Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Féeries [pv Seliane Noctelume]

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Adel Esplana

Humain(e)

Féeries [pv Seliane Noctelume]

vendredi 20 mars 2026, 15:08:23

  C'est quoi, Shinto ?

Adel n'en a aucune idée, et c'est bien pour cette raison qu'il se mêle aux réjouissances. Normalement, il a des choses plus importantes à rechercher, sauf que c'est déjà fait et il se heurte à une sévère absence de pistes pour le moment, ce qui l'ennuie et lui donne mal au crâne. Et puisque l'idée de tourner en rond pendant que son esprit en fait autant ne servirait qu'a le frustrer, le voyageur décide que prendre l'air lui fera le plus grand bien.
Après tout, son patron ne veut pas qu'il s'arrête de vivre sous prétexte que son travail est d'une importance plus que capitale et c'est une fête qui est propre aux locaux de ce monde plutôt qu'influencée par les visiteurs de l'autre, ce qui en fait une fête intéressante rien qu'à ce titre-là. 
Et puis zut, Adel se trouve dans le pays dit "du soleil levant", un nom qui provoque forcément chez Adel l'envie d'apprendre tout ce qu'il peut dessus, dans l'espoir que cela pourrait lui être utile.

...quoique, il ne devrait pas attendre grand-chose de ces livres appelés "mangas". Enfin bref.

Le meilleur moyen d'en apprendre plus, c'est de se rendre aux lieux qui y sont dédiés. Et donc, après avoir lu une carte de la ville...et avoir demandé à quelqu'un de relativement louche qui lui a indiqué les quartiers mal famés de la ville...et s'être perdu parce qu'il a mal compris les indications en question, ce qui fait qu'il a évité de rentrer dans lesdits quartiers mal famés, ou il aurait probablement passé un moins bon moment...et avoir redemandé une nouvelle fois... le voilà devant un temple un peu plus éloigné de la ville.
Un très beau temple, tant dans l'architecture que dans les décorations, il doit le reconnaître. Et c'est ce qu'il fait, avec un début de sourire enjoué aux lèvres provoqué par la possibilité qu'il ne semble pas s'être fait d'illusion sur l'intéret de son idée. D'autant plus qu'en s'approchant du bâtiment, il constate qu'une fête semble être en cours, probablement une tradition locale, ce qui est encore mieux.

Adel aurait très certainement dû potasser les livres à ce sujet avant d'y aller. Mais il y a déjà tellement de chose qu'il doit lire et mémoriser. Donc autant y aller sur le tas en espérant ne pas commettre d'impair qui pourrait frustrer les habitants, voire pire. Heureusement, cela ne semble pas être une fête interdite aux étrangers puisqu'il voit des gens dans la foule qui ne ressemblent pas à des locaux de cette planète, encore moins à ceux de ce pays. Les charmantes particularités de Seikusu, il suppose.

En tout cas, il se mêle à la foule, observant ce qu'il se passe et participant quand il le peut, avec un intérêt visible sur le visage à l'idée d'en apprendre davantage sur ce pays. La culture générale gagne toujours a être entretenue, et il ne sait pas combien de temps il va rester ici, après tout.

Donc il profite.

Séliane Noctelume

Créature

Féeries [pv Seliane Noctelume]

Réponse 1 vendredi 20 mars 2026, 23:37:08

La rumeur du festival ne franchit pas pleinement l’enceinte du sanctuaire. A part une petite vague feutrée d’anticipatifs, ponctuée du claquement sec du bois et du tintement clair des clochettes suspendues aux avant-toits. Les lanternes, rouges et ivoire, diffusent une lumière chaude qui semble flotter dans l’air nocturne comme une mémoire ancienne. L’air porte une odeur de bois ancien, d’encens et de papier neuf. Chaque pas trouve naturellement un rythme plus lent, plus mesuré.

Le sanctuaire veille. Et lorsqu’elle franchit le seuil, quelque chose s’accorde. Séliane ne s’arrête pas. Elle ressent.

Le lieu n’est pas étranger. Mais il est structuré autrement. Moins sauvage. Plus contenu. Un sacré discipliné.

Ses pas, encore incertains dans les geta, restent silencieux malgré le bois. Sa posture, elle, ne vacille pas. Droite. Fluide. Déjà presque en harmonie.

Elle n’appelle rien. Et pourtant… Au loin, hors de toute volonté, une lueur apparaît. Puis une autre. Ses papillons viennent d’eux-mêmes. Attirés. Pas par elle. Par ce lieu… et par ce qu’elle y devient. Ils restent encore en retrait, discrets, comme hésitants à franchir eux aussi une limite invisible.

