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Auteur Sujet: Invasionnons gaiement [PV Erika]  (Lu 369 fois)
Scipion
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« le: Mars 14, 2019, 01:50:58 »



Contrées périphériques d'Ashnard.


Depuis le début du chaos provoqué par la disparition quasi instantanée de la plus part des dirigeants du monde de Terra, qu'il s'agisse d'Ashnard ou Nexus, Roma Nova voyait ses ambitions à la hausse. Petit à petit, la République autonome se décidait à passer le col de montagne qui formait l'épaule du Bras, la péninsule où deux millénaires auparavant, elle avait vue le jour. Le Bras, riche en pétrole, en huile noire comme ces Romains l'appelaient, permettait aujourd'hui aux légions de la République de bénéficier d'un net avantage technologique sur ses ennemis. Ses Chars Mars XIII soutenant les légionnaires au sol, les frontières de l'influence de Roma Nova s'étendaient jours après jours dans une gourmandise certaines. Les Terres au delà de l’Épaule ayant été pacifiée, les yeux du Sénat se tournaient vers l'empire d'Ashnard. Lucius Cornelius Scipion Fulgur était donc envoyé à la tête des légions V (Iovis) et X (Pater) afin de préparer l'invasion.


Petite ville de Nordarvenk, au sud d'Ashnard



J'aimais ce silence, celui qui vient juste avant que l'on ouvre le feu. J'aimais encore plus ce silence, celui qui venait après le combat. Tenant mon glaive dans une main, des éclairs fourmillants encore dans celle qui était libre, je regardais, haletant, les hommes escorter devant moi le bourgmestre qui me regardait d'un air furieux. Je calmais ma respiration. Les deux légionnaires le tenant le force à se mettre à genoux.

Quel est ton nom vieillard?

Il me regardait en silence, comme si ses yeux pouvaient me faire prendre feu.

Te soumets-tu à Rome, acceptes tu sa domi..

Il venait de me cracher sur le visage, il ne manquait pas de cran, mais je devais en faire un exemple. Essuyant le projectile je soupirais.

Tant pis pour toi.. Titus.. Vas chercher la croix. Crucifiez cet homme devant sa mairie. Laissez le au supplice le temps qu'il faudra, ah et brisez lui les jambes une fois monté, histoire que cela ne dure pas trop longtemps.

Je rangeais mon glaive et me dirigeais vers l'auberge de la ville, j'y prendrai mes quartiers. Agrippa donna les ordres d'investir la ville et donna les quotas de pillage. Pas de violes, quatre objets précieux par soldats, ce qu'ils entendaient en nourriture du moment qu'ils laissaient de quoi vivre aux dépouillés et interdiction de tuer sans que cela soit nécessaire. Bientôt, le village fut secoué de quelques cris de peur, mais j'étais relativement stricte quand aux pillages, il ne fallait pas traumatiser les habitants de lieux que nous voulions fortifier pour en faire des bases avancées et Nordarvenk était presque au pied de l’Épaule. Je regardais le sol, terre rendu boueuse par le sang des guerriers Ashnardiens. Les pauvres n'avaient rien eu le temps de comprendre à ce qu'il s'était passé. On avait attaqué à l'aube, le soleil dans le dos, avançant en manipule.

Certes nous avions eu quelques pertes, notamment dû à un mage qui fit s'écraser quelques boules de feu sur les hommes, pensant les désorganisés de la sorte, c'était sans compter sur la discipline des hommes de Roma Nova. Leur cavalerie fut anéantie par l'artillerie, pas un des rutilants chevaliers d'Ashnard ayant essayé de nous déborder n'avait survécu, taillés en pièce par nos obus. J'apprendrai plus tard de l'aubergiste, un homme ayant l'intelligence de comprendre qu'il changeait juste de patron, qu'il s'agissait en grande partie de nobles en exil et de bourgeois important de la ville. Les gardes n'avaient pas opposés une résistance extrêmement farouche non plus. Les légionnaires avançant en mur de bouclier tandis-qu'ils continuaient à user de leur fusil semi automatique, balayant les malheureux se rapprochant de trop près. Le capitaine avait bien tenté un baroud d'honneur entouré de ses vétérans, mais là encore, ce fut inutile. Je m'étais moi même avancé pour lui proposer de se rendre, mais il eu le courage de mourir dans l'honneur de la guerre. alors oui, j'aurai pu éviter de lui faire exploser le crâne avec mes éclairs, ça aurait évité de retapisser les murs à proximités de ses rêves et ses espoirs.  Je crois que j'ai un bout d’œil dans les cheveux à ce propos. Il me faudrait prendre un bain et envoyer mon rapport à Roma Nova.

La journée passa, je me familiarisais avec les rues de la ville, avec l’Aubergiste qui m'avait fait mettre dans "sa plus belle chambre" qui était au mieux sommaire, et prit le temps de me faire présentable. Pendant ce temps les soldats avaient alignés les corps sur la place du village le temps que les habitants récupèrent leurs morts. Le maire râlait, son agonie prenant fin alors que je lui tirait une balle salvatrice dans son vieux crâne. Au crépuscule, Nordarvenk était pacifiée, nettoyée en grande partie, pillée raisonnablement et surtout, occupée. Les soldats déambulaient dans les rues aux bras de putains et veuves pas si esseulées que ça, un chien aboie, une chouette hulule, je dîne seule dans un coin de la taverne.

« Dernière édition: Mars 14, 2019, 02:21:38 par Scipion » Journalisée
Erika Landry
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« Répondre #1 le: Mars 14, 2019, 11:46:28 »

Comme toujours lorsqu'elle s'enfonçait dans les terres composant Ashnard, Erika se sentait perdre un temps fou. Entre les difficultés du terrain, sa lubie du voyage à l'ancienne et ses diverses rencontres, pas toujours sereines, elle s'était mise à regretter sérieusement de revenir y poser le pied. Pourtant, elle n'avait plus le choix ; il faut de l'argent pour se nourrir lorsqu'on ne peut cultiver ses propres terres et lorsque la faune manque à l'appel lors de certaines parties de chasse.
L'odeur sur ces terres la fascinait toujours. Un mélange de terre boueuse foulée par centaines chaque jour, de fer, de sueur et de pleures. Rien de bien joyeux, recomposer les événements par l'odorat, aussi étrange faculté cela pouvait-être, n'était pas son activité favorite, mais cela avait au moins le mérite de lui occuper l'esprit et d'éloigner les mauvais souvenirs.
En percevant quelques toitures se profiler à l'horizon, Erika plissa le nez à une senteur qu'elle ne percevait que rarement, mais toujours désagréablement. Une odeur forte de poudre et de feu émanait de Nordarvenk à petites effluves dispersées. Elle connaissait les nombreux conflits qui animent ces terres, bien qu'elle les évitait au mieux sauf si cela lui était nécessaire, mais cette petite odeur inhabituelle la faisait toujours grimacer, pour le peu de fois où elle eut l'occasion de la sentir néanmoins.
Erika hésita longuement à continuer sa route droit à la ville. La prochaine, cependant, lui aurait demandé quelques jours de marche encore, sans compter le détour considérable qu'elle devrait entreprendre. "J'aurais dû acheter un cheval, pendant que j'y étais..." songeait-elle dans un léger regret.

