Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Adel Esplana le mercredi 15 avril 2026, 16:39:30 »
« Arcaniste. »

Adel voit que ce n'est pas un terme qui est très familier à l'individu qui lui fait face, ce qui n'est pas exactement une réponse qui lui convient. Même sans expérience personnelle, des titres peuvent fort bien attirer des aprioris d'entrée de jeu. Ou alors cet homme ne connaît vraiment pas le terme. A voir. Il le laisse chercher dans ses souvenirs car....pour être honnête, il n'est pas sûr lui-même que ce titre lui convient. Ce qui est ennuyeux en soi, trébucher sur sa propre présentation. Cependant...

« Ah oui ! T’es une sorte de magicien qui lance des sorts ! »

Oui voilà, ça. Il acquiesce pensivement. Effectivement, il lance des sorts. Mais les magiciens apprennent à interagir avec les énergies qui servent de support à ces sorts. Adel...ses capacités lui ont été donnés par son patron, ainsi que les artefacts qui vont avec. Au vu de cette différence, peut-il s'appeler arcaniste ? Il suppose que oui, c'est un terme plus général pour désigner des lanceurs de sorts.
Un terme plus spécifique pour lui serait...

Prêtre, non. Et il espère qu'il ne donne pas cette impression car il ne prêche rien et il n'entend pas commencer à le faire tant qu'il sait à peine ce que le Phoenix veut. Il n'a pas l'impression que cette entité a réellement besoin de prière comme les dieux.

Champion, non. Le terme est trop grandiloquent, et cela supporte également l'idée qu'il défend activement une cause définie. Ce qui, encore une fois, n'est pas le cas. Certes, il a des informations à ce sujet grâce à ce qu'il a appris dans la bibliothèque du temple ou il a passé son pacte, mais rien qui ne soit une cause définie.

Emissaire...

« Bon, bah, ne va juste pas arcaniser dans le coin, Adel ! On est dans l’espace et ce coucou a besoin d’une sérieuse maintenance. Pour couronner le tout, l’équipage que j’ai recruté sur place n’est pas vraiment… satisfaisant. »

...plus tard, car il est tiré de ses réflexions par celle du soldat.

"Bien entendu, je n'ai pas envie de brûler avec le vaisseau en refaisant ce qui m'a amené là."

Il se retient de lever les yeux au ciel parce qu'il sait que l'évidence n'est pas toujours évidente pour tout le monde, mais bien sûr qu'il ne va pas refaire ce qui l'a amené là pour commencer, et surtout dans le vaisseau dans lequel il se trouve. Il a moins d'une chance sur 1000 d'avoir un résultat pertinent à son objectif de revenir là où il se trouvait avant cette débâcle, et toutes les chances de faire sauter cet engin et tout ce qui vit dedans. En fait, il s'en tiendra là pour ce qui est de créer des sorts pour le moment. Il espère que son grimoire voudra bien lui lâcher de quoi résoudre ce genre de problème, sinon sa quête n'en sera que d'autant plus ralentie.

« Et tu viens d’où, Adel ? Tu aurais pas des compétences utiles pour le voyage, à tout hasard ? »

Ah, ces questions-là sont moins évidentes, quoique les mots lui viennent tout de suite en tête. En tout cas, pour la première partie.

"Si vous voulez parler de mon lieu de naissance, il s'agit d'un endroit dans lequel je ne souhaite pas retourner pour le moment, et que je n'ai envie d'infliger à personne. Pour ce qui est de l'endroit ou je me trouvais avant mon accident, j'étais sur Terre, non loin de la ville de Seikusu, Japon."

Quant à la seconde partie....il a besoin de plus de temps de réflexion pour déterminer ce qu'il pourrait répondre, du temps qu'il passe à évaluer son vis à vis et les personnes qui passent de temps en temps dans les couloirs du vaisseau en maugréant dans sa propre langue. De quoi pourraient-ils bien avoir besoin ? Il compile mentalement une liste des rôles qu'il pourrait remplir.

Puis il compte un doigt en même temps qu'il répond.

"Pour ce qui est de la mécanique de votre navire, à moins d'avoir un manuel détaillé et du temps devant vous, oubliez ça. Je serais plus susceptible de le détruire qu'autre chose."

Un deuxième doigt.

"Je peux certainement me battre, avec mes armes et avec mes sorts, mais je ne suis pas un amoureux des champs de bataille, donc je ne le fais que si nécessaire."

Un troisième doigt.

"Pour toutes les recherches dans les domaines des arcanes, je peux certainement vous apporter mon aide, cela m'intéresse bien plus et j'ai besoin d'apprendre beaucoup de choses pour mes propres recherches."

Un quatrième doigt.

"J'ai des compétences de premier secours, et je peux certainement user de mes sorts pour refermer des plaies et renforcer le corps contre les maladies et les poisons, quoique je suggère que vous trouviez un vrai médecin ou un guérisseur spécialisé pour toutes les spécialités extrêmement compliquées, sauf, encore une fois, si vous avez le temps et les tomes nécessaires sous la main."

