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[FINI] Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

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Nariko

Humain(e)

[FINI] Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

lundi 07 avril 2014, 01:45:51


« Cette fraîcheur me rappelle le pays... Pas toi, Kaï ? »

Kaï roulait de gros yeux en regardant furtivement autour d’elle, le dos à moitié recourbé, et pencha la tête vers le bas, reniflant l’odeur des grillades.

« Kaï a faim, commenta-t-elle.
 -  Ça, le contraire m’aurait étonné », répliqua Nariko avec un sourire amusé sur les lèvres.

La petite Kaï et Nariko attiraient bien des regards. Les deux femmes venaient d’arriver dans l’auberge de ce petit village reculé : Mottebruine. C’était un paisible village de montagne, où il faisait relativement froid. Les villageois étaient donc assez étonnés de voir débarquer deux femmes dans des tenues particulièrement légères, comme si elles étaient insensibles au froid, comme si ce dernier ne pouvait pas les atteindre. Nariko et Kaï avaient en effet grandi dans des zones verglacées, et leur corps résistait extrêmement bien au froid. Soit c’était une caractéristique héréditaire, soit ça venait du fait que Nariko portait l’Heavenly Sword. Dans tous les cas, les deux femmes étaient contentes d’avoir enfin quitté Nexus. La ville était surpeuplée, et elles n’avaient trouvé aucune véritable aide, rien de plus que des refus polis. Les Nexusiens comprenaient leurs problèmes, oui, mais ils avaient eux-mêmes les leurs. En désespoir de cause, Nariko avait reçu de vagues promesses émanant de l’Ordre Immaculé, mais il n’y avait rien de très concret. C’était d’ailleurs en suivant cette promesse que les deux femmes se retrouvaient à Mottebruine.

Elles ne rentraient pas chez elles. Pas encore. Les deux femmes étaient remontées au nord de Nexus, suivant les routes commerciales menant aux royaumes miniers des nains. Mottebruine était un petit village d’escale situé dans la montagne, qui accueillait des visiteurs de passage, généralement des nains. Cependant, le village n’était pas vraiment le long des routes commerciales, mais bien excentré. L’évêque que les deux femmes avait rencontré à Nexus* leur avait dit de se rendre à Mottebruine pour rencontrer un contact, afin de discuter d’un problème.

L’auberge était agréable, avec d’élégantes cheminées qui crépitaient doucement dans l’âtre... Et, surtout, de bonnes odeurs de viandes qui remontaient des cuisines. Nariko et Kaï étaient en train de se reposer, et attendaient d’être servies.

Il y avait pas mal de monde : des aventuriers, des loubards, des joueurs, des villageois de Mottebruine... Toute une agréable petite faune. Nariko restait assise dans un coin, en se reposant.

*Il faut sans douter que je me rende à l’église, mais elle est fermée...*

L’église fermait le soir. Elle y irait demain matin, et espérait juste se détendre un peu.

Elle était loin de se douter que sa nuit serait tout, sauf calme.



* : En théorie, il s’agit ici de ce qui aurait du avoir lieu dans le RP « Déchéance urbaine ». Cet RP n’ayant pu se terminer, considérez qu’il s’agit ici de la fin telle qu’elle aurait pu aboutir.
« Modifié: mercredi 01 juin 2016, 12:59:13 par Nariko »
DC d’Alice Korvander.

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Deisui Kichigai

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 1 lundi 07 avril 2014, 11:56:15

Moi qui était un adepte des armements archaïques il était des régions en ce monde que je préférais à d'autres...Et celle où j'étais présentement me convenait pleinement!Aux allures médiéval il s'agissait de mon milieu de prédilection et le mieux était que je ne faisais pas qu'y passer, j'y avais un contrat. Ce n'était d'ailleurs pas le premier que j'avais dans les environs. Ces terres étaient emplies d'une ancienne corruption qui semblait faciliter la prolifération des créatures malfaisantes ou bestiales. Mais malgré cela des individus sains d'esprits, si on pouvait les appeler ainsi vu les risques qu'ils courraient, persister à s'établir ici, sans songer une seconde quitter ces lieux pour des terres plus sûres. Il en avait résulté la création de villages dont la quasi-totalité des habitants étaient prêt à réagir face aux menaces les plus courantes. Néanmoins il en était fréquemment qui étaient trop redoutables pour eux, et c'était la raison de ma présence ici.  Dans une de mes nombreuses caches j'avais reçu une annonce ,accompagnée d'une prime alléchante et les détails de la mission pour laquelle on cherchait à m'enrôler en tant que mercenaire. Mais surtout cela se situait dans les contrées du chaos, où j’avais rendez vous avec une connaissance sous peu or...comme on le disait ion ne fait jamais de petits profits.

Des lycanthropes... Ces derniers œuvraient bien souvent en solitaire, parfois en meute d'une dizaine d'individus tout au plus. Or la donne avait changé récemment, un loup-garou blanc s'était manifesté. Je ne savais pas trop ce que sa couleur signifiait, mais le message insistait bien sur ce fait, de fait cela devait avoir son importance quant à savoir laquelle... Quoi qu'il en soit cet albinos semblait avoir réuni sous ses ordres une bonne partie des loups-garous de la régions, à savoir une bonne centaine selon le message et le pire était à craindre. Bien sûr il ne m'était pas demandé d'éliminer la totalité des lycanthropes, il faudrait enrôler une armée pour cela et non pas un mercenaire, juste atteindre leur meneur et l'éliminer, après cela les créatures perdraient probablement leur cohésion et deviendrait la simple menace sans grande envergure qu'ils étaient jusqu'alors.

Pour autant la tâche promettait d'être ardue, pour avoir fédéré les loups-garous cet être ne devait pas être qu'une brute sanguinaire et de fait l'atteindre ne serait pas si simple que cela. Néanmoins je n'allais pas rechigner à un travail dans un de mes territoires favoris ! D'autant plus qu'au vu de la prime je ne serai probablement pas seul... Et j'en eus confirmation après trois jours de voyage où j’arrivais au village où la bête avait été aperçue la dernière fois, et il me suffisait de voir le nombre de monture attachée au dehors pour savoir que le villageois n'était pas les seuls habitants de ces lieux ce soir... Moi même était venu à cheval, mais au lieu de le mettre avec les autres, je l’amenais un peu à l'écart. Ainsi non seulement si les lycanthropes s'en prenaient aux groupes de chevaux il ne serait pas visé...Et si c'était le cas je serai prévenus par ses cris, ainsi que les autres, un peu avant que les lycanthropes ne fondent sur le village si cela advenait.

Je m'étais ensuite rendu à la taverne, et m'était rendu au comptoir pour commander à boire, l'alcool le plus fort qu'ils avaient. Il fallait bien que je me mette en condition... Et dans le même temps je commençais à interroger le tavernier pour en apprendre plus sur le loup garou blanc et tout en discutant entre deux gorgées, je disposais devant moi mes effets préparés spécialement pour cette mission, des chausses trappes en argents, trois fioles remplis d'une solution composées d'argent, ainsi que des liens tressés en aconite, ce métal et cette plante étant réputés pour affecter les loup garous... et une fois que l'alcool et la conversation furent épuisées je m'amusais à détailler l'assistance. Différencier les habitants du village, les voyageurs et ceux venus comme moi pour la prime était assez distrayants, je reconnaissais d'ailleurs parmi les mercenaires des visages familier, John le borgne, connu pour jamais manquer sa cible avec l’œil qui lui restait,Friedrich l'ombre, qu'on ne voyait jamais avant qu'il ne verse le premier sang ou encore Eldrik la griffe, un individu s'inspirant des gestes des animaux pour se battre. Bref avec une telle troupe j’étais à la fois confiant et inquiets, car il allait y avoir de sacré rivalité pour la prime...

Mais pour l’instant je me contentais de profiter de l’instant, après mon voyage je ne comptais pas me mettre de suite en traque et ça semblait être l'intention de la majorité des gens ici. Mon regard s'attarda par ailleurs sur un duo de femmes lourdement armées, mais qui avaient une attitude différente de celles de mes confrères, des voyageuses peut être, mais bien équipé... Et alors que je remarquais cela un hennissement se fit entendre dehors, un seul, mon cheval...  Mais rapidement suivis par d'autres plus nombreux ,je soufflais alors pour moi même.

"Ça commence."

 je me levais alors et saisissant une de mes fioles en verser le contenu sur mes deux lames avant de mélanger le reste avec le fond d’alcool dans ma choppe, . Je n'étais pas le seul à réagir, et à vrai dire je le faisais avec une certaines nonchalance comparé aux autres qui avaient renversés leurs chaises et saisies leurs armes avec promptitude. Certains se dirigèrent vers la sortie, mais cela me paraissait vain. Je doutais que ce soit une coïncidence que les lycanthropes nous aient attaqués maintenant, alors que nous étions une grande partie des mercenaires à avoir répondu à l'appel ici. Notre ennemi souhaitait juste nous prendre de cours, et c'était lui qui allait venir à lui... Et le premier choc sur les murs de bois me le confirmait, suivis d'un long silence, le calme avant la tempête...Et tout ceux possédant des armes se tenait prêt à réagir à l'instant précis où elle se déchaînerait.

