Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des œuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible.
Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans.

En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Vous acceptez également le traitement automatisé de données et mentions légales de notre hébergeur.

Voir les derniers messages - Shun

Nos partenaires :

Planete Sonic Reose Hybride Yuri-Academia L'Empire d'Argos Astrya Hybride Industry Iles Mystérieuses THIRDS Petites indécences entre amis
Inscrivez-vous

Voir les derniers messages

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - Shun

Pages: [1] 2 3 ... 11
1
Ville-Etat de Nexus / Re : Double incruste à l'école de magie (Pv. Shun)
« le: vendredi 28 mars 2025, 16:25:26 »
Shun manque défaillir pour deux raisons: la première, c'est que la femme confirme bien ce qu'il craignait, c'est à dire, être mort. Et la deuxième, c'est qu'elle a une voix tellement chaude et érotique que curieusement pour un mort, il ressent une drôle d'excitation entre les cuisses.
Mais la réalité reprend le dessus sur ces considérations plus sexuelles. Il est mort!! Et personne ne va le savoir avant un moment. Sa mère est en voyage à l'étranger, son nouveau boulot lui imposant des déplacements assez longs mais rémunérateurs; et il n'a pas vraiment d'amis qui pourraient se soucier de savoir ce qu'il devient . En plus, c'est une période de vacances scolaires donc personne au lycée ne s'inquiétera de son absence. Quelle tristesse ...

Et puis la Mort rit, très jolie ainsi, et l'invite à s'asseoir. C'est le genre d'invitation que l'on ne refuse pas, surtout quand on est en face d'une personne si ... défavorablement connue. Il est tout penaud Shun, très loin de sa nonchalance et de son détachement habituels.
Elle reprend la parole et il tombe des nues: une blague? C'est une blague? Mais ... on ne rigole pas avec des trucs pareils. Et si son cœur n'avait pas tenu sous le choc de la nouvelle? Il aurait été bien con, et vraiment mort!

Shun respire un bon coup. Allez! Pas de panique! Le pire est passé (c'est ce qu'il croit). Il touche la bosse qu'il vient de se faire comme pour s'assurer qu'il est bien vivant puis répond.

"Non, je ne sais pas. Je faisais du skate au park et je suis passé sur un ... une sorte de pentagramme qui s'est illuminé subitement. Je suis tombé sans pouvoir rien faire. Il y a eu un long tunnel noir et je suis arrivé ici. D'ailleurs, on est où exactement? Et qui êtes vous?"

Loin d'être bête, Shun a bien une explication qui pourrait le convaincre. Il y a tellement de films et de bouquins de fiction qui traitent de sujets pareils qu'il ne peut ignorer certaines ressemblances avec des histoires folles.

"On est ... sur Terre? Oui, surement si vous connaissez Nirvana."

D'ailleurs, la beauté flamboyante a tout pour être terrienne oui, un peu gothique, ou plutôt slutty gothic pour être plus précis. Elle envoie du lourd et  ... est ce que son regard n'indiquerait pas qu'elle le mate un peu bizarrement aussi? Il exsude d'elle un truc salace indéfinissable mais qui promeut Shun au rang inconscient de prétendant volontaire.

Il se retient de lui dire qu'elle est ultra canon et préfère regarder autour de lui. L'endroit, un bureau, sent les vieux livres, la cire de bougie, un parfum délicat, le bois patiné ... On se croirait ...

"On se croirait à Poudlard."

Ce qui l'amène à questionner en observant mieux son environnement:

"On est dans une école de magie?"


2
L'après midi touchait à sa fin et le soleil rasant à l'horizon dardait ses rayons sur la grande ville de Seikusu, sur l'archipel nippon. La mégapole n'était en rien différente de ses consœurs, que ce soit par sa taille ou  par le volume de sa population. Ce qui la différenciait en revanche, c'était sa localisation très exacte sur un nœud bien particulier où s'entremêlait certains flux d'énergie cosmique particulièrement puissants. Pour quasiment tous les humains, ces faisceaux étaient absolument indétectables, aussi bien naturellement ou à l'aide de technologies de pointe.
C'est pour cela qu'il se produisait de temps en temps certains phénomènes inexplicables que les plus hautes autorités se gardaient bien de diffuser au public. Cependant, des rumeurs circulaient dans les milieux marginaux et il se disait que des extraterrestres avaient fait de Seikusu leur poste avancé sur Terre ... D'autres y voyaient plutôt l'intervention de forces mystiques et forcement, des groupes d'illuminés se retrouvaient la nuit dans les parcs de la ville, à dessiner des pentagrammes au sol et à psalmodier en cercle autour des invocations de démons ou de créatures... Bref, de la magie d'amateurs en somme.


-----------------------------------------------------

Voix1: "Ça a pas l'air de marcher, on s'est pas planté?"
Voix 2: "Regarde, non, j'crois pas, c'est écrit – convocatum nevros aerus rex -"

A cette heure là, le parc Itachi, dans la périphérie sud-ouest de Seikusu, était fermé depuis une bonne demie heure. Normalement, personne n'avait le droit d'y accéder une fois la foule évacuée et les grilles fermées. Mais aujourd'hui, un petit attroupement d'une dizaine de personnes bravait cette interdiction et se retrouvait au cœur du parc pour s'adonner à des activités ... bizarres. Jeunes, la vingtaine, ces ploucs se regroupaient autour de l'un d'eux, porteur d'un vieux bouquin en cuir ouvert sur une page couverte d'inscriptions illisibles et de dessins. Tous portaient une cape sombre et avaient leur capuche relevée, de sorte à dissimuler leur visage. Ils venaient d'incanter une dizaine de minutes, scandant le fameux -  convocatum nevros aerus rex – autour d'un pentagramme dessiné à la craie sur une partie d'un terrain de basketball.

Voix 1: "Mais tu le sors d'où ce manuscrit?"
Voix 2 : "Il a appartenu au véritable Dumbledore et mon père l'a acheté dans un magasin d'objets rares à Londres lors d'un voyage "
Concert d'exclamations : "OOOOOOHHHHHH !!!"

N'empêche, ils ont beaux faire des efforts mais rien ne ce passe malgré toute la conviction qu'ils y mettent. Donc après une bonne heure de plus à marmonner dans un mauvais latin, ils abandonnent et préfèrent aller trouver de quoi éponger leur chagrin dans un bar de nuit.


