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The Downward Spiral [PV]

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Lucrezia.H.Nietzsche

Humain(e)

The Downward Spiral [PV]

dimanche 06 mars 2016, 19:06:22

Hôpital Resurgam 20h30 : 4 ans auparavant.

Ce soir était un soir plutôt calme au sein du centre hospitalier Resurgam de Seikusu, pourtant, ce dernier n'était pas pour autant vide d'activités. Cet ainsi que dans l'un des ailes de l’hôpital, la porte d'un petit placard à balai vint à timidement s'ouvrir, placard duquel un homme, vraisemblablement un chirurgiens vint à sortir la tête, ce dernier regardant alors  furtivement de gauche à droite pour voir s'il n'y avait personne puis, voyant que la voie était libre, ledit chirurgiens vint à sortir en finissant de reboucler sa ceinture. L'homme fut rapidement suivit par une jeune infirmière qui en sortant du placard s'essuya le rebord des lèvres en reboutonnant légèrement son uniforme. Cette

« T'es sur que ça va pas trop ce savoir ? »
« Rooh… C'est bon, une pipe c'est comme une poignée de main… C'est pas vraiment... Sexuelle, sexuelle...

L'homme restât quelque peu sceptique à l'entente des affirmations de la jeune femme qui, rapidement ce recoiffa avant de voler un baiser à l'homme. Ce dernier lâcha un bref sourire, avant de doucement caresser l'une des fesses de l'infirmière, attrapant alors son menton pour la regarder dans les yeux.
« Fait gaffe quand même… Tu as une sacrée réputation qui commence à ce faire… Et je ne parle pas que de « poignée de mains ».
« Roooh c'est bon… Lâche moi un peu, je vais ce que je veux... »
Sur ce, la femme ce dégageât de l'emprise du chirurgiens, avant de repartir dans son coin.

Qu'est ce que ça pouvait lui foutre à lui, hein ? Le type il venait de se faire sucer et voilà qu'il ce mettait à lui faire la morale, nan mais, sérieux quoi. C'est vrai que dernièrement Lulu était de plus en plus « active » en matière de sexe mais… C'était plus fort qu'elle… Elle avait toujours aimée ça et puis, c'est pas comme ci elle faisait quelque chose de mal non plus, hein ? C'est pas comme ci elle piochait dans la réserve de médoc de l’hôpital par exemple… Ouai, nan, on vas oublier ce contre exemple.
D'un pas rapide la jeune femme se dirigea vers les toilettes pour femmes de l'étage où elle était, toilette où elle prit soins de regarder ci, par hasard, il n'y avait personne. Puis, une qu'elle fut assurée d'être parfaitement seule, Lulu sortie un petit flacon orange translucide de l'intérieur de son uniforme, flacon duquel elle fit tomber au creux de sa main plusieurs cachets de vicodine qu'elle avala d'un traite par la suite… Avant hoqueter légèrement au dessus de lavabo.  
Rapidement, la femme alluma alors l'eau afin d'en boire plusieurs gorgées, gorgées qui furent suivis d'un bref petit rinçage de visage.  Puis… Lentement, la jeune femme leva son regard vers son propre reflet… Reflet dans lequel elle semblait ne plus ce reconnaître… Enfin, c'était bizarre comme sensation, elle ignorait si c'était les médocs' ou ci c'était autre chose mais… a chaque fois qu'elle ce regardait… Elle avait la sensation de regarder quelqu'un d'autre…
Mais très vite, Lucrezia effaça cela de sa conscience en prenant cette fois le temps de « savourer » les effets que la Vicodine lui procurait. La drogue et Lulu c'était pas récent ça par contre… Même ci avant son arrivé à l’hôpital la jeune femme fumée surtout des joins, elle avait depuis quelque temps eu la « chance » de goûter au antidépresseur et autre calmants et, comme elle avait réussi (grâce à quelque poignée de mains et à une certaine habileté) a avoir un double des clés de la réserve médicamenteuse, la jeune femme s'en donnait à cœur joie tout en restant cependant raisonnable et discrète. Bien que le mot « raisonnable » ne soit pas vraiment le mieux choisie pour décrire ce genre d'acte, d'autant plus que, quand elle allait chez elle, Lucrezia avait tendance à mélanger alcool et médicaments… Donc bon.

