Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Les terres sauvages / Re : Chasseurs d'Éternité (Yukka/Grayle)
« Dernier message par Grayle le pérégrin le vendredi 05 juin 2026, 18:04:16 »
Les réflexions de Yukka avaient fait sortir Grayle de sa contemplation, lui rappelant, un peu cruellement, comment elle le considérait : comme un gosse. Quand bien même son regard avait parcouru son corps comme il avait parcouru le sien. Etait-ce du mépris, ou du déni ? Difficile de savoir…

Mais il ne voulu pas faire le difficile. Ils ne se connaissaient pas depuis assez longtemps pour qu’il puisse se permettre de la pousser dans ses derniers retranchements.

- Tu as raison. Je compte sur toi pour veiller sur moi de près. Et reveille moi quand ton quart est terminé !

Alors, discipliné, il retourna dans son sac de couchage, et ferma les yeux. Lentement, doucement, il s’endormit, avec une facilité déconcertante, comme un petit enfant fatigué. En quelques minutes, c’est un Grayle endormi et respirant doucement qui faisait face à Yukka.

Elle pouvait le voir.

Et lui aussi.

Quand bien même ses yeux étaient fermés. Grayle ne voyait que la Nunaat. La puissante guerrière peuplait ses rêves. Sa peau bleutée, ses cuisses puissantes, ses doigts fins et si forts, son postérieur rebondi, ses seins qu’il devinait opulents, espérait épais…

- Hmm…

Il bougea un peu, dormant sur le dos, un léger sourire sur ses lèvres. Lentement, elle se déshabillait devant lui, exposant sa chair qu’il touchait, pétrissait, léchait, tandis que la froideur de l’Edelweiss laissait place à une chaleur brûlante. Etourdi par la chaleur, inquiété par les scènes de devastation, les monstres alentours, légèrement affecté par les spores et autres phéromones empestant l’air de la région, Grayle décompressait.

- Yukka…

Un chuchotement imperceptible, plein de douceur, alors que le prénom de la Nunaat se faufilait entre ses lèvres. Il expira, alors que son corps irradiait de chaleur et d’envie, son entrejambe dessinant une bosse nette sur son pantalon et même le sac de couchage.

Inconscient du spectacle qu’il offrait, Grayle était tout simplement perdu en plein rêve érotique !
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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le vendredi 05 juin 2026, 05:19:17 »
Jack leva un sourcil à la réponse d’Adel. Il avait l’impression qu’il le prenait un peu de haut mais, surtout, il semblait y avoir confusion dans les versions et une incompréhension. Le chasseur de primes voulait bien parler de la fois où il avait emprunté une faille et se rappelait bien du sort l’ayant conduit… ici. Mais il ne fit pas de remarque et se contenta d’émettre un vague acquiescement en l’écoutant. Son récit était plutôt intéressant et le fit réfléchir tout haut.

« Ah… Peut-être que c’est un phénomène qui peut être reproduit magiquement ? »

Et s’il pouvait l’être, était-il possible de le reproduire artificiellement ? Jack n’était pas un scientifique, à son grand damn face à l’énigme des failles, d’ailleurs. Mais il lui semblait que la magie était une manière ésotérique ou, du moins, alternative de produire des réactions physiques et chimiques. Il n’avait vu personne reproduire de faille, mais il avait vu quelqu’un se téléporter d’un point à un autre, une fois. Il avait aussi vu la télékinésie en action, qui n’était théoriquement pas possible mais… la translation instantanée de la matière dans l’espace n’était-elle pas un phénomène encore largement considéré comme purement théorique que seules quelques communautés très avancées avaient développé et cachaient aux plus limitées ? Et si les failles n’étaient que le résultat d’un phénomène naturel, il était probable qu’il puisse être reproduit. Ça n’était pas capillotracté.

Mais il se perdait dans sa réflexion pendant que l’arcaniste expliquait sa mésaventure avec plus de détails. Pas de prélèvement de cette poussière l’ayant accompagné, donc. Dommage. Mais ses questions étaient déjà plus concrètes, car ils n’avaient pas de laboratoire à bord. Jack se fit songeur et fit pivoter un siège pour s’y asseoir, croisant les jambes en se frottant le menton tandis qu’il rassemblait ses connaissances sur le sujet.

