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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [FINI] Deal [Alix Sable]  (Lu 1823 fois)
Doutzen Kroes
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« le: Décembre 04, 2017, 02:07:31 »

Yuri jeta sa cigarette au sol, et l’écrasa du talon de sa chaussure proprement cirée, avant de se relever, délaissant la portière de sa voiture pour se rapprocher de l’entrepôt. Ce soir, il faisait très froid au port, un vent hivernal qui remontait le long des mers. On entendait les mâts cliqueter sur place, et, si on s’approchait davantage des quais, on pourrait entendre le bruit de grincement métallique des bateaux, les frottements des cordes les retenant, le roulement de la mer et des vagues. Yuri enfourna ses mains dans les poches de son gilet, levant la tête. Les nuages approchaient, la tempête se levait, mais le business était sacré, et s’accommodait des  intempéries climatiques. Yuri s’avança un peu, seul.

Personne ne l’accompagnait. Ce n’était pas un grand deal, et la police ne risquait pas de débarquer ici. Bien sûr, il risquait toujours de tomber sur des agents du S.H.I.E.L.D., une hypothèse à ne jamais exclure, mais Yuri était suffisamment prudent pour avoir organisé en toute discrétion cette transaction. Il rencontrait une fournisseuse venant de l’autre côté, une jeune femme en qui Reto nourrissait de grands espoirs.

Yuri avait d’ailleurs une offre très intéressante à lui faire, quelque chose qui allait bien au-delà de ce qu’ils avaient dit. Elle était au courant, bien sûr. La fille savait qu’elle avait affaire à un gros client. Yuri appartenait à la famille des Petrovski, un nom qui avait une résonance très particulière dans le crime organisé. C’était le nom d’une Mafia russe qui s’était lancée dans la contrebande dimensionnelle, grâce à des fournisseurs venant de Terra. Une activité bien plus concurrentielle que ce qu’on pouvait penser, car les Petrovski se heurtaient à la mainmise des Yakuzas sur le marché, notamment le clan des Guramu, qui prenaient une grande partie des parts du marché.

*C’est pour ça qu’il faut qu’on trouve des indépendants...*

En l’occurrence, le marché portait sur une série d’artefacts magiques récupérés à Nexus. Ce qui était rare se vendant bien, il n’y avait qu’intérêt à ce que des contrebandiers de Nexus trouvent des clients ici. Yuri rentra donc dans l’entrepôt par une porte latérale. C’est là qu’il devait rencontrer la jeune femme. Elle était sans doute déjà là, et, en venant seul, il lui assurait ainsi qu’il ne cherchait pas à la piéger.

*Les artefacts, d’abord, le reste ensuite...*

Il allait lui faire une offre qu’on ne pouvait pas refuser...
« Dernière édition: Août 17, 2018, 01:05:37 par Doutzen Kroes » Journalisée

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« Répondre #1 le: Décembre 04, 2017, 04:14:25 »

Quelle idée j’avais eu de venir autant en avance sur l’horaire. Sur le moment, j’étais vraiment persuadée que c’était le minimum de précaution à prendre pour un rendez-vous comme celui, mais mes pauvres orteils commençaient sérieusement à regretter cette décision.
Je n’aurais vraiment pas dû prendre ces vieilles rangers noires, elles laissaient passer les courants d’air malgré les chaussettes en laine. Au moins, mon imper' délavé m’aidait à supporter le froid, en plus, je trouvais qu’il me donnait un style rétro. C’était bien le moment de songer à ça. Je remontais mon écharpe jusque sur le nez et me frottait nerveusement les épaules.

A mon arrivée, le froid était pourtant largement supportable, surtout qu’il faut bien l’avouer, j’étais sacrément nerveuse à tel point que je n’ai pas pu me retenir de faire cinq fois le tour de l’entrepôt par précaution. D’accord, crapahuter en long, en large et en travers ça réchauffait. Mais en fin de compte, tout s'est avéré réglo et résultat, je n’avais plus qu’à patienter.
Et me voilà, à me peler le cul dans ce fichu entrepôt ouvert à tous les vents en attendant que le client se pointe. Au moins, à force de vérifier le coin et de poireauter, j’étais certaine qu’il n’y avait pas d’embuscade de prévu. Certes, j’avais emporté ma barre de fer, attachée dans le dos comme d’habitude, mais avec cette technologie terrienne, je n’étais pas certaine que ça fasse une différence.

Un moteur d’une voiture bien entretenu se fit entendre sur le port. Enfin de l’activité ! J’en étais venu à souhaiter qu’il se passe quelque chose avant de choper définitivement des engelures. Ce deal me jouait sur les nerfs.
C’était quand même une transaction où je ne pouvais rien négliger même si je n’étais pas spécialement enthousiaste à l’idée de ce marché. Dans un sens, c’était toujours bien d’avoir de bons contacts et surtout des gros clients comme les Petrovski, en particulier sur Terre où j’avais moins de facilités. Mais d’un autre côté, c’était la mafia, et merde, j’avais intérêt à marcher sur des œufs si je ne voulais pas finir au fond du port.

Je vérifiais mon gros sac à dos. Les artefacts étaient soigneusement emballés dans ce vieux sac de randonnée qui ne risquait pas d’attirer l’attention. Cette fois, je n’avais pas pris de la camelote, mais plutôt du haut de gamme même si je n’avais pourtant pas pris mes meilleurs produits. Je comptais bien garder une marge de manœuvre pour en mettre plein la vue avec mon "top du top" en cas de besoin.

Depuis mon poste d’observation, perché sur des énormes caisses de transports dans la pénombre, je pouvais voir le type s’avancer tranquillement dans l'entrepôt. Bien, pas de gorilles, il était tout seul. Je crachais le chewing-gum en silence, histoire de paraitre plus présentable et je descendis de mon perchoir en faisant le moins de bruit possible.

Je m’avançais directement dans l’allée lumineuse avec le sac à la main, histoire d’être bien en vue, je ne tenais vraiment pas à le surprendre. Une balle, c’est vite parti. Je ravalais ma salive en m’approchant sans me presser, après tout, j’étais nerveuse mais ce n’était pas la première fois que je devais marchander avec des types dangereux. Il en faudrait davantage pour que je fasse dans mon froc. Je toussotais pour m’éclaircir la voix et signaler ma présence.

- "Bonsoir."

Je soufflais sur une mèche mauve qui me tombait sur les yeux en examinant le type d'un œil critique. C’est l’heure des affaires.
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« Répondre #2 le: Décembre 09, 2017, 03:40:06 »

Les indépendants devenaient de plus en plus rares, de nos jours. Avec le SHIELD qui fourrait son nez partout, ce genre de transactions devenaient de plus en plus difficiles à organiser. Yuri avait pris un luxe de précaution pour s’assurer de ne pas tomber dans un traquenard. Les Petrovski s’étaient récemment lancés dans le trafic interdimensionnel, troquant esclaves, artefacts et armes, ce qui avait fait d’eux les concurrents directs des Guramu, qui avaient jusqu’à présent un véritable monopole sur ce marché. Mais il y avait d’autres ennemis, autrement plus dangereux, que les Guramu à devoir gérer. Yuri était donc prudent, mais là, il devait bien admettre qu’il sentait le joli coup venir. Des projets, Yuri en avait, et, tout ce qu’il attendait de cette fille, c’était de l’ambition.

