Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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1
Les contrées du Chaos / Re : Par les eaux, sois ressuscitée ! -- Weyrith & Thyia
« Dernier message par Weyrith le Aujourd'hui à 03:21:35 »

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L’Oracle l’avait appelé et il se trouvait devant lui. Tourbillon de Vents entremêlés. Que faisait-il là ? Maintenant qu’il y était, il doutait. Mais il posa quand même la question. Cette question, il ne s’en rappelait plus exactement. Et il ne se rappelait plus vraiment de la réponse de l’Oracle. Les faits étaient flous. Il avait plus reçu une certitude et un cap au fond de lui, une guidance légitimée par le pouvoir de la certitude.

Après cela, rien ne l’avait arrêté.

Il avait humilié et détruit Mogdarr, le soumettant à ses ordres.

Il avait traité ses compagnons comme des serviteurs.

Il les avait conduits dans un piège.

Lethyssia était là. Elle l’avait provoqué. Elle lui avait révélé les plans de son maître. Pour ça, il l’avait dominée. Une énergie impensable s’était emparée de lui, le genre d’énergie qu’il n’avait pu déployer avant de devenir le Grand-Maître du Cercle de l’Oubli, bien plus tard.

Il avait vaincu la succube et avait gagné sa dévotion.

Il avait sauvé ses amis.

Tous.

Sauf une.

« WEEEEEEEEEY !!! »


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Le hurlement de terreur de Vanaiel avait percé les voiles du Temps pour lui revenir avec la même clarté qu’alors. Il se rappelait. Il se rappelait. Et avec cette déchirure de la trame, il se rappela d’autres choses.

Mais il ne parvenait pas à comprendre ce qui l’assaillait. Il y en avait trop. Amis et ennemis se superposaient les uns sur les autres à la vitesse de l’éclair. Les événements se mélangeaient, anéantissant ses pensées et ses raisonnements. Il sentait sa conscience s’éteindre, diluée dans la tempête brutale balayant son crâne. Il se tendit, serra les dents, grogna.



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Les Vents le calmèrent.

Il se retrouvait devant l’Oracle. Là-bas, au temple. Mais pas vraiment. Il avait vaguement conscience de ne pas être là et de faire face à une projection de son esprit. Un réflexe de survie, une sauvegarde d’urgence de sa santé mentale. Une manière de couper court au chaos pour lui permettre de réémerger.

L’Oracle, tourbillon sans visage, était devant lui, autour de lui. Il n’interagissait pas avec lui. Il régnait une ambiance étrange. La sérénité qu’inspirait les sifflements bienveillants de l’entité était comme ternie par autre chose. Il ne l’avait pas réalisé en s’y rendant, mais il se rappelait. Il se rappelait l’avoir ressenti, là-bas. Il se rappelait.

L’Oracle n’avait pas parlé.


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De violentes convulsions s’emparaient soudain de lui. Il restait debout, perché sur la pointe de ses pieds, le corps tordu, tendu à l’extrême. Il faisait un malaise sévère. Autour de lui, les Vents devinrent une barrière infranchissable et solide qui menaçait d’éroder les chairs de tout être cherchant à l’approcher.



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Devant lui, une silhouette noire se tenait. Ce n’était pas les Vents. Mais ça en faisait partie. C’était ce qui lui semblait. La silhouette lui ressemblait étrangement. Elle lui sourit, des yeux incandescents le fixant avec une fierté malsaine tandis que, soudain, une voix aussi suave qu’impérieuse tonnait dans son crâne.

« IL ÉTAIT TEMPS ! LE TEMPS FILE, TU SAIS ! ET TU AS UNE CHOSE A FAIRE POUR MOI, FILS ! »


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Pendant une seconde, le temps sembla se suspendre dans la pièce où se tenaient Weyrith et Thyia. Les Vents stoppèrent. Les secousses aussi. Un silence total envahit tout tandis qu’une chape de plomb s’abattait étrangement sur les lieux.