« Les failles sont de plusieurs types, dira-t-on. On les classe souvent entre stables et instables, mais certains en qualifient aussi de sauvages, comme celle qui m’a conduit sur Terre la première fois.
« Les stables restent en place durablement et certaines sont connues et cartographiées depuis des décennies à ce stade. Pas les instables, elles peuvent se refermer à tout moment. Et les sauvages… Disons qu’elles font irruption en faisant disparaître quelque part tout malchanceux assez proche pour réaliser son existence.
« Tant qu’elles tiennent, elles mènent d’un point A à un point B et vice-versa. Mais elles peuvent apparemment fluctuer et dériver un peu. C’est un peu comme des trous de ver, mais ce ne sont pas des trous de ver. Sinon, on saurait les voir. »

Il soupira en observant le détecteur bidouillé.

« J’ai obtenu la base de ce dispositif sur Terra, auprès des Tekhanes. J’ai réussi à le marchander contre la peau d’un de leurs agents que j’ai pris la main dans le sac à trafiquer mon appareil avant de repartir. Je te rassure, je n’aurais tué personne. »

Il sourit et ricana tandis que le souvenir Lloyd Atramita lui revenait, ce Terranide travesti qui avait voulu le séduire pour s’en tirer, mais avait dû céder ce précieux dispositif pour cela avant de finalement se décider à le draguer quand même. Ça avait été un sacré spécimen !

« A l’origine, il indiquait juste si on était proche d’une faille et si elle était stable ou non. Un chaud et froid potentiellement mortel, en somme. J’ai rassemblé le matériel et trouvé quelqu’un pour pouvoir traiter ça plus finement et avoir ce que tu vois là.
« Ce qui est intéressant avec ces failles, c’est qu’elles peuvent déplacer dans l’espace comme faire changer de dimension. Mais je n’ai pas eu vent de fois où elles auraient déplacé quelqu’un dans le temps. Par exemple, la Terre est dans cette dimension. En tout cas, j’imagine que ta Terre est la même… Bref, j’ai déjà dû voler à l’ancienne de la Terre à chez moi et je ne me suis pas retrouvé dans une version alternative de ma réalité. Par contre, je peux affirmer que Terra ne l’est pas, et j’ai dû trouver une faille et faire un acte de foi pour rentrer.
« En général, traverser une faille est jugé dangereux, car en-dehors des stables et anciennes menant à des destinations viables et dont les voyageurs ont pu rapporter leurs expériences, on ignore où elles mènent. Elles peuvent très bien nous envoyer au milieu d’une étoile, dans le vide intergalactique à 200.000 années-lumières de la première étoile, au milieu d’une guerre ou, qui sait ?, dans une dimension qui n’obéit pas à nos lois de la physique, où la technologie qu’on utilise ne sert plus à rien et les molécules d’air sont trop grosses ou trop fines pour notre métabolisme.
« Bref, il y a un paquet d’histoires, de théories et de rumeurs, mais la dangerosité est réelle comme le risque de se retrouver coincé si elles se referment derrière soi. C’est pour ça que je veux les comprendre. Je tiens à ma peau, et puis j’imagine que je peux aider les autres et assurer ma retraite en vendant un produit final un jour ? »

Évidemment, s’il parvenait à ses fins, il aurait aussi l’instrument parfait pour se déplacer entre points et dimensions, devançant ses cibles et les poursuivant jusque dans d’autres réalités. Mais Adel n’avait pas besoin de savoir qu’il le ferait. Jack était un bon gars, mais certains avaient du mal à accepter son domaine d’activité, s’imaginant que la police et l’armée étaient tout ce dont avait besoin une société évoluée pour remplir ses devoirs judiciaires et souverains. C’était une connerie. Quand il fallait attraper ou éliminer quelqu’un que personne d’intéressé ne pouvait atteindre, quelqu’un comme lui était exactement le genre de personne dont ces sociétés avaient besoin pour ce faire.

« Cette… poussière d’étoiles, reprit-il rapidement… Pourquoi l’appeler comme ça ? Tu as une idée de ce que ça pouvait être ? »
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Le temple Shinto / Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Séliane Noctelume le jeudi 04 juin 2026, 22:26:34 »
Je n’ai pas peu de foi en les mortels, Adel.

Son nom quitte ses lèvres avec une simplicité qui la surprend elle-même.