Alors un regard se pose sur elle. Kannushi Hayama Kiyotsugu. Gardien du sanctuaire, héritier d’une lignée ancienne, homme de rites et de silence. Il se tient près du honden, ajustant une corde sacrée lorsqu’un trouble infime traverse sa perception. Il ne voit pas d’abord. Il ressent. Une présence qui ne s’inscrit pas dans les flux habituels. Pas une souillure. Pas une prière. Autre chose.

Ses doigts s’immobilisent sur la fibre tressée. Lentement, il se tourne. Et la voit. Le silence entre eux n’est pas vide. Il est plein. Dense. Son regard ne s’attarde ni sur son visage, ni sur sa tenue. Il observe ce qui ne se montre pas, ce qui entoure, ce qui dépasse, ce qui… appelle sans appeler.

Puis, avec une précision presque rituelle, il s’incline. Pas profondément. Mais sans équivoque.
…Vous avez franchi le seuil sans hésiter.

Sa voix est calme, basse, ancrée. Ce n’est pas un reproche. C’est un constat.
Séliane soutient son regard. Elle ne répond pas immédiatement. Elle observe en lui cette stabilité, cette discipline façonnée par des années à servir sans comprendre entièrement.

Et, simplement :
Le lieu ne m’a pas rejetée.

Pas d’arrogance. Une évidence.

Un silence suit. Le prêtre ferme brièvement les yeux. Non pour réfléchir, mais pour confirmer ce qu’il perçoit. Lorsqu’il les rouvre, sa décision est prise.
Ce soir, nous honorons ce qui demeure invisible aux regards ordinaires.

Un léger mouvement de tête.
Il arrive… que certaines présences choisissent d’approcher.

Il ne demande pas qui elle est. Il ne cherche pas à nommer. Il reconnaît. Et dans ce geste, il accepte. Alors seulement, il se détourne légèrement et lui fait signe de le suivre, vers une structure latérale plus discrète. Là, à l’abri des regards, reposent plusieurs coffres de bois sombre, patinés par le temps. Il en ouvre un. Avec respect. À l’intérieur, les tissus ne sont pas simplement rangés. Ils sont préservés.

Kannushi Hayama Kiyotsugu en sort une pièce avec lenteur.
Ceci est porté lors des représentations offertes aux kami.

Il marque une pause.
Non pour les incarner… mais pour leur donner forme, un instant.

Il relève les yeux vers elle. Et, pour la première fois, une nuance d’émotion traverse sa retenue.
Si vous l’acceptez.

Le vêtement déployé révèle une soie lourde, profonde, d’un blanc cassé tirant vers l’ivoire. La surface capte la lumière sans la refléter pleinement, comme si elle l’absorbait. Des motifs y sont brodés à la main. Des fleurs de prunier, délicates, presque translucides, filées d’argent pâle. Entre elles, des lignes courbes d’un or discret évoquent le vent, les flux invisibles, les chemins que rien ne trace mais que tout suit. Aux extrémités des manches, une teinte plus froide apparaît : un dégradé de bleu très clair, presque imperceptible, comme l’aube naissante sur une neige intacte.

Un uchikake cérémoniel. Ancien. Respecté.

La princesse des fées d'une planète aujourd'hui disparue s’en approche. Ses doigts n’hésitent pas. Le contact est immédiat. Juste. Lorsqu’elle le revêt, le tissu ne la contraint pas. Il s’ajuste. Glisse sur elle avec une évidence troublante. Le poids du vêtement ne pèse pas. Il stabilise.

Et c’est à cet instant que les papillons franchissent la limite. Ils viennent. Sans appel. Sans ordre. Attirés.
Leurs lueurs se multiplient, doucement, comme si la nuit elle-même se fragmentait autour d’elle. Ils se posent sans précipitation : dans sa chevelure, le long des broderies, à la naissance des manches. Ils ne décorent pas. Ils reconnaissent.

Le prêtre ne parle plus. Son souffle même se suspend. Puis, lentement, il s’incline. Plus profondément cette fois. Non devant une invitée. Mais devant ce qu’il ne peut qu’honorer.

Séliane, elle, se détourne. Vers l’entrée. Vers le monde extérieur. Chaque pas est désormais parfaitement maîtrisé. Le bois des geta ne trahit plus aucune hésitation. Sa silhouette, drapée de soie et de lumière, semble glisser plutôt que marcher.