Il s’avança donc vers elle, jusqu’à la voir approcher. Ambiance industrielle, lueur sombre, on se serait crus dans un polar des années 1920’s, film à l’ambiance sombre avec Bogart en tête d’affiche, et la femme fatale en bas-résilles qui tirait sur sa cigarette avec des yeux vénéneux. Toute l’histoire des États-Unis.

« Yo. Sable, c’est ça ? Tu es... Plus petite que ce que je pensais. Je suis Yuri. Enchanté de te connaître. »

Une entrée en matière des plus banales, on aurait presque pu croire que les deux venaient à un speed dating En vrai, cette nana était plutôt bien foutue, avec un petit air de rebelle qui n’était pas sans lui déplaire, jurant avec celui de Doutzen. Yuri sourit légèrement, ce qui souleva sa barbe, puis jeta au sol le sac à dos qu’il tenait. Pas de mallette métallique rutilante avec des petites coupures, tout était entassé là-dedans.

« Fais voir ce que tu as à offrir. »

Elle pouvait tenter de le doubler, mais il suffisait de se renseigner un peu sur le milieu pour savoir que tenter de doubler la Mafia russe, c’était toujours une mauvaise idée. La gamine avait l’air honnête, et un brin nerveuse, confirmant aux yeux de Yuri qu’elle était encore une amatrice, qui voyait là le deal de sa vie. L’occasion de frapper un grand coup, et d’empocher un sacré pactole. Yuri ouvrit le sac à dos, et lui présenta une série de dollars. À Seikusu, on trouvait quelques endroits de change, et, même sur Terra, il existait des lieux illégaux où des bookmakers convertissaient l’argent terrien en argent terran. Il y a bien longtemps que le crime organisé s’était solidement structuré.

Yuri présenta donc le pognon, et inspecta ensuite les artefacts. Il y avait notamment des bijoux, des talismans, mais aussi des Materias, à savoir de la mana cristallisée permettant de générer un sort spécifique. Yuri en attrapa une, une Matéria verte, et se retourna, puis appuya dessus. La Matéria se mit à briller, et une langue de feu en jaillit brusquement, soufflant sur une partie de la ruelle.

« Woow, la vache ! Sacré matos ! »

Pas difficile de comprendre, en voyant ça, pourquoi les Guramu avaient tant la mainmise sur ce marché !

« Pas mal, ton stock. Si, si, je suis impressionné. Je te demanderais bien comment tu as mis la main sur un tel ensemble, mais... Une magicienne ne révèle jamais ses secrets, hey ? »

Yuri sourit lentement, et tendit sa main vers elle.

« Ça te plaît de toucher autant d’argent et d’être indépendante, pas vrai ? Je crois que toi et moi, on peut faire un deal... »

Un deal ? Si elle avait confiance... Mais, quand l’appât du gain frappait à votre porte, il était difficile de ne pas être au moins curieuse !
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« Répondre #3 le: Décembre 10, 2017, 02:47:04 »

Le type s’appelait donc Yuri. Je l’examinai discrètement pendant qu’il inspectait la marchandise contenu dans mon sac. Mouais. Il avait de la gueule, mais il affichait surtout assez d’assurance pour être bien plus qu’un simple homme de main. C’était le moment de lui en mettre plein la vue et de montrer que j’étais sérieuse, apte à devenir une partenaire potentielle.

Et tout ce fric, putain. Là pour le coup, c’était à moi d’avoir des étoiles dans les yeux. Des gros tas de blé, j’en avais déjà vu mais l’argent terrien c’était vraiment ce qu’il me fallait et je comptais bien en tirer parti. Le commerce, c’est bien, mais il est hors de question que je passe ma vie à courir les rues pour vendre la camelote aux touristes, sans parler de vivre dans ce taudis me servant de baraque. J’aspirai à mieux.

Avoir les contacts pour obtenir du matériel de première qualité, c’était une chose, mais trouver des clients capables d’allonger l’importante quantité d’oseille que ces bidules valaient, ça c’était autre chose. Cette transaction, c’était vraiment une opportunité pour gagner en stabilité financière, alors je ne devais pas la laisser filer. Certes, bosser avec la mafia, c’est risqué mais ça voudrait dire un futur client qui achète en grandes quantités et régulièrement des objets difficiles à écouler.

Pour l’instant, l’astuce était de trouver un juste milieu dans la négociation. Je devais paraitre intéressée sans pour autant être trop enthousiaste, montrer que je pouvais me débrouiller sans eux mais sans pour autant les négliger et leur manquer de respect. Merde, je réalisai à quel point j’avais intérêt à bien choisir mes mots. Je calai le sac d’argent contre ma botte et croisai les bras, observant Yuri s’amuser à tester les artefacts. Au moins, il était impressionné, un bon point pour moi.

Je pris mon mal en patience durant son inspection, affichant un sourire vague, ne trahissant ni impatience ni stress. Ouais bon, j’étais quand même un brin nerveuse. C’était la mafia, quand même. Rien de surprenant à appréhender un minimum, surtout quand je devais essayer d’arranger une association à plus ou moins long terme. Et coup de bol, il me tendit la main en me proposant de négocier un deal.

Bah merde, est-ce que c’est mon jour de chance ? Je lui serrai la main pour conclure la transaction du jour, me rappelant tout juste de ne pas me montrer trop enthousiaste. Ça pouvait être n’importe quelle offre après tout. Mieux valait jouer la prudence tant que je n’en savais pas plus, ce qui n’empêchait pas de rester diplomate.

- "Un deal ? Ça peut s’faire. C’est toujours sympa de bosser avec des clients aussi réputés que les Petrovski."

Et ouais, j’en profitai pour le flatter un peu. Après tou, ça ne coûtait rien, même si, franchement, c’était pas vraiment ma tasse de thé la lèche. D’un signe de tête, je lui désignai le sac plein d’artefacts qu’il tenait.