Autour d’eux, les omamori continuent de se balancer doucement sous la brise nocturne. Leurs cordelettes s'entrechoquent dans un murmure discret tandis que les lanternes suspendues projettent leurs reflets rouges et dorés sur le bois poli du sanctuaire.

La personnalité royale venue d’un autre monde garde les yeux posés sur lui. Sur l'omamori du voyage qu'il tient encore. Sur cet homme qui parle de serments avec une évidence qui lui semble à la fois admirable... et inquiétante.
Ce qui me trouble…

Sa voix demeure basse. Calme.
Ce n'est pas que vous portiez un serment.

Les papillons dérivent lentement autour d'elle, semblables à des fragments d'étoiles tombés dans la nuit.
C'est la manière dont vous semblez considérer naturel d'en porter seul tout le poids.

Son regard remonte vers le sien. Sans jugement. Sans pitié non plus. Simplement avec cette franchise désarmante qui lui échappe davantage depuis qu'elle lui a donné son nom.
Les mortels que j'ai observés possèdent une force remarquable. Mais même les arbres les plus anciens finissent par ployer lorsqu'aucune autre branche ne partage leur charge.

Une légère pause. Puis, plus doucement :
Je crois que votre volonté est réelle.

Le parfum des fleurs de cerisier flotte encore dans l'air. Le tambour résonne au loin. Lent. Profond. Comme le battement tranquille du sanctuaire lui-même.

Je crois simplement qu'elle n'est peut-être pas seule à vous faire avancer.

Le silence qui suit n'a rien d'inconfortable. Pour la première fois depuis leur rencontre, il ressemble presque à une conversation ordinaire. Presque.

Puis quelque chose change. Les papillons se figent. Pas tous. Quelques-uns seulement. Comme si une vibration invisible venait de traverser l'air.

Le sourire d'un enfant éclate près du bassin aux poissons rouges. Une femme rit. Quelqu'un applaudit à un stand de jeux.

Et au même instant...

Un craquement. Sec. Brutal. Un bruit qui n'a rien à faire là. Les yeux de Séliane quittent immédiatement Adel. Son corps se tend avant même que son esprit ne formule la raison.

Puis un second craquement retentit. Plus fort.

Une exclamation traverse la foule. Des lanternes oscillent violemment. Quelqu'un crie. Et soudain le mouvement se propage. Comme une pierre jetée dans une eau calme.

Des visiteurs se retournent. D'autres reculent. Un stand bascule. Un brasero est renversé dans la cohue. Des étincelles jaillissent. Une structure décorative de bois, montée pour soutenir une rangée de lanternes au-dessus de l'allée principale, vacille dangereusement. Trop dangereusement.

Les papillons de Séliane explosent soudain dans toutes les directions. Cherchant. Observant.

Puis l'un d'eux revient. Et la fée comprend. Son regard trouve immédiatement la petite silhouette. La fillette. Celle du poisson rouge.

La coupelle lui a échappé des mains. L'eau s'est répandue sur les pavés. Le petit poisson frétille désespérément au sol. Et surtout…

Sa mère n'est plus là. Emportée par le mouvement de panique.

- Maman !

Sa voix tremble.
- Maman !

La poutre cède. Lentement. Inexorablement. Une immense pièce de bois décorée de lanternes bascule dans sa direction.

Le temps semble ralentir. Autour d'eux, les cris montent. Des gens tentent de fuir. D'autres restent figés.
Mais Séliane n'entend déjà plus rien. Ses geta tombent sur les pavés dans un claquement sec. Elle court. Sans réfléchir. Sans calculer. Sans se soucier d'être vue. Les longues manches ivoire de l'uchikake se déploient derrière elle tandis que les broderies d'argent captent les lumières affolées du festival.
Les papillons convergent. Tous. Dans un même mouvement. Une nuée de lueurs traverse la nuit. Puis se rassemble dans son dos. Leur éclat devient plus intense. Plus dense. Leurs trajectoires s'entrelacent.
Et pendant un battement de cœur...

Quelque chose apparaît. Pas tout à fait des ailes. Pas tout à fait de la lumière. Une forme immense et translucide dessinée par des centaines de papillons luminescents. Une silhouette d'ailes née d'étoiles vivantes.

L'instant suivant, Séliane quitte le sol. Son envol est bref. Rapide. Presque silencieux. Une flèche de lumière glissant entre les lanternes vacillantes.

La poutre tombe.

