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On joue la survie des Terriens, rien que ça ! -- Franz & Séliane

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Séliane Noctelume

Créature

On joue la survie des Terriens, rien que ça ! -- Franz & Séliane

Réponse 15 mercredi 18 mars 2026, 17:20:41

Le silence s’installe après les mots de Franz. Pas un silence vide. Un silence qui clôt.

Séliane l’observe. Lorsque son interlocuteur évoque la nuit à venir, le travail, les vérifications… quelque chose en elle vacille. À peine. Une intention naît. Fragile, spontanée. Rester. L’accompagner. Ne pas laisser cette inquiétude grandir seule dans l’obscurité.

Ses lèvres s’entrouvrent. Puis rien. Son regard glisse un instant vers les arbres. Vers les feuilles qu’elle a apaisées sans les guérir. Vers cette dissonance toujours présente, tapie sous la surface du monde. Elle comprend. Ce n’est pas à elle d’imposer sa présence.

Alors elle revient à lui. Franz. Déjà ailleurs. Déjà en mouvement dans sa pensée. Elle incline légèrement la tête.
Très bien.

Sa voix est douce. Stable.
Je comprends.

Un battement suspendu. Puis, presque naturellement :
Si telle est votre volonté… Professeur Franz.

Le prénom s’insinue sans heurt dans la formule. Comme s’il avait toujours été là.

Le papillon interrompt son vol un instant. Mais la jeune femme, elle, ne relève pas.

Elle se détourne légèrement, prête à partir, avant d’ajouter :
Je serai sous cet arbre.

Son regard désigne celui qu’elle a touché. Celui dont les feuilles frémissent encore d’un souffle retrouvé.
Demain matin.

Pas d’heure. La professeure marque une pause, presque imperceptible.
Passez une… nuit productive.

Puis elle s’éloigne. Ses pas s’effacent sur la pierre chaude du patio. Le papillon la rejoint, décrivant une lente spirale avant de se poser sur son épaule. Et lorsqu’elle quitte la cour, quelque chose semble se retirer avec elle. Comme une ombre douce qui abandonne le jour.


La nuit passe. Et avec elle, la ville.

Seikusu ne dort jamais tout à fait. Mais entre deux battements, entre deux souffles urbains, il existe des instants suspendus, des heures où même les choses invisibles hésitent.

Séliane, elle, ne dort que peu. Au cœur de la nuit, elle marche. Silencieuse.

Elle revient vers le campus lorsque les premières lueurs de l’aube commencent à dissoudre l’obscurité. Le ciel est encore pâle, teinté de gris et de bleu lavé.

Les arbres l’accueillent. Ou peut-être est-ce elle qui les écoute. La fée s’arrête près de celui qu’elle a touché la veille. Sa main se pose à nouveau contre l’écorce. Un instant. Comme une vérification. Une écoute. Puis elle s’en détourne.


Un peu plus tard, dans un couloir encore à moitié endormi, Séliane s’arrête. Un élève est là. Seul. Assis sur un banc, un sac ouvert à ses côtés, des feuilles couvertes de schémas botaniques et de notes griffonnées. Ses yeux sont cernés, mais attentifs. Le genre d’élève qui observe plus qu’il ne parle.

Il lève la tête en la voyant. Hésite.
Professeure… ?

Séliane incline légèrement la tête.
Professeure Noctelume. Vous êtes matinal. Avez-vous cours avec moi ce matin ?

Ou en retard.” répond-il avec un sourire fatigué. "Mais oui, il me semble."

Un silence. Puis, avec une sincérité désarmante :
Vous connaissez… ce que mangent les professeurs, le matin ?

La question le surprend. Il cligne des yeux.
Euh… ça dépend ? Café, surtout. Beaucoup de café. Et… des viennoiseries, j’imagine. Pourquoi ?

Séliane semble réfléchir à la réponse comme à une donnée précieuse.
Merci.

Elle ne donne pas d’explication. Mais l’élève la regarde s’éloigner avec une légère perplexité. Comme s’il venait d’assister à quelque chose… d’un peu étrange.