-----------------------------------------------------
   

C'est là qu'intervient Shun. Le garçon n'a rien à voir avec la magie, ce domaine ne l'intéresse pas. D'ailleurs il se marre généralement dès que quelqu'un en parle avec passion. Arrête mec, personne n'y croie à ces foutaises!
Hors, il se trouve que précisément ce soir là, il prend le risque de passer par dessus les grilles du parc Itachi seulement quelques minutes après le départ de la bande d' hurluberlus. Il vient souvent ici de nuit car il y a là l'un des meilleurs skate park de la ville. Il en profite tout seul et il passe de nombreuses heures sous les étoiles à s'éclater avec sa planche.
Pour rejoindre sa zone de prédilection, il doit traverser les différents terrains de jeux bitumés. Sa planche à roulette glisse sur le revêtement parfait. Il passe le terrain de handball, celui de badminton, puis il arrive au terrain de basketball. Tiens ... un pentagramme? Il ricane. Encore des rêveurs qui sont venus tenter le diable ... Seulement, alors qu'il passe directement sur le symbole, une violente lumière violette en jaillit. Shun n'a pas le temps de hurler qu'il ... tombe dans un trou sans fond. La chute est vertigineuse et le plonge dans un ... courant rapide et obscur qui l'entraine loin ... loin ... loin. L'incantation n'était peut être pas la bonne mais au final, il y a bien un résultat qui fait une victime.

Quand enfin Shun arrive à hurler, il est trop tard. Il sent son corps comme aspiré vers l'infini. Tout semble être très lent ... mais aussi très rapide en même temps. Et quand enfin il aperçoit au loin une vive lueur qui semble indiquer la fin de son voyage, il n'a que le temps de lever les mains devant son visage pour tenter de se protéger de l'impact qui s'annonce.

Le disque lumineux devient plus clair, plus tangible et quand Shun le traverse, il ne ressent aucune douleur. C'est seulement après qu'un choc à la tête l’assomme à moitié alors que tout redevient presque normal autour de lui.
Il est assis sur un plancher ciré dans un bureau qui a l'air un peu déconnecté des temps modernes. Devant lui se tient un solide secrétaire en bois dur. C'est le meuble qui a "amorti" l'arrivée du garçon, tête la première.

"Aïe ..."

Shun va avoir une bosse. S'il avait eu son bonnet, ça ne l'aurait pas protéger et heureusement qu'il ne portait pas ses éternelles lunettes à cette heure là.

"Ça fait mal ..."

Et puis, la réalité reprend le dessus. Qu'est ce qu'il fait là? Il remet ses idées en place: le parc Itachi, le skate, le pentagramme, la lumière violette et la chute ... et il se retrouve ici.

Il lève les yeux, observe le ... Il LA voit. Trop belle! Et elle le dévisage aussi. C'est pas possible qu'une telle beauté existe. Il est peut être mort. Cette femme est ultra canon, top sexy, super bandante (en langage moderne).
D'un coup, il se sent bête dans son cargo trop large et avec son haut sans forme à l'effigie de Nirvana. "Smells like teen spirit" forever!
Et elle dans sa robe qui suggère plus qu'elle ne cache, elle ressemble à ce qui n'existe pas.

"Euh ... bonjour ... Je ... je suis mort? Vous êtes venue me chercher?"

A défaut, autant essayer de trouver une explication rationnelle à ce qui se passe. Shun est choqué. Et là normalement, comme dans les films, elle devrait lui répondre: "Oui mon petit, c'était ton heure, et je suis venue t'accompagner à ta dernière demeure." Au moins pour lui, la Mort est bien plus jolie que l'on se l'imagine avec sa capuche, sa cape et sa grande faux...

3
To do list:

     - Baiser Brittany,
     - Faire baiser Brittany,
     - Briser Brittany,
     - Rendre justice aux victimes de Brittany,
     - Anéantir Brittany.


Shun était assis en tailleur sur son lit, un cahier ouvert sur ses jambes croisées. Il écrivait. En effet, dès qu'une idée lui passait par la tête, il la couchait par écrit pour ne pas l'oublier. Sa liste initiale était simple et il fallait savoir nuancer; enfin ... seulement sur le dernier point. Anéantir Brittany ne signifiait pas la forcer à commettre un acte irréparable ou bien le provoquer lui-même. Non, il s'agissait juste de détruire la réputation de la rouquine et de la ramener au niveau de ses semblables ... ou un peu en dessous. Elle méritait une correction dure. Elle avait dû en casser, des victimes qui ne lui avaient rien fait.

Shun rajouta d'autres points:

     - Retrouver les victimes de Brittany,
     - Demander au "directeur" une extension de son nouveau pouvoir.


Ce point était particulier. Parce que pour réduire Brittany à un statut de moins que rien, il lui fallait user de l'influence d'autres personnes, comme le père et la mère de la jeune femme par exemple. Seulement, il n'avait aucun moyen de les orienter, eux, dans son sens. Et puis, s'ils étaient aussi cons que leur sotte de fille, ce ne serait pas facile de les convaincre que Shun était un bon garçon. Un coup de main du genre "je veux influencer tout le monde" serait super cool.

Shun passa ainsi un moment à planifier la déchéance de "miss je suis trop  forte" et se coucha ensuite, satisfait.

Le lendemain matin, il avait fait un effort en arrivant à l'école. Il avait passé un pantalon droit et une jolie chemise claire qui tranchait avec son teint hâlé. Ses cheveux étaient retenus en une queue de cheval et il portait même ces horribles mocassins de bourges bien trop serrés. Beau gosse le Shun! Et déjà plus dans le moule de ce lycée élitiste.
Il était venu tôt pour ne pas rater l'arrivée de la limousine. Comme toujours quand Brittany arrivait, les conversations se tarissaient et les regards des élèves convergeaient vers ... la princesse.

Quand le chauffeur ouvrit la portière de "mademoiselle", Shun s'avança.

"Ginger ..."

Il vit la mine renfrognée, prête à éclater de colère, passée de terrible à pathétiquement débile.

"Brittany!!! Je n'en pouvais plus de t'attendre. Viens, je t'accompagne. M. Tomohaka a eu un léger accident de scooter, sans gravité, heureusement, donc on commencera les cours dans une heure. D'ici là, amusons nous. Viens, donne moi le bras."