En pénétrant dans l'enceinte de la ville, le silence pesant d'une population encore fébrile à retrouver ses marques lui agrippait le cœur dès le premier regard. Son frère lui expliquait ce qu'elle ne pouvait comprendre, elle qui ne s'était jamais attaché à un lieu, quel qu'il soit : "L'amour de son milieu fait d'un homme le plus indifférent à ce qui vient nuire à sa tranquillité. Pourtant, au fond, on ne pense qu'à notre femme et nos enfants. Mais garder sa maison, ses voisins, ses habitudes, c'est tout aussi important." Une drôle de conception de vie pour la jeune femme, qui préférait s'adapter en toutes situations.
Avançant tranquillement près des murs, Erika fit promener ses yeux d'un bout à l'autre des ruelles, toutes parcourues par autant d'habitants que d'occupants. Les soldats, d'un accoutrement qui lui semblait étrange, avaient, pour la plupart, découverts leur visage et discutaient entre eux. En baissant la tête, elle pu observer chacun d'en eux, un fusil à la main. "Et voilà...", soupirait-elle alors. "Des armes à feu."
A chaque ville ses règles et ses astuces. D'un endroit à l'autre, d'une situation à une autre, il lui fallait soit mettre son épée à la ceinture en évidence, soit la planquer derrière sa cape pour ne pas trop se faire remarquer. Dans le doute, Erika préférait se pencher vers la seconde solution, puis se détendre si la situation s'y prêterait. Quant à son arc de chasse à l'arrière de son dos, sa vue n'avait jamais choqué personne. En tout les cas, dans sa tenue peu découverte et avec sa chevelure auburn, il n'y avait que la pâleur de sa peau qui dénotait du reste. Autrement, elle passait toujours inaperçue, si ce n'était quelques clampins décidés à faire une fixette sur sa condition féminine.

La nuit tombante, Erika se décidait à s'offrir le luxe d'une chambre à l'auberge. Depuis plusieurs semaines se fatiguait-elle à se reposer dans la nature, et bien que cela ne l'incommodait pas tant que ça, il lui restait fatiguant d'installer son petit camps et de le protéger des créatures nocturnes, puis de ne dormir que d'un œil. La ville semblait régit sous le calme si particulier d'une occupation installée, aussi ne craignait-elle pas tant que ça la moindre bataille. Pour une nuit, au moins, elle serait tranquille.
L'entrée de l'auberge donnait sur la grande salle composant la taverne. Du monde était déjà attablé par-ci, par-là, rien de bien étonnant à ces heures-ci. En toutes circonstances, certains humains ne perdaient vraiment pas le nord. De la bouffe et de l'alcool, l'histoire de toute une vie, pour certain. Quant aux voyageurs, autre type d'étranger qu'elle représentait, elle n'en décelait pas d'autre en salle, mais captait le regard de quelques habitants, sourcillant à se demander s'ils l'avaient déjà aperçu près de chez eux, ou non.
Peut-être que certains se rappellent de cette gourde qui avait coursé les jumeaux de la ville, qui fuguaient et fuyaient leur parents pour les faire tourner en bourrique. Seul exploit d'Erika depuis son dernier passage. En balayant de nouveau la salle du regard, elle ne put s'empêcher un rire contenu à ce souvenir.
Il ne restait que peu de place au sein de la taverne, et le ventre de la demoiselle criait famine. Elle aurait pu s'installer au comptoir, mais les quelques chaises avaient eu l'air de s'être faites dérobées par un groupe conséquent sur sa gauche, entourant une petite table pas décidée à les accueillir. De l'autre côté, une table était occupée par un seul homme, dînant seul et en silence hors du petit vacarme ambiant, où il restait quelques places qui paraissaient plutôt sereines.
Soufflante à l'idée de devoir déjà converser, ne serait-ce qu'un tant soi peu, Erika se décida tout de même à faire signe à l'aubergiste pour signifier la venue du repas, avant de se planter devant l'attablé, sa mine sympathique naturelle au visage.

- Bonsoir. Puis-je vous déranger ? Il n'y a que peu de place restante.
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Scipion
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« Répondre #2 le: Mars 14, 2019, 01:31:11 »

   Je réfléchissais encore à comment j'allais poursuivre l'invasion des territoires au sud d'Ashnard. Pour l'instant, nous jouissions de l'effet de surprise. Nous étions sorti de nul part pour attaquer une position certes stratégique, mais isolée. Pour l'instant, il fallait fortifier Nordarvenk, les mechs ne sauraient être une fortification éternelle et cela ferait baisser en anxiété mes troupes. Je laisserai quelques manipules ici, de sorte à ne pas sur-peupler l'endroit tout en le rendant défendable. Agrippa quitta la taverne en même temps qu'une jeune femme y entrait. Il allait s'assurer que les ordres étaient respectés et que les fortifications avançaient. La force de la légion romaine c'est qu'elle est capable de prendre un endroit et de le transformer en forteresse dans les heures qui suivent. Le génie s'était en effet déjà affairé après avoir d'abords monté des barricades en cas d'attaque surprise de l'ennemi, à commencer à construire les murs en se servant des pieds de leurs mechs afin de créer de la boue utilisable tout en récoltant de la pierre. Agrippa m'envoya un soldat me dire qu'il estimait la fin des travaux d'ici l'aube. Parfait. Je pouvais profiter de mon repas en silence. J'aimais mon silence au milieu du brouhaha des troupes j'avais l'impression d'être en haut d'une montagne à regarder la houle se briser. Ce n'était pas un repas digne du faste de Roma Nova, mais ça réchauffait. Des saucisses, des fayots, du confit de canard, baignant dans la graisse du dit canard. C'était épais, bourré de goût, accompagné d'un rouge un peu trop épais lui aussi, cela constituait un gain au moral conséquent

- Bonsoir. Puis-je vous déranger ? Il n'y a que peu de place restante.

Je levais le regard vers la voix, la fameuse jeune femme croisée par Agrippa dans sa sortie. Je m'essuyais prestement les lèvres, repliant la serviette à côté de mon assiette et buvant un peu de vin après lui avoir fait signe de s’asseoir.

- Faites, faites, je vous en pris mademoiselle. Vous venez d'arriver en ville ?

Comme elle me répondait que non mais me faisait part de son sentiment je poursuivais.

- Oui c'est… Regrettable mais, c'est la guerre. Je souriais brièvement avant de reprendre J'espère que mes troupes ne vous ont pas embêté. Les hommes n'ont pas eu le droit à un pillage en bonne et dû forme.

L'écoutant converser, je reprenais mon repas, mâchant lentement, la dévisageant en buvant une gorgée de vin. Elle n'était pas quelconque sans être une de ces reines de beautés dégoulinant de maquillages. Non, nul orgueil plus un genre de candeur qui lui ajoutait un charme certain. Un visage de femme cerné de cheveux auburn, elle dégageait quelque chose de sain.

- Hm, au fait, je ne me suis pas présenté, Lucius Cornelius Scipion Fulgur. Mais appelez moi Scipion mademoiselle.
« Dernière édition: Mars 14, 2019, 01:50:30 par Scipion » Journalisée
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« Répondre #3 le: Mars 14, 2019, 07:08:29 »

- Faites, faites, je vous en prie mademoiselle. Vous venez d'arriver en ville ?
- Oui et non…
répondit-elle en s’installant en face de lui, hochant la tête en signe de remerciement. Disons que j’ai connu, à l’époque, une ville dont l’atmosphère était… sensiblement différente.

Erika jetait un œil à la tenue de son interlocuteur. Il n’y avait aucun doute, il n’était pas des environs. De sa stature droite et de son apparence soignée, il n’était non plus difficile de deviner son rôle au sein de cette invasion.

- Oui c'est… regrettable mais, c'est la guerre.

« C’est la guerre » qu’il lui dit. Le fameux argument du « c’est triste mais c’est comme ça. » Elle réprima un soupire, levant les yeux vers le comptoir en l’attente de son repas.

- J'espère que mes troupes ne vous ont pas embêté. Les hommes n'ont pas eu le droit à un pillage en bonne et due forme.
- Non non,
répondait-elle en secouant doucement la tête. Ils devaient être trop occupés pour s’occuper d’une simple voyageuse.