- "Pour des clients comme ça, j’peux me surpasser. Du matos bien meilleur et des fournisseurs sélectionnés parmi le gratin du milieu, ça vaut son pesant d’or. Tout dépend de l’offre…"

Honnêtement, je me sentais bien plus à l’aise ainsi. La négociation j’avais toujours baigné dedans, et ça me donnait l’impression de retomber dans des bottes tout confort même si j’étais loin d’avoir confiance en ce type. Il fallait certainement être un peu dingue pour fricoter avec la mafia, mais j’avais bien l’intention de tirer mon épingle du jeu.
« Dernière édition: Décembre 10, 2017, 02:52:59 par Alix Sable » Journalisée
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« Répondre #4 le: Décembre 11, 2017, 01:51:24 »

Yuri sourit brièvement devant le compliment de la jeune femme, et répondit à sa manière :

« Si tu connaissais si bien notre réputation, petite, je ne crois pas que ‘‘sympa’’ serait le meilleur mot que tu emploierais pour la décrire. »

Sentant la nervosité de la jeune femme, Yuri rajouta rapidement, après quelques secondes, son visage sévère se fendant d’un léger sourire :

« Humour slave. »

Il se déplaça alors, et sortit de sa poche un paquet de cigarettes, et s’en grilla une, en offrant une par politesse à Sable. Elle était au moins intéressée, mais semblait se méprendre sur ce que Yuri souhaitait vraiment. Les artefacts magiques, les armes futuristes, tout ça, c’était cool, mais le secteur était très concurrentiel, et extrêmement bien surveillé par le SHIELD, et par d’autres agences. Les Petrovski hésitaient toujours un peu à s’y lancer pleinement, d’autant plus qu’ils risquaient alors définitivement une guerre ouverte avec les Guramu.

Puisqu’ils avaient un accord, Yuri fit signe à la femme de le suivre, et rejoignit sa voiture.

« On va attraper la crève dans ce trou, on va discuter à un endroit plus chaud. »

Il démarra la voiture, et une musique russe ne tarda pas à jaillir du lecteur intégré au véhicule : Krasiviy muzhchina de Xana. Yuri baissa le son, et quitta ensuite le port, roulant tranquillement. Silencieux, il s’arrêta devant un petit restaurant typique des dinner américains, un restaurant en bord de route, ouvert toute la nuit, avec de grandes vitres, un parking désert, et une station-service. Yuri s’y arrêta, coupa le contact, et fila dedans, invitant la nana à manger.

Portion de frites et café chaud à la main, il s’installa dans un coin, nullement nerveux à l’idée qu’on puisse le suivre.

« Bon... Le deal que je te propose, Sable, c’est sérieux. Rien à voir avec tes babioles et tes pistolets récupérés dans je ne sais quelle caisse. Là, je parle d’un truc où tu peux amasser un sacré gros paquet de cash. »

Yuri était, pour le coup, très sérieux.

« Ici, sur Terre, y a un business qui rapporte gros... L’esclavage. »

Il y allait lentement, distillant ses informations petit à petit. De toute façon, lui n’était que l’intermédiaire, mais, avant d’aller plus loin, il fallait au moins qu’il sache si, sur le principe, Sable allait les suivre...
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« Répondre #5 le: Décembre 11, 2017, 04:05:53 »

Ce type avait l’air de prendre un malin plaisir à jouer avec mon stress. Mentalement, je notai que je détestais à présent l’humour slave et refusait poliment sa cigarette dont je n’avais jamais supporté l’odeur. Cette soirée me filait décidément la nausée. J’avais l’impression de ne pas avoir tous les éléments en main, comme si ce type avait une idée derrière la tête et ça, je n’étais pas certaine que ça me plaise. Le problème, c’est que je n’avais pas vraiment le choix, je n’allais tout de même pas partir sur une simple intuition surtout maintenant que je m’étais montrée intéressée.

Mais quand même, ça ne m’enchantait pas de m’embarquer dans sa voiture. J’hésitai un instant devant la portière ouverte. Et puis merde, autant aller jusqu’au bout. Je saisis mon sac de fric pour le caler entre mes jambes tandis que je m’installai sur le siège passage. La musique soudaine me fit grincer des dents. Encore un truc que je déteste. Au moins, Yuri n’était pas d’humeur blagueuse et pour le coup, ça m’arrangeait vu sa dernière vanne en date. Je me contentai donc de regarder défiler les lumières le long de la route en prenant mon mal en patience, triturant par réflexe les bords du sac.

Sa voiture était tout confort, j’aurais presque pu y roupiller si je n’avais pas été autant aux aguets. Mine de rien, je ne savais toujours pas où il m’emmenait et venant de lui, je commençais à me dire que je n’allais peut-être pas aimer la surprise. Contre toute attente, le voyage s’arrêta devant un banal restaurant. D’accord, c’était quoi le plan ? Un diner d’affaire ?

Le sac d’argent sur l’épaule, je le suivis dans le bâtiment. Ça puait la friture là-dedans, et les haut-parleurs dévidaient une musique lancinante, mais bien plus agréable à mes oreilles que celle de Yuri. Je commandai juste une portion de frites similaire à celle du russe et un chocolat chaud, ouais je sais, ça pouvait paraitre ridicule mais cette odeur de café m’a toujours filé la gerbe.

Yuri se décida finalement à cracher la pilule. Dans un sens, ça me soulageait qu’il veuille me proposer un autre deal, car pendant un moment, j’ai vraiment cru qu’il allait m’arriver une tuile. Embarquée au fond de son coffre ou quelque chose dans ce goût là. Mais non. Il avait pris son ton sérieux et m’appris que j’avais proposé ma marchandise de luxe pour rien. Super, je sais bien que je ne vends pas forcément des trucs reluisants mais ça ne fait jamais plaisir de se l’entendre dire. Un grognement vexé s’échappa d’entre mes lèvres.

- "L’esclavage ? J’en ai entendu parler, ouais, des ventes de Terradines et autres dans le même genre. Mais c’est plus compliqué à mettre sur pied que transférer ces… babioles comme tu dis."

Sur le principe, je n’étais pas contre. La protection des animaux, c’était pas du tout mon problème et l’esclavage, ce n’était pas quelque chose qui allait m’empêcher de dormir. Ce qui me chiffonnait davantage dans l’histoire, c’était ce que Yuri attendait de moi.

- "Mais j’ai quoi à voir dans cette histoire moi ? Faire passer la marchandise ?"

Potentiellement, ça pouvait devenir intéressant. Mais hors de question que je m’avance trop avant de savoir dans quoi j'allais mettre les pieds.
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« Répondre #6 le: Décembre 25, 2017, 05:17:44 »

Yuri n’aimait pas trop les musiques américaines. Sans doute son côté russe qui ressortait. Néanmoins, il allait faire avec, car il savait que ce restaurant était un endroit sûr, où il n’y avait pas d’agents du S.H.I.E.L.D. Le restaurant était en réalité une couverture pour les Petrovski. Qui aurait soupçonné la Mafia russe d’avoir comme planque un restaurant américain ? Mais le restaurant disposait surtout d’une technologie permettant de lutter contre les écoutes à distance, ce qui était très pratique quand on affrontait des types comme les agents en noir du S.H.I.E.L.D. Bien qu’intriguée, Alix désirait en savoir plus. Yuri continua à prouver qu’il était le maître à bord, en sortant un paquet de cigarettes de la poche intérieure de sa veste, en tendant une à la jeune femme.

« On a des contacts de l’autre côté de la barrière. Ce qu’il nous manque, c’est un passeur. Le secteur est bien plus concurrentiel que ce qu’on peut penser, car les passeurs sont les éléments de convergence entre les demandeurs de la Terre, et les offrants de Terra. »

C’était du commerce, tout simplement, mais à l’échelle dimensionnelle. La loi de l’offre et de la demande, avec des intermédiaires permettant aux différentes parties de se retrouver. Mais, si le marché était bien plus libre du côté de Terra, sur Terre, comme tous les Portails se regroupaient à Seikusu, les contrôles étaient bien plus dangereux.

