement à trouver un seigneur puissant pour acquérir un minimum de protection. Bien sûr, ce n’était pas son cas. Elle ne voulait pas s’assujettir, elle ne voulait pas devenir la servante d’une entité puissante. Non seulement parce qu’elle savait très bien que les imps n’étaient pas forcément bien traités, mais surtout parce qu’elle connaissait parfaitement le type d’attention que lui portait l’actuel seigneur de ses parents.

« Je m’en fous. Vous pouvez bien tenter de me convaincre, je n’accepterai pas les propositions d’Ulfric Ezdeareth Angdar.
 -  Le Seigneur Angdar, s’il-te-plaît montre au moins le minimum de respect. L’enfer est ainsi depuis des millénaires, les plus faibles acceptent de servir plus puissant qu’eux afin de s’assurer leur protection. Et même si Sire Angdar est un démon de classe moyenne, il reste un serviteur estimé du juge Adaememnon. Arrête de fuir, au moins avec lui nous n’avons aucun risque de nous faire attaquer.
 -  À ce compte, autant embrasser les pieds des Lilith !
 -  Ferme-la ! »

Et merde, l’erreur de trop. Sortir la famille Lilith en argument n’était jamais une bonne idée. Même s'ils étaient à l’origine du changement du système de classes des enfers, amenant avec l’éviction du prince des Enfers la création du système féodal démoniaque, ils n’avaient eux-même jamais concédé à prendre sous leur blason des démons de classes inférieurs. Une forme de purisme qui ne plaisait guère à bon nombre de démon de niveaux inférieurs, voire de triste extraction. Pourtant, aux yeux de Flint, ils avaient au moins l’avantage d’avoir conservé leur grandeur durant l’ensemble de ces millénaires d’histoire démoniaque, et au moins eux ne cherchaient pas à la prendre sous leur coupe afin de pouvoir l’utiliser comme un jouet pour adulte. Du moins jusqu’à ce que les centenaires passant, elle ne devienne moins intéressante pour le seigneur qu’elle devrait servir, et qu’il finisse par la jeter pour aller chercher une nouvelle femme plus intéressante à martyriser. Non, jamais elle n’accepterait pareille destinée. Rester dans ce monde morne, à attendre qu’un salopard l’invoque pour lui offrir un peu de répit entre deux mal-traitements de sa chair ? Et ce sans parler de ce que le dit salopard lui ferait une fois invoquée ? JA-MAIS

« Voilà, maintenant que ta grande gueule a cessé de me faire crisser l’ouïe sache que… HEY OÙ VAS-TU !? »

Adieux sermons, adieux propos insupportables et dégradants. Profitant que sa mère soit encore en train de chercher à lui faire la leçon le dos tourné, elle avait quitté sa chaise sans un bruit, puis s’était élancée en direction de la sortie pour fuir droit vers la Crevasse. La meilleure des cachettes en cette partie des Enfers, elle l’avait déjà utilisée plus petite pour fuir une meute de Lycaon, elle pouvait s’en servir aujourd’hui pour leurrer sa mère et la distancer au milieu des alentours tortueux et épineux de cette bouche béante et froide. La légende disait qu’il s’agissait là du point de départ de l’Ancien, ce démon des Lilith qui avait écrasé le seigneur des Enfers et ôté du trône, avant de creuser à même la pierre maléfique des tréfonds pour y construire le royaume de ses enfants. Si c’était le cas, elle n’avait jamais vagabondé assez loin pour découvrir le légendaire Cocyte, mais elle ressentait au moins le bonheur et la gratitude qu’on lui ait offert un tel lieu pour se dissimuler et fuir.

Elle entendait les hurlements de sa mère derrière elle. Elle eut même un instant l’occasion d’entendre celle-ci parler en langue ancienne, sûrement pour jeter un sort afin de la ralentir ou de la paralyser. Il était déjà trop tard pour sa génitrice, bienheureusement. Ayant atteint les crocs rocheux environnant la crevasse, elle en profita pour s’y glisser, et échapper à l’œil attentif de sa poursuivante. Sans cible, elle ne pouvait lancer son sort, et tout était désormais affaire de discrétion. Lentement, sans un bruit, la jeune imp se glissa entre les différentes pointes rocheuses et tordues qui se trouvaient là, mettant une distance certaine et irrémédiable avec sa mère, car elle ne saurait la pister en cet endroit gavé d’énergies tumultueuses et de parois trompeuses. Elle avait l’avantage du terrain, un terrain qu’elle connaissait parfaitement, et qu’elle comptait bien utiliser à outrance. Pour l’instant, elle ne pouvait pas descendre trop profondément à l’intérieur de la Crevasse, car même si cela l’espacerait définitivement de l’imp furieuse vociférant au milieu des anomalies rocheuses, elle ne ferait alors que se rapprocher de dangers plus importants, plus terribles, comme ces saloperies de trychantes. Non, elle préférait attendre, que les uns et les autres s’épuisent, afin qu’elle puisse atteindre son objectif. Un objectif qui se promettait salvateur.

