Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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1
Les contrées du Chaos / Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Thyia Tapsus le mercredi 29 avril 2026, 15:09:35 »
Je ne bouge pas. Pas encore.

Le silence à l’intérieur du chariot n’est qu’une illusion. À l’extérieur, le monde ne s’est pas arrêté. Je l’entends continuer, lourd, vivant, imparfait. Des pas résonnent, profonds, irréguliers, faisant vibrer le bois sous leur poids. Des voix s’élèvent, graves, rugueuses, sans retenue. Les ogres. Ils ne combattent plus. Ils déplacent, rangent, reconstruisent avec une brutalité presque méthodique. Leurs gestes sont simples, mais efficaces. Leur présence forme une masse diffuse que je perçois sans la voir.

Certains s’approchent.

Leur curiosité est palpable. Elle n’a rien de discret. Elle ne cherche pas à se cacher. Ils regardent sans comprendre, attirés par ce qu’ils ne peuvent pas nommer. Je sens leur attention peser, mais je ne leur rends pas encore ce regard.

L’eau me maintient. Elle m’aide à me reformer, à me stabiliser, mais elle ne suffit pas. Elle n’est pas l’océan. Elle ne me reconnaît pas. Chaque mouvement reste coûteux, chaque instant hors de mon élément laisse une trace dans ce que je suis. Pourtant, je tiens.

Parce que lui est là.

Sa présence tranche avec tout le reste. Elle n’est pas diffuse. Elle ne se perd pas dans le chaos ambiant. Elle s’impose. Sa voix, lorsqu’elle résonne, coupe le monde extérieur sans effort. Elle ne demande pas. Elle affirme.

Je sens ce qui l’entoure.

Ce ne sont pas des flux d’eau. Ce n’est pas quelque chose que je connais… mais cela répond. Cela se plie à sa volonté. Les vents. Ils l’enveloppent sans l’entraver, prêts à réagir. Il ne se contente pas d’exister dans cet environnement. Il agit dessus. Il le contrôle.

Lorsqu’il parle de commandement… je comprends. Mais je ne réponds pas immédiatement.

Je laisse le silence s’installer entre nous. Il s’étire, se charge, devient presque tangible. À l’extérieur, quelque chose de lourd chute. Un grondement suit, puis un rire épais. Rien de tout cela ne l’atteint. Rien de tout cela ne m’atteint.

Alors, lentement, mes yeux s’ouvrent. Je ne cherche pas son regard. Je sais déjà où il est. Je le vois.
Je ne me redresse pas. Je reste immergée, immobile en apparence. Pourtant, quelque chose change.

L’eau autour de moi réagit. Un frémissement, à peine visible, mais suffisant. Ma présence revient.
Tu te trompes.

Ma voix ne traverse pas l’air comme la sienne. Elle glisse, altérée, comme si elle devait franchir une densité invisible avant de l’atteindre.
Je ne reçois pas d’ordre. Pas de toi.

Je le regarde plus attentivement. Il ne recule pas. Même maintenant. Alors je me nomme.
Je me suis prénommée Thyia.

Ce n’est ni une offrande, ni une concession. C’est un fait.

Sous l’eau, mes doigts bougent à nouveau. Cette fois, le mouvement est plus assuré. Je sens encore la faiblesse dans mes gestes, mais elle ne m’empêche plus d’agir. Elle ne fait que limiter l’ampleur de ce que je peux faire.

Je ne cherche pas à mesurer sa puissance. Elle est déjà là, évidente. Je veux voir autre chose. Sa réaction.

Sans prévenir, l’eau autour de mon bras se contracte. Elle se densifie, se tend, puis se projette vers lui avec précision. Ce n’est pas une vague. C’est une lame. Fine. Rapide. Contrôlée. Pas destinée à tuer. Destinée à révéler.

À l’extérieur, les ogres continuent de s’agiter, mais certains ralentissent. Leur instinct capte le changement, sans qu’ils puissent en comprendre la cause. Une tension différente s’installe.

À l’intérieur, tout se joue ici. Et moi… j’observe.

Parce que s’il tient… alors il devient intéressant.
2
Le temple Shinto / Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Séliane Noctelume le mardi 28 avril 2026, 23:40:35 »
Le contact survient sans avertissement. Ses mains sont saisies. Fermement. Ancrées dans une réalité plus directe, plus brute que tout ce qui les entourait jusqu’ici. Et l’instant se tend.
Pas autour d’eux. Entre eux.

