Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des œuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible.
Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans.

En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Vous acceptez également le traitement automatisé de données et mentions légales de notre hébergeur.

Faites vos jeux, rien ne va plus ! [June Williams]

Nos partenaires :

Planete Sonic Reose Hybride Yuri-Academia L'Empire d'Argos Astrya Hybride Industry Iles Mystérieuses THIRDS
Inscrivez-vous

AsepTimusoth

Avatar

Faites vos jeux, rien ne va plus ! [June Williams]

dimanche 05 septembre 2021, 00:46:50

L’atmosphère des casinos était toujours aussi… enivrante. Elle représentait un savant mélange de tout ce qui permettait de garder les clients dans une euphorie constante : des lumières presque aveuglantes, des sons de jackpot presque incessants pour laisser croire qu’il y avait des gagnants à tous les coins de la pièce, d’élégantes hôtesses et d’élégants hôtes pour attirer les regards et déconcentrer les parieurs ou leur servir d’agréables boissons à déguster. Asep’Timusoth comprenait pourquoi Asmodée n’avait jamais eu de mal à titiller la fibre « joueuse » des Mortels. À voir les complexes qu’ils étaient capables de construire pour enfermer les leurs dans un labyrinthe de jeu, muré d’or et d’argent, et pavé des espoirs déçus de tous ceux qui espéraient faire fortune entre ces murs définitivement maudits. Mais ici, le Démon était comme un poisson dans l’eau. Il se nourrissait presque de tout ce qui se passait entre ces murs et il n’avait pas été très difficile d’y trouver un travail comme croupier. L’Incube s’était présenté avec une solide expérience de tous les jeux possibles et imaginables et ses talents naturels avaient suffi à convaincre le responsable des ressources humaines, qui n’avait même pas cherché particulièrement à s’intéresser au passé de son futur employé. Mais à le croire, il y avait suffisamment de turn-over dans les candidatures pour dégager aux premiers soucis les employés qui ne seraient pas au niveau, ce qui convenait à la créature des Enfers, suffisamment pour ne pas se soucier davantage du processus de recrutement. On l’avait installé à de petites tables pour qu’il fasse ses preuves mais, depuis quelques jours, il avait pris possession d’une bonne table de blackjack. Mise minimum suffisamment élevée pour éviter les touristes curieux, il avait le droit à des clients plus chevronnés, et, surtout, avec davantage d’argents à perdre.

Le Démon s’était offert le luxe d’une liberté durement arrachée à un invocateur retors. Heureusement, ceux qui se pensaient à l’abri étaient souvent ceux qui étaient, au final, les plus faciles à berner, même si cela demandait un peu de travail de fond. Une fois cette nouvelle âme expédiée aux Enfers, Asep’Timusoth avait pris une apparence plus locale et s’était fondu dans la société. Après quelques jours passés à observer les Mortels, il était temps de s’amuser davantage. Son nouvel emploi en poche, il avait profité de son temps libre pour s’acoquiner avec quelques-unes de ses collègues, sans parler de quelques clients qu’il avait réussi à manipuler, principalement lors de leurs mauvaises séries sur des tirages pourtant imperdables. L’argent était véritablement le nerf de la guerre dans ce monde et l’attachement des Mortels pour cette notion par ailleurs totalement superficielle et artificielle, qu’il était presque trop facile d’obtenir quasiment n’importe quoi d’eux dès que l’on faisait miroiter l’opportunité d’en récupérer. Certains, cependant, accusaient simplement leur malchance pour la nuit et prenait la chose avec beaucoup de sagesse. Ce n’était pas aussi bon pour les affaires pour l’Incube mais ces personnes-là méritaient une once de respect de la part de ce dernier. Après tout, il n’y avait aucun respect à avoir pour ceux qui vendaient une part de leur âme pour quelque chose d’aussi inutile, et il allait y avoir un peu de travail une fois de retour aux Enfers. Peut-être même qu’Asmodée se chargeait déjà d’accueillir ces pauvres hères elle-même, en leur faisant découvrir les charmes d’une existence dans un monde où la souffrance pouvait être poussée à un paroxysme inédit, puisqu’ils ne disposaient plus de leur qualité de Mortels pour sombrer dans les bras de l’inconscience ou de la mort elle-même pour les en délivrer.