Lorsque le soleil est enfin levé, la cour s’éveille lentement. Et sous le patio, près de l’arbre, Séliane est déjà là. Elle se tient debout quelques instants, immobile.

Puis, avec une précision tranquille, elle dispose ce qu’elle a apporté. Deux boissons chaudes. La vapeur s’élève lentement dans l’air frais du matin. À côté, quelques viennoiseries soigneusement disposées. Pas en désordre. Pas simplement posées. Présentées. Comme une offrande discrète. Ou un rituel dont elle aurait appris les gestes sans en saisir totalement les codes.

Elle s’assied ensuite. Non pas sur un banc. Mais au pied de l’arbre. Comme si sa place était là.

Le papillon vole doucement autour d’elle avant de se poser sur une branche basse.

Le campus commence à vivre autour. Des pas. Des voix. Des portes qui s’ouvrent.

Mais autour d’elle, quelque chose reste… légèrement à part. Comme si le temps s’écoulait différemment. Elle attend. Calme. Patiente.

Ses doigts effleurent distraitement l’écorce derrière elle. Et dans la lumière claire du matin, l’arbre semble un peu plus vivant que les autres. Presque imperceptiblement.

Franz Bauer

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  • FicheChalant

    Description
    Démon de la Paresse et de la Luxure et génie de son état, Franz tente de racheter ses crimes passés en vivant pour le Bien commun. Mais il n'est pas facile de tout bien faire quand une idée peut rendre les autres accro à s'en damner...
L’accord passé, Franz était retourné au travail avec enthousiasme. Ce n’était pas une motivation vaine. Il ne s’attendait pas à régler son problème aujourd’hui, à découvrir la solution miraculeuse, mais il pouvait enfin trouver un élément probant, une piste permettant de conduire à de nouveaux éléments qui, eux, permettraient enfin de régler le problème.

Et quel problème ! Il ne s’attendait pas à pareille menace. Le déséquilibre était manifeste et pouvait s’emballer à tout moment, provoquer un effondrement de l’écosystème à Seikusu. Peut-être que la Terre entière était même menacée par ce désastre possible, l’ouverture brutale à des vecteurs exponentiels pouvant menacer de détruire la planète telle qu’on la connaissait en relativement peu de temps.

Si les rumeurs qu’il connaissait sur les failles étaient vraies, alors elles renfermaient des prodiges et menaces conséquents. Comment imaginer comment tournerait le destin d’un monde doté d’armes apocalyptiques si on y ajoutait le désordre soudain de la magie arcanique, des forces élémentaires manifestes, des dragons et autres chimères disparues, de races défiant la notion d’Humanité et la domination de l’Humain sur le monde ? Cela pouvait être le point de départ d’une réaction en chaîne terrible et, si la planète y survivait, elle ne ressemblerait en rien à ce qu’elle était la veille.

Inquiet et hyperactif, il essaya de reprendre contact avec ses camarades à travers le monde. Certains, il n’avait pas vu depuis des décennies et, pour ceux qui n’avaient pas le don d’immortalité, il ignorait même s’ils étaient encore en vie. Quantité avaient changé de numéro de téléphone, trépassé ou n’étaient simplement pas disponibles mais, le décalage horaire aidant, il eut de nombreuses discussions cette nuit-là, tandis qu’il peaufinait son algorithme d’analyse et laissait l’ordinateur traiter l’information. Certains furent étonnés de l’entendre toujours si jeune et alerte quand eux-mêmes avaient pris vingt ou trente ans et accusaient le coup des années derrière eux, mais tous répondirent avec joie.

Les scientifiques se virent confrontés aux données brutes et appelés à examiner leurs environs ou à rapporter tout phénomène semblable chez eux.

Les clairvoyants, shamans et autres sorciers terriens se virent confiés les instances plus ésotériques et enjoints à interroger leurs trames et terroirs sur le sujet.