Les papillons réagissent les premiers. Leur trajectoire se brise, hésite puis se resserre. Leur lumière pulse, plus vive, plus instable, comme troublée par une interférence soudaine. Aucun ne se pose. Aucun ne fuit. Ils observent.

Séliane, elle, ne retire pas ses mains. Pas immédiatement. Son regard ne change pas mais quelque chose, dans sa présence, se réorganise. Plus dense. Plus précise.

Le contact n’est pas douloureux. Mais il est… révélateur.

Ce qu’elle perçoit ne ressemble à rien de ce qu’elle a rencontré depuis son arrivée. Ni flux naturel, ni écho spirituel, ni trace laissée par ce monde. C’est une structure étrangère. Cohérente. Fermée.
Et pourtant… Vivante. Ses doigts se détendent légèrement dans la prise d’Adel. Non pour se libérer. Pour sentir. Confirmer.

Ses papillons frémissent à l’unisson. Autour d’eux, le monde répond. Le tambour, au loin, manque à nouveau un battement. La clochette tinte. Une seule fois. Plus nette. Plus proche. Et dans l’air, une tension subtile s’installe. Pas hostile. Mais attentive. Le sanctuaire observe.

La jeune femme incline très légèrement la tête. Pas en signe de soumission. En reconnaissance. Puis, avec une lenteur parfaitement maîtrisée, elle retire ses mains. Sans brusquerie. Sans résistance. Comme si le geste lui appartenait depuis le début. Ses doigts glissent hors de sa prise. Libres.

Son regard, lui, ne l’a jamais quitté.
Vous posez des questions…

Sa voix est toujours calme. Mais plus ancrée.
…avant d’écouter les réponses.

Une pause. Infime. Puis :
Vous n’êtes pas de ce lieu.

Pas une hypothèse. Un fait.

Ses yeux descendent brièvement vers la lanterne, dont la chaleur naissante ne lui échappe pas, puis remontent vers lui sans commentaire. Elle a vu. Elle n’interprète pas encore.

Pas à voix haute.
Quant à moi…

Elle s’arrête. Comme si le mot exact n’existait pas ici. Ou ne devait pas être donné.

Alors la fée choisit autrement.
Je suis celle qui observe pour comprendre avant de juger.

Ce n’est pas une identité. C’est une position. Ses papillons se rapprochent à nouveau, mais cette fois, leur mouvement est plus lent. Plus mesuré. Ils ne tournent plus autour de lui. Ils restent entre eux deux. Comme une frontière lumineuse. Puis, très légèrement, elle penche la tête.

Et cette fois, le geste n’est ni rituel, ni social. Il est… curieux.
Et vous…

Une respiration. Presque imperceptible.
Vous ne savez pas encore ce que vous êtes ici.

Le silence entre eux ne se brise pas. Il se transforme. Moins tendu. Plus… orienté.

Séliane ne détourne pas immédiatement le regard. Elle le maintient encore un instant, comme pour ancrer ce qu’elle vient de percevoir en lui. Puis, lentement, sans rupture, son attention glisse ailleurs. Pas loin. Juste assez. Vers le stand de talismans.

Les omamori y sont suspendus en lignes légères, oscillant doucement sous une brise presque imperceptible. Les tissus sont variés. Rouges profonds, blancs immaculés, bleus apaisants, violets discrets. Chacun brodé de symboles, de caractères, de promesses silencieuses.

Certains passants s’en emparent avec hésitation. D’autres avec certitude. Comme si le choix venait d’eux… ou les choisissait.

Les papillons suivent ce mouvement. Leur lumière s’attarde brièvement sur les talismans, glisse de l’un à l’autre, puis revient. Vers lui.

La princesse incline très légèrement la tête dans cette direction. Pas un ordre. Pas une invitation. Un point d’attention.
Ils portent des intentions.

Sa voix est basse, presque pensée à voix haute. Ses yeux ne sont plus sur les talismans. Ils sont revenus sur lui.
Pas celles que l’on montre.

Une pause. Infime.
Celles que l’on garde.

Le tintement discret des amulettes accompagne ses mots. Autour d’eux, le monde continue mais plus lentement, comme si quelque chose attendait.