La soirée venait de commencer. Le casino s’éveillait tranquillement de sa léthargie de l’après-midi et les clients commençaient à remplir l’espace. Asep’Timusoth, ou plus exactement, Zackary venait de prendre son service et s’était installé à sa table. Ses cheveux mi-long châtain avaient toujours un peu de mal à se discipliner mais son employeur ne lui en tenait pas trop rigueur. Après avoir récupéré de quoi alimenter sa banque de jetons, il avait commencé à distribuer les cartes pour entamer les différents paquets présents dans le mélangeur. C’était un peu dommage de ne plus avoir à manipuler les cartes, mais, au moins, on ne pouvait pas accuser le croupier de tricher, même si, bien entendu, personne ne savait qu’il était un Démon et que, notamment, il pouvait s’amuser à utiliser ses dons pour pimenter quelque peu les parties. Toutefois, il n’avait généralement pas besoin d’aider la chance pour faire perdre ceux qui pensaient en avoir une. Peut-être découvrirait-il quelqu’un d’intéressant ce soir ? C’était aussi le charme du croupier : de temps en temps, il y avait la possibilité de discuter entre deux parties, de découvrir des tranches de vie, ou des justifications, parfois minables, qui poussaient les acteurs concernés au vice. Quelles seraient les histoires de ce soir ?


June Williams

Humain(e)

Re : Faites vos jeux, rien ne va plus ! [June Williams]

Réponse 1 dimanche 05 septembre 2021, 15:19:19

Le soleil ardent se glisse à travers les stores mal fermés et illumine son visage paisible. L’après-midi touchera bientôt à sa fin, la femme sort, à peine, de sa longue léthargie. Rythme de vie décalée,on croirait y voir un vampire. Pourtant, elle n’est qu’une simple humaine, noyée dans une vie débauchée. Chaque nuit, la fête reprend. Chaque jour, le repos sonne.

Dans ce rythme insoutenable, aux rares arrêts, elle trouve son bonheur.

A peine levée, après un long combat contre son corps mou, June se prépare à une nouvelle sortie. Ce soir marquera une nouvelle expérience : le casino. Comme une crainte de se laisser dévorer par ce lieu de vices, elle l’avait toujours fuit. Pourtant, il s’était aujourd’hui marqué comme une option viable à sa détresse.

« L’on peut y devenir riche, en une seule soirée, avait-on murmuré à son oreille. »

Malveillants conseils qui trouvèrent leurs échos dans la naïveté de la brune.

Apprêtée en conséquence, quelques maigres dizaines de minutes après son réveil inopinée, une nouvelle soirée d’indécence commence. Taxi appelé, ses pieds foulent bientôt le tapis luxueux, marquant l’entrée de cet endroit magique. Le luxe la plonge dans un univers autre, différent, saisissant.

Son regard ingénu en cet espace profane se laisse irrémédiablement happer par les sournois pièges. Comme une biche dans les phares d’une voiture, sa déchéance est proche.

Il lui est bien difficile de trouver son chemin, de trouver quoi faire. Tellement d’options se succèdent. Tellement d’informations sont données que le tri ne s’opère.
Et finalement, elle trouve. Après de longues minutes immobiles, à tenter de s'adapter à son environnement, son attention est attirée par les tables de blackjack, un des rares jeux dont elle connaisse les règles. Et qui ne dépend du terrible hasard, objet de ses plus terribles craintes.

Ses mains se glissent sous sa délicate robe de soirée, afin de la froisser et elle s’assoit. Ses pupilles jades dévisagent le charmant croupier, un moyen de soulager un instant ses nerfs.

« Je peux avoir des jetons ? »

Le geste est accompagné de la parole ; June sort une somme non-négligeable de son sac. Elle est toujours prévoyante, en ce qui concerne l’argent.

Si le croupier a désormais son attention, les bruits les plus assourdissants des machines à sou attisent quelques sursauts et frissons d'effroi à l'humaine, peu habituée à ce décor.