Un fois son petit « trip » légèrement passé, Lulu fini par sortir des toilettes mais, avant cela, elle récupéra son flacons de vicodine qui, malheureusement pour elle était vide. La femme soupira alors un coup, avant de mollement balancer le flacons dans une poubelle avant de ce dire à elle même :

« Pas grave… J'irais en rechercher un demain… Ou ce soir si j'ai le temps... »

Lentement, Lucrezia sortit des toilette, la gueule légèrement à l'ouest et, sans vraiment faire attention, elle marcha en direction de la chambre de l'une de ses patiente, sans ce soucier de qui elle pourrait rencontrer sur le chemin.
« Modifié: lundi 07 mars 2016, 00:42:54 par Lucrezia.H.Nietzsche »


Kyle Macross

Valinichonneur

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Re : The Downward Spiral [PV]

Réponse 1 lundi 07 mars 2016, 14:39:53

Ce soir là, j'avais eu une furieuse envie de m'allumer une sèche. Putain, ouais. Le palais me démangeait et j'avais la sensation d'avoir les poumons atrophiés à force de respirer de l'air sain, sans nicotine. Comme un taré, j'avais récupéré un tic nerveux et je me passais machinalement la langue sur les lèvres en espérant que le Saint-Esprit y fasse pousser le filtre au bout d'une clope que je n'aurai plus eu qu'à m'allumer. Forcément, le Saint-Esprit m'envoyait toujours me faire foutre et j'en avais été réduit à taper une clope à un gars qui s'occupait du ménage à l'hôpital avec moi. Cet empafé c'était moqué de moi, raillant en disant que je lâchais vite l'affaire dans mes résolutions. Je m'étais contenté de lui dire d'aller baiser sa mère en fourrant la garot dans ma poche, sans admettre qu'il avait raison. Et, sagement, j'étais retourner vider les poubelles de l'étage des patients en chirurgie.

Faut que je replace les choses un peu dans le contexte, pas vrai ? A cette époque pas si lointaine, j'avais réussi à éviter la taule. J'étais un petit loubard sans réell avenir dans le grand banditisme, chose que j'avais compris lors de mon premier braquage avec un groupe qui m'avait recruté pour me laisser en plan chez les flics. Trop bon trop con, j'avais fais connaissance avec les cellules les plus moisies de Seikusu et manqué de me faire enculer une fois ou deux par un camionneur en manque d'amour, aussi j'avais choisi de balancer mes complices pour éviter de finir avec une barre de fer dans le fion. Dent pour dent, fils de pute ! Ce retournement de veste m'avait fait gagné la conditionnelle et un petit boulot sous étroite surveillance à Resurgam. Faire le ménage. Laver les chiottes dégueulassés par les gros cul des malades, vider les poubelles, nettoyer les couloirs et me faire prendre pour un clébard par des toubibs aussi pressés que prétentieux. T'sais, le genre à se faire une opération à coeur ouvert à midi, un 18 trous à 15 heures tout en enfilant entre deux celui d'une jolie infirmière. Pas mon délire. Mais je me tenais à carreaux, ça oui ! Etre une balance en prison, ça réduit l'espérance de vie. Hors de question que je merde et que je me retrouve derrière les barreaux pour faire de mon petit cul un parc d'attractions.
On m'avait filé un faux nom comme couverture et je devais me démerder avec ça. Ok.

Je travaillais surtout la nuit, ce que je considérais comme une chance. Moins de monde à croiser et une ambiance différente dans l'hôpital, plus intimiste. Comme dans un film un peu noir, un peu triste, un peu bien. Restait que j'avais eu une furieuse envie de me fumer une clope ce soir là, bordel. Sur mon service. La flemme d'attendre la pause qui ne viendrait que dans 30 minutes. Je m'étais esquivé en douce l'air de rien pour commencer à traverser l'étage. Au bout du couloir, je pourrai monter sur le toit par une petit trappe et retrouver ainsi les joies de la nicotine. Nickel, personne dans le corridor.... Un petit coup d'oeil en arrière pour être sûr qu'un collègue ne sortait pas d'un coin et VLAN !