« Tu as entendu parler du S.H.I.E.L.D. ? C’est une autorité de contrôle, des espèces de flics... Ils surveillent les Portails, et cherchent à neutraliser les passeurs, ou à les utiliser comme taupes. Il devient de plus en plus difficile de tomber sur un intermédiaire à qui on peut se fier. »

Alix devait commencer, sans aucun doute, à sentir la menace et la suspicion dans la voix de Yuri. En filigrane, ce dernier remettait en doute la bonne foi de la femme. Se pouvait-il qu’elle soit une agente double ? Qu’elle travaille pour le S.H.I.E.L.D. ? Le doute était toujours permis, car, dans ce métier, on ne pouvait se laisser aller à aucune certitude.

« Voilà la proposition, déclara-t-il simplement. Je n’en ferais pas deux, Alix Sable. Si tu refuses, on restera sur des deals d’artefacts, de grimoires, ce genre de trucs... Il n’y a aucun piège, je veux juste savoir jusqu’à quel point tu en veux... Et, bien sûr, si tu es d’accord, il va falloir nous prouver qu’on peut te faire confiance. »

Comment faire ? Yuri avait bien une petite idée, mais il attendait déjà de voir la réaction de la jeune femme à ses propositions...
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« Répondre #7 le: Décembre 28, 2017, 09:53:19 »

"Je fume pas, non merci."

C’est dingue comme les criminelles adorent discuter affaires avec la clope au bec. Franchement, c’est une habitude que j’estimai dégueulasse. Ça pue, et ton interlocuteur s’en prend plein le pif. Mais je ne trahis rien de ce sentiment, me contentant de refuser poliment la cigarette sans montrer aucun signe d’agacement.
En clair, ce type m’expliquait le fonctionnement du commerce. Ouais, d’accord, je vois. C’était certain à présent, il devait me prendre pour une amatrice. D’habitude, j’aurais balancé une remarque cinglante pour bien démontrer à quel point ce genre d’idée reçu me gonflait, mais je me retins étant donné qu’il ne s’agissait nullement d’un petit receleur du coin.

Non, je ne voulais définitivement pas me prendre une balle ou me faire tabasser parce que mon ego se trouvait un peu froissé. J’encaissai donc le discours en tâchant de conserver un air neutre. L’avantage, c’est que cet agacement passager avait dissipé une bonne partie de mon angoisse, si bien que j’envisageai de manière plus sereine la négociation avec Yuri.
Comme c’était prévisible, il balança sur la table le fameux sujet qui fâche. Je terminai mon chocolat chaud, gobant quelques frites en l’écoutant inexorablement mettre en doute ma fiabilité. Dans un sens, je pouvais comprendre, après tout, on ne se connaissait que depuis peu et rien ne pouvait indiquer mon honnêteté.

Là c’était sérieux. Le moment me semblait important puisque je devais prouver ma réelle volonté de faire affaire, et également ma bonne foi. Je mâchouillai pensivement une frite en laissant planer un long moment de silence, réfléchissant aux propos que j’allais tenir. La simplicité me semblait être la parfaite réponse. Je croisai les bras, regardant Yuri avec un regard franc.

"J’vais être franche. J’crois que les russes aiment bien ça, non ? J’ai pas envie de faire des ronds de jambes hypocrites donc, sauf votre respect, j’vais vous dire ce que je pense de tout ça."

Je m’humectai les lèvres, pesant bien mes mots. Merde, c’était quand même un moment important, alors hors de question de faire tout foirer en laissant place à l’interprétation.

"J’suis intéressée pour me lancer dans un boulot plus gros, j’compte pas rester dans la rue à ramasser les miettes toute ma vie. J’ai vaguement entendu parler de cette organisation mais j’ai jamais encore eu à faire à eux. Cela dit, c’est difficile à prouver là comme ça. Si la fouille est nécessaire, ça m’gène pas.
 
Maintenant, j’suis sérieuse, oublie la gamine inexpérimentée. J’suis compétente, fiable, j’sais me débrouiller seule, j’ai un réseau de contacts et j'sais faire face aux imprévus. Bref, si t’as une proposition pour moi, j’suis à l’écoute à cent pour cent. J’suis prête à entendre du concret, pas besoin de prendre des gants avec moi."


Evidemment, l’idée n’était pas de paraitre agressive. Au contraire, je voulais simplement donner l’image d’une partenaire sérieuse, et non pas une amatrice mal fringuée à peine sortie du caniveau.
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« Répondre #8 le: Janvier 03, 2018, 03:55:39 »

Yuri lui proposait quelque chose de gros. De boxer dans une autre catégorie. De faire vraiment affaire avec la Mafia russe, avec des réseaux criminels organisés, de vivre une vie où elle devrait s’attendre à tuer, à se battre, à être traquée, et à s’en mettre plein les poches. L’esclavage n’avait jamais cessé d’exister sur Terre. Son abolition officielle n’avait fait que l’amener à agir sous des formes différentes. L’exploitation de l’Homme par l’Homme avait toujours été un business très rentable, qui s’était toujours exercée, tant légalement, qu’illégalement. Et l’esclavage transdimensionnel rapportait une fortune. Les nekos s’arrachaient à prix d’or au marché terrien. Oligarques russes, émirs du Proche-Orient, riches hommes d’affaires occidentaux… On trouvait toujours du monde pour en acheter, et les prix défiaient toute concurrence. Pendant des années, les Guramu s’étaient gavés en usant pour eux de toutes les parts du gâteau. Maintenant, la concurrence se développait, et les Petrovski comptaient bien développer leur activité là-dedans. C’est à ce niveau que la jeune Sable allait présenter son utilité.

Elle assura à Yuri être fin prête pour tout, et ce dernier hocha lentement la tête. L’honnêteté… Oui, il appréciait ça. Contrairement aux vendeurs de tapis occidentaux ou arabes, les Russes avaient toujours été un peuple très franc. Du moins, c’est comme ça que Yuri concevait les choses.

«  Okay, petite. »

Yuri reposa sa cigarette, puis glissa sa maind ans la poche intérieure de son veston, et en sortit une liasse de photos. Alix put y voir une série de nekos, de kitsunes, et autres créatures félines et poilues. Elles étaient des cages, enchaînées, attachées, retenues en laisse par des colliers. Nues pour la plupart, elles pleuraient, terrorisées, fixant silencieusement l’objectif des caméras. Yuri invita Alix à regarder les photos, tout en étudiant soigneusement son visage.