La fillette lève enfin les yeux. Trop tard. Et pourtant… Une main l'atteint avant le bois. Une manche ivoire l'enveloppe. Une étreinte la protège.

Puis toutes deux disparaissent dans l'ombre projetée par un pavillon voisin au moment précis où la structure s'écrase dans un fracas assourdissant.

Le sol tremble. Des cris éclatent. La poussière s'élève.

Lorsque le vacarme retombe… Séliane est agenouillée contre le mur de bois du pavillon. La petite fille serrée contre elle. Vivante. Indemne.

Les ailes ont disparu.

Les papillons reviennent peu à peu autour d'elles. Leurs lueurs flottent dans l'obscurité comme de minuscules lanternes célestes pour qui sait les voir.

L'enfant tremble. Ses doigts s'accrochent désespérément au tissu de l'uchikake. Des larmes brillent dans ses yeux.

Alors, avec une douceur infiniment différente de la princesse distante rencontrée plus tôt, Séliane passe une main dans ses cheveux. Lentement. Délicatement. Comme si elle avait accompli ce geste des milliers de fois.
Chut…

Sa voix est presque un murmure. À peine audible au milieu du chaos.
Respire.

Les papillons se rapprochent. Leur lumière danse autour d'elles. Paisible. Rassurante.
Regarde-moi.

Les grands yeux humides de la fillette finissent par se lever vers elle.

Alors Séliane lui offre quelque chose qu'Adel n'a encore jamais vu depuis le début de cette rencontre. Un sourire. Petit. Fragile. Mais parfaitement sincère.
Ta mère te cherche déjà.

Sa main reste posée sur les cheveux de l'enfant. Protectrice.
Nous allons la retrouver.

Autour d'elles, le festival a perdu son harmonie. Les cris résonnent encore. Les visiteurs courent. Des prêtres du sanctuaire tentent déjà d'organiser les secours. Mais dans ce petit espace d'ombre entouré de papillons lumineux…

Il demeure encore un fragment de calme. Un refuge. Suspendu au milieu de la tempête…
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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Adel Esplana le jeudi 04 juin 2026, 16:48:00 »
« T’as traversé une faille de ton plein gré sans savoir à quoi t’attendre ?! »

Adel est tiré de l'examen de cet engin pour se retourner vers son hôte, constatant que le visage de celui-ci arbore une expression aussi incrédule que s'il lui avait dit qu'il pratiquait la chute libre sans filet en guise de passe temps. Cela lui apporte au moins une réponse à une question qu'il n'a plus besoin de poser, même si cela paraît évident que les failles ne vont pas faire de cadeaux aux imprudents et aux imbéciles.
D'ailleurs, il est l'un des deux car il a effectivement traversé une faille entre son monde et Terra sans savoir à quoi s'attendre : même s'il n'était pas certain que la Brume le transporterait quelque part, il a écouté et lu suffisamment d'histoire à ce sujet. Donc, il peut admettre que Marston a raison, c'est juste que l'évènement en question n'est pas celui qui l'a amené devant lui.

« Bah, tu aurais pu tomber sur pire. »


"Oui, largement."

Il aurait pu apparaitre directement en orbite autour de cette planète, par exemple. Nul doute qu'il aurait apprécié de passer ses derniers moment à geler en compagnie des étoiles.
En tout cas, voyant le commandant perdu dans des réflexions qui ont peut être un lien avec ce qu'il vient de lui dire, Adel en profite pour examiner rapidement la pièce du regard afin de repérer quoi que ce soit qui pourrait potentiellement l'aider dans ses futures tâches. C'est difficile à dire vu que toute cette technologie lui est inconnue pour le moment. Il est fort probable qu'il doive recourir à un sortilège d'Intuition pour l'aider au départ, il espère juste que cela ne l'amènera pas à...

« Regarde ce que j’ai fait ! »

Réflexion terminée, le voila amené plus près de l'engin en question, plus précisément devant une partie de celui-ci qui semble relié de façon assez sommaire avec l'ensemble. Habituellement, être tiré ainsi brutalement de ses réflexion le rendrait un peu grognon sur le coup, mais comme c'est lié à quelque chose qui l'intéresse, en l'occurence l'étude de ces failles, et par conséquent, la possible compréhension de la Brume, chez lui, il laisse passer cela en faveur de s'installer aux côtés de celui en prenant un calepin et un stylo dans ses poches, avec la ferme intention d'en apprendre davantage sur cet engin et ses capacités..