La tête tournée, je ne l'avais pas vue sortir des chiottes pour dames. Je lui étais rentrée dedans vaguement penché (putain, je devais me prendre pour Snake de Metal Gear Solid, le talent en moins) et j'avais enfoncé ma joue dans ses bons gros seins moelleux tout en dérapant sous la surprise. La fille se retrouva collée dos au mur, un employé du ménage la gueule dans ses nichons rembourrés. Je me redressais comme je pus, prêt à m'excuser et cherchant déjà les excuses les plus convaincantes que je pouvais lâcher pour justifier mon comportement. Merde, cette meuf n'avait qu'à faire semblant de se plaindre et je repassais di-rect par la case prison !

- D-d-désolé, m'zelle... je regardais son badge... Lucrezia. Désolé, je n'faisais pas attention !

Normalement, j'aurai dû prendre le temps de mater ses gros nibards et ses hanches larges, qui devaient lui coller un cul démoniaque. Mais je ne voulais pas aggraver mon putain de cas, alors j'avais tout de suite braqué mes yeux dans les siens. Juste de quoi voir qu'elle était aussi clean qu'un mouchoir d'ado après une demie-heure sur Youporn. J'en avais vu des camés -je m'étais pas mal dosé moi-même pendant un moment- et je savais les reconnaître sans mal. Elle, là, Lucrezia, elle venait de se taper un petit délire perso à base de cachetons. Et à bien y penser, je crois que je la connaissais. Je cherchais pourquoi tout en lui parlant, affichant ce que j'espérais être mon plus beau sourire.

- J'aurai dû faire attention, s'cusez moi. Ça va ? Vous avez l'air fatiguée.

"Putain meuf t'es aussi fraîche que ma pine après deux heures à baiser", voilà ce que j'avais envie de lui dire. Mais je n'pouvais pas me permettre, pas vrai ? Je m'assurai qu'elle allait bien tout en me rappelant pourquoi j'avais l'impression de la connaître. C'était Lulu Chatte Ouverte, la petite infirmière dont les toubibs parlaient en ce moment. Du genre pas farouche et pas regardante, à te sucer si tu lui demande poliment. Meeeeerde... depuis combien de temps j'avais pas fourré, moi ? Je me chassais rapidement l'idée de la tête. Mauvais plan de commencer à penser avec sa teub quand on devait éviter de déconner.

- Moi c'est Joe. Joe Lewist. Vous...euh... voulez un café, un truc du genre ?

Mon nom d'emprunt, forcément. Le café ? Ça m'était venu comme ça. Impossible de dire pourquoi. J'aurai quasiment pu la planter là qu'elle n'aurait pas risqué de se souvenir de moi dans 10 minutes mais là, je m'enfonçais tout seul sans trop savoir pourquoi. L'idée de la niquer ? Naaaaan. A éviter, je vous ai dis !
J'en savais trop rien. Peut-être qu'elle m'avait fait de la peine et que je n'avais pas eu envie de la planter là comme une connasse qui attendrait l'heure de son prochain fix.

Ouvrant ma main, je lui montrais la clope que je conservais précieusement. Comme une invitation, je crois.
Ouais.
Une invitation.

C'est ce que je me dirais, des années plus tard, en repensant à tout ça.

Lucrezia.H.Nietzsche

Humain(e)

Re : The Downward Spiral [PV]

Réponse 2 lundi 07 mars 2016, 16:24:01

Avoir « la tête dans les étoiles », c'était bien mais… Encore faut il faire un minimum attention et, bien évidement, dans son état, Lucrezia aurait eu du mal à voir venir ce type de la maintenance qui, sans le vouloir, la percuta, la tête du bonhomme allant ce coller contre sa paire d'air-bags. Cette collision assez « douteuse » aurait put en faire hurler plus d'une mais… Voilà quoi, Lucrezia n'était pas farouche et les cachets qu'elle venait de prendre la rendait d'autant plus docile et puis c'est vrai quoi, ce type pouvait très bien ne pas l'avoir fait exprès,les mecs de cet hôpital n'était pas forcément des queutards. Cet ainsi que, calmement (un peu trop même, genre en deux d'tenss') Lulu remit une mèche de cheveux en place derrière son oreille, avant de lever ses yeux vers type qui l'avait bousculé… Wow… « Il est classe pour un technicien de surface celui là... » C'était elle dit intérieurement en le voyant, avant de lentement cligner des yeux en l'entendant s'excuser.

