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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: L'Odyssée de Papua [Eris Langnar]  (Lu 3423 fois)
Rhian Thoris
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« le: Février 06, 2017, 01:54:23 »

Papua était un vaste royaume. À l’origine, il s’agissait d’une fédération de différentes circonscriptions administratives : califats, sultanats, royaumes… Progressivement, toutes ces régions s’étaient rapprochées, de telle sorte que, historiquement, avant d’être une province impériale, Papua avait été un empire. Un grand empire de sable s’étalant sur des centaines de kilomètres, et qui était encore subdivisé par les anciens royaumes ayant formé cet empire. C’était ce qu’on pouvait voir sur la carte de Papua.

Au sein de la vaste province impériale, il existait une grande diversité de revenus. À l’est, on trouvait les régions les plus riches, car situées le long de la mer et des routes commerciales. Papua se trouvait ainsi à l’extrême est du royaume, le long de la Mer de Papua. Et, à l’ouest, on s’enfonçait dans les terres, dans le désert. Les populations étaient moins nombreuses, il y avait moins de gardes, plus de ruines… Ainsi fonctionnait Papua. Entre les deux grandes régions papuannes, il y avait une province centrale, Malakim. On surnommait cette ville « capitale de l’intérieur », tant Malakim était centrale au sein des terres intérieures. C’était la dernière grande ville avant de rejoindre les régions occidentales.

Malakim était reliée à la capitale par le fleuve de Papua, fleuve qui trouvait son embouchure à Papua, et remontait encore plus loin. Continuellement, les navires marchands remontaient le long du fleuve pour aller entre les deux villes, convoyant aussi bien des marchandises que des personnes. Malakim était une belle ville, mais assez différente de Papua, car elle n’était pas proche de la mer. Il n’y avait donc pas le vent frais pour les rafraîchir, mais, au contraire, des vents chauds venant du désert.

C’était ici qu’un navire s’arrêta, venant  de la capitale. Le soleil se couchait sur la cité, et les passagers commencèrent à descendre.

« Voici Malakim, mon fils ! s’exclama un homme en posant sa main sur son enfant. L’un des joyaux de Papua ! La somptueuse cité au milieu du désert ! »

Le brave voyageur était visiblement sous le charme, et, sous la capuche de sa bure, la femme sourit. Elle avait pris de gros risques en embarquant clandestinement dans ce navire, mais tout avait fonctionné à merveille. En ce moment, une forte inquiétude devait régner au sein du Palais, mais… Il avait fallu le faire, tout simplement. Rhian sentait que son frère était en danger.

Il y a quelques semaines, Herebos, son frère, était parti vers les grandes régions occidentales pour y affronter des hordes inquiétantes de brigands. Une mission de sécurisation du territoire, qui, en théorie, était sans problème… Mais Rhian, depuis plusieurs jours, avait un terrible mauvais pressentiment, et se réveillait à chaque fois en pleine nuit totalement paniquée, faisant des cauchemars horribles où elle voyait son frère mourir au fin fond d’El-Nolom, la province papuanne la plus éloignée du royaume. Elle avait reconnu, dans ses songes, les têtes des immenses statues décapitées, à l’emplacement où, historiquement, Nomeydas Thoris, son ancêtre, avait vaincu le Warlock.

Rhian était convaincue que ces attaques de brigands dépassaient, et ce de très loin, de simples assauts désorganisés. Elle était persuadée que tout cela était lié au Warlock, et c’était pour ça qu’elle avait fini par embarquer à bord de ce navire, délaissant ainsi sa famille et ses proches.

*Ils m’en voudront, c’est sûr, mais ma priorité est de venir en aide à Herebos…*

Personne ne voulait la croire, sa mère lui disait qu’elle s’inquiétait trop, et qu’il fallait qu’elle attende… Mais Rhian était têtue.

Elle était donc à Al-Malakim, et ce n’était que le début de son périple…

…De son odyssée.
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Eris Langnar
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« Répondre #1 le: Février 06, 2017, 05:33:39 »

La douce présence d'une chaleur contre le corps d'Eris quittant ses bras fit réveiller la jeune femme qui ouvra les yeux avec une certaine gracieuseté et ses fines lèvres s'étirèrent en un fin sourire en voyant son amant d'une nuit s'habiller aussi silencieusement que possible tout en essayant d'être rapide. La jeune femme du désert se trouvait présentement dans l'un des navires affréter par une de ses concubines pour une visite annuelle et diplomatique pour l'un des nobles de la cité qui avait une haute position dans la hiérarchie locale, principal fournisseur d'armes pour la garde de la cité. Le voyage en navire avait pris une bonne dizaine de jours et rapidement, malgré les nombreux livres que la Langnar avait amenés avec elle, l'ennuie s'était vite installée au troisième jour. Eris avait lu la plupart de ces livres en moins de quelques heures la première journée, la deuxième, elle n'en a lu qu'une certaine partie et la troisième journée, elle l'avait consacrée a livre son dernier livre avec minutie.

Ça n'avait fait que retarder l'inéluctable. Elle s'était finalement ennuyée. Elle aurait bien pu prendre un portail pour arriver la dans cité de Malakim mais pour des raisons familiaux – sa mère s'étant bien chargée de lui enseigner un usage restrictif de sa magie - elle avait donc opter pour utiliser un navire. Arriver là-bas en chameaux et en cortège aurait prit trop de temps. Elle était donc partie, elle et ainsi que quelques-uns de ses agents que la concubine qui s'occupait de son réseau d'information ainsi que de ses Scorpions Dorées avaient désigné pour elle.
 
Ils s'étaient bien infiltrés parmi l'équipage, si bien que le capitaine n'y eût vu que du feu.  

Et son amant n'y voyait que du feu en ce moment en croyant qu'Eris était toujours endormi. Un jeune adolescent qui venait tout juste d'avoir seize ans, ayant fêté son anniversaire hier soir et en cadeau, Eris lui avait fait passer une nuit mémorable et des plus mémorables, lui ayant pris sa virginité en cadeau. Le jeune homme aux larges épaules et aux cheveux bruns quitta la cabine hâtivement en fermant doucement la porte derrière. Eris soupira doucement et se mit debout, s'habillant en un tour de main rapide, ce qui n'était pas si difficile vu la légèreté de ses vêtements, sa longue robe de soie légère habituelle de danseuse du ventre, parée de bijoux magnifiques.

Mais rien n'était aussi magnifique qu'Eris Langnar, avec ses yeux violets et son corps de rêve. Très peu de personnes résistaient à ses charmes, encore moins a ses avances.

Elle sortit de sa cabine et s'étira doucement tout en fermant les yeux avant de les rouvrir, apercevant que la cité n'était plus très loin. Le capitaine lui héla qu'ils accosteraient dans un petit bout de temps, acquiesçant a ses paroles avant de s'approcher d'une rambarde en bois et de s'y accoter, posant ses avant-bras dessus pour observer plus en détail la cité. Elle n'avait pas changé d'un poil en tout cas.
  
La jeune femme sentit quelqu'un s'installer de la même façon sur sa droite et eut un petit sourire en voyant le tatouage habituel de l'un de ses agents marqués sur la paume de sa main que seul elle pouvait voir.
  
-Mualim, des nouvelles croustillantes ? Demanda-t-elle avec un sourire en continuant d'observer l'horizon.


Mualim était un homme de grande taille, avec une longue barbe noire et un crâne chauve couturé de cicatrices diverses. Silencieux et obéissant, il faisait un parfait agent sur lequel on pouvait compter pour des missions dangereuses ou d'escortes. Celui-ci fit comme Eris en regardant la cité de Malakim.


-Aucune de trop intéressante pour vous, ma Dame. Sembleraient-ils que vos Moineaux se sont laissés un peu aller, ces derniers temps.

-Allons donc, tout le monde a besoin de repos, Mualim. Vous-même devez en avoir besoin de temps en temps, non ?