« Ce programme est fait pour traiter les données des senseurs. Je l’ai adapté pour qu’il traite celles du détecteur. Ici, tu as l’espace autour de nous sur un rayon de 800.000km. A notre vitesse, c’est pas grand-chose, mais ça fait l’affaire en vol subluminique. J’y travaille. Bref ! En cas de détection, un point s’affiche, avec des coordonnées et une estimation de la stabilité du vortex. Regarde, je fais un test. »

« Si tu appuies là, tu peux ouvrir un terminal avec plus d’informations, et tu peux entrer des commandes, mais c’est peut-être un peu avancé pour toi. Les informations, par contre, t’en diront plus sur ce qui arrive du détecteur. »


Il prend note rapidement. Evidemment, les fonctions basiques, car même s'il n'a pas l'impression que cette machine est souvent éteinte, il n'a pas réellement envie d'user de ses pouvoirs juste pour trouver le bouton "allumer" . Mais aussi des fonctions un peu plus complexe, qui lui font bien se rendre compte qu'il n'a pas affaire à de la technologie qui se trouve sur le monde duquel il s'est involontairement téléporté. D'ailleurs, cela l'oblige à poser des questions sur des fonctions annexes, mais elles trouvent leurs réponses, et un bon nombre des pages du calepin se trouvent ainsi remplies. Le voyageur involontairement échoué s'assure de n'avoir rien oublié de la dernière explication mais il est forcé de s'interrompre lorsque son vis à vis lui pose une question.

« D’ailleurs, comment t’as su que la faille était là, quand tu l’as empruntée volontairement ? »

Ah oui, de retour à cette question....mais minute, Adel n'avait-il pas fourni une réponse à cette question? Non attends, son interlocuteur lui a demandé plus généralement comment il est arrivé ici, mais il est certain d'avoir déjà précisé ce point. Les sourcils froncés par la réflexion, voila ce qu'il répond.


"Hm, ne vous ai-je pas dit que je n'ai pas emprunté de faille pour arriver sur cette planète? Cela dit, je ne suis pas certain à 100% que ces failles ne soient pas impliqués la dedans. J'ai eu un accident en tentant de vouloir créer un sort, un flash m'a aveuglé et lorsque celui-ci a disparu, je me suis retrouvé dans les lieux ou vous m'avez trouvé, au beau milieu de ces brigands, avec de la poussière d'étoiles autour de moi."

Il se frotte le menton, songeur. En récolter aurait pu lui être utile pour la suite des évènements.

"Dommage que je n'aie pas pu prendre le temps d'acquérir un peu de cette poussière, mais lorsque j'ai aveuglé ces imbéciles, ils ont commencé à tirer sur tout ce qui bouge, donc toute action en ce sens était impossible."

Son regard se pose de nouveau sur l'appareil, de nouveau songeur.

"Pour en revenir à cet appareil, à quelles fins entendez vous l'utiliser? Est-ce que ces failles sont constantes dans leur emplacement, que ce soit à l'entrée ou à la sortie? Est-il possible de les cartographier?"
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Blabla / Re : Horloge parlante
« Dernier message par Em le lundi 01 juin 2026, 16:39:24 »
*Jette un faux test de grossesse dans la poubelle et se barre avec les cadeaux*

Muahahahahahaha :D

11:39
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Blabla / Re : Horloge parlante
« Dernier message par Lucie Moreau le dimanche 31 mai 2026, 13:49:20 »
Bonne fête à toutes les mômaaaans !  :-*

13h49
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Le coin du chalant / Re : If the End Is Inevitable, Make The Journey Memorable
« Dernier message par Shion le vendredi 29 mai 2026, 20:28:27 »
Shion n'est pas vraiment informée de l'existence de Seikusu ou de la Terre. Elle n'existe que sur Terra.

Avec des conditions potentielles, elle pourrait éventuellement se retrouver à Nexus ou à Ashnard, mais elle est principalement en Meisa.

Je crois pas que Shion serait une bonne candidate pour les trucs qui concernent les cataclysmes. C'est un personnage de petite échelle.
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Blabla / Re : Horloge parlante
« Dernier message par Anéa le vendredi 29 mai 2026, 11:01:42 »
Va-t-on survivre à cette semaine de chaleur intense ?
Dat iz the kouestion !