Elle observe. Analyse. Pèse. Ce monde pourrait accueillir les siens. Peut-être.

Alors, une fracture. Invisible. Brutale. Ses papillons frémissent aussitôt. Pas de peur. D’alerte. Son regard se lève. Ce n’est pas le sanctuaire. Ce ne sont pas les kami. C’est autre chose. Une présence qui ne s’inscrit dans aucun des équilibres qu’elle perçoit.

Et dans cet instant, son attention se rompt. Le bois glisse. La cheville cède. Une torsion brève, nette, et son corps bascule.

Le contact survient. Solide. Immédiat. Réel.

Ses papillons s’écartent dans un frisson de lumière. Puis… Déjà… Elle se redresse. Lentement. Parfaitement.

Sa main ajuste le pli du vêtement. Son souffle se stabilise. Seule une tension discrète dans son appui trahit la douleur. Donc elle s’incline. Précise. Mesurée. Irréprochable.

Puis ses yeux se posent sur lui. Clairs. Fixes. Et désormais habités d’une compréhension nouvelle. Ce n’est pas un hasard. C’est lui.

Adel Esplana

Humain(e)

Re : Féeries [pv Seliane Noctelume]

Réponse 2 mardi 24 mars 2026, 11:01:55

Un mouvement brusque.

Adel se tourne sur sa droite avec urgence, n'ayant guère envie que quelque chose lui arrive, la, tout de suite, alors qu'il a décidé de s'accorder du repos et de chasser sa lourde tâche de son esprit pour quelques heures.
Mais ce mouvement n'a rien de néfaste pour lui. Au contraire, c'est quelqu'un d'autre qui s'est fait du mal. En l'occurrence, une femme vient de tomber par terre. Adel se dirige vers elle pour l'aider à se lever mais il arrive trop tard, et elle n'a pas eu besoin d'assistance pour ce faire.

Mais maintenant qu'il est plus près d'elle, le voyageur en profite pour la regarder, car il a senti plusieurs présences non humaines dans la foule, et il se demande si elle est. Apparemment, ce n'est pas le cas ici : cette femme, bien que n'étant visiblement pas d'ici, est très probablement terrestre. Et non pas terranne....par le Phénix, ces terminologies peuvent devenir très vite confuses.
Chassant de sa tête cette frustration qui n'a aucun rapport avec la situation, il poursuit ce qu'il est en train de faire.
Oui c'est ça, visiblement humaine, ne ressemble pas beaucoup aux locaux, mais est habillée plus ou moins comme eux. Enfin, pas exactement, elle est vêtue d'une tenue de cérémonie assez ostentatoire et visiblement réservée à un rang supérieur quelconque, ce qui explique peut-être pourquoi lesdits locaux la traitent avec déférence. D'ailleurs, il commence a y avoir foule autour d'eux.

Pas de blessures visibles, mais c'est fort possible qu'il puisse y en avoir, hors de vue.

Bon, mais comment lui procurer son aide, alors qu'il n'est pas seul et qu'ils ont attiré les regards? Oui, les habitants de Seikusu semblent être habitué au surnaturel, d'après ce qu'il a compris, mais cela ne devrait pas dire qu'il a envie de montrer les siens à la vue de tous... C'est une question de prudence, et d'éviter que des personnes énervantes ou mal intentionnées se mettent en tête d'essayer d'abuser de ceux ci. Quoique, honnêtement, la lanterne et la lame le font déjà passer pour un original. Il est surpris qu'on ne vienne pas l'accoster plus souvent, mais il ne va certainement pas se plaindre, cela constitue plus de temps pour mener ses recherches.
 
Bien. Déjà, avoir une confirmation de son état de santé


"Vous êtes blessée ? Comment vous sentez-vous ?"

A fortiori, elle ne va pas trop mal, puisqu'elle s'est déjà redressé quand il est arrivé, et il ne voit pas de coupures apparentes ou d'objets logés dans son corps. Peut-être qu'elle n'a pas besoin de lui au final. En tout cas, à moins qu'elle ne dise le contraire, il ne devrait pas avoir besoin de sort : il a déjà de quoi désinfecter et panser des blessures pas trop méchantes.

Elle n'est pas tombée sur la tête, cela devrait aller, n'est-ce pas ?

Séliane Noctelume

Créature

Féeries [pv Seliane Noctelume]

Réponse 3 jeudi 26 mars 2026, 23:15:02

Le mouvement autour d’eux ne se dissipe pas immédiatement. Les regards persistent. Curieux, respectueux, parfois hésitants. Attirés autant par la chute que par l’étrangeté douce qui émane encore de la scène.

