Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Blabla / Re : J'offre mon corps à....dix
« Dernier message par Anéa le samedi 11 avril 2026, 20:05:38 »
Pour 5 personnes, ça suffira ?  ::)
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Le temple Shinto / Re : Féeries [pv Seliane Noctelume]
« Dernier message par Adel Esplana le vendredi 10 avril 2026, 15:39:59 »
La tension autour d'eux se fait plus intense, et Adel est loin de pouvoir dire que cela ne l'affecte pas. Il se sent comme s'il était rentré de plein fouet dans une idole ambulante et il aimerait bien que quelqu'un lui dise si tout va bien ou si la foule va essayer de le massacrer sur place. Un voyageur doit se préparer pour ces choses là, après tout.
Bon, Adel doit dire que cet attroupement ne semble pas hostile, cela dit. Curieux, voire étonné au pire, comme si personne ne s'attendait soit à ce que cette femme se vautre ou à ce que quelqu'un prenne la peine de l'aider. Il espère que c'est plus le premier cas que le second, car si ces gens n'ont pas l'habitude qu'on leur vienne en aide, cela rendra tout plus compliqué quand "lui" aura besoin d'aide.

Mais bref, va t-elle bien?

"Ce n’est rien."

C'est un oui, donc, et c'est déjà quelque chose.

A en juger par son attitude presque royale et l'absence de maux physiques, elle a l'air d'aller bien. Enfin il peut se tromper vu qu'il ne peut que se référer à ses réactions, puisqu'il serait bien en peine de savoir si elle a des écorchures sous ces vêtements, mais c'est une hypothèse plutôt douteuse vu l'épaisseur de ceux-ci. Il réponde simplement par un
"D'accord." .

"Mon corps n’est simplement pas encore… accordé à ce sol."

Il laisse échapper un
"heh"ironique en entendant ça. On dirait une façon inutilement compliquée de dire qu'elle n'est pas habituée à marcher avec de telle chaussures aux pieds, ou peut-être est-ce le sol lui-même qui est effectivement inégal ? Hmm, ce serait peu probable, car cet endroit est visiblement fait pour être arpenté, une foule qui a fini par relâcher son attention sur eux pour vaquer à leur diverses occupations.
Il leur en est reconnaissant d'ailleurs, car ces regards perturbaient son attention, et bien qu'il soit focalisé sur la femme en face de lui, il ressentait effectivement cette sensation lourde, tant que cela perdurait, ce n'est plus le cas à présent.

"Je vous remercie."

N'est ce pas?

Adel fronce les sourcils en constatant qu'en fait, cette sensation étrange existe toujours en lui, même après le détour de la foule. En fait, celle-ci passe autour d'eux de façon...en tout cas, pas comme une foule. Plutôt comme une bulle destinée à eux deux, le voyageur qui essaie de ne pas divulguer son origine et cette femme...qui a de drôles de papillons tournant autour de lui. Il se rend compte de leur étrangeté, quand il les voit tourner autour d'elle comme en orbite.

"C’est vous."

C'est lui ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Oh, cette question est rhétorique, il est évident maintenant qu'elle le cherche, et il s'est dévoilé trop vite comme un imbécile ! Bon sang, il doit vraiment cesser de se relâcher toutes les fois où il demeure trop longtemps dans une grande ville : ce ne sont pas des lieux où il doit baisser sa garde, bien au contraire. Mais pourquoi le cherche-t-elle ?


"Qui est "vous" ?"

Adel lui attrape les deux mains fermement en lui demandant ça, instantanément suspicieux à l'idée d'être identifié de nulle part. Il réalise un peu tard que cela peut apparaître suspect et il espère ne pas avoir à se défendre d'une foule entière, ou de qui que ce soit car il n'a pas l'intention de faire de mal à quiconque mais il obtient rarement ce qu'il veut ces derniers temps.

En tout cas, il entend bien obtenir l'identité de son vis à vis, cette fois.


"Qui êtes vous?"

Sa lanterne se met soudainement a émettre de la chaleur contre lui. Voyez donc l'artefact divin, qui ne se réveille que maintenant!

Fantastique.
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Base Spatiale / Re : Alunissage improvisé [PV Jack Marston]
« Dernier message par Adel Esplana le vendredi 10 avril 2026, 15:34:09 »
Adel regarde les environs, attentif au moindre détail qui pourrait le tirer de là. Malheureusement, il n'y a rien qu'il ne voit qui l'inspire, ou alors il ne sait pas comment les utiliser. Des caisses, des barils (?), encore des caisses, des barils explosifs des hauts murs, du métal, des fous furieux qui se tirent dessus en glapissant de façon incohérente - pour lui -, avec des rayons de lumières pas si différents de ce qu'il utilise lui-même, quoique cela ne ressemble pas à de la lumière solaire...il devrait mettre la main sur l'une de ces armes pour l'étudier. Bref. Cette situation n'a rien d'encourageant, et il doit faire un effort sur lui même pour ne pas céder au -

Quelqu'un arrive. Adel se rapproche du coin ou les pas se font retentir de plus en plus fort. Au moment ou l'ennemi arrive, il surgit de sa cachette pour le frappant à la gorge, l'attirant au sol pour le désarmer avant de l'étrangler jusqu'a ce qu'il perde conscience. Et voila! Arme acquise...mais il ne sait pas si elle est utilisable, et quand bien même ce serait le cas, il connaît l'un des grands principes du combat armé : n'utilise pas ce que tu ne sais pas utiliser. Flûte....