Mualim secoua la tête en signe de négation.

-Vous me connaissez, ma Dame. Je ne vis que pour vous servir.

Il eut un instant de silence soudainement tandis qu'Eris soupirait silencieusement.
  
-Un agent vient de me contacter par magie... Semblerait-il qu'une personne d'intérêt vient d'accoster un peu avant que nous le fassions en grand secret.

-Expliquez-vous donc, Mualim.

-Le dit agent vient de m'expliquer qu'il y a de cela un certain temps, une personne de haute marque, nommée Rhian Thoris, venait de disparaitre de son palais en Papua. Durant certaines journées, une femme lui correspondant avait été aperçue dans les environs où nous sommes, s'approchant visiblement de Malakim.

Eris tapota légèrement la rambarde de bois avec son doigt en réfléchissant.

-Je vois... Je garderais cela en mémoire, dans ce cas.

Le capitaine sonna la cloche et héla une nouvelle fois avec sa voix forte :

-NOUS ACCOSTONS BANDE DE MERDES, PRÉPAREZ VOTRE BARDA !

Mualim serra fermement ses poings et retint un grognement. Eris ne fit que ricaner.

-De vrais hommes charmants, n'est-ce pas ?

-… Oui, ma Dame, ajouta-t-il avec un soupir.

***

La nuit était arrivée bien plus tard et Eris ainsi que ses hommes avaient été invités a rester chez un domaine appartenant aux Langnar. Bien qu'il lui eût été déconseillée de ne pas se promener hors du domaine la nuit, Eris n'avait de nouveau désobéi aux conseils qu'on lui avait prodigués concernant la sécurité et les mesures prises pour la garder en vie. Elle savait que sa mère elle-même leur avait ordonné de protéger Eris coûte que coûte. Eris savait sa mère bien trop protectrice, mais elle n'était plus une gamine comme autrefois.
  
Les rues de la basse-ville étaient plutôt sales et fréquentées par des gens louches et des mendiants, parfois des chiens rachitiques et aux allures violentes. Bien qu'Eris faisait tache parmi eux, tous se tenait à carreaux, en voyant l'assurance qu'elle avait en marchant. L'odeur de merde et de pisse flottait dans les airs, mais Eris n'en était nullement troublée, ayant passé une fois une nuit dans un endroit bien pire que cela.

Alors qu'elle allait tourner dans une direction, Eris entendit un bruit suspect venant d'une ruelle. Curieuse, elle y entra et après un moment de marche, vit deux hommes tenant une femme en otage, un couteau sous la gorge tandis que l'autre allait lui baisser la capuche et déchirer ses vêtements.

-Que vois-je ici ? Des chiens enragés ?
 
L'un d'eux se retourna, visiblement saoul et passablement agressif, un air bête mais méchant au visage.

-Hey la pute, t'veut quoi toi ? Dégage ou tu vas finir comme elle !

-Oh que non, mes sires. Je crains que vous deviez partir.

-Ouais, comme si on allait se laisser faire ! Viens Jean, on va se la--

Le dénommé Jean ainsi que l'homme tombèrent soudainement a terre, le cou brisé tandis qu'Eris continuait de sourire de manière doucereuse et presque froide, ayant usé de nouvelles fois a sa magie. S'approchant de la personne qui aurait pu être une victime, elle la regarda.

-Ne vous inquiétez plus pour eux. Mon nom est Eris Langnar, du Sultanat des Sables Blanc, communément appelé Succube du Désert ou la Vipère...

Elle pencha sa tête de coté, toujours avec ce sourire qui était devenu néanmoins plus gentil cette fois.
  
-Et vous, qui êtes-vous ? Vous semblez perdu. Cherchez-vous un endroit où dormir ?  
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Rhian Thoris
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« Répondre #2 le: Février 13, 2017, 01:29:12 »

Éloignée des routes commerciales reliant Papua au reste de l’Empire, Malakim était une ville plus pauvre, et moins bien fréquentée que la capitale. Il était régulier que Rhian fasse le mur au Palais. Son père la voyait comme une petite chose précieuse, mais Rhian s’entraînait au combat avec Herebos. Certes, elle n’avait pas le talent de bretteur de son frère, mais elle refusait son destin de potiche, et de voir son rôle se limiter à porter des enfants pour son futur mari. Papua n’était pas un royaume comme Nexus. Ici, les femmes avaient un véritable rôle politique à jouer. Le harem de Papua en était l’illustration. C’était bien plus qu’un simple lieu de plaisir, c’était une véritable institution politique, qui, historiquement, avait permis de fédérer Papua. Rhian faisait donc souvent le mur, pour voir la capitale, les marchés de nuit, les fêtes en pleine rue... La capitale était une ville très festive, et, de ce point de vue, Malakim était plus renfermée.

Les pas de la Princesse la guidaient vers des quartiers un peu plus dangereux. Elle avait déjà été à Malakim, mais toujours en voyage officielle, soit en étant entourée d’une quinzaine de gardes. Ici, il n’y avait personne pour couvrir ses arrières, et, avec sa capuche sur la tête, elle attirait forcément des regards indiscrets. Sa cible était une auberge, « Le Persan Sablé », détenue par un ami et un informateur d’Herebos, Hashim. Elle espérait ainsi y obtenir des informations sur Herebos, ou, de manière plus générale, sur la situation militaire à l’ouest. Les rapports militaires que la Couronne recevait étaient rares et imprécis, compte tenu de la distance.

*Qui sait ? Peut-être que je me fais juste des illusions, et, auquel cas, je repartirai avec le navire de demain...*

Inconsciemment, Rhian s’imaginait mal quitter Malakim pour s’enfoncer plus profondément dans les régions occidentales. Elles étaient dangereuses, plus chaudes, plus désertiques... Fondamentalement, Rhian espérait que sa rencontre avec Hashim soit prolifique, et ne la rassure. Elle s’avançait donc vers l’auberge, qui se trouvait malheureusement dans un quartier mal famé de Malakim. À cette heure tardive, il n’était vraiment pas prudent de se promener ici. La Princesse accéléra le pas, en voyant plusieurs regards libidineux de la part d’individus assis le long de marches, fumant entre eux, ou dévissant à voix basse.

Rhian continuait à marcher quand une ombre émergea brusquement devant elle, et lui attrapa un poignet. C’était un homme plutôt grand, chauve et ventripotent, avec un sourire sur les lèvres.

« Eh bien, eh bien, qu’avons-nous là ?!
 -  Hey ! Lâchez-moi !
 -  Une jeune femme qui se promène seule, renchérit une voix dans le dos de Rhian, c’est forcément suspect, surtout quand elle ne connaît pas les règles.
 -  Elle croit qu’elle peut s’aventurer ici sans problème, alors qu’il faut payer pour sa protection... Si on ne veut pas tomber sur des individus mal intentionnés.
 -  Vous allez le regretter, lâchez-moi ! »

L’homme ricana, et serra plus fort sur le poignet de Rhian, la faisant couiner de douleur.

« Ah oui ? J’aimerais bien voir ça... »

Sa main agrippa la capuche de Rhian, qui cherchait, avec sa main libre, sa dague. Elle était en mauvaise posture, lorsque, brusquement, des bruits de pas se firent entendre dans son dos. La jeune femme ne comprit pas vraiment le reste, mais les deux hommes s’écroulèrent brusquement, non sans que la main du bandit tenant sa capuche ne glisse sur sa tête, abaissant sa capuche, et révélant donc, en conséquence, son visage.

Elle se retourna vers la personne qui venait de parler, et entendit cette dernière se présenter. Eris Langnar, la Succube du Désert, venant du Sultanat des Sables Blancs. Le nom était familier à Rhian, qui hocha lentement la tête.

« J’ai entendu parler de vous... Mes condoléances pour votre mari... Et merci pour votre aide. »

Qu’est-ce qu’Eris Langnar faisait ici ? La question méritait d’être posée, mais Rhian n’allait pas manquer à ses devoirs.