Ses papillons se stabilisent à mi-distance, formant une présence silencieuse entre eux et le reste du festival. Et elle se tait. Elle n’ajoute rien. Elle ne demande rien. Mais son regard… ne le lâche pas.

Attentif. Patient. Prêt à voir ce qu’il choisira de révéler.
3
Le papillon apparaît le premier. Une lueur douce dans le crépuscule, flottant entre les silhouettes des élèves qui quittent peu à peu l’établissement. Puis Séliane émerge à son tour, avançant avec son calme habituel à travers le flot des derniers départs. La lumière du soir glisse sur les vitres, allonge les ombres, adoucit les contours du campus. Son regard trouve immédiatement Franz perché sur le muret. Elle remarque la cigarette écrasée. Le sac. L’énergie plus stable qu’au matin. Et, surtout, cette manière qu’il a d’être déjà prêt à avancer.

Lorsqu’il saute au sol et lui demande si elle est prête, ses yeux se posent brièvement sur les instruments qu’il lui montre. Elle les observe avec une attention sincère. La précision humaine. La volonté de comprendre. La volonté de se protéger.

Elle incline légèrement la tête.
Je suis prête.

Sa voix est calme. Simple. Lorsqu’il referme le sac et prend naturellement la direction de l’arrêt de bus, elle le suit sans poser de question immédiate.

Les derniers élèves s’éloignent derrière eux. Le campus se vide peu à peu, laissant place aux bruits du soir : les pneus lointains sur la route, le chant discret des insectes, le souffle du vent dans les arbres.
Puis Franz explique. Le bus. La manière habituelle. Et cette question, presque lancée à la volée :
«Vous avez quelque chose de plus… évolué ? Ou on procède de cette manière ?»

Le papillon décrit une petite spirale au-dessus de l’épaule de la professeure. Elle garde le silence quelques secondes. Ses yeux glissent vers la route. Vers l’arrêt. Vers les quelques personnes déjà présentes.

Puis elle tourne la tête vers lui.
Oui.

La réponse tombe avec naturel. Sans arrogance. Sans mystère forcé. Juste un constat. Une légère pause suit. Le temps d’un pas.

Puis Séliane ajoute, doucement :
Mais je pense que ce moyen-ci conviendra.

Son regard se pose sur lui. Calme. Très légèrement adouci.
Si c’est ainsi que vous vous déplacez, alors cela me convient.

Leurs pas ralentissent à l’approche de l’arrêt. Le papillon vient se poser un instant sur la vitre de l’abribus avant de reprendre son vol. La jeune femme observe les humains qui attendent. Les regards fatigués. Les gestes répétitifs. Les sacs serrés contre les jambes. Les téléphones entre les mains. Tout un petit rituel silencieux.

Elle observe cet usage humain comme elle observerait une coutume ancienne et veut réellement savoir si tous les bus ont le même rituel car elle n’a pris le bus qu’une seule fois. Il y a de cela 4 jours.

Le vent soulève légèrement une mèche de ses cheveux. Puis, après un court silence, l'étrangère reprend :
J’ignore encore beaucoup de vos habitudes.

Son regard revient vers lui. Plus direct.
Mais je préfère apprendre celles qui vous sont familières…

Une pause. Très légère.
… plutôt que de vous imposer les miennes.

Le papillon revient flotter entre eux, lumineux dans la pénombre naissante. Et Séliane détourne doucement les yeux vers la route, comme si elle n’avait pas conscience de la portée de ce qu’elle vient de dire. Mais dans la douceur tranquille de sa voix, quelque chose s’est déplacé. Ce n’est plus seulement une alliance. Ceci est une manière discrète de lui dire : “je pourrais vous emmener autrement… mais je choisis d’aller avec vous.

La fée ne s’est pas changée et reste dans sa tenue de professeure. Enfin, ce qu’elle croit être la tenue professorale mais sans blouse. Une longue robe ample si fluide qu’on pourrait la voire liquide pour les non humains d’origine. D’un bleu nuit si profond et de rares petits éclats lumineux que l’on pourrait croire que la nuit elle-même est une personne. Sauf que cette fois la personnalité royale d’une autre planète s’est détachée ses longs cheveux sans y avoir pris la peine de les coiffer, ressemblant à une professeure venant tout juste de se lever de son lit.

Une fois dans le bus, elle choisit les places du fond histoire d’être un peu plus à l’aise afin de murmurer deux ou trois autres petites choses.