Bon, visiblement, ce ne sont pas nécessairement des créatures entrainées au combat. Peut être au "chacun pour soi" urbain mais dans ce domaine là, lui même n'est pas un amateur. Il regarde de nouveau autour de lui...mais pour voir les même choses. Des caisses, des barils, des vaisseaux, des créatures hostiles, des barils explosifs, des hauts murs en-

Attends un peu....

Son regard revient vers l'un des vaisseaux...est-ce que son esprit est en train de le duper ? Non ! Il y a des personnes autour, et s'il ne se trompe pas, ce sont bel et bien des humains ! L'espoir l'envahit, avant de céder la place à l'inquiétude. Est-ce que ces gens pourront l'aider ? Il ne sait pas combien il reste encore de personnes capables de se battre parmi ses ennemis, et si ces gens ne peuvent pas se défendre, il leur apportera de graves ennuis. Grave au point qu'ils refusent de l'aider, ou se retournent contre lui.
Néanmoins, il n'a pas trente-six solutions devant lui. Il tente de se rapprocher alors que les tirs derrière lui se font moins nombreux, avançant discrètement vers une partie de cet endroit plein de vaisseaux de taille différentes. Enfin il croit que ce sont des vaisseaux ? Il a vu des images qui y ressemblent, sur Terre, mais à supposer qu'il puisse rentrer dedans, cela ne lui sera d'aucune utilité.

Jusqu'à ce qu'il doive s'arrêter et se cacher, car des tirs viennent de nouveau dans sa direction. Adel lâche un juron dans sa langue d'origine, évidemment il fallait que ça arrive maintenant, et en plus de ça il semble bien que ses poursuivants soient unis dans l'intention de lui réserver un sort funeste, peut être en raison de ce qu'il a fait à l'un d'entre eux. Mais il n'y a pas qu'eux qui l'ont remarqué. Si sa vue ne le trompe pas, les occupants du vaisseau vers lequel il se dirige l'ont remarqué aussi, lui et ses adversaires.

En voyant l'un d'eux avancer dans sa direction en criant des ordres, Adel comprend qu'il n'a plus le choix en la matière. Il ne reste plus qu'à braver les conséquences de la seule décision qu'il lui reste. Il prend une pierre dans son sac avant d'utiliser un sort de détonation dessus avant de l'envoyer au bon moment dans la direction de ses poursuivant. La pierre explose dans un grand fracas et gerbes de poussière qui lui donne les secondes nécessaires pour détaler vers l'homme qui vient à sa rencontre, qui a tout l'air de savoir manier des armes lui même, et qui lui parle directement.

« Hé ! Toi là-bas ! Par ici ! Vite ! Allez ! »

Oui, bien, il fait de son mieux pour accélérer mais même en ignorant la fatigue due aux sorts qu'il a jeté, l'adrénaline ne peut pas lui donner de meilleures ailes que ça. Il a probablement quelque chose dans son répertoire de sort pour le faire accélérer mais à la vitesse ou il va, toute tentative d'en lancer un serait un échec, et il semblerait que l'homme dont il se rapproche préfère partir plutôt que de combattre les "hommes" qui l'ont pris en chasse. En plus, il doit toujours faire attention à ce qu'il ne se fasse pas tirer dans le dos, ce qui le ralentit d'autant plus car il ne suit pas une trajectoire droite comme une ligne.

Finalement il arrive à la hauteur de ce combattant, qui l'empoigne aussitôt par le bras pour le trainer vers le vaisseau. Le sort en est jeté, et il se contente de s'assurer qu'il ne devient pas un poids trainant au sol, ce qui est difficile vu l'allure ou va le monsieur. Adel note fugitivement qu'il a besoin de travailler sur son physique visiblement, car il n'arriverait pas a rattraper cet homme à la course a pied.
L'arcaniste réussit néanmoins à rentrer à l'intérieur de l'engin sans s'étaler, et à la place il manque de s'étaler sur le sol dudit engin qui commence à bouger en vrombissant. Il à a peine le temps de lancer un
"Merci..." à bout de souffle avant de devoir faire tout ce qu'il peut pour éviter de s'écraser sur le sol froid, et il atterrit sur un genou à la place.

Visiblement, il ne fera pas beaucoup mieux.

Une fois que l'engin atteint un rythme beaucoup moins chaotique, il accepte volontiers l'aide de l'homme qui l'a sorti de la, avant de vérifier si ses reliques ne sont pas tombées dans le feu de l'action. Il a tout confiance dans le lien qui l'unit à ces objets, qui reviennent toujours à lui, mais cela ne coute rien de vérifier.

« Tu t’étais mis dans de sacrés ennuis. Je m’appelle Jack. Toi, t’es qui ? »

Ah. Telle est la question, n'est-ce pas et Adel ne sait exactement que répondre car il ne sait pas pourquoi son sauveur a agi ainsi envers lui. Mais comme il sait que celui-ci pouvait difficilement lui poser la question avant et que se faire tirer dessus de nulle part a tendance à le rendre un peu ronchon, il se calme, avant de se montrer peu charitable envers son interlocuteur, mais pas uniquement pour ça.

En effet, le champion doit réfléchir clairement à ce qu'il va dire à cet homme, puisque c'est bien son retour sur des terrains connus qui sont en jeu, ici. Il ne peut pas compter sur l'idée de brutaliser sa magie pour résoudre son immense problème, les chances d'avoir un effet un tant soit peu utile sont déjà microscopiques pour commencer.
Mais dévoiler qui il est peut-être extrêmement risqué.