Elle préférait répondre succinctement, et ce malgré sa curiosité naturelle. Des invasions et des batailles, qu’elles se soient vues vouées à l’échec ou à la réussite, ce n’était pas la première qu’elle avait vue, en particulier entourant Ashnard, bien qu’elle n’a que rarement l’occasion d’observer cette technologie à l’œuvre. A l’extérieur, les machines étaient en plein travail, mais elle ne se sentait pas bien à l’aise à leur côté.
Rien ne valait qu’une épée de bonne manufacture et un peu de débrouillardise.

- Hm, au fait, je ne me suis pas présenté, Lucius Cornelius Scipion Fulgur. Mais appelez-moi Scipion, mademoiselle.

Alors qu’on vint lui apporter son assiette, elle tenta durant un court instant de figer dans sa mémoire son nom entier. Sans succès.

- Scipion, oui, répétait-elle pour elle-même. Moi c’est Erika Landry, mais plutôt que mademoiselle, Erika convient parfaitement.

Erika se défait de ses gants et de sa cape, repoussant ses quelques affaires du bout du pied sur le côté jusqu’au mur. Elle entama ensuite son dîner calmement plutôt que de se jeter dessus, certainement par politesse.

- Dîtes-moi… Elle marqua un temps, se mordant la lèvre et plissant le front, alors qu’elle se demandait si elle devrait vraiment se permettre, finalement, d’être curieuse. J’ai l’impression que les invasions se multiplient en territoires Ashnardiens en ce moment. Ne prenez pas à mal la question qui va suivre, ce n’est là que la réflexion d’une femme sans terre ni repos, mais... A quoi vous servent ces conflits sans fin, finalement ?
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« Répondre #4 le: Mars 14, 2019, 07:52:23 »

Je levais les yeux vers elle, m'essuyant à nouveau la bouche, avant de replier à nouveau la serviette et la poser à côté de moi. En soit c'était pertinent comme question. Pourquoi sert la guerre? Je soupire, regardant la femme dans les yeux, la tête légèrement sur le côté, la toisant d'un air neutre. Je me donnais le temps de réfléchir. Pourquoi ais-je combattu toute ma vie? la réponse semblait évidente, pour Rome. Mais pourquoi Rome se battait-elle? Pour s'étendre. Dans quel bute? S'enrichir tout simplement. Pouvais-je répondre ça? Sûrement pas. Je souris en coin, coupant une tranche dans ma saucisse et l'accompagnant d'une gorgée de vin avant de me ressuyer la bouche et d'allumer une cigarette.

-Bonne question, Erika. À titre personnel, je me contente de faire la guerre que l'on m'a demandé. Je laisse les raisons à ceux que ça intéresse, personnellement, ce n'est pas le cas. En campagne, je reçois mes ordres, j'accomplie mon devoir, contribuer à la gloire de Roma Nova. Le reste m'importe peu.

Anticipant une possible pique, je tapotais la cendre de ma cigarette, poursuivant.

- N'allez pas y voir une bête servilité, juste un certain sens du professionnalisme. Mais vous soulevez une question intéressante. Pourquoi la guerre? Pour se protéger diront certains, pour honorer les dieux diront d'autres. Mais la vrai raison, c'est pour devenir immortel et imposer une certaine vision du monde. Celle de Rome. Au final la guerre est surtout une façon de communiquer avec ses voisins. Un peu brutale je l'entends. Rien à voir mais où vous rendez vous?



À l'extérieur les hommes se dépêchent de bâtir les fortifications sans savoir qu'un message est parvenu à l'ennemi qui a envoyé de terribles chevaliers dragons repousser cet envahisseur inconnu. Agrippa marche sur le premier mur à avoir été terminé, les mechs au repos, canons vers l'horizon, leurs pilotes au sol à boire et plaisanter entre eux. La division Etoile avait réduit en charpie la cavalerie ennemi dans sa quasi totalité, ne voyant pas dans les explosions que l'un d'entre eux était parvenu à rejoindre son état-major qui avait pu alors organiser la contre-attaque. Nous ne le savions pas encore mais une farouche bataille nous guettait. Ashnard avait dépêché ses dragons et ses monstres, ainsi qu'un seigneur démon pour s'attaquer à nous. Enfin.. Un seigneur démon, disons que là où mon scribe est un patricien, le démon était un seigneur.  Pour l'instant je mangeais simplement en compagnie d'Erika.

-Vous connaissez bien la région? Nous aurions besoin d'un guide pour nous rendre au fort Ashnardien le plus proche, vous serez bien évidemment payé.
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« Répondre #5 le: Mars 15, 2019, 12:33:15 »

Erika l'écoutait sans broncher, la fourchette plantée dans sa viande et un autre bout dans la bouche. Le coude posé sur la table, on y voyait tout de même, malgré un langage plus ou moins soutenu, une sacrée différence d'éducation. Elle penchait légèrement la tête sur le côté, cillant à chacun de ses arguments comme si essayait-elle de comprendre son raisonnement.
Un milliard de questions foisonnaient en son esprit : quel sens donner au devoir ? Certains y verraient une forme de justice commune, d'autres d'honneur et de fierté. Contribuer à la gloire d'une nation, c'était là chose qu'elle se savait avoir beaucoup de mal à comprendre. Pourquoi aurait-on besoin de gloire ? Quand on recherche surtout la survie depuis l'enfance.
Le terme de "professionnalisme" lui paraissait également bancal. Dans quelle mesure pouvait-on se définir ainsi ? Si elle avait eut le temps de parler de tout cela, ça aurait certainement été un débat sans fin.
L'idée la plus absurde à son sens fut la dernière. "Communiquer avec ses voisins, imposer une certaine vision du monde, devenir immortel". L'histoire se répétait, avait-elle pu remarquer. Rome pourrait autant gagner en terrain qu'échouer lamentablement, du jour au lendemain.

Erika cilla un instant lorsqu'elle sentit qu'elle reprit ses esprits. Elle fit signe au tavernier un instant, et lui demanda poliment une bière, tout en réfléchissant à sa réponse.

- Je ne suis pas bien sûr vers où je me dirige... Peut-être que j'irais rendre visite à quelques connaissances au nord. Elle croisait les bras et levait le nez, songeant aux chemins qu'elle connaissait. Tout dépend de l'effectif que vous avez derrière vous, et de la place que vous prenez. Prendre la route principale me semble peu judicieux, elle ne vous ferait que de vous ralentir. Les rencontres y sont nombreuses et peu commodes. En déviant, il est possible de faire un léger détour, mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus plat et de facile d'accès. D'autant plus que... Pardonnez-moi, mais vos hommes n'ont pas l'air de porter la discrétion sur les épaules, finissait-elle dans un léger sourire, presque amusé.
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« Répondre #6 le: Mars 15, 2019, 04:42:03 »

Si vous ne trouvez pas mes hommes discrets, vous n'avez pas encore vu mes machines


Je fus pris d'un petit rire. Elle avait raison mais bon, nous ne cherchions pas la discretion, nous cherchions la conquête. Je repris.


Les troupes que vous avez pu apercevoir occuper cette ville vont rester ici, mais, il ne s'agit que d'une infime partie de la légion Républicaine. Pour vous faire une idée, je dirai qu'actuellement j'ai plus d'une centaine de soldats, sans compter les équipes mechs artilleurs et le génie, ainsi que le personnel civile aux alentours. En tout j'ai environs 300 hommes en ville et plus de dix fois ce nombre à attendre mes ordres un peu plus au sud. Ce que je vous demande c'est au pire une carte, au mieux de nous guider vers la place forte la plus proche pour en faire le siège. Bien évidemment si cartographier plus en précision l'endroit pour nous ne vous intéresse pas ce n'est pas grave. Je me contenterai bien de vous acheter une carte.


Je souriais, mon attitude ne trahissait rien d'hostile, au contraire j'usais de ma présence surnaturelle pour au pire la rendre plus encline à nous vendre son savoir, au mieux à susciter son attention de façon non professionnel. C'était toujours utile.