Le chauffeur regarda le garçon, interloqué. Pour une telle scène rarissime, c'était une première. D'ordinaire, "mademoiselle" était insupportablement hautaine et distante. Bon rapporteur, il en parlerait à Monsieur Swampton dès qu'il le verrait.

Il ne fut pas le seul à être ébahi:
"C'est son mec?"
"Pourquoi elle sourit comme ça?"
"Attends ... C'est Brittany là?"
"Il est trop mignon le nouveau!"
"Il est peut être de sa famille?"


L'affaire ferait grand bruit. La rumeur se répandrait vite. Brittany marchait au bras d'un garçon sans l'insulter ni le rabaisser devant tout le monde.

En tout cas, Shun et Brittany entrèrent dans le lycée quand la sonnerie annonçant le début des cours retentit. Le grand hall et les couloirs se vidèrent, ne laissant que les élèves de la classe de M. Tomohaka libres pour une heure.

Shun dirigea Brittany vers les escaliers et ils atteignirent le toit du bâtiment principal, aménagé en terrasse, et vide au moment présent. Sans un mot, Shun plaqua Brittany contre un mur et glissa sa main sous sa jupe.

"Aujourd'hui, tu seras ma salope. Répète et mémorise bien ce que je viens de dire. Impeccable!"

Le garçon passa sans encombre le passage de la culotte et glissa son majeur entre deux lèvres fines et tièdes. De la pulpe du doigt, il titilla l'accès à ce passage prometteur.

"Et que font les bonnes salopes à leur petit copain d'habitude Brit?"

C'était parti!

4
Prélude / Re : Don't fear the Reaper
« le: dimanche 23 mars 2025, 15:06:20 »
Mortelle la fin de cette présentation !  ;D
Super concept! Death est quand même beaucoup moins effrayante sous cette forme :)
Bienvenue!

5
Prélude / Re : Princesse Elfique à la mémoire perdue [Vanéalidée !]
« le: samedi 22 mars 2025, 20:54:34 »
Bienvenue à toi  :)

6
"Non, non non, surtout pas! Ce serait bien trop ravissant! Ça, je me le réserve ..."

Quelle jubilation. Brittany la connasse devenait Brittany la stupide. Il avait suffit de bien peu de choses. Un tout petit mot , rien qu'un tout petit mot ... et bien sûr l'intervention de quelqu'un de particulièrement malveillant mais qui pour l'instant était dans le "camp" de Shun. L'ennemie du jeune homme, l'hydre qui avait voulu le trainer dans la boue et le détruire n'était plus rien d'autre qu'une marionnette pathétique, tellement creuse que c'en était à pleurer ...

"Par contre, tu n'as pas besoin de garder ton soutien gorge sous ton chemisier que tu peux garder déboutonné et juste noué au niveau du nombril. Ouais, là, trop cool!"

Idem. Il parlait suffisamment bas pour éviter toute forme d'enregistrement audio. Et surtout il tenait le dos à cette caméra. N'importe qui regarderait cette vidéo verrait Brittany taper un striptease sans aucune forme de contrainte. Et en plus elle souriait.

"Tu peux aussi retrousser tes bas à mi-cuisses. Tu as une jolie peau."

Wow ce show. Plus sexy, tu crèves! Shun commence à prendre la mesure, la vraie, du pouvoir qu'il a entre les mains. Tout un tas d'idées lui passent par la tête. Il faudra qu'il y mette un peu d'ordre afin de planifier comme il faut le déclin et la chute de la rouquine de service. Bien sûr, il sait déjà qu'il se fera plaisir avant cela.

"Parfaite! Tourne toi un peu, fais voir. Un peu plus écarter les pans du chemisier, super!"

Une vraie pupute. Maintenant, on entérine la situation et l'incident de tout à l'heure n'est que de l'histoire ancienne, enterrée.

"J'attends mon bisou ..."

Il ne bouge pas et encore une fois, le miracle se produit. Brittany obéit et son corps chaud vient se presser contre le sien. Le contact de ses lèvres réveille encore une fois l'envie de Shun. Quel beau petit couple: le garçon sage et la dépravée. N'importe quel juge ou policier rirait de recevoir une plainte après ce show. Mais que dirait le père de Brittany s'il devait recevoir une photo de sa fille, par courrier anonyme?

"On va faire un tour?"

Shun sort du bureau, là, plus de caméra. Il se retourne vers elle et l'embrasse comme un sagouin. Il y fout la langue, c'est baveux, c'est humide, c'est bruyant.

"Tu serais parfaite pour le trottoir. On y viendra."

Côte à côte, ils se promènent un peu dans les couloirs du bahut. Quel amour! Ils croisent quelques agents de nettoyage qui les dévisagent, ébahis. Peut être qu'une nouvelle va rapidement circuler, d'autant plus que la connasse du bahut arrive même à dire bonjour. Ils descendent jusqu'au hall principal. A cette heure-ci, il est vide mais ce ne sera pas toujours le cas. Sur le perron, à l'extérieur, Shun respire un bon coup. Sa chienne le suit.

"Attends moi là, je reviens ..."

Il se sépare d'elle, contourne l'angle du bâtiment.

"Ginger ..."

Il paierait cher pour voir sa trogne maintenant qu'il a levé sa main mise sur la jeune fille. Elle doit être paumée, furax, morte de honte. Mais non, il rentre chez lui. Ce soir, il aura à faire. Et demain matin sera un tout nouveau jour qui augurera beaucoup, beaucoup de coups foireux.

7
Si le lycée avait dispensé des cours sur la réflexion diplomatique, ou l'art de juger une situation pour éviter qu'elle ne dérape, et bien, Brittany y aurait été la première inscrite, d'office! Elle venait de faire capoter avec brio la seule chance qu'elle avait d'échapper à une destinée triste pour elle, mais jouissive pour un tas d'autres personnes qui ne le savaient pas encore. Après son monologue insultant et humiliant, elle n'avait aucune chance de rattrapage ni d'échappatoire par un biais qui n'existait pas. Elle venait de fermer toutes ses portes pour n'en garder qu'une seule accessible: celle qu'elle aurait dû à tout prix éviter, celle qui allait l'emmener dans des limbes de perversions et dont elle serait le centre, offerte et disponible, et pas selon sa volonté. Elle le serait selon la volonté de Shun qui avait prit en pleine gueule son jet de bile crasse et méchante. Il avait même tremblé sous les coups assenés par la rouquine qui révélait sa vraie nature. Il avait rougi, puis pâlit, jusque ce que le sang se retire même de son visage pourtant assez mate. Personne ne l'avait jamais traité ainsi, rabaissé au rang de merde, écrasé sous des paroles aussi injustes que cruelles. Shun serra les poings. Cette merdeuse méritait une baffe, même lui pourtant calme, en crevait d'envie, maintenant qu'elle avait terminé et qu'elle le défiait de ce regard si différent que le premier qu'elle lui avait offert.