Est-ce que cet homme a déjà vu des arcanistes comme lui auparavant ? Adel n'en sait rien.

Si oui, comment les traite-t-ils ? Adel n'en sait rien.

Si non, va-t-il le croire ? Adel peut faire des démonstration mais il n'est pas dit que cela mènera à quelque chose.

Adel a-t-il le loisir de se montrer chiche en informations ? Probablement pas, à moins de finir derrière une porte verrouillée et laissé sur une autre planète...au mieux.

Adel peut-il se battre, dans le pire des cas ? Oui, mais même en mettant de côté la grande inconnue qu'est la force de ses vis à vis, il ne sait pas comment faire fonctionner ce...là où il est. Et il doute fortement qu'un manuel détaillé et accessible pour un nul existe et se trouve à portée de main pour son bon plaisir. Avec sa chance actuelle, il y mettrait le feu par inadvertance.

Non, peu importe la façon dont il retourne la chose, il ne peut que dire toute la vérité. Ce n'est pas réellement quelque chose qui l'enchante mais d'un autre côté, il n'a pas grand chose à cacher.


"Adel Esplana....arcaniste."
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Les alentours de la ville / Re : L'Ombre du passé [Saël Thorne]
« Dernier message par Anéa le jeudi 09 avril 2026, 16:36:28 »
Rentrer ainsi dans le vif du sujet, c'était une façon très claire d'esquiver afin de ne pas faire face à ce qui la troublait. Dernièrement, la fuite, Anéa ne faisait que ça, bien que cela ne lui ressemblait guère. Ce qu'elle ne souhaitait surtout pas, c'est de ressentir un quelconque malaise chez elle, d'être perturbée par la présence du haut-ange entre ses murs. Alors que la jeune femme venait juste de terminer la préparation de ses habits de rechange, elle haussa un sourcil, son regard de glace porté sur Tsaphkiel qui attendait patiemment dans le couloir. Tout penaud presque, il dégageait quelque chose de différent. Anéa toussa légèrement et par sécurité, elle lui fit une petite demande. Vraiment toute petite.

- Retourne-toi, tu veux.

Aussi, par précaution, la guerrière, méthodiquement enroulée dans sa serviette de bain, fit de même, dos au couloir et à son invité en petite tenue également. Anéa garda le tissu sur ses cheveux, n'utilisant que la serviette sur son corps pour sécher sa peau de nacre encore un peu humide à certains endroits. Rapidement, l'ancienne archange enfila son tanga, suivi de près par son short léger, sautillant un peu sur place pour le mettre, puis s'attaqua à son t-shirt avec un peu plus de difficulté, à cause du bout de tissu éponge emprisonnant sa longue chevelure de jais. Elle soupira, une fois fini, peut-être un peu plus à cause de l'interrogation du juge céleste que de par ce petit effort d'habillage. La demi-démone se dirigea vers la porte de sa chambre, toujours ouverte, puis passa à côté du gardien de l'Équilibre sans le regarder. Anéa s'arrêta un instant à sa hauteur, ses yeux presque blancs perdus dans le vide. Elle haussa un peu les épaules, un sourire jaune en coin.

- Tu veux dire avant ou après que j'ai merdé ?

Un léger rire s'échappa d'entre ses lèvres, bien amer. De nouveau, Anéa s'éloigna de l'éphèbe faiblement vêtu et se rendit dans la cuisine, pieds nus. Encore très légèrement humides, le petit bruit à chaque pas donnait l'impression qu'on arrachait des petits bouts de scotch. L'archange déchue prit le temps de passer dans son frigo, sortant une bouteille d'eau fraîche. Elle dévissa le bouchon et but deux-trois gorgées. Fermant le réfrigérateur, la jeune femme attrapa sa bouteille et la petite trousse à pharmacie, tout en s'approchant de Tsaphkiel. Sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit, Anéa prit la main gauche du grand juge céleste et le força à le suivre jusqu'au salon où, arrivés devant le sofa, elle poussa le haut-ange de sa main libre pour qu'il tombe sur l'assise du canapé. La guerrière posa la bouteille d'eau et la petite boîte sur la table basse.

- Bouge pas et laisse-toi faire, si tu veux connaître l'histoire...

De la trousse de soin, l'archange déchue en sortit des compresses stériles, une bouteille de désinfectant ainsi que des bandes. Elle prit ensuite place à côté du juge céleste sur le sofa, s'installant en tailleur tout en lui faisant face. Faisant imprégner du désinfectant sur une compresse, avec soin, la jeune femme tamponna délicatement la blessure sur le flanc du gardien de l'Équilibre. Son regard de glace était perdu sur ce qu'elle lui avait infligé lors de leur combat. Elle soupira un bref instant, avant de se lancer, l'air ailleurs.

- Ce n'était qu'une mission comme une autre, même s'il est vrai que j'avais plus eu l'habitude de combattre sur les paysages de Terra qu'en pleine ville humaine sur Terre. On m'avait envoyée pour trouver des informations sur un démon qui semblait servir aux alentours d'un lycée sur cette même ville de Seikusu. J'avais fait en sorte de paraître à une lycéenne moi aussi. Les rumeurs vont bon train chez les jeunes, alors pour moi, c'était l'intégration parfaite pour chercher ce dont j'avais besoin. J'avais même teint mes cheveux pour paraître plus...humaine et me fondre plus facilement dans la foule.

Anéa émit un rire contenu et bref, se penchant sur la table pour prendre une autre compresse et continuer le nettoyage de la plaie, ses yeux toujours perdus dans le vide de son histoire.

