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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Sombre nuit [PV]  (Lu 2377 fois)
Milana Limonov
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« le: Décembre 03, 2015, 06:32:33 »

La nuit était noire. La lune, cachée par d'épais nuages noirs qui déversaient sur la ville une pluie forte. Ici et là, des passants couraient pour se mettre à l'abri, certains se protégeant par des parapluies pour les plus prévenants, les autres par des sacoches de travail. Quand un éclair illuminait ce ciel sombre, quelques chiens aboyaient, par peur ou par défi. Les voitures, elles aussi, filaient, leurs gros phares allumés pour percer le rideau aqueux qui leur masquait la vue. Et dans ce théâtre où chaque acteur désertait la scène, il y avait cette femme.

Cette femme qui boitait, qui s'appuyait d'une main sur les murs gris des immeubles. Elle avançait aussi rapidement qu'elle le pouvait, lâchant parfois un gémissement de douleur, lorsque prendre une respiration demandait un effort trop grand sur ses côtes fêlées... plus ou moins rafistolées. Elle tenait contre elle, avec son bras replié, bandé, un sac de cuir. Parfois, elle regardait d'un air effrayé derrière elle, alors que rien n'était apparent. Juste cette masse d'eau qui s'abattait sans discontinuer sur la ville.

Mais pas à ses yeux. Ou pas à ses oreilles, plutôt. Pour elle, le bruit des gouttes s'écrasant sur le béton du trottoir, ou les carlingues des voitures constituait un rythme inquiétant. Un rythme qu'elle semblait fuir. Voulant traverser la route, alors que ce bruit se rapprochait, et elle repoussa le mur de pierre pour s'en écarter, titubant, et manquant de peu de renverser un passant qui ne s'attarda guère sur cette éperdue. Elle était au milieu de la route, maintenant. Une voiture la frôla sur la droite avec un coup de klaxon qui la fit accélérer le pas. Une des chaussures manquait, et la chaussette rayée de gris et de noir avait complètement pris l'eau, trouée à divers endroits. Et la chaussure qui restait accrochée à son autre pied, semelle plate, n'avait elle non plus offert aucune résistance à l'eau.

Mais quand elle atteint le trottoir d'en face, et qu'elle se retint à une fenêtre du rez-de-chaussée, un autre bruit qu'elle redoutait fit son apparition, accompagné d'une lumière. Rouge bleu. Rouge bleu. Rouge bleu. Et la sirène assourdissante. Merde, manquait plus que ça. Un air un peu fou au visage, le regard fixé sur les murs d'une pièce chaude qu'elle pouvait voir à travers la fenêtre devant elle, elle finit par réussir à s'en arracher, pour continuer sa fuite. Les rues s'enchainaient. Mais, alors que dans sa tête résonnait toujours cette peur, et cette paranoïa exacerbée par la pluie, elle continuait, s'enfonçant plus loin. Bousculant une femme qui venait pourtant apparemment l'aider.

Au bout de quelques instants, longs instants, d'autres rues plus loin, une demeure se démarquait des autres. Entourée par un collier de haies, elle semblait vide, toutes lumières éteintes. Pour la jeune femme, c'était le refuge parfait, et ces nombreuses fenêtres ne lui offriraient qu'une piètre résistance, sûrement. Un regard derrière elle, un juron, et elle prit cette décision, le refuge. Balançant son précieux fardeau par-dessus la haie dressée, elle prit un bref élan pour passer à moitié par-dessus, à moitié à travers. Les branches solides la griffèrent, traçant quelques sillons sanglant sur sa peau déjà bien marquée, mais elle finit par se retrouver de l'autre côté.

D'un coup, comme si elle venait entrer dans un autre monde, le calme. Le silence. Au moins pour son esprit. La pluie continuait à tambouriner autour d'elle comme autant de marteaux, mais là, elle était à l'abri. Elle tâtonna un peu dans la noirceur qui avait augmenté d'un cran, à l'ombre de ce mur végétal, pour récupérer son précieux sac, puis se redressa pour faire les derniers pas qui la séparaient d'un intérieur vide. Un monde où elle serait à nouveau seule. Un monde où elle pourrait prendre sa dose dont le manque se faisait déjà légèrement ressentir. Elle tenta bien un instant de frapper les portes fenêtres de ses mains, mais la force lui manquait.

Et elle se souvint. Les commentaires de certains de ses fournisseurs, qui discutaient à propos des maisons de riches. Ces maisons protégées de partout, mais dont les propriétaires laissaient toujours une clef cachée tout proche de la porte. Quelle stupidité... Et quelle aubaine. Laissant ses doigts trempés et boueux trainer sur les vitres, s'y appuyant toujours autant, elle claudiqua jusqu'à la porte. Elle souleva un pot de fleur, un autre, et chercha au dessus de la porte. Bingo. Le sourire vaseux, elle observa la petite clef argentée qu'elle tenait en main comme son Précieux.  La main, dont les tremblements commençaient à devenir remarquables, s'avança et en deux essais, réussis à ouvrir cette porte... Quelle stupidité. Elle s'engouffra dans la maison, trempée et sale, et referma précipitamment la porte derrière elle.

Cette fois. C'était le vrai calme. Pas un bruit, si ce n'était celui de quelques horloges, régulier et rassurant. Plusieurs fois, elle s'affala sur le plancher brillant en trébuchant sur elle-même, mais se releva, jusqu'à se poser dans un coin d'une pièce. Elle se balança quelques secondes ainsi, les jambes repliées contre elle, les bras les entourant. Avant de passer à la suite. Fouillant fébrilement dans son sac, elle en sorti une des dernières seringues qui lui restait, déjà usée, et trois flacons. Deux étaient vides, déjà utilisés jusqu'à la moindre goutte, et le dernier n'était déjà plus qu'à moitié rempli. Mais pour le moment, le futur n'était pas une considération. Que ferait-elle quand elle n'aurait plus rien ? Elle ne le savait pas, et s'en foutait comme le dernier gars qui l'avait prise. Un problème avait toujours une solution.

Elle ouvrit le flacon, et jeta de côté le bouchon en métal qui roula plus loin. La seringue s'enfonça dans le liquide, et aspira quelques millilitres. Bonheur liquide... Enlevant son haut trempé, le balançant sur une plante verte qu'elle prit pour un porte-manteau, elle nettoya avec un chiffon trempé son avant-bras, pour chercher la veine qu'il fallait, et se faire son injection.

Soupir. Calme. Repoussant flacon et seringues, ainsi que le sac de cuir trempé de côté, elle ferma les yeux, tranquille dans son coin. Ici... La sécurité. Le plaisir. La douleur constante que lui offraient ses côtes pêtées. Le bonheur.
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Tyria Stukov
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Tyria Stukov est une jeune fille brune, pas très grande, mais physiquement gâtée par la nature. Elle a passé une enfance malheureuse a être torturée par sa gouvernante sur ordre de ses parents. Cette dernière lui a fait subir des sévices d'ordre moraux, physiques et sexuels qui ont transformé la jeune fille en être brisé. Elle a finalement regagné sa liberté en payant le prix du sang avant de découvrir que la fortune familiale reposait sur le pillage des technologies de Terra. Elle a depuis repris l'entreprise familiale et a ouvert un Harem à Thekos pour des raisons de vengeance personnelle.
« Répondre #1 le: Décembre 03, 2015, 08:11:56 »

Tyria Somnolait. Elle était sur Terre pour ce soir car demain elle avait cours au lycée. Malgré ses dix-huit ans bien pesés, elle avait pris du retard sur le parcours scolaire normal et son immigration l'avait encore pénalisée. Elle se retrouvait donc à partager sa classe avec des filles à la moyenne d'âge approchant plus les 16 ans. C'était tout bête, elle était la plus vieille du groupe.

Tyria habitait une grande maison, sorte d'amas de cubes dans un style très moderne et avec trois fois trop de baies vitrées à son goût. Cette maison, Tyria la détestait. C'était celle où ses parents s'étaient empressé d'emménager à la mort de son oncle, la laissant en Angleterre sous le prétexte de ne pas la couper dans ses études, aux mains d'une gouvernante sadique ayant des penchants pour le BDSM et la pédophilie. Elle avait assouvis ses envies de domination sur elle, partant du principe qu'elle pouvait lui faire ce qu'elle voulait pour la punir de ne pas être parfaite. Et ce, avec le feu-vert de ses parents par-dessus le marché.

Tyria s'était rebellée une fois pratiquement adulte. Et avait pris les devant sur ses parents pour qui elle était devenue une menace. Ils étaient morts dans cette maison. Une fuite de gaz. Elle était venue au japon pour identifier les corps. Et avait fait changer la cuisinière pour un système électrique.

Tyria était riche. Elle était riche à millions grâce à la compagnie de sa défunte famille qui l'avait bâtie en pillant les technologies d'un monde parallèle futuriste. Mais elle détestait cette maison. Elle n'arrivait pas à y trouver un sommeil réparateur. Elle était trop grande. Trop spacieuse... Trop vide. Et elle trouvait que ça ressemblait trop à ses parents qu'elle haïssait pourtant.

Tyria entendait le bruit des gouttes s'écrasant contre la grande baie vitrée de sa chambre. Il pleuvait à verses dehors. Et le sommeil ne la trouvait pas ce soir. Le marchand de sables était en retard.

Son réveil se mit à sonner doucement. Trois notes qui se répétaient, sol-si-ré, sol-si-ré, sol-si-ré.

Pas une mauvaise sonnerie. Juste pas la sonnerie habituelle. C'était celle de l'alarme silencieuse. Quelqu'un venait d'entrer qui n'avait pas fourni le code d'accès qu'elle était la seule à connaître. Tyria fronça les sourcils. Elle se leva, en culotte et débardeur, attrapa un pantalon de treillis dans un tiroire et l'enfila en allumant une tablette connectée aux caméras de la maison. Elle trouva l'intrus. Enfin, plutôt l'intruse, qui s'affala dans un coin de son salon. Elle boitait, elle était mouillée. Mais elle avait aussi et surtout une sacrée gueule de junkie. Elle se débarrassa sous ses yeux de son haut qu'elle envoya sur une plante décorative avant de sortir de son sac le nécessaire pour s'envoyer une dose dans les veines. La dernière des stukov n'en revenait pas. Sa maison venait d'acquérir le statut de refuge pour droguée. Alors qu'elle était à l'intérieur en ce moment-même.

Furieuse, elle enfila rapidement une paire de rangers sur ses pieds nus et s'empara d'une paire de gants protecteur qu'elle utilisait quand parfois elle s'entraînait à donner des coups de poing au sac de sable suspendu dans son sous-sol. Elle alla sans se cacher tout droit au salon. De toute façon, le temps qu'elle arrive, la junkie était stone.