Un cinquième doigt.

"En matière de cuisine, je ne sais préparer que des rations de survie et de l'eau bouillante, donc ne vous attendez pas à grand-chose."

Il cherche encore un peu, mais il pense qu'il n'a pas beaucoup plus à ajouter à cette liste. Ah si, un objectif clair.

"Je pense que j'ai fait le tour de la question, donc à vous de juger. Je tiens cependant à préciser que, sans vouloir abuser de votre présente générosité, je souhaite retourner à Seikusu. Mes affaires s'y trouvent, et repartir de zéro représenterait une perte de temps conséquente pour moi."
2
Les alentours de la ville / L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Saël Thorne le mercredi 15 avril 2026, 14:43:55 »
Le couloir est étroit. Trop étroit pour ce qui circule entre eux.
Quand Anéa lui demande de se retourner, Tsaphkiel ne discute pas. Il obéit aussitôt. Le geste est net, presque militaire… mais une légère rigidité traverse sa nuque. Comme si ce simple mouvement lui coûtait davantage qu’un affrontement. Il lui tourne le dos. Et pourtant… il la sent. Pas comme une présence à analyser. Pas comme une menace. Autrement. La chaleur encore humide de sa peau. Le froissement du tissu. Le glissement discret contre sa propre chair. Tout devient trop précis.

Il fixe un point devant lui. Immobile. Cherchant à reprendre le contrôle. Sans y parvenir tout à fait.

Derrière lui, elle bouge. Elle s’habille. Et lui… imagine malgré lui. Pas par choix. Par manque de défense. Il ferme les yeux une seconde. Lorsqu’elle passe à côté de lui sans le regarder, quelque chose cède en lui. Un vide bref. Presque une chute.

Puis sa voix.
Tu veux dire avant ou après que j’ai merdé ?

Le mot heurte. Trop dur. Trop injuste. Il ne répond pas. Mais il la suit. Quand elle attrape sa main, il ne se dérobe pas. Le contact est simple… et suffit à tendre légèrement ses épaules. Il se laisse guider. Puis pousser.

Le canapé l’accueille sans résistance. Il s’assoit, droit d’abord, puis s’ajuste sous la pression de son geste. Sa main vient instinctivement resserrer la serviette à sa taille. Réflexe.

Mais son regard revient à elle. Toujours.
Bouge pas et laisse-toi faire…

Il obéit. Pas à un ordre. À elle. Quand la guerrière s’installe face à lui, en tailleur, si proche… son souffle se tend légèrement. Rien de visible. Rien de bruyant. Mais présent.

La compresse touche sa plaie. Une brûlure brève. Il ne réagit pas. Mais ses yeux descendent sur ses mains. Sur la précision de ses gestes. Sur cette attention silencieuse qu’elle lui accorde. Et cela le trouble plus que la douleur.

Anéa parle. Et l’archange écoute. Pas comme un juge. Pas comme un supérieur. Comme quelqu’un qui reçoit. Chaque mot s’ancre lentement. Le lycée. L’infiltration. Les cheveux teints. Son regard remonte légèrement, comme s’il essayait de la voir ainsi. Différente… et pourtant identique. Puis elle continue.

Et quelque chose change. Quand elle dit “je me suis prise au jeu”, ses doigts se crispent imperceptiblement sur le tissu de la serviette. Puis viennent les sentiments. Le “quelqu’un”. Et là… quelque chose se fissure en lui. Silencieusement. Profondément. Il ne bouge pas. N’interrompt pas. Mais son regard se fige.

Et quand la vérité tombe… Le démon. Son souffle s’arrête. Une seconde. Ses yeux se ferment lentement. Pas à cause de son erreur. À cause de ce qu’elle a vécu.

Quand elle reprend ses soins, il rouvre les yeux. Et cette fois… il ne regarde plus la plaie. Il la regarde elle. Ses traits. La tension dans sa mâchoire. Ce qu’elle évite encore. Il voit. Trop bien.

Quand elle parle de sa “pureté envolée”, quelque chose de dur traverse son regard. Pas contre elle. Contre ce mot. Contre ce qu’on lui a fait croire. Mais il ne l’interrompt pas. Il la laisse aller jusqu’au bout. Jusqu’au jugement. Jusqu’à la chute.
- Satisfait de la réponse ?

Le silence retombe. Lourd. Vivant. Le Juge de l’Equilibre ne répond pas immédiatement. Parce qu’il ne peut plus répondre comme un Prince. Pas après ça. Quand elle lui demande de se décaler, il le fait lentement, sans la quitter des yeux. Juste assez pour lui laisser l’espace. Et lorsqu’elle se rapproche encore, trop près, quelque chose cède.