« Je vous remercie pour votre aide, je ne pensais pas que Malakim serait dangereuse à ce point... »

Ces deux types étaient morts. Une sanction radicale, mais ils auraient de toute manière été mis à mort, pour avoir attaquer la Princesse héritière du trône de Papua.

« Je m’appelle Rhian Thoris, précisa-t-elle ensuite. Même si je ne peux que vous remercier pour votre aide, à l’avenir, j’aimerais quand même que vous évitiez de faire couler le sang de mes sujets. Les tuer était un peu excessif, même s’ils n’étaient que des vauriens. »

Rhian remit en place son manteau.

« La garde ne devrait pas tarder à arriver, nous devrions filer. »

Elles s’éloignèrent ainsi, arrivant dans une autre ruelle, et Rhian s’intéressa enfin plus attentivement à Eris, tout en se dirigeant vers l’auberge d’Hashim.

« Alors, à part sauver les Princesses qui se dissimulent sous une cape, que venez-vous faire à Papua, Madame ? »
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Eris Langnar
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« Répondre #3 le: Février 13, 2017, 05:32:44 »

Eris était bien consciente de sa notoriété, mais elle en était autant consciente envers celle des autres aussi. Pour la jeune femme, reconnaître un visage de haut rang était facile et ceux de 'bas' rang dans la basse population, comme les chefs de pègres ou de mercenaires étaient tout aussi faciles. Pour survivre dans la politique, mieux valait avoir des informations constantes sur ses proches, et encore plus sur ses possibles adversaires. La toile de son réseau d'information était grande, épaisse et surtout bien entretenue. Autant que ses propres gens et ses propres soldats l'adoraient, Eris se faisait adorer aussi de ses petits Moineaux et de ses araignées. Elle s'occupait bien d'eux et en cas de blessures, les dédommageait pour leur services loyaux envers la Succube du Désert. 

Mais elle savait aussi bien s'occuper des traîtres que des criminels et des gens dangereux qui avaient l'erreur de commettre une faute contre elle-même ou devant quelqu'un d'autre en sa présence. Surtout une faute que de s'en prendre contre une personne en surnombre. Ce genre de personne, Eris ne faisait guère de quartier avec eux, sauf en cas exceptionnel. Ces deux voyous n'en étaient pas, malheureusement pour eux. Un simple sort de maniement des os et on faisait pencher le cou d'une drôle de manière. Radicale mais efficace.

La capuche de la victime avait été abaissée et Eris reconnu les traits faciaux de la princesse de Papua, qui elle aussi reconnut apparemment les traits d'Eris.

-Je vous remercie de vos condoléances, mais j'ai fait mon deuil depuis longtemps, répondit-elle en baissant la tête gracieusement.

Elle se présenta sous son nom, Rhian Thoris, ce qui fit sourire. Cela n'aurait été guère utile.
 
-Si mon mari avait été encore présent, ce qu'ils auraient subi aurait été un véritable enfer comparé a ce que je leur ai fait, aussi cliché que cela puisse sonner. Mon mari n'était guère connu pour avoir la main leste sur les punitions. Qui plus est, il y avait une bonne raison s'ils se trouvaient ici et non en tant que citoyen respectable.

Eris suivit donc ensuite Rhian Thoris vers sa destination après qu'elle ait mentionné que la garde allait bientôt arriver, sa robe de soie presque transparente flottant derrière elle au gré de ses pas.
 
-Ce que je fais ici ? Je sauve des femmes d'une beauté exceptionnelle en plus du fait qu'elles sont princesses, dit-elle avec un clin d'œil entendeur avant de répondre, en toute franchise, je viens ici pour des affaires diplomatiques une fois par an. Un de mes sujets se trouve ici en tant que vendeur d'armes pour la garde locale et je me dois d'aller le consulter pour me renseigner sur l'état actuel des choses. 

Eris regarda une bande d'enfants pauvres dans une ruelle et avec un sort magique, alluma un feu pour eux des plus chaleureux, ce qui les fit sursauter de surprise avant qu'ils ne gloussent de joie et de s'installer plus confortablement. Eris sourit et regarda droit devant elle, tout en continuant de marcher en compagnie de la princesse.

-Inutile de vous présenter ici d'ailleurs... Je vous reconnaissais à l'instant même où je vous ai aperçu. Laissez-moi vous dire simplement ceci, mes petits Moineaux ont reçu des informations vous concernant. On a aperçu plusieurs fois une femme vous ressemblant se dirigeant ici, ne soyez donc pas surpris que demain ou dans quelques jours, la ville sera soumise à une fouille stricte des lieux. Votre famille s'inquiète réellement pour vous. Que diable pourriez-vous venir faire ici ?
 
Même si elle avait déjà une idée en tête, Eris voulait s'assurer de certaines choses...
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Rhian Thoris
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« Répondre #4 le: Février 20, 2017, 01:54:21 »

Rencontrer une personnalité de cette importance ici... Eh bien, il fallait bien admettre que Rhian ne s’y attendait carrément pas. Ce voyage promettait, en tout cas, d’être fascinant ! La Papuanne avait pour habitude de faire le mur, mais elle ne quittait jamais la capitale. C’était toujours Herebos qui, d’une manière ou d’une autre, arrivait toujours à la retrouver. Elle se rappelait encore de cette fois où elle s’était immiscée au sommet d’un toit, et avait, depuis ce dernier, observé le Palais royal, qui brillait de mille feux la nuit. Et, alors qu’elle observait cette immense structure, elle avait entendu des bruits de pas, et avait vu Herebos la rejoindre, s’asseoir à côté d’elle, et lui dire, sans surprise aucune, que la vue était vraiment magnifique. Pour autant qu’elle s’en rappelle, Herebos avait toujours veillé sur elle, se montrant attentionné et dévoué. Et maintenant, c’était à elle de lui rendre la pareille.

Néanmoins, elle n’aurait jamais cru qu’on puisse la retrouver si facilement.

*Évidemment que mes parents s’inquiètent...*

Comment aurait-il pu en être autrement ? Herebos ne donnait plus de nouvelles, et Rhian, plutôt que de rester enfermée au milieu de gardes dans sa prison aux barreaux dorés, avait décidé de partir à nouveau. Eris lui expliqua qu’elle était venue ici pour faire des affaires, tout en lui demandant ce qu’elle faisait ici, si loin de la capitale.

« Hum... Je suppose que je vous dois bien une explication, Dame Langnar, et ce aussi improbable que soit notre rencontre... Bien que, en réalité, il me faille admettre que votre présence ne me dérange pas. »

Rhian venait de lui offrir une sorte de compliment, lui retournant sa remarque sur sa beauté. Le « Joyau de Sable » était à la hauteur de sa réputation, une sensuelle et étonnante beauté. Avec un tel corps, il était assurément difficile, pour elle, de passer inaperçue. N’importe qui pouvait la remarquer, et c’était pour ça qu’elle se dissimulait... Ce qui faisait aussi qu’il était facile de la remarquer. Dans tous les cas de figure, son expédition paraissait mal annoncée, et ce d’autant plus que, si on en croyait Eris, toutes les garnisons papuannes allaient bientôt se mettre à sa recherche.

Au moins, cette Eris n’avait pas l’air de vouloir l’amener à la garde... De là à dire si on pouvait voir en elle une alliée, il y avait un pas que Rhian franchissait peut-être un peu trop rapidement. Cependant, elle avait envie d’avoir confiance en cette femme, et s’expliqua donc :

« Papua est un vaste territoire, vous savez. Avant d’être l’une des plus riches provinces impériales, c’était un grand Empire, s’étalant depuis un vaste lac, si grand qu’il en est une mer intérieure, à un désert aride et sauvage, à l’ouest. Et, à l’ouest, justement, un vent mauvais remonte du désert. Des hordes de pillards et de bandits... Bien trop organisés pour n’être qu’un ensemble hétéroclite de vauriens cherchant à attaquer les oasis et les hameaux reculés pour s’enrichir. »

On pouvait sentir l’inquiétude dans le ton de Rhian. Elle s’avançait lentement, remontant l’allée menant à l’auberge d’Hashim.