Tyria ne prit même pas la peine de poser une seule question. Elle avança droit sur la femme et dès qu'elle fut à porté, accéléra subitement et lui retourna la semelle de sa ranger dans le ventre. Malgré son état létargique, la fille se plia en deux et toussa tandis que ses poumons se vidaient. Tyria enchaîna immédiatement en profitant qu'elle se soit penchée pour frapper du tranchant de la main à l'arrière de la nuque de sa visiteuse surprise. Toute défoncée qu'elle soit, celle-ci sombra dans l'inconscience et s'effondra sur les dalles de marbre noir veiné de blanc du sol.

Tyria suivit ensuite sa piste jusqu'à la porte. Elle la trouva ouverte, sa clé de réserve dans la serrure et les quelques pots de fleurs devant l'entrée renversé. Elle se doutait qu'elle n'aurait pa dû la laisser dans un endroit aussi évident. Ça lui apprendrait à être trop confiante.

De là, que faire ? Appeler la police ? Pourquoi ? Elle prendrait une amende, un jour ou deux en tôle et recommencerait la semaine suivante. Et puis, Tyria était terriblement vexée que sa maison ait été choisie comme squat par une tox.

Elle n'appela pas la police. Elle saisit la jeune femme sous les bras et la traîna au sous-sol. Elle y avait une petite salle d'entraînement privée avec des engins de gym ainsi qu'une salle de bain carrelée avec un écoulement. L'endroit parfait pour faire autant d'éclaboussures qu'elle le souhaitait. Elle posa une chaise de métal simple sous le pommeau de douche de la salle de bain et utilisa quelques ceinturons de gros cuir pour attacher sa tox aux chevilles sur les pieds de la chaise et ses poignets aux accoudoirs de celle-ci. Sur une table qu'elle tira dans la salle de bain, elle déposa le contenu du sac. Deux ou trois babioles sans intérêt. Un bout de portefeuille, mais sans papiers à l'intérieur. Quelques picaillons dans la poche à pièces de monnaie, aucun billet, pas de carte bancaire. Bref, aucun moyen de savoir à qui elle avait affaire, du moins officiellement.

Elle aligna les trois fioles sur la table d'un air perplexe. Pas d'inscription sur les flacons, le contraire aurait été étonnant, mais ceux-ci étaient des flacons médicaux, prévu pour un usage en milieu hospitalier, contenant une drogue liquide. Les drogues étaient beaucoup plus souvent en poudre ou en pilules, à la fois pour faciliter le transport, mais aussi parce que les liquides étaient beaucoup plus périssables. Une drogue liquide sous-entendait un apport régulier et un délai de consommation court. Elle devait se shooter souvent donc. À ce rythme, elle ferait une overdose longtemps avant d'atteindre la trentaine. L'undes flacons n'était pas complètement vide. Elle en avait trouvé le bouchon dans son salon. Son hôte étant sécurisée, elle sorti de la salle de bain et se rendit rapidement dans un autre sous-sol, celui-ci inexistant sur les plans de la maison, menant à la faille vers Terra qui avait fait la fortune des stukov. Elle sorti dans une autre pièce, dans un autre monde et s'empressa de convoquer son robot-docteur pour lui confier le produit.

- Je veux une analyse toxicologique complète. Je veux savoir comment c'est fait et les effets que ça a sur le corps ainsi que le dosage pour éviter une overdose.

- Quel est le poids du patient ? Sa race ? Son sexe ? Son âge ? Ses antécédents. S'enquit le robot médical.

- Humaine femelle, âge inconnu... Probablement la vingtaine... Poids... Entre cinquante et soixante-cinq kilos je dirais... Antécédents inconnus, mais forte probabilité de prise de drogue dans un passé proche. PLusieurs blessure apparentes, lésion récente au niveau du ventre et de la nuque, plus injection de ce produit.

- Diagnostique difficile à donner, expliqua le robot-médecin presque instantanément. Sans chiffres plus précis, toute ingestion d'un produit de type psychotrope est fortement peu recommandée sans mettre en danger la vie du patient.

- Alors analyse-moi ce produit et vois ce que tu peux m'apprendre sur lui, ordonna Tyria en tournant les talons pour repasser la faille et retourner sur terre.

Elle revint dans la salle de bain, sa tox n'avait pas remué le ptit doigt. Soit elle dormait toujours, soit son "trip" n'était pas encore finit.

Qu'importe, il était tard et Tyria voulait des réponses. Elle alluma le jet d'eau en le réglant sur glacé, aspergeant la tox dans la chaise jusqu'à ce qu'elle réagisse. Elle coupa ensuite le jet, alla chercher une autre chaise qu'elle mit dossier en face de la tox et sur laquelle elle s'assit à califourchon, le dossier sous ses bras croisés et sa tête posée dessus.

- Nom, prénom... Tyria hésita un peu en remarquant que son interlocutrice n'avait pas exactement le type japonais. ... Pays d'origine.

Elle-même avait un très léger accent russe qui flottait sur sa prononciation du japonais. Mais elle l'avait aussi si elle tentait de parler anglais, français ou italien.

- Et raison pour laquelle tu as cru que ma... la baraque de ma patronne était un squat, dit-elle prise de l'idée qu'il valait peut-être mieux se faire passer pour une exécutante pour le moment.
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Milana Limonov
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« Répondre #2 le: Mars 19, 2016, 12:19:42 »

Un large sourire orna ses lèvres. Une béatitude plongée dans les immondices de la drogue. Une béatitude qui oubliait les effets secondaires. Une béatitude qui, pour Milana valait mille fois les chaines qui se créaient, toujours plus grosses, toujours plus lourdes, chaque jour qui passait en compagnie de ces flacons, de ces seringues. Déjà que ses goûts pour la douleur n'étaient pas le plus sain. On pouvait clairement dire qu'elle ne vivrait pas longtemps. Mais entre vivre quatre-vingt piges, et finir vieille, sénile et inutile. Elle préférait cent fois cette vie. Où elle se sentait vivre. Ou elle sentait chaque douleur qui élançait son corps, chaque plaisir qui en découlait.

Ses yeux se fermaient donc. Et elle n'entendit certainement pas une personne arriver, complètement enfermée dans son monde lointain qui déformait formes et sons. La présence qui la suivait à l'extérieur de cette maison n'était déjà plus qu'un lointain souvenir, comme si le liquide qu'elle s'était injectée avait créé un bouclier protecteur, empêchant ces Bêtes infâmes sorties de son imaginaire de venir et de l'agresser.

Elle se plia en deux, crachant et tentant de reprendre son souffle sans comprendre. Une main sur le sol, qui tentait de ne pas la laisser s'écraser, les yeux un peu fous par la surprise et la douleur, elle tenta bien de relever la tête pour observer ce qui s'était passé : mais en vain. Elle s'écrasa sur le sol, inconsciente, abattue par un autre coup mesquin. Et puis. Même ainsi, elle gardait ce sourire un peu large, qui s'effaça doucement au fur et à mesure que les muscles de ses joues se détendaient.

Puis son esprit reprit le contrôle de son corps. Lui qui ne souhaitait plus bouger était maintenant assis. Assis ? Elle fronça brièvement les sourcils. La drogue faisait toujours bien son effet, et les idées étaient particulièrement dures à former, à aligner correctement. Elle ne tenta pas de se lever, même, elle resta dans sa position, les yeux fermés. Elle sentait les liens à ses chevilles et poignets, et en souriait intérieurement. Peut-être était revenue chez elle ? Enfin, chez son fournisseur. Dans ces bas-fonds oubliés. Elle imaginait déjà la suite, s'enfonçait dans les limbes de son esprit trompé.

Froid. Froid ? D'un coup, une cascade lui tomba dessus, elle ouvrit les yeux d'un coup, tentant de prendre une grande inspiration bruyante, celle-ci se transformant en un râle douloureux. Ha, ses côtes. Sûrement toujours fêlées. Elle poussa un soupir de joie, avant de cligner des yeux. D'un côté, la cascade avait cessé de tomber sur elle. De l'autre... Une lumière blanche illuminait la scène, et... devant elle n'était certainement pas ce vieux... Comment s'appelait-il déjà ? Enfin. Ce n'était pas lui. Sa tête vacilla un peu, à droite, mais finit par arriver à la maintenir correctement. Elle répondit aux questions, doucement.

- Milana...

Elle plissa un peu les yeux, fouillant dans sa mémoire. Son nom. Quel était-il déjà. Cela faisait tellement longtemps qu'elle ne l'avait plus utilisé. Ah. Peut-être...

- Limonov. Russe.

Son accent, à elle, était très prononcé. Elle n'avait jamais fait aucun effort pour le cacher, ou travailler son japonais plus que cela. Et mis à part les quelques mots qu'elle connaissait, le japonais était une langue compliquée. Ou plutôt, étrangère. C'est d'ailleurs dans sa langue -en Russe- qu'elle continua. Répondre aux ordres, c'était plutôt simple. Même, un sourire ornait son visage.

- Il... pleuvait ? Et... c'était le seul endroit où elle n'allait pas être poursuivie...

Pourquoi parlait-elle à la troisième personne. Elle secoua la tête, amusée par elle-même. Et poursuivie par qui ? Ses démons ? Ceux qu'elle avait volés ? Son fournisseur ? Bah. Cette maison était maintenant son sanctuaire. Elle venait de le décider. Et si ça se trouve, celle en face d'elle l'accepterait. Oh, ce serait bien, oui. Elle cligna des yeux un peu bêtement, regardant toujours Tyria plus ou moins fixement. Peut-être fallait-il poser la question finalement. Peut-être dans cette langue, le japonais, tiens.

- Vous ? Qui... être ? Où ?

Elle tira sur ses liens sans force. Elle était bien attachée. Et toujours son souffle un peu rauque, qui lui tirait une expression mélangée de plaisir et de souffrance. Elle pouffa de rire, attendant sa réponse, secouant la tête pour enlever l'eau qui la faisait loucher sur son nez.
« Dernière édition: Mars 19, 2016, 03:35:58 par Milana Limonov » Journalisée
Tyria Stukov
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Tyria Stukov est une jeune fille brune, pas très grande, mais physiquement gâtée par la nature. Elle a passé une enfance malheureuse a être torturée par sa gouvernante sur ordre de ses parents. Cette dernière lui a fait subir des sévices d'ordre moraux, physiques et sexuels qui ont transformé la jeune fille en être brisé. Elle a finalement regagné sa liberté en payant le prix du sang avant de découvrir que la fortune familiale reposait sur le pillage des technologies de Terra. Elle a depuis repris l'entreprise familiale et a ouvert un Harem à Thekos pour des raisons de vengeance personnelle.
« Répondre #3 le: Mars 20, 2016, 12:13:57 »

Visiblement les effets de la drogue n'étaient pas dissipés. Tyria s'en rendit compte essentiellement parce que son interlocutrice semblait ne pas se rendre compte de ce qu'il lui arrivait, et aussi à cause de son air benêt.

- Milana Limonov... Répéta-t-elle pour voir si son interlocutrice la corrigerait.