Sa main se lève. Pas brusquement. Comme une hésitation qui prend forme. Ses doigts s’arrêtent à quelques centimètres de son bras… puis remontent lentement. Jusqu’à frôler sa peau. Un contact à peine perceptible. Mais voulu.

Sa voix tombe, plus basse. Dénuée de toute solennité.
Ce n’était pas une erreur.

Un souffle.
Tu as été trompée.

Une pause.
Ce n’est pas la même chose.

Ses doigts se retirent lentement, comme s’il réalisait seulement le geste. Mais il ne s’éloigne pas vraiment. Quelque chose, dans sa posture… dans son regard… refuse de la juger. Refuse de la condamner. Refuse même de la voir comme une déchue.

Il la regarde comme quelqu’un qui aurait dû être protégée. Et qui ne l’a pas été.

Les bandes passent autour de son torse. Le tissu glisse contre sa peau encore tiède, épouse ses lignes. Il ne bouge pas. Mais son regard ne la quitte plus. Trop présent. Chaque mouvement d’Anéa, chaque contact de ses doigts… fait naître en lui une tension basse, continue. Qu’il ne nomme pas. Qu’il ne fuit plus.

Le silence change. Devient plus dense. Quand elle se rapproche pour passer la bande derrière lui, son bras se lève pour l’aider. Mais il ne s’écarte pas. Il reste. Trop près. Son bras redescend lentement derrière elle. Sans l’enfermer. Pas vraiment. Mais assez pour que la distance disparaisse presque entièrement. Son souffle effleure ses cheveux encore humides. Et là… il s’arrête. Comme au bord de quelque chose qu’il découvre trop tard. Ses doigts se posent dans son dos. Légèrement.

Un geste inutile. Donc sincère.
Tu n’aurais pas dû être seule.

Ce n’est pas un reproche. C’est pire. Ses doigts glissent à peine. Entre hésitation et découverte.
J’aurais dû…

Il s’interrompt. Parce qu’il n’a pas le droit de finir cette phrase. Son front s’incline légèrement. Presque contre le sien. Sans tout à fait toucher. Leurs souffles se mêlent. Et il reste là. Suspendu. Ses yeux cherchent les siens. Et pour la première fois… il n’y a plus de distance. Plus de fonction. Plus de titre.

Seulement lui.
Je ne laisserai plus cela arriver.

Un murmure. Calme. Mais chargé d’une promesse qui dépasse son rôle. Ses doigts se crispent légèrement dans le tissu de son t-shirt. Pas pour la retenir. Parce qu’il lutte. Encore. Toujours. Et malgré cela… il ne s’écarte pas.
3
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le mardi 14 avril 2026, 11:11:00 »
Jack avait détaillé l’embarqué de dernière minute pendant que celui-ci se remettait de ses émotions et, épuisé, le fixait avec hésitation à sa question. Avait-il peur de se faire dépouiller ou juger ? Si c’était le cas, il n’avait pas vraiment d’échappatoire, à ce stade, à moins qu’il cache bien son jeu.

Le gringalet portait une tenue curieuse, plutôt le genre de choses qu’enfilait un prêtre ou le membre d’une secte, ou un habitant de Terra. C’était curieux. La planète était vraiment peu fréquentée et il aurait été difficile de dire ce qu’un religieux serait venu faire ici. A moins qu’une secte se soit cachée là sans que personne le sache ? En tout cas, Jack avait testé son capteur de failles tout récemment et confirmé qu’il n’y en avait pas ici. Ce type ne pouvait donc pas venir de Terra, ou même d’ailleurs, sans un moyen de transport ; ou du moins le croyait-il.

Quand, finalement, la réponse vint, Jack l’avisa en silence et d’un air perplexe. Mais ce n’était pas de l’hostilité. Il était simplement et clairement interdit de sa réponse.

« Arcaniste, répéta-t-il, circonspect. »

Il se gratta les cheveux en se demandant où il avait déjà entendu ce terme. Ça lui revint assez vite, et son visage s’éclaira finalement.

« Ah oui ! T’es une sorte de magicien qui lance des sorts ! »

Merci Diamant pour l’avoir instruit sur le sujet ! Même s’il avait été plus attentif aux aspects pratiques et à sa personne qu’aux sujets les plus mystiques de son monde. Grâce à elle, il avait une vague notion de ce qu’était son invité, pour peu que les mots aient le même sens pour lui.

« Bon, bah, ne va juste pas arcaniser dans le coin, Adel ! On est dans l’espace et ce coucou a besoin d’une sérieuse maintenance. Pour couronner le tout, l’équipage que j’ai recruté sur place n’est pas vraiment… satisfaisant. »

Il se racla la gorge d’embarras, peu satisfait, en effet, de sa présente situation. Mais il avait un plan et il fallait que le mage mystérieux évite de tout bousiller pour que ça marche. Le fait qu’ils soient actuellement dans le vide spatial lui donnait sans doute une garantie.