Tout en répétant acrobaties et mouvements des plus silencieux, l’oreille tendue pour s’assurer qu’elle parvenait bien à distancer sa génitrice, elle repensa un instant à ce qu’elle avait découvert ici quelques semaines auparavant : une porte de phase. Cet artefact est ancien, précédant largement le Passage de Grand-Ver, le principal portail démoniaque permettant aux occupants infernaux de quitter ces grottes et ces plaines de désolations pour aller vagabonder en des mondes plus propices. Mais surtout, contrairement au fameux portail, l’avantage des portes de phase se trouve dans leur absolue discrétion : personne ne peut savoir qu’elles ont été empruntées, ni même la direction prise par la personne qui en a fait usage, tant leur utilisation est aléatoire. Oh bien sûr, quelques très anciens démons pourraient en faire un usage correct, définir exactement le lieu où ils désireraient aller par le biais de sorts complexes et de rituels étranges, mais ce n’était absolument pas le but de Flint. Elle voyait cet objet comme son ultime chance de liberté, et au vu de la dernière crise de sa mère… Elle jugeait que le temps était venu qu’elle en fasse usage. Plus rien ne la retenait en enfer, elle ne voulait pas se plier aux règles de ce monde, alors elle allait le quitter, discrètement, et prier que jamais, ô grand jamais, l’Exécutrice ne soit un jour mise sur ses traces.

Et puis au pire… ça ne pouvait pas être plus cruel que de passer une éternité de servitude en ce monde.

. . . . .

La terre s’était endormie. Les lieux se mirent lentement à perdre de leur couleur, et les ténèbres à s’installer plus durablement. Après avoir passé maintenant quatre ou cinq heures à se faufiler dans la Crevasse, le temps venait enfin pour la petite imp d’entendre les bêtes de ce lieu chaotique se retirer, descendre au plus profond de cette gorge épineuse, afin d’aller y retrouver leurs tanières et leurs nids. Sa mère ? Peut-être qu’elle cherchait encore à la retrouver, mais elle était désormais bien trop éloignée pour que la jeune fille ne puisse s’en inquiéter. Non, elle, elle reprit enfin sa marche, mais ce coup-ci elle se rapprocha lentement du bord de la Crevasse, observant les lieux dans la faible luminosité pour retrouver le passage dérobé qu’elle avait découvert il y avait quelques temps. Une fois aperçue de nouveau, elle ne put s’empêcher de ronchonner en remarquant qu’elle allait devoir revenir un peu sur ses pas, mais elle avait désormais un avantage certain à sa discrétion naturelle, ce qui rendait le tout bien moins dangereux.

Elle ne se fit pas vraiment attendre de son objectif. Revenant en arrière, un petit quart d’heure fut suffisant pour rejoindre la pente plongeante creusée de petites alcôves, afin de permettre une lente descente vers une avancée de la paroi. Ici, la roche devient cristaux, tranchants et saillants, la progression ne peut se faire qu’en se tortillant de droite à gauche pour ne pas finir écorchée, mais elle l’a déjà fait, et n’a qu’à reproduire ce que sa mémoire a retenu d’instinct. Elle louvoie le long de la roche, sans s’y coller, sans détacher son regard de son objectif lointain. Tout geste est millimétré, toute sa concentration est focalisée, elle n’a qu’un seul but et s’assurera de l’accomplir. Lente et parfaite descente, quand elle met enfin le pied à terre, elle a l’impression d’y avoir passé des heures, mais au moins le reste est un jeu d’enfant. Elle n’a plus qu’à marcher. D’abord dans un relatif crépuscule, puis dans le noir complet. Elle s’enfonce dans un miasme absolu, une espèce d’énergie stagnante voilant le cœur de la Crevasse. Elle sait que plus loin se trouve une barrière, mais elle n’aura pas à l’atteindre. La porte de phase se trouve dans une autre direction.

À ce stade, le temps n’a plus grande valeur. Personne ne saurait être assez inconscient pour s’enfoncer dans ces lieux avec elle, en hurlant dans l’espoir d’une réponse. La roche et les pics cristallins crissent sous ses talons, mais depuis peu cela s’amenuise, pour finalement être remplacé par un cliquetis cristallin à chacun de ses pas. Parfait, elle y est presque. Quand la roche du sol devient pur diamant, c’est qu’elle est au bout de son voyage. Quelques instants après, la voilà nez à nez avec le scintillement ésotérique couleur émeraude qui dévoile la présence du titanesque scellé magique empêchant de progresser plus en avant. Alors elle s’accroupit, et touche la paroi extérieure à ses pieds : de nouvelles alcôves.