Le nom ne lui disait rien. Son accent Russe et le fait qu'elle le parle l'isolait de fait des relations des Stukovs. En quittant la Russie au moment de la guerre civile, avant la prise de pouvoir des communistes de Staline et Lenine, les Stukov avaient pratiquement coupé les ponts avec leurs parents resté en Russie. Le dernier d'entre eux était un grand-oncle dans la marine de guerre Russe qui avait disparu pendant les purges Staliniennes. Du coup, les Stukov d'Angleterre n'avaient plus pris de relation avec la Russie, une sorte de rébellion contre ceux qui les avaient forcé à l'exode.

Elle-même parlait Russe parce que son grand-père lui avait appris avant de décéder et que ses parents ne se mettent à faire pression sur son oncle pour qu'il les déclare héritiers de la firme familiale en raison du fait qu'elle était le dernier enfant de la famille. C'est pourquoi elle comprit la raison qui avait poussé la jeune femme en face d'elle de chercher à s’abriter chez elle.

Mais le fait qu'elle parle d'elle-même à la troisième personne la perturba. Comme si celle qui s'adressait n'était qu'un hôte dans le corps de son interlocutrice et pas la personne elle-même. Ou alors elle se fichait de sa figure, c'était aussi une possibilité. Ce résumé simpliste de sa réflexion lui donnait l'impression de s'adresser à une idiote. Mais qu'elle mentionne être poursuivie la fit hésiter. Mais elle n'avait tellement rien qui put avoir de la valeur sur elle à part sa dope étrange, qu'elle en conclut qu'elle devait parler de la police.

Géniale, une junkie paumée avec les flics au cul... J'adore ma vie... Songea Tyria ironiquement.

- Pour vous, je suis "madame", et je ne veux pas de diminutifs ! C'est clair ? Répondit-elle sèchement. Quand à où, non seulement ça ne vous regarde pas, mais ça pourrait aussi bien être le dernier endroit que vous verrez... Grogna-t-elle en se faisant la réflexion que non seulement elle n'aimait pas ce qu'elle disait, mais qu'elle trouvait ridicule et puérile ce genre de sorties.

Malgré ses propos, sa vis-à-vis ne se départit pas de son sourire idiot et de ses petits gloussements semblant mélangés de douleur et de plaisir. Elle était de toute évidence à peine consciente de sa situation réelle. Et dans ces conditions, il n'y avait pas besoin d'être clairvoyant pour savoir que continuer à l'interroger ne lui ramènerait au mieux que des banalités et des fantasmes de camée.

Elle jeta un coup d’œil à sa montre et gronda de contrariété. Il était presque deux heures du matin, elle était supposée se lever dans plus ou moins quatre heures et demie pour se préparer à partir en cours.

Ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais rattraper mon retard au lycée... Songea-t-elle.

Elle se leva et remis les affaires de sa prisonnière dans le sac de celle-ci avant de reprendre sa chaise avec elle sous un bras et de déposer le tout à l'extérieur de la salle de douche. Elle revint ensuite vers Milana.

- Je n'en ai pas fini avec toi, Limonov, en admettant que ce soit bien ton nom et pas un pseudo. Dit-elle en se plantant devant elle, les poings sur les hanches. Toi et moi on va parler quand tu émergera de la merde que tu t'es mise dans les veines. Et tu vas tout me dire, je te le garanti...

Puis sans prévenir elle lui donna un brutal coup de poing dans le ventre, dans la partie molle, celle qui pouvait faire bien mal tout en ne laissant quasiment pas de traces.

- Et ça c'est pour m'avoir pourri ma nuit, connasse... Réfléchis-y bien pour le temps qu'il te reste avant que je m'occupe de toi... Dit-elle tout bas à l'oreille de sa victime avec un ton aussi froid que possible.

Tyria s'éloigna ensuite en silence et referma à clé la porte derrière elle, laissant sa victime sous la lumière crue aux teintes blanches et froide de la lampe LED du plafond.

La jeune fille retourna se coucher, songeant qu'elle appellerait le lycée le lendemain pour se faire porter malade. Après tout, à peine quatre heures de sommeil en une nuit, c'était pour elle une raison suffisante pour sécher les cours. Surtout avec ce qu'elle cachait désormais dans sa cave.

Elle dormit peu, et mal, se réveillant assez tôt pour prévenir son école avant de se recoucher et d'émerger difficilement vers 10:20 du matin.

Elle a eu plus ou moins huit heures pour décuver, ça devrait être assez... Songea la Stukov en passant sous la douche pour se laver avant de se rhabiller et d'aller prendre son petit-déjeuner. Elle trouva le rapport du robot-médecin parmi les affaires qui provenaient de Terra par son "courrier interne". La substance était un véritable amas d’immondices, depuis la présences de plusieurs substances ayant uniquement un effet addictif en passant par un psychotrope très fort, beaucoup trop fort, qui n'aurait pas dû avoir sa place hors d'un laboratoire de recherches. La moitié des substances en question attaquaient les nerfs et rendaient les symptômes supposés de manque parmi les plus pénibles du monde, mortel à quasi tous les coups si le sevrage était trop brutal.

Tyria réalisa qu'elle n'avait pas le choix. Si elle voulait garder son hôte en vie, elle devrait continuer à la piquer régulièrement avec cette merde. Mais même en la sevrant, le robot-médecin préconisait un passage d'urgence par son diagnostique car si elle en prenait depuis longtemps, il était fort probable que d'un moment à l'autre ses reins ou son foie commence à lâcher. Le corps humain n'avait jamais été conçu pour disperser les éléments contenus dans cette dope. Même en la purgeant, les dégâts déjà occasionné avaient de grande chance d'avoir bouffé une grande partie de son espérance de vie. Dans le cas de la médecine de la terre, elle était condamnée à mourir jeune, même en se sevrant, probablement avant d'avoir la trentaine. Mais avec la médecine de Tekhos... Elle pourrait être quasi-totalement remise sur pieds. Elle ne vivrait pas centenaire, mais aurait de bonnes chances de rester dans la moyenne de l'espérance de vie d'un être humain en bonne santé.

Heureusement, le robot-médecin pouvait continuer à produire la drogue en question. Elle n'aurait pas à la commander à un laboratoire. Mais, et Tyria commença à se poser sérieusement la question, pourquoi ferait-elle cela ? Pourquoi dépenserait-elle plusieurs dizaines de milliers de crédits Tekhans pour aider une paumée qui était entrée chez elle par effraction ?

Espérons que son interrogatoire répondra à cette question... Songea la jeune fille.

Après avoir fini de déjeuner, elle pressa plusieurs oranges pour en remplir une gourde d'un litre puis descendit à sa salle de bain souterraine. Elle ouvrit la porte en tirant la chaise derrière elle. Tyria fit couler une nouvelle fois la douche glacée sur la jeune femme épuisée attachée à la chaise pour la réveiller puis s'assit et agita la gourde devant elle.

- Tu as deux choix, dit la jeune Stukov d'un ton neutre. Ou tu bois le contenu de cette gourde de ton plein gré, ou je t'enfonce un tube dans le derrière pour te la faire prendre par lavement, et ce sera tout sauf agréable. Et si tu te me le recrache à la figure, tu pourra manger liquide le restant de tes jours, compris ?

Elle ne lui disait volontairement pas ce que c'était. À la jeune femme de comprendre qu'elle n'avait pas d'autre choix que d'obtempérer ou le payer à prix fort. Tyria utilisait une de ses compétences qu'elle aimait le moins mais qu'elle avait commencé à apprendre dans l'autre monde : le dressage d'esclaves par la force. Premièrement, le bâton. Et s'il y avait suffisamment d'efforts, on pouvait envisager la carotte...
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« Répondre #4 le: Mars 20, 2016, 01:13:40 »

A son nom, elle hocha la tête, puis continua à la regarder, comme si elle attendait quelque chose. L'accent léger de sa désormais protectrice la fit sourire un peu plus. Pour elle, il y avait une confiance directe. Elle était avec une camarade. Certes loin de chez elle, mais pour peu, sa famille n'était pas ennemie avec celle de la jeune femme devant elle. Enfin, elle pensait à la famille... celle qui l'avait vendue contre quelques informations, pour pouvoir rester au pays. Pour pouvoir grappiller quelques places.

Mais pour elle, pour Milana. Elle restait Russe. Et ceux qui semblaient en être aussi avait déjà sa confiance naturelle. Même si elle n'avait pas de confirmation sur l'origine de sa geôlière, le brin d'accent qu'elle saisissait lui suffisait largement : Elle était ici en sécurité.

Un instant, comme si quelque chose attirait son attention, un son issu de son imaginaire, elle tourna la tête soudainement vers la droite, écarquillant ses yeux, puis fronçant les sourcils, fixant un point précis d'un air peu assuré. Ses lèvres se pincèrent un peu, tandis qu'elle se fit plus petite sur la chaise de métal où elle était attachée. Étaient-Ils là ? Non... Dans cette maison, elle était en sécurité... N'est-ce pas ?

Elle secoua la tête, râlant légèrement à nouveau, puis revint vers Tyria, sans remarquer que celle-ci réfléchissait sûrement. Oh. D'ailleurs, elle reprenait parole. Le sourire doux revint sur son visage, tandis qu'elle l'écoutait parler. A la fin, elle ne put s'empêcher de lâcher un autre gloussement, tout en hochant la tête à plusieurs reprises.

- да Миссис*, fit-elle en russe, d'un air plutôt joyeux.

La menace contenue à la fin ne la toucha même pas. Sûrement, la jeune camée ne s'en rendit même pas compte. Trop dans son monde, trop dans cette confiance. Pour elle, quand elle était attachée, avec juste un sous-vêtement décrépit et trempé sur le haut du corps, en face d'une personne qui avait cette puissance et cette assurance. C'était qu'elle était en sureté.

- Être bien son nom... protesta-t-elle doucement.

Pour elle, en tous cas, ce l'était. Milana Limonov restait toujours dans son cerveau, malgré les quelques années passées entre les mains de son ex-fournisseur. Et... elle pensait que, si c'était plus ou moins la seule chose qu'elle se rappelait à chaque fois, malgré les crises, malgré les prises, ça devait vraiment être son nom. Ou quelque chose qui la définissait. Puis bon, elle n'avait ni papiers, ni quelque autre chose qui puisse définir qui elle était. Alors ce nom était aussi bien.

Soudain, un autre coup. Elle se plia en deux, retenue par ses poignets attachés, crachant de douleur, râlant clairement de plaisir. Elle tentait de retrouver un souffle coupé par la douleur, tandis qu'un air béat se dessinait déjà sur son visage, quand son agréable tortionnaire se baissa vers elle pour lui murmurer quelques mots. Si elle les comprit, elle n'y réagit pas. Pis, elle parut presque déçue, bien qu'elle soit encore pliée, quand Tyria s'éloigna d'elle. Cela signifiait : plus de douleur. Plus de coup. Une pause.

- Это может занять более…** murmura-t-elle pour elle-même, alors seule dans cette pièce, en russe.

