banniere
 
  Nouvelles:
Pour participer à l'évolution du forum et faire entendre votre voix, n'oubliez pas de vous inscrire sur la liste des électeurs ! Vous aurez ainsi accès aux sujets sur lesquels le Staff consultera les membres. Plus d'informations ici !

Liens utiles: Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Cacher les avatars

Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des oeuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible. Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans. En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Bonne visite ! :)

Pages: [1] 2
  Imprimer  
Auteur Sujet: Premiers pas [privé]  (Lu 1717 fois)
Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« le: Octobre 29, 2016, 11:11:31 »

C'était Bethany qui s'était chargée des tractations avec l'homme que Jessandra s'apprêtait à rencontrer en cette fin d'après-midi. Plus à l'aise avec le japonais, la blonde avait contacté le détective privé dès les filles arrivées au Japon et s'était investie pour jouer l'interface entre la championne du StormRage et son employé momentané. Beth' avait été maligne : elle était parvenue à trouver un type qui acceptait de se faire payer une fois les résultats en main et dûment constatés par la personne qui l'embauchait ! Une aubaine à n'en point douter. Avant le rendez-vous fixé, les filles avaient pas mal discuté de la marche à suivre et avaient passé leurs journées à poser leurs valises dans l'appartement que l'organisation du Beasts War leur avait alloué -enfin, à Jessandra surtout, mais la brune savait partager et se serrer. Le studio était petit tout en restant un palais comparé à ce que Jess' avait connu dans la favela, aussi le partager et s'amuser à l'aménager même temporairement avait été distrayant.
Cela évitait à Chavez de se ronger les sangs en se demandant si le détective serait efficace, et si l'adresse amènerait à quelque chose de concret.

La voilà donc qui était posée au lieu de rendez-vous, la terrasse du Burger King du centre-ville de Seikusu. L'endroit était passant, plutôt agréable à vivre. C'était le début du week-end et les rues étaient animées, bariolées de personnes allant et venant, parlant dans une langue que Jessandra peinait à comprendre correctement malgré les cours de japonais qu'elle avait prit soin de prendre depuis environ deux ans (lorsque ses victoires lui avaient permis de dépenser un peu dans des cours payants via internet, en fait). La pratique était compliquée, plus qu'elle ne l'aurait cru.
Mais, en bonne combattante qui n'abandonnait jamais, on pouvait la voir murmurer seule à sa table, devant son gobelet de jus de fruits : elle répétait les prononciations qu'elle entendait ici et là, cherchant le sens du mot, reconstruisant les phrases dans sa tête.

Comme convenu, elle était vêtue de bleu. Un jogging offert par Bethany, qui la moulait plutôt agréablement... Ce que Jessandra n'appréciait pas, ayant l'impression que tous les regards étaient rivés sur son derrière. Au moins une fois assise, elle était moins contrariée. Et vu que la fermeture de sa veste n'offrait aucun décolleté, la brunette aux cheveux courts était tranquille.
Elle consulta nerveusement l'heure sur le portable confié par l'organisation. Bien. L'homme, si il était ponctuel, ne devrait plus tarder.
Journalisée
Alex Sanderson
Humain(e)
-

Messages: 690



Voir le profil
Fiche
« Répondre #1 le: Octobre 29, 2016, 02:12:16 »

L homme en question était Quentin  Clarke. D'origine americaine, il était  venu s'installer ici  depuis deux ans. Comme d'autres avant lui, il avait cherché à fuir une situation privée compliquée. En quete de sens  et de nouveau départ, il était venu rejoindre un bon ami à lui qui avait ouvert une agence  de renseignements. Plus exactement, il travaillait comme detective privé.  Ce n'était pas forcement ce qui interessait le jeune homme de 28 ans, plus porté sur le journalisme à la base, mais il avait trouvé dans ce nouveau job une forme de therapie psychologique poussée. Lui qui avait perdu sa femme  trouvait une forme de logique à désormais oeuvrer pour retrouver des personnes disparues ou enquêter sur diverses affaires. C'était une façon de faire son deuil. Et de par son passé d e journaliste, il avait une certaine aisance à collecter des infos.

Assez taiseux, discret et reservé, Quentin  n'avait pas vraiment etabli de relations avec ses gens depuis son arrivée ici. Il y avait son ami  Liam  et une call girl qu'il frequentait de temps en temps. Pour le reste il passait beaucoup de temps sur ses affaires, mais aussi sur ses souvenirs et à les oublier en buvant plus que de raison.  Le tableau n'était donc pas rejouissant pas plus que le studio dans lequel il vivait. C'était modeste, confortable et propre mais cela manquait de chaleur humaine.

Arrivé donc au lieu de rendez vous, il avait reçu la description de la personne qu'il devait rencontrer. Il n'avait donc eu aucun mal à la trouver. Son associé Liam lui avait dit que c'était une belle femme tout comme la personne qui les avait mis en contact. Pour être franc, Quentin n'avait pas forcement preté attention à cet argument.  Pour luic e qui primait c'était avant tout faire ce pourquoi on l'avait contacté. Portant un jeans avec un haut blanc doublé d'une veste noire de costume, il etait assez sobre mais pas dénué de charme. Les yeux verts, les cheveux chatains, sans barbe ou moustache , il avait un charme certain  et dégageait surtout une profonde mélancolie. Autre signe particulier, il paraissait plus jeune que ses 28 ans et portait sa montre au poignet gauche

« Mademoisselle  Chavez ? »

Visiblement, c'était elle, donc il s'asseya face à elle.  Alors qu'un serveur venait lui demandait quelque chose, il commanda un soda et sortit de la serviette qu'il l'accompagnait un dossier cartonné avec comme intitulé le nom de  Jessandra Chavez. Le temps était agreable, il y avait du monde, mais pour autant, il était là pour le travail.

« Tout d'abord sachez que j'ai eu quelques soucis à recouper les infos obtenues.  C'est certainement lié au fait  que l'adresse que vous m'avez donné inspire une certaine méfiance et une certaine crainte. En effet, il ya  eu pas mal de cas de disparitions non résolues.  Pas mal de rumeurs circulent la dessus mais pour être franc je ne sais pas quel credit y accorder. Ce qui est sure c'est que cela fait beaucoup et que la criminalité bien presente ne peut pas tout justifier. Même si c'est situé dans le quartier de la Toussaint »


Il avait tendu à sa vis à vis et cliente une série de documents et de photos de diverses personnes.  Visiblement, il avait bien bossé mais ce n'était pas tout non plus.  Alors que le serveur revenait, il marqua une pause avant de poursuivre

« D'apres le registre cadastral, le batiment a  appartenu à une certaine  Syan Kiriyama. Je parle au passé car depuis il est à l'abandon et occupé par des camés et squatteurs.  Mais elle détient toujours les droits sur ce batiment. J'attends une réponse complémentaire a son sujet car j'a lancé une recherche d'infos via un contact dans interpol.  Je sais juste qu'elle s'est rendue au bresil dans les dates que vous m'avez donné »

Il lui tendit d'autres documents. Il attendait maintenant la suite des opérations.
« Dernière édition: Octobre 29, 2016, 04:40:11 par Alex Sanderson » Journalisée

Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« Répondre #2 le: Octobre 29, 2016, 10:23:09 »

"Mademoiselle  Chavez ?"

Elle releva la tête en direction de la voix, détaillant l'homme un moment. Simple habitude héritée tant de la vie à la dure que de la fréquentation de certains milieux criminels dans lesquels Jessandra avait été amenée à combattre au cours de sa carrière. Peu à l'aise avec les hommes (elle n'en avait jamais connu et ne s'y était jamais intéressée réellement, trop occupée à survivre au quotidien par ses propres moyens), Chavez le détailla d'un œil plus pragmatique que séducteur. Elle nota pour elle-même que Quentin n'était toutefois pas dénué d'un certain charme mais n'en laissa absolument rien paraître, ses grands yeux bleus restés même un peu durs. L'éternelle défensive propre aux gens qui savent que la méfiance est l'assurance d'une vie un peu plus longue.
D'un mouvement de tête, elle acquièsa à la question et lui désigna la chaise afin qu'il puisse s'installer. Jessandra le salua poliment dans un japonais un peu hésitant et se concentra pour bien comprendre tout ce qu'il allait lui raconter.