Puis, une explosion d’énergie fit tout basculer, venue de l’Empereur, qui s’éleva brièvement avant de retomber sur ses pieds. Son teint était livide, ses traits creux et noircis, et ses yeux brûlaient d’un feu surnaturel, rouge et crépitant d’une magie sauvage. Ces mêmes yeux se posaient sur la créature, durs et furibonds. Et quand elle l’entendit reprendre la parole, elle réalisa qu’il ne bougeait pas les lèvres, et qu’elle l’entendait directement dans sa tête, impossible à éviter.

« Toi… Qu’est-ce que tu m’as fait… ?! »

Weyrith serra les poings, puis il se relâcha d’un coup et tendit un doigt.

Les Vents s’abattirent soudain sur Thyia, l’enveloppant si fort qu’elle perdit sa capacité à se disperser, prisonnière de sa forme, tandis qu’elle était rejetée dans le bassin qu’elle ne sentait même pas, ni l’eau à l’intérieur. Coupée du monde, elle le percevait sans le sentir à cause de l’enveloppe élémentaire l’emprisonnant.

Elle vit la silhouette sinistre de l’engeance cachée de Pazuzu se dresser subitement au-dessus d’elle et, à une vitesse surnaturelle, s’abattre sur sa personne. Weyrith l’étudia avec un plaisir sadique et en se frottant les mains.

« Bon, comment on se débarrasse de toi ? Peut-être qu’en déshydratant jusqu’à la dernière molécule de ce qui te compose… Hahaha ! Tentons ça ! »

L’eau du bassin se mit à bouillir soudainement et une chaleur extrême enveloppa la créature aquatique, qui se sentit changer par la force de la physique sans pouvoir se disperser, et la pression à l’intérieur du cocon de vents solide la tenant grimpa en flèche, lui donnant l’impression d’imploser. Un rire rauque et narquois s’échappa de la gorge du Weyrith transformé, qui la regardait souffrir avec une joie évidente.



Ailleurs, Arkhavel Solmyrion arrêta ce qu’il était en train de faire. Le véritable Grand-Maître du Cercle de l’Oubli fit des yeux ronds et scruta une direction avec anxiété.

Ah non, songea-t-il avec irritation ! Hors de question ! Il deviendrait trop dangereux !

Le mystérieux comploteur ferma les yeux, se détendit et murmura une prière silencieuse.



Weyrith cessa soudainement ce qu’il faisait et il se figea avec un rictus inquiet, comme si ce qu’il était réalisait ce qui allait se passer. Il essaya d’articuler quelque chose, un refus d’être encore une fois circonscrit. Mais la gemme à son front brilla et sembla aspirer son pouvoir avant de s’en décharger en un clignement d’œil, s’éteignant aussi vite qu’elle s’était allumée.

Le flash passé, Weyrith réapparut comme il avait été avant, tel que Thyia l’avait découvert à son réveil. L’eau avait cessé de bouillir, son corps reprenait forme, et les Vents la quittèrent, se dissipant soudain, la laissant retomber dans un bassin tiédi.

L’Empereur, lui, chancela, une mine absente sur le visage, et, tombant à genoux, bascula sur ses talons et en arrière, s’étalant de l’autre côté du bassin.

Il y eut un bref instant de calme suspendu avant que Mogdarr fasse irruption à nouveau. Mais, déjà, Weyrith émergeait.

« Je savais qu’il fallait pas te laisser seul avec ! Qu’est-ce qui se p… »

L’Orque se tut en voyant les deux individus allongés dans son énorme baignoire, apparemment tranquilles, et un supérieur clairement pas affecté par un quelconque affrontement qui viendrait de se tenir. Car comme il émergeait, Weyrith semblait, en effet, n’avoir aucun souvenir de ce qui venait de se produire. Il regarda alentour avec étonnement avant de scruter brièvement Thyia, puis de lancer à son général :

« Sors, je te prie. »

Le guerrier ronchonna, mais il s’exécuta, une fois de plus, et le silence retomba comme l’Elfe et la créature se fixaient.