Nariko

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 2 mardi 08 avril 2014, 02:13:25

« On n’a plus de nouvelles de Torduir...
 -  Pourquoi le comte ne nous ramène pas de troupes ? Ne voit-il donc pas que la situation urge ? Que ferons-nous si ces bandes de monstres attaquent encore ?
 -  On dit que l’armée du comte est en train de se battre à Fordwuîn contre des soulèvements d’autres monstres, et qu’il aurait demandé l’autre du comté voisin.
 -  Le comté de Kirstkirk ? Il ne l’aidera que si le duc en donne l’ordre, vous le savez bien !
 -  Kirtskirk ne mettrait tout de même pas en jeu l’intégrité du royaume pour ces histoires de cul, bordel ! Cela fait des années que ces fiançailles ont échoué et... »

Nariko écoutait d’une oreille distraite. Mottebruine était dans le comté de Marshing, limitrophe de ce royaume, près des montagnes où gisait une ancienne cité naine. C’était un emplacement relativement stratégique, car le col de montagnes se rapprochait d’un royaume nain, ainsi que de Nexus. Marshing était donc un comté important, mais le duc était actuellement en guerre contre d’obscurs créatures qui avaient émergé à Fordwuîn, un chef-lieu plus important que Mottebruine, à des centaines de lieues d’ici. Le comte n’avait pas assez d’hommes pour soutenir Mottebruine, et avait donc fait appel à l'aide de mercenaires et de guildes pour chasser les meutes de Lycans qui attaquaient la région. Nariko apprit ainsi qu’ils avaient déjà attaqué des hameaux, des scieries, et des caravanes isolées, et menaçaient d’attaquer Mottebruine d’un jour à l’autre. On disait qu’ils étaient guidés par un Lycan blanc albinos, plus grand que les autres, et qui avait su fédérer les clans de loups et de Lycans vivant dans la montagne. Nariko écoutait toutes ces rumeurs, et comprenait qu’elle avait du être amenée par l’Ordre ici, afin de s’occuper de ces problèmes.

*Ces sales curés ne croient-ils pas que j’ai déjà assez de problèmes comme ça avec les Ashnardiens ?*

La redoutable rouquine, qui suscitait quelques regards intéressés de la part de certains clients, bouillonnait sur place. Elle avait déjà sa propre guerre à mener, que diable ! Elle compatissait à la souffrance de ces gens, à leur problème, mais, en toute honnêteté, elle n’en avait rien à foutre. Nexus avait refusé de les aider, et elle ne voyait pas pourquoi des gens qui étaient également dans le besoin choisiraient de se tourner vers eux. Charité bien ordonnée commence par soi-même, après tout, et elle ne voulait pas devenir une mercenaire attitrée au service de l’Ordre Immaculé.

L’auberge était remplie des habitants du village, nerveux, inquiets, mais aussi de quantité d’aventuriers. Membres des guildes, mercenaires, aventuriers, ils venaient tous pour les primes promises par le comte de Marshing, espérant toucher une récompense. Nariko était en train de paisiblement manger. Dehors, une palissade en bois entourait Mottebruine, et des miliciens, avec des torches, regardaient la forêt. Ce n’était que de simples paysans. Mottebruine n’avait pas les moyens d’entretenir une troupe régulière, et devait, en cas d’attaque, obtenir de l’aide du chef-lieu, qui avait malheureusement envoyé ses troupes ailleurs, afin de défendre d’autres villages.

« Moi, je dis que c’est une guerre ! Il faut que le Parlement royal décrète l’état de guerre, et que le Roi... »

L’homme ne put achever, car on entendit les chevaux hennir. Un silence de mort s’abattit alors dans l’assemblée. Les chevaux sentaient la présence des Lycans, et on entendait également les chiens aboyer.

« Kaï !
 -  Twing twang ? demanda cette dernière, une lueur émerveillée dans le regard.
 -  Oui, Kaï, acquiesça Nariko. Twing twang. »

L’intéressée fut ravie, et Nariko sortit alors, en compagnie des mercenaires.

Le premier à mourir fut un milicien.Il entendait du bruit à travers les feuillages quand un chien en contrebas aboya en grondant. Surpris, le milicien tourna la tête... Et, depuis un arbre, un Lycan en profita pour lui sauter dessus, plantant ses crocs dans la gorge, le renversant en contrebas, répandant son sang sur la neige tout en le tuant sur le coup, dans des hurlements d’agonie et de vaines gesticulations sporadiques de ses membres. Les miliciens hurlèrent, et l’un d’eux se rua vers le tocsin, afin de sonner l’alerte... Mais son dos fut fauché par la patte épaisse d’un Lycan, s’enfonçant dans ses vêtements, déchiquetant profondément sa chair. Un milicien repoussa le monstre en lui logeant sa fourche dans la tête, et sonna le tocsin. Les Lycans grondaient, les yeux injectés de sang, et Nariko dégaina son épée en s’approchant. Heavenly Sword était une épée énorme, mais magique, ce qui faisait qu’elle était aussi légère qu’une plume, alors qu’elle devait bien peser plusieurs kilos. Nariko fondit vers un Lycan qui bondissait vers une proie, et trancha d’un mouvement circulaire sa tête et son bras, faisant gicler le sang du monstre.

Dans la bataille, Nariko s’épanouissait pleinement.

Pendant ce temps, Kaï, elle, rejoignait une position en hauteur, afin d’utiliser son arbalète pour tuer les monstres.

Faire ting twang, en somme.
« Modifié: dimanche 08 février 2015, 11:58:37 par Nariko »
DC d’Alice Korvander.

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Deisui Kichigai

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 3 mercredi 09 avril 2014, 21:12:47

Comme tout les autres mercenaires j'étais présentement sortis de l'auberge afin de faire face à la menace, et put ainsi assister au sort des miliciens...et je devais leur reconnaître une chose. Bien que sonner le tocsin me semblait être désormais d'une inutilité flagrante ils avaient fait preuve d'une grande bravoure pour parvenir à leur tâche et tenter de lutter face à de telles créatures au vu de leur équipement médiocre et de leur entraînement probablement inexistants. De toute manière il fallait du courage pour vivre ici, mais bon, ce dernier les avait mené à leurs morts, s’ils avaient eu le bon sens de nous laisser faire ce pour quoi on nous avait embauché il serait peut être encore en vie. De la bravoure oui, mais il valait mieux éviter que cette dernière ne soit teintée de stupidité.

Enfin il était bien trop tôt pour cracher sur la mémoire des morts alors que j'irai peut être rejoindre leurs rangs avant le lever du jour, bien que je n'en avais nullement l'intention, même si mon allure pouvait paraître afficher tout le contraire. En effet une seule de mes lames était tirée, tenant de mon autre bras une choppe encore à moitié pleine, alors que déjà certains de mes comparses entamées les hostilités, les premiers traits venant frapper le bois, la terre ou les créatures tandis que les corps à corps s’engageaient. Pour ma part je jaugeais tranquillement la situation. Nous avions l'avantage du nombre au final, du moins à première vue, mais il était à escompter des renforts, et il fallait compter parmi nous les miliciens moins habiles quel es mercenaires... Alors à ma grande surprise je vis également une des jeunes femmes armées qui avaient attiré mon attention parmi les combattants, pourtant elle ne paraissait pas être une mercenaire. Bah je n'allais pas cracher sur de l'aide de la part d’une personne habile, du moins tant qu'elle survivrait.

D'ailleurs il allait être temps pour moi d'entrer dans la mêlée sans quoi on allait encore me dire que j’étais un parasite, ce qui n’était pas totalement vrai ! Mais la lune était si belle, le vent si frais, même les sons de la bataille ne paraissaient pas capable de briser cet instant rien ne me semblait  alors à même d'y parvenir.. A part le souffle d'un animal chargé de relents de chair pourries mêlée à de la chair fraîche, qui me titilla les narines. Le grognement vint peu après d'un lycanthrope surgissant à ma droite. on dirait que je n'avais pas le choix... Et alors qu'il  bondissait sur moi je me contentais de tendre le bras, mais non pas celui tenant ma lame. Mon alcool fut alors éjecté du bock et malgré toute sa vivacité la bête ne put éviter qu'elle lui asperge le visage durant son saut. Une manière de se battre d'ivrogne en somme, mais diablement efficace contre un humain... Et contre un lycan lorsqu'on avait mêlée de l'argent liquide à son alcool. Ainsi en plein milieu de son bond la bête se recroquevilla, roulant alors pathétiquement au sol à mes pieds en grognant et gémissant, ses jambes grattant le sol alors que de ses mains il semblait sur le point de s'arracher le visage, qui commençait à être brûlé par l'argent, et je ne parlais même pas de ses yeux qui ne pourraient plus rien voir.

Néanmoins clément, j'abrégeais ses souffrances de ma lame, mon arme ointe du même fluide que celui que j 'avais mêlé à  la liqueur n'ayant aucun mal à travers sa gorge. la bête eut encore quelques tressaillement puis mourut... Quant à moi je souriais. un ivrogne n'est jamais stable, il peut passer de la rêverie à la plus intense brutalité, et c'était justement mon cas ! Vivement je dégainais ma seconde lame pour faire face à une autre créature, mais je ne lui laissais pas le temps de bondir, comme il s avaient l'habitude de le faire, je le fis d'abord. Ces bêtes étaient douées pour ce qui était de mordre ,de griffer, mais moins pour parer les assauts, et elle ne s'attendait pas à ce qu'une proie agisse ainsi. de fait je pus lui embrocher le cœur l'instant d'après. Néanmoins avant que je ne pus dégager ma lame ,un autre me percuta sur le côté. Nous roulâmes ainsi sur la terre boueuse quelques instants et il finit par me surplomber. j'eus alors juste le temps de placer mon bras contre son cou, avant que sa gueule ne se referme en claquant à quelques centimètres de mon visage. J'avais lâché mes lames, et malgré les chaînes les liants à mes poignets je ne pourrai pas en user.