Elle sourit, soulagée. Elle avait presque peur que ce passage ait disparu, mais non, pas le moins du monde. Recommençant donc une rapide descente, d’à peine une vingtaine de mètres, elle tend enfin sa main sur la gauche, et trouve enfin la grotte perdue dans les ténèbres qu’elle voulait atteindre. Un bond, et la voilà sur la terre ferme à nouveau, avant de lever un doigt et de souffler entre ses lèvres :

« Cindis Parschet »

Naquît au bout de son index une élégante petite flamme, qui alors illumina le passage dissimulé au monde, et ce qu’il abrite : un large portail de pierre noire, sertie d’améthystes elles-même gravées de runes de l’ancien temps. L’intérieur de cette arche et son socle sont parcourus de symboles divers et variés, et Flint est quasiment certaine qu’il ne reste qu’une poignée d’êtres en ce monde encore capable de les lire. Ce n’est d’ailleurs pas son cas, mais elle s’en moque pour l’occasion. Tout ce qu’elle sait, c’est réussir à l’activer, et elle ne compte pas tarder à le faire, sa magie ayant sûrement déjà été pressenti par nombre des bestioles que ce gouffre peut abriter. Elle s’approche du cercle, glisse son doigt sur une des améthystes, faisant presque ronronner la gemme aux propriétés déstabilisantes, puis vient prolonger son mouvement sur un symbole en forme de vague, provoquant le frémissement du portail, et son illumination, légère, bleutée. La porte est activée, et maintenant elle ne peut que s’en remettre au hasard, appuyant un peu n’importe où sur la partie du socle qui semble définir les destinations.

« Allez, adieu monde pourri ! »

Le sol tremble, elle se sent partir. L’envie de vomir la prend, puis un flash lumineux voile sa vision. Rapidement, elle a l’impression que son corps va se déchirer, son être tiré en tous sens… Puis plus rien. La lumière seulement.

Des plaines, de l’herbe grasse et verte à perte de vue, baignée par une aube timide au dessus d’une grande étendue d’eau proche. Elle n’est plus chez elle. Elle est autre part, dans un lieu plein de liberté.


Comment avez-vous connu le forum ?
J’suis un vieux con de retour.
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Le quartier de la Toussaint / De l'écran au réel [PV Lissandre]
« Dernier message par Amy Kotomi le Aujourd'hui à 00:06:40 »
Amy avait un travail bien payé, une vie de famille épanouie et son air sérieux presque sévère lui donnait l’impression d’être un modèle de droiture sujet à aucun comportement déviant et pourtant cette impression était bien l’opposé total de ce qu’elle était vraiment. Amy était accro au sexe depuis toujours, rien ne la satisfaisait jamais et elle accumulait les relations extraconjugales et elle était même encouragé par son mari qui était au moins tout aussi pervers qu’elle à être excité de la voir coucher avec d’autres hommes.

Depuis plusieurs années, Amy tenait également un show plusieurs fois par semaine sur une plateforme de camgirl sur internet. Pendant plusieurs heures, elle discutait avec des internautes venant pour la voir se déshabiller, se caresser et même jouer avec des objets pour son propre plaisir et celui des voyeurs qui étaient de plus en plus nombreux à la suivre. Elle n’avait aucune limite et c’était ce qui plaisait, pour quelque tips elle faisait ce que le tipeur voulait, pour une centaine de dollars elle pouvait même faire un show privé et ne se refusait rien, les contributeurs payants pour ce service en avait pour leur argent mais le palier de luxe donnait accès au paradis. En effet, pour trois mille dollars, Amy proposait de venir s’amuser avec elle devant la caméra et de pouvoir goûter à cette perverse sans limite dans la vraie vie et non plus en ce contentant de la regarder. Le prix était élevé mais c’était bien pour que cela soit rare mais elle avait déjà eu une dizaine de contributeur à avoir eu le droit à ses talents en direct et tous n’en avait fait que l’éloge dans les chat en ligne.

Ce soir là, cela faisait déjà dix minute qu’Amy était en ligne pour le plaisir des yeux d’une centaine de personne, le défi de la soirée étant de la faire se déshabiller totalement, chaque tips qu’elle recevait lançant un dé virtuel avec deux chances sur six de la voir se déshabiller, de remettre un vêtement ou que rien ne se passe. Elle était actuellement seins nu avec sa chemise ouverte et le bas totalement couvert.
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Les contrées du Chaos / Re : Encore foiré! [Alecto Nemed]
« Dernier message par Serenos Sombrechant le Aujourd'hui à 00:02:01 »
"Je... J'ai surtout lu des ouvrages de Théologie, Votre Majesté… La... La magie m'effraie..."