Durant les heures qui suivirent, elle ne dormit que très peu. Tout au plus, elle réussit à se redresser pour caler son dos frissonnant sur le dossier de métal froid. Geste qui lui arracha un gémissement supplémentaire. Mais son trip passa, doucement. Et alors que les dernières heures qui la séparaient du retour de Tyria passaient, ses traits se tirèrent un peu plus. Vers la fin, quelques hauts le cœur l'agitèrent un peu. Mais elle y résista vaillamment. Puis vint le froid, les frissons. La chaise en métal, toujours placée sous le pommeau de douche qui gouttait légèrement sur elle, et même si l'eau s'était évaporée depuis, elle restait tout de même assez sensible.

Elle tenta bien de tirer sur ses liens. Mais à part la faire sourire, malgré son état, cela ne servit pas à grand-chose. Quand Tyria revint finalement dans la salle, elle ne réagit pas. Milana avait la tête baissée, comme si elle se reposait. Un long filet de bave reliait ses lèvres gercées à ses cuisses. Filet qui se cassa bien rapidement.

Puis vint à nouveau la cascade, qui la fit émerger d'un coup. Elle se redressa, les yeux écarquillés, en toussant, et râlant de plus belle. Mais plutôt que de voir sa geôlière, quand le flux s'arrêta, elle vit... une gourde ? Ses yeux étaient déjà rouges, enfoncés dans leurs orbites. Déjà la drogue un peu purgée, déjà la volonté d'en prendre faisait lentement son apparition. Même si pour le moment, c'était largement supportable.

Plusieurs fois, par le passé, elle avait été privée de cet apport quotidien. Car un client avait été mécontent, ou simplement par un plaisir sadique de son fournisseur, de la voir se trainer à le supplier. De se tordre à ses pieds en tremblant. Mais là... Elle n'en était certainement pas là. Elle le vivait... presque bien, si l'on excluait la fatigue de l'équation, et la douleur.... Et la faim et le reste. Oui. Elle était bien.

Ah. L'ordre. Elle n'avait rien contre. Elle ne savait pas ce qu'il y avait dans cette gourde, et s'en moquait. Presque mécaniquement, elle ouvrit sa bouche, soupirant, et laissant une haleine assez fétide faire son apparition. Faut dire... L'hygiène n'avait peut-être pas été sa préoccupation favorite. Mais elle obéissait.

Mais elle but, gorgée par gorgée, tentant de ne pas s'étouffer avec le liquide... Qu'elle apprécia avec étonnement. Vivifiant. Cela faisait... longtemps, aussi, qu'elle n'avait pas bu de telles choses.  Oh. Elle toussa un peu, après les premières gorgées, prenant soin de tourner la tête d'un coup sur le côté, pour ne pas risquer d'asperger cette tortionnaire particulière. Mais dès que ses quintes de toux étaient terminées, elle relevait le bec pour en redemander encore. Brave fille. Et quand la gourde fut vidée, elle sourit doucement, presque... Avec reconnaissance.




* Oui Madame
** Elle pouvait en prendre plus…

« Dernière édition: Mars 20, 2016, 01:51:17 par Milana Limonov » Journalisée
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Tyria Stukov est une jeune fille brune, pas très grande, mais physiquement gâtée par la nature. Elle a passé une enfance malheureuse a être torturée par sa gouvernante sur ordre de ses parents. Cette dernière lui a fait subir des sévices d'ordre moraux, physiques et sexuels qui ont transformé la jeune fille en être brisé. Elle a finalement regagné sa liberté en payant le prix du sang avant de découvrir que la fortune familiale reposait sur le pillage des technologies de Terra. Elle a depuis repris l'entreprise familiale et a ouvert un Harem à Thekos pour des raisons de vengeance personnelle.
« Répondre #5 le: Mars 20, 2016, 09:56:48 »

La jeune femme était perturbante par certains aspects, Tyria l'avait mis sur le compte de son état et n'avait pas trop prêté attention à son râle de plaisir. Après tout, les psychotropes et autres pouvaient bien modifier les perception des sensations non ?

Elle s'attendait à ce qu'une fois qu'elle serait sortie du coaltar, la jeune femme se débatte, crie, l'insulte ou encore réclame son avocat ou la supplie. Bref, l'une des X réactions typiques de la femme qui se retrouve attachées à une chaise dans une salle carrelée sous un pommeau de douche.

Mais au contraire, Limonov, si c'était bien son nom, ouvrit docilement la bouche dès qu'elle eut terminé. La jeune Stukov fronça les sourcils à la fois de surprise et de contrariété. Elle l'impression diffuse que sa prisonnière lui faisait confiance. L'instant d'après elle fronçait le nez et éloignait sa figure en sentant l'haleine fétide de la jeune femme.

- Beurk ! La brosse à dents, tu connais ? S'agaça-t-elle en se pinçant le nez.

Elle se leva malgré tout, mais se mit derrière la chaise de sa prisonnière pour qu'elle ne lui souffle plus son haleine à la figure. Elle lui donna l'embout de la gourde à téter. La prisonnière s'étouffa un peu avec les première gorgées et tourna la tête précipitamment pour tousser. Elle respectait ainsi la promesse de ne pas éclabousser sa geôlière,mais revenait sans se plaindre reprnedre le goulot de la gourde pour recommencer à boire. Le jus d'orange était un vrai shoot de bonnes choses pour le corps, et il éviterait certaines maladies dues aux carences de vitamines et contrerait aussi la déshydratation de la prisonnière. En la forçant à boire, elle remettait plus rapidement son organisme au travail, lui qui devait probablement tourner au ralenti, "en mode survie" comme diraient certains de ses entraîneurs.

À sa grande surprise, la jeune femme but jusqu'à la dernière goutte. Elle se mit même à sourire d'une manière qui dérangea Tyria.

- Bon... Maintenant on vas reprendre. Pourquoi tu es entrée dans cette maison hier soir ? Tu étais poursuivie pas la police ? Redemanda Tyria pour avoir confirmation de la première version.

Elle écouta la réponse qui lui était faite, mais l'haleine de sa victime continuait de la déranger.

- Ok, arrête de causer... Dit-elle en se levant pour partir.

Elle revint quelques instants après avec une brosse à dents jetable, du dentifrice et du bain de bouche.

- Ouvre la bouche et bouge plus, ordonna Tyria d'un ton où l'on sentait percer son agacement.

Elle s'était attendue à beaucoup de choses en séquestrant une personne contre son gré, mais sûrement pas à devoir lui laver les dents, ce qu'elle s'employa pourtant à faire. Les gencives irritées de la jeune femme saignèrent et rosirent la mousse qui coula sur le menton de la jeune femme. Quand finalement Tyria trouva que le pire était enlevé, elle retira la brosse.

- Crache à côté de toi, sur l'écoulement, dit-elle en s'éloignant pour se laver les mains avant de revenir avec le bain de bouche. Rince-toi la bouche avec ça, n'avale pas, recrache.

Quand Limonov eut finit, Tyria la saisit par les joues pour lui tourner la tête et respirer son haleine.

- Ce n'est pas parfait, mais c'est mieux... Grogna-t-elle.

Elle retourna s'asseoir et lui montra ensuite le flacon de sa dope.

- Tu prends ça depuis combien de temps ? À quel intervalle et quelle dose ? Qui te fournit ? Demanda-t-elle en songeant qu'elle devrait faire passer un contrôle médical à la jeune femme.
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« Répondre #6 le: Mars 20, 2016, 10:42:31 »

Oh ça... Elle devait être bien différente des... jeunes femmes de son époque. Vendue tôt, elle s'était vue confiée entre les mains de divers personnes. Et toujours, elle avait légèrement sombré plus loin dans une folie loin des stéréotypes habituels. Non, elle n'allait pas pleurer et crier à l'aide. Non, elle n'allait pas geindre et supplier sa tortionnaire. Et non, elle n'allait pas se débattre. Quand certaines jeunes femmes faisaient du shopping, Milana préférait rester à moitié pendue à des chaines à se faire frapper, pour becter ce qu'on daignait lui offrir.

Alors là, quand il y avait un univers qui mélangeait plusieurs choses, appréciables... Elle n'allait certainement pas dire non. Eh bon. Elle n'était pas loin d'être de la famille, non ? Ha. La brosse à dent. Voilà bien, bien longtemps qu'elle n'en avait pas eu. Pourtant, par un miracle incroyable, sa dentition était encore complète. Et si les dents étaient jaunes, sales et parfois abîmées. Il ne semblait pas y avoir à première vue de carries.

Mais elle finit par boire la totalité de ce qu'on lui offrait. Le goût et l'acidité lui arrachèrent quelques grimaces alors que le liquide orangé courait jusqu'à son estomac vide.   A nouveau, quand le tout fut enfin ingéré, elle eut quelques haut-le-cœur. Peu habituée à cette boisson fraîche. Avec peine et souffrance -et du coup un brin de plaisir- elle réussit à ne pas régurgiter le jus. Elle souffla un peu et rota simplement.

Milana fronça des sourcils, un peu interloquée par la question de la jeune Stukov. Elle commença à y répondre en Russe, prenant d'abord un peu de temps pour réfléchir, tenter de remettre des idées en place.


- Она вернулась... в дом ... Потому что она пользовалась защитой.* commença-t-elle donc avant de se faire interrompre déjà.

Elle cligna des yeux un peu stupidement. Ils étaient toujours aussi rouges et enfoncés dans leur orbite, mais apparemment, la jeune femme devant elle avait d'autres idées en tête. La voir revenir avec tout un matériel pour lui nettoyer la bouche la fit pouffer de rire. Qui se transforma en quinte de toux, puis en râle de douleur... Et enfin, en gémissement de plaisir.  Elle avait beau être habituée à être un peu trimbalée ici et là. C'était bien la première fois qu'une femme comptait d'abord lui nettoyer la bouche avant quoi que ce soit. Plutôt docile, malgré une autre envie qui faisait à nouveau son apparition, lentement, mais sûrement, elle ouvrit donc la bouche.

Elle la laissa officier un peu. Tentant de garder sa tête la plus droite possible, même si elle vacillait un peu parfois. Puis, guidée par cette voix qui ne souffrait pas la contestation, elle pencha la tête sur le côté, pour cracher, sans viser particulièrement un écoulement quelconque. Elle n'avait pas eu le loisir de dormir. Et maintenant que les effets de la drogue étaient en grande partie disparus, venaient les contrecoups. Pas forcément très appréciables, même pour quelqu'un comme Milana.

Enfin, la bouche rincée et une haleine renouvelée, testée et approuvée par sa ravisseuse, elle eut en face de ses yeux son flacon. Le comportement de la russe changea. Elle rentra la tête dans ses épaules, et ne loucha plus que sur ce flacon. Ses bras, fins, se raidirent tirant un peu, pour la première fois, sur les liens de cuirs qui maintenaient ses poignets contre les accoudoirs de métal. Elle entrouvrit la bouche, respirant légèrement plus fort, de façon saccadée.

Il lui fallut un petit temps de réaction pour comprendre que la femme lui avait parlé. A nouveau, elle cligna des yeux, se mordant les lèvres jusqu'au sang pour réussir à s'arracher de la contemplation du flacon, tentant de se focaliser sur le menton de sa geôlière. Elle parla donc, avec un mélange de russe anglais japonais.