Les autres démons, ceux qui répondirent, exprimèrent un intérêt réservé, manifestement conscients, pour les plus purs (ceux qui avaient été enfantés des Enfers ou en venaient, ceux dont les pouvoirs transcendaient les dimensions), de la réalité du danger, la question abordée était sensible, presque tabou. Et ce n’était pas une affaire de sectarisme : il y avait plus d’une bonne raison de ne pas laisser le savoir des failles et de leur contrôle à n’’importe qui au risque de voir les Humains en comprendre les ressorts et en exploiter les pouvoirs. Franz tenta bien d’en convaincre, mais il n’obtint que de vagues promesses.

Quoi qu’il en soit, il eut une affirmation à l’aube : le cas de Seikusu était probablement rare ou unique. Ce n’était pas un problème généralisé à la planète entière. Cela dit, certains nœuds de pouvoir tellurique et cosmique devaient bien présenter des altérations potentielles. N’était-ce pas le cas ici ? Peut-être devrait-il étendre ses examens. Mais pas aujourd’hui.

Les résultats finaux tombèrent peu de temps avant que les portes de l’établissement ouvrent aux premiers arrivants, aux plus précoces venus étudier à la bibliothèque ou fumer en flânant entre copains las de leurs parents. Il alla vider son cendrier plein de cendres et de mégots froids avant d’aller attendre devant la photocopieuse que ses impressions finissent de lui arriver et, cela fait, s’en empara et les glissa dans une poche cartonnée avant de filer, remettant sa blouse blanche sur son dos avant de retourner donner vie aux couloirs.

Lorsqu’il arriva dans la cour, là où Séliane et lui s’étaient séparés la veille, il remarqua directement la curieuse créature se cachant sous les traits d’une honnête professeure près de l’arbre qu’elle avait touché la veille. Le démon l’avisa de loin. Il n’avait pas besoin de beaucoup de sommeil et ne manifestait pas de signe de fatigue. Cependant, son enthousiasme et son travail acharné avaient laissé des traces. Il avait l’œil brillant et une paupière inférieure sautillait nerveusement par moments. Il était échevelé et un sourire nerveux restait scotché à ses lèvres. Malgré tout, il gardait cet air nonchalant, ce détachement qui contenait les forces le parcourant en lui, les empêchant d’influencer et de nuire autour de lui. Certes, il y avait une ondine mêlant engouement et chaleur émanant de lui, mais c’était ce qu’il ne pouvait pas retenir dans son état actuel.

Marchant jusqu’à Séliane sans un mot, il l’avisa, la fixant, assise près du tronc, avant d’aviser les deux cafés et les viennoiseries manifestement disposées de façon ostensibles à son attention près d’elle. Il fronça les sourcils, pinça les lèvres et plia ses jambes, s’arc-boutant devant elle et se portant à son niveau tout en plantant ses yeux rouges dans les siens, scrutateur.

« C’est pour moi, hésita-t-il ? »

C’était manifestement le cas, évidemment, et, après un coup d’oeil de plus, il sentit l’envie de café et le manque de sucres de son enveloppe physique le gagner, perçant le voile de son inspiration intellectuelle pour le ramener aux choses terrestres. Il plongea malgré lui une main vive, mais souple et précise, dans le sac de viennoiseries, et une autre vers un gobelet, et il s’équipa de son petit-déjeuner en mordant dans la pâte aérée et beurrée avec joie.

« C’est très gentil. »

Il eut un sourire sincère avant de reposer le gobelet de café pour lui passer sa pochette cartonnée, reprenant vite le gobelet et la laissant découvrir les cartes de Seikusu et des environs qu’il avait sorti. Des séries de points les constellaient, lieux de relevés anormaux, et des extrapolations désignaient des zones encerclées où des failles dormaient ou se dressaient supposément. Il lui expliquait cela en mangeant et en buvant, simplement, avant de conclure :

« J’ai trouvé une faille dans le quartier de la Toussaint. C’est le quartier chaud. Personne ne s’est vraiment inquiété de l’accroissement significatif des disparitions dans cet endroit au fil des deux dernières décennies, mais je pense qu’il y a corrélation. Cette faille est active, j’en suis certain. Nous devrions aller la voir ce soir. »

Séliane Noctelume

Créature

Séliane ne bouge pas lorsqu’il s’approche. Elle l’observe. Pas seulement son visage. Pas seulement ses gestes. Elle observe ce qui déborde. Cette tension vive sous la peau. Cette excitation trop brillante dans le regard. Cette fine fissure dans le contrôle qu’il maintenait avec tant de rigueur. Pas de doute, il a travaillé toute la nuit. Et quelque chose, en lui, a été… stimulé.