Et pourtant, autour de Séliane, quelque chose demeure légèrement à part. Son regard glisse vers la ville au loin. Vers la direction du quartier de la Toussaint.

Sa voix baisse d’un ton.
Plus nous approcherons…

Une pause.
… plus il sera important que vous me disiez immédiatement si vous sentez un changement.

Ses yeux se tournent vers lui. Directs.
Pas seulement dans vos appareils.

Un silence très léger.
En vous.

Le papillon se pose un instant sur la tête de sa propriétaire, ses ailes vibrant doucement. Puis, presque plus bas encore :
Les seuils actifs influencent rarement uniquement leur environnement.

Son regard s’adoucit.
Et vous y êtes déjà sensible.
4
Blabla / Re : Horloge parlante
« Dernier message par Kei Kurono le dimanche 26 avril 2026, 22:48:08 »
22h47

Toujours étonné de voir que le forum est toujours vivant à chacun de mes passages. ^^ Bonsoir là dedans !
5
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Adel Esplana le mercredi 15 avril 2026, 16:39:30 »
« Arcaniste. »

Adel voit que ce n'est pas un terme qui est très familier à l'individu qui lui fait face, ce qui n'est pas exactement une réponse qui lui convient. Même sans expérience personnelle, des titres peuvent fort bien attirer des aprioris d'entrée de jeu. Ou alors cet homme ne connaît vraiment pas le terme. A voir. Il le laisse chercher dans ses souvenirs car....pour être honnête, il n'est pas sûr lui-même que ce titre lui convient. Ce qui est ennuyeux en soi, trébucher sur sa propre présentation. Cependant...

« Ah oui ! T’es une sorte de magicien qui lance des sorts ! »

Oui voilà, ça. Il acquiesce pensivement. Effectivement, il lance des sorts. Mais les magiciens apprennent à interagir avec les énergies qui servent de support à ces sorts. Adel...ses capacités lui ont été donnés par son patron, ainsi que les artefacts qui vont avec. Au vu de cette différence, peut-il s'appeler arcaniste ? Il suppose que oui, c'est un terme plus général pour désigner des lanceurs de sorts.
Un terme plus spécifique pour lui serait...

Prêtre, non. Et il espère qu'il ne donne pas cette impression car il ne prêche rien et il n'entend pas commencer à le faire tant qu'il sait à peine ce que le Phoenix veut. Il n'a pas l'impression que cette entité a réellement besoin de prière comme les dieux.

Champion, non. Le terme est trop grandiloquent, et cela supporte également l'idée qu'il défend activement une cause définie. Ce qui, encore une fois, n'est pas le cas. Certes, il a des informations à ce sujet grâce à ce qu'il a appris dans la bibliothèque du temple ou il a passé son pacte, mais rien qui ne soit une cause définie.

Emissaire...

« Bon, bah, ne va juste pas arcaniser dans le coin, Adel ! On est dans l’espace et ce coucou a besoin d’une sérieuse maintenance. Pour couronner le tout, l’équipage que j’ai recruté sur place n’est pas vraiment… satisfaisant. »

...plus tard, car il est tiré de ses réflexions par celle du soldat.

"Bien entendu, je n'ai pas envie de brûler avec le vaisseau en refaisant ce qui m'a amené là."

Il se retient de lever les yeux au ciel parce qu'il sait que l'évidence n'est pas toujours évidente pour tout le monde, mais bien sûr qu'il ne va pas refaire ce qui l'a amené là pour commencer, et surtout dans le vaisseau dans lequel il se trouve. Il a moins d'une chance sur 1000 d'avoir un résultat pertinent à son objectif de revenir là où il se trouvait avant cette débâcle, et toutes les chances de faire sauter cet engin et tout ce qui vit dedans. En fait, il s'en tiendra là pour ce qui est de créer des sorts pour le moment. Il espère que son grimoire voudra bien lui lâcher de quoi résoudre ce genre de problème, sinon sa quête n'en sera que d'autant plus ralentie.

« Et tu viens d’où, Adel ? Tu aurais pas des compétences utiles pour le voyage, à tout hasard ? »

Ah, ces questions-là sont moins évidentes, quoique les mots lui viennent tout de suite en tête. En tout cas, pour la première partie.