 Je ne voyais qu'une issue, combattre le feu par le feu ! Je mordais ainsi brusquement son cou ! Ce fut dérisoire, à peine un peu de sang fut versé, mais il hurla, me faisant gagner quelques précieuses secondes. Mais l'instant d'après il me frappa violemment à l'épaule, me l'entaillant profondément et m'étourdissant. Bon sang allais je mourir ici ?  Il semblait que non, car brusquement la bête s’effondra sur moi, un carreau en travers de la gorge... Je ne pus voir qui m’avait sauvée... Mais mes remerciements seraient maigre car bien que j'évitais de périr par les crocs du loup le poids de la bête était telle qu'avec mon épaule blessé je peinais à la soulever assez pour ne pas périr asphyxié !

Mais je pus continuer à observer le combat... Pour constater alors à ma grande surprise que les lycanthropes reculaient, ce qui ne leur ressemblait pas, mais un hurlement déchiré la nuit, un rappel, et les loups-garous lui obéissaient. il  y avait donc bien un chef...Et ainsi nos opposants profitant de leur vivacité purent se retirer dans les ombres. Cependant il y eut quelques récalcitrant. chargés de couvrir leurs camarades, ou bien simples individus assoiffés de sang, leur sous nombre leur promettait une fin rapide. Je me détournais ainsi des combats qui persistaient pour regarder le lieu d'où venait le cri. L’instant d'après je sentis le corps pesant sur moi relâchait sa pression, et acceptait une main tendue pour me relever, et regardait autour de moi... Une bonne quinzaine de créature jonchaient le sol ,mais autant de nôtres, dont Friedrich que les bêtes n'avaient peut être pas vues mais avaient dû sentir, sans compter nos blesses dont je faisais partie.

Celui qui m'avait aidé commença à me penser obligeamment l'épaule alors que John le borgne s'emportait exaltant les autres pour partir à la traque du chef qui venait de se trahir, m'arrachant alors une grimace, alors que me sourcils se fronçaient. Je regardais brièvement aux alentours, constatant une silhouette armée d'une arbalète sur un toit, je la saluais,en remerciement, elle était la seule à avoir une telle arme puis je me tournais vers le borgne, une fois mon bandage fini qui donnait un coup de pieds rageur dans une des carcasses de cheval.

"Ce serait une sottise de les suivre..C'est tout ce qu'ils veulent ! Nous sommes fatigués du voyage et surtout... Il fait nuit, et ils ont soif de sang."

Il me pointa rageusement du doigts, lâchant d'une voix hargneuse, me reconnaissant parfaitement.

"Toi l'ivrogne, ferme la ! Tu ne va pas m'apprendre comment on traque alors que t'as pas été foutu de t’en tirer indemne et que tu ne tiens d'ordinaire guère sur tes deux jambes..."

J’avais l'habitude de ses moqueries parmi les miens, et cela aurait pu en offusquer plus d’un...mais je me détournais, leurs morts ne me dérangeraient guère en soit, ce n'est pas comme s'ils étaient des amis.

"Très bien, fais comme tu l'entends... Enfin pour ma part je vais quand même profiter du repos de cette auberge. Enfin je suppose que je devrai vous remercier car demain je n'aurai qu'à suivre la piste de vos cadavres."

Certains parurent hésiter, mais hormis une poignée ils suivraient sans doute John, il avait toujours été plus fort en gueule que moi. mais alors que je retournais vers l'auberge je croisais une des voyageuse que j’avais aperçue une épée ridiculement large en main à mon goût, je la fixais brièvement m'interrompant dans ma marche.

"Vous penserez à transmettre mes remerciements à votre ami... J'ai cru voir dans la taverne qu'elle était la seule à avoir une arbalète, un carreaux m'a sauvé la vie, je doute que ça soit une coïncidence. Si je peux lui, ou à vous, rendre la pareille n'hésitez pas à me le dire, même si je suis saoul... On sait jamais."

Et sur ce je repris ma marche bien décidé comme je l’avais dit à avoir quelque repos, mais pas avant une bouteille d'alcool pour me remettre des mes émotions et m'être fait un peu mieux soignés qu'avec le bandeau de fortune qui m’avait été fait.

Nariko

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 4 jeudi 10 avril 2014, 01:18:41

La danse allait pouvoir commencer. Sensuelle, intense, et sauvage. Un Lycan bondit vers Nariko, qui roula sur le côté, l’évitant. Elle bondit alors, et s’élança dans les airs, cinglant le monstre de sa lame, à hauteur de son dos. Le sang gicla sur la neige, et le Lycan rugit, furieux. Un autre, qui venait de tuer un milicien, se rua vers Nariko, cherchant à l’attaquer dans son dos. Cette dernière pivota sur elle-même, sortant de ses armes un grappin argenté, et le fit tourner, en tournoyant sur elle-même. Elle l’atteignit à la tête, près de la gueule, laissant des traînées de sang. Le Lycan gémit, ralenti dans sa chute, et Nariko en profita pour bondir sur lui, et l’attaquer avec son épée. Heavenly Sword se gorgea de son sang, renforçant sa puissance, renforçant la sauvagerie et la bestialité de Nariko. Des gouttes de sang éclatèrent sur ses joues, et elle se retourna vers le Lycan blessé au dos... Pour voir qu’il avait été attaqué par d’autres mercenaires. Les Lycans grognaient et hurlaient, et Nariko courut à nouveau. Sa lame glissait derrière elle, formant une traînée dans le sol, découpant la neige. Elle chargeait son attaque, en poussant un hurlement de rage, long et contenu.

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhh !! »

Un Lycan bondit sur elle, et elle releva alors son épée, découpant son abdomen en deux. Ses tripes et son sang jaillirent sur la neige, et elle bondit sur le côté, évitant de se recevoir la carcasse du monstre. Nariko n’avait aucune armure pour la protéger des attaques des monstres, mais, en contrepartie, elle était d’une terrifiante agilité. Là encore, elle esquiva un Lycan en bondissant en arrière. Ses griffes la loupèrent de peu, et elle envoya son pied heurter son museau. La bête couina de frustration, ce qui ne l’empêcha nullement de bondir en arrière, et de foncer sur elle. Ne pouvant à nouveau bondir dans les airs, Nariko se laissa tomber au sol, plongeant vers l’arrière. Les dents du monstre claquèrent près de son menton, sa salive venant heurter sa peau, et elle se retourna rapidement, faisant une roulade vers l’avant, soulevant ses vêtements, permettant brièvement de voir sa culotte. Le Lycan se retourna pour bondir sur la femme, mais Nariko fut plus rapide, et le décapita.

Kaï, quant à elle, se tenait sur le toit de l’auberge, et avait sorti sa grosse arbalète. Twing twang... Elle en jubilait sur place ! La jeune femme visa un Lycan, et décocha son carreau. Le trait mortel traversa l’air, et atteignit le Lycan en pleine tête, le renversant sur le sol. Kaï se permit un bref sourire de joie, et arma un autre carreau, avant de viser à nouveau. Elle vit un Lycan qui avait bondi sur un mercenaire, brisant sa garde, et venait de l’égorger. Le sang de l’homme jaillit, et la bête fondit ensuite sur un autre milicien. Kaï vit alors un mercenaire en train de se battre avec un Lycan. Sa dentition claquait furieusement près de sa tête, et elle fit mouche, tuant la bête en transperçant sa gorge. D’autres miliciens disposaient d’arcs, mais leurs flèches étaient moins puissantes que ses carreaux. Il s’agissait des chasseurs du village, plus habitués à traquer des cerfs qu’à combattre des loups-garous gargantuesques. Leurs flèches peinaient ainsi à s’enfoncer dans leurs fourrures.

La neige était couverte ici et là de traces de sang et de morceaux de cadavres. Nariko entendit alors un rugissement ténu, et les Lycans, en hurlant, entreprirent de s’enfuir. Ils laissaient derrière eux de nombreux cadavres, et plusieurs Lycans tués. En sueur, Nariko les regarda partir, résistant difficilement à l’envie de les poursuivre. Elle tenait son épée devant elle, et, si on l’observait, on pouvait voir que le sang qui imprégnait cette dernière était en train d’être avalée par l’épée, les lignes rouges qui se dessinaient sur la lame l’avalant progressivement, luisant faiblement.

Plusieurs mercenaires s’organisèrent pour les poursuivre immédiatement. Nariko rejeta cette idée. Il faisait froid, et c’était la nuit : les traquer serait suicidaire. Les Lycans étaient nyctalopes, et cherchaient juste à poursuivre le combat dans un terrain qui leur serait plus favorable : la forêt. Au lieu de ça, elle tourna sa tête vers Kaï, qui se laissa descendre du toit de l’auberge pour sauter sur une butte de neige, puis faire ensuite un saut périlleux, tournoyant en hauteur, pour atterrir à côté d’arbustes.

L’homme que Kaï avait sauvé refusa de suivre les autres mercenaires, qui choisirent de filer rapidement vers le corps de garde en bois.

« À mort les Lycans ! hurlèrent-ils.
 -  Traquons le Lycan blanc ! »

Nariko, elle, essuyait son visage, enlevant les traces de sang, et rangea son épée dans son dos.

« Vous penserez à transmettre mes remerciements à votre amie... J'ai cru voir dans la taverne qu'elle était la seule à avoir une arbalète, un carreau m'a sauvé la vie, je doute que ça soit une coïncidence. Si je peux lui, ou à vous, rendre la pareille n'hésitez pas à me le dire, même si je suis saoul... On sait jamais. »

Nariko hocha lentement la tête. Kaï venait justement d’arriver, un sourire ravi sur les lèvres, ses yeux grands ouverts.