« Et tu viens d’où, Adel ? Tu aurais pas des compétences utiles pour le voyage, à tout hasard ? »
4
Franz avait passé la journée à donner ses cours, ce qui ne suivait en rien les conseils de Séliane ; mais il s’était aussi reposé dès qu’il l’avait pu en se préparant à leur mission. Le démon n’avait pas besoin de beaucoup de repos et il pouvait toujours tirer des ressources d’un nœud d’énergie tellurique, comme toute créature de son origine. Il n’aimait pas le faire et l’évitait en général, mais il se permit un petit prélèvement après sa sieste du midi et c’est bien requinqué et en meilleur état qu’en la commençant qu’il avait achevé sa journée.

Il fumait une cigarette, perché en tailleur sur un muret, lorsque la fin des cours du soir sonna. Le soleil se couchait déjà et des élèves épuisés passaient devant lui, la plupart sans le voir, pour rentrer chez eux. Quelques-uns lui firent signe, et même quelques professeurs. Il y en avait un, Surubachi-sama, qui lui tirait toujours une grimace désapprobatrice au possible, mais ses tentatives initiales de nuisance n’avaient mené à rien et il se contentait désormais d’être la dernière personne à ne pas l’accepter dans l’établissement.

Puis arriva la fée, enfin. Franz la repéra au papillon magique la précédant, et il écrasa sa cigarette avant de sauter du muret, la rencontrant à sa sortie de l’établissement.

« Prête ? »

C’était une question rhétorique. Rien chez la professeure de magie ne laissait songer qu’elle fut effrayée par la perspective d’étudier une faille active. Par ailleurs, le démon s’était équipé, ramenant un sac sur son ventre pour l’ouvrir et révéler divers instruments mystérieux.

« Avec ça, on devrait pouvoir mesurer les niveaux sans trop s’approcher ni risquer de… tomber dedans, expliqua-t-il avant de refermer et de repasser les sangles à ses épaules. »

Ils avaient ensuite innocemment pris le chemin de l’arrêt de bus à son initiative.

« Normalement, je prends le bus, justifia-t-il nonchalamment. Vous avez quelque chose de plus… évolué ? Ou on procède de cette manière ? »
5
Les contrées du Chaos / Re : Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le mardi 14 avril 2026, 10:39:55 »
Le temps passait, lentement. Weyrith n’était pas homme à patienter, mais il était aussi curieux. Bien des gens étaient déçus qu’il ne mette pas cette curiosité au service de son éducation fort lacunaire, tandis que ses adversaires s’en réjouissaient. Mais il pouvait se montrer curieux, et alimenter une patience insoupçonnée juste pour savoir, pour satisfaire cette curiosité.

Cette femme, cette créature, allait-elle survivre et se reconstituer, comme le mage semblait l’avoir pensé ? Il n’en savait rien, mais il était bien curieux de pouvoir en témoigner. Il avait déjà vu un élémentaire d’eau, une fois, et c’était une manifestation magique bien plus mystérieuse et étonnante qu’elle. Bien sûr, nul ne lui avait dit qu’elle était un élémentaire, mais telle était sa perception, puisqu’elle était si liée à l’eau ; une approximation destinée à combler l’ignorance.

Bien sûr, il ne passa pas le temps à ne rien faire, la fixant sans un mot ni un geste. Il eut droit à la visite de Mogdarr, qui se montra bien contrarié de devoir aller se laver au bassinet comme à l’époque des maraudes avec ses compagnes, mais ne protesta pas outre mesure. De ses compagnons, en dépit du gabarit, il était sans doute le plus obéissant. Et cela remontait à loin, à cette époque où ils s’étaient retrouvés et où Weyrith, mû par la prophétie de l’Oracle, avait imposé son autorité sur lui en combat singulier. Rien, depuis, n’avait laissé penser au fier Orc que les choses puissent en aller autrement entre eux. Puis, il y avait eu quelques serviteurs cherchant à le satisfaire, des missives passées oralement par la porte ; tous déboutés au demeurant, laissant finalement l’Empereur et sa mystérieuse compagnie seuls.

Il s’était installé dos au mur et avait fermé les yeux, semblant faire la sieste, quand elle avait fini par bouger. Il l’avait vue se rétablir entièrement, mais jamais manifester la moindre trace de vie, et il s’était demandé si elle pouvait le voir ou le percevoir d’une manière ou d’une autre. Gardant les Vents autour de lui, il avait ainsi feint le repos et, enfin, un léger mouvement provoqua une ondine à la surface de l’eau dans de légers clapotis. Et Weyrith ouvrit les yeux, appelant à lui plus de vents. Il les garda hors d’ici, les faisant se rassembler en rafales tourbillonnantes, invisibles, et imperceptibles d’ici, mais se prépara à se défendre tandis qu’il se redressait.