À des lieux de nos bavardages le démon accompagnait des troupes déterminées à reprendre la ville. Menés par un chevalier aussi pimpant que ridicule avançant l'air ravi d'enfin pouvoir faire briller le blason de Papa au combat. Il n'était plus qu'à quelques heure de marches avec des troupes en lourde armure. Peut être pensaient-ils pouvoir arrêter nos feux grâce à des armures plus lourdes?  Ajoutée à ces troupes, une cavalerie lourde probablement là pour démolir une possible phalange. Le plus inquiétant sera sûrement ce fameux démon et le chevalier au dragon bardé d'or. Ah et petit détail mignon, ils ont prit un peu d'artillerie. Mais j'étais loin de me douter à ce moment précis de comment ma soirée allait tourner.


Avec les hommes de garde, Agrippa gardait le mur nord, seul mur complètement terminé pour l'instant. Les Mechs avaient leurs phares allumés afin de permettre une visibilité maximale mais pas suffisamment pour voir les troupes ennemis s'approcher. Cela aurait pu être plus compliqué si seulement les éclaireurs n'avaient pas repéré l'ennemi. Pullo n'en croyait pas ses yeux jurant par les couilles de Jupiter que s'ils étaient vu, ils seraient laminés, Vorenius le rabroua et activa le marcheur pour foncer vers Nordarvenk, essuyant une salve de flèches, "des flèches les cons!" s'écria Pullo soudainement hilare, des archers Ashnardiens les ayant repérés. Ils prévinrent un Agrippa somnolant qui s'empressa de sonner l'alarme. J'haussais alors les sourcils.


Veuillez me pardonner très chère mais je crois que nos hôtes ont décidé de riposter, libre à vous de constater par vous même la force de Rome, nous pourrons peut être boire un verre tous les deux après?


Je me levais, dévoilant le glaive à ma ceinture ainsi que l'arme de poing dans son holster. Les soldats désertèrent bientôt la taverne, quittèrent leurs putains dans les rues, et se rassemblèrent dans les rues, appelés par leurs centurions. Formant bientôt une masse. Mettant mon casque à cimier et tirant mon glaive, je commençais à gueuler mes ordres en latin. Pas de feu sans que l'ordre n'ai été donné. Rester aux alertes. Consolider les barricades ouest, est et sud, Tenir les positions même si l'ennemi est effrayant, me dirigeant vers Agrippa, ne faisant pas plus attention que ça à si Erika m'avait suivie.
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« Répondre #7 le: Mars 15, 2019, 11:42:25 »

Erika accompagnait son rire d'un rictus amusé. Les bras et les jambes croisées, elle s'enfonçait dans son siège une fois son assiette engloutie. Cet homme semblait fière de sa prestance et de ses troupes, et cette arrogance ponctuant ses dires dénotaient. Tant que c'était assumé et franc, rien de bien embêtant pour la jeune femme. A l'image de son père, Erika considérait ces personnalités particulières comme sources de connaissances humaines.

- Ah. Vous êtes un homme de cartes, soufflait-elle néanmoins. Ce sont des outils pratique, je le conçois... Mais je n'en utilise que peu. Elles ne contiennent pas de quoi s'adapter en fonction du climat et des obstacles, et ont tendances à attirer mon attention de manière trop dirigiste à mon goût. Plutôt que de me centrer sur la position du soleil ou la venue du vent, je me réfère aux jolies dessins. C'est dommage...

Sa voix calme et patiente traduisent une expertise d'une nomade rêveuse. Erika ne se rendait pas bien compte qu'il s'agissait là d'une passion. Autant qu'elle ne possède aucune connaissance militaire suffisante pour exercer naturellement comme Scipion semblait le faire, elle s'étonnait cependant toujours qu'on lui demande des cartes à foison.
Lorsque l'alarme retentit, elle tournait la tête vers la porte de l'auberge. Scipion se leva et s'excusa, non sans un petit commentaire sur la gloire de sa patrie. Quant à sa proposition de boire un verre, elle n'y avait pas répondu, se contentant de suivre des yeux chaque soldat quitter les lieux.

Percevant le son de l'agitation extérieure, les oreilles dressées, Erika se relevait à son tour et vint régler sa note à l'aubergiste. Celui-ci, l'air faussement imperturbable, s'occupait de son comptoir sans un regard. Elle arrivait néanmoins, force de patience, à capter son attention quelques secondes, suffisante pour remarquer cette force de l'habitude dans son expression figée de fatigue. Après un long moment d'observation, elle se permit de briser le silence ambiant :

- Vous savez... Ces gens-là, ça va et ça vient. Un coup vous êtes sous le joug de Rome, un autre vous serez sous celui d'Ashnard. Peut-être même qu'un jour ces terres seront contrôlées par un peuple que nous ne connaissons pas encore.

L'homme haussait les épaules et roulait des yeux, l'air agacé, mais surtout exténué. Son silence lui suffisait à comprendre ce qu'il ne souhaitait lui répondre. Sans nul doute devait-il déjà savoir tout cela, mais Erika ne voulait qu'observer cet humain exercer le pire des métiers. Accueillir et virer autant les ivrognes, que les prostituées et les soldats de tous horizons, et le tout dans un recul monstrueux, ce ne devait pas être un quotidien de tout repos.

Erika tapotait l'épaule de l'aubergiste avant de se décider à sortir la dernière. A l'extérieur, la poussière se levait sous les pas des combattants se réunissant autour de leurs supérieurs, alors que d'autres plus réservés, les habitants, s'agglutinaient au centre-ville, les uns sur les autres, alors que les derniers s'enfermaient chez eux. La jeune femme préféra aller à leur rencontre.

- Que faites-vous ? Vous voyez bien que vous vous exposez inutilement ! Vous n'avez aucun sous-terrains pour vous protéger ? Aucune réponse, aucun regard. Erika plissa des yeux, soufflante. Vous n'allez pas me dire qu'après toutes les attaques que vous vous essuyez... Vous n'y avez pas pensé ?
- Bien sûr que si,
finissait par répondre un tout jeune homme, s'avançant parmi la foule. Mais nous n'avons plus personne pour nous y emmener.

Erika tournait la tête vers le bourgmestre, encore crucifié à la vue de tous. Se passant la main dans la nuque, grimaçante, elle retourna son attention vers eux, jusqu'à croiser le regard de l'adolescent.

- Tu es le seul à t'être avancé et m'avoir répondu ; ça pourrait te paraitre peu extraordinaire, mais c'est déjà beaucoup. La tête du jeune homme prit une expression circonspecte, à laquelle Erika répondit d'un sourire plus doux. Si tu sais où ça se trouve, garde cet esprit d'initiative en tête, et aide-les à s'y rendre.

Elle avait croiser trop de groupes sociaux exprimant une détresse difficilement contenue, qui les amenaient souvent à ne pas se concerter au mieux. Toute espèce vivante a besoin d'un chef ou d'un guide, en toutes circonstances, c'était tout du moins le fond de sa pensée.
Laissant les quelques habitants aux bons soins du plus jeune, Erika tournait les talons et se promenait au milieu des troupes s'organisant. Un coup d'oeil à droite, un autre à gauche, elle finit par repérer Scipion, qu'elle avait perdu de vue, et le rejoignit. D'un bref contact de la main sur l'avant-bras du militaire, Erika attira son attention brièvement.

- Je veux bien me poser dans un coin pour "constater la force de Rome", mais si vous avez besoin d'un coup de main...
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« Répondre #8 le: Mars 15, 2019, 07:49:59 »

- Oui, bien entendu.

Je me tournais vers mes hommes chez qui l’appréhension montait, outre le dragon et le démon, Ashnard nous surpassait en nombre d'homme, mais nous avions la force de Vulcain avec nous, la technologie.