« Ces trucs-là, ça se vend une fortune. Voilà ce que je te propose, ni plus, ni moins. Tu toucheras un pourcentage de toutes les ventes qu’on fera. Disons… 5% au début. Ça paraît pas beaucoup, mais c’est tout un trafic que ces ventes font. 5% en moyenne, ça fait… En euro… 50 000 € par vente en moyenne. »

Généralement, les Terranides se revendaient autour du million l’unité. Ce qui est rare se vend cher, c’était l’une des règles fondamentales du commerce, et les étrangers s’arrachaient les nekos, les kitsunes, toutes ces horreurs poilues mi-félines. Yuri n’avait aucun dose de kawai en lui, rien qui puisse le rendre sensible à la souffrance de leur condition. Il ne voyait que des sauvages, qui ne parlaient pas un seul mot pour la plupart. Autant dire que ces Terranides n’étaient pas destinés à un sort heureux, et Yuri voulait s’assurer qu’Alix Sable n’ait aucun problème moral avec ça.

Yuri sortit ensuite une ultime photo.

« Avec le temps, on pourra négocier ta commission, si ce que tu nous rapportes se vend bien. Mais, avant tout ça, y va falloir qu’on s’assure que tu en as dans le ventre, et que jouer l’esclavagiste ne te dérange pas. Regarde… »

Il déposa la photo. On pouvait y voir le visage d’une magnifique blonde, le visage partiellement recouvert par une frange. Elle avait un superbe œil bleu. C’était Doutzen Kroes, mais ça, Alix Sable ne pouvait que l’ignorer.

« Voilà le test… Je veux que tu brutalises cette fille pendant une nuit. Tu la connais pas, elle t’a rien fait, mais dis-toi que c’est ton premier essai. Montre-moi ce que tu as dans le ventre avec elle. Domine-là. Fais-en ta petite pute, et, si tu y arrives, le marché sera conclu. »
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Alix Sable
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« Répondre #9 le: Janvier 03, 2018, 04:32:14 »

La tension monta d’un cran, du moins de mon côté, après avoir ma franche tirade. Ce serait mentir d’affirmer que je ne flippai pas. Si Yuri prenait mal ma déclaration, ça allait mal sentir le roussi pour mon cul, et je fus un brin tendu en le voyant fouiller dans sa poche. Le "petite" aurait pu me vexer, mais je ne m’en formalisai pas, comprenant que le slave avait finalement choisi d’entrer dans le vif du sujet.

La morale pour moi, ça a toujours été une notion à géométrie variable. Dans le monde des affaires, c’était comme tout le reste, un élément soumis à la loi du marché et rien de plus. Tant que ça rapporte du fric, la morale peut être utile mais sinon… Rien à cirer, c’était bon à mettre de côté. Je m’étais donc préparée mentalement à mettre les pieds dans un business limite à ce niveau. Alors quand Yuri posa ses photos sur la table, ça ne me fit ni chaud ni froid.

Étalant les clichés pour mieux les examiner, je m’aperçus que  non, décidément, je n’avais même pas besoin de mimer l’indifférence, ça ne me faisait vraiment rien du tout. En réalité, c’était même incompréhensible à mes yeux que l’on puisse trouver un quelconque intérêt à dépenser du fric pour… ces trucs ? Je me grattai la joue, perplexe. Ces créatures me semblaient moches, et même carrément bizarres avec cette moitié animale qui ne m’inspirait rien du tout. A se demander si ces machins savaient même parler.

"Mouais, j’ai du mal à voir pourquoi on peut claquer autant de pognons pour ces trucs mais soit, chacun ses goûts je suppose… Impressionnant quand même, le prix pour ça."

Honnêtement, j’étais même plus qu’impressionnée de l’argent qu’on pouvait se faire dans ce commerce. En réfléchissant à la conversion, c’était bien plus que mon salaire annuel actuel et à ce prix là, je m’en tapai pas mal du devenir de ces animaux. Définitivement, l’affaire m’intéressait, c’était même beaucoup trop beau pour laisser passer une occasion pareille. Au final, il fallait juste que je fasse passer des marchandises vivantes plutôt que de simples objets. Hochant la tête pour revenir à des éléments plus concrets, je levai les yeux pour regarder mon interlocuteur, réfléchissant déjà aux moyens que j'allais devoir mettre en œuvre.

"Ok donc, le but ce serait de trouver des vendeurs de l’autre côté, et de vous faire passer tout ça. Va falloir que je m’organise un peu avant mais ça me parait faisable… C’est quoi ça ?..."

Je me penchai pour regarder la nouvelle photo présentée par Yuri. Ce n’était pas une de ces Terranides moches, non ? Fronçant les sourcils, j’écoutai l’explication de l’homme et fut littéralement sur le cul. Attends, c’est sérieux ? Je ne voyais pas vraiment le rapport avec le commerce, mais en gros, ce type voulait mettre à l’épreuve mon sens moral en brutalisant une inconnue… Si j’ai bien saisi.

"Euh… C’est pas encore de l’humour slave ? Parce que c’est un peu surprenant là."

Surprenant et même pire. Mes yeux s'arrondirent de surprise. J’étais sidérée même si j’essayai de garder un visage perplexe pour ne pas tout gâcher. Forcément, c’était prévisible d’avoir une requête spéciale, m’attendant à devoir prouver mes capacités mais là… Je n’étais pas du tout expérimentée dans ce domaine mais en même temps, rentrer dans un business de ventes à 50 000€, il leur fallait bien des garanties de ma part. Alors si c’était pour une nuit, j’avais tout intérêt à me montrer sûre de moi.

"Mouais bon, si ça peut te rassurer sur mes intentions, pourquoi pas. C’est spécial comme demande mais bon, d’accord, je le ferai sans problème. On fait ça quand ?"

Sans problème, c’était un peu exagéré. Au lit, j’étais loin d’avoir une fibre dominatrice, cependant, il fallait vraiment conclure cette affaire. Après m’avoir fait miroiter tout ce fric, je n’allais pas reculer pour une simple affaire de cul, quand bien même mon imagination allait devoir carburer pour trouver de quoi donner l'illusion. Examinant pensivement la photo de Doutzen, je réfléchissais intensément sur la procédure à suivre pour réussir ce test sans décevoir la mafia.
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« Répondre #10 le: Janvier 03, 2018, 06:25:06 »

« Nos méthodes t’étonnent ? Tu pensais que nous allions célébrer ça autour d’une coupe de vodka ? Ma chérie, je te l’ai dit, tu t’engages dans la cour des grands, il faut qu’on sache si tu as les tripes pour ce business. Ton boulo,t ça sera de convoyer des esclaves d’un point A à un point B. Il faut que tu les domines sans les martyriser. Ces trucs mignons, kn doit les avoir intacts. T’imagines pas comment on les soigne et on les pouponne quand on les reçoit, ça fait vendre. Si on reçoit de la cargaison mutilée, en sang, ça perd toute sa valeur. Et, au million d’euros l’unité, ça fait un sacré trou dans la compta’ parce qu’un con de dresseur a préféré frapper avec le fouet plutôt que de baiser son esclave. »

Yuri parlait très crûment, mais les deux étaient maintenant au-delà des civilités. Il fumait encore, et tira sur son cigare, tout en avalant un peu de son verre, et poursuivit ensuite :

« Ensuite… j’vais pas te mentir, on teste ta loyauté, mais on a aussi quelque chose contre toi, si jamais l’envie te prendrait de nous doubler. On sait jamais, et, dans ce métier, on doit être parano’. Je te le dis par honnêteté, on a tous un dossier sur tout le monde. Si je trahis mon chef, demain, j’vais avoir un sacré paquet d’emmerdes. Et, si mon chef nous trahit, le chef de mon chef fera tomber le couperet. C’est comme ça que ça marche. Bienvenue chez les Russes. »

Tout ça devait sembler impressionnant pour Alix, et elle était visiblement un peu troublée de devoir faire ça. Cependant, Yuri était sérieux. Il avait exposé les deux raisons. Premièrement, s’assurer d’avoir affaire à une femme qui ne se laissera pas attendrir par les esclaves, et saura les calmer comme il le faut.