Et des choses à dire, Quentin Clarke en avait. Le bonhomme avait effectué un travail certain, lui apportant des informations sur le bâtiment ainsi que quelques clichés. Jessandra y jeta un oeil rapide, peu concernée par la baraque en elle-même. Ce qu'elle voulait, c'était surtout des informations sur la personne qui y vivait ou qui la possédait ! Heureusement, Quentin n'avait pas fait les choses à moitié... Même si ce qu'il avait à rapporter n'était pas très motivant. Un squat mal famé dans un quartier certainement pourri. Une sorte de retour à la favela, goût sashimi et sauce soja sucrée pour faire couleur locale.
Elle se contenta de faire claquer sa langue contre son palais sèchement, agacée par la teneur des révélations. Toutefois, il y avait au moins un nom. Syan Kiriyama. Son passage au Brésil correspondait au moment où sœur Edilène l'avait trouvée sur le parvis de son église ! Se pouvait-il que ce nom soit celui de sa... non. Jessandra préféra ne pas spéculer, par crainte de la déception.  A voix basse, elle répéta le patronyme en essayant d'adopter un bon accent. Un essai peu concluant plus tard, la combattante s'adressa finalement à Quentin.

- Vous avez bien travail, hésita t'elle, concentrée sur l'emploi des bons mots. Quartier de la Toussaint... euh... mauvais ? Danger ? C'est ça ?

Il lui suffisait d'une confirmation mais il lui semblait bien que l'un de ses voisins, la voyant un peu perdue en ville, lui avait donné quelques adresses en précisant d'éviter soigneusement ce quartier là. Le pire de tous, donc.
Elle attendit la réponse de Quentin, qui lui attendait peut-être qu'on parle argent. Si c'était mérité, Jessandra avant de payer voulait s'assurer de la fiabilité des informations. Et pour cela, il n'y avait qu'une seule façon de procéder.

- Vous pouvoir me conduire ici ?

Son doigt tapotait l'une des photos qui représentait la facade délabrée du petit immeuble.

- Tout suite ?, ajouta t'elle.

Vu le ton qu'elle avait employé et le regard qu'elle lançait à Quentin, il était clair que plus qu'une question c'était une demande, qui plus est tout à fait pressante. On ne tardait pas à aller à la rencontre de son destin, après tout !
Journalisée
Alex Sanderson
Humain(e)
-

Messages: 690



Voir le profil
Fiche
« Répondre #3 le: Octobre 30, 2016, 10:18:22 »

«  C'est un quartier dangereux oui. Pour diverses raisons mieux vaut ne pas y aller »

Il avait repondu dans un anglais assez bon. C'était sa langue natale et surtout, il avait perçu les difficultes de langage de la combattante.  Buvant une gorgée de son soda, il avait bien  compris qu'elle n'était pas vraiment intéressée par les infos fournies. Visiblement, elle voulait du concret et il avait sans mal deviner la suite. Elle voulait s'y rendre, voir sur place.  Quentin n'était pas forcement d'accord mais le client était roi. Et de toute façon, ce n'était pas son soucis. Lui avait une arme sur lui et connaissant le quartier.  Et puis, il se devait de l'accompagner. C'était son role, même si ce qu'il avait pu trouver comme infos sur sa cliente laissait penser qu'elle n'en avait pas besoin.  Quentin avait collecté des infos sur elle, comme c'était la routine dans ce genre d'enquete . Il fallait vérifier les antécedents de tous les clients.  Et Jessandra  avait un pedigrée intéressant.

« Soit si vous le demandez, je vais vous y conduire sur le champs »

Il n'avait meme pas fini son soda et s'était levé, invitant sa cliente à le suivre. Une fois dans sa voiture, il n'avait pas vraiment été bavard durant le trajet. Homme assez discret et solitaire, Quentin n'était pas du genre à nouer le contact comme cela. Il avait toujours eu ce coté observateur qui prenait avant tout le temps de juger et jauger les gens. Le drame personnel qu'il avait connu l'avait refermé un peu plus sur lui meme  Et l'avait renforcé dans cette attitude

« J'espère que vous trouverez ce que vous êtes venue chercher »

Avait il simplement dit, sincère et honnete. Il souhaitait toujours le meilleur a ses clients, et pas pour l'argent qu'il pouvait y gagner. Ce n'était pas sa motivation. S'il disait cela, c'était par compassion et par sentiment de bienveillance. Car lui savait ce que cela faisait de perdre quelqu'un

« Nous y  voila »

En descendant de l'auto, Quentin balaya les alentours. En pleine journée, il n'y avait que des putes , des sdfs et des mecs défoncés. La criminalité était moindre mais il fallait rester méfiant et sur ses gardes. D'ailleurs, il regarda  Jessandra

« Restons groupés, même si je sais que vous savez vous defendre »

Se dirigeant vers l'adresse, Quentin manifesta une reaction assez revelatrice sur ce qu'il pouvait être comme homme. En effet , alors qu'une prostituée, avec un enfant dans les bras était evnu l'aguicher, il la repoussa calmlement et lui glissa un billet tout en caressant le haut du crane de l'enfant.Sentant le regard de Jessandra sur lui, il se raidit alors et   prit un air plus dur. Il avait exposé pendant un laps de temps une facette de lui qu'il souhaitait cacher.
Journalisée

Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« Répondre #4 le: Novembre 06, 2016, 01:32:16 »

Quentin l'ignorait, mais en faisant l'effort de répondre à Jessandra en anglais et en continuant à échanger avec elle dans cette langue, il marquait des points. Méfiante comme elle l'était (autant par nature que par nécessité, pour tout dire) la combattante de MMA avait du mal à apprécier rapidement les gens. Que Quentin produise ce petit rien avait mise la guerrière urbaine un peu plus à l'aise et l'incitait un peu plus à se fier à lui. Certes, elle n'était pas encore prête à le considérer comme un compagnon infaillible mais il y avait déjà un léger mieux moral. Néanmoins, vouloir l'accompagner dans ce qu'il admettait lui-même être un quartier dangereux, n'était-ce pas en faire trop ? Jessandra le scruta puis haussa les épaules pour elle-même. Après tout, si cet homme voulait se risquer dans les emmerdements, c'était bien son problème ! Elle n'avait certainement pas à lui dicter sa conduite. Aussi la brésilienne se contenta-t-elle de répondre par un mouvement de poignet évasif qui aurait pu se traduire par un "c'est comme tu veux, vieux."
Et bientôt les compères furent partis.

* * *

- J'espère que vous trouverez ce que vous êtes venue chercher.
- Je ne sais pas ce que je cherche.

Le ton qu'elle avait adopté pour répondre en descendant de l'auto avait été plus sec qu'elle ne l'aurait voulu, en vérité. Pour sa défense, Jessandra était tendue. Rouler à travers la Toussaint donnait une assez bonne image du quartier et, sans dire qu'il s'agissait là d'une favela brésilienne, il apparaissait vite que le lieu était un véritable coupe-gorge. La "population" de la rue parlait pour elle. Putains et toxicos se disputaient les chaussées et Chavez n'avait pas eu de mal à identifier ici et là, pour certains cachés, quelques membres de gang qui n'attendaient que de fondre sur de pauvres gens assez stupides pour se perdre dans les environs. Habituée à cette jungle, Jessandra savait qu'il fallait être prudente. Elle remonta ses manches tandis que Quentin repoussait une pute tout en lui donnant un billet. Sûrement pour le gamin qu'elle trimbalait. La combattante observa le manège, puis laissa le détective revenir vers elle.

- Groupés, mais vous restez derrière. Vous n'êtes pas taillé pour traîner ici, Quentin. Elle frappa ses poings l'un contre l'autre. On ne sort pas un billet comme ça dans ce genre de rue, et on ne se laisse pas attendrir pour un bébé.

Sévère, mais aiguisée. Pour expliquer à Quentin (qui était plus un brave gars qu'un crétin, elle n'en doutait pas) pourquoi elle semblait si injuste, elle lui désigna un coin de rue à quelques mètres d'un mouvement de menton.

- Elle sort le gamin pour que vous, vous sortiez la monnaie. Et là bas, à la vitesse de la lumière, vous vous ferez planter pour votre porte-feuille par les deux ou trois types planqués. Ce ne sera pas un coup dans l'eau, puisqu'il vous ont vu filer de l'argent à cette fille. C'est un coup classique. Ça se fait beaucoup aux abords de la favela, c'est parfait pour la mettre à l'envers à des touristes.

Néanmoins, elle pouvait bien admettre que le geste était beau. Chrétien, presque. Jessandra s'en voulu une seconde de ne pas être plus diplomate avec un homme qui n'était apparemment pas mauvais et chercha à se faire pardonner de son ton en lui adressant une tape amicale sur l'épaule. Elle ignorait si il ne prendrait pas la mouche quand même, mais... tant pis. En l'état, Chavez avait d'autres préoccupations que l'état d'esprit d'un relatif inconnu. Echangeant un regard entendu avec le détective, la combattante lui désigna le bâtiment qu'ils venaient visiter. Une poignée de secondes plus tard, ils se trouvaient sur le porche.