Le papillon, perché sur la branche au-dessus d’elle, agite lentement ses ailes. Comme hésitant.

Lorsque Franz s’abaisse à sa hauteur, leurs regards se rencontrent. Sans détour. À sa question, elle ne répond pas immédiatement. Ses yeux glissent brièvement vers le café. Vers les viennoiseries. Puis reviennent à lui.
C’était l’intention.

Simple. Sans mise en scène. Mais lorsque sa main se tend, rapide, précise, trop précise, et qu’il se saisit de la nourriture, quelque chose en elle s’apaise légèrement. Pas pour elle. Pour lui. La jeune femme le laisse manger. Boire. Revenir.

Lorsqu’il lui tend la pochette, elle la prend sans un mot. Ses doigts effleurent brièvement les siens. Froids. Ou peut-être est-ce elle qui est trop… tempérée. Elle ouvre. Observe. Longuement. Très différemment de lui.

Là où Franz voit des données, des corrélations, des projections… La professeure regarde les espaces entre les points. Les silences dans la carte. Les zones où rien n’a été relevé. Son regard ralentit. Suit les lignes. S’arrête. Repart.

Le papillon descend, se pose un instant sur le bord de la feuille, comme attiré par une zone en particulier. Lorsqu’il parle de la Toussaint, elle relève légèrement les yeux vers lui. Pas surprise. Confirmée.

Elle referme doucement la pochette. Pas brusquement. Comme si elle refusait de brusquer ce qu’elle venait de voir.

Un court silence s’installe. Puis :
Une faille active…

Sa voix est plus basse qu’à l’accoutumée. Moins professorale. Plus… concernée. Ses doigts viennent distraitement lisser un pli invisible sur le papier.
Cela expliquerait les disparitions.

Une pause. Très légère. Mais quelque chose change dans son regard. Une ombre plus dense.
Et aussi pourquoi ce déséquilibre ne cesse de s’aggraver.

La fée relève les yeux vers lui. Et cette fois, elle ne cherche plus à masquer entièrement ce qu’elle est. Pas vraiment. Juste assez pour que lui comprenne.
Une faille ouverte attire.

Ses mots sont calmes. Mais précis.
Pas seulement ce qui traverse.

Un battement.
Mais aussi ce qui… cherche à traverser.

Le papillon quitte la feuille. Revient se poser près de son épaule. Elle se redresse lentement et quitte le pied de l’arbre. Mais avant de faire un pas, sa main revient se poser contre l’écorce. Très brièvement. Comme une promesse silencieuse. Ou un avertissement.

Puis Séliane se tourne vers Franz.
Ce soir, donc.

Elle l’observe encore une seconde. Et cette fois… il y a quelque chose de plus direct dans son regard.
Quelque chose qui dépasse la simple curiosité.
Nous irons.

Pas une suggestion. Pas une hésitation. Puis, plus doucement :
Mais pas sans préparation.

Une légère inclinaison de tête.
Une faille active n’est pas un phénomène que l’on observe.

Ses yeux plongent dans les siens. Clairs. Lucides.
C’est un seuil.

Une pause.
Et les seuils…

Un souffle à peine perceptible.
… ne s’ouvrent jamais dans un seul sens.

La fausse humaine recule d’un pas laissant enfin un peu d’espace entre eux. Mais pas autant qu’avant.
Vous avez fait ce qu’il fallait cette nuit, Professeur Franz.

Et là, très légèrement :
Vraiment.