« Mon frère, le Prince Herebos, est parti mener campagne contre ces bandits, mais nous n’avons plus de nouvelles, et... Je suis inquiète. C’est pour ça que je suis venue jusqu’ici. Au bout de cette rue, il y a une auberge, Eris, qui appartient à Hashim, un proche d’Herebos, un informateur. J’espère qu’il pourra me fournir des informations sur mon frère, et sur l’état d’avancement de la campagne. »

Tentant de relativiser, elle reprit une nouvelle fois, en essayant d’atténuer la situation d’urgence qu’on semblait deviner le long de ses propos :

« Je suis sûre que tout ira bien, et qu’Hashim me dira que mon frère est en train d’écraser les bandits dans leur ultime bastion... Alors, il n’y a pas à s’en faire. »

Mais qui cherchait-elle à convaincre ainsi ? Eris... Ou elle-même ?

« En tout cas, j’espère que vous ferez de bonnes affaires ici, mais... Évitez de faire couler le sang. Autant je peux fermer les yeux sur ces voyous qui m’ont agressé, autant je ne pourrais pas vous protéger si vous vous mettez à assassiner à la pelle les habitants de Papua. »

De fait, Rhian faisait preuve d’une extrême générosité, car Eris avait tué de sang-froid plusieurs individus. En théorie, elle devrait l’enfermer, mais, comme elle était elle-même une fugitive... Et puis, si on avait poussé la procédure judiciaire jusqu’au bout, ces individus auraient été condamnés à mort pour avoir osé attaquer ainsi la Princesse. Néanmoins, la manière dont Eris avait tué ces gens sans sourciller turlupinait encore Rhian.

*Comment peut-on demander à des gens de basse extraction de respecter les lois et les conventions, si les nobles eux-mêmes ne les respectent pas ?*

Voilà la conclusion que cette histoire lui inspirait, mais qu’elle garda pour elle-même... Et ce d’autant plus que l’élégante auberge d’Hashim se montrait...
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Eris Langnar
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« Répondre #5 le: Février 21, 2017, 05:56:33 »

Eris suivait les pas de la princesse de Papua tandis qu'elle écoutait attentivement ce qu'elle disait sans l'interrompre. Chaque détail était à analyser et devait être interprété selon le point de vue de celle qui écoutait sans pour autant dénaturer les mots. Posséder des informations était bien, c'était ce qu'on en faisait avec et comment on les interprétait qui pouvait faire des choses mauvaises tout comme bonne. Quand son agent lui avait appris ce qu'il savait, Eris n'avait pas encore tout de suite sauté aux suggestions ni aux actions inconsidérées. Elle avait longuement méditée ces brins de mots qu'elle avait entendus. En présence de là, non, Sa Majesté, Eris se devait d'agir le plus convenablement possible en essayant cette fois d'éviter des prochaines fautes. Le meurtre de sang-froid de ces hommes ne seraient probablement que les derniers jusqu’à ce qu'elle parte et que plus jamais elle ne rencontre ce genre de personne en chemin.

Sa présence ne dérangeait guère et Eris en apprécia le compliment, bien qu'elle pressentît que plus tard, des foudres allaient tomber sur la jeune Vipère si jamais l'on apprenait le meurtre de deux hommes et concordait bizarrement au jour où la princesse est arrivée a la capitaine ainsi qu'Eris Langnar. Bien que ses propres agents et informateurs allaient surement arranger tout cela, Eris se sentait mal pour eux. Le fait de tuer ne la dérangeait guère quand on lui en donnait le choix, c'était le fait qu'il faudrait préparer certaines choses pour protéger la princesse des Langnar.
 
Elle lui expliqua que Papua était autrefois un riche empire qui s'étalait d'ici jusqu’à de nombreuses contrées oubliées, notamment une contrée remplis de bandits... Qui semblaient bien trop organisées pour s'attaquer des oasis ou des petits villages. Et ainsi, Eris avait vu juste. Selon d'anciennes informations, le frère de Rhian serait parti en campagne, mais depuis, il n'y avait plus de nouvelles ni de signes de lui, outre que des rumeurs. C'était donc évidemment la raison de sa venue ici, plus précisément pour rencontrer un informateur proche d'Herebos. 

-J'espère aussi bien pour vous qu'il ira bien, Rhian Thoris, répondit Eris bien qu'elle eût prononcé son nom à voix basse, il est désagréable de sentir son esprit se faire ronger par le doute et l'inquiétude, comme à chaque fois que mon mari est parti pour une quelconque campagne contre des monstres a exterminer, des dragons à chasser ou bien des bandits à tuer. Connaissant sa réputation, je suis sûr qu'il doit bien s'en sortir...
 
...Mais Ellipsis avait eu lui aussi une réputation légendaire en Terra, même craint à Tekhos pour ses talents de guerrier et de stratège divinement doué.
 
-Oh, pour de bonnes affaires ici, je n'ai aucune crainte. J'ai toujours su ou placer ma confiance et ou placer mon commerce. Celui qui s'occupe de fournir la garnison locale en arme fait partie des plus riches de cette cité. Et je peux vous assurer que j'éviterais de faire couler le sang, bien que je ne vous garantisse pas qu'en cas de danger, je me retiendrais.
 
Elle passa une main dans ses cheveux tandis qu'elle suivait Rhian Thoris à travers les rues.

-Je me demande que pourrait-il lui prendre autant de temps... Sauf si une organisation criminelle bien structurée se trouvait là-bas, cela ne lui prendrait que peu de temps que de s'occuper de bandits normalement. Sauf si quelqu'un l'avait piégé. 
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Rhian Thoris
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« Répondre #6 le: Février 27, 2017, 02:00:30 »

« C’est une région éloignée et désertique, que les bandits connaissent bien. Ils savent où s’abriter, ce qui ralentit considérablement les campagnes militaires. »

Cet argument, pour autant, était insuffisant à lui seul. Rhian avait néanmoins conscience qu’elle pouvait ressembler à une folle, qui s’inquiétait inutilement et de manière exagérée. Après tout, elle n’avait aucune preuve concrète que son frère soit en danger, si ce n’est qu’il n’avait pas encore envoyé son rapport, et avait plusieurs semaines de retard... Chose, qui, en soi, n’était pas inconcevable, compte tenu de l’éloignement, et du fait que, comme dit, il manœuvrait dans le désert. Si Rhian était là, c’était en raison de son intuition, de cet indicible pressentiment que quelque chose de terrible allait arriver.

Tomber sur Eris, c’était une coïncidence extraordinaire, et les deux femmes remontaient ensemble vers l’auberge d’Hashim. Cette dernière fut rapidement visible. Elle était au bout de la rue, sur une sorte de petite place, avec plusieurs balcons, où des gardes étaient postés. Les deux femmes s’approchèrent des portes, et entrèrent rapidement.

*Au moins, se dit Rhian, Eris me comprend...*

Rhian devait bien admettre qu’elle ne savait pas grand-chose sur la femme. Certes, elle en avait entendu parler, mais pas au point de faire une biographie. Elle se sentait néanmoins rassurée d’être en sa présence, même si la propension d’Eris à la violence était inquiétante. Sur ce point, Rhian espérait que la femme ne commettrait aucune autre infraction. La Princesse de Papua avait toujours du mal à fermer les yeux sur les meurtres brutaux qu’elle venait de réaliser tantôt.

L’auberge, elle, était une grande pièce centrale avec des mezzanines, de multiples tables, et une foule importante, buvant, mangeant, pariant, ou jouant. Elle vit le fameux jeu de gwynt, un jeu de stratégies se jouant avec des cartes, ou encore le poker de dés nains... Dans un coin, des pugilistes s’affrontaient entre eux, d’autres jouaient au bras-de-fer. Il régnait une bonne ambiance, chaleureuse et conviviale.