« Naaan mais… ça va, t'inquiète… C'est pas grave. »

La jeune femme ce gratouilla ensuite l'arrière de la tête… Avant de buguer quelques instants en fronçant les sourcils. « Heu... » Sur ce, elle ce mit alors à chercher la raison qui l'avait poussée à sortir des toilettes… Merde, elle était partis pour faire un truc à la base, non ? Bêtement elle tourna sa tête en gardant un air interrogatif et penseur sur son jolie visage, visiblement incapable de ce souvenir de ce qu'elle devais faire il y a de ça une minute… C'est dire l’intérêt qu'elle portait à la dite chose. Finalement, sans rien dire, la jeune infirmière revint à regarder l'homme en ce pinçant les lèvres, un peu embêter et confuse de ne plus savoir quoi faire. Puis… L'homme lui demanda ci tout allait bien au vus de sa mine visiblement « fatiguée », ce sur quoi la jeune femme répondit mollement en essayant de ne pas trop regarder le type dans les yeux.

« Je… Euh ouai ouai… La fatigue… Ouai, je suis claquée. »

Hmmm… Ce mec avait sûrement déjà vus mieux comme excuse mais bon… Lulu cherchait pas trop à ce désinculper non plus, ce gars n'était qu'un pauvre technicien de surface après tout… Ok, il était plutôt mignon mais voilà quoi, c'est pas comme-ci il allait tout balance ou quoi ou qu'est-ce.

- Moi c'est Joe. Joe Lewist. Vous...euh... voulez un café, un truc du genre ?
- Euh… Salut Joe moi c'est… Bas euh… Lucrezia… Comme c'est marqué sur le badge… Là… Voilà euh…

Wow… Sacré présentation ! La femme ce gratta une fois encore l'arrière de la tête puis, voyant l'homme lui tendre une cigarette, Lulu vint à esquisser un léger sourire en levant son regard vers l'homme visiblement ravis par cet acte presque « chevaleresque ». Lucrezia ne fumait pas souvent de cigarette… Quasi-ment jamais enfaîte, sans trop savoir pourquoi ou comment, ça lui était passée au fur et à mesure et, à présent, les rare clope qu'elle ce grillait c'était quand un type comme lui là, lui en proposait une. C'est donc avec un certains plaisir qu'elle prit la cigarette entre ses doigts.

« Hanw merci… Euh… Tu veux qu'on aille sur le toit ? » Lui dit elle alors en pointant maladroitement la directions des escaliers avec son pouce. C'était la solution la plus simple pour fumer au fond et puis, sur le toit, ils serait plus tranquilles vus que personne n'y vas jamais… Ou presque jamais. Mais étrangement, Lulu ne pensait pas à ce taper ce gars pour une fois, non, là, c'était plus… Simple. Disons que ce type lui semblait plutôt cool et, le fait qu'il lui ais offert une cigarette bas… L’incitait à aller fumer avec lui, normal quoi. Après, c'était Lucrezia, hein, la situation pouvait encore évoluer mais, pour l'heure, c'était simplement fumer avec ce type qui intéressait notre infirmière. C'est donc sur cette clope que les deux protagonistes vinrent à aller ensemble vers le toit, malgré le fait qu'il face nuit et quelque peu friquait.

« Mais… Je t'ais jamais vus avant… C'est bizarre quand même... » Lâcha ensuite la jeune femme, cigarette au bout des lèvres, avant de maladroitement ce tâter le corps à la recherche de son briquet habituellement caché dans l'une de ses poches.
« Raaah zut… J'ai encore paumée mon feu… Pfff.. »


Kyle Macross

Valinichonneur

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Re : The Downward Spiral [PV]