- C'était vraiment idiot de ma part de croire que je n'allais pas me faire remarquer. Mes cheveux, ça allait, mais niveau...plastique, j'attirais beaucoup plus l'attention que je ne l'aurais souhaité. À force de rester sur place pour récolter des informations ici et là, j'ai...je me suis prise au jeu.

La jeune femme grimaça, dégoûtée de se rappeler ce moment. Elle se trouvait si stupide...

- Un peu trop même. Je n'étais jamais restée aussi longtemps sur Terre auparavant, ni aussi proche des humains...J'ai commencé...à ressentir quelque chose pour quelqu'un et j'ai finalement craqué...

Anéa retira sa main de la blessure de Tsaphkiel, serrant le bout de tissu imbibé entre ses doigts. Elle le balança sur la table, et finit par tomber juste un peu plus loin, puis elle reprit une autre compresse pour éviter de l'humidité sur la blessure. Les traits de son visage se firent plus durs, tirés, les sourcils froncés. Un autre soupir quitta la barrière de ses lèvres, agacée.

- La plus grosse erreur de toute ma vie...Le gars pour qui j'avais pris la décision d'outrepasser les ordres n'était finalement que le putain de démon que je recherchais...Ma pureté envolée à jamais...Après ça, on m'a rappelée aux Cieux pour mieux me pointer du doigt, me juger. J'ai été déchue et voilà où j'en suis aujourd'hui.

Dans cette histoire, Anéa s'était brûlée les ailes. Elle avait beau avoir plusieurs siècles d'existence, durant cette mission, ces sensations, ces...sentiments, tout était nouveau pour elle. Elle avait cru aimer mais tout ça ne s'était révélé être que de la poudre aux yeux. La jeune femme se sentait si idiote et pitoyable. Elle, une grande guerrière du Paradis ? Mon œil...

- Satisfait de la réponse ? Est-ce que mon seigneur de l'Équilibre est satisfait de ses soins ? Mh...Il faudrait que tu te décales, pour que je puisse te bander.

Anéa était prête à répondre encore à ses questions, s'il en avait d'autres. Et s'il se laissait encore un peu faire, la guerrière apprentie infirmière pourra lui enrouler le corps et la blessure de Tsaphkiel avec des bandes.
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Le coin du chalant / If the End Is Inevitable, Make The Journey Memorable
« Dernier message par Séliane Noctelume le mardi 07 avril 2026, 14:16:36 »
Coucou,

Vu que "tu" es capables de percevoir des bribes de l'Avenir, "je" peux t'aider à dompter et amplifier ta capacité si tu le désires.  ;)
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Les alentours de la ville / Re : La Course éternelle [Grayle-Lynn]
« Dernier message par Grayle le pérégrin le vendredi 03 avril 2026, 21:39:23 »
 - Tu ne m’as pas reconnue ?! C’est moi, Lynn ! Bon, c’est vrai que j’ai beaucoup changé depuis la primaire…

Grayle n'était pas un grand intellectuel mais n'était pas non plus né de la dernière pluie. Il avait très vite compris ce qui se passait, et que cette fille ne l'avait évidemment pas soudainement reconnu, mais faisait semblant. Pour quelle raison ? La seule raisonnable, c'était de se rapprocher de lui pour montrer qu'elle n'était pas seule, ni isolée.

En clair, quelqu'un la menaçait.

Elle avait à peine fini de lui chuchoter de jouer le jeu que Grayle avait déjà réagi. Alors qu'elle enroulait ses bras autour de lui, les siens vinrent se caler dans le creux de son dos, tandis que l'autre la soulevait en tenant fermement sa croupe, maintenant une prise solide, et un brin osée, afin de montrer à tout le monde à quel point ils étaient proches... et aussi, il fallait l'avouer, tâter ce postérieur rebondi et musclé qui avait attiré l'attention de centaines d'yeux se matin.

- Lynn ! Tu es devenue si grande ! Je n'arrive pas à y croire ! dit-il avec excitation et surprise. Ni surjeu, ni hésitation dans sa voix. Grayle était un excellent acteur habitué à s'intégrer dans toute société, et faire semblant d'être un ami de longue date était un jeu d'enfant pour lui. Sa main remonta du creux du dos de la jeune femme pour passer dans ses cheveux, se perdant dans cette cascade argenté, caressant doucement l'arrière de son crâne.

- Tu n'as plus tes cheveux courts ! J'approuve...

Leurs yeux bleus se perdirent l'un dans l'autre pendant quelques instants, alors que le temps semblait suspendu. Le bruit des coureurs et de leurs pas percutant le sol était devenu distant et lointain, tandis que Grayle ne pouvait s'empêcher de sourire en contemplant l'étrangère. Puis, la magie se brisa, et Lynn s'écarta, retombant gracieusement au sol, se recoiffant en mettant de la distance entre eux. Une douce chaleur avait déjà embrasé le coeur et le corps du pérégrin.

- Ils sont partis oui... ses yeux lâchèrent sa compagne à regret, regardant passer le troupeau de coureurs comme une vache regardant passer le train.

- J'ai passé pas mal de temps en haute altitude
dit-il en cognant son torse avec son poing avec fierté. J'en ai plus dans le coffre que n'importe qui ici ! Alors ouais, j'ai remonté tout le monde. Ils seront tous crevés et transpirants bien avant que je commence à fatiguer. Mais tu sais...