La porte était barricadée, maintenue fermée par de grosses planches de bois clouées. Pas vraiment un souci, comme en témoignait la première fenêtre à portée, qui servait sans nul doute d'accès courant à l'intérieur de la ruine silencieuse. Jessandra n'eut qu'à effectuer un rapide saut depuis le porche pour atteindre sans mal la croisée depuis longtemps défoncée, faisant signe à Quentin de suivre. Qu'il soit sportif ou pas, il n'aurait pas de mal à imiter sa cliente qui déjà explorait la pièce dans laquelle elle avait atterrit. Une sorte de petite salle à manger qui communiquait avec la cuisine tout à côté. Bien entendu, il ne restait rien du mobilier exploitable. Le reste était cassé, jeté à terre depuis des lustres. Le passage dans le coin était régulier et assurément, ils ne seraient pas seuls dans la maison. Jessandra décida de s'occuper des problèmes à venir en temps et en heure, quitte à casser quelques mâchoires au passage.
Une fois Quentin entré, elle s'adressa à lui.

- C'est vous l'expert, alors, on cherche quoi ? Comment on cherche ? Je veux dire... il nous faut des documents, des traces. Quelque chose que je puisse exploiter, vous voyez ? Ecoutez, voilà ce que je vous propose, Quentin. Vous vous occupez de chercher, je m'occupe de vous défendre. Ça vous va ?
Journalisée
Alex Sanderson
Humain(e)
-

Messages: 690



Voir le profil
Fiche
« Répondre #5 le: Novembre 06, 2016, 04:38:30 »

Quentin n'était pas vexé non. Bon, la cliente le prenait visiblement pour un mec naif, mais contrairement à ce qu'elle pouvait penser, il avait quand même une certaine routine de ce genre de situations. Il avait appris à frayer avec la lie de ce monde en faisant ce boulot. Sans doute n'était il pas  aussi efficace que Jessandra en matière de défense physique mais ce n'était pas une oie blanche. Mais soit, il acceptait ses conseils et se contenta d'opiner du chef, conscient qu'elle en savait de toute façon plus que lui en la matière. Et puis il préférait s'attarder sur des choses plus concrètes pour lui

« On va fouiller pièce par pièce et voir ce qu'on peut trouver.  Il y a toujours quelque chose qui reste. Croyez en mon expérience »


Bon elle lui avait quand même dit ne pas savoir vraiment ce qu'elle cherchait. C'était pas le genre de reponse qu'il espérait  mais apres tout, ce n'était pas son soucis. Lui était payé pour collecter des infos, les exploiter ne le concernait pas vraiment . Enjambant à son tour le rebord, il pénétra dans le batiment délabré.


A l'intérieur de la maison, en effet la vue n'était pas agreable. Il y avait des déchets partout et surtout, tout était crasseux et cassé. Il y avait des squatteurs et des junkies qui s'étaient fait plaisir avant. D'ailleurs rien qu'au rez de chaussée, ils croisèrent 3 types defoncés en pleine descente. Quelle horreur que de voir des gens se faire du mal comme cela. Quentin ne le comprenait pas  et il eprouvait une grosse incomprehension a ce niveau la.  Pourquoi les humains éprouvaient ce besoin de se détruire ?

« Ceux la ne sont pas dangereux »

Il avait balayé le moindre recoint du regard  en pure perte. Monté à l'étage, il espérait être un peu plus chanceux. Cette fois, c'était des rats qu'il fallait faire dégager et une des pièces avait attiré son attention. Cela devait être un ancien bureau car il y avait plein de caisses. Certaines pour ne pas dire la plupart étaient retournées.  Mais il y avait encore quelques documents et il y avait aussi des cadres photos. Abimé certes, mais toujours bien là

« regardez si vous reconnaissez quelqu'un sur les photos »

Lui  de son coté avait ramassé à gauche et à droite ce qu'il pouvait trouver.  C'était compliqué de savoir  exactement ce qu'il fallait y comprendre  mais un constat lui sautait aux yeux. C'était des rapports d'observation. Plusieurs fois, une meme date,un meme jour revenait sans cesse. Avec des commentaires comme par exemple qui était là, que faisaient ils,  le sexe des personnes . C'était assez precis et fouillé.

« Visiblement des gens étaient surveillés ici . Ou on surveillait des gens»

Il tendit les documents vers sa partenaire, alors qu'il etait passé derrière le tiroir. La aussi la pêche ne fut pas enorme. Néanmoins, il sortit une enveloppe. Ce qu'il y avait à l'intérieur n'existait plus mais  en frottant un peu la poussière et en assemblant les divers morceaux, il put lire le début d'une adresse localisée au bresil.  Assez que pour faire un lilen

« L'adresse n'est pas complète mais cette enveloppe contenait des infos sur un lieu au bresil »
Journalisée

Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« Répondre #6 le: Novembre 14, 2016, 02:26:54 »

Suivant Quentin, Jessandra découvrit un tableau qui ne l'étonna ni ne la choqua. Du délabrement de l'habitation aux camés qui frôlaient l'overdose dans ce qui avait sûrement été un jour un salon agréable à vivre, ce n'était pour elle que du déjà vu. Vivre dans la Cité de Dieu vous habituait à assister à des situations encore plus lamentables que celle-çi. Si Chavez avait eu un peu plus d'humour ou un esprit un brin sarcastique, probablement aurait-elle put ajouter que les conditions étaient encore plus agréables au Japon que dans son Brésil natal, là où les toxicos ne jouissaient nullement d'un tel confort -pour tout relatif qu'il fut dans les faits.
La combattante ne prêta aucune attention aux camés une fois qu'un coup d'oeil l'assura qu'aucun ne pouvait être vraiment dangereux, et préféra emboîter docilement le pas à son détective. Quentin jeta son dévolu sur l'étage et Jessandra ne se fit pas prier pour se fier à son intuition, se retrouvant avec lui dans une nouvelle pièce une fois les marches avalées et les recoins soigneusement étudiés pour éviter toute mauvaise surprise.

Dans ce qui avait un jour été un bureau, d'anciens documents jonchaient le sol. Les rats avaient élu domicile dans ce qui devait être un petit coin de paradis pour leurs portées, mais il y avait matière à fouiller. Ce que Quentin prouva sans attendre en compulsant rapidement  quelques papiers froissés tandis que Jessandra préférait elle s'attarder sur les photos où aucun visage ne lui sembla familier.

- Nada, fit-elle en soupirant. Je n'ai pas la moindre idée de qui sont ces gens.

Elle reposa le cadre qu'elle tenait en main et s'intéressa elle aussi aux papiers. Rien qu'elle ne pouvait toutefois comprendre : le tout était rédigé en japonais et Jessandra était bien incapable de déchiffrer ne fut-ce que le bout de la queue d'une ligne. Il fallait donc s'en remettre à Quentin, bien plus utile qu'elle dans cette situation. L'homme avait apparemment trouvé quelque chose et s'employait à assembler mentalement quelques pièces du puzzle. Jess' en profita pour l'observer une seconde. Un bel homme d'après elle, élégant. Cela importait toutefois peu : le fait qu'il se montre efficace et "humain" le rendait davantage séduisant. Le physique ne faisait pas tout et elle se considérait très mauvaise juge dans l'absolu. Les canons de beauté ne parlaient pas à cette femme un poil frustre, après tout.

- Visiblement des gens étaient surveillés ici . Ou on surveillait des gens.
- Cet endroit servait de... de bureau pour les espions, comme on voit dans James Bond ?

L'assimilation était un peu naïve, mais parlante quand on manquait comme Jessandra de vocabulaire dans la langue de Shakespeare. Toutefois, si elle comprenait bien, la chose était comparable à une planque de flics. Jessandra fronça les sourcils et chercha de son côté n'importe quel document qui aurait pu aider Quentin quand ce dernier lui parla d'une adresse au Brésil. Elle se rapprocha de l'homme et vint consulter le reste d'enveloppe qu'il lui tendait. Il fut très facile d'identifier ce qui s'étalait sous ses yeux.

- C'est l'adresse de l'église de soeur Edilène. Ma mère adoptive. On habitait juste derrière et on faisait directement arriver le courrier là. Ça veut dire que les gens d'ici, au Japon, me... connaissaient ? Elle se gratta la tête. Ma mère disait que je n'avais sûrement pas été déposée par hasard dans la favela mais là, c'est quand même énorme.