11h01 Arrêt cérébral de la demoiselle...Déjà que y'a pas beaucoup d'activités...
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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 28 mai 2026, 05:46:18 »
Dès qu’il avait vu la machine et compris à quoi elle servait, Adel avait changé d’attitude. Il venait clairement de se trouver un point d’intérêt dans le monde étrange et merveilleux dans lequel il venait d’être plongé et son regard était plus vif et presque brillant. Cet arcaniste révélait la vraie nature de son engagement magique : il était curieux et avide de savoir. Chez Diamant, on lui avait une fois dit que les arcanes recelaient des réponses qu’aucune science ne saurait jamais adresser et, s’il prenait ça comme du prêchi-prêcha d’arriviste, il respectait l’opinion de ceux qui pouvaient penser cela. Quand la science ne répondait pas à tout mais que la magie offrait une solution pour répondre à ces questions sans réponses de manière palpable et concrète, il était sûrement facile de considérer que la réponse à tout résidait dans celle-ci.

Comme Adel expliquait qu’il était arrivé ici par magie, par exemple, et même si par erreur, la puissance de la magie s’étalait aux yeux de tous. Comment nier la puissance d’un art permettant de traverser des milliers d’années-lumière d’une traite sans vaisseau ni machinerie complexe ? Mais les centres d’intérêt du garçon n’excluaient heureusement pas la technologie. Si celui-ci venait de la Terre, il devait d’ailleurs être confronté quotidiennement à l’électronique de ce monde. Les Terriens faisaient un usage irraisonné du potentiel de l’informatique. C’était la magie du quidam moyen, et une porte sur le monde autant qu’une prison. En tout cas, Adel devrait être capable de comprendre comment se servir d’un ordinateur.

« T’as traversé une faille de ton plein gré sans savoir à quoi t’attendre ?! »

Le Tanexien le dévisagea avec un mélangé d’horreur et de respect avant de relativiser :

« Bah, tu aurais pu tomber sur pire. »

Une seconde, la fille qu’il avait aidé et qui l’avait hébergée le temps d’une nuit inoubliable lui revint aussi clairement que le jour-même. Oui, la Terre avait de très belles choses pour elle. Et il fallait bien avouer qu’en dépit de ses obsessions sécuritaires, elle avait un côté rétro (de son point de vue de voyageur intersidéral) qui mettait à l’aise et inspirait la contemplation. Mais, en même temps, il y avait été traqué et presque abattu, classifié, tout retour potentiel surveillé. Ces gens étaient doués pour opprimer et donner la mort. Et si la plupart des êtres portaient en eux la graine de leur propre destruction, les Terriens tenaient le haut du panier parmi les Humains.

« Regarde ce que j’ai fait ! »

Tournant court à ses réflexions, il conduisit Adel à côté de l’appareillage, sur un poste informatique raccordé rudimentairement. L’interface simulait un espace tridimensionnel, trois axes désignant les zéros conventionnels. Rien n’était affiché, mais ça fonctionnait clairement. Jack s’assit devant pour lui faire une petite démonstration.

« Ce programme est fait pour traiter les données des senseurs. Je l’ai adapté pour qu’il traite celles du détecteur. Ici, tu as l’espace autour de nous sur un rayon de 800.000km. A notre vitesse, c’est pas grand-chose, mais ça fait l’affaire en vol subluminique. J’y travaille. Bref ! En cas de détection, un point s’affiche, avec des coordonnées et une estimation de la stabilité du vortex. Regarde, je fais un test. »

Il mit sa machine à l’œuvre, déclenchant un script faisant croire à une faille préprogrammée pour qu’elle s’affiche à l’écran. On pouvait ainsi voir si le programme fonctionnait et s’il était bien calibré. Il montra ainsi certaines choses à Adel avant de lui céder la place une fois que les explications suffirent et qu’il fut temps de toucher.

« Si tu appuies là, tu peux ouvrir un terminal avec plus d’informations, et tu peux entrer des commandes, mais c’est peut-être un peu avancé pour toi. Les informations, par contre, t’en diront plus sur ce qui arrive du détecteur. »

Le temps passait, inexorablement, tandis que les deux hommes échangeaient avec curiosité sur leur centre d’intérêt commun.