Il la détailla de haut en bas. Pas avec la perversité torve du mâle en rut, mais avec un éclat d'admiration, tel un artiste devant une superbe sculpture, reconnaissant une belle oeuvre d'art. Ces jambes interminables, ces mollets fuselés, ce torse sculpté, ces épaules droites... Lynn était l'incarnation même de l'athlétisme et de la santé. Combien d'heures, d'années avait-elle du passer à la salle, pour arriver à une telle perfection.

- Je pense qu'on a largement de quoi remporter la victoire, toi et moi. Ce trail se joue sur plusieurs jours. Si se serre les coudes, on passera devant tous ces péquins.

Il tendit le bras vers elle, sa main puissante de paysan tendue vers elle.

- Qu'en dis-tu, Lynn ?

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Catalina Taylor se révélait être une énigme, une devinette là où nulle ambiguïté n’avait semblé régner. La banale simplicité du moment avait été animée du mouvement des secrets voilés. Pourtant, il semblait bien à Vance que ces secrets étaient ce qui sauvait la soirée et leur relation à terme. Il avait déjà eu des déconvenues en présence d’autres femmes, et presque toutes, surtout les plus jeunes, finissaient prostrées dans un coin en pleurnichant pendant des jours, inintéressantes, inutiles. La belle brune, elle, affichait une résolution et une constance qu’il n’avait jamais vu chez une amante, et elle lui plaisait ainsi. Elle avait clairement l’air de vouloir mettre tout cela derrière eux rapidement pour reprendre leur soirée.

Évidemment, le déroulement de celle-ci restait troublé, et si baiser dans une suite ruinée était le fantasme de certains, le confort de lieux propres et bien garnis était aussi bien plus plaisant. En plus de cela, Catalina avait une nouvelle occasion de rassasier sa curiosité de fan en mettant les pieds chez lui, dans ce lieu select où il s’affichait et où nulle créature réelle ne semblait avoir droit de cité. Après tout, la veuve cachait bien mieux que ce qui caractérisait une fille commune au-delà de ses arguments les plus évidents, ça n’était donc que logique qu’elle s’y rende.

Alors, comme il l’avait proposé, ils s’entendirent pour ne pas en rajouter et ne rien demander. Elle passa à autre chose, à la préparation de leur départ, et remit les choses dans l’ordre d’un effleurement de son bras et de sa démarche sensuelle, luttant pour trouver des justifications là où elle n’avait besoin de rien dire, en vérité. Vance la regarda simplement aller à la douche avec un sourire entendu tandis qu’il dégainait son téléphone et appelait un de ses numéros favoris. En apparence, c’était une société de production. C’était ce que disaient ses statuts. En vérité…

« C’est moi, annonça-t-il, simplement, se taisant et guettant les bruits de Car avant de poursuivre à voix basse : Je suis au Ritz-Carlton de Shenzhen. Oui. Suite 286. Trashée, trois victimes. Incertain. Ils seront là quand ? Bien. »

Il raccrocha et rappela immédiatement un autre numéro.

« C’est moi, se présenta-t-il encore. Prépare l’hélico, je rentre ; accompagné. Oui, des vêtements simples. Renforce juste la sécurité jusqu’à nouvel ordre. A tout à l’heure, Lance. »

Le temps qu’il en finisse, la douche coulait depuis un instant. Un halo brumeux de vapeur chaude sortait par la porte ouverte de la salle de bains, invitation ouverte à l’homme de la rejoindre, et il ne se fit pas prier. Ils n’en avaient pas fini, tous les deux. Certains auraient jugé la transaction réglée, mais Vance n’était pas le genre à s’arrêter avant de se lasser ou de devoir lâcher l’affaire, et il ne percevait pas Catalina comme une femme contraire à son cœur.

C’est sans la moindre hésitation qu’il se dirigea vers la porte, se présentant dans l’embrasure et découvrant, dans le brouillard brûlant, la belle occupée à se tenir à chaud en l’attendant. L’éclair dans son regard et le vice de son sourire lui en dirent assez pour qu’il se débarrasse en quelques gestes de ses derniers vêtements ruinés et, entièrement nu, entre dans la salle, fermant derrière lui. Il usa du pas assuré du gladiateur qu’il fut un temps, remplissant l’image fantasmée de la jeune femme qui avait tant excité son désir, et il se dirigea vers elle en soutenant son regard et en l’observant comme une proie qu’il avait l’intention de dévorer. Sa grosse voix d’homme de scène sortit tout naturellement quand il lui parla.

« Tu es vraiment un mets digne d’un roi. »

Il la rejoignit sous l’eau, ignorant la brûlure de la différence de température, et se porta à elle sans ralentir. Il se colla à elle, baissant le visage pour maintenir le contact visuel et plongeant dans ses grands yeux bleus tandis qu’il prenait possession de son corps et, pareillement, replonge en elle. Il l’avait saisie de ses larges mains, ses doigts épais et rugueux saisissant une jambe satinée pour la relever et la caler dans son coude musculeux, l’ouvrant largement avant de faire de même de l’autre jambe. Il la suspendit jambes en l’air, cuisses grandes ouvertes, et la souleva au-dessus de son colosse pour la laisser redescendre dessus une fois de plus, et se faire un écrin de choix de sa cour des miracles. Seul un râle de plaisir rauque s’échappa de sa gorge avant qu’il la colle bien au mur et commence à jouer du bassin, coulissant en elle en s’en servant clairement d’une poupée à sa disposition.

