Nom : Beauclair
Prénom : Siegglind
Age : 25 ans
Race : Humaine
Orientation : Elle aime souffler dans les gros cors de chasse.
profession : Chasseuse de pines... PRIMES ! Chasseuse de primes.

mental
Paradoxalement, malgré la nature plutôt «sérieuse» de son métier ; Siegglind n'est pas particulièrement austère ou froide au premiers abords, au contraire, elle est bien souvent enjouée, souriante, avenante. D'après elle, c'est mauvais pour les affaires quand on tire la tronche. En revanche, c'est plutôt quand son sourire s'efface justement qu'il faut commencer à s’inquiéter car, vous vous doutez bien que cette apparente bienveillance, cette gaieté mêlée d'une pointe de maladresse par moment, cache en réalité une caractère froid, brutal, cruel et professionnel , notamment quand il s'agit de ses cibles... Ou plutôt ses proies.
Mais attention, Siegglind peut également se montrer gourmande, par désir ou simplement par nécessité car, sur Terra, les temps sont parfois durs et il faut savoir pour se sortir de quelques situations, se salir plus que les mains.
physique
Je me remémore parfois cette chasseuse de prime... Elle était d’une beauté saisissante, presque irréelle. Une femme à la chevelure d’un rouge profond et flamboyant, d’un cramoisi riche et lumineux qui cascadait en un carré lisse et brillant jusqu’à ses épaules. Ses yeux, d’un vert émeraude intense et perçant, semblaient capables de lire l’âme de ceux qui osaient croiser son regard. Son visage, aux traits fins et harmonieux, alliait noblesse et sensualité : pommettes hautes, nez délicat, et des lèvres pleines au teint carmin. Son corps sculptural était à la fois puissant et féminin. Une poitrine généreuse et fière était mise en valeur par une chemise vert olive profondément ouverte, dont le tissu fluide épousait ses formes avec élégance. Par-dessus, elle portait une somptueuse cape à large capuche en velours rubis, d’un rouge royal et luxueux. Le velours épais et doux tombait en plis nobles sur ses épaules et dans son dos, lui conférant une allure à la fois royale et mystérieuse.Autour de sa taille fine, un large ceinturon de cuir brun, orné d’une imposante boucle ouvragée, soulignait sa silhouette athlétique. Des gantelets de cuir sombre complétaient sa tenue, lui donnant l’apparence d’une aventurière guerrière aussi dangereuse que séduisante.Dans son ensemble, elle dégageait une aura magnétique : mélange parfait de grâce féline, de force contenue et d’une sensualité assumée... Jolie créature oui, qui m'a apporter quelques semaines plus tard les têtes découpées des brigands que je lui avait demandé de chasser, entrains de flotter dans un barils de vin... pittoresque.
« Baron Shwartzwald , dans l'un de ses carnet d'affaires. »histoire
Auf dem Lande auf dem Meer lauert das Verderben
Die Kreatur muss...
sterben !
Waidmanns, manns, manns, manns Heil
Sterben!
Waidmanns, manns, manns, manns Heil
On dit que Siegglind est née pendant l’un des hivers les plus cruels que l'empire ait connue. Sa mère mourut en la mettant au monde. Son père, ancien capitaine de la garde frontalière. Dès l’âge de sept ans, il l’entraîna comme on dresse un chien de combat : sans pitié, sans tendresse, sans pardon. À douze ans, elle tua son premier homme. À quinze ans, elle tua son propre père après qu’il eut tenté de la vendre à un groupe de mercenaires pour régler une dette. Elle lui planta sa dague dans la gorge et murmura : « Tu m’as bien formée. » Depuis ce jour, elle n’a plus jamais eu de maître. Elle prit le nom Siegglind Beauclair et devint rapidement une petite légende dans le milieu des chasseurs de primes. Agile, brutale et d’une efficacité terrifiante, elle traque tout ce qui a un prix suffisamment élevé : bandits, déserteurs, créatures dangereuses, nobles corrompus, Mage, assassins en fuite… Peu lui importe, tant que l’or est bon et que la cible représente un vrai défi... ou pas.
Route de l'empire perdu dans les montagnes
Alors qu’un faible soleil de printemps glissait ses rayons encore pâles sur les cimes enneigées des montagnes, une silhouette encapuchonnée d’une large cape de velours rouge avançait lentement sur un maigre chemin de terre caillouteux. Montée sur un âne, silencieuse et à l’affût du moindre bruit, la jeune femme s’engagea dans un étroit col rocheux.
Ce fut à cet instant précis que six bandits jaillirent de leurs cachettes, armes à la main. De jeunes gaillards vigoureux, à peine sortis de la vingtaine, mais déjà assez endurcis par la vie pour s’en prendre à une femme seule.