Elle poussa un juron en portugais, agacée de ne pas tout comprendre. Et fit quelques pas dans la pièce. L'adresse fournie avec sa couverture lorsqu'elle avait été abandonnée à l'église l'avait menée ici au Japon, pour qu'elle retrouve... l'adresse de l'église où on l'avait déposée. Il y avait sûrement quelque chose à creuser, quelque chose qui lui échappait ! Mais quoi ? C'était frustrant ! Et pour aussi bon que fut Quentin dans son métier, le pauvre ne pouvait pas faire de miracles sans avoir quelque chose à se mettre sous la dent.
Ne sachant pas sur quoi tourner sa colère, Jessandra shoota dans un un vieux tas de papiers présents dans un coin de la pièce et fit voler vieilles factures et autres documents jaunis un peu partout. Cependant, deux ou trois tâches noirâtres attirèrent son regard et elle se pencha pour les ramasser, intriguée.
Il s'agissait d'autres photographies, en noir et blanc, qu'elle inspecta rapidement avant de faire signe au détective de le rejoindre. Une fois qu'il fut à sa hauteur, elle lui remit les clichés.

- Il y a beaucoup d'hommes-animaux, au Japon ?, fit-elle en tapotant du doigt l'une des photos.

On voyait sur le papier glacé une fille entre l'homme et le chat (elle présentait les oreilles caractéristiques des nekos, ainsi qu'une queue de chat alors que ses bras se terminaient par des mains qui évoquaient furieusement des pattes félines) sortir du bâtiment dans lequel se trouvaient actuellement Jessandra et Quentin -la facade était reconnaissable.
Pour Jess', qui ne connaissait rien de Seikusu, ça aurait pu passer pour un cosplay. Mais si le détective était un peu au fait de la vie "paranormale" de la ville, il aurait peut-être rapidement reconnu une terranide. Et sur une autre photo, un homme cachait (mal) une épée ! Un troisième cliché présentait un autre terranide, plus difficilement identifiable. Pas de doute : cette maison servait de lieu de passage pour de très insolites migrants venu de Terra. Peut-être y avait-il plus encore à découvrir que Quentin et sa patronne ne l'avaient d'abord imaginé ?

- Prenez quelques papiers et tout ce que vous voudrez, et allons-y. Je voudrais voir les autres pièces.

Le ton était sec, plus qu'elle ne l'aurait voulu. C'était sa façon à elle d'être excitée, d'une certaine façon. Mais la maison était encore grande et il fallait tout fouiller pour être sûr de ne rien laisser passer. De plus, il fallait se presser et en terminer avant la nuit. Inutile de traîner là une fois que la population nocturne commencerait à venir se loger...
Journalisée
Alex Sanderson
Humain(e)
-

Messages: 690



Voir le profil
Fiche
« Répondre #7 le: Novembre 14, 2016, 05:47:36 »

« je crois comprendre ce qu'il se passait ici « 

Quentin n'était pas enchanté de ce constat. Il faisait la moue . Il avait observé les photos plus d'une fois et ne pouvait pas se tromper : c'était bien des terranides.  Lui qui avait horreur du paranormal devait bien admettre que pour le coup, il était servi. Pour faire simple, il n'avait jamais cru toutes ces histoires sur le coté paranormal de cette ville.  Du moins dans un premier temps. Puis mis devant le fait accompli, il avait bien du admettre que il y avait bien des choses étranges qui se passaient dans cette ville.  Mais il n'avait jamais cherché à en savoir plus.  Tout simplement parce que cela le mettait mal à l'aise.

« Ce lieu etait un refuge pour les terranides.une sorte de porte entre les deux mondes. C'est compliqué à expliquer mais cette ville a des entrées sur des mondes inconnus de l'humain. Je ne suis pas au fait de tout cela, je pourrai vous presentez des personnes qui le sont.  Mais en gros cela veut dire que votre histoire a un lien avec des choses qui dépassent l'entendement humain* »



Il ne pouvait pas en dire plus et n'en avait pas la capacité de toute façon.  Passant à une autre pièce, il y avait là encore pas mal de désordre.  Compliqué pour lui de trouver des choses exploitables.  Il avait eu beau retourner quelques caisses, quelques meubles, ramassaient ce qu'il pouvait , l'ensemble était nul.

« Il n'y a rien ici . On passe apres tant de monde que c'est compliqué de trouver des éléments »

déçu et frustré, il était passé dans l'autre pièce. Il espérait etre plus chanceux et d'une certaine façon ce fut le cas.  Au milieu d'un énième désordre , au milieu de la poussière, des seringues usagées,des matelas puant la pisse et de ce qu'il restait du mobilier passé, il avait quelque chose. Et pas n'importe quoi. Un médaillon, qui refletait la lumière du soleil. Que faisait il ici ? Pourquoi personne ne l'avait ramassé au milieu de de bazar ? S'approchant , il le saisit et fut alors frappé d'une violente décharge , qui le fit pousser un cri et lacher le médaillon. Ce fut bref mais intense

« Maudit soit il, je comprends pourquoi personne ne l'a emporté »


 c'était un médaillon porteur. Cela permet au terranide de voyager d'un monde à l'autre. Mais aussi à des humains d'aller dans l'autre sens

« Porter ceci permet de voyager a travers les mondes. Plus de doutes, il doit y avoir une entrée secrète dans le  batiment »

Il regardait sa patronne avec un air inquiet. Il n'aimait aps tout ceci , mais il ne voulait pas reculer. Il avait un travail à accomplir et comme chaque fois, il se sentait investi d'une mission.  Il devait aller au bout peu importe ce qu'il allait découvrir



« Vous n'avez jamais eu ce type de médaillon plus jeune ? Ou quelque chose qu'on vous aurait toujours dit de garder coute que coute ? »

Peut être etait elle une de ces humaines qui avaient le droit de voyager d'un monde à l'autre et que pour une raison inconnue, on avait éloigné d'ici. Une idée lui vint alors, pour confirmer ses doutes

« Essayez de prendre ce medaillon »

Et si elle ne ressentait rien, alors elle serait bel et bien une  humaine initiée au mystère le plus grand
Journalisée

Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« Répondre #8 le: Novembre 15, 2016, 10:28:13 »

- Ce lieu etait un refuge pour les terranides.une sorte de porte entre les deux mondes. C'est compliqué à expliquer mais cette ville a des entrées sur des mondes inconnus de l'humain. Je ne suis pas au fait de tout cela, je pourrai vous présenter des personnes qui le sont.  Mais en gros cela veut dire que votre histoire a un lien avec des choses qui dépassent l'entendement humain.
- ...Est-ce que vous vous foutez de ma gueule, là ?

Difficile pour Jessandra de comprendre ce que Quentin venait de lui dire, et même difficile de l'imaginer. Chavez était une personne très terre-à-terre, catholique convaincue de surcroît. Pour elle, la possibilité d'éventuels "autres mondes" se résumait au Paradis et à l'Enfer -qu'elle ne désirait pas rejoindre de sitôt par ailleurs. Mais Quentin avait parlé d'un passage, de réalités inconnues et de paranormal... Merde ! Pour Jessandra, le paranormal se résumait aux quelques apparitions de la Vierge et autres images christiques à travers le Brésil et dans le reste du monde. Et voilà que cet inspecteur lui lâchait, sans trembler des genoux en plus, qu'il y avait d'autres possibilités. La combattante le considéra, poings serrés et mâchoire fermée. Si il se moquait d'elle, il le sentirait passer !
Pourtant, Quentin ne cilla pas. De deux choses l'une : soit il était doué pour la comédie et ne présentait même pas l'esquisse d'un rictus devant sa tête éberluée, soit il était tout à fait convaincu de la véracité de ses propos, tout aussi abracadabrants qu'ils fussent. Jessandra, incapable de trancher, se détendit. Son partenaire quant à lui continuait avec application sa visite du taudis, rapidement rejoint par sa patronne dont la curiosité était malgré tout titillée.

Le reste de la baraque était tout aussi peu hospitalier que les premières pièces et il ne faisait aucun doute que ça se vérifierait certainement de la cave au grenier. Tout était triste, tout suintait l'abandon et le squat. L'odeur de vieille pisse emplissait le nez, mêlée aux relents d'humidité et de poussière. Les chaussures écrasaient des cadavres de capotes usagées et crissaient sous les seringues cassées. Les meubles restant avaient été depuis longtemps désossés. Jessandra contemplait le triste spectacle quand Quentin cria. Surprise mais vive, la brésilienne se rua sur lui et posa ses mains sur ses épaules, lui demandant si ça allait. En regardant par-dessus l'épaule du détective, elle découvrit le médaillon que tenait l'homme, qui lui sembla luire étrangement une seconde. Jessandra secoua la tête pour elle-même, lâchant Quentin une fois assurée qu'il était en bonne santé.
Pour le détective, c'était clair : le bijou était la clé de la porte qui s'ouvrait sur un autre monde, porte qui gisait patiemment quelque part dans la maison.

