Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Sujets - Shun

Pages: [1]
1
One Shot / La lecture, c'est la cul-ture [Pv.]
« le: jeudi 27 juin 2024, 17:55:54 »
Ce chapitre là était des plus intéressants! Un rien pensif, Kyo plaça son marque page pour retrouver facilement la suite de sa lecture et referma son livre. Le titre apparut en grosses lettres noires et le garçon sursauta, se hâtant de retourner le bouquin pour en cacher la teneur. "Éducation sexuelle avancée, ou comment se libérer de préjugés dépassés". En bref, l'auteur passait en revue les pratiques "à la mode" et les notait en fonction d'une étude qu'il avait demandée auprès d'un institut spécialisé. Il n'y avait pas d'images mais pour chaque pratique, on trouvait des conseils d'application, des exemples de situations, et comment bien amener la chose pour ne pas être embêté.

Pourquoi avoir choisi ce livre? Par hasard en vérité. Kyo n'était pas un grand lecteur mais la librairie où il se trouvait avait quelque chose de spécial. Et ce quelque chose de spécial avait l'apparence adorable d'une jolie jeune femme drôlement bien foutue qui avait tapé dans l’œil du garçon. Il était entré la première fois dans cette boutique un mois plus tôt pour acheter un livre scolaire et il avait bégayé quand il s'était retrouvé face à elle, à la caisse. Alors oui, le fait qu'un bouton du chemisier tendu de la fille ait craqué sans qu'elle s'en aperçoive avait provoqué cet émoi, mais elle dégageait surtout un charme fou qui avait frappé l'étudiant de plein fouet. La librairie avait un petit coin bibliothèque. C'était quelques rayonnages de livres qu'on pouvait emprunter ou lire sur place, confortablement installé dans un fauteuil confortable. Kyo avait pris ce prétexte pour revenir très souvent, et en faisant semblant de farfouiller à la recherche d'un livre, il était tombé sur celui-ci, hautement intriguant.

Kyo avait grandi avec internet et l'accès illimité à des contenus dits pour adultes. En théorie, il était super fort; en pratique il était super nul. Pas puceau hein, mais inexpérimenté. Et pourtant, il s'imaginait bien avoir une copine super fun et pas réticente à essayer pleins de trucs crapuleux. La libraire faisait partie de ses fantasmes mais pour rien au monde il ne ferait le premier pas! Tout simplement parce qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il pourrait bien lui dire. Parler bouquin?  Il se ridiculiserait. Pour le reste, il ne la connaissait pas et ne pouvait pas deviner ce qu'elle aimait. D'ailleurs, une bombe pareille avait surement un copain, voire plusieurs.

Kyo regarda sa montre et soupira, il devait partir. Il venait de terminer le chapitre consacré à la sodomie et il avait appris pleins de trucs dont certains étaient super bizarres. Il devrait relire certains passages et c'est pourquoi le marque page indiquait le début du chapitre. Il se leva et alla planquer le livre derrière une rangée de bouquins. Au moins là, personne ne risquait de le prendre. Évidemment il aurait été plus simple de l'emprunter mais ... non; la honte ! D'ailleurs, il ne s'était jamais demandé comment cet ouvrage était arrivé là ...

En partant, il fit un signe de la main à la jolie libraire. Ça, il y arrivait au moins. Lui parler était plus difficile.

OoOoOoOoO

Le lendemain, même heure, il était présent au même endroit et après un coucou à son égérie, il fonça trouver sa lecture du moment. Mais .... stupeur! Le bouquin n'était plus là où il l'avait laissé. Il se retourna vers la fille dont il ne connaissait pas le nom et faillit faire une boulette. Sortir un truc du genre "euh ... excusez-moi? Le bouquin sur la sodo? Quelqu'un l'a pris?" Mais ... non, il se retint et chercha autre chose, histoire de pouvoir mater en douce celle qui prenait de la place dans ses pensées.

2
One Shot / Le cocktail de la vie [PV. Luxury]
« le: mardi 28 mai 2024, 18:01:54 »
Los Angeles, aussi connue sous le surnom de La Cité des Anges...
Le monde entier associait cette mégalopole à l'idéal de vie californien: soleil, plage, joie de vivre, liberté, american dream girls ... En revanche, peu savaient que le véritable nom de la ville avait été El Pueblo de Nuestra Senora la Reina de Los Angeles de Porciuncula. Successivement, elle avait été  capitale d'un gouvernorat espagnol, avait brièvement intégré le Mexique pour finalement terminer dans le giron d'un Uncle Sam en pleine expansion. Donc autant dire qu'il y avait là un mélange cosmopolite exceptionnel qui n'avait gardé que le meilleur de ces cultures. En tout cas, c'est ce qu'il se disait lors des campagnes électorales et se relatait dans les canards humanistes. La vérité était tout autre. La criminalité de son turbulent voisin du Sud gangrénait les rues de Los Angeles sous toutes ses formes. Les pouvoirs publics des États-Unis tentaient bien de réagir mais la corruption frappait tous les niveaux de pouvoirs et les dissensions politiques ravivaient sans cesse les braises d'un foyer déjà bien chaud. Pour cacher la misère, l'État de Californie jetait des milliards de dollars annuellement dans l’embellissement de la ville afin de cacher la réalité et ce qui ne devait pas être vu.