« Holà, la gueuse ! Descends de ta monture et donne-nous tout ce que tu possèdes, et on te laissera peut-être la vie sauve ! »
La jeune femme leva alors ses yeux d’un vert émeraude vers celui qui avait parlé, un agréable sourire aux lèvres.
« Oh ! Bonjour. À qui ai-je l’honneur ? »
« Ça te regarde pas, salope. Vide tes poches avant qu’on t’éventre, coureuse de remparts. »
« Hoho ! Non, il y a méprise, voyons… Certes, je vends volontiers mes services, mais… pas exactement de cette manière. Hum ! Attendez, je descends, vous permettez ? »
Les six bandits, encore jeunes et un peu décontenancés par l’attitude étrange de leur proie, gardèrent leurs distances, armes brandies.
La femme mit pied à terre avec grâce, fouilla un instant à l’intérieur de sa cape de velours rouge et en tira un parchemin roulé.
« Voyons voir… Six… Plutôt jeunes… » Elle releva les yeux vers eux. « Vous ne seriez pas la bande d’Alois Doigt-de-Fée, par hasard ? »
« Ehehe… Lui-même ! Pourquoi ? »
Un sourire charmant illumina son visage.
« Siegglind Beauclair, enchantée. Je suis là pour vous tuer. »
À peine le chef eut-il le temps de réagir qu’elle bondit. D’un geste fluide et précis, son Kriegsmesser trancha net la jugulaire du jeune homme. Le sourire de Siegglind s’effaça instantanément, laissant place à un visage froid, dur, presque inhumain.
Ce qui suivit ne dura que quelques secondes.
Agile, rapide, vive comme l’éclair, elle dansa au milieu des lames. Parant d’une main avec sa lame et esquivant nonchalamment les quelques autres coups.. Deux têtes roulèrent au sol presque simultanément. Un troisième fut éventré d’un coup remontant. Puis Siegglind envoya sa hache de lancer fendre l’air pour aller s’enfoncer dans le crâne du quatrième dans un bruit sourd.
Quant au dernier, il lâcha son arme et tomba à genoux, tremblant de tout son corps.
« N-non ! Stop ! Je me rends ! Laisse-moi la vie sauve ! On… on a un butin ! Une petite cassette pleine d’or et de bijoux ! Si tu me laisses vivre, je te montre où elle est… Pitié ! »
Siegglind le contempla froidement, laissant un lourd silence s’installer, seulement troublé par le sifflement du vent dans le col rocheux. Puis, lentement, un nouveau sourire étira ses lèvres.
« Tourne-toi. Et mène-moi à ce butin. »
« V-vous… vous me laisserez partir ? Promis ? »
« Promis. Je te laisserai partir. »
Le jeune bandit hocha frénétiquement la tête, se releva en tremblant et lui tourna le dos. Siegglind lui lia les poignets avec une cordelette tirée de sa ceinture, puis le suivit.
Après une quinzaine de minutes de marche, ils arrivèrent devant l’entrée d’une grotte aménagée en repaire de fortune.
« C’est… c’est là », balbutia-t-il.
« Ouvre la marche. »
Le bandit obéit et lui montra effectivement un petit coffre. Siegglind l’ouvrit prudemment avec la pointe de sa lame. L’or et les bijoux scintillèrent faiblement dans la pénombre.
« Tout est là… » murmura le jeune homme, la voix pleine d’espoir. « Je… je suis libre maintenant ? »
Un bref silence pesa sur la grotte.
« Ho ! Bien sûr ! Ahah ! Tourne-toi, que je défasse tes liens. »
« Ouf… L’espace d’un instant, j’ai cru que vous alliez quand même me tuer », dit-il en se retournant, offrant ses poignets.
« Mais après tout, vous avez promi— SllllrrRRrrt ! »
D’un geste vif, Siegglind avait empoigné sa tignasse et lui avait tranché la gorge d’un mouvement net. Le bandit s’effondra à genoux, gargouillant, les yeux exorbités, tandis que son sang se répandait sur le sol de la grotte.
« Pardon ? Tu disais ? Ah oui… “Promis”. Petite leçon, mon garçon : quand on rédige un contrat, on veille à ce que les clauses soient claires, nettes et précises. Tu m’as demandé de te libérer… mais tu n’as pas stipulé de quelle manière cette libération devait se faire. Ahaha ! Erreur de débutant. »
Elle essuya nonchalamment sa lame sur les vêtements du mourant, avant d’ajouter avec un petit rire léger :
« Rassure-toi, je suis persuadée que tu ne referas plus cette erreur à l’avenir. »
Siegglind prit le coffret, le porta jusqu’à son âne, puis revint chercher un large sac de jute. Un à un, elle y glissa les six têtes des bandits. Une fois sa macabre récolte terminée, elle remonta en selle sans un mot de plus et reprit le chemin par lequel elle était venue, la cape rouge flottant doucement dans le vent printanier.