"Ce qui fait déjà de vous une femme plus intelligente que beaucoup de gens que j'ai eu le malheur de connaître."

"Les avez-vous tous lu, Monseigneur ?"

"Tout lu? Non, assurément pas. Bien que j'en eus lu une bonne part, certains sujets me dépassent, et puis, je dois bien travailler, régner."

Cela ne l'empêchait pas d'avoir une connaissance quasi-encyclopédique sur une multitude de sujet.  La jeune femme semblait lui faire confiance, et il était naturel de ne pas en abuser immédiatement; s'il se montrait trop empressé, il risquait de l'effrayer et de la faire se refermer comme une huître. Néanmoins, cela ne voulait pas dire qu'il oubliait la possibilité qu'elle ne lui cachât des choses, mais il n'était pas pressé; après tout, il y avait bien des façons de l'empêcher de partir pour quelques jours. Serenos espérait cependant ne pas avoir à recourir à ce genre de méthodes pour qu'elle aille de l'avant et admettre ce qu'elle faisait là, en vérité.

Pour le moment, le Roi jouait le jeu. Il la trouvait fascinante. Elle était belle, polie et intelligente, ce qui était déjà un mérite en soi. Contrairement aux femmes de la Cour, qui avaient été éduquées et qui se pavanaient devant lui comme si elles cherchaient à provoquer un incident diplomatique, la jeune Alecto restait humble. Sa beauté, assurément, elle ne l'ignorait pas, mais il ne lui viendrait même pas à l'idée de s'en servir pour manipuler le Roi; encore une nouvelle des plus rafraîchissantes.

"Lequel est votre préféré?"

"Parmi tous? Une œuvre du philosophe mage Erastus vei Ogidae, un traité sur la magie et son lien avec notre vie, qui m'a apporté un grand réconfort dans un temps de ma vie où je me sentais… abattu par ce pouvoir."

La magie était une chose très dangereuse, autant dans son existence passive que dans sa pratique, et beaucoup de jeunes mages devaient affronter un conditionnement rigoureux pour éviter de souffrir comme le Roi souffrait; harassé par la Corruption, cette force qui punissait les usagers qui, dans leur hubris, s'arrogeaient le droit de défier les lois de la nature. Est-ce que Serenos était un homme mauvais? L'Ordre dirait que oui, mais très rarement le Roi usa de son pouvoir pour causer du mal à autrui, bien au contraire, mais cela restait que la nature avait ses règles, et lorsqu'on dérogeait à ces règles, il était normal qu'il y ait une conséquence, et dans le cas de Serenos, c'était de sentir ses os s'enflammer au moindre sort, ses muscles se déchirer et son esprit être mis à vif.

Il posa doucement une main sur celle de la jeune femme, et la releva doucement à la hauteur de ses yeux, avant de doucement laisser la magie passer entre leurs mains, jusqu’à ce qu'un petit orbe de lumière bleutée se manifeste, à peine luminescent, pas suffisamment pour la terrifier, se souleva de sa paume, lui donnant une douce sensation de picotement alors que la magie du Roi la traversait puis apparaissait dans sa main.

"Selon Ogidae, il y a deux formes de magie. La magie innée, et la magie qu'on apprend. En accordance avec ce principe, je suis du premier type. Cependant, comme tous les magiciens, j'ai appris à manipuler ce pouvoir pour le manifester, à force d'études, de pratique et de méditation. La magie peut faire beaucoup de choses, des choses terribles, mais aussi, elle est omniprésente dans la vie des Terrans; nos âmes, nos pensées, nos muscles, l'air que nous respirons, tout produit et consomme de la magie. Tous comme nous ne sommes ni mauvais ni bon à la naissance, la magie n'est ni mauvaise ni bonne; elle existe, tout simplement."

Il prit la main de la jeune femme, et la sphère bougea doucement au gré de ce mouvement, et il attira doucement la main de la jeune femme pour la poser contre sa poitrine, et la lueur disparut en lui.

"La magie nous connecte à un niveau que peu s'en rend compte. Quand nous sommes tristes, heureux, ou terrifié, la magie se nourrit de nous, et en se nourrissant, elle nous prodigue avec cette force qui nous donne la possibilité de faire des miracles."

Il relâcha doucement sa main.