« Comme je te l’ai dit, l’auberge est détenue par Hashim. C’est un contact local au sein de l’armée, mais j’ignore comment le contacter ici... »

Est-ce qu’il suffisait de s’approcher d’un garde, et demander à  contacter Hashim ? D’un autre côté, Rhian n’avait pas envie de griller sa couverture en plein milieu d’une auberge en avouant être la Princesse de Papua. Après sa récente mésaventure dans la ruelle, la prudence était de mise. Elle eut alors une idée, impliquant sa très récente connaissance, et se retourna vers Eris :

« Tu dis être venue pour affaires, n’est-ce pas ? Nous n’avons qu’à utiliser cet argument pour nous rapprocher de lui... »

Pour elle, ça lui semblait être une bonne idée.
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Eris Langnar
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« Répondre #7 le: Mars 01, 2017, 05:59:57 »

Rhian lui expliqua ensuite que la région ou son frère, Herebos, patrouillait pour son opération d'éradication de bandits, était désertique et éloignée de la civilisation. Ceux qui habitaient cette région la connaissaient donc mieux et pouvait plus facilement trouver des endroits ou se terrer en attendant que la compagnie passe. Tout comme Rhian probablement, Eris doutait largement de la présence de bandits. Certes, certains groupes étaient bien organisés, mais l'armée était disciplinée et mieux équipée qu'une bande de ce genre. Elle se montrait sceptique et tout en marchant et en écoutant les alentours, la jeune femme réfléchissait.   

Au bout d'un moment, elles arrivèrent devant l'auberge et y entrèrent. L'ambiance glauque des bas quartiers fut changée pour une ambiance plus conviviale et plus détendue, plus enjouée et moins froide. L'endroit était bien décoré et de la musique émanait d'un groupe de barde visiblement populaire dans le coin, deux seaux de larges tailles remplis de piécettes d'or ou de deniers en bronze. Elle regarda en coin un vieillard mettre à terre trois jeunes hommes qui semblaient appartenir à un groupe de mercenaire en voyant leurs tatouages familiers, celui-ci lui rendit le regard avec un clin d'œil. Eris sourit et lui en fit un en retour aussi avant d'écouter Rhian Thoris.

-Je suis effectivement venue pour affaire, je pourrais évidemment utiliser cet argument... Laissez-moi un instant et suivez-moi.

Eris s'avança vers un garde en armure non loin d'elles et quand elles furent proches, celui-ci les regardait en travers des fentes de son heaume.

-Mon nom est Eris Langnar. Vous devez surement me connaître, mon servant vous fournit vos armes. Je souhaite parler à votre chef, un certain Hashim. Pour affaire.

Le garde la regardait un instant avant de hocher la tête et de la conduire calmement vers un étage supérieur de l'auberge, gardée par quelques gardes supplémentaires. Il s'avança vers une porte, cogna et déclama d'une voix solennelle :

-Boss, deux femmes viennent vous voir. L'une d'entre elles se nomme Eris Langnar. Elle vient pour affaire.

Une voix grommelante répondit :

-Très bien, entrez...

Le garde ouvrit la porte, laissa passer les deux jeunes femmes et la referma ensuite. L'homme assis à la table releva son regard... et écarquilla les yeux, murmurant à voix basse :

-Votre... Votre Majesté ? 

L'homme s'inclina devant la Princesse en silence. Le bureau était bien décorée, des bibliothèques bien garnies, une chandelle brûlait et une cruche de vin d'excellente qualité était posée sur son bureau.

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Rhian Thoris
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« Répondre #8 le: Mars 06, 2017, 01:58:13 »

Hashim avait une tête peu avenante, et voir la surprise se lire dans ses yeux, alors qu’il affichait un visage si sévère, ne manquait pas de charme. Le marchand (et probablement contrebandier) ne s’attendait clairement pas à voir la Princesse de Papua débouler dans son humble office, ce qui expliqua pourquoi il se mit à cafouiller. Il regarda Eris, comme pour s’assurer qu’il ne rêvait pas, puis Rhian à nouveau, et finit par froncer les sourcils.

« Ce... C’est une doublure ? Une illusion ?
 -  Allons, ne me dites pas que vous n’ignorez pas que je me sois enfuie du Palais royal.
 -  Oh, mais je m’attendais davantage à trouver Sa Majesté sur les toits de la capitale, plutôt qu’ici, au milieu du royaume. C’est donc bien vous, Majesté ?
 -  C’est bien moi, oui. Et, s’il faut davantage vous convaincre... »

Rhian glissa sa main le long de son long manteau, et sortit une magnifique dague, sertie de pierres précieuses. Des joyaux rares, qu’on ne pouvait pas reproduire. La dague était enchantée, et, à son approche, les quelques runes situées sur le bureau d’Hashim se mirent à vibrer, et firent luire les runes de la dague, témoignant clairement de son authenticité. Le vieil homme resta silencieux pendant quelques secondes, et regarda Eris.

« Comment vous êtes-vous croisées ? »

Hâtive de passer aux choses sérieuses, la Princesse héritière résuma sommairement leur rencontre, purement fortuite (du moins, en apparence), le tout en évitant soigneusement de parler des meurtres commis par Eris.

« Je vois... Comme quoi, le hasard est une chose incroyable. »

Y avait-il un brin de scepticisme dans sa voix ? Qui sait... Rhian savait qu’Herebos faisait confiance à Hashim, mais ça ne voulait pas dire qu’il était un homme honnête. Venant de son palais, Rhian avait une vision très manichéenne des choses, et espérait bien avoir frappé à la bonne porte. Hashim, de son côté, semblait trouver cette rencontre étonnante, et se demandait surtout si Eris n’avait pas, en quelque sorte, provoqué cette rencontre. Hashim avait entendu parler de la Vipère, de son caractère manipulateur. Beaucoup l’accusaient d’avoir tué son mari. Ellipsis était mort au champ-de-bataille, de telle sorte qu’un assassin payé par Eris aurait tout à fait pu le tuer dans le feu de la bataille, et ce d’autant plus que, en mourant, Ellipsis avait fourni à Eris les clefs du royaume, par l’intermédiaire d’un testament olographe très favorable.

Hashim sentait toutefois la méfiance de Rhian, et marcha un peu, s’approchant d’un coin de son bureau abritant une mappemonde et une grande carte du royaume.

« Alors, pourquoi être venue jusqu’ici, Votre Grâce ?
 -  Mon frère... Je veux des informations sur lui, savoir où en est la campagne.
 -  Vous n’avez plus d’informateurs, au Palais ?
 -  Je ne suis pas sotte, je sais que les informations que nous recevons sont... Édulcorées. »

Le contrebandier resta silencieux pendant quelques secondes, leur tournant le dos, observant distraitement sa carte de Papua, avant de se retourner vers les deux femmes.

« L’information est une valeur importante. Elle fait tomber des Rois, et peut faire perdre ou gagner une guerre. J’ignore d’où vient votre inquiétude, Majesté, mais elle trouve une légitimité certaine. Quelque chose couve à Papua. »

Rhian fronça les sourcils. Que voulait-il dire par là ? Papua était à son apogée, un véritable âge d’or. Avec l’essor de l’Empire, le royaume était au cœur d’importantes tractations commerciales, et, continuellement, quantité de négociants venaient acheter et vendre des biens, permettant de faire vivre l’économie, que ce soit au bord de la mer, ou même dans les régions plus profondes, car les exploitations minières et les gisements de matière première, qui faisaient la fortune de régions éloignées, tournaient à plein régime.