Donc, le crime prospérait et toute bonne mafia ou entreprise criminelle se devait d'y avoir une représentation, que ce soit pour le trafic de stupéfiants principalement, mais aussi la prostitution et tout un tas d'autres domaines aux titres évocateurs. Le Mal avait déjà rongé les racines de la ville et était tellement intégré à son fonctionnement que curieusement, certaines unions normalement impossibles voyaient le jour. Par exemple, le quartier de Skid Row, connu pour ses activités nocturnes portées sur le domaine du sexe contre rétribution abritait aussi la plus grande population estudiantine de la ville. En effet, les loyers y étaient assez modérés, conséquences des incessants vas et vient de prostituées, proxénètes et autres travailleurs nocturnes dès que le crépuscule couvrait la ville. La présence de ses jeunes tenait aussi du fait que le Central L.A. Campus ( le CLAC, nom aussi donné à un comprimé d'ecstasy produit dans les caves de Skid Row) bordait ce quartier de mauvaise réputation. En journée, Skid Row apparaissait comme un quartier populaire avec des immeubles assez bas à l'architecture sans âme, de l'ordre de quelques étages. Les rez de chaussée de ces immeubles accueillaient une foultitude d'échoppes, de fast food, de bar, de restaurants et de petits commerces. A toute heure du jour et de la nuit, on pouvait y manger tex-mex, chinois, italien, indien, thaï ou encore créole. Bien entendu, la circulation y était dense et le bruit permanent. On y parlait toutes les langues et à un croisement de rues vers 18h00, on pouvait aussi bien trouver un groupe d'étudiants révisant un sujet d'anglais, qu'une pute faisant le trottoir ou un groupe de jeunes afros fumant un joint avant d'aller disputer un match de basket sur le terrain voisin. Le business local tournait autour de la consommation de ses populations et le mélange passait donc plutôt bien. Évidemment, de temps en temps, la police déployait les grands moyens quand on retrouvait un jeune blanc crevé sur le trottoir , qu'il trempasse ou non dans une quelconque magouille. De toute manière, les flics du coin étaient blasés et attendaient soit leur retraite soit une mutation à Santa Monica ou West Hollywood. En bref, on vivait bien (ou presque) à Skid Row tant qu'on n'y faisait pas de vagues.

C'était le cas de Matthew et Joachim.

Les deux colocs par nécessité étaient devenus potes. Vivre ensemble pour dépenser moins était une règle quand on était jeune et issu d'un milieu populaire. Matthew, dont les ancêtres étaient irlandais, commençait sa vie professionnelle et était fier d'avoir pu intégrer le Los Angeles Fire Department (LAFD). Sa caserne d'affectation n'était qu'à deux rues de son domicile et il ne mettait que 15 minutes à pieds pour s'y rendre. Joachim, lui, avait des origines ...assez indéterminées. Il racontait parfois que ses ancêtres étaient arrivés aux États-Unis à bord d'un négrier mais parfois il s'entendait dire aussi que son grand-père était un diplomate africain en poste à Washington, et qui n'était jamais retourné chez lui. C'était un beau conteur Joachim. Il étudiait le théâtre au CLAC, lui aussi tout proche de l'appartement que les deux compères partageaient.

Cet appartement était un petit trois pièces situé au premier étage d'un immeuble qui en comportait quatre. Là, pas d’ascenseur, juste des escaliers dont on avait volé les dalles, il ne restait que des marches grises en béton coulé. Les murs des communs avaient autrefois été blancs, aujourd'hui, ils étaient d'un maladif jaune pisse mais heureusement n'en sentait pas l'odeur. En bas les boites aux lettres étaient rouillées et l'accès à la cave était condamné depuis longtemps. Les tableaux électriques, accessibles à chaque étage alimentaient les deux appartements de chaque palier et représentaient des dangers mortels si on y mettait les doigts. Il n'y avait pas de fenêtre dans la cage d'escalier et tout était exigu et passablement mal entretenu. Une fois par semaine, une gardienne d'origine latino ne parlant pas un mot d'anglais et qui s'occupait de tout un bloc d'immeubles similaires à celui-ci passait pour verser quelques seaux de flotte dans l'escalier à partir du dernier étage. Après, elle raclettait ce qu'elle pouvait ... Bref, on n'y mangeait pas par terre. En revanche, les appartements reflétaient la personnalité de leurs occupants et celui de Matthew et Joachim respirait le neuf et la fraicheur. Depuis un an qu'ils l'occupaient les deux garçons de 22 ans l'avait repeint et meublé convenablement. Les fenêtres de la pièce de vie et de la cuisine donnaient sur la rue principale et celles des chambres sur la misérable cour intérieure qui faisait office de fourre tout.

Les garçons se plaisaient ici. Le quartier était animé et vivant, relativement sûr le jour et la nuit, ils ne sortaient que pour trainer dans les environs immédiates. Matthew avait un service de jour uniquement et Joachim avait des horaires d'étudiant normal. Ah si !! Ils avaient aussi la chance d'avoir au rez de chaussée, mais sous l'appartement en face du leur, un bar extra tenu par un ancien taulard devenu très sympa. L'immeuble y bénéficiait d'une très bonne réduc sur la bouffe et les consos. C'était à savoir!

Le turn-over des locataires était permanent. Normal ... les étudiants ont pour vocation de ne pas s'éterniser au même endroit... Et d'ailleurs, l'appartement d'en face, celui qui bénéficiait de l'animation du bar d'en dessous mais qui était loué presque moitié prix par rapport au leur était à présent vide. L'ancien locataire était parti la veille au soir et un vieux panneau "A LOUER" décorait une des fenêtres donnant sur rue.


OoOoOoOoO

Samedi matin! Le meilleur moment de la semaine! Celui où on se demande en s'étirant au réveil si on ne va pas rester un peu plus au lit! Matthew ne bossait pas ce weekend. Accoudé à la fenêtre avec un énorme mug plein de café brûlant à la main, il regardait la rue s'animer. Joachim, lui, pionçait encore. La journée promettait d'être belle mais les garçons n'avaient rien vraiment prévu. Parfois c'était bien aussi de glander à la maison ...


3
Le destin ... Quelle que soit la définition qu'on lui donna, il était quand même curieux et imprévisible. Shun n'avait pas vu venir le sien tel qu'il était ce matin-là.

En effet, trois mois plus tôt, il avait postulé pour une confortable bourse d'état sans trop y croire. La démarche avait été plébiscitée par le service de l'éducation de la ville de Seikusu pour encourager les étudiants à travailler plus. Cette bourse pouvait permettre à l'élu de s'inscrire dans un établissement prestigieux de la ville et par là, promouvoir le travail du conseil municipal en vue des élections prochaines. Le maire et ses adjoints n'agissaient pas par charité mais la population était réceptive à ce genre de "coup de chance" et c'était un moyen efficace de gagner des voix.