« Kaï a fait twing twang, Nariko !
 -  Et tu t’en es très bien sortie, Kaï… Mes felicitations ! »

Kaï semblait ravie. Nariko, quant à elle, reporta ensuite son attention sur l’homme.

« Vous ne comptez pas les rejoindre ? » demanda-t-elle finalement.

Peut-être bien qu’elle était tombée sur un type moins bourrin que les autres. Il avait accessoirement du noter comment les deux femmes s’appelaient : Kaï et Nariko. Un duo inséparable, ou presque.
DC d’Alice Korvander.

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Deisui Kichigai

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 5 vendredi 11 avril 2014, 14:04:15

A peine m'étais détournée que déjà l’arbalétrière arriva, je lui adressais un signe cordial, mais discret alors qu'elle adressait la parole à son amie. Or au vu de ses propos et de sa manière il n'y avait que deux possibilités. Soit elle était simplette, ce dont je doutais vu son habilité à l'arbalète, soit elle ne maîtrisait guère la la langue commune et de fait devait venir d'une contrée bien lointaine, quant à savoir laquelle... Allait savoir, Le plan d’existence de Terra était si vaste, que même moi qu il arpentait depuis dix ans j'aurai bien été en peine d'avoir une opinion pertinente à ce sujet, que j'écartais de toute manière rapidement de mon esprit.

Les origines de mes interlocuteurs n'avaient souvent que peu d’intérêts à mes yeux, à moins qu'il ne soit une garantie pour obtenir des informations ou sur leurs aptitudes, ce qui était une aptitude indispensable quant on voyageait comme moi. J'allais de fait reprendre ma marche quand celle qui semblait s'appeler Nariko m’interpella, ce qui me fit sourire. C'était chacun son tour apparemment. de fait je me tournais à moitié, une petite moue aux lèvres.

"A vrai dire ça me dérange un peu... Car s'ils réussissent je n'aurai aucune part sur la prime, et s'ils échouent nous serons en grande infériorité numérique, qu'ils meurent ou, encore p ire, deviennent à leur tour des lycanthropes. J'ai dit que ces saletés pouvaient contaminer les humains d'une simple morsure, quant à savoir si c'est vrai... Je l'ignore, mais mieux vaux être prudent."

Brièvement je balayais les alentours du regard, John et ses suivants étaient partis, seul demeuraient une demi-douzaine de mercenaire, parmi lesquels Eldrik. La présence de ce dernier ne me surprenait guère, ce type réfléchissait comme un animal ou presque et de fait il savait pertinemment qu'à la place des lycanthropes il aurait un grand avantage.

"Et justement je tiens davantage à la vie qu'à la réussite d'un contrat que je n'ai même pas signé, et même si je l'avais signé mon choix serait vite fait... Vu comment vous bous battez je doute vous faire une leçon en vous disant que dans les bois et durant une telle nuit c'est une belle folie que de défier une telle meute de bête, aussi habile soit on avec une lame ou à faire twing twang"

Mon regard se tourna alors brièvement vers les étoiles, puis j'eus un sourire amusé alors qu'une idée pertinente me traversait l'esprit.

"Et de fait je compte au moins attendre que le soleil se lève avant d'agir à mon tour... Et si jamais mes confrères doivent réussir je n'aurai pas tout perdu ! Lors de l'assaut ils ont laissés sur place nombre de plats et d'alcool, et comme ces derniers ont été payés je vais pouvoir en profiter en tout légalité,  si le cœur vous fit de vous joindre à moi pour  profiter d'un des rares aspects positifs de cet assaut. Ça ne me dérangerait, après tout nous avons déjà partagé l'ivresse du combat...Et même si je ne suis pas homme à respecter ses dettes je vous dois en principe la vie."

Je venais alors pousser la porte de la taverne, constatant avec satisfaction que le tavernier n'avait pas encore pris la peine de débarrasser les tables, et toujours souriant j'accordais un dernier regards aux dames, leur parlant une dernière fois avant de rentrer dans le bâtiment.

"Et si vous ne savez pas comment me nommer, appelez moi Deisui, mais s’il vous plaît de me donner un surnom,  ne vous dérangez pas, ce ne sera pas le premier !"

je lâchais un léger rire, puis m'avançait vers la table la plus proche, ne me gênant nullement pour saisir la corne en face de moi ,encore à moitié pleine, en versant un peu sur le bandeau m'ornant l'épaule pour désinfecter ma plaie avant de la boire d'une traite. De la bière brune je dirai... La soirée promettait d'être plaisante.

Nariko

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 6 samedi 12 avril 2014, 00:30:25

Le combat était terminé, et les assiégés pouvaient désormais panser leurs plaies. Nariko parlait avec l’un des mercenaires, qui exprima ses doutes quant à l’éventualité de traquer les Lycans de nuit, et le risque de se faire flouer. Sur ce point, Nariko était peu inquiète, et, quand bien même, s’en moquait bien. Elle n’était pas une mercenaire, elle. Elle ne s’était jamais battue pour l’or, et refuserait toujours de le faire. La jeune femme avait d’autres idéaux que le simple fait d’amasser des pièces d’ors. Pour elle, il était clair que ceux qui traqueraient les Lycans de nuit mourraient. Les Lycans étaient, par excellence, des créatures nocturnes. Le plus sage était de les traquer dans la journée, de s’enfoncer dans la forêt, pour trouver leur nid, et, de là, les éliminer. Nariko était même en train de se demander si l’attaque des Lycans n’avait pas eu que pour seul but de faire sortir ces gaillards, afin de les mettre en pièces par la suite, et ainsi affaiblir ce village. Les mercenaires, enfiévrés, emportés par la victoire et par la promesse d’une généreuse récompense, sortirent dans la forêt, laissant des villageois effrayés et quelques autres mercenaires.

Deisui, quant à lui, choisit de retourner dans l’auberge. Nariko se désintéressa assez rapidement de lui. Elle était par nature égoïste, avec des tendances xénophobes, craignant que tous les étrangers l’abordant ne cherche à s’emparer d’Heavenly Sword. La valeur marchande de cette épée était inestimable, et suscitait à elle seule bien des tentatives, même une guerre. Nariko regarda les hommes du village amener des pelles et des chariots, aidant les fossoyeurs à enterrer les corps, tandis que Nariko finit par voir l’homme qu’elle cherchait : le prêtre. Il portait une bure, et une croix chrétienne se balançait au bout d’un chapelet, et prononçait des prières et des incantations, afin de guider les âmes des morts.

Nariko l’aborda, mais le prêtre leur demanda de s’écarter, et de les attendre à l’auberge. Ne voulant pas le déranger dans son office, même si elle était énervée qu’on la fasse attendre comme un vulgaire moussaillon, Nariko acquiesça quand même. Elle comprenait que l’homme avait des obligations, et retourna donc dans l’auberge. Le tavernier était secoué, et l’auberge était bien moins remplie, mais il continuait encore à servir des boissons. Nariko ne commanda rien, restant debout, près de la porte, en se tournant les pouces. L’attente n’était clairement pas son fort, et elle croisa les bras, se tournant les pouces, tandis que le prêtre répétait ses onctions. D’autres minutes s’écoulèrent ensuite, et, dehors, on pouvait entendre les loups hurler à la lune, poussant de longs cris, probablement pour attirer les mercenaires, et ainsi pouvoir les piéger.

*S’ils sont suffisamment idiots pour les poursuivre, c’est leur problème...*

La guerrière, elle, s’en moquait. Qu’ils meurent ou survivent, ce n’était pas son problème. Pour l’heure, elle espérait obtenir des informations. Kaï, elle, s’écarta un peu, portant son arbalète dans son dos, reniflant les odeurs de l’auberge, se livrant encore à un quelconque jeu obscur et inconnu. Les minutes continuaient à s’écouler, jusqu’à ce que le prêtre finisse par rentrer, frigorifié.

« Il fait une température de chien dehors ! Aaah, ce qui se passe ici est terrible ! »

Le prêtre soupirait, et finit par s’adresser à Nariko, en s’asseyant à une table, près de Deisui.
 
« C’est moi qui ait demandé votre venue. Il se passe des choses graves ici, des choses qui dépassent les simples attaques de Lycans dans la région. Ces meutes sont bien trop organisées et bien trop nombreuses pour n’être que des bandes isolées, ou être simplement dirigées par ce Lycan blanc. »

Nariko l’écoutait silencieusement. Le prêtre lui expliqua que ces montagnes avaient jadis abrité les trois fondateurs d’un ordre militaire religieux.

« Il y avait une comtesse, un paladin, et un juge. Ensemble, ils espéraient changer les choses, améliorer le monde, lutter contre les démons... Ils ont été envoyés par l’Ordre Immaculé dans cette région, et ils ont échoué. »

Le prêtre ignorait concrètement ce qui s’était passé, mais, quand il avait demandé à l’Ordre qu’il avait besoin de renforts, l’Ordre avait réagie en envoyant Nariko...

« On m’a dit que vous transportiez une épée magique, alors... Cependant, je suis éotnné que l’Ordre n’ait choisi d’envoyer qu’une seule personne pour...
 -  Deux personnes, rectifia Nariko, en désignant Kaï. Et je ne travaille pas pour l’Ordre Immaculé. »

Le prêtre était troublé, et cligna lentement des yeux.

« Alors, vous... Vous ne comptez pas nous aider ? »

Nariko s’humecta brièvement les lèvres. Elle réfléchissait, et finit par répondre :

« Je n’ai pas d’autres solutions, de toute manière... »
DC d’Alice Korvander.