"Si vous voulez parler de mon lieu de naissance, il s'agit d'un endroit dans lequel je ne souhaite pas retourner pour le moment, et que je n'ai envie d'infliger à personne. Pour ce qui est de l'endroit ou je me trouvais avant mon accident, j'étais sur Terre, non loin de la ville de Seikusu, Japon."

Quant à la seconde partie....il a besoin de plus de temps de réflexion pour déterminer ce qu'il pourrait répondre, du temps qu'il passe à évaluer son vis à vis et les personnes qui passent de temps en temps dans les couloirs du vaisseau en maugréant dans sa propre langue. De quoi pourraient-ils bien avoir besoin ? Il compile mentalement une liste des rôles qu'il pourrait remplir.

Puis il compte un doigt en même temps qu'il répond.

"Pour ce qui est de la mécanique de votre navire, à moins d'avoir un manuel détaillé et du temps devant vous, oubliez ça. Je serais plus susceptible de le détruire qu'autre chose."

Un deuxième doigt.

"Je peux certainement me battre, avec mes armes et avec mes sorts, mais je ne suis pas un amoureux des champs de bataille, donc je ne le fais que si nécessaire."

Un troisième doigt.

"Pour toutes les recherches dans les domaines des arcanes, je peux certainement vous apporter mon aide, cela m'intéresse bien plus et j'ai besoin d'apprendre beaucoup de choses pour mes propres recherches."

Un quatrième doigt.

"J'ai des compétences de premier secours, et je peux certainement user de mes sorts pour refermer des plaies et renforcer le corps contre les maladies et les poisons, quoique je suggère que vous trouviez un vrai médecin ou un guérisseur spécialisé pour toutes les spécialités extrêmement compliquées, sauf, encore une fois, si vous avez le temps et les tomes nécessaires sous la main."

Un cinquième doigt.

"En matière de cuisine, je ne sais préparer que des rations de survie et de l'eau bouillante, donc ne vous attendez pas à grand-chose."

Il cherche encore un peu, mais il pense qu'il n'a pas beaucoup plus à ajouter à cette liste. Ah si, un objectif clair.

"Je pense que j'ai fait le tour de la question, donc à vous de juger. Je tiens cependant à préciser que, sans vouloir abuser de votre présente générosité, je souhaite retourner à Seikusu. Mes affaires s'y trouvent, et repartir de zéro représenterait une perte de temps conséquente pour moi."
6
Les alentours de la ville / L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Saël Thorne le mercredi 15 avril 2026, 14:43:55 »
Le couloir est étroit. Trop étroit pour ce qui circule entre eux.
Quand Anéa lui demande de se retourner, Tsaphkiel ne discute pas. Il obéit aussitôt. Le geste est net, presque militaire… mais une légère rigidité traverse sa nuque. Comme si ce simple mouvement lui coûtait davantage qu’un affrontement. Il lui tourne le dos. Et pourtant… il la sent. Pas comme une présence à analyser. Pas comme une menace. Autrement. La chaleur encore humide de sa peau. Le froissement du tissu. Le glissement discret contre sa propre chair. Tout devient trop précis.

Il fixe un point devant lui. Immobile. Cherchant à reprendre le contrôle. Sans y parvenir tout à fait.

Derrière lui, elle bouge. Elle s’habille. Et lui… imagine malgré lui. Pas par choix. Par manque de défense. Il ferme les yeux une seconde. Lorsqu’elle passe à côté de lui sans le regarder, quelque chose cède en lui. Un vide bref. Presque une chute.

Puis sa voix.
Tu veux dire avant ou après que j’ai merdé ?

Le mot heurte. Trop dur. Trop injuste. Il ne répond pas. Mais il la suit. Quand elle attrape sa main, il ne se dérobe pas. Le contact est simple… et suffit à tendre légèrement ses épaules. Il se laisse guider. Puis pousser.

Le canapé l’accueille sans résistance. Il s’assoit, droit d’abord, puis s’ajuste sous la pression de son geste. Sa main vient instinctivement resserrer la serviette à sa taille. Réflexe.

Mais son regard revient à elle. Toujours.
Bouge pas et laisse-toi faire…

Il obéit. Pas à un ordre. À elle. Quand la guerrière s’installe face à lui, en tailleur, si proche… son souffle se tend légèrement. Rien de visible. Rien de bruyant. Mais présent.