Réponse 3 mardi 08 mars 2016, 00:32:44

Sur le toit, hein ? J'hochais la tête en esquissant un petit sourire contrarié -putain, elle m'avait taxé ma clope direct !- et nous nous dirigâmes ensemble vers le petit escalier de secours. Après une porte couinante et une volée de marches, Lucrezia et moi en vîmes à poser notre cul sur le haut de Resurgam. Une vue imprenable, vraiment chiadée : à nos pieds s'étalait Seikusu dont les lumières brillaient tranquillement dans la nuit fraîche et les néons lointains ressemblaient à de p'tites billes de couleur dans le ciel. Et alors qu'un foutu putain de poête aurait trouvé quelque chose de joli à dire, où qu'un amoureux aurait réussi à emballer ici sa nana avec la plus grande des classes, c'étaient deux paumés qui avaient pour eux ce paysage de film à l'eau de rose. Je ne savais pas trop si la scène me donnait envie de me farcir l'infirmière ou si, au contraire, ça calmait mes envies de baise sauvage. P'têt qu'on aurait pu niquer comme un couple de petits jeunes ? Tendres et câlins, tous ces trucs là ?

On s'était posés contre le garde-fou qui nous empêchait de nous ramasser quinze mètres plus bas et Lucrezia se mit à chercher son feu, qu'elle ne trouva pas. Je sortis une petite boîte d'allumettes chourrées dans un restau cradingue deux jours avant et lui fit signe d'approcher, foutant le feu à la sèche qu'elle tenait au bout de ses lèvres en protégeant la flamme de ma main libre.
Quand Lulu put s'en foutre plein les poumons, je me calais dos à la rembarde pour la mater. Un joli petit lot, plus charnelle qu'une japonaise. Moins rigide, aussi. Je la laissais tirer tranquillement avant de lui prendre la clope, la partageant avec elle comme si on se connaissait depuis des années.

- Nan, c'pas bizarre. T'sais, j'bosse surtout la nuit. Pis bon, les infirmières comme toi ont pas le temps de faire gaffe au type qui passe la brosse dans les chiottes.

Ce n'était pas une pique ni une remarque à la con, nan. J'avais eu tout le temps de constater que les nanas du personnel médical (et les keums aussi, hein) couraient dans tous les sens et faisaient ce qu'ils pouvaient pour garder un rythme de con. J'en avais vu une paire se faire un petit plan détente aux médocs mais franchement, comment leur reprocher ? C'était peut-être ça, le problème de Lucrezia. Un petit cacheton ou deux pour ne pas lâcher l'affaire comme une conne.
Une nouvelle latte silencieuse, puis je lui refilais la garot.

- Moi, je t'ai déjà vue une ou deux fois. En même temps, hein, avec ton physique tu passes pas inaperçue dans l'lot des meufs qui bossent à l'hosto ! J'ai des collègues qui bloquent sur toi du genre t'as été élue Miss Chirurgie.

Dans mon esprit, c'était un compliment. Ca aurait été la même chose si je lui avais dit qu'elle était putain de bandante, sauf que là je trouvais que c'était mieux tourné. J'espèrais qu'elle ne le prenne pas mal et je guettais ses réactions pour rectifier l'tir si je m'aperçevais que j'avais merdé. Faisant volte-face, je me collais les bras sur la rembarde et me retrouvais à toucher l'épaule de Lulu avec la mienne. Les parfaits petits amoureux, de loin. De près ? Rien de spécial. Même pas de jeu de drague, même pas l'idée de lui coller un petit coup de pine. Enfin... bon, y'a toujours l'idée de coller sa queue au fond d'une nana, mais là c'était du genre accessoire. "On verra plus tard".
Je crois que j'avais vite apprécié Lulu, même si j'm'en rendais pas compte à ce moment là.

- Ça te dit qu'on s'attende après le taf ? T'as la gueule de la nana qui va avoir du mal à rentrer chez elle et moi, ça me dit trop rien de rentrer en solo dans ma tire. J'te dépose.

Y'avait rien de louche dans ma proposition. Sans déconner, rincée comme elle l'était, sûrement en sortie de défonce, elle aurait du mal à trouver ses clés dans son foutu sac à main. J'avais un peu la flippe qu'elle se retrouve dans une sale histoire, j'crois... Ou j'avais juste envie de parler avec quelqu'un qui n'en voudrait ni à ma gueule ni à mon cul. Quelqu'un qui me plaisait bien, quoi.

- Mais bon, t'as sûrement un boyfriend qui va s'charger d'ça.

J'haussais les épaules. Ce n'est pas comme si c'était très grave, après tout.


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