« Je ne veux pas savoir ce qu’il s’est passé, commença à dire Weyrith, car je pense qu’il est mieux que j’aie oublié. Quoi que tu aies fait, Thyia, es-tu satisfaite du résultat ? »
2
Depuis le moment où il avait posé les yeux sur Séliane, Franz s’était posé une question à son sujet : pouvait-elle être prise de cours, surprise, troublée ? Il n’avait pas encore eu de raison d’y croire, la plaçant sur un plan d’existence particulièrement élevé, comme une personne considérant la vie comme une étape d’un tout plutôt que comme un temps fini à prolonger ad infinitam. Évidemment, c’était une chose particulière à songer pour un Démon théoriquement immortel, mais Franz s’était plus approché des mortels que de son genre depuis des décennies maintenant, et ses pensées en étaient affectées.

Ainsi, voir sa consœur perturbée au point de rester muette et de ne pouvoir dissimuler l’émotion puissante la traversant lui fit courir un frisson à travers l’échine. Elle pouvait bien être affectée par les choses. Et ce qu’elle avait vu y était parvenu. Cette fleur. Une fleur de Veille-Lune, comme elle l’appelait. Le démon posa son regard dessus pensivement comme elle parlait, s’interrogeant sur sa nature, son pouvoir, et sur la réalité de la menace pouvant peser sur la Terre.

Une chose était sûre : cette chose ne devait pas exister. Si la professeure était bien informée et si son monde était anéanti, alors une espèce endémique ne pouvait arriver par une faille. Elle ne devrait plus exister. Les théories se bousculaient. La logique aurait voulu qu’elle se trompe et que son monde existe encore, mais quelque chose lui disait qu’elle avait bien raison. A partir de là, les déductions étaient larges, allant du monde parallèle à la terraformation d’un autre monde, en passant par la survie de son monde dans un état transitoire ou une dimension interstitielle, ou par une contamination remontant à loin et jusque là jamais perçue.

Quoi qu’il en soit, elle avait raison : ils allaient devoir travailler ensemble, car cette affaire les touchait tous deux au même titre. Il posa sur elle un regard entendu, mêlant gravité et reconnaissance. Il se sentait, en effet, un peu dépassé par la situation. C’était quelque chose qui lui arrivait très rarement. A dire vrai, ça ne lui était jamais arrivé. Pas à ce point. Il était pourtant un enfant de Belphegor ayant reçu une part de son génie hermétique pour malédiction héréditaire. Il savait des choses qu’il ne savait pas encore et les découvrait en lui en les étudiant. C’était ce qui avait fait de lui un si bon scientifique. Mais aujourd’hui, il se sentait perdu. Et ce n’était pas normal.

« J’aurai bien besoin d’une consœur, admit-il avec calme. »

Ses yeux retrouvèrent la fleur et l’avisèrent encore un bref instant avant de se relever dans les ambres grêlés d’éclats de saphir de ses yeux. Il ne les avait pas remarqués si frappants, et il s’y perdit quelques secondes avant de cligner des yeux et de se ressaisir. Il se referma aussi, immédiatement, craignant d’avoir laissé son aura se diffuser vers elle lors de cet interlude béat.

« Mais il va falloir être plus ouverte sur certaines choses, souligna-t-il alors. Ces fleurs de Veille-Lune… Que sont-elles et quel est leur danger ? Et comment s’en serait-il trouvée une ici si elles sont censées avoir été… détruites avec votre monde ? »

Franz réalisa qu’il parlait assez abruptement, avec une froideur analytique, d’un drame qui affectait encore réellement sa compagne de recherche. Il fit une grimace, baissa la tête et soupira.

« Pardonnez-moi. »

La redressant, il se fit plus doux.