La compresse touche sa plaie. Une brûlure brève. Il ne réagit pas. Mais ses yeux descendent sur ses mains. Sur la précision de ses gestes. Sur cette attention silencieuse qu’elle lui accorde. Et cela le trouble plus que la douleur.

Anéa parle. Et l’archange écoute. Pas comme un juge. Pas comme un supérieur. Comme quelqu’un qui reçoit. Chaque mot s’ancre lentement. Le lycée. L’infiltration. Les cheveux teints. Son regard remonte légèrement, comme s’il essayait de la voir ainsi. Différente… et pourtant identique. Puis elle continue.

Et quelque chose change. Quand elle dit “je me suis prise au jeu”, ses doigts se crispent imperceptiblement sur le tissu de la serviette. Puis viennent les sentiments. Le “quelqu’un”. Et là… quelque chose se fissure en lui. Silencieusement. Profondément. Il ne bouge pas. N’interrompt pas. Mais son regard se fige.

Et quand la vérité tombe… Le démon. Son souffle s’arrête. Une seconde. Ses yeux se ferment lentement. Pas à cause de son erreur. À cause de ce qu’elle a vécu.

Quand elle reprend ses soins, il rouvre les yeux. Et cette fois… il ne regarde plus la plaie. Il la regarde elle. Ses traits. La tension dans sa mâchoire. Ce qu’elle évite encore. Il voit. Trop bien.

Quand elle parle de sa “pureté envolée”, quelque chose de dur traverse son regard. Pas contre elle. Contre ce mot. Contre ce qu’on lui a fait croire. Mais il ne l’interrompt pas. Il la laisse aller jusqu’au bout. Jusqu’au jugement. Jusqu’à la chute.
- Satisfait de la réponse ?

Le silence retombe. Lourd. Vivant. Le Juge de l’Equilibre ne répond pas immédiatement. Parce qu’il ne peut plus répondre comme un Prince. Pas après ça. Quand elle lui demande de se décaler, il le fait lentement, sans la quitter des yeux. Juste assez pour lui laisser l’espace. Et lorsqu’elle se rapproche encore, trop près, quelque chose cède.

Sa main se lève. Pas brusquement. Comme une hésitation qui prend forme. Ses doigts s’arrêtent à quelques centimètres de son bras… puis remontent lentement. Jusqu’à frôler sa peau. Un contact à peine perceptible. Mais voulu.

Sa voix tombe, plus basse. Dénuée de toute solennité.
Ce n’était pas une erreur.

Un souffle.
Tu as été trompée.

Une pause.
Ce n’est pas la même chose.

Ses doigts se retirent lentement, comme s’il réalisait seulement le geste. Mais il ne s’éloigne pas vraiment. Quelque chose, dans sa posture… dans son regard… refuse de la juger. Refuse de la condamner. Refuse même de la voir comme une déchue.

Il la regarde comme quelqu’un qui aurait dû être protégée. Et qui ne l’a pas été.

Les bandes passent autour de son torse. Le tissu glisse contre sa peau encore tiède, épouse ses lignes. Il ne bouge pas. Mais son regard ne la quitte plus. Trop présent. Chaque mouvement d’Anéa, chaque contact de ses doigts… fait naître en lui une tension basse, continue. Qu’il ne nomme pas. Qu’il ne fuit plus.

Le silence change. Devient plus dense. Quand elle se rapproche pour passer la bande derrière lui, son bras se lève pour l’aider. Mais il ne s’écarte pas. Il reste. Trop près. Son bras redescend lentement derrière elle. Sans l’enfermer. Pas vraiment. Mais assez pour que la distance disparaisse presque entièrement. Son souffle effleure ses cheveux encore humides. Et là… il s’arrête. Comme au bord de quelque chose qu’il découvre trop tard. Ses doigts se posent dans son dos. Légèrement.

Un geste inutile. Donc sincère.
Tu n’aurais pas dû être seule.

Ce n’est pas un reproche. C’est pire. Ses doigts glissent à peine. Entre hésitation et découverte.
J’aurais dû…

Il s’interrompt. Parce qu’il n’a pas le droit de finir cette phrase. Son front s’incline légèrement. Presque contre le sien. Sans tout à fait toucher. Leurs souffles se mêlent. Et il reste là. Suspendu. Ses yeux cherchent les siens. Et pour la première fois… il n’y a plus de distance. Plus de fonction. Plus de titre.