Brittany respirait l'arrogance, la prétention, la surestime. Son égo démesuré parlait pour elle. Elle était l'être supérieur qui dominait de sa toute grandeur la masse populaire qu'elle considérait comme des cafards. Ah qu'elle en jetait, magistrate flamboyante, dans ce bureau qu'elle considérait comme étant le sien. Ah qu'elle jubilait en renvoyant cet avorton dans le trou dont il n'aurait jamais dû sortir. Elle était la reine du lycée, bénie par ses origines confortables et bercée de l'assurance que rien ne pouvait lui arriver. Ah qu'elle calculait la manière dont elle allait réduire en miette ce pouilleux qui l'avait ... qui l'avait ... enfin voilà quoi !
Shun avait remarqué son coup d'œil à la caméra. Elle jouait, s'emballait et espérait même peut être qu'il ne fasse le geste de trop, celui qui l'enverrait devant un tribunal pour avoir osé toucher une fille si respectable, aimée de tous ...

Shun tournait le dos à cette fameuse caméra dont l'être surnaturel lui avait bien confirmé l'expérience.

"Ta ... gueule ..., salope!"

C'était dit, sans haussement de ton, assez pour qu'elle l'entende mais pas assez pour que le micro de l'appareil ne l'enregistre.

"Tu pues la crasse que tu dégueules. Tu ne sers à rien. Tu n'es rien. Tu es aussi vide que tu es bête. T'es juste conne à bouffer du foin."

Il n'avait jamais parlé ainsi à personne. Et pourtant, ces mots durs et crus prononcés avec une réelle conviction, lui firent du bien. Il s'auto-convainquait que lui aussi pouvait prendre la main sur son destin, et celui de cette horreur de nénette.
Et avant que le hurlement de la rouquine ne sorte de sa gorge, proportionnel à la haine qui s'affichait sur son visage, il le dit, le mot:

"Ginger"

Fabuleux! Inoubliable! Délirant! Mais bien réel. Le type n'avait pas menti. La furie rousse prête à lui déchirer le visage n'existait plus. Shun observa la chose qui tanguait devant lui. Elle avait l'air con! Oh bon sang! Ce regard de poisson mort ... Ce vide sidéral qu'il pouvait lire dans ces yeux complémentaire d'une expression si niaise.

"Ça me fait plaisir de te voir Brittany. Tu es magnifique. Tu voulais que je vienne te voir pour me dire que tu adorerais être ma petite amie c'est bien ça? Je suis honoré que tu m’ai choisi, tu vas faire des jaloux hihihi."

Il ne fit aucun geste mais souriait comme un nigaud, renvoyant à la chose éteinte le même sourire.

"Mais tu sais que je préfère les filles sexy, hein? Là tu es un peu trop sérieuse. Tu es habillée comme une nonne. Tu veux me montrer que tu peux être différente?"

C'était à lui maintenant d'utiliser cette fameuse caméra.

8
One Shot / Re : La lecture, c'est la cul-ture [Pv.]
« le: dimanche 16 mars 2025, 12:27:25 »
Kyo plongea ses mains à travers la table pour saisir celles de Rubis. Il les couvrit de sa chaleur et serra ses petits doigts entre les yeux. Rubis avait la peau douce, qui allait avec la délicatesse qu'on imaginait bien. Elle dégageait aussi une douce tiédeur corporelle qui n'incitait qu'à la serrer encore plus. Kyo s'était livré, elle le faisait aussi, spontanément, ouvrant une page sur son état d'esprit qui ne paraissait pas vraiment choqué par le message du garçon. La surprise était de mise bien sûr, mais elle ne le repoussait pas ni ne trouvait son idée saugrenue. D'ailleurs, loin de s'opposer à lui, elle orientait même sur une voie un peu différente que ce qu'aurait pu espérer Kyo. Un coup d'un soir? Ce n'était pas vain. Tout pouvait arriver après un coup d'un soir: l'envie de se revoir, le désir des corps, l'appel charnel. Un coup d'un soir pouvait donner sur la perspective d'un deuxième, d'un troisième, et de beaucoup d'autres encore. La porte que Rubis ouvrait n'était peut être pas seulement celle d'un aller-retour sans lendemain. Kyo en eut un léger trémolo dans la voix, d'autant plus que la jolie libraire se morigénait pour sa légèreté.

"Non, mais non, mais non! Ne dites pas cela! Vous êtes très bien. Vous êtes posée, vous êtes réfléchie, vous êtes adulte et je ne suis pas un enfant. Nous ... nous n'envisageons rien d'interdit. Et puis, je ... je ne vous demandais pas ..."

Et non, Kyo ne demandait pas à Rubis un plan Q à déterminer dans les minutes à venir. Il voulait juste lui signifier son intérêt de manière franche, qu'elle le comprenne sans forme de compromission. il lui avait dit qu'elle comptait pour lui, en tant que femme, pour son esprit et sa beauté. Bon, ça il n'avait pas eu le temps de développer mais ça viendrait surement très vite. Et là, Rubis passait directement à l'étape supérieure qui impliquait probablement des activités crapuleuses sous la couette. Kyo eut un coup de chaud à s'imaginer palpant et retournant ce joli corps tout contre lui. Il s'engouffra dans la brèche en espérant qu'elle reste ouverte.

"Mais ... bien sûr que non que ça ne me gêne pas. Et puis, ce n'est pas une question de différence d'âge. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'écart entre nous. On ... s'en moque. Vous me trouvez mignon, et moi je vous trouve canon, enfin trop belle je veux dire."

Il se pencha vers elle, tenant toujours ses mains.

"Je suis sûr que nous pouvons partager beaucoup de choses sans nous soucier des autres. Qui pourrait dire quoi? Si nous provoquons des jalousies, et bien c'est que nous aurions fait le bon choix. Vous parlez d'un coup d'un soir mais vous rougissez quand vous me regardez. Je dois vous faire un petit quelque chose non? Moi, j'en ai pas peur de ce coup d'un soir. En fait, je l'ai même rêvé tout un tas de fois."