Pourtant, au centre de cette attention, Séliane demeure immobile. Parfaitement immobile. Seule la tension infime dans son appui trahit ce qui vient de se produire.

Ses papillons, eux, ne se sont pas entièrement dispersés. Certains flottent encore à proximité, décrivant de lentes arabesques de lumière, comme s’ils hésitaient à revenir se poser. D’autres, plus audacieux, se rapprochent déjà, attirés non plus par le sanctuaire… Mais par ce point précis. Par lui.

La voix d’Adel atteint la kami improvisée sans heurt. Elle ne répond pas immédiatement.

Son regard, clair, posé, d’une stabilité presque déconcertante, ne le quitte pas. Elle ne cherche pas ses traits. Elle ne s’attarde pas sur son visage. Elle perçoit.

Quelque chose en lui échappe aux lignes que la Gardienne du Voile Astral a apprises à lire depuis son arrivée dans ce monde. Ce n’est ni désordonné, ni hostile. Mais cela ne s’inscrit dans aucune des harmonies qu’elle vient d’observer.

C’est cela. La dissonance.

Ses papillons frémissent légèrement, comme sensibles à cette même anomalie. Alors seulement, elle parle. Sa voix est basse. Mesurée. Étrangement douce, mais dénuée de toute précipitation.
"Ce n’est rien."

Une simple affirmation. Mais elle n’est pas tout à fait vraie.

Son regard descend brièvement, juste assez pour reconnaître la tension dans sa cheville, puis remonte vers lui sans la moindre trace d’embarras.
"Mon corps n’est simplement pas encore… accordé à ce sol."

Les mots sont choisis. Précis. Mais leur sens reste à demi voilé.

Autour d’eux, l’attention commence à se relâcher, comme si l’absence de drame dissipait l’intérêt immédiat. Le flux de la fête reprend, lentement, laissant derrière lui une bulle plus calme. La jeune femme incline légèrement la tête.

Le geste est identique au précédent. Irréprochable, mais cette fois, il lui est destiné à lui seul.
"Je vous remercie."

Puis, sans rompre le fil invisible qui semble désormais les relier, elle ajoute, après une infime pause :
"C’est vous."

Pas une question. Pas une accusation. Un constat.

Ses papillons, plus nombreux désormais, gravitent lentement autour d’eux deux, comme attirés par une convergence qu’elle seule semble avoir comprise.

Ses yeux ne le quittent pas. Attentifs. Cherchant. Comprenant… sans encore tout saisir.

À quelques pas d’eux, la fête entame bien son souffle.

Un enfant tente d’attraper un poisson rouge dans un bac peu profond, sa petite épuisette de papier tremblant sous la surface. À chaque mouvement trop brusque, le papier menace de céder, et ses protestations indignées arrachent un rire léger à la femme agenouillée près de lui. Sans doute sa mère qui lui murmure de ralentir, de respirer, d’observer avant d’agir.

Un peu plus loin, un vieil homme ajuste les ficelles d’un stand de talismans. Les omamori suspendus tintent doucement les uns contre les autres, portés par une brise discrète. Certains passants s’arrêtent, hésitent, puis choisissent avec soin celui qu’ils emporteront, comme si leur décision devait être entendue par quelque chose d’invisible.

Sous un petit auvent, deux jeunes femmes vêtues de yukata échangent des regards complices en partageant des brochettes encore fumantes. L’une d’elles jette un coup d’œil furtif vers Séliane, puis détourne rapidement les yeux, troublée sans comprendre pourquoi.

Plus loin encore, le rythme lent d’un tambour résonne. Régulier. Profond. Il ne domine pas les sons alentours, il les soutient. Comme un cœur discret autour duquel tout s’organise.

Et parfois, entre deux battements, le tintement clair d’une clochette. Suspendue à l’entrée d’un petit autel secondaire, elle s’agite légèrement, sans qu’aucune main ne l’ait touchée. Certains passent sans y prêter attention. D’autres s’inclinent en silence.

Autour de l'étrange silhouette et d’Adel, la foule circule, contourne, s’écoule. Leur présence crée une infime déviation dans ce flux presque imperceptible, mais suffisante pour que personne ne les heurte. Comme si, sans le savoir, chacun respectait une distance.

Un espace. Un intervalle suspendu au milieu du mouvement. Et dans cet espace... Le monde continue. Mais différemment.


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