"La peur nous apprend à se méfier. Il est saint de craindre la magie. Mais comme tout ce qui peut nous effrayer, une fois que nous connaissons et comprenons ces choses, elles nous semblent moins dangereuses. Comme le chasseur qui ne craint plus le loup, ou le forgeron qui ne craint plus les flammes; ils ont appris à se garder, et à s'en protéger. Leur méfiance persiste, mais ils ne les craignent plus. Tout comme présentement, vous me craignez peut-être, mais qu'à force de me parler, vous ne vous sentez plus en danger."

Il se pencha sur elles, de sa grande carrure, et posa une main sur sa joue, avec tendresse.

"Est-ce que vous me craignez, en ce moment, Alecto? Vous êtes seule, avec le Roi Fou, dans une grande bibliothèque, dans son royaume. Il ne vous connait pas, il vous pense une domestique. Peut-être a-t-il des intentions malhonnêtes?"
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Place publique / Re : Un soir habituel à l'Auberge... ? [Yazill]
« Dernier message par Yazill le jeudi 28 mai 2020, 22:57:57 »
La serveuse semble si effrayée par son stupide client, tellement que je m’en amuserais presque à ses dépends. Enfin, non, je préfèrerais plutôt parvenir à lui tirer un sourire. Son regard triste un peu éteint me ferait oublier qu’elle peut sourire, comme tout le monde. Mais peut-être que sa vie est médiocre ? Médiocrement triste ? Comme elle parvient néanmoins à rappeler les règles au client, il s’en va, me menaçant ! Je crois rêver ! S’abaisser à provoquer un matou en duel ! Y‘en a qui n’ont vraiment plus de dignité. Mais… j’ai l‘habitude de gérer pareille situation. C’est pas la première fois que ça m’arrive bien sûr. Les idiots comme celui-là, il y en a partout. Et je sais déjà comment je vais lui échapper sans le moindre risque. Si bien que, tout sourire et amusé d’épater un peu la serveuse par mon audace, je surenchéris sur les stupides menaces de mon adversaire, rétorquant, montrant ma hallebarde qui n’est guère qu’un couteau de service pour lui,

- C’est ça !  J’arrive ! Et puisque j’ai qu’un couteau de cuisine pour me battre, tu serais bien avisé de te munir d’une fourchette ! Comme ça on sera raccord !

Et si j’en avais eu une à porté de main, je l’aurais lancée sur sa route. Ensuite, une fois l’importun dehors, Alecto s’excuse à sa place. Je lui souris, étirant mes yeux félins en deux fentes jaunes, soupirant,

 - Et allez ! Me dîtes-pas que vous vous excusez pour lui ?! C’est lui l‘idiot ! C’est lui le malotru ! Que pouviez-vous y faire ?

Puis je murmure tout bas pour moi seul, en secouant la tête négativement et en fixant le vide devant moi,

- pas l’habitude de la maison, tssss…

Elle se sent tellement... coupable qu’elle ment. Je ressens un brusque élan de compassion, qui me monte au coeur et me serre la gorge. Je la fixe, battant des cils un coup, mon regard trahissant mon trouble, puis… Elle me propose  un menu. J’acquiesce lentement, avec un sourire timide et soupire,

- Gardez la tranche de pain. C’est pas pratique avec mes petites dents. Le reste suffira bien. Et…

Je pose ma toute petite main sur son poignet, relève mes yeux agathes dans les sien et conclus,

- J’aurais sans doute pas de quoi payer, vous vous en doutez… mais l’autre dehors aura ma peau, réclamez-la lui, ça vous fera un souvenir.


D’un ton qui l’empêche de savoir si je suis sérieux ou si j‘ironise. De toute façon, c’est a vérité : je n’ai pas plus d’un sous en poche. Et je doute que ça suffise.

- Me dîtes-pas que votre maitresse vous reprocherait de nourrir un chat errant ?  Si c’est bien une sorcière alors… vous n’aurez qu’à lui dire que j’étais noir, hé hé hé… Elle vous félicitera !   

     
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Dictature d'Ashnard / Re : Yazill en visite à Ashnard
« Dernier message par Yazill le jeudi 28 mai 2020, 22:23:43 »
Dans mon corps de chat, mon intuition est décuplée, et bien qu’elle ne le montre pas, je sens bien que quelque chose excite cette femme. Peut-être que c’est moi après tout ? Pas ma personne qu'elle ne connait pas, mais le chat parlant que je suis ? ça ne serait pas si surprenant. C’est pas tous les jours qu’on croise quelque chose d’aussi étrange et exotique que moi. Mais là elle m’enjoint d’éviter le nom que je lui avais trouvé, et feint de s’offenser que je parle de son séant. J’acquiesce, silencieux pour la rassurer, puis rétorque, ricanant,

 - Oh je l’ai pas « matté », je l‘ai vu. C’est différent. Tu serais étonnée de découvrir comment on voit le monde... d'en bas où je suis. je crois que j'ai vu plus de petites culottes que bien des hommes, hé hé hé... 