Miracle? Erreur? Chance? Shun avait remporté la bourse. Bien sûr il avait travaillé dur en vue des examens mais de là à réussir, parmi des milliers de candidats? Bizarre ...

En tout cas, il avait choisi d'incorporer le lycée Yūgen et l'établissement l'avait accepté. Il avait entretenu une correspondance pointilleuse avec le secrétariat jusqu'à aujourd'hui, premier jour pour lui. Sa mère avait insisté pour qu'il s'habille comme un étudiant modèle mais l'idée de porter un uniforme l'avait révulsé. En plus, il était précisé sur le site du lycée que rien n'obligeait les étudiants à l'austérité vestimentaire. on privilégiait l'excellence scolaire avant tout! Donc Shun portait un pantalon large de type cargo avec un sweat à capuche. Il avait accepté de laissé son éternel bonnet à la maison et avait attaché ses longs cheveux en queue de cheval. Des mèches tombaient sur son visage, par habitude, pour cacher ses cicatrices. Seul accessoire de mode, ses lunettes à demi teinte roses cachaient partiellement ses yeux.

Shun observa l'établissement devant lequel il se tenait, rien à voir avec son ancien bahut. Ici, ça sentait le luxe et la modernité. Il s'avança donc, entra dans l'immense hall principal et s'adressa à l'un des surveillants pour se présenter. Il arrivait en cours d'année et ce n'était pas simple. On lui indiqua une classe et il y arriva en premier. Il avait pris de l'avance pour ne pas être pris de court. La professeure était là préparant l'heure à venir. Mademoiselle Fumiko ... un sacré canon, jeune et fagotée comme une bombe. Elle pria Shun de s'asseoir, au fond évidemment, à une table libre. Peu à peu, les étudiants arrivèrent. Ils lorgnaient sur le nouveau venu. Shun plaisait aux filles depuis toujours avec son beau visage et sa silhouette fine mais tonique. Les garçons eux, se méfiaient de ce type dont on ne devinait pas les réactions. L'un d'eux en particulier, Takeshi, nommé ainsi par la prof, lui lança un regard indiquant là un concurrent sur la thématique de la beauté. Ça, Shun s'en fichait totalement. Il était là pour bosser et à la fin de la journée, il irait se défouler au skate park.
Et puis, ELLE arriva. La rouquine de service, la bimbo qui attirait l'attention, la star, celle qu'il fallait complimenter. Brittany, saluée part tous, et qui vint s'asseoir à côté de Shun, évidemment ... Le garçon fit comme tout le monde et la salua d'un bonjour simple et poli.

Cette Brittany était la dernière à s'asseoir et la prof tapa dans ses mains en demandant le silence. Elle invita Shun à venir se présenter, exercice que le garçon détestait. Il se leva et vint sur l'estrade surélevée devant la classe.

"Bonjour, je m'appelle Shun Kimura. Je viens du lycée municipal de Seikusu."

Que dire d'autre? Vous ne m'intéressez pas alors cessez de me mater? Non, il ne pouvait pas le dire ... Aussi ce fut tout, il s'inclina puis rejoignit sa place. Une nénette se retourna et lui adressa un clin d'œil et il grimaça un sourire.


4
La vie était belle pour Daisuke. Le garçon avait tout pour être heureux. A 17 ans, peu de jeunes de son âge étaient aussi épanouis. Il accumulait des résultats excellents au campus de Seikusu où il était scolarisé, était le leader de l'équipe de volleyball du club du même campus, enchainait les conquêtes féminines et faisait à peu près ce qu'il voulait grâce à la situation confortable de ses parents. On pourrait croire qu'il lui serait facile de se laisser vivre ainsi. Son Qi très élevé lui permettait d'assimiler rapidement tout ce qu'il lisait et de le comprendre.

Mais Daisuke n'était pas ainsi. Il lui fallait frôler l'inconvenance, vivre à la limite de l'acceptable voire même souvent de le transgresser. Sortir avec une fille n'était pas tout. Outre la tirer dans son lit, il aimait en profiter et surtout l'initier à des pratiques considérées au Japon comme honteuses. Il avait dans ses contacts quantité d'étudiantes ou même de femmes matures qui tremblaient dès qu'il les appelait ou leur demandait "un service".

Daisuke n'avait pas besoin d'argent plus qu'il n'en avait. Mais d'en gagner comme il le faisait le réjouissait. En vérité, il était un mauvais garçon sans morale. Il jouait de son physique avantageux pour piéger ses victimes puis ensuite les faire chanter. Jusqu'à présent, ses petits jeux ne s'étaient jamais retournés contre lui.

Ce soir là, il était de sortie. Pas n'importe où ... Le bar où il se rendait attirait les personnes en quête de discrétion pour des rencontres d'un soir. De l'extérieur, on pouvait se tromper et le prendre pour un bar cozy mais à l'intérieur, c'était un véritable terrain de chasse. Il y était arrivé tôt et s'était installé au comptoir, perché sur un tabouret. Vêtu d'un jean et d'une chemise élégante, il sirotait un cocktail sans alcool. il aurait pu prendre une bière car le barman était devenu un ami qu'il fréquentait lors d'orgies, mais si un contrôle survenait, il serait embêté. Le comble de cet établissement, c'est qu'il était situé juste en face du grand campus de Seikusu, dans l'une des rues festives les plus actives de la ville.

Daisuke tournait le regard vers l'entrée à chaque ouverture. Jusqu'à présent, il y avait principalement des hommes et seulement quelques femmes déjà prises. Le garçon avait envie de baiser salement, une femme mature ou en tout cas plus âgée que lui. Les jeunettes, il en avait sa claque car il devait se coltiner tout l'apprentissage au passage.