- Soldat! L'heure est venu de vous faire connaître à Ashnard et son commandement. Faites leur goûter à la puissance de Rome! Tenez vos positions, abattez les déserteurs vous même! Nous combattons l'ennemi sur son propre territoire, il nous submerge en terme de troupe et probablement que nous n'aurons pas assez de munition pour tous ces chiens. Mais vous êtes des Romains! Vous avez un meilleur équipement, une meilleur connaissance de vos frères d'armes. Combattez comme un seul homme ou mourrez comme un seul homme mais battez vous![/color]

Je passais au travers des troupes, tapant sur le casque de l'un, resserrant la sangle de l'autre. Repartant ensuite vers le haut de la porte que le génie avait créée. Les regardants.

- Si nous remportons cette bataille, je ferai des offrandes à Jupiter et à Mars, mais nous les hommes, devons nous aussi faire notre devoir. Ces barbares corrompus ont perdu leur droit d'exercer leur souveraineté sur les peuples de ce monde. C'est maintenant à Rome d'imposer son modèle, ses lois, sa République, sa liberté! Roma Invicta!

Levant leurs fusils, galvanisés, les hommes me répondirent en cœur, Roma Invicta. Rome Invaincue.

- Agrippa. Fais rugir les canons.

J'ai dis que j'aimais le silence? J'adore aussi cette mélodie. Les Mechs mirent la coline où trônait l'ennemi en joue et commencèrent à ouvrir le feu.



En haut de la coline, le Prince de mes couilles en haggis leva le bras pour lancer la charge. Bras automatiquement arraché par un tir de 30mm, il regarda son épaule ruisselante de sang en hurlant, les yeux écarquillés puis ce fut son cheval qui fut décapité, le démon poussa un hurlement de rage et chargea, attrapant le prince pleurant et gémissant au passage pour le déchirer en deux, dévorant le haut du corps en lâchant le bas, les soldats le suivirent, la cavalerie essaya de contourner la ville pour arriver dans notre dos. les éclaireurs les prirent en charge, tirant à la mitrailleuse lourde sur les cavaliers  alors que les Mechs continuaient à pulvériser la colline, je parlais fort pour qu'Erika m'entende.

- LE PROBLEME DES COLINES, C'EST QU'ELLES BOUCHENT LA VUE.
« Dernière édition: Mars 20, 2019, 02:58:01 par Scipion » Journalisée
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« Répondre #9 le: Mars 16, 2019, 08:58:27 »

Les bras croisés, Erika observait Scipion encourager ses hommes d'une certaine admiration, marquée sur son visage. Ce n'était pas la première fois qu'elle assistait à des batailles, mais c'était toujours de loin ; elle n'avait jamais eu l'occasion de voir un chef d'armée à l’œuvre, et elle devait se l'avouer, la chose lui apparaissait impressionnante. Il dégageait une aura d'autorité naturelle et s'imposait comme un meneur né, sa voix puissante portant aux oreilles de tous.
Elle ne s'était jamais sentie partisane de la guerre en toutes ses représentations. Cette manière de chercher à montrer sa puissance et d'asservir sa domination avait toujours été une idée qu'elle trouvait ridicule, à laquelle elle n'avait pu trouver de réponse logique. Sans nul doute était-ce sa compassion qui guidait son opinion, bien qu'elle ne sortait pas de sa position d'observatrice.
Il était tout de même impressionnant d'assister à une telle ampleur d'esprit combatif.

Quant aux machines, elle n'arrivait à en avoir le même sentiment. Ces choses lui semblaient peu attrayantes, autant dans l'esprit que dans leur utilité. Peut-être est-ce là une arme redoutable et particulièrement efficace, mais Erika appréciait les choses à l'ancienne, que ce soit pour se déplacer, se nourrir ou se défendre.
Le vacarme des tirs de canons lui arrachait l'ouïe douloureusement, mais elle tentait de passer outre. De sa position, elle n'arrivait que de trop peu à apercevoir les dégâts effectués, mais elle songeait au fait que c'était sans nul doute préférable. Elle entendait néanmoins les hurlements lui parvenir, et à cela elle réprimait, tant bien que mal, toute émotion futile. On ne peut contrer l'inévitable... songeait-elle. Les hommes se battront, quoi qu'il advienne.

- LE PROBLEME DES COLINES, C'EST QU'ELLES BOUCHENT LA VUE.

Erika pivotait vers Scipion en fronçant les sourcils. Pourquoi voulait-il jeter un œil par-delà ces collines ? Pour observer sa victoire ? Ou pour adapter sa stratégie ? Elle aurait souhaité lui poser la question, mais était-ce vraiment le moment ?
Jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, elle ne percevait plus un chat dans les rues. Ils s'étaient tous éloignés, elle en soupirait d'un soulagement marqué. Tant mieux. S'ils atteignent la ville...
Elle se laissa contempler les évènements encore quelque peu avant de se rapprocher de Scipion, posant sa main sur son épaule pour qu'il abaisse sa tête jusqu'à elle, grand comme il était. En essayant de ne pas crier, elle réfléchit un instant à ses mots.

- Vous savez qu'ils n'abandonneront jamais leurs terres ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup d'en arriver jusque là ?

Erika savait pertinemment que c'était là des questions inutiles à poser, mais elle n'avait pu s'en empêcher, bien qu'elle ne soit pas sûre d'avoir été entendue.
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« Répondre #10 le: Mars 20, 2019, 03:52:31 »

L'artillerie continuait de pilonner les troupes Ashnardiennes et la malheureuse colline. L'horizon se teintait de rouge, bientôt, les canons se turent et l'on entendu plus rien. J'ordonnais de cesser le feu pour laisser le nuage ocre se dissiper. Il y eu alors un grand silence, rien, pas un chat. C'était calme, trop calme, pas même le râle d'un agonisant ou d'un cheval blessé. On sonna le rappel des troupes à l'intérieur de la ville. Je restais sourd à ce qu'on pouvait me dire, contemplant ce brouillard de bataille qui se dissipait trop lentement. Il y eu ensuite deux bruits. Le premier fut un claquement glaçant, comme celui d'un insecte géant faisant vibrer ses mandibules les uns contre les autres, le second fut un rugissement. À la seconde où le rugissement s'interrompit le brouillard fut dissiper par deux grandes ailes sinistres, balayant vents et poussières sur nous, et nous vîmes alors l'horreur. Les soldats avaient mutés, ressuscités par la magie abjecte du démon.




Seul encore "vivant" était le chevalier au dragon qui fit s'envoler sa terrible bête. Le monstre ailé faucha les mechs à une vitesse terrible avec sa queue bardée de métal. J'ordonnais le feu à volonté et me mit le plus en hauteur possible. Pendant que les soldats vidaient leurs chargeurs sur les horreurs entrain de charger, je commençais à sentir mon sang se mettre à bouillir, mes veines se tintant de blanc.  Le ciel commença à se couvrir grondant. Je pouvais sentir l'énergie courir mes bras comme si l'on m'y faisait passer des pièces d'armures. Les levants, la foudre vint bientôt me frapper pour habiller complètement mes bras. J'avais attiré l'attention du dragonnier qui fond vers moi. Mes pieds quittant le sol, je concentrais la foudre entre mes deux mains jusqu'à former comme un javelot concentré d'éclairs. Je balance mes épaules vers la gauche et jette le projectile directement contre mon ennemi qui a seulement le temps d'ouvrir la gueule pour laisser s'échapper le début de son torrent de feu mortel, mon éclair passant entre ses mâchoires pour exploser une fois dans son ventre. La détonation électrique et enflammée est formidable mais déconcentre mes hommes qui laissent arriver jusqu'à eux quelques monstres qui essaient alors de grimper sur les murs. Le feu nourri reprend mais bientôt les murs commencent à se faire submerger. Je suis grisé par le débordement magique que je viens de provoquer et saute aux murs, dégainant mon glaive et mon arme de poing, abattant une créature qui allait sauter sur Erika d'une balle chargée en électricité faisant exploser le crâne déformé du monstre.