« Comprendre est dans ma nature. Je déteste ne pas y parvenir. »
3
Base Spatiale / Tout s'emboîte parfaitement -- Jack, Kaz
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 06 août 2026, 03:56:33 »
Fisk était bien connu des gens du bloc. Dans les tréfonds de cette interminable mégalopole, sur ce monde sans fond, la proximité était redevenue la seule norme, la seule référence accessible à l’esprit humain. Ici, on ne se sentait pas concerné par les affaires des hauteurs. Chaque bloc de chaque fondation de chaque arcologie de la cité gigantesque les surmontant fonctionnant comme son propre petit monde à l’insu de ceux vivant au-dessus. Ici, des gens comme Fisk étaient connus. Ils étaient connus parce que leurs actes influençaient des vies.

En l’occurrence, Fisk était un chasseur de têtes pour le réseau de proxénétisme le payant. C’était un organisme criminel tentaculaire dont les extrémités couvraient de nombreux blocs et allaient se perdre jusqu’aux cimes, et personne ne cherchait donc à saisir son existence. Fisk était le proxénète. Il échangeait des profils intéressants contre de belles sommes de devises et obtenait souvent une réponse favorable. Les gens étaient, tout simplement, plongés dans la misère plus souvent que bercés par le confort.

Mais Fisk était aussi un escroc. Lorsqu’il ne trouvait pas ce qu’il cherchait par des moyens conventionnels, des moyens que certains ici diraient honorables, ou honnêtes, il s’arrangeait pour forcer ses cibles, les plongeant dans des situations dont lui seul pouvait les sortir. C’était déjà d’une cruauté sans nom, mais il avait aussi fini par atteindre le plus bas creux du caniveau en payant ses victimes avec des faux. Une association de victimes avait fini par se constituer et avait survécu assez longtemps pour rassembler une somme suffisante pour solder Fisk. Il semblait que même ses patrons cherchaient désormais une excuse pour le remplacer.

Jack avait répondu présent. Il avait conduit la Banshee ici pour faire installer la dernière optimisation de son scanner de failles auprès d’un mécanicien d’un bloc voisin, et il avait reçu l’annonce et pris le contrat le temps d’attendre que ce soit fait. Un malfrat prétentieux à prendre vivant. Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?


◕ Ѫ ¯ º ѧ


« Et merde ! Me claque pas entre les doigts ! »

Fisk s’étouffa dans un rire sanguinolent, apparemment indifférent à son sort. Il avait compris que si son agresseur mystérieux le voulait en vie, c’était pour le livrer à quelqu’un. Ca voulait dire qu’il allait se faire torturer un moment avant de crever. Il en avait conscience. Pourtant, une partie de lui espérait encore de survivre, aussi tenait-il son pansement compressif gorgé de sang fermement pour chercher à limiter le saignement.

Jack râlait. Ça s’était mal passé. Très mal. L’informateur qu’il avait dégoté l’avait envoyé dans un guet-apens, lui donnant l’adresse non pas de la planque personnelle du trafiquant d’âmes damnées, mais d’un tripot clandestin rempli de criminels et de joueurs peu enclins à se laisser déranger. Dès qu’il avait poussé la porte, et après quelques secondes de réalisation des deux côtés, les armes avaient commencé à sortir et les détonations s’étaient déchaînées. Le Tanexien ignorait comment il s’en était sorti. Il lui semblait que certains en avaient profité pour tenter de régler une dette et que la fusillade était devenue confuse, beaucoup de tireurs se reportant vers d’autres cibles avec inquiétude et tirant sur tous ceux qui faisaient mine de diriger leurs viseurs sur eux avec la même anxiété.

Il avait fini par coincer Fisk, mais le gars l’avait accueilli en se jetant sur lui avec un poignard à monofilament. C’était une belle saloperie, extrêmement coupante. Jack avait réagi pour survivre, esquivé le coup, détourné la force du bandit et retourné l’arme contre lui, lui perçant le foie dans un coup sec et brutal avant de réaliser son erreur. Maintenant, il traînait sa prime en passe de périmer, vomissante et chancelante, jusqu’au dispensaire que quelqu’un lui avait indiqué de quelques mots, semblant comprendre qu’une vie devait être sauvée.