AsepTimusoth

Avatar

Re : Faites vos jeux, rien ne va plus ! [June Williams]

Réponse 2 mardi 14 septembre 2021, 19:25:56

Il y avait d’abord eu Toshiro. L’un de ses habitués. De ceux qui venaient taquiner le tapis vert au cours de la soirée presque tous les soirs. Un des rares qui, même conscient du danger que pouvait représenter un casino, était parfaitement capable de maîtriser ses pertes et ses gains. Comme à son habitude, il se présentait avec la même somme, à tel point qu’Asep’Timusoth préparait presque souvent ses jetons à l’avance alors que son client prenait le temps de s’installer à sa table. Il ne s’extasiait jamais de ses gains, ni même ne faisait grand cas de ses pertes. Il ne jouait jamais plus que sa mise initiale et, s’il gagnait, se contentait de rempocher cette dernière en taquinant le tapis jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour son propre goût ou qu’il n’ait plus de jetons. Son seul péché consistait à prendre un Cosmopolitain pour accompagner sa soirée, qu’il sirotait par de très petites gorgées, de telle sorte qu’il finissait toujours, presque miraculeusement, à en boire la dernière gorgée lorsque son heure à la table avait sonné. Il avait pris l’habitude de s’enquérir un peu de l’état du Démon après quelques tours de cartes et ce dernier lui répondait volontiers. Il y avait quelque chose d’assez passionnant chez cet homme d’une constance quasi-inouïe, pour un Mortel, bien entendu. L’Incube se permettait parfois même de glisser quelques questions à son égard pour essayer d’en apprendre un peu plus sur lui, sur ce qu’il faisait, si on l’attendait, et parfois même pourquoi il venait taquiner la chance dans ce lieu qui n’avait rien à voir avec cette dernière. Il arrivait même à la créature des Enfers d’utiliser ses talents pour aller à l’encontre de son propre sabot de cartes, n’était-ce que pour faire durer la partie un peu plus longtemps. Toshiro était une énigme à lui tout seul et, même s’il venait presque tous les jours, les heures ne semblaient pas durer assez longtemps pour parvenir à percer son mystère.

Malheureusement, Toshiro n’avait visiblement pas l’humeur pour taquiner les jetons suffisamment longtemps. Après avoir perdu un peu, il s’était refait – légitimement – et avait décidé de reprendre sa mise et se rentrer chez lui, non sans avoir remercié Zackary et lui souhaité une bonne nuit, ce que le croupier lui avait rendu dans un parfait professionnalisme. Heureusement, les tables se remplissaient et se vidaient parfois tout aussi vite. Et si quelques clients et clientes étaient venues rapidement tester le Black Jack, demandant parfois au croupier les règles du jeu, aucun n’était restait réellement très longtemps pour susciter une once d’attention de la part du Démon. Ce n’est finalement qu’un peu plus tard qu’une inconnue – il s’en serait souvenu – se présenta à sa table. Une jeune femme, aux longs cheveux bruns et au regard de jade, habillée dans une robe de soirée délicate, s’installe sans coup férir à sa table, posant finalement son regard dans le sien. Il incline légèrement la tête alors qu’elle lui demande, sans attendre, si elle peut avoir des jetons, tout en posant une somme non-négligeable d’argent sur la table. Généralement, les clients sont encouragés à utiliser la caisse centrale pour faire leurs échanges, mais les croupiers ne sont pas en reste. Un léger sourire sur le visage, Asep’Timusoth estime à vue de nez le montant représentés par les billets posés devant lui. « Bienvenue, Madame. » Il inclina à nouveau son visage et posa sa main sur la liasse de billets avant de l’attirer dans sa direction. « Vous préférez des jetons de vingt, cinquante ou cent ? » La valeur des jetons permet généralement de jouer plus ou moins longtemps, mais, bien entendu, les plus grandes valeurs amassent toujours plus de gains. La question était souvent anodine dans un casino, mais, pour l’Incube, elle permettait également d’avoir une bonne idée de la personnalité de la personne qui lui faisait face.

