Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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I run to you...

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Réo

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I run to you...

jeudi 21 mai 2026, 21:51:14

Certains appellent ça une épiphanie, d’autres un signe du destin…Personnellement je ne sais mettre de mot sur ce que je vis, tandis que je contemple la ville depuis le sommet de la tour qui héberge l’Eden, l’horizon de la ville qui semble briller de mille feux et que je vois différemment depuis mon retour de l’herboristerie de Lyadril…Ma Lyadril…j’ai encore du mal à m’y faire alors que je finis la dernière gorgée de mon verre de bourbon…

La soirée bat son plein, la rumeur de mon retour a créé l’effervescence pour le bonheur de mon comptable. Un autre était heureux de mon retour, Louis qui s’est empressé de m’interroger sur les évènements ayant suivi sa course pour m’apporter les affaires. Sachant qu’il est trop fier lorsque son instinct a raison et qu’il va m’en parler longtemps, je passe sur certains détails, prétextant devoir préparer le service.

Je sens son regard sur moi, il sait que je n’ai pas tout dit, mais en bon bras droit se concentre sur mon seconder. Je sais bien qu’il reviendra à la charge, mais pour l’heure je suis dans ma bulle, mon pouce faisant le tour du verre en cristal ouvragé, je suis tellement concentré sur le film des évènements récents que mon esprit fait abstraction du bruit ambiant…l’attaque, ma rencontre avec cette tornade dans ma vie, ses cours et connaissances sur les arcanes, puis l’arrivée de Virgil, de Diamant…et encore l’image de la peau d’albâtre, ses yeux turquoise…la douceur de sa peau…

Je ne réalise à quel point mon rythme cardiaque s’emballe que lorsque mon flot de pensées est interrompu par un habitué qui tenait à me saluer.

-   Réo, mon cher, c’est un tel plaisir de vous revoir, votre absence en a laissé plus d’un perplexe.
-   Vos mots me touche, mais vous me connaissez, je ne laisse jamais ce qui m’est précieux bien longtemps…J’ai du régler quelques affaires, mais profitez donc de la fête !

Comme revenu à la raison, je prends un micro et commence à chanter sur un air jazzy, ce qui a un don pour réchauffer l’ambiance chez certains dont les idées de luxure remontent à la surface…preuve s’il en est des lèvres mordus par ci par là, ou des traces de transpirations…pour ne pas parler des mains baladeuses…

C’est à ce moment que j’aperçois quelqu’un à l’entrée, cherchant à se fondre dans l’ombre…encapuchonné, je reconnais…non…mon cœur reconnais cette présence…rendant mon chant plus…captivant…au fur et à mesure que je le deviens moi-même…elle est là…sans doute pour la protection de l’Eden…mais je ne peux m’empêcher de la désirer ce qui rends mes effluves difficile à contrôler…je m’arrête juste à temps alors que je sentais que la soirée risquait de finir en orgie si je ne m’arrêtais pas…

-   Hmm…je suis désolé, d’interrompre cette soirée Ô combien prometteuse, mais j’ai une affaire urgente à régler. Pour la peine, demain soir une consommation offerte à tout le monde…

Certains ont beau avoir envie de se scandaliser, ils savent que ma parole est loi entre ces murs, donc la salle se vide en silence, et bien vite il ne reste que nous et Louis.

-   Ca te concerne aussi Louis, on se parle plus tard…

La porte claque silencieusement nous laissant dans un silence à la fois pesant…et si parlant…Un pas après l’autre…je me rapproche, lui tendant la main…

-   Bienvenue à l’Eden…
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Lyadril Ilfirin

Créature

I run to you... [PV : Lyadril Ilfirin]

Réponse 1 Aujourd'hui à 01:30:04

Sept nuits depuis le sang versé dans le cercle. Une semaine s’est écoulée depuis cette frontière franchie de justesse entre la l’appel à un spécialiste des Arcanes… et la catastrophe frôlée de peu. Un acte qui s’il avait été mené à bout, lui aurait été impardonnable, insupportable à vivre au point de se jeter à corps perdu dans un duel contre son père.