« D’ailleurs, comment t’as su que la faille était là, quand tu l’as empruntée volontairement, finit par s’enquérir Jack ? »
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Les contrées du Chaos / Re : Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le jeudi 28 mai 2026, 05:07:02 »
L’affrontement fut d’une brutalité rare, attirant une bonne partie du cortège tout en le tenant à distance. On ignorait quoi faire. Certains montaient une intervention sans trop savoir s’ils devraient s’exécuter. On se mit à chercher des informations vers le sommet de la hiérarchie, pour comprendre, pour définir un plan.

Avant que tout ça se profile, tout était fini.

Dans la salle d’eau, Weyrith vit le bassin exploser et le corps de la créature se liquéfier pour se projeter vers lui. Il n’eut pas une seconde pour réagir et son instinct fut de concentrer les Vents autour de lui afin qu’une bulle le protège. Mais le guerrier savait que cette perturbation ne pouvait s’entretenir éternellement dans un milieu aqueux. Elle finirait par s’étouffer, sa réaction stoppant en laissant l’Empereur face à la fureur de l’élément primordial prêt à l’engloutir. Il devait réfléchir vite pour ne pas mourir, trouver un moyen de…

La seconde suivante, il comprit que l’attaque n’était pas pour lui. Un bref hoquet l’avait alerté avant que la bouche et le nez de l’assassin soient immergés dans cette bulle d’eau vivante. Le réflexe l’avait condamné, ses poumons se remplissant instinctivement d’eau en relâchant leur air par grosses bulles paniquées tandis que l’intrus cherchait instinctivement à survivre, avalant en se débattant, en tendant de griffer, agripper, lacérer. En vain.

Prudent, gardant les Vents près de lui, Weyrith, la tête légèrement penchée sur le côté, observa la scène d’yeux curieux, fixant le visage anxieux de celui qui avait voulu le tuer et voyant la vie quitter son corps. Il s’affaissa lorsque l’eau commença à se résorber au sol pour retourner vers le bassin détruit. Les Vents la tinrent à distance par prudence et réflexe, et l’Ashnardien se tourna lentement vers la silhouette se reconstituant maintenant au milieu des débris. Son regard croisa celui, abyssal, de Thyia, et ses mots lui tirèrent des yeux arrondis une seconde avant qu’un sourire amusé se dessine sur ses traits.

Et l’Empereur commença à glousser, faisant un pas de côté pour se mettre de profil, avisant la victime et la détaillant quelques secondes avant de retourner son attention vers elle.

« C’était un maître du Kor-ap-sham, fit-il remarquer, comme si elle allait en saisir le sens et la valeur de l’individu qu’elle venait de tuer. »

Face au manque de réaction, les gloussements se transformèrent en un rire vicieux. Mais de lourds pas annonçaient déjà une interruption avant que Mogdarr ne débarque, enfonçant la porte en la faisant éclater et se présentant avec une énorme hache et une escorte de gardes d’élite.

« Majesté ! cria l’Orc en se préparant au combat. »

« Repos, Mogdarr ! »

Le général s’arrêta, sans trop comprendre. Puis, il regarda l’assassin au sol avant de revenir à sa salle d’eau anéantie et au duo se tenant là. Il dévisagea son ami joueur et l’inconnue, immobile, froide, qui se tenait là, bien vivante et en forme. Il abaissa son arme et fut imité par ses hommes, mais un reniflement mauvais en parvint tout de même.

« Vous auriez pu éviter de tout casser. Où je vais me laver, maintenant ? Dans l’auge des béhomants, comme quand on battait la campagne ? »

« Cette salle méritait un rafraîchissement, général. Je veillerai à ce qu’elle soit rebâtie avec tout le confort qui t’est dû, la rassura Weyrith avec humour. »

Mogdarr bougonna, inspira profondément, soupira, mais il fit signe aux gardes de sortir et s’abaissa bien bas pour saluer cet être plus petit et frêle que lui qu’il reconnaissait sans jamais hésiter comme son supérieur.

« Tu veux qu’on envoie un dragon sur un de leurs bastions, Majesté ? »

« Le jeu est ainsi fait, Mogdarr. Nulles représailles contre le Kor-ap-sham ! »

L’Orc grogna, mais il accepta, et se retira en laissant la porte béante, désormais assortie au reste des lieux. Enfin seuls, ou presque, Weyrith et Thyia purent encore discuter.

« Alors… Thyia… Tu cherches des adversaires de taille, c’est ça ? »
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