Et voilà qu’elle s’appelle Céleste. Et comme elle me cause d’arène, de combats, je tique, haussant un sourcil. Mais tâche de n’en rien montrer. Elle est pas grosse, c’est clair. Elle est même toute menue. Alors je vois vraiment pas comment elle foutrait a pâtée à autre chose qu’un portée de chatons, sans se faire démonter. Mais le serveur à corne revient et confirme ses boniments… tout en insultant ses vioques.

- Valkyrie hein ? hé hé  hé… 

Je secoue la tête, bien obligé de la croire malgré tout. Trop de faits concordent et corroborent la thèse. Mais voilà la bière !  Et tandis que j‘essaie de voir comment je vais boire à cette chope sans parvenir à une solution immédiate, elle m’en dit plus sur sa situation. Et c’est tout de suite moins drôle. Condamnée ? À… combattre, à mort qui plus est? Si j’ai bien compris…
Là, j’en reste pantois quelques secondes, me demandant si je vais en perdre l’envie de festoyer. Fixant ma chope inaccessible, comme si j regardais au travers… puis je la regarde, muet, interdit, clignant deux fois des cils, plongé dans son regard clair, comme si j’essayais d’atteindre son coeur. J’en crois pas mes oreilles au fond, avec sa bouille d’enfant, la fureur et le sang… ya qu’ici qu’on doit voir des trucs pareil. Finalement e basse les yeux en un long soupire.
Mais elle n’a pas l’air si traumatisée. Voilà qu’elle sonne le départ de la beuverie. Bon… Soit. Je me masse la nuque et me tourne vers la sale, cherchant un promontoire ou quelque chose pour me mettre à hauteur.  Finalement, n’en voyant pas vraiment, je me hisse sur la table et m’y assoie, la chope entre mes jambes minuscules étendues, écartées… Enroule mes bras autour de la chope, et plonge le museau dans la mousse… Et là je lape, finalement y’a pas d’autres méthode avec une bouche et une langue de chat. Et bien vite un début de ronronnement, encore timide, se fait entendre.       
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Blabla / Re : Horloge parlante
« Dernier message par Serenos Sombrechant le jeudi 28 mai 2020, 22:00:28 »
Yup, je m'attaque à ta réponse à ce moment!

Putain de belle journée \o/ Pas de soleil pour me brûler! Wiiii!

16h00
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Blabla / Re : Horloge parlante
« Dernier message par Alecto Nemed le jeudi 28 mai 2020, 17:52:10 »
17h51 - J'ai fini ma demi-journée de boulot officielle, j'ai donc pu répondre aux RP \o/
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Les contrées du Chaos / Re : Encore foiré! [Alecto Nemed]
« Dernier message par Alecto Nemed le jeudi 28 mai 2020, 17:25:21 »
Ignorant tout des réelles motivations de Serenos, Alecto prenait toutes ces gracieuses gentillesses comme un don désintéressé, et plus il multipliait les grâces, plus elle tombait sous son charme. Facilement manipulable, incapable de penser à mal, et surtout, incapable de songer qu'il pouvait être faux, ou double, elle le prenait pour ce qu'elle voyait uniquement en extérieur : un homme cultivé, un mage puissant et protecteur, un roi comme on pouvait en rêver.

Sa condition d'Esclave depuis plusieurs années l'avait entraîné loin de la connaissance, malgré un début d'existence très studieux. Elle aurait été elle-même très érudite si la vie de l'avait pas arrachée à sa destinée pieuse... Jamais elle n'y pensait, pour éviter de ne fondre en sanglots, et se contentait d'endurer, en bonne Croyante. C'était une épreuve, qui jugeait les Humbles et les Braves. Selon elle, elle était née pour souffrir, pécheresse, mais fervente et convaincue que ses nombreux sacrifices, volontaires ou imposés, seraient récompensés. Comment survivre sans songer que tout ceci avait un réel sens ?

Le discours que le Roi lui offrit concernant le Pontife ne la fit pas sourire, naturellement, bien qu'elle ne semblait pas désapprouver, ou être choquée. Elle se contenta de souffler très bas, comme pour elle même, une phrase qu'il semblait aisé de répété de tête "Seul Dieu peut nous juger". Pour l'Esclave, la justice des hommes était une chose... Même une sentence prononcée par un Haut représentant de l'Ordre... Mais les hommes restaient corruptibles et pêcheurs... Seule la sentence divine lui importait réellement.