- Elle... S'était enfuie. Par ici, car... La maison lui apparaissait comme une protection. Elle déglutit un peu, son regard vrillant dangereusement vers le flacon, mais au prix de grands efforts, elle réussit à se maintenir sur le menton, et continua. Elle... était perdue dans la nuit. Ses... acheteurs n'étaient pas bien. Ils n'avaient pas de force. Frappaient pas. Et... elle a préféré s'enfuir sous cette pluie tardive. Mais... Alors que Milana traverse la rue. Je me retourne, et je les vois. La voix s'accélère.Ces immenses rayons de lumière qui percent les rideaux de fer. Alors je cours. Un grand mur devant moi, avec des sombres voix à l'intérieur. Puis ces lumière rouge et bleu qui s’enchaînent... Je cours encore. Et j'arrive... devant la maison.

Elle s'arrêta un peu, haletante, perdue dans cet étrange amas de souvenirs. Tout n'avait pas vraiment de sens. Et durant cette petite prise de parole, elle avait même retrouvé la première personne du singulier pour se désigner. Par contre, elle avait répondu complètement à côté de la plaque, encore à la première question posée. Elle secoua la tête, fermant les yeux pour ne pas croiser du regard le flacon, et les rouvrit pour reprendre la parole.

- Elle... A été vendue... il y a.... plusieurs années ? Elle ne sait plus. Et... elle ne sait plus. Elle ne sait pas. Une seringue pour la dose...

C'était donc la seule réponse qu'elle pouvait donner. Si ses souvenirs de la nuit précédente étaient si flous, il ne fallait pas compter sur elle pour avoir des données claires sur les années passées. Sa jambe gauche commença doucement à être agitée de petits tremblements incontrôlés, et ses déglutitions se faisaient plus fréquentes. Premiers symptômes. Pour le reste des questions. Les intervalles changeaient selon le bon vouloir de son fournisseur. Et parfois, elle avait dû faire face à de terribles et longues crises, où elle n'était devenue qu'une ombre tremblante. Quant à savoir le nom de son fournisseur... Aucune idée. Rien...

Son regard paraissait teinté de désespoir. Fouiller dans sa mémoire ravagée était douloureux. Et surtout, elle s'y perdait, mélangeant la réalité vécue, les hallucinations diverses et variées, et ses goûts déviant pour la douleur, qui avaient aussi altéré une partie de sa vision du passé. Elle tentait de s'en rappeler. Elle commençait même à en suer à grosse gouttes. Mais... Rien n'y faisait. Blocages et flous. Comme un poisson, elle ouvrait la bouche, pour la refermer juste après, ne sachant pas quel mot prononcer... Jusqu'à...

- Akiko Peterson. C'était le gars de la fin. Celui à la voiture rouge où je me suis échappée.

Akiko Peterson. Un journaliste plutôt connu, pour aller au fond des choses. Il avait mené plusieurs reportages dans des lieux où la guerre sévissait. Fils d'une mère Japonais et d'un père Américain, il avait choisi de se plonger là où les autres n'allaient pas. Car trop risqué. Trop peu vendeur. Ou juste trop. Mais elle se rappelait. Ils en avaient parlé, lui et l'autre, dans la voiture. Jusqu'au feu rouge. Où elle avait pris la poudre d'escampette.


*Elle est rentrée... dans cette maison...  Car elle bénéficiait d'une protection.
« Dernière édition: Mars 20, 2016, 10:51:06 par Milana Limonov » Journalisée
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« Répondre #7 le: Mars 21, 2016, 11:35:39 »

Son interlocutrice oscillait entre le Russe, l'Anglais et le Japonais. Autant de langues que Tyria connaissait mais ne prétendait pas maîtriser. C'était la problème avec son pseudo-polyglottisme, elle était capable de la comprendre comme autant de langues maternelles, mais ne saisissait pas toujours toutes les nuances de langage. Pour couronner le tout, elle semblait plus faible en Japonais et en Anglais qu'elle.

Et c'était sans compter les propos décousus de l'esprit perturbé de Milana. Abrutie par les drogues, affaiblie par ses penchants pour la douleur, elle éprouvait une peine immense à rester un tant soi peu cohérente.

Mais qui m'a foutu un cas pareil ? C'est pas possible... L’euthanasie serait presque une mesure de miséricorde... Songea la jeune Stukov. L'état de quasi-hypnose généré par l'apparition de son flacon de dope la conforta dans l'idée qu'elle était accro à un point extrême.

De ce qu'elle avait compris, Milana considérait que sa maison avait une protection. Cette description était beaucoup trop vague et le mot "protection" d'autant plus abscons qu'elle s'y était introduite sans réfléchir. "Perdue dans la nuit" ne lui apportait rien de mieux. Elle était arrivée en pleine nuit et sous pluie battante. "Ses acheteurs n'étaient pas bien" la laissa plus perplexe et elle se demanda si elle n'avait pas mis la main sur une évadée de Terra. Car acheter quelqu'un était hautement illégal et difficile sur Terre, là où c'était très commun sur Terra.

"Ils n'avaient pas de force. Frappaient pas. Et... elle a préféré s'enfuir sous cette pluie tardive." Cette réflexion fit blêmir un peu Tyria. Elle connaissait la douleur elle aussi. La douleur infligée par un tiers. La douleur qu'elle n'avait pas choisie. Et devant elle se trouvait une jeune femme qui s'était enfuie parce que... Si elle comprenait bien... Celui qui l'avait achetée ne la frappait pas !

À partir de là, Tyria se renfrogna et prêta beaucoup moins d'attention au reste de l'histoire. Comment pouvais-t-on fuir quelqu'un qui ne "vous frappait pas" ? C'était le monde à l'envers ! Pour elle, qui avait désespéré toute son enfance que quelqu'un l'aide ou la sorte de l'enfer de la douleur, cette jeune femme était un alien. Une erreur de la nature, une hérésie !

La suite des informations qu'elle obtint lui laissèrent à penser qu'elle avait bel et bien fui la police. Elle ne voulait pas être rattrapée et fuyait aussi probablement celui qui l'avait achetée, Akiko Petersen si elle avait bien tout compris. Mais elle sentait également une colère sourde se répandre en elle.

Ha, elle aimait la douleurs ? En plus d'être camée et conne, elle venait agiter son masochisme sous son nez à elle ?

Si elle aime les claques, je vais lui en donner moi !

Elle ne connaissait pas ce "Akiko", mais elle n'allait pas tarder à se renseigner sur lui, mais avant...

- Dis, il y a un truc qui me paraît étrange. C'est juste moi, ou tu a dis que la personne ne "tapait pas" et que c'était pour ça que tu t'étais enfuie ?

Elle écouta la réponse, qui la confirma malheureusement dans ses doutes.

- Ha... Commenta-t-elle d'un ton froid.

Tyria se releva alors lentement, rangea la fiole de poison liquide de Milana et écarta la chaise sur laquelle elle était assise. Elle tremblait tellement elle avait de peine à maîtriser la poussée de colère et de violence qui la submergeait. Elle contractait ses poings sans vraiment s'en rendre, faisant craquer ses phalanges.

Milana fit un commentaire, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

Tyria qui essayait de faire des efforts pour partir sans se laisser aller, se détendit soudain comme une corde d'arc et enfonça son poing fermé contre l'abdomen de sa prisonnière.

- ESPÈCE DE DÉBILE ! S'écria la jeune Stukov avant d'enchaîner sur un coup de poing à la tempe. CRÉTINE ! CAMÉE ! JUNKIE ! IDIOTE ! DROGUÉE ! MASOCHISTE ! Continua-t-elle de s'écrier en laissant parler sa colère et en rouant de coup sa pauvre prisonnière, continuant à frapper même quand ses poings commencèrent à se recouvrir de sang. Elle frappa six fois au visage, cinq fois dans l'abdomen, trois fois contre les côtes qui émirent de craquements inquiétants avant que la chaise ne perde son équilibre sous la violence des impacts et qu'elle ne se renverse avec sa prisonnière. Et même là, aveuglée par la rage, Tyria se laissant tomber assise sur le buste de sa victime et recommença à frapper cin ou six fois avant de s'immobiliser de terreur en voyant le résultat.

La pauvre Milana avait les lèvres et les tempes ouvertes, la figure en sang, probablement aussi le nez cassé. Et tout ce sang qui se répandait sur le carrelage blanc de la salle de douche terrorisa soudain la jeune femme, ainsi que tout le sang qu'elle avait sur les mains. Elle cria de terreur et battit soudain en retraite, l'esprit éperdu.

Putain ! J'ai tapé sans me retenir ! Qu'est-ce qui m'a pris ! Merde, tout ce sang ! Pourquoi je me suis pas arrêtée ! Tout ce sang ! TOUT CE SANG !

Elle se jeta sur le lavabo et se retint de ne pas vomir avant de commencer à essayer de se laver les mains. Elle y consacra plusieurs minutes avant de rassembler ses esprits.

Merde, si mes mains sont dans cet état, je l'ai peut-être tuée l'autre conne !

Paniquée, régie par ses réflexes de gamine prise en faute, Tyria se précipita dans la cave secrète, traversa le portail pour Terra et revint aussi vite que possible avec son robot-médecin, les traînant presque par ses multiples bras mécaniques.

- Grouille, c'est une urgence ! Ça urge je te dis ! Tempêta la jeune Stukov contre le robot qui voulait à toute force examiner ses plaies aux mains en premier.

Heureusement pour elle, Milana avait perdu conscience peu après que la chaise soit tombée à cause du choc à l'arrière du crâne. Elle ne vit pas le robot la ramasser et l'ausculter de bas en haut avant de déclarer qu'elle allait devoir être soignée. Les blessures n'étaient pas mortelles. Impressionnantes, mais pas mortelles. L’intelligence artificielle aux multiples bras la soigna sans grand difficulté, remis le nez en place, réduisit les fêlures sur les côtes de la junkie à l'aide de pansements et lui injecta un stimulant régénérant pour lui permettre d’éliminer les bleus et cicatriser les plaies plus vite. Le robot fit aussi savoir que l'hygiène générale et intime de sa patiente laissait à désirer et qu'une bonne hygiène était un facteur important dans la bonne guérison d'une patiente. Maugréant, mais s'en voulant à mort d'avoir tabassé une femme sans défenses, Tyria alluma la douche pour laver le corps meurtri de sa prisonnière, se fichant royalement de se faire arroser au passage.

Comme l'eau chaude et les frottements répétés d'un gants de toilettes savonneux contre la peau de Milana semblaient la faire émerger doucement, Tyria congédia le robot pour qu'elle ne le voie pas. Puis, en panne d'idée et constatant que la Russe commentait vraiment à reprendre connaissance, elle la hissa sur la table où elle avait mis ses affaires hier soir et l'attacha bras et jambes écartés sur celle-ci. Ça lui faisait horriblement penser à des préparatifs pour un viol, mais Tyria avait paré au plus pressé et sa prisonnière allait devoir se reposer. Elle la préférait donc couchée sur une table en acier inoxydable et froid qu'assise. Elle posa ensuite une couverture en laine grossière sur son corps et improvisa un coussin avec une autre couverture. Tyria était trempée quand la Russe émergea, mais elle ne la regardait pas avec le regard de quelqu'un de soulagé ou de désolé. Elle était toujours en colère, à la fois contre elle-même pour avoir perdu son sang-froid et contre Milana pour avoir atterrit chez elle.