- Vous n'avez jamais eu ce type de médaillon plus jeune ? Ou quelque chose qu'on vous aurait toujours dit de garder coûte que coûte ?
- Je... non, non. Ma mère m'a dit qu'il n'y avait que le papier que je vous ai copié et qui comportait donc l'adresse de l'endroit où nous nous trouvons. Jessandra fronça les sourcils. Ceci dit, elle me demandait de faire très attention au chapelet qu'elle m'avait fabriqué elle-même. Il doit être chez moi. Enfin, là où je vis à Seikusu, je veux dire.

E
lle expliqua ensuite que Soeur Edilène, sa mère adoptive, lui avait sculpté un petit crucifix dans un morceau de bois lorsqu'elle était très jeune. Ce n'était pas très évocateur d'une situation particulière, mais Jessandra finit par avouer qu'il lui était arrivé de voir la petite croix luire d'un léger éclat bleuté, comme l'avait fait le médaillon lorsqu'elle avait posé les yeux dessus à l'instant. La combattante avait des souvenirs très clairs de ces minuscules événements et ne pouvait pas les ignorer. De là à dire que c'était lié... à demi-mots, elle confessa à Quentin qu'elle avait toujours voulu voir dans les petits phénomènes de son crucifix de bois la main du Seigneur qui veillait sur elle. Elle se mordit la lèvre inférieure ensuite, ayant l'impression de maintenant blasphémer. Alors, tout ça n'avait rien à voir avec le Tout-Puissant ? La guerrière urbaine ne savait plus trop que croire.

- Essayez de prendre ce médaillon.

Ses grands yeux bleus se posèrent sur Quentin, l'interrogeant en silence. Nul doute que le charmant détective était des plus sérieux dans sa proposition, lui tendant doucement le bijou qui reposait dans la paume de sa main. Jessandra tendit la sienne au-dessus mais, au dernier moment, se ravisa. Du bout de la langue, elle s'humecta les lèvres, signe chez elle d'une pointe de stress.

- Vous... vous êtes sûr ?

Question purement rhétorique. Quentin ne lui aurait pas proposé innocemment de faire ça après les révélations sur le chapelet. Elle pensait commencer à le connaître un peu à présent et estimait que c'était un homme fiable, qui savait en général ce qu'il faisait et qui n'agissait pas en pure perte. Grâce à lui, elle avait découvert tout ça, même si le mystère autour de ses origines ne faisait que s'épaissir d'une bien curieuse façon.
Détaillant l'homme, elle hocha la tête pour elle-même. Jessandra Chavez n'allait certainement pas reculer. C'était une battante, une forte tête. Se laisser impressionner par un pauvre bijou alors qu'elle avait affronté et vaincu des types de trois fois sa taille et son poids en tête à tête ? Ah ! Jamais ! D'un coup, sa main se referma sur le médaillon et resta au contact de celle de Quentin. Eeeeeeet... rien ne se passa. Absolument rien.

- Je me doutais que c'était stupide. Désolé, vous aviez l'air si convai...


D'entre ses doigts fermés, des rais de lumière bleuté jaillirent alors, inondant la pièce d'un bel azur. De là, tout s'emballa. Le phénomène remonta le bras de Jessandra alors que le sol se mit à trembler légèrement. Les meubles fracassés à terre s'agitèrent, comme fous, tandis que les murs se lézardaient et que la jeune femme semblait irradier de lumière. Ici et là, quelques papiers s'enflammèrent spontanément. Dans les murs, quelques vieilles canalisations claquèrent et l'eau qui suinta se mit à léviter en petites gouttelettes, comme si l'endroit avait perdu juste pour elle toute gravité. Le spectacle avait quelque chose d'aussi catastrophique qu'irréel, étonnante fantaisie dans des lieux si pitoyables.


Elle cria. Jessandra Chavez, totalement dépassée par les événements qui s’enchaînaient, criait. Elle qui mettait un point d'honneur à ne jamais exprimer trop clairement douleur et fatigue se retrouvait dans un état qui avait fait voler en éclats sa volonté. Un hurlement étrangement lointain, qui mêlait la peur à une intonation plus suave et plus inattendue. Il y avait là, dans les fonds de sa voix, quelque chose qui s'apparentait à une forme de plaisir.
Toutefois, il fallait que Quentin lui vienne bel et bien en aide. Les effets autour du duo s'amplifiaient à mesure que Jessandra gardait le médaillon en main. Et malgré le cri, la jeune femme conservait le poing fermement clos sur l'étrange artefact...
Journalisée
Alex Sanderson
Humain(e)
-

Messages: 690



Voir le profil
Fiche
« Répondre #9 le: Novembre 15, 2016, 10:17:44 »

Quentin etait resté figé pendant un moment. Les secondes lui avait paru des heures et surtout, il était petrifié de surprise. Il avait bien imaginé une reaction mais pas celle là. Cela depassait tout ce qu'il avait pu imaginer.  Que devait il faire ? Lui meme ignorait dans quoi il venait de mettre les pieds. Complètement abasourdi, il essayait dans un premier temps de garder son équilibre. Cette maison  allait leur tomber dessus si cela continuait.  Surtout, il avait l'impression que Jessandra etait à la fois souffrante et ravie. Il émanait d'elle meme des choses ambivalentes 

« Jessandra, jessandra »

Elle ne repondait pas vraiment. Visiblement prise dans un phénomène qui  la depassait,  il essayait de s'approcher d'elle mais non seulement, il avait du mal vu tout ce qui se passait autour de lui, mais en plus il avait la sensation que l'aura autour d'elle le menaçait. 

« Lachez ce medaillon, lachez le »

Sauf qu'elle ne le pouvait pas. Se protégeant tant bien que mal,  evitant les objets volatiles, il avait fait quelques pas vers elle au prix d'efforts surhumains. Vidés , epuisé physiquement, il essaya de la saisir mais une nouvelle decharge,provenant de l'artefact le frappa.  Il recula, de plusieurs mètres meme et tomba sur le sol,a ccusant le coup. Son corps avait souffert et il avait l'impression d'être brulé à diverses parties

Impuissant, il essayai de revenir, mais cette fois, en rampant le long du sol. Il aurait pu s'enfuir mais ce n'était pas dans ses habitudes. Et surtout, c'était pas sa façon de faire. Il devait rester là et l'aider. Mais etait ce seulement parce que c'était sa cliente ? Il n'avait pas vraiment le temps d'y penser.

« Le crucifix »

cria t'il. L'avait elle encore sur elle ? Il ne le savait pas et en doutait vu que ce n'était pas forcement l'objet le plus pratique à emporter.  Toujours entrain de ramper, il ne pouvait pas s'approcher plus. Il ne voulait pas se prendre une autre decharge  et surtout, avait peur tout simplement de lui meme y perdre la vie.  Impuissant, il se demandait quoi faire

Puis finalement, tout s'arreta comme si cela n'avait jamais existé.  Jesandra etait sur le sol, inerte et inconsciente. Et la piece semblait etre redevenue ce vieux cloaque qu'elle avait toujours été. Pour sur, il aurait pu croire qu'il avait revé.  Mais ses blessures et l'etat de jessandra prouvaient le contraire..

Se mettant à coté de la jeune femme, il ll'avait prise par la tete pour la soutenir et essayer de la reveiller en lui tapotant le visage. Il avait vérifié, elle respirait toujours. Seulement dieu sait dans quel état elle reviendrait de ce phénomène ? Il ignorait tout d'eventuels effets secondaires. Attendant febrilement, lui tenant la main, , il souffrait lui meme et remarqua que sur son bras, son torse et le bas de son dos, il avait des marques rondes rougeatres , comme si son corps avait ete frappé  dans ces endroits la . Cela lui faisait mal mais ce qui était etrange c'est que ses vetements avaient complètement disparus aux points d'impact.
Journalisée

Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« Répondre #10 le: Novembre 22, 2016, 12:02:30 »

Elle cligna des paupières une première fois, mais ces dernières lui semblèrent si lourdes qu'elle ne parvint pas à se résigner à les ouvrir tout à fait. Un gémissement, discret et plaintif, avant qu'elle ne s'évanouisse à nouveau -si jamais elle s'était seulement réveillée vraiment. Au bout d'un petit quart d'heure, Jessandra fut prise d'un sursaut et enfin sa volonté fut plus forte que le mal de crâne qui bourdonnait entre ses tempes. Mal réveillée, la brésilienne se recroquevilla un peu sur elle-même et contre son indéfectible soutien, allant même enfouir son visage contre le torse de ce dernier. Sa tête lui faisait si mal ! Elle grogna, jura dans sa langue natale, se crispa contre Quentin.
Que s'était-il passé ? Elle se souvenait d'un afflux de puissance entre ses mains, de sentiments inconnus plaisants et dévastateurs... Et c'était à peu près tout.