A la table, deux autres personnes attendaient la fin de cette nouvelle interaction pour reprendre leur partie. Leurs stocks de jetons n’étaient pas négligeables mais avec cette entrée en scène, l’inconnue arriverait à rivaliser avec ces dernières sans avoir à rougir. Restait à savoir si cette entrée en scène était le prélude à une soirée de réussite ou de déchéance. L’avantage de cette table, était qu’elle était complètement dépendante de son croupier et de rien d’autre. Après tout, il y avait peu d’entre eux qui étaient des Démons, n’est-ce pas ? Il s’agissait donc probablement à la fois du meilleur et du pire endroit où se trouver actuellement. Comptant avec dextérité les jetons, il posa plusieurs tas devant lui avant de les pousser finalement vers leur nouvelle propriétaire dans un sourire avenant. « Nous pouvons désormais reprendre la partie, Madame, Messieurs, faites vos jeux je vous prie. » Premier tour de mise, avant la distribution des cartes. Il connaissait déjà un peu le caractère des deux autres participants de la table, mais il avait désormais une inconnue supplémentaire et, curieux qu’il était, l’Incube espérait bien tâcher d’en apprendre plus sur cette dernière au fur et à mesure qu’elle jouerait face à lui. Car, après tout, les jeux d’argent étaient un excellent moyen d’apprendre à déceler la vraie personnalité de quelqu’un, d’étudier ses réactions face aux enjeux, à la chance, aux espoirs, à la peur de perdre…

June Williams

Humain(e)

Re : Faites vos jeux, rien ne va plus ! [June Williams]

Réponse 3 mercredi 15 septembre 2021, 00:00:17


La question du croupier, la première, prend June au dépourvu. Face aux jetons, ingénue dans ce milieu, la décision s’avère difficile, faire le bon choix est hors de portée. L’expérience lui manque et pour éviter de rallonger sa réflexion, compliquée en ce milieu bruyant, la réponse est banale ; elle évite de se mouiller.

« Je n’ai pas de préférence. »

Le tas posé devant elle, de ses pupilles de jade, elle scrute quelques secondes la monnaie du casino. Impressionnée ? Effrayée ? Des multiples émotions qui la traversent, l’appréhension s’en distingue. Plus tenace, elle noue son intestin, pèse sur ses pensées. De légères hésitations marquent ses décisions. Habituellement plus confiante, la brune peine à s’acclimater.

Afin de se donner le courage de miser, elle commande un cocktail fort en alcool. Vidé d’une grosse gorgée, elle avance la moitié de ses jetons. Une décision téméraire et irrationnelle, certes. Mais pour sa première partie, l’américaine désirait marquer le coup. Quoi de mieux qu’une mise exorbitante ? Peut-être son insolence lui portera-t-elle chance ?

Sûre d’elle, June ne laisse plus le doute entravé ses décisions. Seule l’adrénaline accompagne désormais cette nouvelle confiance. Elle confirme au besoin avant que la partie ne commence.
Dans l’attente des cartes, son regard se glisse enfin sur les deux autres. Présents avant son arrivée, aucune attention ne leur avait été accordée, de même à leur mise. Afin d’éviter de se laisser influencer.

Mais il fallait admettre qu’ils se montraient plus modérés, bien moins inconscients. Aucun regret ne la traverse. Le reste de la soirée sera la parfaite occasion pour se montrer plus modéré, prolonger sa présence par des mises raisonnables et s’intéresser au croupier.
Car si le blackjack est à peu près familier à June, le charme du croupier a été un élément déterminant à sa venue, à cette table en particulier. Il serait bien dommage de se ruiner en quelques secondes et finir virer du casino, sans avoir initié la conversation.

« Il ne me reste plus qu’à prier la chance, souffle-t-elle, dans l’impatience de découvrir son jeu. Ou peut-être devrais-je vous demander de me faire gagner ? »

Un sourire narquois fleurit sur ses lèvres et accompagne à merveille son ton moqueur. Si le croupier peut légèrement influencer la partie, June doute fortement qu'il puisse manipuler les cartes avec précision. Mais, à ses yeux, il s'agit aussi d'un simple humain qui lui fait face. Aussi banal qu'elle. La brune est encore bien loin de se douter des capacités du vil démon qu'il lui fait face.


Répondre
Tags :