Le moulin à paroles ne s'arrêtait plus. Maintenant que les choses étaient dites et posées en toute honnêteté, il fallait aller au bout des choses, que cette soirée ne se termine pas qu'avec des paroles et des regrets. Car si ce rendez-vous ne se poursuivait pas sur une  note positive, il ne pourrait plus jamais se montrer devant elle. la honte!

Il prit le risque  de se lever pour venir s'asseoir à côté d'elle, leurs cuisses se touchant.

"Je ne pense qu'à vous, vous occupez mes pensées. J'ai tellement envie de ... de ..."

Allez, crache le morceau! Non, impossible!

"... de vous sentir contre moi, que j'en passe des nuits blanches. Acceptez moi s'il vous plait!"

9
L'espoir fait vivre ... Tout du moins, c'est ce qui ce dit. Shun en eut une entrevue fugace quand le directeur laissa entendre qu'il pourrait être du "côté" du jeune tourmenté. Ainsi, il avait vu juste, il avait fait mouche ... Brittany n'était pas celle qu'elle semblait bien vouloir jouer. Son commentaire balancé au hasard ouvrait la porte de la vérité. Il avait failli tomber dans les griffes d'une manipulatrice aguerrie et leur petit intermède malheureux se révélait être finalement salvateur.

Bien sûr, il restait toujours une dimension très gênante, inquiétante même, car ce qui venait de se produire n'était pas anodin. Si Brittany trouvait la bonne oreille à sa version personnelle de l'histoire, alors Shun était cuit, rôti, calciné.

Mais encore une fois, quand une lueur d'espoir se présentait, il fallait s'y raccrocher et Shun était prêt à tout pour s'attirer l'aide miraculeuse du directeur, qui au demeurant, lui paraissait d'un coup très sympathique.

L'étudiant ne se rendait pas compte de la manipulation dont il était, dont il avait été, victime. Son caractère naturel, plus réservé et méfiant, lui aurait peut être permis de constater que quelque chose clochait, seulement, face à l'avalanche d'informations négatives le submergeant, c'était sauve qui peut. Et s'il pouvait piquer la bouée à Brittany, alors il ne se gênerait pas.

Et puis, l'impossible se produisit. Le directeur ... ondula, changea, se métamorphosa, en une version similaire mais beaucoup plus ... imposante, ou autoritaire, ou effrayante. Bref, l'homme qui faisait face à Shun, relevait d'un concept qui ne devrait pas être. Et pourtant, Shun l'accepta. Avait-il le choix? La bouche ouverte sur un commentaire qui n'en sortit jamais, il fut le spectateur d'un acte irréel. L'espoir fut douché par une immense frayeur et il crut mourir de peur. La chose qui avait été le directeur le fixa. Elle souriait, elle se voulait aimable sans trop laisser le choix non plus d'apprécier sa présence. A chacun de ses commentaires, Shun hochait la tête,  brave petit élève obéissant ... Ce qu'il entendait ne pouvait être et pourtant, il savait que tout était vrai. Et son corps réagit, il vibra quand le "directeur" y versa cette infime partie de son pouvoir qui pour un humain, donnait des capacités infinies: le contrôle.

Aussi invraisemblable que l'était cette situation, Shun sut faire le pas nécessaire pour se reprendre. Il avait peur, certes, mais après tout, rien ne lui était défavorable. La ... Chose ... jouait pour lui, pour l'instant, et il aurait le temps de penser aux conséquences plus tard. Cependant ...

"Vous ... vous n'allez pas réclamer mon âme en échange?"

Il y avait tellement de films sur le sujet ... Malfée haussa les yeux au plafond. Le diable et ses conneries. Il faudrait un jour qu'il remédie à ce genre de mélanges de genre ridicules.

"T'occupes ... C'est un autre qui gère ça. Moi, je suis plus dans l'évènementiel."

La réponse ne rassura pas Shun pour autant mais au moins, même si c'était un mensonge, il ne se cru pas voué aux Enfers.

Malfée s'évapora avec un sourire énigmatique, laissant Shun maitre de la suite. Le garçon put enfin se détendre, très heureux de ne pas s'être pisser dessus ... Il n'avait pas vraiment le temps de réfléchir. Brittany pouvait en craquer une à tout moment. Il s'ébroua et fonça au bureau du directeur où il trouva la jeune fille assise, défaite, (ou fulminante?) dans un canapé profond.

Ginger, Ginger, Ginger ... Ce mot résonnait dans sa tête. C'était LE MOT qui changerait tout. Mais comme il n'était pas non plus un monstre. Il voulut la confronter, lui ... laisser une chance en quelque sorte.

"Brittany ... il faut qu'on parle. Je crois que ... qu'on a fait ce qu'on voulait, et que même si ça parait fou, c'est un début pour nous? Tu ... tu es une fille super, gentille, magnifique. Je suis honoré que ... tu te sois portée volontaire pour m'accueillir et ... j'aimerais qu'on continue sur cette lancée? On a peut être pas fait un faux pas non?"

Qu'est ce qui était vrai? Assez peu de choses en vérité mais il lui ouvrait une porte de sortie honorable. Si elle merdait, il la terrasserait. Ginger ...

10
One Shot / Re : La lecture, c'est la cul-ture [Pv.]
« le: dimanche 09 mars 2025, 08:28:02 »
En écoutant Rubis parler, Kyo imaginait tout un tas de scénarios. Rubis en uniforme, autoritaire ou joueuse ... en costume à thème comme une soubrette docile un peu exhibitionniste ... Il était facile de se laisser entrainer dans des pensées salaces quand on avait en face de soi un bijou si mignon. Et cela, Kyo n'y pouvait rien. Rubis le fascinait. Elle avait tout pour lui plaire entre le physique et l'esprit. La jeune se livrait, entière et honnête sur sa vie, comblant les vides que Kyo avait à son sujet. Il pouvait l'écouter parler toute la nuit.

"Vous devez avoir beaucoup de succès. Comment vous gérez ça?"

Il ne précisa pas le fond de sa pensée car il se disait bien que des mains baladeuses devaient s'autoriser à palper ce joli petit derrière en permanence. Nul doute que Rubis attirait bien des hommes et qu'elle devait être sollicitée en permanence par des types aux arrière-pensées douteuses. Hum .... un peu comme lui en fait. Dans les salles bondées des bars, les serveuses étaient des proies magnétiques qui devaient jouer entre flirt, boulot et demandes.