Lentement, curieux mais prudent, il fit un pas après l’autre en direction du bassin où reposait toujours la blanche créature, immobile, sans vie en apparence, mais bel et bien éveillée. Il en était certain. Il approcha jusqu’à pouvoir bien la voir, abordant sa nudité avec l’indifférence d’un homme en ayant vu d’autres, et attendit quelques secondes de voir un autre geste la trahir ; en vain.

« Tu caches bien ton jeu, dit-il alors. Mais je te commande de me dévoiler ton nom ! Car je suis Weyrith, Empereur d’Ashnard et ton maître de droit en ces lieux. »

Se sachant bien épié, il se prépara à tout, se positionnant subtilement de manière à s’apprêter au combat.
6
Le coin du chalant / Re : If the End Is Inevitable, Make The Journey Memorable
« Dernier message par Shion le lundi 13 avril 2026, 23:44:00 »
Oh, tu sais, dans mon cas, percevoir les bribes d'avenir, c'est pas vraiment quelque chose que je cherche à amplifier, bien loin de là  ::)

Mais tu sembles avoir une suggestion en tête?
7
Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Anéa le samedi 11 avril 2026, 20:05:38 »
Pour 5 personnes, ça suffira ?  ::)
8
Le temple Shinto / Re : Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Adel Esplana le vendredi 10 avril 2026, 15:39:59 »
La tension autour d'eux se fait plus intense, et Adel est loin de pouvoir dire que cela ne l'affecte pas. Il se sent comme s'il était rentré de plein fouet dans une idole ambulante et il aimerait bien que quelqu'un lui dise si tout va bien ou si la foule va essayer de le massacrer sur place. Un voyageur doit se préparer pour ces choses là, après tout.
Bon, Adel doit dire que cet attroupement ne semble pas hostile, cela dit. Curieux, voire étonné au pire, comme si personne ne s'attendait soit à ce que cette femme se vautre ou à ce que quelqu'un prenne la peine de l'aider. Il espère que c'est plus le premier cas que le second, car si ces gens n'ont pas l'habitude qu'on leur vienne en aide, cela rendra tout plus compliqué quand "lui" aura besoin d'aide.

Mais bref, va t-elle bien?

"Ce n’est rien."

C'est un oui, donc, et c'est déjà quelque chose.

A en juger par son attitude presque royale et l'absence de maux physiques, elle a l'air d'aller bien. Enfin il peut se tromper vu qu'il ne peut que se référer à ses réactions, puisqu'il serait bien en peine de savoir si elle a des écorchures sous ces vêtements, mais c'est une hypothèse plutôt douteuse vu l'épaisseur de ceux-ci. Il réponde simplement par un
"D'accord." .

"Mon corps n’est simplement pas encore… accordé à ce sol."

Il laisse échapper un
"heh"ironique en entendant ça. On dirait une façon inutilement compliquée de dire qu'elle n'est pas habituée à marcher avec de telle chaussures aux pieds, ou peut-être est-ce le sol lui-même qui est effectivement inégal ? Hmm, ce serait peu probable, car cet endroit est visiblement fait pour être arpenté, une foule qui a fini par relâcher son attention sur eux pour vaquer à leur diverses occupations.
Il leur en est reconnaissant d'ailleurs, car ces regards perturbaient son attention, et bien qu'il soit focalisé sur la femme en face de lui, il ressentait effectivement cette sensation lourde, tant que cela perdurait, ce n'est plus le cas à présent.

"Je vous remercie."

N'est ce pas?

Adel fronce les sourcils en constatant qu'en fait, cette sensation étrange existe toujours en lui, même après le détour de la foule. En fait, celle-ci passe autour d'eux de façon...en tout cas, pas comme une foule. Plutôt comme une bulle destinée à eux deux, le voyageur qui essaie de ne pas divulguer son origine et cette femme...qui a de drôles de papillons tournant autour de lui. Il se rend compte de leur étrangeté, quand il les voit tourner autour d'elle comme en orbite.

"C’est vous."

C'est lui ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Oh, cette question est rhétorique, il est évident maintenant qu'elle le cherche, et il s'est dévoilé trop vite comme un imbécile ! Bon sang, il doit vraiment cesser de se relâcher toutes les fois où il demeure trop longtemps dans une grande ville : ce ne sont pas des lieux où il doit baisser sa garde, bien au contraire. Mais pourquoi le cherche-t-elle ?


"Qui est "vous" ?"

Adel lui attrape les deux mains fermement en lui demandant ça, instantanément suspicieux à l'idée d'être identifié de nulle part. Il réalise un peu tard que cela peut apparaître suspect et il espère ne pas avoir à se défendre d'une foule entière, ou de qui que ce soit car il n'a pas l'intention de faire de mal à quiconque mais il obtient rarement ce qu'il veut ces derniers temps.

En tout cas, il entend bien obtenir l'identité de son vis à vis, cette fois.


"Qui êtes vous?"

