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Plus loin que la route elle-même [Akali]

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Lamento

Créature

Plus loin que la route elle-même [Akali]

dimanche 05 juin 2011, 20:13:08

Le feu crépitait, bête à la morsure féroce dont le dos s'hérissait de flammes dansantes et mouvantes, projettant des ombres démesurées contre la paroi de pierre contre laquelle le voyageur borgne était adossé, plongé dans ses pensées. Assis parterre, son oeil profond se perdait dans la contemplation du foyer magiquement maintenu en vie alors que nul bois ne l'alimentait. Au dehors de la grotte dans laquelle il s'était installé pour passer le mauvais temps qu'il avait sû prévoir, la tempête de neige grondait furieusement. L'ouverture de la caverne était balayée par un blizzard enneigé violent qui se déchainait depuis une journée et une nuit entière déjà. Au dehors de l'abri, c'était un chaos de glace et de zéphyrs enragés qui faisaient souffrir la terre et ceux qui avaient la prétention de pouvoir tenir tête à la nature dans ce qu'elle pouvait avoir de plus brutal.
Ca n'avait rien d'étonnant. La chaîne des Arklands ceignait la partie nord des Terres Sauvages et le mont Mord-le-Ciel était son point culminant, avec ses chemins escarpés et ses changements brutaux de températures et de météo. Quelques "routes" comerçantes y existaient, mais elles étaient très peu empruntées et ne menaient qu'a des postes avancés généralement désertés depuis longtemps. Lamento avait pourtant décidé d'aller voir par-delà les Arklands, leur manteau blanc et leurs redoutables crocs de givres. Par curiosité et amour du voyage, le vagabond s'était préparé une petite expédition en solitaire et avait entamé -un peu inconsciemment, oui- la montée du mont Mord-le-Ciel quelques jours plus tôt. Comme il s'y était attendu, le temps avait changé assez rapidement mais il avait pour une fois joué de chance : la magie préparée un peu à l'avance lui avait laissé le répit nécéssaire pour se trouver un abri sûr.
La caverne s'était nettement découpée devant lui dans le blizzard et Lamento n'avait pû s'empêcher de se laisser aller à une appréhension qui lui avait prit les tripes en tenailles alors qu'il avait pénétrée l'antre assombrie, épée au clair.

La chance ne l'avait pas abandonné à l'intérieur non plus. Nul créature vicieuse ne se terrait là, nul ermite douteux venu se retirer loin du monde des hommes. Quelques petites carcasses d'animaux réduites à l'état d'ossements étaient toutefois visibles ça et là, vestige de vieux repas.
Sur les murs, Lamento avait découvert quelques dessins primitifs s'entremêlant à ce qui devait être une écriture plus élaborée, le tout gravé patiemment dans le coeur de la roche des parois du boyau sombre. Des habitants, il y avait eu, oui.
Dans le fond, quelques mêtres plus loin ? Une autre paroi, qui avait paru à l'aventureux borgne étrangement plane et lisse. La fatigue, possiblement...

Notre homme s'était donc installé là, sachant que les jours à venir le tiendraient prisonnier du blizzard et de la grotte. Avec patience, il avait préparé un feu magiquement animé avant de se préparer une couche à l'aide d'une couverture emportée avec lui. La nourriture ? Quelques rations elfiques prévues pour les trajets de ce type lui éviteraient de mourir de faim. Quant à l'eau... Un peu de neige fondue et le tour serait joué.
Ce que Lamento n'avait pas prévu, c'était l'ennui qui découlerait de la situation. Pas même un parchemin à lire, où une personne à qui parler. Pas d'animal où d'insecte à observer (non pas qu'il fût naturaliste, mais un petit n'importe quoi devient vite le centre d'un monde labouré par l'ennui), rien.
Rien, hormis l'attente de la fin de la tempête et ses souvenirs qui lui rappellaient que les légendes parlaient d'un ancien peuple perdu depuis longtemps, avalé par le mont Mord-le-Ciel.

Le temps allait être long, aujourd'hui encore.


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