Au prix d'un effort qui lui sembla horriblement surhumain, Jessandra ouvrit les yeux pour de bon et redressa la tête, découvrant qu'elle était blottie contre un Quentin qui semblait pour le moins mal en point. Que s'était-il passé pour qu'il soit dans cet état là ? Qui l'avait malmené de la sorte ? Il semblait blessé, ses vêtements déchirés ! Elle fut prise d'une bouffée d'angoisse. Est-ce que, sous la panique de cet événement énigmatique, elle l'avait battu ? De quelques coups d'oeil affolés, Jessandra détailla le pauvre détective et ses habits.  Heureusement, ces stigmates n'étaient clairement pas issus de coups de pied ou de coups de poing. Elle fut à peu près rassurée et préféra pour le moment ne pas demander ce qui avait été la cause de l'état de son compagnon. Mieux valait attendre d'être plus en sécurité et au calme, pour ça.

Souriant à Quentin pour le rassurer -et se rassurer elle-même, qui se sentait encore fébrile et gênée d'avoir été ainsi collée à un relatif inconnu- Jessandra se releva maladroitement et tendit la main au détective pour qu'il l'imite. Le pendentif brillait silencieusement à terre, frappé par un léger rayon de soleil. Elle le désigna à son partenaire d'un mouvement de menton.

- Je ne sais pas trop ce qui s'est passé, mais je suis à peu près sûre que c'est en rapport avec cette chose. Vous... vous devriez l'emporter, mais ne pas me la donner.

Compatissante et mal à l'aise du sort de l'homme, elle lui frottait amicalement le dos et alla jusqu'à ôter la veste de son jogging pour la lui proposer, elle-même restant dans un simple débardeur sportif qui la mettait (malgré elle, pour tout dire), correctement en valeur. Cela importait de toute façon peu ; il fallait dégager d'ici et prendre un peu de repos pour faire le point. Et surtout trouver un sachet d'aspirine à ingurgiter rapidement au risque d'avoir le crâne semblable à la batterie d'un concert de death metal.

- Allons chez moi, finit-elle par dire. Mon amie nous soignera.

Robuste, elle passa le bras de Quentin autour de son cou et supporta le poids de l'homme pour l'aider à marcher. Elle n'était pas sûre que le détective en avait réellement besoin mais se sentait coupable de son état. C'était une façon de s'excuser, de montrer qu'elle était désolée. Tout ce qu'elle ne pouvait pas transmettre par manque d'habitude et surtout de maîtrise de la langue. Alors, en clopinant (elle s'aperçut bien vite que ses forces étaient bien basses et revenaient paresseusement dès les premiers pas) elle entraîna leur duo vers les escaliers, espérant retourner sans encombres jusqu'à la voiture de Quentin. De là, elle lui donnerait son adresse et une fois à l'appartement, Bethany s'occuperait de leur appliquer pommade et autres bandages si nécessaire. Cela leur laisserait le temps de réfléchir, de faire le point. Sans doute Quentin ne voudrait-il pas continuer à l'aider après tout ce qui venait de se passer. Dommage...

Soudain, une fois de plus, la maison trembla. Jessandra s'arrêta et regarda les murs, le sol, le plafond. Elle vit la poussière tomber des lézardes, et quelques étranges rais d'une lumière bleuâtre filer d'entre les lattes du parquet depuis les étages inférieurs. Le phénomène s'amplifia durant une poignée de secondes puis se calma d'un coup. La brésilienne échangea un regard inquiet avec Quentin.

- Je pense qu'on devrait vite se tirer d'ici.

Elle accéléra vers la porte, quand elle entendit de lourds bruits de pas en provenance de l'escalier qu'elle essayait justement de rejoindre. Un pas lourd mais étrangement fluide, qui résonnait de cliquetis métalliques. Peu importe ce qui montait : ça arrivait vite et ça portait du fer. Surprise par sa propre constatation, Jessandra prit trop de temps à faire volte-face et se retrouva nez-à-nez avec la personne qui avait gravit prestement la volée de marches pour arriver tranquillement sur le seuil de la porte.
Et Quentin, comme Jessandra, se retrouva en face de la plus improbable des créatures qui pouvait se trouver au beau milieu d'une maison abandonnée du quartier de la Toussaint.

Spoiler  

L'elfe à la peau brune détailla le couple, prenant le temps d'adresser à Quentin un clin d'oeil bourré de sous-entendus graveleux puisque accompagné d'un léger mouvement significatif de sa généreuse poitrine joliment exposée. Puis elle s'arrêta plus longuement sur Jessandra, avant de saisir sa massive épée et de prendre la parole dans une langue étrangement compréhensible par les deux larrons mal en point.

- La bonne nouvelle, commença-t-elle, c'est qu'il ne me faut que l'un d'entre vous. La mauvaise, c'est que j'ignore lequel. Je vais donc vous prendre tous les deux, et vous couper les pieds pour être sûre que vous ne m'échapperez pas. Je déteste courir derrière les fuyards. Désolé, beau gosse, dit-elle à Quentin. Tu resteras peut-être pas mal même en ne te tenant que sur les chevilles !

Elle leva son arme dans un mouvement fulgurant et heureusement, Jessandra parvint à être tout aussi rapide qu'elle. D'un mouvement d'épaule brutal, elle dégagea Quentin sur le côté et s'écarta juste à temps pour voir la lame s'enfoncer dans les lattes du sol. Elle n'y resta pas assez longtemps pour que la brésilienne puisse contre-attaquer, l'elfe se montrant bien assez vive et puissante pour récupérer son arme comme si de rien n'était, continuant déjà l'assaut en prenant la jeune femme pour cible. Jessandra se retrouvait acculée, contrainte à la défensive. Jamais elle n'avait affrontée pareille épée, sans compter qu'après avoir saisi le médaillon elle était trop fatiguée pour se montrer réellement efficace au combat. Néanmoins, son agilité et son instinct de survie accomplissaient un travail honorable alors qu'elle esquivait les tranches de lame in-extremis, sa peau parfois ouverte par un coup ici et là.

- DÉGAGE, QUENTIN, ALLEZ !

Hurlant son ordre à Quentin, elle tenta de lui faire gagner du temps en profitant d'une ouverture chez l'elfe pour lui foncer dessus. La rousse tenta bien de rabattre son épée pour faire barrière mais Jessandra l'avait prévu. Elle lui bloqua le poignet qui manipulait l'acier au dernier moment, empêchant la contre-attaque tandis qu'elle prenait un appui puissant sur ses deux jambes écartées et donnait un mouvement de hanche qui aida à envoyer son coude dans le buste de l'elfe, ce qui fit reculer cette dernière le souffle coupé et la salive aux lèvres.

Espérant que Quentin mettrait à profit ce temps gagné pour filer à l'anglaise, Jessandra adopta une position basse sur ses jambes pliées, les bras en garde haute. La concentration focalisée sur son souffle, la combattante centrait au mieux ce qu'il lui restait d'énergie pour repousser l'assaillante armée qui crachait à terre en relevant son arme.

- Petite putain... tu vas regretter ça.
- On en rediscute d'ici dix minutes, quand je t'aurai cassé toutes les côtes ?

Piquée au vif, l'elfe chargea dans un cri de colère.
Journalisée
Alex Sanderson
Humain(e)
-

Messages: 690



Voir le profil
Fiche
« Répondre #11 le: Novembre 22, 2016, 09:38:53 »

Bon , pour Quentin les choses devenaient complètement folles. L'enchainement des faits devenaient vraiment inquiétant et complètement dingues.  Il y avait d'abord eu  Jessandra qui l'avait aidé à se relever et à sortir d'ici.  Quentin souffrait beaucoup aux traces des brulures, comme si cette partie de son corps était morte.  Il ressentait des piquotements constants  et cherchait un moyen de se sortir de cela. Mais seul il ne le pouvait pas et c'est donc sa cliente qui l'aidait.Cette proximité etait étrange et il ne savait pas dire s'il se sentait bien ou mal. Ce n'était pas désagreable en tout cas. Mais cela avait le don de le perturber.