Ils terminèrent leur verre et Kyo commanda aussitôt la même chose. Heureusement qu'il ne buvait pas d'alcool car être au contact de Rubis lui monterait vite à la tête. On leur apporta en plus de petites choses à grignoter et ce fut à son tour de répondre.

"Oh , moi... Et bien, j'étudie en spécialité littéraire. J'aimerais être auteur plus tard, ou romancier, ou journaliste d'art. J'aime ... les belles choses."

Il la dévorait du regard à présent.

"C'est pour ça que je viens à la librairie. Tout m'y inspire."

Il oubliait le fait que le bouquin qu'il lisait, et dont Rubis connaissait bien "l'existence" à présent, traitait sur les pratiques intenses auxquelles un couple décomplexé pouvait s'adonner...

"Je n'ai pas de petite amie et ..."

Ça, il n'avait pas prévu de le dire mais c'était sorti tout seul, comme un aveu franc et direct destiné à orienter son interlocutrice vers une idée plus précise. Le fait qu'ils soient tous les deux assis autour d'un verre, en ce délicieux début de soirée donnait à cette phrase un sens tout particulier. Kyo tripotait son verre et quand il se rendit compte de ce qu'il venait de dire, il s'immobilisa. Mince! Il allait paraitre lourd après cette maladresse ... Il n'aurait pas dû dire ça mais il était trop tard pour revenir dessus. Il inspira un bon coup. Se dégonfler maintenant le ferait paraitre encore plus pitoyable.

"En fait ..."

Allez, lance toi!

"En fait, je viens surtout à la librairie parce que vous y êtes ... J'aime beaucoup vous ... regarder travailler. Voilà ..."

C'était fait, c'était dit. Il y avait bien une certaine retenue mais l'ensemble était quand même assez clair.

"Vous me plaisez."

11
Normalement, pour que tout aille bien, il faut que la montée d'adrénaline cesse et redescende tout en douceur, calmement, afin que le corps et le cœur se remettent de cet afflux hormonal super brutal.

Quand la porte du cagibis s'ouvrit à la volée, inondant le minuscule réduit d'une lumière vive et crue, Shun cru que son palpitant allait exploser. La chute fut violente. Il se pétrifia, le cerveau incapable de réguler le flot d'émotions négatives qui s'emparait du jeune homme. Dans la bouche de Brittany, son sexe passa de fier et vigoureux à terriblement méprisable. Il sentit à peine les lèvres soyeuses de sa compagne glisser le long de son membre et le libérer définitivement de sa chaleur. Il ne la regardait pas. Face à eux, les deux élèves ébahis étaient aussi figés que les "délinquants" en herbe. A cet instant, il y avait quatre coupables dont deux étaient susceptibles d'avoir plus d'ennuis que les autres.

Ce fut Brittany qui percuta la première et qui, vive comme une anguille, s'enfuit dans un froufrou de vêtements défaits. Shun resta seul avec les deux tristes perturbateurs dont il n'oublierait jamais les visages.

Fille : "Vous faisiez quoi?"

Drôle de question ... Tu veux un dessin? Mais la réponse de Shun fut tout aussi nulle.

"Euuhhh ... rien."

Garçon: "Comment ça rien? Brittany te taillait une pipe! Mec ... T'es un héros! T'as fait comment?"

Fille: "Faut qu'on parle et que ..."

Ils furent interrompus par l'arrivée du directeur qui semblait n'attendre que ce moment pour apparaitre et ajouter son grain de sel dans la tragédie se déroulant. Shun s'était plus ou moins remis en forme, tout du moins, il avait rentré ce qui devait resté cacher. L'homme impressionnant congédia les deux élèves pour rester seul avec Shun. Il n'avait pas eu besoin d'un long discours menaçant pour que Shun comprenne que sur un certain plan, le danger de diffusion de son histoire était clos.

Comme un automate, il obéit à l'injonction suivante et s'assit sur une chaise face à son matamore. Son affirmation suivante le terrifia.

" ...por ... porter plainte? ... contre moi? Mais ..."

Là, c'était la fin des fins, une descente aux Enfers dont il serait impossible de remonter. Il allait tout perdre, l'amour de sa mère et ... c'est tout ce qu'il avait en fait. Sa vie se terminerait dans la honte, la déchéance, des années de prison, et l'image du visage courroucé de Brittany à jamais gravé dans sa mémoire.

"Mais ... Pourquoi? On ... on le voulait tous les deux!"

C'était discutable comme commentaire mais en tout cas, il n'y avait pas eu d'opposition. Brittany l'avait serré, cajoleuse, et après ... "slurpp".

Seulement, même Shun, totalement ignorant des procédures judiciaires, pouvait se douter qu'un juge en rirait presque. Il fallait qu'il se défende. Et le directeur, même s'il était par définition, le responsable de l'établissement, n'avait pas l'air plus dérangé que ça par ce qui venait de se produire. Et puis, si Brittany attaquait la première, c'était le cas, pour défendre son évidente réputation, ce n'était pas cool de sa part.

"Et si je porte plainte en premier? Les deux élèves ont bien vu que ... c'était elle!"

Tout n'était peut être pas perdu. Il essaya une perche au hasard.

"Vous la connaissez!! Elle est ... calculatrice! Elle l'a fait exprès!"

Shun se leva, les poings serrés, la colère prenant le pas sur la peur.

"Croyez moi s'il vous plait! Je ferai n'importe quoi! Je suis sûr qu'elle vous pose problème!"



12
Shun n'était en rien un garçon bizarre. Il avait ses habitudes, sa manière d'être un peu différente des garçons de son âge et son caractère aussi rêveur que distant et observateur; mais il ne différait en rien des autres en matière de choses normales, particulièrement quand il s'agissait d'ouvrir la voie pour une relation avec une nénette super bien foutue. Brittany avait protesté, c'était normal dans ces circonstances. Brittany avait aussi menacé et montré des signes d'énervement, là encore, quoi de plus normal? Mais Brittany avait aussi et surtout joué le jeu après l'avoir un peu initié. Ses morsures n'étaient pas douloureuses mais plus à considérer comme un mordillement précurseur à bien plus.