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Deisui Kichigai

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 7 dimanche 13 avril 2014, 23:40:25

Après quelques mots plus ou moins brutaux avec le patron qui refusaient de me laisser profiter des restes laissés par mes camarades, je continuais à me servir avec plaisir parmi les plat et les cornes à boire sans plus me soucier des deux jeunes femmes qui étaient à leur tour rentrer à la taverne...Et je m'apprêtais à rentrer dans ma chambre, parfaitement repu et abreuvé, quand je vis et entendis le prêtre arriver. en soit cela n'avait rien d’exceptionnel, ce ne serait pas le premier cureton laxiste quant à ses propre vœux, mais le fait qu'il se soit assis d’office à la table de Nariko et de sa compagne m’interloqua, et l'air de rien je restais à ma place, tendant l'oreille, tout en buvant à courtes gorgées la bière en face de moi.

Et ce que j'entendis était intéressant, et me prouvait que j'avais eu bien raison de rester ici et non pas de suivre les autres, cette piste du lycanthrope n'était vraisemblablement qu'un leurre, et j'en fus profondément irrité, j'avais horreur qu'on se moque de moi, or je considérai telle une moquerie que de me donner une mission qui n'en était pas une. Néanmoins je prenais sur ma rage, grâce à une nouvelle lampée, et continuait à écouter, apprenant que l'ordre immaculé étai mêlé d’une certaine manière à cette affaire, certes du côté de ce qui semblait être les gentils mais cela ne me plaisait guère... A chaque fois qu'un ordre s'était mêlé de quelque chose ça avait mal fini pour moi ! Surtout ce satané ordre immaculé. Sur terre je n'ai jamais été croyant, alors ici... Et toujours est il que comme ces fichus religieux n’emploieraient jamais un hérétiques tels que moi je me suis plus d'une fois retrouvé à être opposé à eux, sans pour autant être assez impliqué pour que soit lancés une chasse de longue durée à mon encontre.

J'appris également que la lame de Nairiko était magique, ce qui ne m'étonnait guère vu son apparence, et je ne pus réprimer un léger sourire quand elle déclara ne pas travailler pour l'ordre, peut être n'était elle pas croyante, ce qui me plaisait pour ma part, bien que prenant visiblement le cureton au dépourvu. Je me levais alors , l'air de rien...puis finalement me positionnais derrière le prêtre, posant mes mains sur le dossier de sa chaise un large sourire aux lèvres.

"C'était très intéressant...et je crois que je vais me joindre à vous, j'attends quelqu'un mais je ne compte pas me tourner les pouces et si ce que dit ce prêtre ça ne serait qu'une chimère et des risques bien inutiles que de courir derrière le lycanthrope blanc au lieu de savoir ce qui se cache derrière, alors si vous n'y voyez pas d'inconvénients mesdames je vais vous suivre. A condition que la compagnie d'un incroyant ne vous dérange pas."

J'eus un petit rire, relâchant la chaise du prêtre pour m’approcher de celle de Nariko, fléchissant les genoux pour me mettre à hauteur de la table, les bras croisés posés dessus, regardant tour à tour le prêtre et mon interlocutrice guettant leur réaction.

"Et je ne demanderai nul paiement...après tout peut être que je serai bien payé pour le lycanthrope blanc à l'issue de cela sans avoir à le tuer vu que la menace sera éliminée ! Qu'en dites vous ?"


Et non ça ne me posait nul problème de me montrer si impoli...

Nariko

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 8 lundi 14 avril 2014, 11:51:58

Le prêtre sembla rassuré, et entreprit de poursuivre, sans voir que le fameux Deisui, celui qui avait été sauvé par Kaï, et qui avait abordé Nariko, se rapprochait dans son dos. Visiblement, les informations transmises par le prêtre n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd.

« Il faudrait se rendre à l’église, j’ai une bibliothèque qui contient des informations sur... »

Il ne put pas achever ce qu’il avait envie de dire, car deux mains robustes se posèrent sur la chaise. Le prêtre sentit une onde panique le traverser, craignant un quelconque assassinat, avant d’entendre la voix du mercenaire résonner. Ce dernier demandait à participer aux hostilités, ce qui, évidemment, n’enchantait guère Nariko, par nature hostile aux étrangers. Kaï, en revanche, avec son côté lunatique, lui offrit un grand sourire, papillonnant des yeux, trouvant visiblement l’idée de partager cette aventure avec un étranger fascinante. Le prêtre reprenait lentement son souffle, tandis que Deisui précisa qu’il ne comptait pas se faire payer pour cette traque.

Suite à cette assertion, le prêtre tourna sa tête vers lui, et répondit :

« Et bien, euh... Sachez que ce Lycanthrope blanc est votre seule piste, pour l’heure, donc, si vous acceptez de suivre Nariko...
 -  ...Et si j'accepte sa présence..., crut bon de préciser la jeune femme.
 -  O-Oui, bien sûr, é… Évidemment, balbutia le prêtre. Je ne l’entendais pas différemment, mais... De toute manière, les Lycans sont notre seule piste. »

Nariko hésita un peu, comprenant que le prêtre était suspendu à ses lèvres. Le prêtre ne devait en effet confier cette mission que pour Nariko et à Kaï, mais, techniquement, ses ordres de mission n’impliquaient pas d’en parler à d’autres. Il avait évité de le faire auprès des mercenaires et des membres des guildes, car il savait pertinemment que ces derniers auraient demandé à être payés. Or, si l’Ordre Immaculé ne manquait pas d’argent, l’or faisait l’objet d’une certaine répartition, et la paroisse du prêtre était pauvre, ses caisses dépendant essentiellement des maigres donations versées par les habitants de Mottebruine. Dans certaines communes, on avait transformé cette donation en une cotisation obligatoire sous peine d’amende, mais, pour l’heure, le prêtre avait, tant bien que mal, résisté à cette directive.

La porteuse d’Heavenly Sword regarda brièvement Kaï, ce qui acheva de la convaincre. Elle n’avait pas vraiment observé Deisui se battre contre les Lycans, aussi espérait-elle ne pas commettre une erreur. Cependant, il fallait bien reconnaître qu’il était suffisamment intelligent pour ne pas avoir entrepris de poursuivre les Lycans en pleine nuit.

« D’accord, consentit Nariko. Une épée en plus ne pourra pas nous faire de mal. »

Le prêtre hocha lentement la tête. Il était relativement nerveux, et son visage était traversé de rides.

« Vous avez parlé de votre bibliothèque, prêtre ? la reprit alors Nariko.
 - Euh... Oui, oui, bien sûr ! Je vous en prie, suivez-moi... »

Le quatuor sortit ainsi de l’auberge, retournant dans le froid de la nuit. On avait effacé une partie des traces du combat, et, dans le cimetière, des fossoyeurs étaient de creuser en urgence des tombes Il était important d’inhumer les cadavres. Autrement, les odeurs dérangeaient, et, outre ça, les cadavres pouvaient attirer des goules. Le prêtre s’avançait rapidement, son capuchon sur la tête protégeant ses oreilles du froid, tandis que Nariko n’en semblait pas trop affectée. L’homme de Dieu rejoignit finalement sa paroisse, une petite église en pierre, et la longea sur le côté, à travers un potager qui, à cause de l’hiver, était au repos. Il enfonça une clef dans une porte en bois sur le côté de l’église. La porte émit un grincement en s’ouvrant, les amenant dans une pièce plongée dans l’obscurité.

Nariko entra à l’intérieur. Le prêtre alluma une chandelle murale, ainsi qu’un candélabre sur une armoire, puis s’approcha d’une étagère abritant une multitude de livres.

« Où l’ai-je mis ? Hum, attendez, attendez... »

Sur la table, il y avait un exemplaire d’un Évangile apocryphe. Nariko connaissait un peu la religion de l’Ordre, et elle savait que les cardinaux et le conseil œcuménique n’encourageaient pas la lecture des œuvres apocryphes. Elle ne dit toutefois rien, tandis que le prêtre finit par attraper un livre.

« Le voici... »

Il amena le lourd livre sur le bureau de lecture. Nariko prit la peine de regarder la couverture, lisant le titre du bouquin :

Citer
Histoire du Chapitre du Phénix

Le prêtre leur expliqua que le Chapitre du Phénix était un sous-ordre appartenant à l’Ordre Immaculé, et avait pour mission de défendre la région locale contre les monstres et les brigands. Ils sécurisaient les routes et les forêts. Le chapitre était né après une guerre qui avait ravagé la région, afin de soutenir les pouvoirs temporels dans leur besoin de sécuriser la région.

« L’Histoire a une fâcheuse tendance à se répéter, car ils s’étaient battus contre des Lycans, principalement... Ainsi que contre des engeances démoniaques, comme je vous l’ai dit. Les trois fondateurs du Phénix ont tenté de supprimer définitivement cette menace, en s’enfonçant dans les profondeurs des montagnes à proximité... Ils voulaient tuer le Grand Maître des Lycans, mais on ne les as jamais vu revenir... Voici, regardez. On peut les voir sur ces pages. »

Il y en avait effectivement trois :

  • Carmilla était la comtesse, une femme belle et noble. Le livre indiquait que, pendant la guerre qui avait finalement abouti à la création du Phénix, elle avait utilisé sa fortune et ses possessions matérielles pour héberger les réfugiés, et envoyer des dons pour permettre la reconstruction des zones sinistrées ;
  • Cronell était le paladin. Avec son corps trapu, et un physique légèrement ingrat, il était un orphelin, suite à une pandémie qui avait tué ses parents. Il avait été recueilli dans un orphelinat religieux, et s’était avéré être un guerrier redoutable ;
  • Jobek était le juge. Durant la guerre, il avait jugé des criminels de guerre, notamment un noble.