« Laissez moi , partez, il faut sortir d'ici »

Il murmurait plus qu'il ne parlait.  Affaibli, il ressentait une drole d'impression. Ce lieu était dangereux, et pas pour sa population. Non, le soucis etait autre. Impression confirmée par le nouveau phénomène magique qui apparut.  La maison tremblait de nouveau, le plafond menaçait de s'effondrer et il y avait eu des halos lumineux annonciateurs  Puis des bruits de pas dans l'escalier et enfin il l'avait vu


Nomd e dieu, c'était quoi ce truc ? Partagé entre effroi et incredulité, il avait la  sensation qu'il n'était pas là en vrai. Oui il revait, c'était certain.Pourtant,  ce n'était pas le cas, il etait bien vivant, bien present, bien conscient. Et il avait donc face à lui ce qui d vait être un elfe.  Et visiblement, c'était pas le genre à vouloir discuter ou prendre des gants. En gros, il voulait  les embarquer tous les deux sans preciser lequel etait ciblé. Et vu son quipement et ses propos, c'était de gré comme de force.

« Jessandra il faut « 

pas le temps de finir. Envoyé sur le sol par precaution, il voyait la jeune femme au prise avec ce monstre.  Degainant son arme de son holster, il pointa mais qui visait ? Il faisait sombre dans la pièce et les deux en face de lui étaient au corps à corps.  Jessandra lui disait de partir mais il en était hors de question

« Hors de question d e vous abandonner Jessandra »

Il savait lui aussi donner des ordres et hurler.  Et meme si c'était une folie, il ne se voyait pas laisser une femme seule dans ce lieu, meme si elle etait du genre coriace
***************************************************************************************************************************************************************

« Tu fais une erreur ma jolie. Ou alors tu fais cela pour défendre ton petit ami ? Comme c'est mignon »

Désormais sur ses gardes, elle savait que face à elle, il y avait une personne sachant se battre. Voilà pourquoi, rusant, elle tapa d'un mouvement ample son épée sur le sol ce qui fit déferler vers Jessandra une vague d'énergie  la dé stabilisant. Moment choisi pour se ruer vers elle et attaquer.
**************************************************************************************************************************************************************************

 Quentin de son coté avait toujours son arme en main. Il attendait le bon moment. Est-ce que une balle pouvait faire mal à ce genre de choses ? Il en doutait mais il n'avait pas mieux sous la main. Alors quand elle fit basculer Jessandra, il vit l'ouverture. Visant, il appuya sur la gachette. Le sort en était jeté.
Journalisée

Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« Répondre #12 le: Novembre 22, 2016, 10:41:41 »

- Tu fais une erreur ma jolie. Ou alors tu fais cela pour défendre ton petit ami ? Comme c'est mignon.

Si l'elfe pensait déstabiliser Jessandra avec ce genre de choses, elle se fourrait allègrement le doigt dans l'oeil. Certes, la brésilienne avait de quoi être désarçonnée par cet espèce de super-cosplay des plus réels, mais la rousse avait fait une erreur de calcul. En levant son arme contre la combattante de rue, elle s'était déclarée en tant qu'adversaire à abattre. Et épée et oreilles pointures ou pas, Jessandra se retrouvait ainsi instantanément dans son élément de prédilection. Elle n'aurait qu'à abattre Longues-Oreilles en premier lieu, puis à se poser les questions plus tard. C'était aussi simple que ça !
Bien sûr, affronter une épée pareille était un élément inédit. Seulement la sabreuse était désavantagée dans cet environnement clos et étroit. Sa lame était grande, la pièce relativement exiguë... Une fois que Jessandra aurait pénétré sa garde pour aller au corps-à-corps, elle n'aurait aucun mal à lui infliger assez de dommages pour lui faire mettre genou à terre. De là, Quentin pourrait s'en aller et elle le suivrait dans la fuite. Simple et net.

Seulement, Quentin était chevaleresque. Trop pour son propre bien mais aussi pour celui de la femme qu'il tentait héroïquement de soutenir malgré la situation et ses blessures. D'un coup d'oeil sur le côté, Jessandra constata que l'homme était encore présent et prêt à l'aider. Elle voulu lui ordonner de partir de nouveau quitte à l'insulter copieusement, mais ces quelques courtes secondes d'inattention furent exploitées par l'elfe à l'épée. La terranne abattit cette dernière sur le sol, projettant une vague d'énergie qui fit voler en éclats le parquet en progressant instantanément vers une Jessandra bien incapable de se défendre contre ce genre d'attaque. Le choc la propulsa au travers d'un mur heureusement très peu épais, dans un nuage de poussière de plâtre.

Mais au jeu du plus prompt, le charmant détective avait également son mot à dire. L'exclusion de sa partenaire lui laissa le temps de tirer. Le coup de feu claqua sèchement dans l'air et la balle frappa l'elfe avec brio, lui traversant le bras de part en part. La rousse poussa un cri de douleur et lâcha son arme sans y penser, hurlant des insultes dans sa langue d'origine. C'est un regard de folle-furieuse qu'elle déposa ensuite sur Quentin, levant sa main valide pour incanter rapidement un sort. Une boule de feu s'embrasa dans la paume qu'elle levait au-dessus du jeune homme, qu'elle contemplait d'un air mauvais. Si elle avait put tuer d'un regard, nul doute que le terrien aurait déjà périt éventré depuis quelques instants.

- PETITE MERDE ! JE VAIS TE BRÛLER LA GUEULE ! TU VAS REGRETTER DE T'ETRE REBELLE CONTRE MOI, POURCEAU INFÂME !

Et, vive comme l'éclair, elle abattit sa main enflammée en direction du visage de Quentin, bien décidée à le faire fondre comme de l'argile. Ce fut un sifflement qui l'arrêta à un cheveu du faciès mâle, la flamme prête à lécher les traits du pauvre détective. L'elfe tourna la tête en direction du bruit et se retrouva à détailler le trou qu'avait fait Jessandra après avoir valdingué suite à la vague d'énergie. La rousse y vit la silhouette de la lutteuse se dessiner tandis que cette dernière courait vers elle, passant dans le sens inverse à travers le trou et accomplissant quelques foulées pour rejoindre la tortionnaire de Quentin.
La rouquine tenta bien d'opposer sa main enflammée à la brésilienne, mais Jessandra la devança et déploya ses jambes pour bondir. Déployant en l'air ses membres inférieurs tels des fouets d'os et de chair sur l'impulsion d'un coup de rein fabuleux, la combattante percuta le visage de son adversaire sans lui laisser la possibilité de réagir. Et le choc fut violent. L'elfe se retrouva pour ainsi dire dans les cordes, frappée à la joue et envoyée contre le mur le plus proche.

Le temps qu'elle se remette de ça, et les deux seraient déjà loin... Du moins Jessandra l'espérait-elle. Complètement vidée, la brésilienne ne tenait plus que grâce à l'adrénaline qui courait dans ses veines. Bientôt, ses muscles se chargeraient d'acide lactique et l'empêcheraient de se mouvoir, sans compter la fatigue qui la tiraillait.
Sans prendre le temps de s'assurer que l'elfe était réellement KO, elle fonça vers Quentin et le prit une fois encore sous le bras, le forçant à se relever pour l'entraîner le plus rapidement possible dans les escaliers. Il fallait rapidement sortir de ce trou à rats. Heureusement pour eux, la voiture du détective était garée juste en bas !

- Je t'avais dis de dégager. Plus la peine de vouvoyer, maintenant. Tu aurais fais démarrer la caisse, pour qu'on se tire plus vite, malin.

Bien que son ton était sec et son pas pressé, Jessandra ne semblait curieusement pas en vouloir spécialement à Quentin. Elle-même ne savait pas trop pourquoi, mais cela importait pour le moment très peu. Traînant l'homme à travers l'escalier puis les pièces du bas en cherchant à rejoindre la fenêtre par laquelle ils avaient investi le bâtiment, elle tendait l'oreille vers l'étage. Si l'elfe revenait à la charge, elle l'entendrait sûrement arriver. En revanche, pour la tenir en respect une troisième fois, ça relèverait plus du miracle que de la technique.