Tout cela, Shun le ressentait et comptait bien continuer à jouer sa partition. Qu'ils soient coincés dans un placard de rangement était un fait qui ne pouvait changer. Qu'ils puissent être surpris aussi restait une possibilité. Alors ... alors quoi? Peut être que ce serait la dernière fois qu'ils se trouveraient dans cette situation. Peut être qu'après ça, ils ne s'adresseraient plus la parole. Pourquoi ne pas continuer quand tous les signaux immédiats étaient au vert.

Le garçon frissonna quand les ongles de son infortunée compagne lui égratignèrent la nuque. Il y répondit en pressant un peu plus les seins de la jeune femme tandis qu'une brume psychique venait se poser sur eux, œuvre d'un démon rigolard. Sans directement influencer, Malfée suggérait une exploration plus charnelle, plus orientée sur ce qui, normalement, se déroulait bien après des préliminaires sérieux.

Dans la demie obscurité de l'endroit et malgré la présence proche des deux étudiants nettoyant la salle, Shun s'arracha au baiser de Brittany. Ente ses cuisses, son sexe lui faisait mal tant il était tendu. Les frottements et mouvements de l'un et de l'autre l'avait bien excité et il allait peut être falloir se libérer d'un fardeau sous forme de fluide. Il regarda Brittany dans les yeux, y cherchant une note de refus mais n'en trouva pas. Aussi, il pesa sur ses épaules pour l'inviter à s'agenouiller devant lui. Ce n'était pas simple et a jeune fille se trouva à l'étroit entre les jambes du garçon, le dos légèrement arqué vers l'arrière. Un "ziiiiiiiiip" discret annonça que la braguette du cargo de Shun passait en mode ouverture béante, et le garçon n'eut qu'un mouvement à faire pour extraire son sexe qui vint se coller au visage de Brittany.

Impossible de faire plus court ou plus efficace. Shun n'était pas du genre à faire n'importe quoi mais comme ils avaient l'air tout deux d'accord, sous l'impulsion de Malfée, alors en avant!
Néanmoins, il aurait cru qu'elle rechignerait un peu plus et il fut rassuré de voir que ... tout suivait son cours.

D'une main il saisit la crinière rousse et la maintint derrière le crane de Brittany en une longue queue de cheval. De l'autre, il saisit son sexe et l'orienta face aux lèvres brulantes qui semblaient aussi accueillantes qu' ... avides?
Un petit coup de reins, sans effort, lui permit d'investir cet écrin fabuleux. Ah ! Si, un peu de résistance là ... Il orienta donc la tête de la miss et s'enfonça un peu plus. Il y était! Parler n'était pas nécessaire et maintenant qu'il était bien en place, il usa des deux mains pour s'accrocher aux cheveux de Brittany. Il entama des va-et-vient pour tester les possibilités et très vite, s'enhardit un peu plus.

Après une petite minute, ponctuée de rares sonorités de succions il décida de voir si  Brittany pouvait supporter un rythme plus dense. Il pesa un peu plus fort et sentit son gland resserré dans un goulet étroit. Il était très proche d'investir la gorge de la jeune femme, chose qui n'arrivait quasiment que dans des films pornos ...

13
On peut dire tout ce qu'on veut de Shun, il ne s'est pas construit une vie et un caractère en restant passif. Si bien évidemment, il n'est pas à l'aise dans cette environnement nouveau avec cette super jolie fille qui l'emballe, ce n'est pas pour autant un dégonflé qui se laisse faire. Il avait prévu initialement de rester discret et d'éviter de se faire remarquer mais s'il lui était nécessaire de faire preuve d'un peu d'autorité, il le ferait. Et là, ce besoin s'affichait. Dans son ancien bahut, personne ne lui posait problème depuis qu'il avait coller une grosse mandale dans le nez d'un type bien plus baraqué que lui et qu'il avait menacé de lui fourrer la tête dans la cuvette des chiottes avant d'inviter toute la classe à venir y pisser. Ça avait eu son petit effet depuis, il était peinard même s'il trainait la réputation d'être un type bizarre et lunatique.

Bien entendu, il était hors de question que Brittany vive la même expérience mais il fallait qu'elle comprenne qu'il était loin d'être un soumis flexible. Seulement, sa camarade de classe ne lui laissa pas vraiment le temps de réagir et après tout un tas de menaces, de commentaires et de trucs inaudibles, elle se retourna face à lui et lui colla un gadin, un vrai, en se collant à lui, comme le font normalement les amoureux en passe de faire des trucs bien plus crapuleux dans leur intimité.

L'instant de surprise passé, une fois le contrôle de son corps repris, Shun repassa par la case "Reprise à zéro" et décida de changer sa stratégie d'intégration. Il posa ses mains sur les hanches de Brittany et lui rendit son baiser. Il n'était ni novice ni inexpérimenté (Brittany serait surprise d'apprendre certains trucs concernant sa vie) et il appliqua immédiatement son jeu de langue comme un facteur offensif. Leurs lèvres soudées ne dégageaient (pour l'instant) aucune forme de sonorité qui aurait pu les trahir et leur proximité dorénavant bien affirmée les empêchait de perdre l'équilibre. Le garçon posa ses mains sur les hanches de son infortunée (ou pas) compagne et il adora le grain doux de sa peau. Ses doigts remontèrent plus haut pour trouver le tissu du soutien gorge dont ils suivirent le contour pour arriver à l'attache qu'il défit sans difficultés. Là, il était sûr de lui. Ils avaient les pieds dans le plat alors inutile de paniquer car dans tous les cas, ils ne pouvaient rien y faire. Et d'ailleurs, le garçon se prit à penser qu'il serait cool que les nouveaux venus prennent touuuuuuuuuuut leur temps pour faire le ménage.

Tout doucement, Shun retira le soutien gorge pour libérer ce qu'il était censé cacher. Quand on grimpe une côte en vélo, si on s'arrête, on ne repart pas. Shun ne cessa donc pas son exploration et prit dans ses paumes la poitrine de Brittany. Comment définir ses seins? Doux? Oui! Gros? Mais non, juste comme il faut! Biens en place? Euh ... fermes mais ... bien là oui! Qui pendent? Ah ben non, surement pas! Note sur 10? 12! Possibilités de jeu? Rhhho, t'imagines même pas ...

C'est seulement quand il la tint de cette manière qu'il interrompit leur baiser et murmura pour reprendre les points évoqués.