- Et ça, ça t'a fait du bien, crétine ? Cracha-t-elle agacée.
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« Répondre #8 le: Mars 22, 2016, 12:51:48 »

Si elle avait remarqué le regard, ou l'incompréhension que laissèrent ses explications sur le visage de la jeune femme, peut-être aurait-elle changé de stratégie. Ou pas vraiment en fait. Tant son esprit était déformé, formaté pour répondre à ce genre de stimuli, elle aurait sûrement continué. Peut-être pouvait-elle redevenir "normale". Mais avec son corps dans un tel état, et son esprit aussi déformé, rien n'était moins sûr. Ou du moins, non sans d'inombrables efforts.

Elle cligna des yeux lors de la première question, pencha un peu la tête sur le côté gauche.

- Ce n'était pas la seule raison, répondit-elle en russe, mais oui. Il n'avait pas la moitié d'une queue entre les jambes.

Elle sourit amusée par sa propre remarque. Faut dire, elle l'avait tatée... a moins que c'était celle de son compagnon, celui qui tenait la lourde caméra, elle ne savait déjà plus. Mais vu l'air déçu de Tyria, Milana vu rajouter un autre détail pour être sûre de se faire comprendre.

- Il n'avait même pas osé frapper le fournisseur, alors qu'il lui parlait comme à un chien. Vous les libres, pourtant n'aimez pas ça, non ? Loin de comprendre....

Enfin. Elle avait sucité la réaction tant attendue de Tyria. Enfin elle ressentait... Cette douleur. Le premier coup la fit se plier en deux, crachant à moitié des remontées qu'avaient provoquées ce coup. Le second la fit repartir en arrière, sa tête vibrant de mille feux, qu'elle accompagné d'un cri, de douleur, d'extase. Puis ce fut l'enchainement. La tête, le ventre, les côtes. Si elle avait l'habitude de se faire frapper. Généralement, les gens prenaient un peu de temps entre chaque coup, pour viser. Pour... simplement observer aussi. Là, c'était loin de toutes ces considérations. Tyria pouvait se transformer en véritable furie.

Le sourire qui orna ses lèvres pendant un instant, avant qu'elle ne bascule était horrible à voir. Déformé, la lèvre fendue à plusieurs endroits. Le nez plus droit, une pomette explosée, une paupière enflée. Du sang partout. Sa respiration s'était même faite sifflante, et on voyait bien qu'elle devait pousser sur ses muscles pour respirer.  Mais après vint le noir. Sans doute avait-elle heurté quelque chose de trop dur. Ah, le mur...

Même inconsciente, elle était légèrement agités de râles. Là, nul plaisir. Juste des tentatives de reprendre un souffle compliqué. Certaines côtes s'étaient pêtées. Et si, par chance, elles n'avaient rien percé, elles compressaient néanmoins plus que de raison les poumons de la jeune femme blessée. Si le robot était assez avancé pour la scanner, et en tirer d'autres conclusions, il verrait plusieurs liésons ici et là. Ses os étaient plus faibles par endroit, et même ses doigts s'étaient un peu déformés. Sans doute les avait-on cassés à plusieurs reprises, sans vraiment prendre la peine de la mener chez un vrai médecin. D'autres marques de tels traitements étaient visibles, par le robot. Ce n'était ni beau à voir, ni agréable à entendre pour Tyria, mais peut-être ferait-elle le lien entre ce goût pour la douleur. Ce n'était ni sain, ni naturel. Seul l'alliance d'un long traitement, sur plusieurs années, de coups et de douleur mêlé à différentes drogues pouvait mener à un résultat aussi déplorable.

De son côté, Milana resta inerte un bon paquet de temps. Même au départ, sous la douche, sous l'eau désormais chaude, elle mit un petit temps avant de commencer à réagir. Les coups à la tête, en plus du choc contre le mur l'avaient pas mal sonnée, et finalement, ce ne fut qu'après ce traitement, et après avoir été allongée sur ce lit étrange, qu'elle commença à se réveiller. Son souffle sifflait toujours, le temps que ses poumons reprennent leur entière place, et la douleur irradiait encore son corps, quand ses yeux papillonèrent.

Elle ne comprit pas tout de suite sa position. D'un côté, il y avait ce froid, et cette dureté du ... sol. Ou quoi que ce soit. Puis de l'autre, une couverture, et même un coussin. Oh. Et elle était attachée, aussi. Pour elle, il y avait de nombreuses contradictions, et son esprit bataillait pour trouver un sens à tout cela. Elle pencha la tête sur le côté, pour observer d'un oeil Tyria. Tiens. Elle était trempée. Mais à sa question, elle ne trouva comme bonne idée... que de hocher la tête.

- Oui...

Un sourire déforma son visage toujours blessé, le transformant en grimace, et elle cessa rapidement. Si elle appréciait la douleur, c'était dans un cadre relationnel. Elle n'allait pas jusqu'à s'en infliger par elle-même. Le provoquer pour l'autre. Certes. Mais c'était tout. Sa grimace augmenta légèrement, et elle détourna la tête de Tyria, d'inquiétude.

- Elle... est désolée. Elle ne pensait pas vraiment sombrer inconsciente si peu. A nouveau, un sourire. Et ces sifflements, un petit râle pour prendre une plus grosse inspiration. Et sans doute... un éclair de raison. Car elle continua : Pourquoi... suis-je attachée ? Où.. ?

A nouveau, ce "je". Mais... cette fois-ci le changement allait plus lien. Si la douleur la faisait encore frissonner, on pouvait presque entendre une réelle inquiétude derrière cette voix-là. Une perdition bien totale. Comme si son esprit, dans de très rares fois, des moments de faiblesse, arrivait à prendre le dessus sur un autre état, plus global. Mais elle préféra fermer les yeux, pour tenter de se concentrer sur sa respiration, et le reste de son corps.
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Tyria Stukov est une jeune fille brune, pas très grande, mais physiquement gâtée par la nature. Elle a passé une enfance malheureuse a être torturée par sa gouvernante sur ordre de ses parents. Cette dernière lui a fait subir des sévices d'ordre moraux, physiques et sexuels qui ont transformé la jeune fille en être brisé. Elle a finalement regagné sa liberté en payant le prix du sang avant de découvrir que la fortune familiale reposait sur le pillage des technologies de Terra. Elle a depuis repris l'entreprise familiale et a ouvert un Harem à Thekos pour des raisons de vengeance personnelle.
« Répondre #9 le: Mars 30, 2016, 12:03:11 »

- Oui...

Une réponse simple, à la limite de l'idiotie volontaire dans l'esprit de Tyria et qui ranima la flamme de sa colère dans ses yeux. Elle dû faire des efforts pour calmer son esprit qui lui criait d'effacer ce sourire débile de la figure de son interlocutrice à coups de poings.

Mais le sourire cessa rapidement, Milana grimaça de douleur et détourna le regard. Ce geste fit marquer un arrêt à la jeune fille qui n'y reconnut pas le comportement d'une débile abrutie par la drogue mais plus celui d'un être humain.

Elle émerge finalement ?

Tyria regarda la jeune femme attachée sur sa table. Les liens étaient surtout là pour l'empêcher de se barrer et de tenter un truc très con, comme se piquer, ou décider de l'attaquer elle. Mais l'entendre s'excuser de n'avoir pas réussi à tenir la douleur lui mit un autre coup au cœur. Elle se revoyait elle-même, quelques années plus tôt, obligée de devoir s'excuser de ne pas avoir tenu une des sempiternelles punitions déplacées infligées par sa gouvernante sadique et détraquée sexuellement. Mais la douleur, elle n'avait jamais appris à l'aimer, elle l'avait au contraire détestée à cause de cette femme horrible et de la passivité de ses parents qui se moquaient bien de ce qui pouvait lui arriver.

- Tu es attachée pour ta propre sécurité, et la mienne... Expliqua Tyria en ne voyant pas où était le mal de répondre à cette question. Quant à où, tu es toujours au même endroit. À savoir : ça ne te regarde pas. Termina-t-elle en se retournant.

Elle était trempée comme une soupe d'avoir dû laver la toxicomane. Elle ne voyait pas l'intérêt de rester ainsi. Sans plus de cérémonie, Tyria se déshabilla à son tour, libérant ses courbes voluptueuses, ses longues jambes, son ventre ferme, ses bras légèrement musclés, ses beaux seins ronds et lourds, ses belles fesses lisses. Elle avait un physique assez élancé et athlétique dû à son sport de combat. Malgré tout, elle avait de belles et généreuses formes qui la dérangeaient parfois quand elle souhaitait se battre.

Elle ralluma l'eau et se glissa sous elle, la laissant couler et emporter le sang et la sueur de son corps.

- Je ne comprends pas ton histoire. Tu es sérieuse quand tu dis que appartiens à quelqu'un ? Quand tu parles de "libres" et des trucs comme ça ? Tu viens d'où exactement ? Demanda Tyria en prenant le savon pour s'en passer, toujours dos à sa captive.
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« Répondre #10 le: Mars 30, 2016, 02:39:54 »

Elle était là, allongée sur cette table froide avec cette couverture chaude. Attachée bras et jambes écartés, avec cette respiration qui sifflait encore, et encore. Cette sublime douleur qui la faisait parfois gémir d'un plaisir béat. Mais elle était là, avec cette femme, ravisseuse qu'elle n'arrivait pas à comprendre. Tantôt semblant gentille, tantôt telle une furie dont les coups étaient autant mille extases que mille douleurs. Et elle était là, presque elle-même, mais avec ce manque qui faisait déjà peu à peu son apparition, asséchant sa gorge, transformant ses visions et mêlant les divers mondes dans lesquels elle s'était plongée.

Cet accent léger, russe, de Tyria lui trottait en boucle dans l'esprit, réveillant des connexions qui s'étaient endormies il y a longtemps. Elle le savait. Si elle s'était réfugiée ici, c'était bien que cette bâtisse était une protection sans faille. Contre ses démons. Pour ses souvenirs. Et même si quelques tremblements agitaient sa jambe gauche ou son bras droit, bien retenus par les liens, elle était plutôt calme encore, malgré un air avide qui creusait lentement son visage pourtant doux.

- ваша защита ?* demanda-t-elle en russe.

Qu'avait-elle fait, à sa protectrice ? Elle plissa le nez, l'air un peu plus inquiète... Mais vu que la jeune femme semblait avoir d'autres préoccupations pour le moment, elle n'y prêta pas plus d'attentions que cela. Par contre, voir le corps de son agréable tortionnaire dévêtue, cela lui lâcha un fin sourire. Bien plus belle que ceux ou celles qu'elle avait côtoyé. Faut dire, elle pratiquait sûrement un sport, apparemment. Et elle ne se droguait pas, ni ne passait sa vie dans un temple de débauche.