Ces trois individus, comme l’expliqua le prêtre, avaient été canonisés par l’Ordre Immaculé pour leur contribution à la paix. Les trois s’étaient rencontrés durant la guerre, et, par la suite, avaient décidé de faire cause commune.

« Nous n’avons jamais retrouvé leurs corps, et, visiblement, ce Grand Maître lycanthrope est toujours en vie, et a décidé de se venger... Ce Lycanthrope blanc devrait sans aucun doute pouvoir vous conduire au refuge du Grand Maître... »
« Modifié: jeudi 22 mai 2014, 14:51:48 par Nariko »
DC d’Alice Korvander.

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Deisui Kichigai

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 9 mardi 15 avril 2014, 18:33:48

A ma grande surprise ce ne fut pas tant le prêtre qui fut réticent à ma présence que Nariko elle même. Enfin cela pouvait se comprendre, mais au vu de ce en quoi elle s'embarquait des compagnons ne serait pas superflu. Néanmoins je pouvais la comprendre, j'étais un étranger, et après tout qu'est ce qui lui garantissait que je n’étais pas un individu mieux informé qui ne le semblait et chercherait en vérité à m'opposer à elle et à son objectif ? mais en même temps si tout le monde avait de telles suspicions personne ne pourrait travailler ensemble ! La prudence était une chose et la méfiance une autre. Heureusement son amie simplette faisait preuve de moins de défiance et un simple coup d’œil échangé avec elle suffit à la convaincre de m'engager à ses côtés. j’accueillais la nouvelle avec un large sourire ajoutant brièvement.

"Tout le plaisir est pour moi !"


Suite à mon intégration rapide notre petit groupe quitta la taverne pour se rendre jusqu'à l'église. je profitais de ce bref instant de silence pour réfléchir plus avant à la situation. les lycanthropes était notre seule piste en effet, ce qui me renforçait dans mon idée que je pourrai peut être au final empocher la prime sur la tête du loup blanc tout en m’impliquant dans cette affaire, néanmoins quelque chose sonnait faux dans tout cela. Pourquoi diable les autorités auraient ils ordonnés la traque au loup-garou alors qu'un Ordre, fusse t-il celui immaculé en savait visiblement plus ? Pourtant les terres d'Ashnard et celles où nous étions faisaient parties de leurs plus fidèles croyants. Cela me préoccupait tant que je ne glissais même pas un regard aux corps qu'on enterrait, ne me formalisant de toute façon même plus pour ce genre de scène, tant j'en avais l'habitude.

Finalement nous arrivâmes à une salle annexe de l'église, et fermant la marche je dus m'avouer à mon tour prudent, assez peu enclin à l'idée d'entrer dans une pièce ainsi plongée dans les ombres. Néanmoins une torche fut rapidement allumée et je m'apaisais laissant le prêtre tout à ses recherches, ne faisant nulle attention à ce qu'il faisait, jusqu'à ce qu'il ouvre le livre qui était sensé nous intéresser, moi même me penchant par dessus son épaule pour lire les petits caractères.

Et à vrai dire il n'y avait à mon goût rien d’intéressant juste le récit d'un énième ordre combattant, et qui à ma connaissance ne constituaient pas les premiers idéalistes à avoir voulu purger ces terres, en vain jusqu'à ce jour, la raison en étant selon que les créatures et autres engeances étaient une part du décor aussi assurément que les arbres qui y poussaient, ou plutôt telles les mauvaises herbes qu'on arrachait sans pouvoir jamais s'en débarrasser définitivement. Néanmoins les trois fondateurs avaient fait preuve de bravoure, mais ils étaient morts, et tout canonisés qu'ils étaient cela ne changeait rien à leur situation de défunts... Mais au moins ce récit eut il le mérite de m'amener à pointer ce qui me dérangeait dans cette histoire, et m'asseyant sans gêne sur la table où reposait le livre je pris la parole.

"Dites moi...Cela fait combien d'années que ces événements sont advenus ? Quelques années je suppose, ne serait ce que le temps que ce livre soit écrit, mais dans ce cas pourquoi le grand maître loup aurait il attendu si longtemps pour se venger... ou même pour se manifester, car même si ce n'est pas la première fois que les lycanthropes se rassemblent, vous même vous l'avez dit il n'est jamais advenu une chose d'une telle ampleur. Or à ma connaissance les lycanthrope, fussent ils doués d'une grande intelligence ne sont pas doués de patience, tout ça m'a l'air d'une légende, dont autre chose se sert comme couverture.... Et à vrai dire, même s’ils n'ont très bien pu être simplement dévorés, le fait qu'on ait pas retrouvé les corps de ces trois là ne me rassurent pas vraiment."

Plusieurs idées se bousculaient dans mon esprit à ce sujet, des hypothèses diverses que j'essayais d'écarter, mais les trois qui s'imposaient à mon esprit, en dehors du fait que toute cette histoire était réelle, furent celles que j'évoquais directement, espérant ne pas être mis au bûcher pour ce que j'allais dire.

"Il n'est pas impossible que ces trois aient tout bonnement tournés casaques, pour peu qu'ils aient découverts quelque chose d'un peu étrange lorsqu'ils se sont retrouvés, cette tâche, et même la création de l'ordre aurait été une excuse pour s'approcher de leur objectif et une fois ce dernier  portée de main, disparaître... Je sais que ça parait un peu tiré par les cheveux, mais j'ai déjà vu des choses pareilles et j'avoue que ça m’interloque, le paladin s'entend, la comtesse à la rigueur, mais qu'est ce que le juge serait venu faire dans une chasse au lycanthrope ? Qui plus est même les stratèges les plus demeurés savent qu'il ne faut pas exposer en même temps la vie des différents chefs d'une armée ou d'une organisation, sinon bonjour les troubles.... Ensuite peut être qu'ils sont restés dans le droit chemin, mais qu'ils sont bien morts, mais peut être que ce grand maître lycanthrope n'en est pas un, j'ai pu déjà voir des sorciers imposés leur volonté à ce genre de créature et peut être qu'il s’agit d'un d'entre eux qui se sert de ces derniers et de leurs exactions comme d'une couverture pour couvrir ses activité,s auxquels vos trois gaillards ont peut être infortunément contribuer..."

Je me taisais alors brièvement songeur, hésitant à dire la dernière idée... Cela me semblait à moi même incongru si Linda et l'ordre de la croix du sud ne m'avaient pas évoqué cette possibilité. Ce territoire était régi par une société et une « technologie » féodale, mais après tout rien n'aurait empêché des scientifiques  venu de Tékhos ou de territoire plus développé de s'y rendre et de s'y installer, justement qui penserait à venir chercher des scientifiques procédant à des expériences illicites dans un endroit aussi arriéré ? Cependant je me demandais si mes interlocuteurs seraient capable de saisir cette idée... Et je décidais d’en parler avec des termes choisis.

"Enfin il n'est pas impossible que les lycanthropes eux mêmes soient victimes de quelque chose d’encore plus néfaste que ces créatures...mais qui, qui plus est, n'a pas sa place, ni ses origines, en ce lieu..."

Je me relevais alors arpentant la bibliothèque, attendant les réponses de mes interlocuteurs quant  à mes hypothèses, à condition bien sûr qu'ils n'en fassent pas fi pour la simple raison que je n’étais qu'un étranger après tout...

Nariko

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 10 mercredi 16 avril 2014, 02:07:08

Suite aux révélations du prêtre, Deisui exposa ses théories. Le prêtre lui expliqua que le Chapitre du Phénix datait d’au moins deux siècles. Cependant, les trois fondateurs n’étaient pas partis tous seuls, bien entendu, mais avec différentes personnes, des fidèles, des soldats, des troupes. Deisui était sceptique sur le temps que les Lycans avaient mis à se reprendre, ce qui amena le prêtre à hausser les épaules.

« Peut-être a-t-il fallu entendre que ces derniers se remettent sur place, qu’ils se repeuplent, que sais-je... Nous avons retrouvé des cadavres, et certains rescapés de cette croisade sainte sont revenus des montagnes, pour nous dire qu’ils avaient perdu les trois Grands Maîtres du Phénix : Carmilla, Cronell, et Jobek. La présence du juge peut étonner, mais elle est en réalité logique. Le Phénix ne voulait pas que purifier ces terres, mais aussi y installer des colons, la civilisation. Il était donc nécessaire d’avoir des lois, d’avoir la présence d’un juge. De plus, la présence de ce dernier garantissait aussi que la croisade menée ne serait pas un pur massacre ethnique, et que, si les Lycans étaient disposés à négocier, le Phénix les entendrait. »

Nariko restait silencieuse durant ces discussions. Ces vieilles lunes... Elle n’en voyait pas l’intérêt dans la situation actuelle, tout simplement. Peu lui importait ce qui avait fait quoi ou quoi il y a des siècles. Le Phénix s’était foiré, voilà tout ce qu’elle retenait, et c’était à elle de rectifier les choses. Nariko savait que son avis était partial et injuste, mais, à son corps défendant, il fallait dire qu’elle était fatiguée. Elle n’avait que peu dormi dernièrement, et elle avait le sentiment qu’elle risquait encore de ne pas dormir des masses, avec cette traque des Lycans.

Deisui avait également suggéré que les Lycans soient eux-mêmes les victimes de quelque chose d’autre. Bras croisés, Nariko ferma les yeux. C’était une femme d’action. Ce genre de théories, de plans tirés sur la comète, ce n’était pas pour elle, une femme de terrain avant tout. L’homme se mit ensuite à déambuler, attendant visiblement des réponses. Le prêtre, lui, s’était assis.