« Serre bien, ma beauté, que je te donne tout ce que j’ai. »
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One Shot / Re : La guerre sans nom [Pv.]
« Dernier message par EVHive le jeudi 02 avril 2026, 19:57:09 »
Le réflexe de la majore tekhane aurait pu lui sauver la vie, ou en tout cas la prolonger un peu. Sa manœuvre avait été audacieuse, mais surtout dangereuse. Inattendue. Au combat, les bêtes adoptaient la posture la plus sûre pour tuer, et il aurait été logique qu’elle épaule son fusil et tire pour tuer. Les unités avaient estimé leurs chances de l’intercepter à temps à plus de 90 %, sans avoir le chiffre en tête mais en l’évaluant ainsi. Mais ce saut en arrière, périlleux, incertain, leur valut un retard crucial. Elles le surent immédiatement, mais elles pariaient sur une erreur humaine, sur la haute probabilité que l’Humaine se blesse ou retombe juste trop mal pour tirer à temps. De plus, elles étaient lancées et ne pouvaient pas se replier sans en subir les conséquences. Elles n’avaient pas le choix.

Le contact avait été bref, brutal et douloureux. L’unité que Strepkova avait choisi avait été percutée par plusieurs balles perforantes à bout portant, perçant sa cuirasse adamantine à plusieurs reprises. L’impact ralentissait le projectile et le rendait bien moins potent, mais l’énergie du choc n’avait pas une telle dynamique. Elle se diffusait partiellement dans l’armure, mais continuait largement son trajet en arrivant, arrachant et explosant les tissus au passage de la balle et au-delà, créant des cratères de souffrance et de sang qui mirent la bête au sol en une paire de secondes.

C’eut été une action décisive et potentiellement salutaire si elle n’avait pas été si proche et si rapide, la percutant à son tour de tout son poids et son élan et l’écrasant au sol pendant que la seconde, ralentissant, évitait la trajectoire erratique des balles tirées jusqu’à épuisement par la faute de ses réflexes nerveux. Et, lorsque les tirs stoppèrent, elle approcha à nouveau, sautant vers les deux corps au sol et se glissant au-dessus pour estimer la situation.

Elle savait déjà que l’unité touchée était mal en point. Pas morte, pas mourante, mais hors de combat. Elle pourrait guérir, et relativement vite, mais elle serait inutile pour un moment. Ça ne faisait rien  : leur proie était neutralisée, et une satisfaction viscérale et animale monta en constatant que, contrairement aux autres, la brune aux cheveux courts était en excellent état.

Très vite, la première unité qui avait attaquée et qui avait été superficiellement blessée apparut à son tour, observant la scène. Une concertation rapide eut lieu entre les créatures.

La matriarche est sauve / Un de nous est en condition critique / Sauvegarde prioritaire / Sécurisation de la matriarche vitale...

Sans un bruit ou un geste manifestant leur réflexion, tous partageant le même esprit collégial, ils se mirent alors en action. L’unité blessée arracha le fusil de la main de la majore, lui brisant quelques doigts dans le processus. C’était douloureux pour elle, mais sans incidence pour les unités. C’était même un léger avantage.

Car elle devait vivre pour la suite. Dans un même élan, elles mirent en action la suite de leur plan silencieux, l’unité saine se saisissant d’elle tandis que l’autre dégageait le corps meurtri de la créature la tenant en place. Elle fut allégée d’un poids, mais resta clouée, pieds et mains constituant autant d’entraves la maintenant dans une prise d’airain. Elle dut bien réfléchir à des moyens de s’en extirper au premier mouvement mais, de manière sans doute inattendue pour elle, cette fois, la «  tête  » de la créature percuta soudain et brutalement son scaphandre, la sonnant et causant une fissure d’où son air commença à s’échapper.

Une alarme l’avertissait de la décompression, mais elle ne pouvait rien faire, maintenue immobile et sombrant malgré dans l’inconscience. La dernière chose qu’elle vit avant de sombrer fut les deux unités blessées sur le mécha d’Izumi, la plus apte tirant le corps hurlant et mutilé de la jeune fille avant d’ouvrir sa gueule hérissée de dents en grand.

/ / / / /  !  \ \ \ \ \

Elle reprit connaissance peu après, mais sans savoir combien de temps avait passé. Mais elle réalisa sans doute très vite où elle était  : à l’intérieur du cargo. Ce type de vaisseau était extrêmement robuste structurellement parlant. Si un navire de guerre était conçu pour encaisser, perdre des morceaux compartimentés et poursuivre le combat, un transporteur devait impérativement rester entier. Ainsi, si le vaisseau s’était violemment écrasé, des parties entières restaient vivables et alimentées par les réserves de secours. Il y avait de l’air, un peu d’éclairage, bref, le minimum vital. Les créatures formiennes n’en avaient pas besoin, mais leur otage, leur butin, en avait bien besoin pour la suite des opérations.

D’ailleurs, si Strepkova avait, à ce jour, combattu, aux côtés de ses camarades, des ruches naissantes constituées d’unités entièrement organiques et immatures, elle ignorait donc certaines choses sur ses adversaires actuels. Elle avait dû remarquer leur armure, déjà, et leur taille. Mais elle ignorait une autre chose  : la manière dont ces ruches naissaient.

Cette ignorance allait bientôt être résolue, mais elle en paierait le prix fort. Quand une main griffue saisit la visière de son scaphandre et en arracha la façade vitrée fissurée, elle se retrouva soudain exposée par tous ses sens aux bruits, aux odeurs, à l’atmosphère du vaisseau mourant, alors qu’elle se remettait à peine de son évanouissement. Sous le choc, elle ne sentit que trop tard la structure muqueuse spongieuse et mouillée se forçant sans prévenir entre ses lèvres, envahissant sa bouche, noyant sa salive et ses papilles de drogues extrêmement potentes.