Alors que Tyria commença à se doucher, la question remua la russe attachée un peu plus que de raison. Cet accent la plongeait définitivement dans des souvenirs lointain. Et son pauvre esprit tentait de récupérer des brides enfouies loin, loin dans sa conscience. Alors que les tremblements s'accentuaient un peu plus, se faisant ressentir jusque dans sa voix hachée, elle tenta donc d'expliquer. Ses paroles étaient lentes, hachées, et souvent coupées par des gémissements de plaintes, plaisir et douleur, et ces inspirations sifflantes, douloureuses. Le tout déclamé en russe.

- Elle... Je... Je suis... née en Russie ? Dans le nord est. Proche... d'une grande forêt, sûrement. Puis... Elle se souvient d'une vente. Pour de l'argent. Ses parents l'ont donné à... Des hommes. Elle grimaça, soufflant un peu. Visiblement, les souvenirs avaient du mal à remonter. Il y avait plein d'enfants dans le camion. Emenés... Dans un autre camp ? Puis dans des pièces fermées.  Avec plein de tests. Ils... Voulaient vendre les organes à des riches. Mais... Ils n'ont pas pu. Tous n'étaient pas compatibles. Alors j'ai été vendue à nouveau. Elle... a été donnée à un autre groupe. Oh... Elle l'a aimé.

La respiration se fit plus saccadée, comme si elle se faisait violence pour retrouver le fil de son histoire, ou de sa vie. De plus en plus, les "elle" et les "je" s’enchaînaient sans trop de cohérence.

- Alors... Quand le ciel s'est couvert de douleur, elle a apprécié. Et... ils ont ... ils avaient ces longues aiguilles. Puis encore. Et encore. Tant qu'elle se comportait bien. Elle avait le droit au trois. Manger, douleur, plaisir, drogue. Puis ... elle ne sait plus comment. Elle a atterri dans ce coin. Une ville, un coin sombre ? Jusqu'à Akiko Peterson. Puis... jusqu'ici ?

Elle haletait à présent, ses yeux étaient fermés, et son visage tuméfié gardait une grimace constante. Sa voix, sur la fin, était devenue plus rauque, et plus souvent, elle tirait sur ses liens qui la maintenaient à cette table, sans échappatoire. La couverture avait un peu glissé sur le côté, la dévoilant ainsi que les traces du traitement infligé par Tyria plus tôt. Et si elle avait un moment regardé, et admiré le corps de sa ravisseuse, elle n'en avait maintenant même plus conscience, perdue simplement dans son esprit. Tiraillée par un manque naissant. Par cette douleur et ce plaisir engendré. Tiraillée de souvenirs qu'elle tentait de refouler.

- Elle tremblait au départ... Elle ne voulait pas. Elle a supplié tous les anges de la terre. Mais ils ne sont pas venus... A la place, il n'y avait que ces personnes sombres, qui cachaient ces néons trop forts. Qui s'abattaient sur elle, puis dans moi. Ils s’enchaînaient.  Elle... Elle ne voulait pas apprécier. Et pourtant, elle en redemandait. Elle se sentait vivante, et elle oubliait. Elle...

La voix se brisa enfin, par une quinte de toux qui lui arracha un râle de douleur supplémentaire.



*Votre protection
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Tyria Stukov est une jeune fille brune, pas très grande, mais physiquement gâtée par la nature. Elle a passé une enfance malheureuse a être torturée par sa gouvernante sur ordre de ses parents. Cette dernière lui a fait subir des sévices d'ordre moraux, physiques et sexuels qui ont transformé la jeune fille en être brisé. Elle a finalement regagné sa liberté en payant le prix du sang avant de découvrir que la fortune familiale reposait sur le pillage des technologies de Terra. Elle a depuis repris l'entreprise familiale et a ouvert un Harem à Thekos pour des raisons de vengeance personnelle.
« Répondre #11 le: Avril 04, 2016, 09:31:25 »

Sa protection ? Voilà qui ne manquait pas de d'humour. Elle s'introduisait chez elle et demandais sa protection ?

Après, elle lui fit un résumé très bref mais plutôt intense de sa vie. Vendue depuis la Russie, elle était donc bien terrienne. Le nord de la Russie n'avait pas de porte vers Terra pour autant qu'elle le sache.

Tyria coupa l'eau après s'être rincée et alla chercher un linge dans un casier de la pièce. Elle l'enroula autour de sa taille en songeant une nouvelle fois que tout les récits de sa captive la menaient une nouvelle fois à cet "Akiko Peterson". Un homme de ce qu'elle avait compris, mais restait encore à trouver qui et ce qu'il avait vraiment à faire là-dedans.

Mais sa prisonnière semblait s'agiter de plus en plus sur sa couche improvisée. Elle se demanda pourquoi elle semblait aller de plus en plus mal jusqu'à ce que son regard retombe sur la rapport du robot-médecin.

Ha ouais, elle doit sûrement être en manque...

Tyria se dirigea vers la table et se munit du matériel d'injection neuf laissé par le robot. Elle fit de son mieux pour doser au plus près de la dose prescrite par le robot et se tourna vers la jeune femme tandis qu'elle terminait son récit. Elle se retourna ensuite vers Milana.

- Tu sais, je ne sais toujours pas si les anges existent... Dit-elle en soulevant la couverture pour ensuite prendre un garrot et l'appliquer au bras de la jeune femme.

Elle tapota ensuite sur la veine qu'elle souhaitait pour la faire gonfler et la rendre plus visible.

- Mais par contre, les démons eux existent. Et ils sont plus miséricordieux que les anges, dit-elle en saisissant la seringue.

Elle piqua délicatement la veine de la jeune femme et injecta la dose, déjà moindre que celle qu'elle s'enfilait déjà à la base probablement, puis ensuite jeta la seringue dans une poubelle pour déchets médicaux.

- En attendant, dors bien... Lui dit-elle sans vraiment y croire.

Elle regarda Milana sombrer dans l'étreinte de son vice, puis elle sorti pour se livrer à un recherche sur son Akiko Petersen et demander un rapport complet au robot médical. La jeune femme avait besoin de soins, c'était plus qu'évident à sa respiration sifflante et ses soubresauts.
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« Répondre #12 le: Avril 05, 2016, 08:21:55 »

Elle était là, toujours allongée. Concentrée sur sa respiration douloureuse, et si plaisante en même temps pour son esprit déviant. La tête légèrement tournée sur le côté, pour observer d'un oeil seulement la silhouette de la jeune femme qui terminait de se laver. Bien plus saint que tout ce qu'elle avait pu voir de puis un certain temps, d'ailleurs.

Elle continuait à tirer sur ses liens, sans vraiment la volonté de se libérer. Ce n'était pas le but. Mais ses yeux s'ouvrirent, plus grands et un sourire éclaira son visage encore abimé quand elle vit sa tortionnaire libératrice s'approcher d'elle avec une seringue.

Pour Milana, cela signifiait qu'une seule chose : son envie allait pouvoir être contentée. Un frisson parcourut son échine et elle se tendit un peu vers Tyria, d'un coup devenue plus calme, douce. Elle ne saisit pas bien les paroles prononcées à propos des anges et des démons. Elle était croyante, oui, et mais si ses prières, dans son enfance et son adolescente avaient souvent supplié Dieu d'une libération, ou d'une fin miséricordieuse. Elles s'étaient transformées peu à peu. Elles n'étaient plus dirigées cette fois-ci, non pas vers un dieu qui n'avait rien eu à faire de cette jeune fille puis femme, enfermée et traitée moins bien que du bétail.

Mais...  Vers ces êtres qui satisfaisaient ses appetits. De douleur et de drogue. De folie et de plaisir. Et déjà rencontrée, déjà séduite, Tyria commençait à prendre cette place, bien malgré elle, sûrement. Et elle lui murmura ces mots, en russe.

- Tout est pur pour ceux qui sont purs, mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. Epîtres de saint Paul, à Tite, I, 15

Elle souffla un instant, fermant les yeux pour reprendre rapidement.

- Jetons-nous dans les bras du Seigneur, et non dans ceux des hommes, car telle est sa majesté, telle aussi sa miséricorde.

Et vint le silence, et un abandon, son esprit fondant déjà dans les affres qui lui étaient offertes. Un sourire béat se dessina sur son visage, et le calme revint. Que représentait Tyria, pour elle ? Elle ne savait pas. Mais elle ne pouvait être que bonne. Elle l'avait lavée, frappée, fournie, attachée, et avait même été douce avec elle. Que d'émotions mélangées qui formaient ce coctail particulière pour la Russe attachée. Oh. Elle n'allait certainement pas dormir. Mais profiter au mieux de ce qui lui était offert.

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Akiko Peterson. Il était assez connu dans le milieu journalistique, pour être l'un de ces reporters qui allait au devant des ennuis : c'est à dire, dans les coins sombres où personne n'allait, voir même dans ces pays en proie aux guerres les plus ouvertes ou insinueuses. Il en tirait souvent des clichés assez choquant, brut, qui avait mené le journal où il travaillait à avoir une certaine reconnaissance pour bousculer le train-train quotidien avec une réalité que tous tentaient d'ignorer.

Ainsi, en tant que reporter qui bougeait... beaucoup, il n'avait pas de grande maison, malgré une notable richesse (ses clichés se vendaient parfois très, très cher). Il était connu qu'il avait un petit appartement au centre ville, au plus haut. Disait-il, il voulait pouvoir observer quand il le souhaitait les ombres s'installer sur la ville. Facile à atteindre, rien de bien complexe, en quelques recherches internet, on pouvait facilement avoir son adresse et toutes les informations importantes.

D'ailleurs, il était su, aussi, qu'en ce moment, plutôt qu'un endroit miné par la guerre, il avait voulu se concentrer sur la décadence des bas fonds de cette ville. Sa ville. Montrer à ceux qui habitent à la Lumière des lampadaires et de leur télévision Full HD, que l'ombre n'est jamais loin de chez eux. Et qu'elle est grave. Du coup, les soirs, souvent, il rentrait chez lui.
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Tyria Stukov est une jeune fille brune, pas très grande, mais physiquement gâtée par la nature. Elle a passé une enfance malheureuse a être torturée par sa gouvernante sur ordre de ses parents. Cette dernière lui a fait subir des sévices d'ordre moraux, physiques et sexuels qui ont transformé la jeune fille en être brisé. Elle a finalement regagné sa liberté en payant le prix du sang avant de découvrir que la fortune familiale reposait sur le pillage des technologies de Terra. Elle a depuis repris l'entreprise familiale et a ouvert un Harem à Thekos pour des raisons de vengeance personnelle.
« Répondre #13 le: Avril 06, 2016, 11:48:23 »

Tyria écouta la citation biblique en haussant un sourcil. Elle n'était pas plus croyante qu'une autre, la religion faisait partie des sujets qu'elle avait survolé dans ses études. Mais entendre cette pauvre fille lui sortir un extrait de la bible la surprenait. Elle avait donc un peu d'éducation. Ou alors elle était issue d'un milieu extrêmement croyant pour avoir réussi à se souvenir d'une parabole alors qu'elle ne parvenait même pas à se souvenir correctement de son lieu de naissance.