Seulement lui.
Je ne laisserai plus cela arriver.

Un murmure. Calme. Mais chargé d’une promesse qui dépasse son rôle. Ses doigts se crispent légèrement dans le tissu de son t-shirt. Pas pour la retenir. Parce qu’il lutte. Encore. Toujours. Et malgré cela… il ne s’écarte pas.
7
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le mardi 14 avril 2026, 11:11:00 »
Jack avait détaillé l’embarqué de dernière minute pendant que celui-ci se remettait de ses émotions et, épuisé, le fixait avec hésitation à sa question. Avait-il peur de se faire dépouiller ou juger ? Si c’était le cas, il n’avait pas vraiment d’échappatoire, à ce stade, à moins qu’il cache bien son jeu.

Le gringalet portait une tenue curieuse, plutôt le genre de choses qu’enfilait un prêtre ou le membre d’une secte, ou un habitant de Terra. C’était curieux. La planète était vraiment peu fréquentée et il aurait été difficile de dire ce qu’un religieux serait venu faire ici. A moins qu’une secte se soit cachée là sans que personne le sache ? En tout cas, Jack avait testé son capteur de failles tout récemment et confirmé qu’il n’y en avait pas ici. Ce type ne pouvait donc pas venir de Terra, ou même d’ailleurs, sans un moyen de transport ; ou du moins le croyait-il.

Quand, finalement, la réponse vint, Jack l’avisa en silence et d’un air perplexe. Mais ce n’était pas de l’hostilité. Il était simplement et clairement interdit de sa réponse.

« Arcaniste, répéta-t-il, circonspect. »

Il se gratta les cheveux en se demandant où il avait déjà entendu ce terme. Ça lui revint assez vite, et son visage s’éclaira finalement.

« Ah oui ! T’es une sorte de magicien qui lance des sorts ! »

Merci Diamant pour l’avoir instruit sur le sujet ! Même s’il avait été plus attentif aux aspects pratiques et à sa personne qu’aux sujets les plus mystiques de son monde. Grâce à elle, il avait une vague notion de ce qu’était son invité, pour peu que les mots aient le même sens pour lui.

« Bon, bah, ne va juste pas arcaniser dans le coin, Adel ! On est dans l’espace et ce coucou a besoin d’une sérieuse maintenance. Pour couronner le tout, l’équipage que j’ai recruté sur place n’est pas vraiment… satisfaisant. »

Il se racla la gorge d’embarras, peu satisfait, en effet, de sa présente situation. Mais il avait un plan et il fallait que le mage mystérieux évite de tout bousiller pour que ça marche. Le fait qu’ils soient actuellement dans le vide spatial lui donnait sans doute une garantie.

« Et tu viens d’où, Adel ? Tu aurais pas des compétences utiles pour le voyage, à tout hasard ? »
8
Franz avait passé la journée à donner ses cours, ce qui ne suivait en rien les conseils de Séliane ; mais il s’était aussi reposé dès qu’il l’avait pu en se préparant à leur mission. Le démon n’avait pas besoin de beaucoup de repos et il pouvait toujours tirer des ressources d’un nœud d’énergie tellurique, comme toute créature de son origine. Il n’aimait pas le faire et l’évitait en général, mais il se permit un petit prélèvement après sa sieste du midi et c’est bien requinqué et en meilleur état qu’en la commençant qu’il avait achevé sa journée.

Il fumait une cigarette, perché en tailleur sur un muret, lorsque la fin des cours du soir sonna. Le soleil se couchait déjà et des élèves épuisés passaient devant lui, la plupart sans le voir, pour rentrer chez eux. Quelques-uns lui firent signe, et même quelques professeurs. Il y en avait un, Surubachi-sama, qui lui tirait toujours une grimace désapprobatrice au possible, mais ses tentatives initiales de nuisance n’avaient mené à rien et il se contentait désormais d’être la dernière personne à ne pas l’accepter dans l’établissement.

Puis arriva la fée, enfin. Franz la repéra au papillon magique la précédant, et il écrasa sa cigarette avant de sauter du muret, la rencontrant à sa sortie de l’établissement.

« Prête ? »

C’était une question rhétorique. Rien chez la professeure de magie ne laissait songer qu’elle fut effrayée par la perspective d’étudier une faille active. Par ailleurs, le démon s’était équipé, ramenant un sac sur son ventre pour l’ouvrir et révéler divers instruments mystérieux.