Lorsque la silhouette de l’unité responsable passa dans son champ de vision, elle commençait déjà à en subir les effets, qui firent s’écrouler sa raison à une vitesse exponentielle.
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Base Spatiale / Re : Des vies dans les étoiles Acte 2 - Nouveau départ sur Ravena
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 02 avril 2026, 07:21:37 »
Kira pouvait être chipie. Plutôt, elle estompait les malaises et esquivait les sujets sérieux par l’humour et l’insolence, semait ses sentiments indécis par l’audace et la lubricité. Jack n’était pas en reste, se complaisant facilement dans son rôle de plan cul facile et mémorable pour éloigner d’un revers de la main toute possible complexité. Il pouvait réfléchir lorsqu’il était seul mais, lorsqu’elle était là, son cerveau se débranchait. Dès qu’il sentait son toucher ou son odeur, une pulsion primaire s’éveillait à son appel inconscient et il oubliait le reste, répondant à sa dynamique par la même et se jetant à corps perdu dans un sexe sans reproches ou une petite part de lui inavouable, secrète à lui-même, trouvait même du plaisir à transposer sur la mercenaire l’identité de sa sœur décédée.

C’était malsain. Mais c’était bon. Ils embrassaient bien et ne se préoccupaient pas de bienséance. C’était facile. C’était plus simple. Et c’était vraiment bon. Ils étaient beaux, bien dotés, très en forme et gourmands. C’était un cocktail explosif et la petite Rory avait toujours du mal à suivre la cadence. Rien de grave, ils s’amusaient bien ensemble, comme ils s’apprêtaient à le refaire, encore. Si le moindre doute persistait chez quelqu’un, la prise entreprenante de la belle y coupa court et elle conduisit à une réaction immédiate du chasseur de primes, qui lui laissa le champ libre en gloussant et en l’aidant à se débarrasser de son crop top trop serré de ses grosses mains.

Il n’y alla pas doucement, manipulant la poitrine opulente avec une audace qui, pourtant, ne faisait pas mal, ne laissait pas de marques, ne faisant qu’appuyer son expertise.

« J’ai peur de savoir comment tu as baptisé mon mandrin dans mon dos, s’amusa-t-il à sa remarque. »

Il commença à passer le haut de la brune par-dessus son visage, l’aidant d’une main à s’en débarrasser ; du moins en apparence, car il s’arrêta à mi-chemin, ne laissant que sa bouche libre tandis que le vêtement blanc couvrait le haut de son visage et gardait ses bras relevés et emprisonnés dans ses manches. Il ricana doucement en portant sa main libre à sa poitrine, palpant un sein avec envie tandis qu’il revenait l’embrasser, s’emparant de ses lèvres, assaillant sa langue, chauffant encore la guerrière déjà bien chaude en pressant son entrejambe raide à sa main toujours bien entreprenante.

« Si t’es venue pour un café, je ne vais pas te le refuser. »

Il recula à pas lents, mais longs, la forçant au repli, sous sa pression, et la faisant bientôt trébucher sur son sofa, l’y faisant s’asseoir dans sa chute tout en maintenant son crop top en place, l’aveuglant et la tenant sous son joug en allant ouvrit d’une main sa braguette pour sortir sa queue de son logis.

« Laisse-moi te faire le service, lui glissa-t-il d’une voix rauque, excitée. »

Et il glissa lentement son chibre épais entre ses lèvres, passant ses dents, glissant sur sa langue en prenant sa place sous son palais avec un sifflement de plaisir.

« Pour toi, j’ai toujours des capsules prêtes, ma beauté. »
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One Shot / Re : Dalton Brothers Kidnap Local Banker's Daughter Calpurnia Tanner!
« Dernier message par Jack Marston le jeudi 02 avril 2026, 06:52:33 »
Un cheval en bonne santé et modérément chargé pouvait couvrir une trentaine de kilomètres par jour. C’était peu en comparaison des monstres à vapeur qui rattrapaient allègrement chaque étape de la conquête de l’Ouest, mais c’était énorme pour des gens autrement condamnés à marcher en se chargeant de leurs propres charges. Plus que tout, un cheval pouvait aller partout. Les Dalton avaient tiré un profit maximal des avantages de leurs montures, empruntant les chemins improbables, où on ne les attendrait pas, et les terrains rocheux, où ils ne laisseraient pas de traces, pour se rendre insaisissables. Ils savaient que leurs poursuivants auraient l’avantage de l’endurance et de la vitesse et qu’ils les rattraperaient vite s’ils ne se montraient pas malins. Leur reconnaissance du terrain et leur savoir-faire étaient donc leurs premières armes pour s’échapper pour de bon. Ils n’avaient pas le cul sorti des ronces, mais ils pouvaient s’y mettre à l’aise jusqu’à ce qu’elles sèchent et cassent.

Ils avaient élu pour première cachette une grotte inconnue des locaux, repaire d’Indiens itinérants ne voulant surtout pas côtoyer les Blancs. Les collines l’abritant étaient en vue, mais le terrain était aride et il leur fallait soulager les bêtes avant de continuer. Alors, ils démontèrent et déchargèrent au bord d’un ruisseau proche, où des taillis et des touffes herbeuse offraient un peu de subsistance aux canassons, qu’il faudrait bien traiter pour s’en tirer. Du foin les attendait dans la grotte, mais de l’herbe fraîche, même sèche, serait toujours un apport bienvenu, pensaient-ils. Quant à l’eau, c’était la ressource la plus rare. Ils remplirent leurs gourdes et se rincèrent le visage en amont des chevaux.