« Dites-nous juste où trouver la planque des Lycans. Je me moque de savoir ce qui a ramené ces sales bêtes à la vie. »

Une petite moue désapprobatrice traversa les lèvres du prêtre, et il répondit rapidement, tout en dépliant sur la table un parchemin représentant une carte de la région :

« Ici, vous avez Mottebruine... Là, la forêt... Sèvebranche... En la remontant, vous verrez le monastère qui a été conçu jadis par les membres du Chapitre du Phénix, en amont de la montagne. Il est abandonné, mais je pense que vous y trouverez quelques Lycans. Ensuite... Ensuite, je ne sais pas, avoua-t-il. Comprenez bien que je n’en sais pas plus que vous sur ces Lycans. Le Phénix a tenté de pacifier la région sur le long terme, en s’implantant, et ils ont été soutenus par des nobles et des guildes. Il y a d’anciens gisements miniers dans ces régions, et même une ancienne forteresse naine, dans les montagnes. Il est probable que les guildes espéraient pouvoir y bâtir des mines. »

Une région qui avait un passé riche, en tout cas. Se décollant du mur, Nariko inspecta la carte, tandis que Kaï était en train de renifler sur le sol, cherchant probablement quelque chose à manger. Quand on la voyait ainsi, le dos courbé, on avait vraiment la curieuse sensation d’être plus face à une espèce de Terranide qu’à une véritable humaine, surtout avec son chapeau. Pourtant, le doute n’était pas permis : Kaï était bien une humaine. Une petite sauvageonne.

« Je pense que le mieux est de se reposer. Si cela vous tente, Deisui, nous partions à l’aube, en faisant route vers ce monastère. À partir de là, nous aviserons. S’il y a quelque chose derrière ces Lycans, j’essaierai d’en venir à bout, mais je dois vous avertir que je reste une simple femme... »

Même Heavenly Sword ne la rendait pas invincible, et le prêtre hocha lentement la tête, comprenant ce qu’elle voulait dire.

« Je vais essayer d’obtenir des renforts, mais Mottebruine est une petite ville, vous savez, et le comte de Marshing a déjà des troupes déployées ailleurs.
 -  Ce qui semble confirmer qu’il y a plus que de simples Lycans derrière ça...
 -  Oui, reconnut le prêtre. Ça paraît logique. »

Et, pour Nariko, ça annonçait des paquets d’emmerdes supplémentaires en perspective.
DC d’Alice Korvander.

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Deisui Kichigai

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 11 vendredi 18 avril 2014, 12:06:56

Pour être honnête les dires du prêtre ne me convainquirent guère. Non seulement le fait que ces rescapés ne disent apparemment rien de plus sur le sort exact des trois grands maîtres...Et il ne fallait pas escompter pouvoir en interroger un car depuis deux siècles ils devaient être tous morts, et pour peu qu'un d'entre ait bénéficié d'une extraordinaire longévité pour une raison quelconque, le retrouver prendrait bien trop de temps. Par contre avant que je ne puisse répondre à cela Nariko prit la parole de façon plutôt abrupte m'amenant à levé le sourcil face à sa remarque. Elle m'avait complimenté sur le fait que je n'ai pas suivi le borgne et ses compagnons, mais elle même ne semblait pas vraiment valoir mieux pour chercher à courir tête baissée dans la planque des lycanthropes.

Je pouvais bien sûr comprendre que cela puisse l'ennuyer, moi même était plus un homme d'action que de dialogue, mais si j'avais survécu jusqu'alors c'était bien parce que j'avais su refréner mes envies pour justement m’intéresser aux détails qui plus d'une fois m'avait sauvé la vie. Enfin au moins le prêtre en lui répondant nous donna quelques pistes pour atteindre notre objectif. Donc premier objectif cette église, puis cette forteresse naine.

La jeune femme se décida alors apparemment à tirer sa révérence, me proposant d'aller me reposer, mais je n'en avais pas encore fini pour ma part... Et surtout au vu de ce qu'avait précisé le prêtre qui me fit presque bondir sur mes jambes alors que je reprenais la parole.

"Eh bien pour ma part j'aimerai savoir ce qui a amené ces bêtes à se manifester à nouveau. Car pour ce qui est de l'attente, du fiat qu'ils se repeuplent cela aurait sans doute pu être vrai pour une nation ou une grande ville, mais pas pour une race tels les lycanthropes... Ou alors si ça avait été le cas ils auraient davantage chercher à infecter leurs proies pour les transformer durant ces deux derniers siècles, or les troubles ne sont advenus que récemment. De fait je ne pense pas que le lycanthropes eux mêmes aient prévus cela depuis deux siècles, en conséquence j'aurai encore quelques questions. Si vous souhaitez aller vous reposer dès à présent, libre à vous Nariko, mais pour ma part j'ai encore quelques question à vous poser, prêtre, si cela ne vous dérange pas."

En vérité je n'avais strictement rien à faire du fait que cela puisse le déranger, j’escomptais bien clarifier la situation du mieux que je le pouvais. Ainsi je posas tout d'abord ma main sur le livre avant de poursuivre.

"Tout d'abord, et dans le but d'économiser à tout deux notre temps, j'aimerai vous emprunter cet ouvrage. Je vous le rendrai après votre départ, mais si je peux en apprendre plus sur ce qui est advenu je ne vais pas m'en priver... Mais malgré cela j'ai encore deux questions auquel cet ouvrage ne répondra pas. En premier lieu, je reste quelque peu sceptique à la présence du juge ou même des trois individus en même temps. Qu'un symbole fort accompagne cette croisade très bien, mais comme vous l’avez dit c'était un ordre entier, avec de puissants appuis. Cronell ne devait pas être le seul combattant, Carmilla la seule noble et Jobek le seul juge présents dans leur ordre. Ils pouvaient très bien déléguer quelque peu pour éviter de courir un tel risque... Ou bien cet ordre était composé d'idiots et n'étaient pas voués à exister longtemps, ce dont je doute sans quoi un tel ouvrage ne lui aurait pas été dédié..."

Je me tournai alors vers la carte posant mes mains sur la tale tout en scrutant le parchemin, cherchant à retenir au mieux notre trajet, mais rapidement mon regard se porta de nouveau sur le prêtre.

"Et où et pourquoi le comte de Marshing a t-il déployé ses troupes ailleurs ?"

Et à vrai dire j'étais plus préoccupé que je ne le paraissais. Car au vu du temps écoulé il était plus que peu probable qu cette histoire résulté d'une trahison de la part des maîtres de l'ordre, ou encore d l'action d'un individu isolé. Dès lors soit il s’agissait d'un plan bien plus conséquent, soit ce qui advenait n'avait rien à voir avec la raison du déploiement des forces de ce comte. En fait toute hypothèse était encor possible et je n'aimais pas cela, une inquiétude visible se lisant dans mon regard alors que j'attendais les réponses du prêtre.

Néanmoins une pensée me réconfortait.Si un jeu d'échec était en place mon intégration impromptue à l'expédition de Nariko me permettrait d'être un possible élément perturbateur, le pion d'aucun des partis...Et au final j'adorais ce genre de situation !

Nariko

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 12 samedi 19 avril 2014, 02:19:51

Deisui avait encore des questions à poser, et, par acquis de conscience, Nariko choisit de rester encore. Cependant, négliger le sommeil n’était pas quelque chose de recommandable, car Nariko avait besoin de toutes ses forces pour pouvoir pleinement se mesurer aux menaces qui l’attendaient. Cependant, un peu d’informations ne pouvait pas faire de mal. Deisui trouvait toujours étrange que les trois fondateurs du Phénix aient choisi de participer à cette expédition, ce qui, en réalité, ne surprenait guère Nariko. Les leaders se devaient de montrer l’exemple, et ce mystérieux juge devait surtout avoir pour rôle d’unir les différentes troupes envoyées sur place, afin d’éviter que les hommes du Phénix ne finissent par se disperser. Le prêtre ne dit cependant rien, car Deisui intervint alors sur un autre sujet :

« Et où et pourquoi le comte de Marshing a t-il déployé ses troupes ailleurs ? »

Le prêtre alla chercher une autre carte, plus importante. On pouvait Mottebruine, mais il pointa son doigt sur une autre partie de la carte.

« Il y a une ville plus importante par ici, et on a égalé signalé de nombreuses attaques de monstres. Le comte a donc envoyé ses hommes pour sécuriser cette région. D’après ce que je sais, il a bâti un camp militaire près d’une forêt, et n’a plus assez d’hommes pour venir nous aider. »

Ceci expliquait pourquoi le comte espérait l’aide de l’armée royale, mais encore fallait-il que cette dernière se déplace. Nariko écoutait silencieusement, tandis que le prêtre leur expliquait qu’une autre alternative était aussi de demander l’aide des royaumes proches, notamment Nexus. Le prêtre envisageait sérieusement cette hypothèse, car il ne pensait pas que les quelques mercenaires envoyés par les guildes soient suffisants pour pacifier la région, et venir à bout de la menace des Lycans.