« On va commencer dès ce soir, beauté. J’espère que tu n’avais rien de prévu. Navré de te presser comme ça, mais tu comprendras que, vu ce dont on parle, je préfère vite faire ton baptême du feu. »

C’était aussi un moyen de s’assurer qu’Alix puisse se rendre disponible. Dans ce trafic, il n’y avait pas de place pour les congés, ou pour les repos, quand une urgence vous tombait dessus. Yuri appela Reto, et lui parla brièvement, en russe, annonçant qu’Alix était prête. Hors-de-question, pour l’heure, de la conduire chez Reto. Ce dernier lui indiqua oralement les coordonnées, puis Yuri acquiesça, et raccrocha.

Il fit signe à Alix, et le duo sortit. Yuri retourna dans sa voiture, et démarra. Ils retournèrent vers la zone industrielle, mais allèrent vers l’intérieur des terres. Il y avait ici de multiples usines et entrepôts, dont beaucoup étaient encore en activité. Ils s’arrêtèrent devant les grilles d’un entrepôt de poissonnerie. Les grilles s’ouvrirent alors, et Yuri entra, avant de se garer devant l’entrepôt, éclairant de ses phares plusieurs individus.

« Bon… La nana que tu vas voir s’appelle Doutzen. Elle est très précieuse à nos yeux, et est un parfait test pour toi. Défense de la battre… Trop fort, en tout cas. Elle jouera parfaitement son rôle, à toi d’assurer le mieux possible. »

Ils entrèrent dans l’entrepôt. On pouvait voir des cagettes ici et là, avec du poisson, mais, surtout, des fins sachets de poudre blanche. L’endroit servait clairement de couverture pour les activités illégales des Petrovski. Yuri croisa quelques complices, et grimpa des marches en bois, rejoignant une porte. Il posa sa main sur la poignée.

« Ça se passe derrière. Laisse parler tes instincts, petite. »

C’était une scène probablement surréaliste pour Alix, mais elle était bel et bien là, engagée. La porte s’ouvrit.

À l’intérieur, il y avait un lit, assez confortable, avec une jeune femme blonde, portant une robe rouge, des gants rouges remontant à mi-bras, et des bottes rouges. Sur la droite, une commode comprenant divers jouets, pilules, et autres instruments. Doutzen, couchée, releva la tête vers la femme. Un léger silence gênant s’installa, avant que Doutzen ne prenne la parole, en sentant vite le malaise de la jeune femme :

« Alors, c’est toi… Je ne sais pas trop qui tu es, mais moi, je suis Doutzen. On m’a dit que tu devais jouer avec moi… Me montrer ce que tu as dans les tripes. Mais je me demande si ce n’est pas à moi de faire ça, tu n’as pas l’air très taillé pour ce rôle… »
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« Répondre #11 le: Janvier 03, 2018, 09:30:44 »

Intérieurement, il me semblait fondre au fur et à mesure que la fin de cette entrevue approchait. C’est sûr, les arguments de Yuri étaient valables, mais je n’arrivai pas à me départir de l’idée que j’étais coincée. Ouais certes, il fallait s’attendre à une demande loufoque pour tester mes nerfs, mais j’aurais mille fois préféré un truc qui ne soit pas porté sur le cul. Hors de question de se dégonfler mais tout ça me prenait de cours.

Avoir quelque chose contre moi ? Je ne voyais pas bien en quoi le fait de baiser une inconnue allait être un argument contre moi. Ce n’est pas comme si révéler ce scandale à quelqu’un allait me porter un coup vu que je n’avais tout simplement personne, n’étant pas mariée ou quoi que ce soit. Mais peu importe, je me gardais bien de le préciser. Yuri était visiblement sérieux, et pour ce coup là, j’aurais largement préféré une nouvelle vanne d’humour slave.

Mais le coup de grâce était encore à venir. Maintenant ? Bordel, là c’était la merde. En me laissant quelques jours, j’aurais pu me renseigner sur la manière de procéder, mais là… Comment j’étais sensée dire un truc aussi stupide ? Que j’étais une nana de vingt ans avec une expérience de merde au lit, et que j’avais aucune idée du comment dominer quelqu’un ? Putain, j’allais passer pour une demeurée si je sortais ça.

Non, la seule manière pour l’instant, c’est de le suivre en faisant bonne figure. Ce que je fis en silence, masquant mon trac sans piper un moment durant tout le trajet en voiture. Dans ma tête, je carburai un tas de scénarios clichés et totalement pathétique sur la domination sexuelle. Arrivant à l’entrepôt, j’étais un brin perplexe. C’est quoi ce coin ? Ça puait la marée bordel, mais je suppose qu’il s’agissait d’un endroit leur appartenant.

"Doutzen ok… J’vais faire de mon mieux, ça marche."

J’essayai d’avoir l’air assurée mais je m’en menais pas large en suivant Yuri au travers de l’entrepôt. En jetant un coup d’œil, j’estimai que le coin était sûrement blindé d’autres hommes de mains, peut-être même de marchandise illégale ce qui me fit penser une chose. J’allais être surveillée, peut-être même par des caméras. Autant dire que je n’avais aucun choix possible après avoir mis les pieds dans le plat. Mais putain, jamais je n'aurais imaginé avoir ce genre de test.

"Mouais… On va faire ça."

A ce stade, il me semblait être épiée de toute part. Entrant dans la pièce ouverte par Yuri, je fus sidérée de découvrir une véritable chambre alors que nous étions au beau milieu des cages à maquereaux.  Ah les cons, ils ont été jusqu’à prévoir tout ça. Et forcément, il y avait la femme de la photo, qui était évidemment superbe mais ça n’allait pas changer mon problème. Je fermai la porte derrière moi, marquant un gros blanc gêné en observant les jouets et cette Doutzen allongée sur le lit. Dans cette situation, il me semblait être un gros pigeon essayant de piger comment ouvrir un sachet de graines.

"Alix… Et vas-y, fous-toi de ma gueule. Au point où j’en suis, c’est pas du ridicule supplémentaire qui va me tuer. Fais chier."