"Brittany, je ne suis pas un idiot. Tu ne me feras manger ma planche de skate, ce n'est ni comestible ni possible pour un humain. Je ne tremble pas comme une feuille, ce sont tes fesses qui me comprimaient et j'essayais d'éviter un truc qui t'aurait fait crier."

Et là, il l'embrassa à nouveau en prenant soin de titiller les tétons prisonniers entre ses doigts.

Malfée approuva, connaisseur et grand approbateur. Quelle bonne surprise ce garçon, les filles pourraient se l'arracher dans l'établissement. Cela augurait de bons crêpages de chignons en perspective! Excellent! Et puis Brittany ... Ah ...perverse, fantasque et calculatrice Brittany ... Petit lot de plaisir qui se prête à toute forme d'expérience du démon ... Que va t'on faire de toi? Ton piédestal semble bien fragile à présent. Quel sort farfelu pourrait bien t'être attribué? Une grossesse soudaine après Shun? Mmmmmmh non, trop simple et cela t'effacerait du tableau ... Et puis, te voir disparaitre serait triste; tu occupes si bien mes journées avec tes humeurs et tes plans tordus.

Le démon décide d'épargner l'étudiante, pour l'instant. Il préfère laisser faire même si ça le démange de pousser Brittany dans une direction plus qu' hasardeuse. Et puis peut être qu'aussi Shun pourrait effectivement occupé la place du roi sur l'échiquier. D'ailleurs, sur son échiquier personnel, celui dont il dispose pour préparer ses plans démoniaques, la reine noire est coincée entre le roi et le fou blancs. Elle se soumet.


14
Blabla / Re : Mon voisin du dessus
« le: lundi 24 février 2025, 15:18:42 »
MVDD fait une super comparaison qui m'a bien fait rire, mais je suis sûr qu'elle aurait le même problème si elle passait ce chemisier  :P

15
Bien évidemment, dans cet établissement dirigé aussi surement que chaotiquement par une entité aussi fantasque que Malfée, tout ne pouvait qu'aller de travers. Bien souvent, c'était la subtilité qui prédominait mais quand cela était nécessaire, voulu et calculé, les choses pouvaient déraper en phénomènes de grande ampleur.

Shun prit de plein fouet mais sans surprise le corps tiède de Brittany. Il aurait préféré être plus chevaleresque, moins empoté, plus ... viril. Mais non, une orientation déviée par Malfée, spectateur invisible, alla dans le sens de l'adorablement gênant. Une main tendue, initialement prévue pour se poser sur une épaule, prit et engloba un sein magnifiquement constitué. Entendez par là, rond et de taille et forme idéales, consistant sans être lourd mais suffisamment arrogant pour ne pas passer inaperçu.

Bien que légère, Brittany fut entrainée par son poids et cet orbe symbolisant la femme s'écrasa dans la main de Shun qui ne put que s'y agripper, naturellement, par réflexe, suivant un instinct très masculin.

Le temps sembla s'arrêter sur cette étreinte disproportionnée par rapport aux prétentions originelles, de l'un comme de l'autre. Si Brittany rougit, alors Shun passa de vivant à cramoisi, proche de la fonte et de la dissolution ... Et pourtant, il maintint sa prise deux secondes de plus que ce qu'il aurait dû. "Moi ... Moi aussi ..." parvint-il à articuler en écho au commentaire rassurant de sa flamboyante hôtesse. L'esprit du garçon tergiversait entre deux options: ouvrir la fenêtre et sauter, ou bien fuir le plus vite possible et ne jamais revenir. Non, en vérité, le maelstrom de pensées qui venait d'envahir sa caboche incitait à de toutes autres choses et bien sûr, qui en était responsable?

Brittany fit ce qu'elle pouvait pour cacher le désastre mais elle ne vit pas que c'était loin d'être suffisant. Une courbe affriolante ou un bout de peau se dévoilait à chacun de ses mouvements. Elle eut la gentillesse d'être ... gentille et compatissante ... même si Shun n'y était pour rien. De bons réflexes? Oui il en avait mais ne les travaillait pas de cette manière d'habitude. Et pour la tenue de skate, il se voyait mal à cet instant proposer à Brittany ce que les filles de ce milieu portaient en général. "Euh ... oui, on verra pour la tenue et ..."

Un bruit de pas dans le couloir, des voix qui annoncent une proximité dangereuse, la tragédie qui continue, l'heure de Satan, la gloire de Malfée ... Normalement personne n'aurait dû venir aussi tôt, ni venir tout court. Deux, voire trois personnes approchaient et Shun regarda Brittany qui mesurait aussi la taille du problème. Le bazar dans la classe, l'égérie de l'établissement presque dévêtue ... Shun se jeta sur elle et la tira derrière lui vers le fond de la classe. Il ouvrit à la volée une porte qu'il pensait donner sur une autre classe mais ce n'était qu'un cellier étroit et encombré. Qu'importe! il s'y engouffra, toujours ballotant sa compagne d'infortune, et referma la porte sur eux. Le loquet cliqueta quand il l'activa. Ne restait plus qu'à espérer que les nouveaux venus n'en ai pas la clé. Ils étaient serrés, bien trop. Non, emboités plutôt. Brittany lui tournait le dos et il la tenait par les hanches. Coup du sort, le chemisier n'avait pas survécu à ce nouvel incident ... Bouger était difficile. Un fatras encombrait le sol et la discrétion était de mise. Un certain popotin vint se loger entre ses cuisses. La lumière diffusée par une toute petite lucarne  suffisait à peine à voir. "Qu'est ce que tu fais ...? Mais là, tu ..."

"POP" Devinez qui s'érige et trouve sa place très confortable? Bon sang!

Les personnes entrent dans la salle de cours. Une voix masculine, grave, retentit.

Personne 1: "Mais quel bazar ici! Quelqu'un range la salle d'habitude non?"

 Une voix plus claire répondit.

Personne 2: "Oui monsieur mais ne vous inquiétez pas, nous allons nous en occuper, ... de fond en comble."

Une fille venait de répondre à l'adulte. Malfée s'était amusé à insérer dans le chaos actuel la meilleure ennemie de Brittany, et son débile de petit copain, un sportif de haut niveau, fierté de l'établissement dans son domaine.

Personne 3: "Ouais enfin, on va pas trainer là non plus ..."

Dans son étroite prison, Shun tenta de se dégager mais rien n'y fit. Au contraire, il renforça sa prise sur Brittany pour ne pas perdre l'équilibre.

Pages: [1] 2 3 ... 11