Calpurnia avait été portée par Bill jusque là. Avec Grat, c’était le plus grand de la petite troupe. C’était aussi le plus robuste. Il l’avait soulevée et trimballée comme si elle ne pesait rien et, en arrivant près de l’eau, il la fit descendre de là avec une douceur relative, mais non sans palper une de ses petites fesses fermes au passage et en faisant malencontreusement craquer légèrement son corsage, déjà bien plongeant, l’ouvrant à peine plus. Il la laissa là, attachée, en allant lui aussi se laver le visage et se rincer le gosier, et c’est le jeune Emmett qui finit par apparaître au-dessus d’elle. Il la dévisagea un instant et se baissa sur un genou, l’aidant à s’asseoir avant de relever son menton et de faire couler de l’eau sur son visage, avant de le frotter d’un linge.

Emmett — « On enlève le bâillon pour la faire boire ? »

Les yeux fermés par réflexe par l’eau, la belle ne vit pas les échanges de regards mais entendit le silence avant les pouffements.

Grat — « Sois pas con, Emmett. Elle va gueuler et risque de donner l’alerte. »

Bill — « Les sons résonnent dans ce désert. L’argile sec porte les sons très loin. Ça donnerait une direction approximative à nos poursuivants, s’ils sont à portée. »

Emmett — « Je… D’accord. Désolé. C’est vrai, c’est con. »

Ils restèrent silencieux un instant en faisant leurs affaires et en se dégourdissant les jambes. Quand Bill et Grat furent partis pour vider leurs vessies, un Bob encore raide, qui marchait pour se délasser les muscles fessiers, s’approcha de son plus jeune frère pour lui glisser,  à portée d’oreille de l’otage :

Bob — « T’inquiète pas, une fois dans la grotte, on pourra la faire boire. Elle va pas claquer. Là-bas, elle pourra toujours gueuler. Et tu comptes bien la faire gueuler, non ? »

Emmett tourna un regard surpris vers son frère et rougit en secouant la tête. Bob pouffa de rire, un peu moqueur, et lui envoya une taloche derrière la tête.

Bob — « Arrête ! Ca fait combien de temps que t’as pas niqué ? »

Emmett — « M-m-mais... Le jeune inspira profondément. Bob ! C’est pas la question ! »

Bob — « Bien sûr que c’est la question ! Regarde-la, et ose me dire que t’as pas envie de t’y vider les couilles ! »

Emmett résista une seconde, avant de tourner un regard vers elle. Il la détailla, coupable, et baissa les yeux, rougissant, sans dire un mot. Cette fois, Bob ne ricana pas. Il fit pire, la fixant, elle, en lui glissant bien d’une voix graveleuse :

Bob — « En tout cas, si t’en veux pas, moi, j’ai bien l’intention de la faire gueuler. Je sais que Bill aussi. Grat… On verra, il se prend trop pour un padre, parfois. »

Sur ces mots, glaçants, il les laissa, et Emmett s’éclipsa vite, allant digérer son humiliation dans son coin. Quand Bill revint, la blonde et les sacs furent vite rechargés et le trajet reprit sur un trot tranquille, le soleil finissant de décliner tandis qu’ils gagnaient et gravissaient le promontoire rocheux, presque fortifié, qui serait leur cachette cette nuit.

La grotte était, effectivement, bien cachée, enfoncée dans un goulet descendant discrètement d’une face de la colline. Elle était, aussi, étroite à l’entrée, mais grande à l’intérieur, et très profonde. Si les sons résonnaient dedans, sabots, voix et cliquetis devenant des éclats, il était assez clair qu’ils ne sortaient guère de ces lieux qui, bientôt, seraient sans doute maudits par la pauvre captive, qui retrouva le sol sous la forme d’un roc plat et lisse sur lequel elle atterrit doucement, mais non sans se faire toucher discrètement mais sans l’ombre d’une ambiguïté. Les Dalton déchargèrent et s’installèrent, silencieux, fratrie bien organisée se comprenant sans avoir à parler lors de ces moments simples et coutumiers.

Au moins, il faisait bon, et il régnait une humidité rare et confortable dans ce territoire. Surtout, la température ici ne variait que très peu, augmentant peu la journée et ne baissant guère la nuit. Des obstacles à l’entrée cherchaient ostensiblement à éviter le passage de serpents à la nuit tombée, lorsque l’environnement serait plus agréable pour eux à l’intérieur une fois les températures tombées. Ici, ils seraient en sécurité. Et c’était bien le problème pour Calpurnia qui, assoiffée, ligotée, bâillonnée, ne pouvait que les regarder s’organiser et s’installer tranquillement, sortir à manger et se sustenter, sortir du foin pour les chevaux dans un coin aménagé pour eux, en ayant sûrement les mots de Bob en tête.

Finalement, elle eut un peu de répit quand Grat approcha d’elle avec une gourde et, la dévisageant une seconde, passa les doigts à son bâillon, s’interrompant avant de lui dire :

Grat — « Personne ne t’entendra. Tout ce que tu gagnes, si tu cries, c’est une baffe et un nouveau bâillon. Je ne supporte pas les pleureuses. Hoche la tête si t’as compris. »
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