On lui avait dit qu’à un moment, il pourrait se guider aux vibrations des basses. Qu’il y serait presque alors. Et il se savait donc presque rendu. Il ne cherchait pas à comprendre dans quel genre d’endroit il arrivait. Il voulait juste empocher sa prime. Tant pis s’il en dépensait une bonne partie dans les soins de ce tocard.

Quelque chose, cependant, lui laissa penser qu’il risquait d’avoir du mal à y parvenir. En effet, comme il approchait de la porte, son oreille entraînée remarqua soudain un autre rythme irrégulier accompagner les drones mathématiques. Il y avait une fusillade à l’intérieur. Quelle veine ! Il risquait de retrouver le médecin mort à présent. Refusant de laisser tomber et concentré sur son objectif, il laissa Fisk glisser le long du mur et s’asseoir près de la porte avant de se préparer à intervenir, et de faire tout son possible pour secourir la personne tenant ce curieux établissement.
4
Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 06 août 2026, 02:22:58 »
Curieusement, Adel l’Arcaniste ne semblait pas trop inquiet de la situation dont il prenait conscience. Il semblait certes déboussolé, ou alors sous le choc, mais il était présent et disponible, et c’était déjà cela. Il était capable de contribuer, et c’était tout ce que Jack pouvait lui demander.

Par la verrière du poste de contrôle, ils purent voir l’engin manœuvrer autour d’eux en cherchant l’écoutille. Ils la trouveraient bientôt, si ce n’était déjà fait, et il fallait qu’ils soient en place à ce moment.

En comparaison du leur, ce n’était pas un gros appareil. Leur embarcation était un ancien cargo militaire, avec de larges soutes, cela dit, alors que celui de leurs agresseurs était sûrement optimisé pour le transport de troupes lui-même et les actions offensives. Le chasseur de primes inspira profondément, expira doucement, regardant l’appareil adverse disparaître dans un angle mort avant de se retourner vers Adel.

« Tu te rappelles notre discussion sur nos rôles respectifs ? »

En apprenant que l’invité de dernière minute était capable de soigner, Jack lui avait glissé, pour plaisanter, qu’il pourrait le remettre sur pieds après qu’il ait dessoudé tous ceux qui se mettraient sur leur chemin. Il ne s’attendait pas à ce que cet échange devienne prophétique, mais ils y étaient, et le Tanexien sortit son énorme revolver pour en ouvrir le barillet. Il était déchargé, mais il commença à chercher des balles du bout des doigts pour y remédier. Même s’il n’y connaissait sûrement pas grand-chose, Adel avait dû voir des images de balles sur Terre. Elles étaient à la fois similaires et très différentes, clairement plus complexes et dotées de pointes colorées, ainsi que de traits de couleur comme sur les vieilles résistances électriques qu’on étudiait encore à l’école à certains endroits. Jack connaissait ses codes couleur et, pour éviter tout dégât à sa nouvelle acquisition, il avait opté pour des têtes creuses à détonation ciblée. C’était moins méchant qu’une balle explosive et ça ne perçait pas grand-chose mais, quand ça faisait mouche, ça faisait de sérieux dégâts sans en mettre partout ni risquer de faire des trous indésirables. Avec de la chance, les bandits auraient eu la même idée, pour peu qu’ils aient ce qu’il fallait.

« Viens avec moi, et fais ce que tu peux. »

Il referma le barillet, et remit l’arme dans son rangement. Le moment était grave et solennel. C’était le type d’instant où, sur Terre, le réalisateur sortirait les cuivres larmoyants pour saluer le courage des guerriers condamnés. Mais Jack adressa un regard serein à son compagnon, et un sourire tranquille.

« On peut les avoir. »

Il n’en savait rien. Mais il devait y croire. Il ne pouvait pas douter, ou ce serait déjà fini.