« Que voulez-vous dire par là ?
 -  Ce que je viens de dire, ni plus, ni moins. La criminalité organisée se multiplie dangereusement, et la campagne que conduit votre frère est une réponse à un sentiment de délitement qui est de plus en plus perceptible, non seulement dans Papua, mais aussi à travers tout l’Empire. Alors, pour vous répondre, je n’ai pas de nouvelles de votre frère... Car il n’affronte pas que de simples brigands venant des montagnes et attaquant vos oasis isolés. »

Hashim resta silencieux pendant quelques secondes, avant d’enchaîner sur un autre sujet :

« Et vous, Madame Langnar ? Qu’est-ce que la Vipère dit de tout ceci ? »
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Eris Langnar
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« Répondre #9 le: Mars 07, 2017, 05:58:32 »

Eris ne put s'empêcher de sourire en voyant l'ahurissement du vieillard qui avait un peu plus tôt une mine sévère et autoritaire. Elle avait tendance à causer ce genre de regard quand elle arrivait dans un établissement comme une auberge pour le peuple ou un atelier de couture commun pour faire quelque chose. Mais elle ne causait guère ce genre d'étonnement, non. C'était l'arrivée de la Princesse Rhian qui l'avait mis dans cet état, et non Eris. Elle était une personne d'une plus grande importance qu'Eris ne l'était et elle acceptait cela avec un calme impassible. Elle qui était si habituée à causer des réactions de surprise et d'admiration, elle devait laisser la place a quelqu'un de plus important.

Pour prouver son identité, Rhian sortit une dague de très belle facture, équipée de joyaux divers a la beauté extraordinaire. Des runes s'illuminèrent sur la dague, illuminant ainsi quelques runes sur le bureau de l'informateur qui posa ensuite une question a la femme des Sables. Allant répondre, elle se tut et laissa Rhian parler à la place. Elle écouta patiemment, bras croisés, retenant les informations en tête. La voix de Rhian ne se montrait guère amicale semblerait-il... On dirait qu'elle se montrait presque hostile, voire même suspicieuse.  

Il lui révéla enfin que la criminalité organisée se faisait plus fréquente et qu'Herebos n'affronterait pas que de simples coupe-jarrets ou de voleurs des sables. Hashim lui demanda ce qu'elle pensait de tout ceci et elle ne se contenta que de sourire quelques secondes avant de lancer tout simplement :

-Ma foi, je pense que si la criminalité augmente, pourquoi pas les trahisons intérieures aussi ?
 
Voyant la mine effarée et choquée du vieillard, Eris continua :

-Mine de rien, Herebos aurait pu être attiré dans un piège pour se faire éliminer et ainsi donc affaiblir le pouvoir de la famille de la princesse et ainsi l'attirer ailleurs pour pouvoir l'éliminer ou au mieux, la capturer pour ensuite négocier avec sa famille pour obtenir nombre de pouvoirs. La garder comme otage serait bien et éliminer ensuite les gêneurs. Obtenir Herebos ET Rhian serait encore plus avantageux, vous ne trouvez pas ?

Eris s'approcha ensuite d'une fenêtre, regardant au-dehors.

-Ce serait un plan plus qu'astucieux, et les nobles auraient pu y participer... Faite comme bon vous semble, Hashim. Invectivez-moi, peu m'en faut. Je ne fais que donner mon opinion.  
« Dernière édition: Mars 11, 2017, 05:50:28 par Eris Langnar » Journalisée
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« Répondre #10 le: Mars 13, 2017, 01:33:40 »

« Mais pourquoi y aurait-il une révolte ? s’étonna Rhian. Papua est en pleine prospérité ! »

Hashim était resté silencieux après les éléments fournis par Eris, qui soupçonnait une embuscade. Le négociant s’humectait les lèvres, avant de leur répondre, en s’étant de nouveau assis derrière son bureau.

« Les choses ne sont pas aussi simples, Princesse.  Vous oubliez les disparités économiques entre les régions orientales et occidentales, mais, au-delà de ça... Les rapports minimisent la réalité des faits. »

L’homme cachait des informations, Rhian le sentait. Peut-être cherchait-il à la rassurer, mais Rhian se sentait surtout agacée. Énervée qu’on la prenne toujours pour une potiche faible et fragile dont le seul but était de trouver un bon mari pour renforcer l’influence de Papua au sein de l’Empire d’Ashnard. Son père n’avait jamais voulu la former, l’entraîner au combat, en lui glissant que ce rôle était dévolu à Herebos, et non à elle. C’était lui, son grand-frère, qui lui avait appris à se battre, qui veillait sur elle, et qui comprenait ce qu’elle ressentait en étant réduite à un simple rôle de future concubine.

Et on avait tort de négliger son caractère. Elle fronça les sourcils, et se rapprocha du bureau d’Hashim.

« J’ai traversé la moitié du royaume pour en savoir plus, Hashim, alors vous avez intérêt à me dire ce qui se passe ! »

Hashim soupira encore, et se pinça les lèvres.

« Très bien, très bien. Herebos est venu me voir, tout comme vous, car je lui ai dit que les bandits ne sont pas des bandits ordinaires. C’est ce que le discours officiel dit, afin de ne pas alarmer les nobles et les habitants des riches régions orientales.
 -  Alors, c’est une révolte ? demanda-t-elle, en se rattachant à la thèse d’Eris.
 -  Une révolte dans les régions occidentales serait assez facile à réprimer, Votre Altesse. Non... Les individus qui attaquent ne viennent pas de Papua, même s’ils ont pu corrompre certains de vos sujets. Nos ennemis sont puissants, Majesté, et, plus j’en découvre sur eux, et plus je suis effrayé. »

Rhian le laissa poursuivre, sachant que, maintenant qu’il avait commencé, il ne s’arrêterait pas si facilement.

« Depuis quelques temps déjà, le Conseil Impérial est préoccupé par la venue d’une organisation criminelle, la Monarchie de la Rose. La Rose dispose d’une solide influence à travers le monde, et d’un bras armé, une milice privée, l’Affiliation. L’Affiliation, pour ce que j’en sais, a vu le jour dans les régions limitrophes de Tekhos, et a connu une phénoménale expansion dans les territoires et les colonies limitrophes impériaux. Or, les régions occidentales de Papua ne sont guère éloignées de ces colonies. »

La jeune Rhian n’avait jamais entendu parler de la Monarchie de la Rose, ou de cette Affiliation.

« Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
 -  Des forces nouvelles émergent sur Terra, profitant de l’affaiblissement des trois grandes puissances. Et ces forces s’aventurent désormais sur Papua. Si Herebos ne répond pas, c’est parce que... »

Hashim soupira encore, un pli soucieux venant barrer son front.

« Parce que quoi ? s’impatienta Rhian.
 -  Herebos pense que l’Affiliation compte réveiller le Warlock. »
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Eris Langnar
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« Répondre #11 le: Mars 14, 2017, 03:10:24 »

Tout en les écoutants, Eris sourit, le dos toujours tourné au duo. Rhian se montrait surprise. Et pourquoi donc le devrait-elle ? Mine de rien, peut-être qu'elle avait vécu dans une cage en or et qu'elle n'était pas douée en politique. C'était compréhensible. De nombreuses princesses et princes étaient surprotégés par leurs parents et leurs conseillers, accordant trop d'importance à leurs vies et à la survie de leurs maisons que de les former aux arts de la politique et de l'auto-défense. Depuis son jeune âge, Eris avait été emmenée plusieurs fois dans les différentes salles d'audience avec son père pour apprendre les usages de la cours et du Noble Jeu, un jeu qui avait été instaurer par les puissants d'antan. Ce jeu constituait une règle simple : ne jamais se faire dévoiler. Le but était de développer des influences commerciales, politiques et militaire dans le but de devenir plus puissant. Et les Langnar étaient d'excellents joueurs.   