Aussi, quand ELLE entra, il sut aussitôt qu'il devait attaquer avant qu'un autre ne commence. Par chance, le tabouret à côté du sien était le seul libre. Il put tout à loisir mater cette magnifique brunette quand elle s'y installa. Un cul pareil ne se trouvait pas tous les jours et cette paire de seins comblerait n'importe quel pervers en manque de boobs. Bon, elle tirait un peu la gueule mais il se tourna vers elle pour ...

"Salut poupée! Je vois que t'es seule, tu permets que je t'offre un verre?"

Putain! Celui-là, il ne l'avait pas vu venir. Un type quelconque sortant de nul part l'avait devancé. Seul point pour lui, il était costaud ... maintenant il avait une gueule de raton laveur qui ne l'aidait pas. Daisuke fronça les sourcils et se tourna vers l'abruti, prêt à l'envoyer chier. Après tout, le type s'était inséré entre eux deux et avait son fion contre la jambe du garçon.

5
One Shot / Un accroc dans la mission [Pv. L'exterminatrice sanguinaire]
« le: lundi 05 juin 2023, 22:22:21 »
Qui est le gang ?



Le speeder de taille moyenne fendait l'espace, propulsé par toute la puissance de ses moteurs. La coque était endommagée sur tout le côté gauche et la porte de chargement était tordue sans qu'heureusement les joints d'étanchéité n'aient cédé. La trajectoire du vaisseau était chaotique, l'arrière chassant constamment à bâbord. Il était clair qu'une ou plusieurs avaries étaient probables et que l'intégrité structurelle du bolide était engagée. Il pétaradait à outrance et faillit même percuté un satellite qu'il évita de justesse.

Les cieux de Tekhos étaient aussi chargés que son sol. Si la cité était un immense enchevêtrement architectural de constructions aussi impressionnantes les unes que les autres, alors les cieux et l'espace immédiat de la mégalopole regorgeaient de systèmes de communication mobiles et d'appareils en tout genre appartenant aussi bien à l'Etat qu'aux corporations privées, sans compter les routes empruntées par toutes sortes de vaisseaux spatiaux.

Le speeder, navette de taille moyenne destinée à livrer rapidement sur un rayon limité un certain tonnage de marchandises, s'éloignait aussi vite qu'il pouvait de ce gigantesque capharnaüm. Il se dirigeait vers une partie de l'espace, proche mais  délaissée depuis longtemps. L'arrivée des formiens avait transformé l'environnement Tekhos et le monstrueux astéroïde avait amené avec lui quantité d'autres corps célestes beaucoup plus insignifiants. Ces micro-astéroïdes avaient dérivé dans le périmètre de la cité-état, chargés de métaux précieux et les tekhannes n'avaient pas mis longtemps à y installer des exploitations minières. Il y avait eu un âge d'or puis un déclin suivit d'une extinction de cette industrie très localisée. De nombreuses installations abandonnées paraient ces géants de pierres et c'est bien vers une de ces bases d'un autre temps que le vaisseau en peine filait.



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Ripper: "Fonce bordel! Plus vite! Je l'ai sur mes scanners; elle est pas loin derrière nous!!"

La voix du navigateur était crispée. Le pilote, un type ventru qui sentait le tabac froid, ne répondit pas. Il serrait ses mâchoires à se les briser et restait concentré sur son pilotage, le moindre geste foireux pouvant éparpiller le vaisseau et son équipage dans le vide sidéral. Outre ces deux-là, ils étaient encore six, affalés dans la cale du bahut. Enfin, huit mais deux d'entre eux gisaient morts dans une mare de sang. C'était tout ce qui restait de ce gang de pirates qui sévissaient depuis deux ans contre les convois technologiques de la cité-état. Ils avaient quitté leur astéro-base avec un effectif d'une trentaine de sales types, unis derrière Mace, leur chef, un humain cybernétisé surpuissant. L'objectif était d'attaqué un aéro-train chargé de composants électroniques de qualité qu'ils pouvaient revendre à un bon prix au marché noir. Le tuyau sur le convoi avait été donné par un indic habituel, assez fiable mais il fallait croire que l'info était foireuse. Le gang s'était positionné en embuscade à quelques kilomètres des usines d'où partait le train, dans la banlieue de Tekhos mais ... le train n'était jamais arrivé. En revanche, une escouade de l'armée leur était tombée dessus, entrainée par une tarée sanguinaire. Les pirates s'étaient bien défendus mais ils ne faisaient pas le poids face à ce déchainement de technologie militaire avancée. Mace avait lutté contre la folle, une fille mortellement rapide et totalement enragée. Il avait tenu quinze secondes avant de perdre sa tête, proprement séparée de son corps par une lame scintillante. Ca avait été le signe de la débandade et seuls huit d'entre eux avaient survécu ... pour l'instant. Les deux morts avaient déjà clamsé avant d'être embarqués mais maintenant, les survivants se demandaient bien pourquoi ils les avaient récupéré ...

Quitter l'espace aérien de la cité avait été un calvaire et seule la dextérité, curieuse, du pilote obèse leur avait permis de s'échapper. Seulement, ils étaient suivis et nul ne doutait de l'identité de leur poursuivante. Putain d'exterminatrice!!

La station de forage abandonnée qu'ils avaient récupéré était accrochée au flanc d'un astéroïde qui était le plus gros d'un groupe d'une quinzaine. Ils gravitaient les uns autour des autres sans jamais se heurter, dépouillés de leurs substances précieuses par ces humaines avides qu'étaient les tekhanes. La base en elle-même était un complexe s'étendant sur plusieurs niveaux en apparence mais dont les tunnels perçaient le corps rocheux sur des centaines de mètres. Il y faisait froid et seule une petite partie de l'installation était habitable. néanmoins, l'air produit par des machines increvables était respirable quasiment partout ... tant qu'il n'y avait pas de fuite. Les pirates étaient crasseux et l'endroit était à leur image. Les hangars de stockage étaient jonchés de trucs et de machins, de caisses éventrées et d'objets cassés. Si on les disaient riches, c'était bien faux.

Ripper: "Fais gaffe putain!!!!!!!!"