La clochette de “Dae & Calad” tinte une dernière fois pour quelques jours lorsqu’un patient quitte finalement l’herboristerie avec ses remèdes serrés contre lui. L’odeur familière des plantes séchées flotte toujours entre les poutres anciennes ; camomille suspendue, sauge, menthe poivrée, racines d’aunée abandonnées près du foyer encore tiède.

Puis le silence revient. Un silence que Lyadril connaît. Qu’elle maîtrise. Contrairement au trouble qui habite sa poitrine depuis que Réo a quitté l’herboristerie au début de journée.

Ses doigts effleurent distraitement le cuir de la besace ouverte sur le comptoir central.

À l’intérieur reposent plusieurs fagots d’herbes soigneusement liés par des fils écarlates ; sauge blanche séchée, armoise, romarin infernal réduit en fragments presque noirs, fines branches d’if destinées aux sceaux protecteurs. Plus loin, enveloppés dans un tissu sombre, quelques pétales de datura noir attendent encore sans libérer leur parfum lourd.

Les bougies ont été rangées avec une minutie presque cérémonielle. Ivoire pour purifier. Rouge sombre pour le lien du sang. Violettes pour les Arcanes. Noires pour contenir ce qui ne devrait pas déborder.
Puis il y a la dague. Pas celle du premier sang. Pas le karambit de Réo ayant ouvert le premier passage entre eux. Non.

Cette lame-là porte encore le souvenir du second versement. Celui accompli pour appeler Diamant. Lorsque l’elfe la récupère, l’acier reflète faiblement les dernières lumières de l’herboristerie avant de disparaître dans la besace. Comme si elle craignait encore de réveiller les échos du rituel. Ou les émotions qui y étaient liées.

Quelques étoffes soigneusement pliées reposent également contre les herbes et les bougies. Le rouge profond d’une longue nuisette. Le blanc plus innocent d’une autre, courte et légère. Le noir délicat commandé à une tisseuse.

La robe couleur d’alternanthera “Purple Knight” que Réo a déjà vue parer son corps lors de l’invocation de Diamant.
Ainsi qu’une autre encore. Plus sombre. Noire comme une braise mourante aux reflets pourpres, dont les tissus épousent sa taille avec souplesse avant de glisser le long de ses hanches dans une élégance presque infernale. Le décolleté demeure mesuré, mais assumé, laissant apparaître la naissance de sa poitrine ainsi que la ligne délicate de ses épaules nues.
Une tenue qui n’appartient ni totalement à l’elfe… Ni totalement à la fille du Général des Légions Infernales.

Lorsque “Dae & Calad” ferme finalement ses portes, Lyadril demeure quelques secondes immobile devant le bois ancien, la paume posée contre celui-ci comme pour retenir encore un fragment de ce refuge qu’elle connaît depuis toujours.

Car cette fois… Elle ne quitte pas son herboristerie pour un patient. Mais pour Lui. Pour un rituel visant à protéger son bébé qu’est l’Eden, pour reprendre ses termes.

Alors Seikusu lui paraît soudainement immense. Vivante. Bruyante. Les conversations éclatent dans les rues, les lanternes colorées se reflètent contre les pavés humides, et quelques regards s’attardent parfois sur cette silhouette encapuchonnée avançant seule dans la nuit.

L’elfe garde instinctivement les yeux baissés sous l’ombre profonde de sa capuche. Discrète. Presque fuyante. Elle connaît les démons de l’Enfer. Les généraux. Les guérisseurs. Les anciens elfes de son clan. Mais les foules humaines demeurent encore un territoire étranger.