Sa lanterne se met soudainement a émettre de la chaleur contre lui. Voyez donc l'artefact divin, qui ne se réveille que maintenant!

Fantastique.
9
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Adel Esplana le vendredi 10 avril 2026, 15:34:09 »
Adel regarde les environs, attentif au moindre détail qui pourrait le tirer de là. Malheureusement, il n'y a rien qu'il ne voit qui l'inspire, ou alors il ne sait pas comment les utiliser. Des caisses, des barils (?), encore des caisses, des barils explosifs des hauts murs, du métal, des fous furieux qui se tirent dessus en glapissant de façon incohérente - pour lui -, avec des rayons de lumières pas si différents de ce qu'il utilise lui-même, quoique cela ne ressemble pas à de la lumière solaire...il devrait mettre la main sur l'une de ces armes pour l'étudier. Bref. Cette situation n'a rien d'encourageant, et il doit faire un effort sur lui même pour ne pas céder au -

Quelqu'un arrive. Adel se rapproche du coin ou les pas se font retentir de plus en plus fort. Au moment ou l'ennemi arrive, il surgit de sa cachette pour le frappant à la gorge, l'attirant au sol pour le désarmer avant de l'étrangler jusqu'a ce qu'il perde conscience. Et voila! Arme acquise...mais il ne sait pas si elle est utilisable, et quand bien même ce serait le cas, il connaît l'un des grands principes du combat armé : n'utilise pas ce que tu ne sais pas utiliser. Flûte....

Bon, visiblement, ce ne sont pas nécessairement des créatures entrainées au combat. Peut être au "chacun pour soi" urbain mais dans ce domaine là, lui même n'est pas un amateur. Il regarde de nouveau autour de lui...mais pour voir les même choses. Des caisses, des barils, des vaisseaux, des créatures hostiles, des barils explosifs, des hauts murs en-

Attends un peu....

Son regard revient vers l'un des vaisseaux...est-ce que son esprit est en train de le duper ? Non ! Il y a des personnes autour, et s'il ne se trompe pas, ce sont bel et bien des humains ! L'espoir l'envahit, avant de céder la place à l'inquiétude. Est-ce que ces gens pourront l'aider ? Il ne sait pas combien il reste encore de personnes capables de se battre parmi ses ennemis, et si ces gens ne peuvent pas se défendre, il leur apportera de graves ennuis. Grave au point qu'ils refusent de l'aider, ou se retournent contre lui.
Néanmoins, il n'a pas trente-six solutions devant lui. Il tente de se rapprocher alors que les tirs derrière lui se font moins nombreux, avançant discrètement vers une partie de cet endroit plein de vaisseaux de taille différentes. Enfin il croit que ce sont des vaisseaux ? Il a vu des images qui y ressemblent, sur Terre, mais à supposer qu'il puisse rentrer dedans, cela ne lui sera d'aucune utilité.

Jusqu'à ce qu'il doive s'arrêter et se cacher, car des tirs viennent de nouveau dans sa direction. Adel lâche un juron dans sa langue d'origine, évidemment il fallait que ça arrive maintenant, et en plus de ça il semble bien que ses poursuivants soient unis dans l'intention de lui réserver un sort funeste, peut être en raison de ce qu'il a fait à l'un d'entre eux. Mais il n'y a pas qu'eux qui l'ont remarqué. Si sa vue ne le trompe pas, les occupants du vaisseau vers lequel il se dirige l'ont remarqué aussi, lui et ses adversaires.

En voyant l'un d'eux avancer dans sa direction en criant des ordres, Adel comprend qu'il n'a plus le choix en la matière. Il ne reste plus qu'à braver les conséquences de la seule décision qu'il lui reste. Il prend une pierre dans son sac avant d'utiliser un sort de détonation dessus avant de l'envoyer au bon moment dans la direction de ses poursuivant. La pierre explose dans un grand fracas et gerbes de poussière qui lui donne les secondes nécessaires pour détaler vers l'homme qui vient à sa rencontre, qui a tout l'air de savoir manier des armes lui même, et qui lui parle directement.

« Hé ! Toi là-bas ! Par ici ! Vite ! Allez ! »

Oui, bien, il fait de son mieux pour accélérer mais même en ignorant la fatigue due aux sorts qu'il a jeté, l'adrénaline ne peut pas lui donner de meilleures ailes que ça. Il a probablement quelque chose dans son répertoire de sort pour le faire accélérer mais à la vitesse ou il va, toute tentative d'en lancer un serait un échec, et il semblerait que l'homme dont il se rapproche préfère partir plutôt que de combattre les "hommes" qui l'ont pris en chasse. En plus, il doit toujours faire attention à ce qu'il ne se fasse pas tirer dans le dos, ce qui le ralentit d'autant plus car il ne suit pas une trajectoire droite comme une ligne.