La jeune brune regarda l'expression de sa prisonnière changer en un air de béatitude qui lui fit envie autant qu'il lui faisait horreur. Elle se réfugiait dans la drogue pour trouver ce que la vie lui avait refusée tandis qu'elle s'était battue pour conquérir sa position, ce en marchant sur les cadavres de ses propres parents.

Mais elle avait une piste à remonter avant de savoir ce qu'elle allait faire avec sa prisonnière.

Elle l'abandonna dans cette cave, elle y était en sécurité du moment qu'elle n'essayait pas trop de se débattre. Elle remonta ensuite dans sa maison et se livra à quelques recherches internet sans grand espoir de trouver quoi que ce soit. Mais elle fut déçue en bien. Soit Akiko Peterson était un homonyme, soit la dernière personne a avoir acheté sa victime était un journaliste suffisamment connu pour avoir une page wikipedia dédiée. Comble de l'ironie, non seulement il habitait en ville, mais en plus dans un endroit même pas difficile à atteindre pour deux sous.

Une collégienne armée de son ours en peluche pourrait entrer par effraction, Songea la dernière des Stukov en consultant les registres du cadastre.

Tout semblait si simple pour trouver ce Peterson qu'elle finit par se demander si ce n'était pas une farce. Ce journaliste remueur de poubelles avait vraiment acheté une fille comme on achète du bétail ?

Elle-même l'avait déjà fait sur le monde de Terra, mais là-bas, l'esclavage était chose légale. Pas ici.

Une petit visite s'impose... Songea-t-elle, ne se sentant pas du tout de discuter de ce genre de choses sur une chose aussi aisée à tracer qu'un téléphone portable moderne.

Mais se présenter devant un trafiquant d'esclave potentiel en clamant haut et fort être au courant n'était pas exactement un signe de sagesse, encore moins avec sa réelle identité.

Elle passa par sa salle de bain et se saisi d'une bombe de mousse pour teindre ses cheveux bruns en noir, elle changea aussi ses sourcils. Puis, à l'aide d'un peu de maquillage et de fond de teint, se fit plus bronzée qu'elle n'était réellement, et se vieillit intentionnellement par un maquillage un peu trop appuyé, comme si elle cherchait à masquer des défauts de peau qu'elle n'avait pas.

Elle se regarda un moment dans le miroir pour traquer les détails qui pourraient trahir sa jeunesse, mais n'en décelant pas, elle passa se changer dans sa chambre. Une des tenue qui la vieillissait le plus était le costume trois-pièces féminin de femme d'affaire qu'elle ne portait, pour ainsi dire, jamais.

SOn seul avantage était de la faire paraître plus vieille tout en lui permettant toujours de bouger ses jambes à son aise si elle devait faire des mouvements rapides ou se battre. L'habit n'était pas prévu pour ça, mais elle s'en moquait désespérément. Ainsi attifée, elle sortit de chez elle et se rendit quelques rues plus loin pour appeler un taxi depuis une cabine de téléphones publique. Elle lui donna l'adresse du bâtiment d'en face de l'immeuble d'Akiko Peterson. Traversant la rue, elle rassembla ses esprits tout en caressant sur ses hanches, derrière son dos, le manche du couteau de combat caché sous son veston. C'était à la fois rassurant et stressant.

Elle entra dans l'immeuble en profitant de personnes qui en sortaient. Elle consulta ensuite les boîtes aux lettres pour trouver l'appartement de Peterson. La présence de courrier dans la boîte lui appris qu'il était soit négligent, soit absent. Il n'était pas encore la fin de l'après-midi, probablement était-il encore au travail.

D'après les infos qu'elle avait obtenu en se faisant passer pour la secrétaire de sa propre entreprise terrienne et en appelant pour demander si le journaliste était disponible pour une interview, il était au Japon en ce moment et enquêtais dans la ville même de Seikusu. Il rentrerait donc logiquement chez lui quand il aurait fini.

Tyria se rendit devant la porte d'entrée et examina la serrure d'un peu plus près.

Trop compliqué pour moi. Conclut-t-elle rapidement avant de se redresser et d'administrer un violent coup de pied à la porte pour en défoncer le cadre. Elle senti le coup résonner jusqu'à son bassin, mais la porte ne céda pas. Probablement avait-il déjà été dévalisé une fois ou deux et avait-il décidé d’investir dans un système de fermeture plus performant.

En grommelant, Tyria sorti le tournevis de son couteau suisse et un trombone et se donna quarante minutes pour réussir à la forcer avant d'abandonner et d'attendre le journaliste devant elle. En grommelant et en s'acharnant, elle parvint à faire tourner le loquet au bout d'un peu moins de soixante-trois minutes d'acharnement. Elle était vraiment agacée et avait forcé plus que de raison. La serrure nécessiterait probablement d'être changée, mais la porte fermerait quand même. Par un petit miracle, personne ne l'avait vue.

Elle entra et fit rapidement le tour du propriétaire. Il n'y avait rien qui attire particulièrement son œil, mais elle n'avait pas l'âme d'une artiste. Tyria Stukov était surtout constituée de faits froids et logiques, la création et le goût de l'art ne faisaient pas exactement partie de ses passe-temps favoris. Elle aurait peut-être pu capter la profondeur et les messages véhiculés par les photos si elle s'en était donnée la peine. Mais elle se contenta de les juger inintéressantes à part une photo qu'elle trouva. Un portrait de Milana avant qu'elle ne lui tuméfie le visage à coup de poing. Visiblement, quelqu'un s'était déjà chargé de lui faire sa fête, mais elle était en moins piteux état que dans sa cave.

Elle entendit alors la porte s'ouvrir et les pas méfiant d'un homme entrer dans l'appartement. Elle se retourna et reconnu son journaliste.

- Akiko Peterson je présume ? Demanda-t-elle froidement sur le ton de l'affirmation plus que de la question. Je suis Svelania Karpov, du GRU, dit Tyria en donnant une fausse identité ainsi que le nom du service de renseignement Russe.

Elle écouta la réponse sans guère lui accorder d'importance, il y avait suffisamment de photos du personnage du internet pour le reconnaître facilement.

- Nous avons à parler M. Peterson. De vous, et de cette jeune femme. Dit Tyria en tournant la photo de Milana pour la montrer au journaliste. Commençons par le plus évident : Que savez-vous à son sujet ?
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« Répondre #14 le: Avril 07, 2016, 12:15:57 »

Il l'avait cherchée, au départ. Dévalant les escaliers pour sortir de l'immeuble de son ami qui avait bien voulu prendre un peu soin de cette femme. Mais... Malgré une journée à rechercher dans toute la ville, il avait du se résigner : il ne la retrouverait pas. Pour lui, elle était sûrement repartie d'où elle venait. Il était dépité, un peu déprimé : comme à chaque fois, dans ses reportages, il gardait un goût amer de ce qu'il voyait. Il ne désespérait pas pour autant, l'opinion publique avait le pouvoir de faire changer les choses, car de tous temps, les politiques avaient peur de leur image.

Mais habituellement, il s'agissait de pays en guerre, connus pour leur pauvreté ou leur situation de guerre civile. Et là... C'était sa ville. Les oeillères que s'étaient mis les habitants de ce pays le désespérait un peu, et... a vrai dire, il avait hâte de boucler ce reportage, et partir ailleurs, se confronter à d'autres périls. Peut-être tenter d'aller dans ces pays froids, vu qu'il y avait sûrement matière à voir, aussi. C'était une piste possible, voir probable, plus les journées passaient.

Enfin. Il était surtout temps de rentrer chez lui. Achetant au passage quelques canettes de bières, un pack entier, et des paquets de clopes, il revint chez lui, et bloqua devant la porte. Un coup avait été donné, et en passant sa clef dans la serrure, il avait confirmation d'une chose : on était entré chez lui. Il soupira, soufflant quelques volutes de fumée, et tira une nouvelle fois sur sa clope. Puis rentra, sur ses gardes. Il déposa ses chausses à l'entrée, et prit une barre de fer qui trainait.

Un pas, puis un autre, et il alluma les lumières, clignant des yeux devant celle qui lui faisait face. Une femme, jeune, mais pas trop. Trop bien habillée pour être ici. Il tira sur sa clope, déposant la barre de côté, tandis que la femme se présentait.

- C'est ça, ouais, c'est moi. Et que peut me vouloir quelqu'un de cette nature, en entrant chez moi par effraction ?

Quelques volutes de fumée, et il alla se poser sur un fauteuil un peu dégarni, posant la bière sur la table. Il en prit une, et, à tout hasard, en tendit une autre à la prétendue russe. Il y croyait qu'à moitié à ses histoires de GRU. Ce n'était pas trop dans leur manière. Et il ne craignait pas grand chose non plus. Par contre, à la seconde question, il haussa ses sourcils.

- Hm. Déjà. Pourquoi venez-vous donc poser des questions à une personne comme moi ? Il posa la bière devant la jeune femme, la laissant choisir et ouvrit la sienne pour y prendre une longue gorgée avant de reprendre. De plus, pas grand chose à dire. Une jeune femme trouvée dans les bas fonds de cette ville pernisieuse, vous aurez des détails dans la prochaine revue à venir.

Il soupira fermant les yeux un instant, puis posa les pieds en douceur sur la table basse devant lui.

- Je suis surtout étonné que des personnes la recherchent, à vrai dire. Elle vient de ses coins abandonnés de tous. Abandonnée même d'elle-même. Une de ces personnes tellement martyrisés par la vie, que leur perception du monde a changé. Un monde qui est loin d'être beau et clair. Alors, cette clareté les effraie. Ils la fuit, pour retourner dans ces tenèbres qui les ont peu à peu façonnés. Et on aura beau tenter de les aider, de leur ouvrir le monde telle qu'il peut aussi l'être parfois. Ils fuient alors.

Un n-ième soupire, et une autre gorgée, puis il reposa la canette sur la table, jettant un coup d'oeil à son sac.

- Pourquoi vous la recherchez donc, Madame Karpov ?

Il croisait les bras à présent, ses yeux fixés sur la jeune femme en face de lui. Qu'elle que fut sa véritable entité. Elle ne semblait pas, en tous cas, venir de ces quartiers salis par une peste plus durable encore que cette maladie avait pu l'être. Mais bon, il n'était pas nécessaire de mettre en doute l'identité de cette russe. Ils savaient sûrement tous deux qu'ils n'étaient pas dupes. Et... D'un côté, si ça lui permettait d'avoir des informations sur la jeune femme qu'il avait voulu aider, ou sur les groupes derrière les trafics humains. Ca ne pouvait que l'aider. Il sortit de sa poche un carnet et un stylo, prêt à prendre notes.
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