Durant tout l'instant du contact de la main altière sur sa joue humide, instant qui lui sembla durer un temps infini, Alecto ne put que s'abîmer dans le regard bleu roi du Monarque. A chacune de ses phrases, Serenos gagnait encore plus l'affection de la jeune fille crédule et impressionnable. La Bonté qu'il lui témoignait était si nouvelle, qu'elle ne pouvait s'imaginer qu'il en usait pour la questionner, et connaître la vérité. Lui mentir, d'ailleurs, ou plutôt lui cacher légèrement la vérité, devenait de plus en plus douloureux en elle.

Totalement hermétique à toute forme de magie, ignorante de ces domaines, la Domestique ne percevait rien de ce qui se jouait sur ce plan.

Quand elle se retrouva face à l'imposant ouvrage sur le piédestal, encadrée de part et autre des bras puissants du Guerrier Souverain, l'épiderme d'Alecto frémit, et elle se rendit compte que ce contact, certes gênant, devenait agréable... Du moins, la sensation de confusion timide devenait-elle moins puissante, au fur et à mesure, que l'envie presque irrépressible désormais, de chercher à maintenir ce contact.

"Je... J'ai surtout lu des ouvrages de Théologie, Votre Majesté..." Murmura-t-elle en fermant les yeux, inspirant d'un air béat, tournant légèrement le visage vers son bras droit. "La... La magie m'effraie..."

Elle lui trouva un parfum agréable, mêlé aux effluves des reliures usées et vernies. Sans vraiment s'en rendre compte, elle respira plus vite, et son émoi fut fort heureusement coupé par le Roi.

Il l'entraîna vers un livre indocile, dont le bruit de chaîne la faisait trembler, et elle perçut tout de suite la menace sous-jacente. Ces livres, comme tout ce qui semblait faire partie de l'entourage du Monarque, étaient emplis de sorts, protections, incantations... Secouant vivement la tête, ses pommettes se teintèrent de rose.

"Je vous promets de ne plus enfreindre vos règles, Sire." Fit-elle en avalant difficilement sa salive, et déviant son regard fixé sur cette main qui avait emprisonné la sienne à de nombreuses reprises. Sa morale personnelle brûlait sa gorge d'avouer la vérité, mais sa loyauté envers sa Maîtresse était supérieure à toutes les consignes qu'on pourrait lui dicter, en bonne Esclave, savamment élevée. Des années de travail et d'humiliation pour en arriver à un parfait résultat : Alecto était docile, obéissante, et soumise. Elle savait sacrifier ce qui lui était cher pour exécuter un ordre.

Fort heureusement, les derniers mots de Serenos la firent sourire à nouveau, de cette expression d'émerveillement, presque enfantin. Elle se mordit la lèvre inférieure en levant les yeux sur les rangées de parchemins.

"Les avez-vous tous lu, Monseigneur ?" Il lui semblait impossible de pouvoir avoir lu tout ce que contenait l'Arcanum. Mais en elle, elle espérait qu'il lui répondrait par la positive, tant elle l'admirait déjà, et le trouvait déjà exceptionnel.

"Lequel est votre préféré ?"
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Tekhos Metropolis / Across The Universe [Suzu]
« Dernier message par Iggy Stardust le jeudi 28 mai 2020, 15:58:30 »
_ Iggy, mon brave Iggy.

Lucian di Montecristo. Ce type avait l’art de la prose. Du haut de son mètre soixante à peine, le quarantenaire avait pourtant fière allure. Le stress et les affaires avaient rendu sa chevelure déjà grisonnante, et il semblait perdre un cheveu de plus à chaque seconde. Mais malgré tout, le comte était bel et bien un orateur hors pairs.

Il observa calmement la pierre que lui avait remis Iggy, scrutant attentivement à travers le microscope. C’était un spécimen de toute beauté. Et tout ce que voulaient les Tekhanes en échange, c’était un peu d’or brut. Pour quiconque ignorait les us et coutumes à Castelquisianni, il aurait été facile de penser que Montecristo se faisait arnaquer. Et pourtant…

_ Je t’arrête de suite, Lucian. Je ne veux pas entendre tes histoires, donne-moi juste mon argent.

Lucian observa son mercenaire, affichant une moue presque enfantine. Lui qui aimait tant expliquer l’art de la Pietra à ses invités et employés. Qu’à cela ne tienne. Il ouvrit un tiroir de son bureau dans un soupir, en sortant une bourse si lourde que son poing devait se crisper dessus pour la soulever.

_ Tu es décidemment trop sérieux pour ton propre bien.