« Avec ça, on devrait pouvoir mesurer les niveaux sans trop s’approcher ni risquer de… tomber dedans, expliqua-t-il avant de refermer et de repasser les sangles à ses épaules. »

Ils avaient ensuite innocemment pris le chemin de l’arrêt de bus à son initiative.

« Normalement, je prends le bus, justifia-t-il nonchalamment. Vous avez quelque chose de plus… évolué ? Ou on procède de cette manière ? »
9
Les contrées du Chaos / Re : Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le mardi 14 avril 2026, 10:39:55 »
Le temps passait, lentement. Weyrith n’était pas homme à patienter, mais il était aussi curieux. Bien des gens étaient déçus qu’il ne mette pas cette curiosité au service de son éducation fort lacunaire, tandis que ses adversaires s’en réjouissaient. Mais il pouvait se montrer curieux, et alimenter une patience insoupçonnée juste pour savoir, pour satisfaire cette curiosité.

Cette femme, cette créature, allait-elle survivre et se reconstituer, comme le mage semblait l’avoir pensé ? Il n’en savait rien, mais il était bien curieux de pouvoir en témoigner. Il avait déjà vu un élémentaire d’eau, une fois, et c’était une manifestation magique bien plus mystérieuse et étonnante qu’elle. Bien sûr, nul ne lui avait dit qu’elle était un élémentaire, mais telle était sa perception, puisqu’elle était si liée à l’eau ; une approximation destinée à combler l’ignorance.

Bien sûr, il ne passa pas le temps à ne rien faire, la fixant sans un mot ni un geste. Il eut droit à la visite de Mogdarr, qui se montra bien contrarié de devoir aller se laver au bassinet comme à l’époque des maraudes avec ses compagnes, mais ne protesta pas outre mesure. De ses compagnons, en dépit du gabarit, il était sans doute le plus obéissant. Et cela remontait à loin, à cette époque où ils s’étaient retrouvés et où Weyrith, mû par la prophétie de l’Oracle, avait imposé son autorité sur lui en combat singulier. Rien, depuis, n’avait laissé penser au fier Orc que les choses puissent en aller autrement entre eux. Puis, il y avait eu quelques serviteurs cherchant à le satisfaire, des missives passées oralement par la porte ; tous déboutés au demeurant, laissant finalement l’Empereur et sa mystérieuse compagnie seuls.

Il s’était installé dos au mur et avait fermé les yeux, semblant faire la sieste, quand elle avait fini par bouger. Il l’avait vue se rétablir entièrement, mais jamais manifester la moindre trace de vie, et il s’était demandé si elle pouvait le voir ou le percevoir d’une manière ou d’une autre. Gardant les Vents autour de lui, il avait ainsi feint le repos et, enfin, un léger mouvement provoqua une ondine à la surface de l’eau dans de légers clapotis. Et Weyrith ouvrit les yeux, appelant à lui plus de vents. Il les garda hors d’ici, les faisant se rassembler en rafales tourbillonnantes, invisibles, et imperceptibles d’ici, mais se prépara à se défendre tandis qu’il se redressait.

Lentement, curieux mais prudent, il fit un pas après l’autre en direction du bassin où reposait toujours la blanche créature, immobile, sans vie en apparence, mais bel et bien éveillée. Il en était certain. Il approcha jusqu’à pouvoir bien la voir, abordant sa nudité avec l’indifférence d’un homme en ayant vu d’autres, et attendit quelques secondes de voir un autre geste la trahir ; en vain.

« Tu caches bien ton jeu, dit-il alors. Mais je te commande de me dévoiler ton nom ! Car je suis Weyrith, Empereur d’Ashnard et ton maître de droit en ces lieux. »

Se sachant bien épié, il se prépara à tout, se positionnant subtilement de manière à s’apprêter au combat.
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Le coin du chalant / Re : If the End Is Inevitable, Make The Journey Memorable
« Dernier message par Shion le lundi 13 avril 2026, 23:44:00 »
Oh, tu sais, dans mon cas, percevoir les bribes d'avenir, c'est pas vraiment quelque chose que je cherche à amplifier, bien loin de là  ::)

Mais tu sembles avoir une suggestion en tête?
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