Dans une dernière manœuvre de haute voltige, le pilote franchit le bouclier de protection de la plate forme d'atterrissage et le speeder glissa de travers sur le sol en métal du hangar où jadis se succédaient les transports de marchandises. Il s'écrasa dans une pile de gros tonneaux en tôle et les plia sous son poids. L'instant d'après, les huit types jaillissaient du vaisseau et fonçaient vers leurs quartiers sans se retourner.

Dynamo: "On a besoin de munitions et d'artillerie lourde!!"

Big Jim: "Faut barricader l'accès aux profondeurs et lâcher les bêtes!!"

Boomer: "Non! On file au deuxième pont, de l'autre côté! Et on se barre discrétos avec la deuxième navette."

Hulk: "FERMEZ VOS PUTAINS DE GUEULES BORDEL!!"

Des survivants, Hulk était le moins con.

Hulk: "Personne se barre. On a deux minutes pour réfléchir. Moi, je dis que personne est increvable et que la pute qui nous suit est pas immortelle. Voilà ce qu'on va faire: On ouvre le coffre de Mace et on répand ce qu'il y a dans la mallette cryo dans tout le complexe. Après, on s'éclate. On devait le revendre mais maintenant, on a pas vraiment le choix non? Et si ça merde, alors ouais, on libère les bestioles."

Sparkle: "Putain, pas con!"

Boomer: "J'te suis!"

Ce qu'il y avait dans la mallette cryo, c'était une solution de phéromones formiennes volée à un type qu'il l'avait payée une fortune. Cette solution liquide s'évaporait au contact de l'air et libérait des spores capables de se loger dans n'importe quel organisme après inhalation. L'effet immédiat était une perte totale de résistance psychologique et une chute libre de la force physique. Utilisée comme arme par les formiens, cette solution était redoutable.

Hulk: "Ok, on fonce! Oubliez pas de foutre vos masques! Dynamo! Gork! Vous restez arrière pour retarder la folle le temps qu'on diffuse le bordel."

Dynamo: "Pourquoi nous?"

Personne ne répondit, chacun filant œuvrer à sa survie. Quelques courtes minutes après, Dynamo braquait sur le hangar vide le canon d'une mitrailleuse lourde portative. Il croulait sous les bandes de munitions tandis que Gork terminait d'aiguiser sa vibro-hache dont la lame faisait la moitié d'un homme ... monstrueuse.

Dynamo: "Mon pote, c'te pute, on la raccourcie et on la renvoie à ses salopes!"

Gork: "GRRRRRRRR"














6
One Shot / Le plaisir au fond de l'impasse [Pv.]
« le: mardi 07 mars 2023, 15:03:37 »
Le cœur de Thibault battait la chamade. Ce soir là, il transgressait plusieurs règles fondamentales imposées par son père, le baron de Limolles. Aussi risible soit son nom, il n'en restait pas moins un homme fabuleusement riche qui s'était élevé dans le monde du commerce par des méthodes légales et en suivant les préceptes d'un foi absolue envers le panthéon des dieux de Nexus. Son sérieux et sa loyauté l'avait amené à côtoyer la Cour et à force d'effort, il avait gagné sa baronnie, récompense aussi octroyée pour ses dons à l'Etat. Ses nouveaux contacts à la Cour avaient permis à son activité déjà florissante de s'étendre à d'autres secteurs et le baron excellait dans le négoce. Cité en exemple, il faisait la renommé du commerce de Nexus. Du point de vue du sieur de Limolles lui-même, sa réussite ne tenait qu'à sa rigueur et à son sens de la minutie. Tout était parfait dans cette famille sauf ... Thibault.

Le jeune homme de vingt ans ne faisait pas la fierté de son père. Ses efforts n'étaient jamais assez, son investissement tout juste recevable, sa foi à peine visible. Les remontrances étaient quotidiennes, les critique permanentes, et le garçon n'en pouvait plus de cette vie monacale.

Il en faisait des efforts mais son père restait buté sur des idées rigides et dépassées. Il s'investissait mais dans des secteurs que le paternel ne considérait pas comme intéressant: l'art, la culture, la musique entre autres; c'était là autre chose que la vente de tissus, le rachat de moissons de blé à bas prix où l'import d'épices exotiques ... Quant à la religion, c'était bien là le dernier centre d'intérêt de Thibault. Les interminables prières et règles qui régissaient la vie de la maisonnée l'insupportait. La famille, donc ses parents et lui seul, malheureux fils unique, vivaient dans un magnifique manoir non loin du palais d'ivoire. Ils avaient à leur disposition une horde de domestiques consciencieux et Thibault bénéficiait de l'esprit de partage de son père qui lui permettait de piocher dans les coffres familiaux pour ses nécessités. Mais à quoi bon avoir de l'argent si on ne pouvait pas le dépenser? Thibault sortait peu de chez lui. Un précepteur personnel venait chaque jour lui enseigner les élémentaires et ajoutait toujours une atroce touche religieuse à ses cours. Thibault n'avait pas d'amis vers qui trouver une échappatoire. Son père l'autorisait tout juste à suivre à l'extérieur des réunions d'ouverture à la Foi ... cauchemar des vendredis après-midi. Et les jeunes de son âge qu'il y croisait lui donnaient des nausées ... Ils baignaient dans une hypocrite utopie cléricale ...

Ses évasions, il les recevait de certains domestiques, ces braves gens issus du peuple. Il en avait "apprivoisé" certains, avec quelques pièces, et ils lui racontaient les potins de Nexus, la guerre contre Ashnard et toutes ces choses trépidantes qu'il ne connaissait pas. Et précisément ces derniers temps, une information le captivait: les détails sur une demeure particulière dont on disait des choses bien scabreuses. le récit d'un domestique qui s'y était rendu, y dépensant au passage un mois de son salaire, l'avait empêché de dormir deux nuits durant. Les femmes ... viles créatures dédiées uniquement à la perdition des hommes ... tel était le discours du paternel tandis que sa mère baissait les yeux, honteuse de sa condition ... Mais les femmes étaient bien un sujet qui passionnait Thibault. Sans rien y connaitre, il imaginait leur douceur, ou leur poigne sur ... Lui, voulait tout découvrir de ces corps dits ardents. Le matin au réveil, il était dur au point d'en avoir mal tant il avait rêvé.