Ce n’est qu’après avoir reconnu l’un de ses patients près d’une rue commerçante qu’elle ose finalement lui demander avec douceur s’il connaît l’Eden. Une légère gêne traverse sa voix lorsqu’elle admet ne plus réellement se souvenir du chemin. L’homme lui indique alors la direction avec empressement, visiblement honoré de pouvoir lui rendre ce service, et Lyadril incline légèrement la tête avant de reprendre sa route.

Puis son cœur change de rythme. Avant même que le bâtiment où se trouve l’établissement n’apparaisse réellement. Quelque chose sous sa peau le reconnaît déjà. Le sceau invisible marqué sur sa main gauche pulse faiblement. Une fois. Puis deux. Comme une réponse silencieuse à une présence qu’elle ressent désormais jusque dans son souffle.

Et lorsqu’elle franchit finalement les portes de l’Eden…

La chaleur du lieu l’enveloppe aussitôt. Les lumières tamisées. L’alcool. Les peaux échauffées. Les éclats de rire. Les désirs flottant dans l’air avec une densité presque palpable. Puis il y a lui. Sa voix. La fille d’Az’Kharel n’en revient pas. Pas immédiatement en tout cas. Elle ignorait que Réo avait cette capacité.

Le chant de Réo traverse la salle entière comme une caresse lente glissant contre son échine.
Alors ses propres effluves lui échappent à leur tour. Faiblement. Instinctivement. Bien moins maîtrisés qu’elle ne voudrait l’admettre.

Le regard turquoise de l’elfe se relève malgré elle vers la scène… et pendant un instant, le reste du monde devient flou. Les lèvres. Les yeux violets. Cette manière qu’il a d’attirer les regards comme un brasier dans l’obscurité.

Les pensées qui traversent alors son esprit lui brûlent les joues avec une chaleur silencieuse qu’elle ne connaît pas encore totalement. Et elle résiste moins. Aux siennes. À lui.

Un homme à la carrure massive la heurte soudainement en passant près d’elle, comme pressé de quitter les lieux avant de succomber à quelque pulsion honteusement inavouable. Le choc arrache Lyadril à cette étrange torpeur.

Puis la voix de Réo résonne de nouveau dans l’Eden. Une affaire urgente à régler. Son souffle se suspend. Elle est arrivée trop tôt.

Alors elle se tait. Immobile dans l’ombre. Jusqu’à ce que l’Eden se vide peu à peu. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que trois présences. Louis. Réo. Et elle qui se fait bousculer une nouvelle fois.

Le regard du Bras Doit croise finalement le sien. Lorsqu’il reconnaît l’elfe sous la pénombre de sa capuche, il incline respectueusement la tête.

Lentement, Lyadril retire alors le tissu couvrant ses traits. L’argent pâle de ses cheveux capte aussitôt les lumières tamisées de l’établissement. Puis elle s’incline à son tour avec cette grâce discrète propre aux siens.
- Bonsoir Louis. C’est un plaisir de vous revoir… Je suis sincèrement désolée d’interrompre vos retrouvailles.

Quelques secondes plus tard, Louis quitte finalement l’Eden. Et lorsque la porte se referme derrière lui dans un claquement feutré…

Le silence qui suit paraît presque irréel. Seulement habité par leurs respirations. Et leurs cœurs qui, déjà, se reconnaissent. Un pas. Puis un autre. Toujours trop lents. Pas assez.

Le cœur de Lyadril cogne désormais si fort contre sa poitrine qu’elle craint presque qu’il puisse l’entendre tandis que sa main vient chercher celle que Réo lui tend. Et lorsque leurs doigts se frôlent enfin, un frisson remonte immédiatement le long de son bras.

Ses yeux rappelant les étoiles visibles entre les feuillages d’une forêt nocturne plongent dans le violet clair des siens.
- Mae govannen, melamin mîr vi dû. Hannon le na i annon… (Bonsoir, ma lumière dans les ténèbres. Merci pour l’accueil.)
Forme succube démoniaque + Forme ultime ancienne
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