« Suis-moi ! Il faut y être avant eux ! »

Le gaillard s’élança dans la coursive et prit un escalier les conduisant au niveau inférieur. Il trotta plus loin et prit un autre escalier, plus long, plus profond, les conduisant dans une salle spacieuse et entièrement vide. Peut-être les grandes portes trahiraient la fonction du lieu : c’était le petit hangar du bord. Mais ce n’était pas leur destination. Jack ouvrit une porte pour déboucher sur un espace bien plus vaste. Il s’étirait devant eux sur des dizaines de mètres et peut-être le tiers ou la moitié de cette distance en largeur. Le plafond était très haut. Ça ressemblait à un entrepôt. C’était la fameuse soute. Jack avait le pressentiment qu’ils essaieraient d’attaquer par là, là où l’espace et les obstacles leur fourniraient le plus d’options tactiques et le meilleur avantage. Ils ignoraient que ce grand espace était entièrement vide.

Le Tanexien alla vers une cloison et la longea, avant de s’arrêter derrière une des larges charpentes métalliques de la structure du vaisseau, alors qu’un choc lourd suivi de claquements se faisaient entendre. Jack ressortit son arme, se mit aux aguets. Les agresseurs étaient en train de forcer l’écoutille, et ils y parviendraient assez vite. Ils n’avaient pas le temps de beaucoup tergiverser, et il se tourna vers Adel une fois de plus, lui adressant un sourire déterminé.

« Paré ? »

Un crissement annonça le forçage de l’écoutille et des bandits surpris commencèrent à débouler un par un par l’accès circulaire étroit qu’ils s’étaient ouverts. Le chasseur de primes souffla, désenclencha la sécurité de son arme, et finit par s’élancer.

« Go ! »

Il y avait quatre malfrats déjà à bord. Une première vague chargée d’établir la meilleure position d’entrée possible. Ils étaient lourdement armés pour cette tâche, sans doute avec les meilleures armes de la bande. Ils étaient là, déçus, se demandant où se mettre, quand la masse de Jack les prit de court. Le vétéran poussa un cri et caressa la détente de son revolver. Les quatre coups trouvèrent une cible et les bandits se retrouvèrent à terre, réduits à l’état de poupées de chiffon sans vie, avant d’avoir réussi à réagir réellement.

Jack déboula devant l’écoutille ouverte et tomba nez à nez avec un autre bandit qui, effaré, lui adressa des yeux ronds avant qu’une balle lui troue le front et fasse éclater sa cervelle dans un double bang. Derrière lui, le second leva son arme, mais il s’écroula vite. Le troisième tenta un repli, se retrouva face à son camarade restant et, pris de panique, le poussa à terre. Jack visa l’homme à terre et mit fin à ses jours avant de se remettre à couvert. Il adorait ce flingue, mais il n’avait que sept balles au barillet, l’obligeant à recharger au plus vite. Il espérait juste qu’Adel ait suivi et puisse trouver une chose à faire.
5
Prélude / Re : Prométhée
« Dernier message par Prométhée le mercredi 05 août 2026, 15:58:37 »
Merci
6
Prélude / Re : Prométhée
« Dernier message par Jack Marston le mercredi 05 août 2026, 07:56:02 »
Bienvenue! :D
7
Prélude / Prométhée
« Dernier message par Prométhée le mercredi 05 août 2026, 02:12:57 »
Identité : Prométhée
Âge : Inconnu
Sexe : Homme
Race : Titan
Sexualité : Bisexuel