« Pour le reste, vous devez savoir que le Chapitre du Phénix est populaire dans la région, mais que c’est un ordre militaire qui n’avait pas l’importance d’autres ordres religieux. Il est né de la guerre, et avait surtout pour but d’aider à la reconstruction de la région. On peut trouver des ruines et des traces de la guerre encore dans les montagnes. Le Phénix reposait surtout sur des volontaires et sur la motivation de ses hommes, ainsi que sur le charisme de ses trois dirigeants. Votre scepticisme, s’il est compréhensible, se doit d’être replacé dans le contexte de l’époque.
 -  Le rôle d’un leader est d’être auprès de ses hommes, intervint alors Nariko. Si ces derniers ont choisi d’intervenir en personne pour soutenir leurs soldats, on ne peut que les approuver. Là d’où je viens, mon père, qui est chef de clan, est le premier à charger nos ennemis, et à mener nos hommes. Un leader se doit d’être en avant, pas le cul vissé sur sa chaise à donner des ordres en s’astiquant le poireau. »

Pour elle, c’était tout à fait normal. Un royaume guerrier ne pouvait pas être dirigé par un fainéant incapable de se battre. Un leader devait inspirer courage et respect auprès de ses sujets, afin que ces derniers le voient comme un meneur légitime, et non comme un usurpateur. Pour le reste, le prêtre répéta à nouveau qu’il n’émettait que des suppositions sur le retour des Lycans, et qu’il était tout à fait possible qu’il y ait quelque chose derrière ça.

Kaï, elle, semblait complètement indifférente à la discussion, reniflant certains livres. Elle ne savait pas lire. Kaï était une enfant-sauvage, dont l’enfance avait été brisée par les troupes ashnardiennes. Il fallait donc accepter ce tempérament taciturne, détaché, c’est ainsi qu’elle agissait. Une fois qu’on l’avait admis, Kaï restait une partenaire très agréable, et très sympathique.

« Si cette quête vous tente toujours, le mieux est effectivement que vous partiez le lendemain. Vous pouvez naturellement prendre mes ouvrages pour ce soir, mais je ne pense pas que vous aurez longuement l’occasion de lire sur la route. Vous verrez par vous-mêmes, Kichigai, que le Chapitre du Phénix n’a pas survécu à la mort de ses dirigeants. Il a fortement imprégné l’imagerie populaire de Mottebruine, parce qu’il a permis de reconstruire la région, mais il n’a pas su s’imposer dans le temps. »

Une chose semblait en tout cas sûre : tout ça dépassait le simple cadre de meutes de Lycans. Jusqu’à quel point, voilà la question à laquelle il faudrait apporter une réponse.
DC d’Alice Korvander.

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Deisui Kichigai

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 13 mardi 22 avril 2014, 10:32:02

Avec cette précision quant aux raisons du déploiement du comte Marshing la situation devenait en effet des plus alarmantes. Certes je ne me faisais pas d’illusion quant à la taille de l'armée d'un noble isolé, mais cela restait tout de même une armée et pour être tenue en respect par une invasion de monstre cette dernière devait être des plus conséquentes, tout pour laisser penser à une véritable invasion alors que ce qui advenait ici était peut être ce qui était le plus important, à moins qu'il n'y ait aucun lien entre ces deux groupes de créatures, mais ça serait vraiment une option trop plaisante pour être vrai. Et en conséquences j’acquiesçai aux dires du prêtre. Pour peu que tout cela fasse partie d'un plan ses instigateurs se seraient assurés qu'une vulgaire bande de mercenaire ne suffise pas à le mettre en péril... Et le prêtre pouvait dire ce qu'il voulait j'avouais que je demeurais sceptique face à ses explications. Enfin, dans d'autres cas j'aurai accepté ses dires sans chercher à pousser plus loin, mais si ce détail avait la moindre importance je me devais de le pousser tant que possible. Cependant je ne pus retenir une grimace face à l'intervention de Nariko et je rétorquais alors.

"Considérez vos soldats comme vos enfants bien-aimés, et ils seront prêt à donner leurs vie pour vous... C'est ce qui disait un grand stratège que je connaissais or il est vrai qu'un père protège ses enfants, et que les soldats seront plus enclins à courir vers la mort avec n homme qui se bat avec eux que pour quelqu'un qui les y envoi... Mais ces mêmes soldats, tels des enfants sans repère, s'égailleront si le chef vient à mourir jusqu'à ce qu'un autre élément les rassemble. Il faut donc savoir faire la part des choses. Lorsque ton père part au combat, je ne pense pas qu'il  se fait accompagner de ses héritiers ou ses plus proches conseillers dans la même mêlée, non ? Si c'est le cas il me paraît surprenant que son royaume n'ait pas connu le même sort que cet ordre du Phénix."

Les citations que j'empruntais à Sun Tzu des fois était une des rares choses qui me rattachaient à mon monde d'origine, et je me demandais si Terra avait elle aussi un individu qui avait rédigé un ouvrage semblable à celui de l'art de la guerre. Quoi qu'il en soit je ne l’avais jamais trouvé et après ma réplique acerbe je me retournais vers la prêtre hochant doucement la tête.

"Bien entendu, je vous rendrai l'ouvrage juste avant notre départ, il ne ferait que m’alourdir...Et je ne vais pas non plus trop retarder mon sommeil,si cela t'inquiète Nariko, je sais déjà quoi chercher et cela me fera gagner un temps précieux."

Prenant alors le lourd ouvrage dans les bras je saluais le prêtre une dernière fois puis me dirigeait vers la sortie en direction de l'auberge, se faisant je demandais à mes compagnes d'aventure leur opinion sur un dernier point.

"A votre avis pourrait il être intéressant que nous nous attardions quelque peu dans les ruines du Phénix ? peut être pourrions nous y trouver quelques informations... Il peut d'ailleurs s'agir de zones où les lycanthropes seraient particulièrement présents. En effet s'ils sont intelligents ils vérifieront les lieux où des voyageurs peuvent facilement s’abriter, or les ruines sont des zones propices pour cela. Qu'en pensez vous."

Pour être honnête ma voix était bien plus pesante que je ne l'escomptais, et mes joues devaient être des plus rouges, mais, bon sang, cet ouvrage pesait une tonne ! Je ne voulais pas savoir quel était le poids de ceux traitant d'ordre qui avait existé plus longtemps que celui là !
« Modifié: mercredi 23 avril 2014, 10:10:10 par Deisui Kichigai »

Nariko

Humain(e)

Re : Lords Of Shadows [Deisui Kichigai]

Réponse 14 mercredi 23 avril 2014, 02:06:40

La conversation avec le prêtre était terminée. L’homme n’avait plus rien à leur dire, leur souhaita bonne nuit, et leur affirma qu’il prierait pour eux, et que le Seigneur serait avec eux. Nariko n’avait rien à dire à ça, et se contenta de sortir. L’air était plutôt frais dehors, la faisant délicieusement frissonner. On était en train d’enterrer les cadavres, faisant des tombes pour les villageois et les mercenaires. Nariko, elle, ne pensait qu’à aller se coucher. Non pas qu’elle soit particulièrement fatiguée, mais elle préférait prendre des forces. Kaï, comme toujours, restait près d’elle, et les deux femmes s’avancèrent lentement vers l’auberge, Deisui les suivant rapidement. L’homme avait une idée derrière la tête, et ne tarda pas à la leur proposer :

« À votre avis pourrait il être intéressant que nous nous attardions quelque peu dans les ruines du Phénix ? peut être pourrions nous y trouver quelques informations... Il peut d'ailleurs s'agir de zones où les lycanthropes seraient particulièrement présents. En effet s'ils sont intelligents ils vérifieront les lieux où des voyageurs peuvent facilement s’abriter, or les ruines sont des zones propices pour cela. Qu'en pensez-vous ? »

Elle n’en pensait pas grand-chose, en réalité. Elle se contenta de hausser les épaules, alors que le trio rejoignait la rue principale de Mottebruine, remontant vers l’auberge de Mottberuine. Kaï était en tête, avançant à quatre pattes, et des flocons de neige tombaient lentement du ciel. Surprise, Nariko s’arrêta, relevant la tête. Quelques nuages commençaient à recouvrir le ciel. Elle n’était pas sérieuse, mais elle espérait juste qu’il n’y ait pas une tempête de neige, ce qui avantagerait davantage ces maudits Lycans. Réalisant alors que Deisui attendait une réponse de sa part, la guerrière tourna sa tête vers lui, et s’empressa rapidement de lui répondre :

« C’est une bonne idée, et nous obtiendrons peut-être des informations sur ces Lycans dans ce monastère abandonné... Ou sur la manière dont le Chapitre du Phénix a pu les combattre. »

Et puis, ça leur ferait aussi un cap, une ébauche de plan plus élaborée que simplement tuer tout ce qui bouge dans les montagnes. Nariko retourna sur ces entrefaites dans l’auberge. Elle était encore plus vide que quand le prêtre était venu. L’aubergiste et quelques serveuses étaient en train de nettoyer les tables, balançant des seaux d’eau dessus, avant d’utiliser des serviettes et des éponges. Mottebruine était retournée suite à cette attaque, et Nariko supposait que faire fonctionner les choses était une manière de se calmer, de se dire que la fin n’était pas proche. Nariko sentait leur nervosité. Elle les salua brièvement, puis rejoignit l’escalier en bois menant à l’étage. Alors qu’elle avait posé un pied sur la marche, elle se retourna alors.

« Je vous aurais bien offert l’hospitalité dans ma chambre, mais c’est une pièce individuelle... »

Elle était sincèrement navrée, mais il fallait que Deisui dorme dans sa propre chambre. La guerrière n’avait pas envie qu’il croit qu’elle faisait bande à part, c’était juste... Une simple coïncidence.

« On se retrouve demain à l’heure du petit-déjeuner, okay ? Autant prendre des forces avant de filer à l’aventure. »

C’était la voix de la raison qui parlait. Nariko n’avait guère sommeil, mais elle s’était entraînée. Elle pourrait facilement dormir, car elle savait qu’elle en avait besoin pour être au maximum de ses performances. Quant à Deisui, il profiterait sûrement de sa tranquillité pour consulter le livre qu’il avait emprunté au prêtre.

En somme, tout irait pour le mieux.
DC d’Alice Korvander.

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