Ce n’est pas un compliment gratuit. C’est une reconnaissance. Puis son regard glisse vers le café qu’il tient encore.

Et, presque imperceptiblement :
Et vous avez eu raison de vous arrêter.

Un battement de cils.
Le reste aurait commencé à vous échapper.

Elle incline la tête. Très légèrement. Avant de tourner la tête pour un regard vers la ville. Vers quelque chose d’invisible.
Après vos cours. Nous irons voir ce qui s’éveille.

Mais quelque chose en elle refuse de laisser cette conversation se clore aussi simplement. Alors, elle ajoute :
D’ici là…

Sa voix change à peine. Mais quelque chose s’y glisse. Plus bas. Plus… personnel.
Reposez-vous... S'il vous plaît.

Ce n’est pas un ordre. Ce n’est pas une suggestion non plus. C’est… un constat nécessaire. Ses yeux ne quittent pas les siens.
Vous êtes efficace ainsi.

Une pause. Infime.
Mais pas durable.

Le papillon déploie ses ailes, puis se calme. Séliane incline légèrement la tête. Comme si elle venait de franchir une limite invisible. Puis elle se détourne. Sans attendre de réponse.

°°°

Le bruit du campus s’est désormais installé. Des voix dans les couloirs. Des pas pressés. Des portes qui s’ouvrent. Le monde humain reprend sa cadence. Et la fée se faisant passer pour une humaine s’y glisse.
La salle de classe est baignée de lumière. Les fenêtres grandes ouvertes laissent entrer l’air frais du matin, chargé de murmures lointains et du parfum discret des arbres du campus. Les élèves s’installent. Certains parlent encore. D’autres écrivent déjà.

Et lui est là. Le même étudiant. Celui de la fin de nuit-début de matinée avant même que les cours ne débutent. Assis à sa place, un peu en retrait, ses feuilles déjà étalées devant lui.

Lorsqu’elle entre, son regard se relève immédiatement. Il la reconnaît. Hésite. Puis, presque malgré lui :
Professeure…

La fée marque un très léger temps. Puis incline la tête.
Vous aviez donc choisi d’arriver en avance.

Une nuance. Très légère. Presque invisible. Mais différente de leur échange du matin. Elle se dirige vers son bureau. Pose ses affaires avec cette précision tranquille qui lui est propre. Puis se tourne vers la classe. Son regard glisse d’un élève à l’autre.

S’arrête une fraction de seconde de plus sur lui. Pas pour le mettre mal à l’aise. Plutôt… comme si elle le reconnaissait.
Bonjour à toutes et tous. Je vous remercie pour votre intérêt. Ceci est ma première journée dans votre établissement. Je suis Professeure Noctelume Séliane. Nous allons commencer.

Sa voix se pose dans la pièce. Calme. Claire. Mais quelque chose en elle a changé depuis la veille. Ou peut-être… est-ce simplement plus perceptible maintenant.
L’Histoire de la magie…

Un pas lent.
… n’est pas une succession d’événements.

Ses doigts se posent sur le bord du bureau.
C’est une succession de déséquilibres.

Un silence. Les élèves se taisent. Sans vraiment savoir pourquoi.
Chaque époque où la magie s’intensifie…

Son regard glisse brièvement vers la fenêtre. Vers les arbres.
… correspond à quelque chose qui s’ouvre.

Un silence. Puis, presque imperceptiblement :
Ou qui aurait dû rester fermé.

Le papillon, invisible pour les élèves humains, s’est posé sur le cadre de la fenêtre. Et dans la lumière du matin, une nuance plus douce, presque nocturne, semble flotter autour de la professeure. Rien de visible. Mais assez pour troubler.

Son regard revient à la classe. Puis à l’étudiant. Très brièvement.
Nous allons voir aujourd’hui comment ces déséquilibres apparaissent…

Une légère inclinaison de tête.
… et pourquoi ils ne sont jamais accidentels.

Et pendant que Séliane parle, quelque part dans la ville, quelque chose attend.


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