- REFUGIEZ VOUS DANS LA TAVERNE ET BARRICADEZ VOUS DEDANS. ON VA LES REPOUSSER.

Je me tournais vers mes hommes qui se protégeaient tant bien que mal de leur bouclier, donnant des coups de baïonnettes aux absurdités organiques.

- POUR ROME! CHARGEZ!!

Une clameur puis la première ligne donne un violent coup de bouclier en avant, repoussant la vague de monstre qui s'y presse, en profitant pour lâcher leur fusil et prendre leur glaive et commencer à charger, bouclier en avant les monstres. La contre attaque allait donner ses fruits, je bondis au milieu d'eux, les encourageants, tirant une balle chargée de foudre sur les créatures qui tentaient de sauter sur nous. Nous ne plierons pas. Pas ce soir ni aucun autres. J'hurlais à la tortue alors qu'une salve de flèche s’abattait sur nous, tirés par certaines des créatures depuis leurs propres corps, à y regarder de plus près, ça n'avait rien de flèches, mais de côtes qui semblaient avoir été arrachés à leur propre corps. Il était intéressant de constater que cet ennemi se foutait bien de l'état de ses hommes du moment que la matières première était conservée. C'était à la fois impressionnant et méprisable. Comment peut on considérer autant ses propres troupes comme un bétail ou un matériel de construction.
« Dernière édition: Mars 21, 2019, 12:42:54 par Scipion » Journalisée
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« Répondre #11 le: Mars 23, 2019, 01:51:43 »

Lorsque les canons cessèrent le feu, un calme de mort s’abattit sur les collines, plongeant les hommes dans une atmosphère d’attente. Les nuages de poussière se dissipaient progressivement et alors que Scipion rappelait ses hommes, Erika gardait son attention figée vers l’horizon. Bourriner le camps leur faisant face se montrait plus qu’efficace, mais ces terres renfermaient ses propres étrangetés, capables de tenir tête à la technologie romaine.
Ces monstruosités se relevèrent et se dévoilèrent à leurs yeux comme des immondices qui prirent le cœur de certains, nauséeux. La guerre, c’était là quelque chose de terrible, nul homme n’avait confié à la jeune femme avoir été capable de s’y habituer. Mais user de ces corps comme de morceaux de viandes vidées d’émotions, c’était là des horreurs innommables, qu’elle accueilli d’une tristesse profonde dans les yeux.

Au contraire de tout cela, la vue du dragon lui paraissait autant majestueuse qu’impressionnante. Cette créature faisait partie de toutes celles qui la fascinait, peu importe les circonstances. Ses yeux s’accrochaient à son envolée et son esprit divaguait vers quelques rêvasseries, inappropriées dans cette situation d’urgence. La jeune femme se ressaisissait aussitôt qu’elle perçu, du coin de l’oeil, la foudre s’abattre en haut des murs. Sa vue se brouilla un court instant, elle n’avait pu percevoir ce qu’il venait de se produire. Ainsi aveuglée, Erika ne fit qu’entendre le hurlement de la bête et le vacarme de l’agitation, remarquant l’approche des créatures jusqu’aux murs, rapide et dangereuse.
Elle n’eut cependant le temps de repérer l’un d’eux s’apprêter à sauter sur elle. La détonation se fit entendre et elle se savait alors sortie d’affaire. Agitant la tête en tous sens, Erika forçait sa vue à revenir et repéra Scipion hurler :

- RÉFUGIEZ VOUS DANS LA TAVERNE ET BARRICADEZ VOUS DEDANS. ON VA LES REPOUSSER.

Me réfugier… ? Vous plaisantez… Il n’était plus temps de rester passive. Que faire seule face à une telle ruée escaladant les murs et pénétrant tant bien que mal dans la ville, alors qu’une armée entière s’occupait déjà de la bataille ? Qu’importe, mais fais quelque chose.
Erika s’éloigna de quelques mètres, jetant un œil par-dessus son épaule le temps de percevoir les projectiles submerger les boucliers des soldats. Au coin d’une rue, elle repéra une tête dépasser d’une caisse de bois - une bien piètre cachette pour un jeune curieux.

- Hé… Toi !

Erika attira son attention et se hâta de le rejoindre. Face à lui, elle le reconnu comme le jeune homme, qui avait accompagné les habitants encore exposés jusqu’aux cachettes prévues. La tenue partiellement déchirée, les cheveux recouverts de terre sèche et une vieille épée souillée et tremblante dans ses mains, la jeune femme comprit que l’adolescent s’était laissé aller à ses envies d’héroïsme, et avait dû rencontrer une créature sur sa route.
Elle le prit doucement par l’épaule et amena son regard au siens.

- Combien en as-tu vu en ville ? lui demandait-elle alors, balayant tout contexte de ses mots.
- Une dizaine… Un peu plus loin.

Elle scruta les murs entourant la ville. Ces choses commençaient à y pénétrer par tous recoins, et certaines fuitaient hors des tirs des soldats, tentant, pour certains, d’arriver dans leur dos, d’autres errant dans les rues désertées comme de prédateurs cherchant une proie à abattre.

- Fais sortir tous ceux qui en ont le courage et qui tiennent à leur ville, fit-elle alors, la voix grave. Vous avez une réserve d’huile, n’est-ce pas ? En le voyant lui répondre d’un hochement de tête, Erika lui sourit. Mettez à feu les habitations bordant les pans des murs qui ne sont pas défendus.
- Les incendier ?! s’agitait-il. Ils vont perdre leur habitat, si on fait ça !
- Tu ne vas pas me dire qu’ils préféreraient y perdre la vie ? Ces maisonnettes ne servent plus à rien si elles n’accueillent que des fantômes !


Le garçon baissait la tête, les yeux grandis d’incertitude et de panique. En voilà un qu’elle comprenait avoir été choyé et protégé, loin de la vue d’une violence pourtant répandue en ce monde.
Il hésita encore un instant puis fit demi-tour. Erika le suivit quelque peu, s’assurant qu’il ne se ferait pas de nouveau agresser, puis fit volte-face et se dirigea vers le centre-ville. La tour d’un bâtiment lui fit de l’œil, qu’elle escalada sans grande difficulté, les prises étant nombreuses et variées. Postée en hauteur, son regard se promena dans les rues, jusqu’à repérer les quelques citoyens se regrouper. Ils n’étaient pas beaucoup, mais ce serait largement suffisant. Tous s’étaient munis d’armes, qu’elles soient improvisées, récupérées ou personnelles. Le peu de créatures qui les approchaient furent abattues sous des coups violent de colère, celle d’un peuple blessé d’être autant la cible de ces monstres que les troupes occupant la ville. Reprendre ses terres au détriment de leurs habitants… Quelle tristesse…

Erika siffla aussi fort qu’elle le put, attirant l’attention de son jeune compagnon et de ses compères. Elle pointa du bras trois emplacements vides de toutes défenses, et le groupe n’eut pas besoin d’en voir plus pour agir.
Tournant ensuite les yeux vers les troupes se débrouiller de leur côté, elle hésita à les rejoindre. Mais Scipion, plus loin, semblait connaître son métier sur le bout des doigts, il n’avait clairement pas besoin d’un coup de main, surtout d’une simple voyageuse inexpérimentée de tout vécu militaire.