Il était de fait qu'aussi elle devait assister aux réunions militaires et donc, son père avait dû consulter lui-même de nombreux rapports concernant des batailles ou des traques aux bandits. Maintes fois avait-il décortiqué chaque information pour ensuite s'en assurer leur véracité auprès de ses nombreuses sources. L'information pouvait être déformée. La vérité, non. Elle ne sourit que davantage quand elle entendit Hashim dire que les rapports étaient déformés aussi et qu'ils avaient été minimalisés. Rhian haussa le ton et avec contrecœur, Hashim révéla ce qu'il savait de nouveau. Il affirma que les bandits n'étaient clairement pas de vulgaire vide-la-bourse. Le mensonge attisait souvent les foules et c'était ce qui pouvait causer des révoltes, mais elle savait qu'une révolte était rapidement maitrisée, comme le disait Hashim.

Alors il dévoila d'autres informations. Celle concernant d'une organisation criminelle, la Monarchie de la Rose, qui avait connu une croissance exceptionnellement rapide et fulgurante. Influente, puissante et grande, elle s'était étendue partout dans le monde connu.

Et leur but était de réveiller le Warlock. Souriante, Eris récita doucement :

-Et le Warlock balayait tout sur son passage. Villes, villages, armés. Rien n'y restait et aucun ne survivait face aux Djinns Noires dont leur appétit pour l'âme et le corps humain n'avait d'égale que leurs férocités et leurs sauvageries. Mais vint un héros : Nomeydas Thoris, qui vainquit le Warlock grâce a la pierre de foudre ainsi qu'aux Géants de Lumière pour balayer les Djinns Noires. Le Warlock fut vaincu, mais au prix de la vie de Nomeydas Thoris, qui avait été le fondateur de la puissante famille de Rhian...

Gloussante, elle continua, sans toujours se retourner.

-Ainsi donc, ce n'est véritablement pas des bandits ordinaires auxquels Herebos aurait affaire avec... Mais des disciples du Warlock, eux aussi adepte du chaos. Peut-être veulent-ils tout simplement le chaos et ne prierait en aucun cas le Warlock. Qui sait ? En tout cas... Ça a un étrange revirement de situation. Sauver Herebos, trouver ces gens-la et les empêcher de continuer pour empêcher la destruction et un chaos sans précédent. Un coup que votre pays ne saurait surmonter, je crois. 

Eris croisa ses bras et cligna des yeux tandis qu'elle observait la nuit envelopper de ténèbres les environs.

-Dite moi, Hashim, vous aviez penser si Rhian avait été suivie jusqu'ici ? Mine de rien, peut-etre qu'elle l'a été dans le but qu'ils vous trouvent vous aussi. Neutraliser toute aide extérieure de la capitale, un maximum, avant de commencer une véritable attaque ?
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« Répondre #12 le: Mars 19, 2017, 07:35:57 »

La légende du Warlock était un mythe fondateur. Eris le connaissait, en tout cas. Le Warlock était un guerrier mythologique, un être surpuissant, sorte de mage noir ayant le contrôle d’esprits du désert maléfiques, les Djinns Noirs. Il avait ravagé les différentes provinces formant Papua, jusqu’à ce que Nomeydas Thoris ne parvienne à le vaincre en réveillant les Géants de Lumière. C’était suite à la chute du Warlock que Nomeydas avait réussi à fédérer califats, sultanats, shahs, et autres territoires, autour d’une autorité commune, l’Empire de Papua. Nomeydas était ainsi le Premier Empereur de Papua, mais, depuis lors, les légendes prédisaient le retour du Warlock. Il n’y avait aucun fondement dans ces histoires, car le Warlock était, si ce n’est mort, au moins scellé. Rhian ignorait jusqu’à quel point les informations d’Hashim étaient vraies, mais elle le croyait.

*Alors, ce serait ça, ce mauvais pressentiment que je ressens ? Le risque de voir le Warlock revenir d’entre les morts, et nous hanter ?*

Mais ça n’avait aucun sens ! Rhian ferma les yeux, ne sachant plus quoi penser. La Monarchie de la Rose... L’Affiliation... Elle avait entendu parler de ces organisations au Palais, mais sans y accorder une grande attention. Eris émit alors l’idée qu’on aiut pu la suivre, et Rhian secoua la tête.

« J’ai été prudente !
 -  Et l’endroit est sécurisé » renchérit Hashim.

Rhian soupira en croisant les bras.

« Comment comptent-ils réveiller le Warlock ? Je ne savais même pas que c’était possible...
 -  La Monarchie de la Rose n’est pas une organisation que vous devriez sous-estimer. C’est une organisation tentaculaire, ayant des ramifications importantes, mais qui est sous l’autorité du Roi Cramoisi.
 -  Attendez, ce... L’Empereur Fou ? s’étonna Rhian, persuadée qu’il était mort.
 -  Oui, répliqua Hashim d’un ton grave. L’ancien Empereur d’Ashnard, chassé par ses pairs en raison de sa démence. Il s’est réfugié dans ses terres, et, depuis cet endroit, répand son influence sur le monde. Les pouvoirs magiques du Roi sont infinis, et, même si j’ignore comment il compte s’y prendre, je suis convaincu qu’il peut ressusciter le Warlock. »

La Papuanne se pinça les lèvres.

« C’est... C’est délirant. Le Warlock... Je me suis toujours demandée s’il était réel, ou simplement une allégorie...
 -  Oh, il l’est. De cela, ne doutez pas, Majesté. C’est pour ça que je vous rejoins, Eris. Vous n’êtes pas en sécurité ici. L’Affiliation étend ses griffes à travers Papua, et dispose de plusieurs alliés. »

Eris avait raison en se méfiant, mais le problème ne venait pas de Rhian. Il était en effet de notoriété publique qu’Hashim était proche de l’armée. Et la venue des deux femmes n’avait pas échappé à certaines oreilles. Pourquoi Hashim avait-il rencontré en secret Eris Langnar ? Est-ce que Papua demandait des renforts sur la ligne de front ? Il y avait un risque, ce qui amena les ennemis dont Hahsim parlait à précipiter leurs plans.

Tandis qu’Hahsim parlait, une troupe armée remontait la rue menant à son auberge, ce qui n’échappa pas non plus aux guetteurs, qui s’empressèrent d’aller prévenir leur supérieur...
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Eris Langnar
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« Répondre #13 le: Mars 19, 2017, 10:58:26 »

ton mot ou groupe de mots

Regardant toujours a travers la fenêtre du bureau d'Hashim, Eris réfléchit et écoutait d'une oreille l'échange et les réponses des deux personnages en silence, un petit sourire sur son visage. Elle avait visé juste semblerait-il dans sa déduction et Rhian était bien trop surprise pour dire un mot pendant quelques instants. Elle finit néanmoins par parler en disant qu'elle avait été bien prudente pour venir jusqu'ici et qu'Hashim affirmait que l'endroit, l'auberge et sans aucun doute, ses alentours, étaient sécurisés pour se protéger d'une attaque. La jeune femme du désert ne put s'empêcher de penser que c'était bien louable d'affirmer ces deux choses mais chaque sécurité avait sa faille et que chaque tentative de discrétion était souvent mise en échec. Autrement, comment aurait-elle pu avoir vent qu'une femme ressemblant a la princesse était arrivée jusqu'ici ?

Elle se tint de le dire, les écoutant de nouveau d'une oreille distraite tandis que sa conscience était plongée de nouveau dans un état de réflexion. Empereur fou, Warlock, Monarchie de la Rose, organisation tentaculaire... En les entendants, Eris jugeait que l'adversaire en face d'eux étaient bien équipé et bien fournis en homme et en équipement. L'économie était le nerf de la guerre et s'ils possédaient les moyens, Papua allait être mis à feu et a sang dans ce cas-la. Et Hashim lui dit qu'elle n'était pas en sécurité.

-Je suis en sécurité, Hashim. Plus que vous ne le pensez.
 
Elle fronça des sourcils en entendant les portes du bureau s'ouvrir et se retourna vers un homme qui était nerveux, le visage rougis par l'effort.

-Chef, une cinquantaine d'hommes viennent vers l'auberge !