Impossible de m’empêcher de jurer tant la colère montait. Même en réfléchissant dans tous les sens, il n’y avait aucune alternative à la situation actuelle ou du moins, je n’en voyais qu’une. Le problème c’est que manifestement, cette femme avait toute les raisons de ne pas me prendre au sérieux et c’était légitime. D’abord, parce que mon malaise se lisait sur ma tronche, et parce qu’à sa façon de causer, elle était certainement plus expérimentée que moi.

"‘Doit y avoir des caméras non ? De toute façon, tu vas tout leur rapporter j’imagine. Putain ça me gonfle, j’peux me faire respecter sans avoir à fourrer quelqu’un, bordel."

De rage, je balançai un coup de pied sur le meuble supportant les jouets, ce qui en fit valser quelques-uns. Ce n’était pas possible, je n’allais pas pouvoir y couper. Si je sortais pour laisser tomber, non seulement je pouvais dire adieu au marché, mais je prends le risque de me prendre un retour de bâton en pleine figure. Vexer la mafia, ça pouvait être plus que dangereux.

Quant à la fille, aucune chance qu’elle me file un coup de main, c’était d’ailleurs probablement elle qui allait faire son rapport aux grands patrons ensuite. Et je devais absolument faire ce qu’on me demandait, mais comment ? Je n’en avais aucune idée, et elle devait déjà me considérer comme incapable d’y arriver. Et de toute façon, cette situation n’a rien de stimulante pour moi. M’asseyant sur le bord du lit en lui tournant le dos, je me passai une main dans les cheveux en fixant le mur.

"Laisse-moi réfléchir à cette connerie de situation."
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Doutzen Kroes
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« Répondre #12 le: Janvier 04, 2018, 03:55:11 »

Doutzen était le Petit Chaperon Rouge de Reto Kroes. Une arme fatale et redoutable. Elle était ce qui avait permis à Reto de s’élever au sein des Petrovski, de devenir un lieutenant de premier plan. Son rôle ? Séduire. Tromper. Récolter. Elle séduisait des hommes puissants, ou des femmes, et profitait de sa proximité avec eux pour obtenir des informations confidentielles, ou tout simplement pour les faire chanter. Certes, la majorité sexuelle était fixée à 13 ans au Japon, mais, dans un pays aussi conservateur, et où le mariage avait une grande importance, il ne faisait jamais bon ménage d’apprendre qu’un père de famille en apparence respectable avait sodomisé toute la nuit une belle gaijin blonde. Dans le conte, personne ne se méfiait du Petit Chaperon Rouge. On ne se méfiait pas du Chaperon Rouge. On devrait le faire, car, quand le Grand Méchant Loup s’alliait avec le Petit Chaperon Rouge, leur tandem était redoutable.

La jeune Doutzen était habituée à des demandes loufoques, et celle-ci, elle l’avait déjà fait. Elle vit rapidement qu’Alix était jeune, ayant visiblement sa tranche d’âge, et sourit lentement. Yuri avait dû lui faire son grand numéro, comme à son habitude. C’était un grand acteur, et il aimait beaucoup Doutzen. Ils avaient déjà fait l’amour, bien sûr, mais Yuri avait tendance à se voir comme un grand-frère avec elle. Lorsqu’elle faisait le Chaperon Rouge, c’était lui qui veillait sur elle, qui la conduisait, qui la ramenait, et la protégeait. Elle sourit en voyant la femme s’asseoir sur le rebord du lit, visiblement désespérée.

En soi, Doutzen n’avait pas vraiment de pitié pour elle. Elle ignorait ce qu’elle faisait là, mais, si elle faisait affaire avec les Petrovski, c’est qu’elle n’était sûrement pas une bonne personne. Mais bon, qui était-elle pour juger ? Elle-même avait déjà trahi bien des gens, et avait sûrement, par ses actions, provoqué bien des drames. À force, elle avait appris à relativiser. Doutzen ignorait qu’Alix devait servir pour participer à des activités d’esclavage. Si elle l’avait appris, elle en aurait sans doute été offusquée, mais, étant elle-même une esclave, elle n’avait, là encore, qu’une faible marge de manœuvre.

Doutzen se déplaça alors, et se hissa sur ses genoux, puis posa brusquement chacune de ses mains sur les épaules de la femme.

« Yuri t’a fait le coup des caméras, hein ? Laisse-moi te dire une chose, Alix… »

Doutzen lui sourit légèrement, ses seins mis presque sous le nez de la jeune femme.

« Je suis bien trop précieuse aux yeux des Petrovski pour qu’on laisse une inconnue me faire du mal. Quoi que Yuri t’ait dit, c’était un mensonge. Il n’y a aucune caméra ici, rien d’autre que moi… »

Qu’est-ce que tout cela voulait dire ? Qui croire ? Doutzen, ou Yuri ? Elle se pencha vers la femme, et caressa sa joue d’une main. Doutzen sentait l’hostilité d’Alix, sa raideur… Sa nervosité.

« Tu es ici pour passer une bonne soirée en ma compagnie, tout simplement… Et pour évaluer ton comportement sexuel. Je sais que tout cela semble idiot, mais, quand tu vivras longtemps à Seikusu, tu comprendras que le sexe est un pilier sous-jacent ici… »

Le visage de Doutzen se rapprocha de celui de la femme, et elle alla l’embrasser.

« Est-ce que tu es du genre soumise ou dominatrice au lit ? »

C’était la principale question à laquelle Doutzen devait répondre. Pour Reto, le comportement sexuel d’une personne constituait sa parfaite carte d’identité. Restait ensuite à savoir ce que Reto ferait avec les informations que son fidèle Chaperon Rouge ne manquerait pas de lui communiquer… Mais ça, Doutzen n’était pas dans la tête de Reto pour le savoir !
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« Répondre #13 le: Janvier 04, 2018, 03:35:25 »

A force de réfléchir et de disséquer tous les scénarios possibles, mon crâne me donnait l’impression d’être au bord de l’explosion. Une alternative, il m’en fallait une absolument. Ouais, c’est sûr, la plupart des types qu’ils ont engagé, n’auraient probablement eu aucun souci à choper cette blonde pour la foutre à poil, et en faire leur petite pute comme l’avait dit Yuri. Seulement moi, ça me bloquait complètement.

Déjà parce que cette situation n’avait absolument rien d’excitante. C’est vrai quoi, on était dans une chambre entourée de caisses de poiscailles, et des mafieux étaient en train d’attendre le résultat de notre partie de baise. Et puis surtout, ce n’était pas mon genre de dominer comme ça. Je pourrais mimer le truc mais j’aurais l’air de quoi ? Sans conviction, ça allait virer au ridicule complet, et je n’avais aucune envie de passer pour une idiote.

Dans tous les cas, l’affaire me semblait régler dans le sens où je pouvais faire une croix dessus. C’était sûr, ces types voulaient quelqu’un capable de violer en avance les esclaves pour les calmer, et ça me paraissait complètement aberrant. Trimballer ces bestioles moitié humaine passait encore, mais les baiser c’était totalement hors de question. Et cette Doutzen qui me collait, ça m’empêchait de réfléchir.