Finalement il arrive à la hauteur de ce combattant, qui l'empoigne aussitôt par le bras pour le trainer vers le vaisseau. Le sort en est jeté, et il se contente de s'assurer qu'il ne devient pas un poids trainant au sol, ce qui est difficile vu l'allure ou va le monsieur. Adel note fugitivement qu'il a besoin de travailler sur son physique visiblement, car il n'arriverait pas a rattraper cet homme à la course a pied.
L'arcaniste réussit néanmoins à rentrer à l'intérieur de l'engin sans s'étaler, et à la place il manque de s'étaler sur le sol dudit engin qui commence à bouger en vrombissant. Il à a peine le temps de lancer un
"Merci..." à bout de souffle avant de devoir faire tout ce qu'il peut pour éviter de s'écraser sur le sol froid, et il atterrit sur un genou à la place.

Visiblement, il ne fera pas beaucoup mieux.

Une fois que l'engin atteint un rythme beaucoup moins chaotique, il accepte volontiers l'aide de l'homme qui l'a sorti de la, avant de vérifier si ses reliques ne sont pas tombées dans le feu de l'action. Il a tout confiance dans le lien qui l'unit à ces objets, qui reviennent toujours à lui, mais cela ne coute rien de vérifier.

« Tu t’étais mis dans de sacrés ennuis. Je m’appelle Jack. Toi, t’es qui ? »

Ah. Telle est la question, n'est-ce pas et Adel ne sait exactement que répondre car il ne sait pas pourquoi son sauveur a agi ainsi envers lui. Mais comme il sait que celui-ci pouvait difficilement lui poser la question avant et que se faire tirer dessus de nulle part a tendance à le rendre un peu ronchon, il se calme, avant de se montrer peu charitable envers son interlocuteur, mais pas uniquement pour ça.

En effet, le champion doit réfléchir clairement à ce qu'il va dire à cet homme, puisque c'est bien son retour sur des terrains connus qui sont en jeu, ici. Il ne peut pas compter sur l'idée de brutaliser sa magie pour résoudre son immense problème, les chances d'avoir un effet un tant soit peu utile sont déjà microscopiques pour commencer.
Mais dévoiler qui il est peut-être extrêmement risqué.

Est-ce que cet homme a déjà vu des arcanistes comme lui auparavant ? Adel n'en sait rien.

Si oui, comment les traite-t-ils ? Adel n'en sait rien.

Si non, va-t-il le croire ? Adel peut faire des démonstration mais il n'est pas dit que cela mènera à quelque chose.

Adel a-t-il le loisir de se montrer chiche en informations ? Probablement pas, à moins de finir derrière une porte verrouillée et laissé sur une autre planète...au mieux.

Adel peut-il se battre, dans le pire des cas ? Oui, mais même en mettant de côté la grande inconnue qu'est la force de ses vis à vis, il ne sait pas comment faire fonctionner ce...là où il est. Et il doute fortement qu'un manuel détaillé et accessible pour un nul existe et se trouve à portée de main pour son bon plaisir. Avec sa chance actuelle, il y mettrait le feu par inadvertance.

Non, peu importe la façon dont il retourne la chose, il ne peut que dire toute la vérité. Ce n'est pas réellement quelque chose qui l'enchante mais d'un autre côté, il n'a pas grand chose à cacher.


"Adel Esplana....arcaniste."
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Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le jeudi 09 avril 2026, 16:36:28 »
Rentrer ainsi dans le vif du sujet, c'était une façon très claire d'esquiver afin de ne pas faire face à ce qui la troublait. Dernièrement, la fuite, Anéa ne faisait que ça, bien que cela ne lui ressemblait guère. Ce qu'elle ne souhaitait surtout pas, c'est de ressentir un quelconque malaise chez elle, d'être perturbée par la présence du haut-ange entre ses murs. Alors que la jeune femme venait juste de terminer la préparation de ses habits de rechange, elle haussa un sourcil, son regard de glace porté sur Tsaphkiel qui attendait patiemment dans le couloir. Tout penaud presque, il dégageait quelque chose de différent. Anéa toussa légèrement et par sécurité, elle lui fit une petite demande. Vraiment toute petite.

- Retourne-toi, tu veux.

Aussi, par précaution, la guerrière, méthodiquement enroulée dans sa serviette de bain, fit de même, dos au couloir et à son invité en petite tenue également. Anéa garda le tissu sur ses cheveux, n'utilisant que la serviette sur son corps pour sécher sa peau de nacre encore un peu humide à certains endroits. Rapidement, l'ancienne archange enfila son tanga, suivi de près par son short léger, sautillant un peu sur place pour le mettre, puis s'attaqua à son t-shirt avec un peu plus de difficulté, à cause du bout de tissu éponge emprisonnant sa longue chevelure de jais. Elle soupira, une fois fini, peut-être un peu plus à cause de l'interrogation du juge céleste que de par ce petit effort d'habillage. La demi-démone se dirigea vers la porte de sa chambre, toujours ouverte, puis passa à côté du gardien de l'Équilibre sans le regarder. Anéa s'arrêta un instant à sa hauteur, ses yeux presque blancs perdus dans le vide. Elle haussa un peu les épaules, un sourire jaune en coin.