Physique :
Prométhée est un Titan à la stature immense et athlétique, bien plus imposant que la plupart des dieux de l'Olympe. Sa peau est hâlée et marquée par de nombreuses cicatrices, témoins de son supplice éternel. Son visage est anguleux, avec une mâchoire carrée, un nez droit et un regard perçant d'un doré incandescent qui reflète à la fois sa sagesse et sa détermination. Ses longs cheveux, d'un brun sombre mêlé de reflets cuivrés, retombent librement jusqu'à ses épaules. Il porte parfois une imposante armure d'inspiration grecque, faite de bronze et d'or vieilli, richement gravée de motifs solaires et de flammes. Une longue cape rouge sombre flotte derrière lui, évoquant le feu qu'il offrit aux mortels. Ses épaules sont protégées par de larges épaulières métalliques, tandis que des brassards et des jambières massifs renforcent son apparence martiale. Mais il préfère largement vivre sans celle-ci, affichant son corps musclé, ses abdominaux marqués. L'un des détails les plus marquants est la présence de lourdes chaînes brisées ou encore attachées à ses poignets, rappel évident de la punition infligée par Zeus. Malgré son allure noble, ces entraves symbolisent le poids de son sacrifice. Dans son attitude, Prométhée dégage une impression de calme inébranlable et de puissance contenue. Son port est droit, ses mouvements sont précis et mesurés, et son expression reste souvent sérieuse, presque mélancolique, comme celle d'un être ayant porté le destin de l'humanité sur ses épaules.

Caractère :

Prométhée est un être d'une patience presque infinie. Là où beaucoup se laisseraient emporter par leurs émotions, il préfère observer, réfléchir et peser chacune de ses paroles. Il possède une sagesse forgée par les siècles, mais celle-ci ne l'a jamais rendu passif. Au contraire, il agit toujours avec une conviction inébranlable, prêt à supporter les conséquences de ses choix. Il connaît la cruauté du monde mieux que quiconque et sait que certaines décisions exigent une froide détermination. Calme en toute circonstance, Prométhée est difficile à provoquer. Les insultes, les menaces ou les provocations glissent sur lui sans réellement l'atteindre. Lorsqu'il prend la parole, sa voix est posée, mesurée, mais chacun de ses mots semble porter le poids de son immense expérience. Il inspire naturellement le respect. D'une intelligence remarquable, il est un stratège hors pair, capable d'anticiper les conséquences de ses actes plusieurs coups à l'avance. Pour lui, les sentiments sont une faiblesse que seuls les plus naïfs laissent guider leurs décisions. Seul le résultat compte, peu importe le prix à payer. Les sacrifices, les pertes et les souffrances ne sont que des variables inévitables dans une guerre qu'il estime nécessaire. Autoritaire et inflexible, Prométhée ne tolère ni l'échec ni l'hésitation. Il attend des autres qu'ils suivent ses ordres sans discuter, persuadé que sa vision dépasse celle du commun des mortels comme des dieux. Sa détermination frôle souvent l'obsession, au point de devenir aveugle aux conséquences humaines de ses choix. Il ne l'avouera pas, mais, son plaisir coupable reste les sujets qui cherchent à lui résister. Il ne cherche ni la compassion ni l'approbation. Être craint lui importe davantage qu'être aimé, car il considère le respect né de la peur comme plus solide que celui obtenu par l'affection. Derrière son calme apparent se cache une volonté de fer, prête à écraser quiconque se dresserait sur son chemin. Il ne ressent aucune satisfaction à faire souffrir, mais n'éprouve pas davantage de remords lorsqu'une vie doit être sacrifiée pour servir un dessein plus grand. Son plus grand danger réside dans sa conviction absolue. Persuadé d'agir pour le bien du monde, il est capable de commettre les actes les plus impitoyables sans jamais douter de leur légitimité. Face à lui, il est souvent impossible de savoir si l'on se tient devant un sauveur prêt à tout... ou un tyran convaincu d'avoir raison.

Histoire :

Bien avant que les royaumes ne portent un nom, avant même que les premiers héros ne gravent leur légende dans la pierre, Prométhée était déjà considéré comme le plus sage des Titans. Fils de Japet et de Clymène, il possédait un don que peu d'immortels partageaient : celui de voir au-delà du présent. Là où les dieux ne contemplaient que leur puissance, lui voyait les conséquences de chacun de leurs actes. Lorsque Zeus renversa les Titans et prit le contrôle de l'Olympe, Prométhée choisit de se ranger à ses côtés, convaincu qu'un nouvel ordre valait mieux que le chaos. Mais très vite, il comprit que le règne du Roi des Dieux ne serait guère plus clément.