Il avait ourdit des plans, préparé des évasions mais avait eu peur jusqu'à présent de les mettre en œuvre. Seulement, ce soir-là, il avait pris son courage à deux mains et s'était vêtu silencieusement, se préparant à sortir par l'entrée de service du manoir, monnayant cette possibilité auprès d'un garde. Il se mira dans un miroir de grande taille. Thibault ne se trouvait pas beau, il avait la peau blafarde de celui qui ne voit pas la lumière du soleil. il trouvait son nez gros, ses oreilles écartées et son regard, inexpressif. Maintenant, il se disait que là où il prévoyait d'aller, seule la rondeur de sa bourse serait jugée. Il portait un ensemble gris, de grande qualité, cela se voyait et hésita à passer une collerette qu'au final il ne mit pas. Pas viril avait souligné son habilleur un jour. Son père ne sortait jamais sans ça ...

Et quelques minutes après, drapé dans une cape grise elle aussi et brodée de fils d'or, paré d'une bourse sonnante de monnaie d'or, il avançait à vive allure en recherchant l'ombre des bâtiments. Mesure inutile car il faisait nuit. Dans ce quartier, l'insécurité était inexistante. Le guet veillait. Il se perdit plusieurs fois, mais à l'aide d'un plan dessiné par jean, le cuisinier libidineux, il trouva enfin ce qu'il cherchait.

Au fond d'une impasse, le manoir brillait des mille feux de la luxure. Enfin ... c'était une image car il n'en était rien. L'endroit était magnifique certes, pour ce qu'il en voyait par dessus l'imposant mur d'enceinte. Autour de lui, des silhouettes, masculines pour la plupart, se pressaient vers l'entrée du domaine. Il les suivit et afficha sa meilleure mine, sous sa capuche pour avoir la permission d'entrer. Quelques pièces d'or firent écho à son sourire et il assura qu'il n'était pas armé. L'idée ne lui était même pas venue à l'esprit qu'il puisse s'armer pour sortir de chez lui.

Il s'apprêtait à présent à investir le saint des saints de sa présence. Une hôtesse souriante et magnifique l'accueillit et le défit de sa cape. Il aurait bien passé la soirée avec elle mais elle l'invita à continuer. On le guida en douceur, on lui proposa une table? Un box privé?

"Euh ... une table oui, un peu à l'écart s'il vous plait mademoiselle."

Il rougissait à chaque regard et quand il fallut commander une boisson, il ne sut quoi demander.

"Quelque chose de sucré et doux s'il vous plait mademoiselle."

Et quant à la présence d'une charmante demoiselle? Il bredouilla une vague réponse paniquée et repoussa poliment la proposition. Seul, il osa faire des yeux  le tour du propriétaire. L'établissement offrait un luxe évident, une qualité de service parfaite jusqu'à présent et l'ambiance y était actuellement feutrée. Des clients consommaient, boissons et filles, mais restaient discret dans l'ensemble. Thibault se gavait de la beauté des participantes, toutes plus belles les unes que les autres. Sa main se porta à sa bourse, par réflexe; il espérait en avoir assez sans prendre conscience qu'il pouvait acheter une jolie petite propriété avec ce qu'elle contenait.

Il prit le temps de bien observer toutes ces femmes. Celle qui semblait être la ... patronne ... avait un charme fou mais sa voisine immédiate, assise sur les genoux d'un client à une table toute proche, était l'objet de tous ses regards. Elle avait évidemment capté ses regards maladroits et il plongeait son nez dans son verre en cristal quand c'était le cas.

"La Charmante!"

Une fille interpella la muse. c'était là un bien joli surnom qui se mariait parfaitement avec la personnalité qui se dégageait de la jeune femme. Et plus il la regardait, plus il la trouvait parfaite. Il soupira. Il n'aurait jamais le courage de l'aborder et en plus, elle était occupée avec un autre.


7
One Shot / Hot day at Pooters [Pv. Ririka]
« le: dimanche 13 novembre 2022, 13:03:57 »
Ichiko était un client de la première heure. Quand il avait appris qu'un Pooters ouvrait à Seikusu, et en plus au pied de son immeuble, dans le centre ville de Seikusu, il avait éprouvé une joie comme jamais. Pour avoir voyagé aux Etats Unis, il connaissait bien le concept du service par des nénettes sexy et affriolantes qui de temps en temps pour les clients fidèles offraient des prestations un peu spéciales. Bien sûr, ce n'était pas officiel et le secret était bien gardé, quoi que ...

A l'ouverture du bar, qui était loin d'être aussi développé que le modèle original, il avait été le premier a y entrer et il s'était fait servir par une ravissante brunette qui était au fil du temps devenue SA serveuse. Tous les soirs, en revenant du lycée, le garçon s'y arrêtait avant de monter chez lui. Il y consommait une boisson ou une pâtisserie, y passait un petit moment, écrivait un commentaire sympa sur le net pour la notation du bar, et n'oubliait jamais de laisser un petit pourboire pour sa préférée. Une certaine complicité était née entre lui et la jeune fille et le manager du Pooters l'avait remarqué. Un soir, le type était venu s'asseoir en face de lui et après avoir un peu discuté, lui avait dit que ce serait bien qu'il reste un plus longtemps ce soir et qu'il pourrait bénéficier pour une somme acceptable de services un peu différents. On y était! Il attendit donc et seule une poignée de clients privilégiés, comme lui, restaient présents. Le bar n'était pas fermé mais un personnel autorisait ou pas les nouveaux venus à entrer.

Nanaki, la jeune fille brune qu'il adorait, s'était présentée à lui en bikini et escarpins et lui avait présenté la carte un peu spéciale du moment. Branlette, paizuri, fellation, sexe vaginal ou anal, possibilité de parties de groupe ... rien n'y manquait. Ichiko avait des économies et passa une soirée mémorable sans avoir à quitter sa table...