- Tu veux dire avant ou après que j'ai merdé ?

Un léger rire s'échappa d'entre ses lèvres, bien amer. De nouveau, Anéa s'éloigna de l'éphèbe faiblement vêtu et se rendit dans la cuisine, pieds nus. Encore très légèrement humides, le petit bruit à chaque pas donnait l'impression qu'on arrachait des petits bouts de scotch. L'archange déchue prit le temps de passer dans son frigo, sortant une bouteille d'eau fraîche. Elle dévissa le bouchon et but deux-trois gorgées. Fermant le réfrigérateur, la jeune femme attrapa sa bouteille et la petite trousse à pharmacie, tout en s'approchant de Tsaphkiel. Sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit, Anéa prit la main gauche du grand juge céleste et le força à le suivre jusqu'au salon où, arrivés devant le sofa, elle poussa le haut-ange de sa main libre pour qu'il tombe sur l'assise du canapé. La guerrière posa la bouteille d'eau et la petite boîte sur la table basse.

- Bouge pas et laisse-toi faire, si tu veux connaître l'histoire...

De la trousse de soin, l'archange déchue en sortit des compresses stériles, une bouteille de désinfectant ainsi que des bandes. Elle prit ensuite place à côté du juge céleste sur le sofa, s'installant en tailleur tout en lui faisant face. Faisant imprégner du désinfectant sur une compresse, avec soin, la jeune femme tamponna délicatement la blessure sur le flanc du gardien de l'Équilibre. Son regard de glace était perdu sur ce qu'elle lui avait infligé lors de leur combat. Elle soupira un bref instant, avant de se lancer, l'air ailleurs.

- Ce n'était qu'une mission comme une autre, même s'il est vrai que j'avais plus eu l'habitude de combattre sur les paysages de Terra qu'en pleine ville humaine sur Terre. On m'avait envoyée pour trouver des informations sur un démon qui semblait servir aux alentours d'un lycée sur cette même ville de Seikusu. J'avais fait en sorte de paraître à une lycéenne moi aussi. Les rumeurs vont bon train chez les jeunes, alors pour moi, c'était l'intégration parfaite pour chercher ce dont j'avais besoin. J'avais même teint mes cheveux pour paraître plus...humaine et me fondre plus facilement dans la foule.

Anéa émit un rire contenu et bref, se penchant sur la table pour prendre une autre compresse et continuer le nettoyage de la plaie, ses yeux toujours perdus dans le vide de son histoire.

- C'était vraiment idiot de ma part de croire que je n'allais pas me faire remarquer. Mes cheveux, ça allait, mais niveau...plastique, j'attirais beaucoup plus l'attention que je ne l'aurais souhaité. À force de rester sur place pour récolter des informations ici et là, j'ai...je me suis prise au jeu.

La jeune femme grimaça, dégoûtée de se rappeler ce moment. Elle se trouvait si stupide...

- Un peu trop même. Je n'étais jamais restée aussi longtemps sur Terre auparavant, ni aussi proche des humains...J'ai commencé...à ressentir quelque chose pour quelqu'un et j'ai finalement craqué...

Anéa retira sa main de la blessure de Tsaphkiel, serrant le bout de tissu imbibé entre ses doigts. Elle le balança sur la table, et finit par tomber juste un peu plus loin, puis elle reprit une autre compresse pour éviter de l'humidité sur la blessure. Les traits de son visage se firent plus durs, tirés, les sourcils froncés. Un autre soupir quitta la barrière de ses lèvres, agacée.

- La plus grosse erreur de toute ma vie...Le gars pour qui j'avais pris la décision d'outrepasser les ordres n'était finalement que le putain de démon que je recherchais...Ma pureté envolée à jamais...Après ça, on m'a rappelée aux Cieux pour mieux me pointer du doigt, me juger. J'ai été déchue et voilà où j'en suis aujourd'hui.

Dans cette histoire, Anéa s'était brûlée les ailes. Elle avait beau avoir plusieurs siècles d'existence, durant cette mission, ces sensations, ces...sentiments, tout était nouveau pour elle. Elle avait cru aimer mais tout ça ne s'était révélé être que de la poudre aux yeux. La jeune femme se sentait si idiote et pitoyable. Elle, une grande guerrière du Paradis ? Mon œil...

- Satisfait de la réponse ? Est-ce que mon seigneur de l'Équilibre est satisfait de ses soins ? Mh...Il faudrait que tu te décales, pour que je puisse te bander.

Anéa était prête à répondre encore à ses questions, s'il en avait d'autres. Et s'il se laissait encore un peu faire, la guerrière apprentie infirmière pourra lui enrouler le corps et la blessure de Tsaphkiel avec des bandes.
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