Les mortels vivaient dans l'ignorance, condamnés à survivre sans connaissance ni espoir. Touché par leur fragilité, Prométhée façonna certains d'entre eux avec de l'argile, leur enseigna les nombres, l'écriture, l'architecture, la médecine, l'observation des étoiles et, surtout, déroba le feu sacré de l'Olympe afin qu'ils puissent bâtir leur propre avenir. La colère de Zeus fut terrible. Pour cet affront, Prométhée fut enchaîné au sommet du Caucase. Chaque jour, un aigle venait lui dévorer le foie, lequel repoussait chaque nuit pour que le supplice recommence éternellement. Les siècles passèrent dans une souffrance sans fin, jusqu'à ce qu'Héraclès ne terrasse l'aigle et ne brise ses chaînes, mettant enfin un terme à son châtiment.

Pour beaucoup, cette histoire s'arrête ici. Mais personne ne s'est jamais demandé ce que fait un immortel après avoir passé une éternité à souffrir pour une espèce qui l'a depuis longtemps oublié. Prométhée observa les siècles défiler. Les royaumes naquirent puis tombèrent. Les hommes utilisèrent le feu qu'il leur avait offert pour forger des outils... puis des armes. Les connaissances qu'il leur avait transmises servirent autant à guérir qu'à détruire. Malgré tout, il continua de croire que l'humanité méritait d'exister.

Jusqu'au jour où son don de prescience lui révéla une vision. Il ne vit pas la chute des dieux… Il vit la disparition de toute vie !

Un avenir où les hommes, les monstres, les créatures divines, les nymphes, les centaures, les satyres et jusqu'aux enfants des Titans seraient réduits au silence par une catastrophe si immense qu'aucune guerre divine ne pourrait l'arrêter. Même les Olympiens n'y survivraient pas. Pour la première fois depuis des millénaires, Prométhée comprit que les humains n'étaient plus le centre du problème. Ils étaient une pièce d'un équilibre bien plus vaste. Dès lors, il entreprit de parcourir les mondes. Non pour sauver uniquement les mortels, mais pour étudier toutes les formes de vie capables de changer l'avenir qu'il avait contemplé. Chaque être, qu'il soit humain, monstre ou créature oubliée, pouvait représenter la différence entre un monde condamné et un futur encore incertain. Il se mit à recruter, observer et éprouver ceux dont le destin semblait échapper aux fils du destin eux-mêmes. Certains y voyaient un protecteur, d'autres un manipulateur. Il ne prenait jamais la peine de les contredire. Car Prométhée avait appris une chose durant son supplice : le libre arbitre est la plus grande force des êtres vivants... mais aussi leur plus grande faiblesse.

Il ne cherchait plus des héros. Il cherchait les anomalies. Celles qui défient les prophéties. Celles qui refusent d'accepter le destin que les dieux ont écrit pour elles. Car, au fond de lui, une unique certitude demeurait.

Si l'avenir pouvait être vu... alors il pouvait également être brisé

Autre : Après avoir été libéré par Héraclès, Prométhée retourne des années plus tard au mont Caucase. Là, il découvre le nid abandonné de l'aigle qui fut son bourreau. Au milieu des ossements et des plumes se trouve un œuf intact, miraculeusement préservé par un enchantement de Zeus. Au lieu de l'écraser, Prométhée décide de l'emporter pour en faire son fidèle compagnon du nom de : Deimos.

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Avez-vous des doublettes ? Non
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Prélude / Je ne demande pas si tu mérites d'être sauvé. Je demande où ça fait mal. VALIDÉ
« Dernier message par Kaz L. le mardi 04 août 2026, 22:02:41 »
Merci pour l'accueil en tout cas !
Mais pourquoi (re)bienvenue ? Je n'ai même pas le droit à un "Bienvenue" tout court ? :-\
Vous êtes tous... beaux !
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[Re]Bienvenue o/  :-*
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Double post -> Tout est bon, je valide.

Shion, si je puis t'emp-- ah, elle fait déjà la pose.

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