Les murs s’enflammèrent par endroits et furent bientôt libérées de toute domination ennemi. Le vent menaçait cependant d’étendre ces incendies à l’intérieur de la ville, mais les habitants s’efforçaient à contenir les flammes autant que possible. La jeune femme les avait rejoint pour les épauler.
Alors qu’ils finirent par éteindre le tout, les créatures se rassemblaient au point où les troupes contenaient l’invasion. Certains avaient eu l’intelligence de propager un incendie encore conséquent de l’autre côté du mur, qui ravageait tout sur son passage, et les obligeait à s’exposer en face des machines destructrices de Rome.
Certains hommes entourant Erika levèrent les yeux vers les soldats, le front plissé d’une nouvelle détermination.

- Non, n’y pensez-pas, s’empressait-elle de leur dire, calmement, s’adossant à un mur et croisant les bras. A vous seuls vous ne pourrez les pousser hors d’ici.

Deux d’entre eux exprimaient frustration et agacement à ses mots, alors qu’une jeune fille tira la manche d’un autre.

- Ils nous protègent, vous savez...  Puis l’adolescente tournait les yeux vers Erika. N’est-ce pas ?
- Je ne sais pas,
haussait-elle les épaules pour toute réponse. J’ai plutôt l’impression qu’ils tiennent à leur territoire nouvellement conquis. Mais il ne faut pas vous méprendre… Que ce soit eux ou quelqu’un d’autre, il s’agira toujours d’un intérêt de pouvoir, au mieux économique. Le bien-être du peuple n’est qu’accessoire.

Certains la regardèrent fixement, comme si avait-elle prononcé une réalité qu’ils ne souhaitaient ni entendre, ni apprendre à leurs enfants. Erika, quant à elle, ne comprenait pas tellement leur réaction. Elle qui ne s’était jamais attachée à aucune terre n’énonçait qu’un constat qu’elle n’avait que trop souvent vu.

- Alors… Que fait-on, maintenant ? demandait un dernier, levant les yeux vers Erika.
- Que voulez-faire de plus ? soufflait-elle. Attendre, observer. Soutenir si nécessaire. Mais n’allez pas vous faire charcuter pour rien, non plus, chacun fait comme il peut.
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« Répondre #12 le: Mars 26, 2019, 12:32:41 »



Un miracle. J'avais besoin d'un putain de miracle. Le moral tenait bon et nous parvenions à repousser les créatures mais je voyais le démon qui avait muté en un espèce de créature composé de chitine et de nerfs, armée de lames ayant l'air cruellement tranchantes. Trônant au centre de son torse, un œil vicieux me fixait et je sentais bientôt une sueur froide me couler le long de la nuque. Il marchait d'un air calme et détendu, un sexe mal caché par un tissus abîmé que je devinais comme étant le vêtement que portait le prince avant de mourir. Je comprenais alors. Le démon avait fusionné avec le jeune noble. Je m'arrêtais, j'avais besoin de temps.

`- TORTUE OFFENSIVE

Les hommes autour de moi s'exécutèrent automatiquement comme d'un seul homme. Par les dieux ce que j'aimais l'armée pour son efficacité. Formant une presque inviolable forteresse, piquant de leurs glaives les ennemis qui tentaient de s'enfoncer dedans, un soldat se fit attraper devant moi, ne laissant plus que son bouclier au sol, je roulais pour le récupérer, grognant. Un soldat me fit remarquer que l'ennemi était moins virulent à l'avant mais commençait à harceler depuis le dos. Je sentais le piège mais, je ne pouvais pas laisser mes hommes se faire avoir. Je gardais une ligne de soldat avec moi, ordonnant au reste de charger vers la porte où les monstres avaient profité de notre percée pour s'engouffrer. J'approchais du démon, bouclier sur mon bras au bout duquel je tenais mon arme de poing, glaive bien serré par mon autre main. La bête ne leva pas les bras, il n'en disposait pas, mais ses lames s'animèrent d'elles même pour se lancer vers nous, j'ordonnais le mur de bouclier, les quelques soldats se regroupant avec moi pour se protéger mais deux d'entre eux s'écroulèrent en hurlant, les lames avait sectionné leur bras au travers du bouclier, moi, je regardais effaré la pointe percer juste devant mon œil avant de s'envoler à nouveau par télékinésie. On se leva alors, comprenant que la défense ne fonctionnerait pas, nous chargeâmes le démon en dépit des lames volantes, tous n'arrivèrent pas à atteindre la bête, mais bouclier dans le dos nous fûmes trois à réussir à l'atteindre. S’arc-boutant, ils le prirent à la ceinture pour l'immobiliser, je plantais mon glaive dans son œil en le lançant avant de prendre appuie sur le dos de mes soldats, bondissant, la foudre semblait sur mes poings joints que j'abattais avec violence sur le crâne du monstre qui se fendu. Les épées tombèrent, le monstre s'effondra, nous récupérons nos camarades et nous retournons vers la ville où les combats font toujours rage. Essuyant ma lame, je constatais le putain de miracle dont avait besoin mes troupes, une partie des bâtisses avaient prit feu, ça allait aider grandement et nous les rebâtirons plus tard. Je sortais mon pistolet à fusée tirant des fumigènes de sorte à ce que tous les soldats rentrent dans l'enceinte de la ville pour la « nettoyer »


- On en a terminé.

Pullo et Vorenius arrivèrent peu après, l'air épuisé, m'aidant à grimper sur leur marcheur, retour au camps. Les légionnaires massacraient les derniers monstre et ramenait nos morts ainsi que nos blessés à la base. Je n'aime pas le chaos qui suit une bataille, l'adrénaline qui reste sans raisons, l'air lourd et malodorants, les cris des chefs de sections paraissant sourds. Je marchais, mon regard se posant sur les cadavres, je faisais décrocher le maire, demandant à ce qu'il soit enterrer avec les honneurs avec ses soldats en creusant leurs tombes directement dans la terre battue de la place du village, on la dallera après. J'avais besoin d'une cigarette, m'asseyant sur les marches de la mairie. Je dirai bien que c'était la première fois que je voyais une horreur pareil mais ce serait faux. Ça ressemblait à la grande Affliction qui avait eu lieu il y a quelques années. D'abord semblable à une peste comme les autres, les malades avaient rapidement commencé à subir des modifications physiques, c'était répugnant mais ça rendait du coup ce morbide spectacle plus supportable que pour quelqu'un n'y ayant jamais assisté. J'aperçois Erika dans les rues.

- Vous voyez, c'est aussi pour ce genre d'absurdité que des pays peuvent se battre. Ashnard est aux mains de démons qui se sert de sa population comme d'un bétail. À Rome, chaque homme est un citoyen, nous sommes même entrain d'ouvrir le suffrage aux femmes. L'an dernier, on a aboli l'esclavage des humains. Les pratiques barbares comme celles-ci doivent disparaître.

J'allumais ma cigarette, des Lupercales ma marque préférée, regardant les volutes de fumées voletait lascivement pour se perdre dans le brouillard ambiant, je lui en tendais une.
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« Répondre #13 le: Mars 27, 2019, 12:57:26 »

Les dernières monstruosités parcourant les rues tombaient autant sous les coups des légionnaires, que des habitants les plus hargneux. Erika soutenait ces combats au mieux, gardant l’œil évasif quant à la vue de ces choses autant que possible. Un peu plus loin, elle apercevait ce jeune homme qui l’avait écoutée, toujours un peu fébrile et les mouvements maladroits, mais dont la volonté suffisait à elle-seule à contrer les quelques uns qui lui tombaient dessus ; un maigre sourire se dessina alors sur son visage.
La fin de la bataille se fit ressentir par le brouhaha du constat des dégâts. Outre les quelques bâtiments brûlés ou détruits, il y avait également ces pertes humaines. Au fond, Erika avait pensé que la tentative de reprise de la ville aurait été plus classique et moindre de tristesse, pourtant…

Marchant dans la rue principale entre les essoufflés et les blessés, elle remarquait que les soldats et les citadins se mélangeaient aisément, s’entraidant et se racontant quelques anecdotes, certainement pour dédramatiser. Lorsqu’elle était arrivée en ville, elle avait pourtant observé ces même gens exprimer un tel agacement des événements qu’ils ne conversaient qu’à peine. Les mentalités changent vite, il semblerait.

