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De Charybde en ... [Prima]

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Kelsier

Humain(e)

De Charybde en ... [Prima]

lundi 13 janvier 2014, 11:04:32

Il y était presque. Quelques mètres tout au plus, et il serait sauvé. Ou mort. En son fort, il préférait bien évidemment la première solution, mais rien ne lui prédisait un tel résultat. La journée avait pourtant bien débuté ...

Deux heures auparavant, Kelsier mettait les dernières touches à sa nouvelle oeuvre. Il s'agissait d'une pièce richement ornée, une invention de son esprit répondant aux goûts d'un noble imaginaire. Un sofa d'un rouge profond faisait face à une petite table basse en bois, agrémentée d'une carafe de vin et de deux verres. La toile donnait une impression de calme, et pour cause : c'était une nature morte. Nulle vie dans ce dessin, mais aucun détail n'y manquait. On devinait au travers d'une fenêtre la cîme de quelques arbres, laissant penser qu'on était à l'étage d'un manoir. Une bibliothèque couvraient les murs de haut en bas sur une bonne partie de la pièce. Sur un petit guéridon, un sablier retourné égrainait lentement son contenu, symbole du temps figé pour l'occasion.

La peinture n'était pas encore sèche, mais Kelsier avait déjà le sentiment que sa toile n'était pas normale, au sens strict du terme. Quand il avait ce sentiment, il n'était pas compliqué de savoir de quoi il retournait : il pouvait sans nul doute passer dans la toile afin d'y voyager, et ce lieu existait. Ce n'était pas la première fois que Kelsier faisait ce genre de voyage, et il connaissait les risques et surtout la réalité qui l'attendait. Car oui, ce qui était de l'autre côté, c'était bien la réalité. Un endroit, quelque part dans le monde. Bien qu'il sorte ça de son esprit - n'allez pas lui demander comment, il ne le sait pas - ce lieu était réel. Il n'obtenait pas cet effet là avec toutes ses toiles, mais avec celle-ci, c'était flagrant.

L'envie et la curiosité étaient fortes, et comme à l'habitude, il y céda. Bien mal lui en pris pour le coup. Traversant la toile, il se retrouva dans la pièce qu'il avait auparavant peinte. Déboulant comme un chien dans un jeu de quille, il attira immédiatement deux regards stupéfaits. Il y avait de quoi lorsque l'on apparaissait au milieu de nul part comme un magicien. Ajouté à cela la scène qu'il troublait ... A quatre pattes sur le sofa, la demoiselle présente semblait être une noble ou une bourgeoise, à voir sa coiffure sophistiquée, son maquillage et sa robe. Derrière elle, occupé à la trousser, un homme qui aurait pu être son fils de par l'âge arborait une livrée de serviteur. Madame prenait du bon temps avec le personnel de maison, et l'arrivée soudaine d'un inconnu ne garantissait pas la discrétion voulue. Il n'avait pas fallu deux secondes à Kelsier pour deviner cet état de fait. Tenter de les raisonner serait vain, tout comme les faire chanter : croirait-on la maîtresse de maison ou un inconnu entrant à la dérobée dans une demeure ?

La porte en ligne de mire, Kelsier partit en courant. Derrière lui, outre plusieurs jurons, il entendit la femme ordonner à l'homme de le poursuivre et de l'arrêter. Avec quelques mètres d'avance, le peintre déboula dans un couloir et courrut aussi vite qu'il put. Les escaliers, le hall, puis un perron massif, pas le temps de s'arrêter pour contempler les lieux. S'enfuyant sur le chemin de gravillons, il sortit de la propriété le plus vite possible. Des cris venaient de la demeure, laissant présager qu'il n'allait pas s'en sortir comme ça.

Le seul motif d'espérance dans l'esprit de Kelsier, c'était l'océan, à quelques centaines de mètres sur sa droite. La végétation et le relief ne trompait pas : il avait peint auparavant une toile ressemblant à cette côte. Une vue "de bateau", où l'on percevait des falaises et des pins en arrière plan. Il se mit à courir dans cette direction, avec un espoir bien mince car derrière lui se faisait entendre le cahot des sabots d'une monture à sa poursuite. S'il était au bon endroit, de part ses capacités, il devait être en mesure de traverser ce tableau vendu plus d'un an auparavant, et d'atterrir là où il se trouvait. Le hic, c'est qu'il ne savait même pas qui le détenait, mais ça serait forcément mieux que maintenant.

Le cavalier gagnait du chemin sur le peintre, bien que les arbres le ralentisse. La mer était de plus en plus visible, tout comme l'éperon rocheux. Kelsier s'arrêta brusquement lorsqu'il parvint sur le bord, à près de quinze mètres de hauteur. Un coup d'oeil en arrière lui apprit que le cavalier n'était pas seul : une dizaine de personnes au moins arrivaient. Il finirait au bout d'une corde avant ce soir. Ou noyé, c'est selon. Le cavalier arrivait sur lui lorsqu'il sauta en avant. Disparaissant aux yeux de son poursuivant étonné, Kelsier se permit un cri en pensant finir éclater contre les récifs. Mais la chute fut bien plus courte que prévue, puisqu'il atterrit durement sur un tapis, dans un salon inconnu. Le choc fut rude, et il geignit en sentant son bras le lancer. Où était-il ? Aucune idée, mais cela pouvait attendre. La tête contre le sol, il ferma les yeux quelques instants pour se remettre de ses émotions.
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