Le comte n’avait pu s’empêcher d’y aller de son commentaire, arrachant à Iggy un léger rire grave. Les histoires et l’honneur ne paient pas le loyer, et encore moins les différents outils nécessaires avant d’accepter un nouveau contrat. Lucian joignit d’ailleurs un pamphlet à la lourde bourse : une nouvelle quête.

Doucement, le mercenaire récupéra le papier, le dépliant pour en lire les détails avant de ranger les écus sonnants et trébuchants dans la sacoche qui ornait son flanc droit. Il se leva alors sans dire un mot, prenant la direction de la porte.

_ J’en déduis que tu acceptes ?

Iggy observa Lucian, hochant la tête de façon affirmative. Lui qui comptait se reposer dans une belle auberge et pourquoi pas s’offrir une nuit à boire, voilà qu’il devrait partir immédiatement pour la frontière Tekhane.

Tekhos… Lorsqu’il était arrivé, trois ans auparavant, dans cette ville étrange, Iggy avait été reçu de façon plutôt… Hostile. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre que les femmes de Tekhos avaient entretenu une société matriarcale d’une grande cruauté envers les hommes.

Sur Antika-2, l’égalité des sexes avait toujours primé, et l’effort était récompensé quelle que soit la race ou le sexe. Iggy s’était demandé un instant si Suzu’ aurait apprécié cet endroit, qui ressemblait tant à « la maison ». Pour sa part, le mercenaire n’avait pu se résoudre à se morfondre dans un simulacre de son ancienne vie, préférant rallier les terres primitives et étranges de Nexus.

La magie était de mise en ces lieux, et aucune science ne pouvait l’expliquer. Iggy avait vu et combattu des monstres gigantesques, connu des princes et princesses, côtoyé des humains et tant d’autres espèces. Il s’était même essayé à la magie, avant de réaliser qu’il était franchement mauvais dans ce domaine.

_ Désolé, Daman, pas de repos aujourd’hui.

Daman était son cocher, son plus fidèle compagnon et pourquoi pas même, son ami. Iggy l’avait sauvé d’un raid sur son village quelques temps après son arrivée sur Terra, lui proposant de payer sa dette en lui faisant visiter ce monde étrange. Depuis, lui et le fermier étaient inséparables.

Le cocher devait avoir pas loin de vingt-deux ans, des années de travail manuel en ayant fait un gaillard assez costaud et plutôt bourru. Il avait cependant une bouille de gamin, bardée de taches de rousseur et totalement imberbe. Sur son visage expressif se lisait aisément l’agacement.

_ Je te paierai le meilleur vin de tout Castelquisianni à notre retour. A mes frais.

Dans un éclat de rire, les deux compagnons prirent la route de Tekhos. Une route qu’ils connaissaient bien, passant à travers les champs et les plaines verdoyantes de Nexus. A mesure que l’on s’approchait de la capitale Tekhane, les habitations et villages se faisaient de plus en plus « modernes ».

La pierre se voyait remplacée par le béton, les chevaux et charrettes par des engins à vapeur, à essence et finalement par des bolides électriques. Daman et son passager faisaient tache, mais pas plus que de raison. Nombre de marchands faisaient affaire avec Tekhos, arrivant à dos de cheval ou de créatures volantes. Les abords de la mégalopole étaient un joyeux foutoir cosmopolite.

_ Votre passe.

C’était une voix robotique qui accueillait Iggy à l’entrée d’un grand marché à ciel ouvert. Ici, le mercenaire devait récupérer une cargaison sécurisée dans une boite « pas plus grosse que le poing ». Sûrement une autre pierre précieuse servant à l’utilisation de la magie. A la différence cette fois que la remise en mains propre se ferait par l’armée Tekhane en personne.

Iggy était nerveux, conscient que n’importe quelle commandante n’aimant pas trop sa gueule pourrait le faire enfermer le temps de vérifier ses papiers et son motif de venue. Cela lui était déjà arrivé quelques fois, et encore plus lorsqu’il fallait directement négocier avec les forces armées Tekhanes.

Ne se donnant pas la peine de répondre à l’IA, Iggy inséra son passe dans le lecteur. Il y eut un inhabituel moment de silence, avant que la voix robotique ne revienne à la charge, sans rendre au mercenaire sa carte.

_ Une équipe va venir vous chercher, nous vous prions de ne pas quitter le périmètre.

Il aurait été un euphémisme de dire que la situation puait. Iggy fit signe à Daman de foutre le cul, espérant qu’il parviendrait à éviter ce qui l’attendait. Est-ce que Lucian lui avait tendu un piège ? Dans quel but ? Ou bien Iggy était-il paranoïaque dans ce pays qui semblait à tout prix vouloir sa peau ?
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