Le Maire avait été décroché, et son corps allongé parmis les autres. Certains s’activaient d’ors-et-déjà à piocher et creuser pour accueillir leur dépouille. Erika les observait tout en continuant sa route, puis repéra Scipion, assit sur les marches, une cigarette à la main. Elle se posta debout devant lui, les bras croisés et le silence à la bouche.

- Vous voyez, c'est aussi pour ce genre d'absurdité que des pays peuvent se battre. Ashnard est aux mains de démons qui se sert de sa population comme d'un bétail. À Rome, chaque homme est un citoyen, nous sommes même entrain d'ouvrir le suffrage aux femmes. L'an dernier, on a aboli l'esclavage des humains. Les pratiques barbares comme celles-ci doivent disparaître.

Erika hocha la tête sans un mot. Un court instant, elle crut voir une autre version du discours qu’il lui avait tenu dans la taverne plus tôt dans la journée, et celui-ci lui paraissait un peu plus humain, et surtout un peu plus à son goût. Etait-ce une préoccupation prioritaire ? Elle n’aurait su le déterminer.
Elle accepta la cigarette qu’il lui tendait, puis l’allumait en s’asseyant à ses côtés. Ces moments faisaient partis de ce qu’elle appréciait dans ses voyages : pouvoir rencontrer différents types de personnes, partager quelque chose en leur compagnie, peu importe que ce soit discussion, alcool ou tabac. Elle tirait dessus quelque peu, ressassant ces dernières heures paisiblement, grimaçant parfois tant elle n’avait pas l’habitude de fumer.

- Je n’ai jamais vu autant de ces choses en un même point… soufflait-elle. C’est d’une tristesse.

Erika fit balader son regard sur chaque être humain leur faisant face, puis parmi eux, repéra son jeune compagnon de plus tôt. L’adolescent apportait quelques fournitures de soins à droite et à gauche et courrait dans tous les sens. Laissant échapper un léger rire attendri, Erika lui fit signe de s’approcher. Il eut quelques appréhensions perceptibles à l’idée de faire quelques pas vers Scipion, mais le jeune homme les rejoignit tout de même.

- Je n’ai pas pensé à te le demander… Quel est ton nom ?
- Elliot, ma dame,
balbutiait-il.
- Et bien, reprit-elle en attirant l’attention de Scipion sur lui, je vous présente Elliot. Un jeune homme intelligent et plein de bonne volonté, à qui vous devez cette jolie fin de bataille.
- Mais ma dame, je n’ai pas… C’est vous qui…

Erika souriait à la vue embarrassée du jeune homme d’une bienveillance amusée. Elle l’interrompit.

- Je n’ai fait que suggérer une idée. Le reste était de ton fait, pas du miens.

Elliot baissait les yeux, autant gêné d’être félicité qu’exprimant une moue de fierté malgré tout. Erika croisait les jambes et s’allongeait à moitié sur les marches, son corps se détendant au fil de sa respiration. Elle le pensait sincèrement, elle n’avait qu’exposer une simple astuce, et Elliot était sorti de sa zone de confort pour sauver les siens. Une qualité pour laquelle la jeune femme ne cachait pas son admiration.
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« Répondre #14 le: Avril 12, 2019, 04:12:45 »

- Je n’ai jamais vu autant de ces choses en un même point… soufflait-elle. C’est d’une tristesse.

- Moi si, nous appelions ces créatures les Affligés. Il y eu un dictateur à Roma Nova, nommé par le Sénat pour une durée indéterminée et qui avait entreprit de grande réforme. Cet homme avait pour particularité d'avoir été béni par les dieux, littéralement. Il était protégé par leur puissante magie. Mais un Dieu jaloux béni son propre champion pour qu'il assassine le Dictateur. Le conflit magique fut tel lorsque que le Champion du Démon fut décapité par les héros et amis du Dictateur assassiné que la mer fut transformée en jade et les forêts en pierre. Et ainsi, le grand temple de Neptune sur l'île d'Atlantos fut envahis de créature composés du métal et de la chaire des personnes présentes. Il fut reprit et condamné, devenant un lieu de pèlerinage sur la mer de jade mais le Champion du Démon, Varrus Brutus, lui, n'était pas réellement mort. 100 ans plus tard, il revint, prit d'une colère sourde, et commença à répandre une peste terrible dans une île isolée du reste de la République. C'était un essaie, rapidement, quand la peste fut propagée, les malades commencèrent à se déformer et à devenir les horribles créatures que nous avons combattu. Nous n'avons dû notre survie que grâce au concours de douze champions, chacun choisi par un Olympien, doté de leurs pouvoirs, les douze avatars. Ils tuèrent définitivement Brutus lors de la bataille des larmes et des cendres.

Je vois arrivé un jeune garçon à qui Erika commence à parler.

- Je n’ai pas pensé à te le demander… Quel est ton nom ?
- Elliot, ma dame.
- Et bien, je vous présente Elliot. Un jeune homme intelligent et plein de bonne volonté, à qui vous devez cette jolie fin de bataille.
- Mais ma dame, je n’ai pas… C’est vous qui…
- Je n’ai fait que suggérer une idée. Le reste était de ton fait, pas du miens.


Elle était belle quand elle souriait, terriblement belle.


-Alors c'est à toi que l'on doit que la cité est encore debout ?


Je sortais une médaille de ma poche, c'était à un de mes centurions qui était tombé aujourd'hui qu'il avait eu à peu près au même âge que ce gamin, courage civil.

-Approches toi mon garçon. Au nom de Rome et du Sénat, je te remets la médaille du courage civil, preuve que tu as su te distinguer sans que cela te soit demandé et sans que cela soit ton devoir directe, preuve du courage qu'un civil, presque encore un enfant avec ça, dont tu as su faire preuve aujourd'hui. Félicitation.

Je me relevais pour lui épinglais la petite médaille en forme d’œil avant de le saluer et de lui mit une petite tape derrière la tête pour lui signifier de prendre congé. Je regardais Erika se prélasser, rallumant ma cigarette qui avait fini par s'éteindre.

-Vous aussi vous avez été d'un grand courage. Dans notre histoire nous avons beaucoup de femmes se battant sans pour qu'elle ne soit jamais intégré à l'armée. Du moins pas comme officier ou même soldat. Sur nos trois principales divinités de la guerre, Bellone, Mars et Minerve, deux sont des femmes. Après ce ne sont pas nos divinités les plus heureuses, j'aime bien mieux Bacchus et Vénus. Le premier est celui de la nature mais aussi de l'ivresse et des débordements, nous le fêtons par des orgies rituels au début de l'année, la seconde est la déesse de l'amour, de la beauté et de la civilisation, elle aussi est célébrée par des orgies mais exclusivement réservée aux femmes Patriciennes. Ces deux divinités sont étroitement liés à l'hédonisme qui caractérise la plus part des Patriciens, nos aristocrates. Je fus pris d'un léger rire Il suffit de voir le roi de nos Dieu, Jupiter, maître des nuées et dieu des tempêtes et de la fertilité, ses bâtards se comptaient par centaines dans l'ancien monde.. Enfin, bref, vous prendrez bien un verre avec moi très chère ?

J'avais envie de passer la soirée avec elle. Outre le fait qu'elle était une belle femme, elle semblait d'une grande humilité ainsi que d'une certaine humanité, j'aimais ces deux qualités chez les gens que je rencontrais et tout particulièrement chez les femmes. Cela et celle faussement prude qui faisait mine de ne pas y toucher en étant de réelle tigresse une fois libéré de leurs inhibitions.
Journalisée

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