Eris tourna son regard vers Rhian et Hashim, leur offrant un délicieux sourire ironique.

-Sécurisé et prudente...

Sans plus attendre, elle sortit du bureau ensuite, descendant les escaliers. La musique s'était arrêté de jouer, de nombreux marins étaient maintenant dehors, observant une troupe armée de la ville. 

-Par ordre du Seigneur de Malakhim, Al'Helu Milm, nous demandons que vous rendiez la Princesse Rhian Thoris ! Tonna un des hommes, le chef à première vue, en armure complète de plate, une large épée accrochée a sa ceinture, le reste des hommes portant de simples pièces de cuir matelassés et de courts glaives.
 
Eris sourit et s'avança doucement, les maints jointes, s'arrêtant à une vingtaine de pas devant eux. Tout le monde était silencieux.

-Quel est votre nom, messer... ?

-Peu importe, rendez-nous la princesse !

-Vous ne venez pas d'ici. Vous ne portez pas l'armoiries de la garde et vos épées sont de factures elfiques. Hors, il n'y a ici que deux types de factures : celle de Papua et du Sultanat.
 
-Merde, on est a découvert ! Étripez-moi tous ces fils de catins et attrapez la princesse !

Les imposteurs hurlèrent et foncèrent vers l'auberge. Rapidement, des marins et des soldats d'Hashim rejoignirent la bataille tandis qu'Eris reculait tranquillement, en souriant, et évita donc la volée de flèches qui venait des toits, tuant une bonne partie des hommes. Des tireurs embusqués. Pour leur venir en aide, elle murmura :

-Nemey'was, vool kulli...


(https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/564x/cf/35/bc/cf35bc2886edc23854ad09453d78087c.jpg)
Un nuage noir s'érigea devant Eris et dix chevaliers en armure noir avec des épées et des écus en fer noircie apparurent, rejoignant la bataille. Des Chevaliers d'Outre-tombes, d'anciens esprit protecteur qui était à la solde d'Eris après les avoir libérés de leurs tourments en accomplissant des rituels dans des anciens lieux désolés. Ils allaient leur gagner du temps. Et Eris murmura quelque chose d'autre, qui mit le feu a quelques bâtiments. Ça aussi ca allait leur faire gagner du temps, entourant au passage aussi d'un sort protecteur l'auberge d'Hashim. Pour ne pas qu'il perd son moyen de subsistance, évidemment.

Se retournant, Eris vit que Rhian et son informateur étaient sorti, les yeux béats et surpris.

-Suivez-moi, rapidement. Venez dans ma demeure.
 
Courant rapidement avec eux, elle emprunta de nouvelles ruelles sombres et étroites, peu fréquentée. Les cloches de la ville sonnèrent, signalant un incendie. Après un moment, ils arrivèrent devant la demeure d'Eris, une des plus riches de la cité, bien décorée et surveillée par des gardes en armure dorée. Des hommes et des femmes de différentes races, Terranides, Humains, Elfes, Nains et plus encore, tout équipés de lances et de boucliers, se tenant au garde-à-vous, le visage de marbre. En marchant vers l'entrée, deux gardes s'écartèrent pour laisser passer la dame et ses invités. Poussant la porte d'entrée de la demeure, elle vit son agent l'attendre, les bras croisés, l'air toujours aussi sérieux.

-Je me demandais bien ou vous étiez passée, ma Dame...

Souriante, elle chantonna :

-Je me suis promenée et me suis fait de nouveaux amis.
 
Mualim soupira doucement.

-Je vais conduire cet homme à sa chambre.
 
D'un geste polis, il conduisit Hashim dans sa chambre personnelle tandis qu'Eris guidait Rhian ailleurs, toujours souriante, comme si rien ne la perturbait.

-Ne vous inquiétez pas... La demeure est bien protégée, par moi et mes gardes. Mes sens magiques m'avertiront de mages hostiles et mes soldats de menaces physiques. Ils sont bien entraînés. 

( https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/98/7e/4d/987e4dd87d6f41ebfcd3c6114c5bff67.jpg )
Eris ouvrit la porte de sa chambre, dévoilant une salle plutôt bien décorée avec un large lit assez grand pour accueillir trois personnes en tout confort, avec des voiles de soies accrochés comme des rideaux aux entrées menant au balcon qui donne une belle vue sur la ville. Des chandelles posées un peu partout étaient allumés et dégageait de douces senteurs agréables. Dans un coin était posé un bain en or avec diverses bouteilles de shampooing et de parfums pour cheveux et pour le corps. Eris s'installa à une table et sourit, regardant la princesse.

-Faites comme chez vous, votre majesté.

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« Répondre #14 le: Mars 27, 2017, 01:04:40 »

Les informations défilaient à toute allure. Le Warlock, la Monarchie de la Rose... Des pièces d’un vaste puzzle dont Rhian n’avait pas encore saisi le schéma. Elle en était là de ses tentatives de compréhension quand une troupe armée s’approcha. Ils se faisaient passer pour des gardes. Depuis le bureau d’Hashim, Rhian voyait, grâce à une fenêtre, la rue, et vit, le long de balcons à droite et à gauche, des hommes s’approcher. Hashim n’était pas qu’un simple informateur, il avait aussi ses propres hommes.

« Ce ne sont pas des soldats, Majesté. Je n’aime pas ça...
 -  Vous devez m’en dire plus, Hashim ! s’exclama Rhian, semblant ignorer la réalité de la menace.
 -  Pas ici, pas maintenant... Tout ça nous dépasse, Majesté. L’Affiliation a senti votre présence, on ne doit pas les laisser vous capturer. »

Rhian voyait Eris se rapprocher des hommes armés. La Vipère ne manquait vraiment pas de courage, et, en l’état, une telle action ne déplaisait pas à Hashim, car elle lui offrait l’occasion de positionner ses hommes. Une bataille se profilait devant eux, et Rhian se sentait bien impuissante, car elle savait pertinemment qu’elle n’était pas en mesure d’aider qui que ce soit... Surtout que c’était à cause d’elle que ces gens étaient là.

« Ils travaillent pour l’Affiliation ? Ils sont tellement nombreux...
 -  Oh, ce n’est pas aussi simple, Princesse... Ce ne sont que de simples malandrins, mais ils font partie de cette nébuleuse qu’on appelle l’Affiliation. »

Eris utilisa alors ses redoutables sortilèges... Et déclencha un incendie en invoquant des chevaliers noirâtres. Rhian écarquilla les yeux, et la Vipère retourna ensuite près d’elle et près d’Hashim, en prenant autoritairement les commandes.

« Mais... »

Rhian était médusée. Cette femme était-elle une alliée, ou une ennemie ? Non seulement elle faisait couler le sang, mais elle venait en plus de déclencher un incendie ! En quoi brûler la ville aiderait à apaiser les choses, à maintenir l’ordre ? Rhian était choquée, et suivit malgré tout la femme, jusqu’à sa demeure, où elle fut séparée d’Hashim, avant de se retrouver seule dans sa chambre, presque en un tour de bras.

Immédiatement, elle se porta vers le balcon de la demeure. Dehors, on pouvait voir Al-Malakim qui s’étalait dans la nuit, avec des volutes de fumée noire qui s’élevaient ici et là. Fort heureusement, il faisait nuit, et il y avait une légère bise. L’air n’était donc pas très sec, permettant d’éviter une propagation des flammes. Ses mains se crispèrent sur le garde-fou du balcon, et elle se retourna brusquement, le regard acéré.

« Ah oui ? Et tu comptes faire quoi, après ?! Hum ? Envoyer une météorite s’écraser en plein milieu de la ville ? »

Le ton n’était guère agréable.

« Tu as incendié des maisons ! Tu as mis en danger des gens que je suis chargée de protéger ! À quoi est-ce que tout ça rime ?! »

Non, en réalité, Rhian était furieuse !
Journalisée


DC d’Alice Korvander.

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