Ce genre de soirées se représenta et il n'en manqua aucunes. Il était connu du personnel et des filles et était au Pooters comme chez lui. Seulement, Nanaki dû un jour quitter la ville. Elle déménageait et leurs adieux furent déchirants. Il s'en remit difficilement mais heureusement, le staff du bar renouvela ses filles et il eut le privilège de découvrir Ririka.

Ririka était un canon sur qui lorgnait la plupart des mecs. Elle était toujours accaparée par quelqu'un et sa bonne humeur contagieuse attirait les convoitises. Il n'avait pas encore eu l'occasion de lui parler vraiment.

Cet après midi, il avait terminé les cours plus tôt et s'était précipité au Pooters, espérant qu'il n'y eut pas trop de monde. Il poussa la porte de l'établissement en lançant un "Bonjour!!" Joyeux. Elle était là et il fonca sur elle alors qu'elle terminait de poser une commande.

"Ririka!! Je veux que ce soit toi aujourd'hui qui me serve!!"

8
Complexe d'études secondaires et supérieures / La Loi de Murphy [Pv.]
« le: vendredi 05 août 2022, 09:36:03 »
C'était une journée comme une autre pour Shun, à se morfondre sur sa chaise au fond de salle de cours de M. Akashiro, le professeur d'histoire. Il faisait beau ce jour-là et l'étudiant serait bien mieux sur sa planche au skatepark plutôt que de momifier à écouter des choses qu'il connaissait déjà.
 
Heureusement, il était installé au dernier rang de la classe et pouvait utiliser son smartphone sans se faire repérer. Shun n'était pas un cancre, au contraire  il avait des facultés d'apprentissage remarquables mais tout dans son attitude montrait le contraire. Il était solitaire, s'isolait volontiers des jeunes de son âge et répondait rarement aux questions qu'on lui posait. Cela n'avait rien à voir avec de la timidité, il s'exprimait normalement, c'était juste que la compagnie des autres ne l'intéressait pas. Il en payait un peu le prix puisqu'on le prenait pour un branleur chiant et absolument pas digne d'intérêt. Les garçons surtout le honnissaient pour sa beauté particulière. Son physique un peu androgyne plaisait aux filles et souvent des commentaires mignons fusaient de leur part à son égard, provoquant l'ire de machos plus affirmés.

La sonnerie de la pause méridienne sonna enfin. Exceptionnellement, Shun avait deux heures devant lui avant de reprendre les cours et il serait bien parti flâner mais son skate s'était brisé net la veille sur une réception ratée et il lui fallait en racheter un. Aussi, il était venu en transports en commun -l'horreur pour lui qui n'aimait pas la foule - et il ne comptait pas recommencer de sitôt, plutôt marcher. Dernier à sortir de sa classe, il remonta sur ses hanches son cargo trop large et arrangea son t-shirt à l'effigie de Vegeta, son personnage favori de la série Dragon Ball . Il portait son éternel bonnet dont il ne séparait que rarement et arpenta quelques dizaines de mètres de couloir pour rejoindre son casier. Les élèves des classes supérieures ne portaient plus l'uniforme règlementaire de l'établissement et c'était pour lui une liberté salvatrice.

A cette heure-là, c'était la folie. Les étudiants se ruaient sur leurs vestiaires pour récupérer leur déjeuner et fonçaient ensuite trouver une place pour manger. Le parc du campus était le lieu privilégié des regroupements où tous pouvaient profiter de la verdure des jardins et des beaux jours de ce début d'été. Shun fut bousculé, poussé, serré et il prit sur lui pour ne pas fuir à toutes jambes. Il arriva quand même devant son casier et l'ouvrit pour trouver son bento, sa boite repas. Pour lui, pas question de se mélanger aux autres, il irait manger peinard sur le toit du bâtiment B où personne ne venait jamais. Une exclamation le fit se retourner. Oh? Il connaissait de vue la jolie fille aux cheveux courts qui gesticulait de l'autre côté du couloir. Elle avait son casier en face du sien et du peu qu'il avait vu, elle était particulièrement bruyante et extravertie, tout son contraire. Elle était souvent avec sa sœur, beaucoup plus discrète mais aujourd'hui, elle était seule. Elle occupait tout l'espace et les deux filles avec qui elle parlait ne pouvaient pas en placer une. Shun prit quelques secondes pour la regarder. C'était un joli petit lot et de profil, sa poitrine était aussi arrogante que généreuse, un bon point de plus selon les critères personnels du jeune homme.

Peut être qu'elle le senti et elle se tourna vers lui. Aussitôt, il détourna le regard et s'esquiva. Pour rejoindre le bâtiment B, il n'était pas nécessaire de sortir mais juste de suivre la prolongation du couloir jusqu'à un escalier qui le mena au dernier étage. La porte d'accès au toit était ouverte et il sortit pour aller s'installer sur un gros cube en béton, assis en tailleur. Il aimait bien cet endroit car personne n'y venait. Ensuite, le lieu n'était pas dédié à la détente. Il n'y avait pas de bancs, pas de jardin, juste des systèmes de climatisation et des gros tuyaux alimentant le bâtiment en tout ce qu'il fallait. La porte d'accès au toit était toujours ouverte, tout comme celle du petit abri à matériel, à l'autre bout.

Un courant d'air frais tira Shun de ses pensées. Le soleil fut voilé par un nuage puis par un autre. A cette époque de l'année, les orages d'été pouvaient survenir à n'importe quel moment et il semblait que ce pourrait être le cas sous peu.

Derrière lui, un crissement sur le gravier le fit se retourner d'un bloc. il n'avait pas entendu quelqu'un s'approcher.

9
Prélude / Souris ! Ca t'irait si bien! [KeirAnéalidé !]
« le: lundi 04 juillet 2022, 22:08:20 »
"Hey l'débile! Tu fais quoi? Tu vas t'acheter un sourire?"