Pressant encore le pas, Jessandra adressa une prière silencieuse au Seigneur afin qu'Il les aide à se tirer de ce mauvais pas.
Journalisée
Alex Sanderson
Humain(e)
-

Messages: 690



Voir le profil
Fiche
« Répondre #13 le: Novembre 23, 2016, 05:46:59 »

Quentin avait vu sa vie prendre fin. Du moins il l'avait envisagé. Quand l'elfe s'était lanc sur lui avec comme idée première de lui  exploser la tete, il avait eu le temps de repenser à pas mal de choses.  Et a  Cynthia precisement. Cela faisait maintenant 2 ans qu'elle était morte et il n'y avait pas un jour sans qu'il y pense. Elle était sans cesse avec lui par la pensée et par le coeur. Et il savait tres bien qu'il ne pourrait jamais l'oublier. Il refaisait cette scène de l'accident, encore et toujours, se demandant ce qu'il aurait pu faire d'autre pour s'en sortir. Il se sentait coupable de ne pas avoir été là, de ne pas avoir ete dans l'auto en meme temps.  C'était cela le plus dur, etre ici quand elle n'était plus la. C'est pour cela qu'il avait tant desiré aidé Jessandra. Il faisait un transfert, pouvait on le blamer pour cela ?


Mais alors qu'il était pret, elle était intervenue. Une fois encore. Il avait rouvert les yeux et avait pu la voir envoyer valdinguer ce foutu elfe dans le décor. Non tout n'était pas fini, et etrangement, il se sentait heureux d'avoir encore du temps à vivre ici.  Il pouvait encore nourrir des projets et il estimait avoir encore des choses à accomplir. Comme aider cette jeune femme avec qui il venait d evivre quelque chose de fort

« J'allais pas t'abandonner. Question de principe »

Sortant avec elle, il se hata autant que faire se peut pour ne pas etre une grosse charge pour elle.  Il souffrait mais l'adrenaline faisait le reste. Arriver jusque la voiture lui parut long, trop long meme, mais il avait finalement obtenu gain de cause.

« On y est »


Pas rassuré, il se hata d'entrer dans sa voiture  et mit le contact. Pendant un temps le silence regna dans l'habitacle, comme si chacun essayait de rassembler ses idées du mieux possible. Non il n'avait pas revé et non, plus jamais il ne pourrait vivre normalement apres cela

« Putain c'était quoi cela »

l'entendre jurer ainsi avait une saveur particulière. Relachant un peu la pression, il regardait souvent dans le retro ou derrière lui pour voir s'il n'était pas suivi.  Il avait le souffle court, et voulait etre sur de ne pas avoir revé

« Je sais pas le sens de tout cela mais desormais je te laisse plus seul. Ok tu sais te defendre, mais ce truc là, ca depasse toute logique humaine.  Il faut qu'on demande de l'aide « 

mais à qui ? Pour le coup il se sentait impuissant et dépassé. Et pas qu'un peu.  Regardant sa partenaire il cherchait un sens a tout cela. Sauf qu'il n'en voyait pas et que donc, il ne pouvait pas comprendre . Sauf une chose

« t'es en danger, c'est une certitude »
Journalisée

Jessandra Chavez
Humain(e)
-

Messages: 304



Voir le profil
Fiche
« Répondre #14 le: Novembre 28, 2016, 04:19:32 »

Quentin avait su se montrer rapide et le coup de Jessandra assez puissant. Le duo mal en point était donc parvenu à fuir de la vieille baraque avant que l'elfe ne revienne à la charge, et la combattante urbaine se félicita de constater que son détective ne rechignait pas à appuyer sur l'accélérateur. Elle ne se détendit toutefois que quelques pâtés de maison plus loin, lorsqu'elle fut convaincue que l'étrange femme aux oreilles pointues n'était pas dans leur sillage. Quelle folie ! Que faisait, dans la vraie vie, cette exilée des histoires de Tolkien ? Une elfe, une vraie, en plein Japon ? C'était purement délirant. Même si Quentin avait expliqué que Seikusu n'était pas tout à fait une cité ordinaire, en arriver là était invraisemblable.
Jessandra laissa tout ça de côté, le temps de sentir la pression redescendre. Maintenant que le flot d'adrénaline se calmait dans ses veines, la douleur se faisait plus présente. Elle et Quentin avaient besoin de soin mais heureusement, ils n'avaient pas été durement brûlé. La brésilienne donna son adresse à son compagnon, lui expliquant qu'elle habitait avec une amie qui s'occuperait d'eux.

- T'es en danger, c'est une certitude.
- Je viens des favelas, Quentin... Etre en danger, je connais. Avoir un vagin et une poitrine là-bas, c'est un peu comme si tu te baignais dans une bassine de sang frais avant d'aller barboter dans des eaux pleines de requins affamés.

Toujours cette rengaine qui la faisait passer pour une fille froide et asociale. Jessandra s'en rendait bien compte et s'en moquait en temps normal, mais elle devait bien reconnaître que Quentin n'était pas le mâle crétin de base. Il était certes bête à sa façon à s'inquiéter ainsi pour elle, mais cela avait quelque chose de touchant. De plus, la brésilienne était intimement persuadée qu'il était sincère. Cherchant ses mots pour donner à son acolyte une meilleure consolation, elle posa légèrement sa main sur la sienne qui tenait le levier de vitesse.

- J'apprécie vraiment tes efforts. Vraiment.

Un sourire plus tard et Jessandra avait déjà ôté sa main, mal à l'aise dans ce genre de moment dont elle n'était pas vraiment coutumière. Quentin l'ignorait, mais il était le premier homme devant lequel elle baissait ainsi sa défense, si on excluait son maître d'arts martiaux. Ce qu'elle venait de faire là, aussi anodin que cela pouvait sembler, était une preuve de l'intérêt qu'elle portait au jeune homme.

- Si cette... elfe ne nous suit pas, peut-être qu'elle attend qu'on retourne là-bas. Ça va nous laisser un peu de temps pour nous soigner et nous reposer.


C'était une bonne chose. Jessandra se laissa un peu retomber dans le fauteuil, frottant les poings l'un contre l'autre alors que la voiture filait à travers la ville. Bientôt, elle et Quentin arrivèrent en bas de l'immeuble que l'organisation du tournoi avait loué pour la brésilienne et sa partenaire. Un endroit banal, qui avait le mérite d'être calme et discret. Une fois garés, Jessandra aida son ami à descendre de la voiture et à s'engouffrer dans le hall d'entrée et l'ascenseur. Ils montèrent au troisième étage, à l'appartement 16-C, et franchirent le pas dès que la porte s'ouvrit après quelques coups sur le battant.
Une tête blonde se précipita vers eux en constatant leur état, déposant le coca qu'elle avait à la main pour récupérer Quentin et aller l'asseoir dans le canapé.

En débardeur bien trop moulant pour être honnête et très petit shorty, la charmante et pulpeuse Bethany Cole fonça chercher la trousse de premier soin avant de dévêtir Quentin sans trop lui laisser le choix, commençant par appliquer de la pommade sur ses brûlures pendant que Jessandra s'avachissait dans un fauteuil.

- Quand je t'ai dis de trouver un mec, Chavez, je ne pensais pas à lui casser d'abord la gueule ! Merde, qu'est-ce qu'il s'est passé ? C'était un combat du tournoi ? Comment tu vas, toi ?

La blonde passait ses doigts agiles sur les plaies de l'homme, lui souriant un peu pour le rassurer. Au contraire de son amie, Bethany prêtait de l'attention aux hommes et Quentin ne lui paraissait pas déplaisant. Elle le soigna donc avec attention, puis le banda au mieux avec de la gaze... non sans s'amuser à frotter le volume de ses seins contre lui, "innocemment" de temps à autres.
Chavez, quant à elle, ôta son haut déchiré et dévoila la brassière sportive qui lui maintenait la poitrine. S'exposaient aussi de fameux bleus, qui se confirmèrent sur ses jambes puisqu'elle avait rapidement envoyé valsé son pantalon pour se retrouver en culotte dans le salon.

- On a été à l'adresse laissée par ma mère. On a rien trouvé de particulier à part un bijou et une elfe qui a voulu nous couper en deux avec son épée.


Jess' grogna et disparu dans la salle de bain sous le regard ahuri de Bethany, qui se pencha sur Quentin.

- Vous l'avez fait boire ? Elle s'est droguée ? Cognée quelque part ? Une... elfe ? Les gens comme dans le Seigneur des Anneaux, sérieusement ? Racontez moi.
Journalisée

Tags:
Pages: [1] 2
  Imprimer  
 
Aller à:  

Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2006-2007, Simple Machines
Awake and Dreaming - Le Grand Jeu
ChatBox