"Ton Yuri m’a pas parlé de caméras, c’est moi qui ai fait la déduction. Alors tu m’excuseras si je ne crois pas un foutu mot de ce que tu m’dis."

C’est sûr, c’est une femme superbe et ça me confortait justement dans ma réflexion, à savoir qu’elle était probablement de mèche dans l’histoire. C’était glauque en y pensant, mais elle était même peut-être habituée à ce genre de tractations. Et vu sa manière de mettre ses formes en avant, son but était sûrement de me séduire.

"J’vais te dire, j’connais le principe des confidences sur le plumard. Et j’ai assez de plomb dans la tête pour piger que tu vas sûrement rapporter tout ce qu’on se dit à tes patrons ensuite. Donc c’est pas la peine d’essayer de me mettre en confiance, j-…"

Et boum, j’aurais dû m’en douter qu’elle allait prendre l’initiative. Ce baiser était totalement factice pour moi, et presque aussitôt, je la repoussai pour me mettre hors de sa portée. Mes joues s’étaient aussitôt teintées légèrement de rouge, je n’étais pas un robot alors forcément il m’était difficile de ne rien ressentir face au charme de Doutzen. Mais quand bien même, ça me foutait en rogne plus encore.

"J’passerai pas une bonne soirée, c’est pas la peine. J’ai l’impression d’avoir déjà un flingue sur la tempe tellement cette situation me laisse aucune issue ! Je trouve ça tellement… gerbant comme principe et j’vois absolument pas pourquoi le comportement au pieu illustre celui au boulot !"

Je tournai en rond dans cette chambre, m’appuyant sur la table à jouets pour réfléchir. Tiens, il y avait des menottes et un bâillon, dans le pire des cas, je devais bien pouvoir m’en servir pour que cette blonde me fiche la paix. Peut-être qu’au final, ne rien faire était sûrement la meilleure solution. Jetant un regard agacé envers ma pseudo-amante, je m’appuyai sur le mur, loin d’elle, croisant les bras pour ruminer.

"C’est ça qui détermine le rôle chez vous ? Domination ou soumission ? Quelle connerie. J’suis sûre qu’il y a de vos patrons qui aiment s’faire fouetter. Mais ça t’es égal, j’suppose, t’as dû voir défiler tout un tas de gens. Un vrai panel de merde humaine."

A ce stade, je commençai à ressentir une certaine résignation. Ma situation était tellement merdique, c’était quasiment certain que je pouvais faire une croix sur le boulot de transit d’esclaves. Jamais je ne parviendrai à avoir la conviction pour jouer la domination, ou ne serait-ce que coucher avec cette femme. Ce n’était pas possible, j’étais trop agacée, trop mal à l’aise et puis ce n’était pas du tout mon style. Je bloquai complètement en fin de compte.

"Et bah écoute, rapporte à ton patron que j’suis pas dominatrice au pieu. Fais-en ce que tu veux, m’en tape, j’vais pas me ridiculiser pour mimer ce genre de trip qui ne me ressemble pas. Et puis s’il veut pas me filer le boulot, tant pis, je survivrai avec ce que j’ai."

Mouais, en espérant que la mafia ne décide pas d’une solution plus radicale. Mais ça me paraissait peut-être un peu exagéré, après tout, Yuri m’avait assez fait comprendre qu’ils appréciaient mes services. Au pire, je retournerai vendre mes petits artefacts.

"Compte pas sur moi pour faire quelque chose avec toi. Peut-être que même que c’est la meilleure chose à faire en fait, dire non à une séductrice envoyée exprès pour moi, ça prouvera mon caractère."
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« Répondre #14 le: Janvier 07, 2018, 01:34:21 »

Doutzen gloussa légèrement quand Alix, adossée contre le mur, indiqua que tout ça n’était peut-être qu’un énorme piège, et qu’elle devait résister à la Tentation. Elle se demandait même si Doutzen n’était pas un ultime test en ce sens où elle devait repousser ses avances pour montrer aux Petrovski qu’elle était une femme forte et déterminée. Doutzen se redressa alors, s’extirpant du lit, et se rapprocha de la femme, faisant claquer ses talons. Elles avaient beau être dans une poissonnerie, cette chambre était légèrement parfumée. Il y avait de l’encens le long des murs, balayant les mauvaises odeurs. C’était moins glamour qu’une chambre au Seikusu Palace, mais tout de même…

« C’est mon père qui gère tous les trafics. Et mon père est un Loup. C’est sa manière de voir les choses. Tu vois, je peux déjà lui dire que tu es une femme forte, au caractère trempé… Mais qui a peur du sexe. »

La jeune Doutzen se rapprocha d’elle, jusqu’à écraser son corps contre le sien. Ses seins heurtèrent ceux d’Alix. La femme avait un physique de garçon manqué, avec une petite poitrine. Elle était habillée comme un garçon, mais Doutzen n’était pas dupe. Lors de son baiser, elle avait vu les joues d’Alix s’empourprer, elle avait vu son corps réagir… Mais Alix s’était refusée à elle.

« J’ignore ce que mon père veut de toi, mais je sais que les activités sur Terra impliquent souvent de devoir jouer avec la magie rose. »

Doutzen pensait notamment à ces drogues spéciales, qui circulaient en ce moment dans le lycée Mishima. Il y avait de puissants aphrodisiaques, ou des drogues d’hermaphrodisme qui fonctionnaient à merveille sur les femmes. Mais Alix était confuse.

« Quand je verrais mon père, je lui dirais ça… Que tu es une forte tête, mais qui se voile la face. Une femme qui refuse d’avouer ses émotions, une femme qui a aimé m’embrasser, mais préfère se réfugier derrière de fausses excuses. Je ne suis pas un piège, Alix. »

Ses lèvres se rapprochèrent encore, cherchant à l’embrasser… Mais,a u dernier moment, Doutzen s’écarta, et rejoignit le meuble abritant tous les sex toys.

« Quoi que Yuri dise, Père se fiera à moi en dernier lieu. Alors, tout dépend de la manière dont je tourne les choses. Soit tu seras une femme au caractère déterminé, qui ne s’est pas jetée sur moi comme une rustre affamée en manque de chair… Soit comme une fille paniquée, manquant de confiance en elle, et qui panique dès qu’une jolie fille lui fait des avances. Mais n’espère pas pouvoir te dérober. Si tu pars maintenant, Yuri trouvera ça suspect. Tu es placée dans cette situation pour voir comment tu réagis dans une situation inattendue, déroutante, où tu n’as pas eu le temps de te préparer. Quels sont tes premiers réflexes dans ce genre de cas ? Fuir te réfugier sous les jupes de ta mère ? Ou prendre le problème à bras-le-corps, et essayer d’y trouver une solution ? »

Doutzen sourit encore, malicieuse.

« Je ne suis pas ton ennemie, tu sais… Je ne suis pas une louve, je suis un Petit Chaperon Rouge… »
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