Son casque sur les oreilles diffusant un reggae rythmé, Shun n'accorda même pas un regard  au type balèze qui se la pétait devant son groupe de potes. Le garçon posa son skate sur le bitume et souplement, s'élança pour quitter la zone du campus. Il était habitué à subir les moqueries des autres et s'en foutait complètement. Le monde pouvait bien s'effondrer autour de lui, c'était bien le dernier de ses problèmes en fait. il avait toujours été seul et ne recherchait pas la compagnie des autres. Alors il n'était ni autiste, ni paumé, ni bizarre. Il vivait sa vie pour lui et ne se souciait pas de se qui l'entourait. Objet de réflexions perpétuelles de la part des autres étudiants, il était le gars du fond de la salle de cours à qui personne ne parlait et qui répondait rarement aux sollicitations des profs.

Ce n'est pas pour autant qu'il était faible. De taille moyenne, il avait un corps souple et nerveux, fin et sec mais dont la jeune musculature prouvait qu'il exerçait une activité physique. Bien qu'il ne se déplace principalement que sur sa planche, à pied, sa démarche était nonchalante et cool, limite jeune branleur, ce qu'il était d'ailleurs. Les filles aimaient son visage que certains garçons jalousaient aussi un peu. Fin et racé, un tantinet féminin, certains le qualifiaient d'androgyne quand d'autres le disaient angélique. Très mignon pour reprendre les termes des gamines de sa classe, il gâchait ce joli tableau  par un air perpétuellement fermé et opaque. Shun souriait rarement et ses sourcils ne s'arquaient que négativement. Ses jolis yeux noisettes étaient la raison pour laquelle personne ne venait lui chercher des poux. Constamment  troublés, ils n'inspiraient guère de sympathie, voire une certaine méfiance. Quand à ses longs cheveux peroxydés, il s'agissait seulement d'un effet de mode qu'il s'appliquait à intégré dans son style personnel.

Adepte d'électro-funk et de hip-hop, Shun en portait naturellement les attributs: en guise de pantalons, des battles ou des cargos larges  à grosses poches latérales. Comme hauts, il passait par dessus des t-shirts aux effigies connues des vestes de survêtement à capuche. Le bonnet faisait partie intégrante de la panoplie, son éternel casque audio aussi et il se parait outre ses lunettes colorées, de nombreux accessoires sous formes de bagues, bracelets et pendentifs en gros acier. Il aimait colorer ses ongles en noir et contourait ses yeux de mascara noir. C'était son look, atypique sur ce campus de Seikusu.

Mais ce que les gens retenaient surtout de lui, c'était les cicatrices brunes qui marquaient sa peau bronzée. Son visage en était barré tout comme ses épaules, vestige pas si lointain d'un accident de voiture alors qu'il était adolescent.

De nature paisible, Shun ne recherche que la tranquillité et rien d'autre. Son caractère suit son bon vouloir. Vu de côté, ça lui donne un air distant et désintéressé alors qu'en réalité, il enregistre tout ce qu'il voit et il oublie rarement les choses qui l'entoure. Bien entendu, il parle. Son registre vocal tend entre les notes claires et basses d'un jeune homme qui se développe. Converser ne le dérange pas mais à moins que le sujet en vaille la peine, il ne s'attardera pas sur des sujets personnels. Au premier abord, il pourrait paraitre ennuyeux seulement, si l'on creuse un peu, on découvrira un esprit vif avec même quelques touches d'humour noir.

Shun déteste le football, vomit le tennis et digère encore moins le golf. Son truc à lui, c'est le skate et les sports acrobatiques, sur sa planche ou en bi-cross. il s'est déjà essayé au parkour mais une grosse gamelle récente lui en a fait passé l'envie pour un moment. C'est peut être dans ces moments-là qu'il a une réelle interaction normale avec d'autres jeunes de son âge. Après si on peut considérer le gaming et l'utilisation d'un PC comme sport, alors il en est un athlète ...

C'est bien évident avec la vie qu'il mène. Chez lui, sa mère ne sait plus quoi faire pour le tirer de son environnement dans lequel il se cantonne. il n'a pas toujours été comme ça pourtant. 20 ans plus tôt, il naissait en fanfare, premier et dernier enfant du couple Kimura. Fierté de ses parents, il avait out du bébé puis de l'enfant tapageur, bruyant et turbulent qui épuisait tout le monde autour de lui. Les Kimura vivait à Seikusu dans le centre ville, famille aisée puisque papa possédant une chaine de concessions automobiles et maman une chaine de salon de coiffure. Donc parcours scolaire privé, enfant brillant orienté sur le manuel comme sur la découverte de la technologie. Shun vivait une vie sans accroc jusqu'au jour fatidique de ses quinze ans  quand son père lui offrit une virée dantesque ponctuée de surprises, d'un saut à l'élastique, d'un saut en parachute en tandem et terminée par un repas dans un restaurant huppé sur les hauteurs de la ville. Retour de nuit à la maison, un coup de frein brutal et un coup de volant pour éviter une bestiole sur la route et la vie bascule.

Shun, pas attaché sur le siège passager, passa à travers le pare brise quand la voiture plongea en contrebas de la route. Il ne se rappelle de rien sinon s'être réveillé plusieurs jours après, passablement brisé sur son lit d'hôpital, sa mère à ses côtés et son père, disparu pour l'éternité.

Depuis, Shun ne sourit plus. Pas rongé par les regrets, il a de son père des souvenirs agréables et ne lui en veut pas pour ce drame. Cet accident lui a montré que la vie ne tient qu'à un fil et que la superficialité qui l'entoure ne mérite pas qu'on s'y intéresse.

Sa mère a continué de l'élever comme elle l'a toujours fait et malgré tous ses efforts, n'a pu briser l'assourdissant silence de  son fils. La direction qu'avait prise le jeune homme  avait tout simplement muée. Oui il suivait des études d'ingénierie informatique, oui il mangeait comme tout le monde, oui il ignorait les questions qu'on lui posait, mais voilà il était comme ça et ne comptait pas changé.

A moins que quelqu'un l'y oblige ou réussisse à le faire sourire...?



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