Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Mona Duval

Humain(e)

Affalée plus qu’assise. Dans ce fauteuil inconfortable. Le bureau de mon manager est fonctionnel plus qu’accueillant. Il ne supporte pas que les gens tardent auprès de lui. Il déteste lorsqu’on reste, qu’on squatte, son antre. Il me fixe depuis un moment maintenant. Je sais qu’il regarde le satin de ma peau qui apparaît et disparaît lorsque je croise les jambes. Que je les décroise. Les doigts joint devant le bas de son visage, il réfléchit. Ses yeux semblent méchants lorsqu’il se concentre. Je le trouve beau.

« Mona… » Il inspire, expire. Je sais ce qu’il va dire. « Il faut que tu prennes ta décision. »
« Je sais. »[/color] J’inspire… « Je sais. » J’expire. « Mais je suis en deuil. »
« Arrête tes conneries. Je sais que tu aimais beaucoup Johnny...mais ton assistant à trouvé une place dans un magazine. Tu es heureuse pour lui. Fin de l’histoire. Il te faut un assistant. Une assistante. UN ROBOT…même. J’en m’en contre-fou. Mais bientôt, il y a pas mal de choses qui vont bouger et tu vas être débordée. » Il a l’air inquiet. Mon assistant s'appelait Jona. « Je ne veux pas que tu fasses une dépression. »
« Je sais Danny. Tu es inquiet. » Il ouvre la bouche, mais je sors sur le même temps qu’il aurait employé pour me demander. « Mon traitement me convient. Il suit son cours et mes séances chez la psy, c’est le pied. Ne t’en fais pas. » Il me regarde en fermant les lèvres. Se masse l’arrête du nez. Un grand nez. Danny, c’est un grand nez qui se glisse dans votre nuque pour humer la racine de vos cheveux pendant l’amour. « Arrête de te faire du souci pour moi sans cesse. C’est vexant. Je n’ai pas quatorze ans. Je ne suis pas ta petite sœur. »

Je croise et décroise les jambes à n’en plus finir. Parce que je sais qu’il aime lorsque je fais ça. Il peut apercevoir les dessous que j’ai mis. Il me les a offert il y a quelques mois. Il croit que c’est pour lui que j’ai fait tout ça. Je le sens dans l’air et le vois à sa manière de fixer le bas de mon corps.

Je glisse mes pouces entre le faux daim de mes chaussures et le satin de ma peau et je tire sur mes cuissardes pour les replacer. Je le fais lentement, les yeux baissés. Je sens mes cheveux retomber le long de mes épaules et glisser sur ma robe sombre.

« Je sais. Heureusement. » Il sourit, je souris. Nous restons un instant silencieux. Seul trouble, nos respirations communes. Elles sont rapides et enflammées. Seulement, je n’ai pas envie de lui. Pas aujourd’hui. Mon obsession est ailleurs. « Car nous ne pourrions pas… »

Il se lève, contourne le bureau. Je décroise les jambes, lentement. Si lentement que Danny a le temps d’arriver jusque derrière mon siège. Il se penche et je sens ses doigts qui écartent le rideau de mes cheveux. Son grand nez. Danny est un nez. Qui glisse contre ma nuque. Sa respiration brûlante contre la racine de mes cheveux. Je frissonne et il sourit, me mordille.

« Jouer ensemble. »
« On ne devrait pas… »
« Je sais. »

Ses doigts glissent le long de ma robe. Il caresse le bouton, seul objet fermant le vêtement. Il sait que de deux doigts, il dévoilerait des sous-vêtements qu’il connaît, des sous-vêtements qu’il a choisis. Pourtant, il ne fait rien. Danny se contente de continuer de glisser. J’ai la sensation qu’il éprouve mes nerfs, tout en s’imprégnant de mon odeur. Je tente de rester de marbre. C’est une chose qui l’excite de savoir que je me retiens.

« Mais je m’en fous. » Il me mord plus fort. Il me fait mal.
« Tu fais chier. » Je sens qu’il sourit contre ma nuque. Son sourire en coin. Son grand nez.
« Je sais. » Il est fier.

Ses mains remontent et se placent en coupe. Elles accueillent mes seins comme si leur place est là depuis toujours. Il les fait rebondir. Il est satisfait. Je crispe mes mains sur mes cuissardes, me mordant la lèvre inférieure. Ses doigts glissent le long de ma cuisse. L’intérieur. Il parvient au sous-vêtement noir et tente de décaler le tissu. Je le repousse en douceur, mais avec une certaine fermeté. Il bat en retraite, bien que déçu. Je vois avant qu’il ne se replace derrière son bureau, son érection fulgurante. Malgré un grand nez, Danny à un sexe de taille convenable. Il n’est pas très long. Mais je devine son épaisseur et je me retiens. Je veux garder mon excitation pour avoir la force de subir les entretiens de cet après-midi. La frustration sexuelle pour carburant.

« Hhhh…Mona. »
« Je suis venue ici dans le seul but de te dire qu’aujourd’hui, tu auras ta réponse pour mon nouvel, ma nouvelle, assistant ou assistante. Ou ROBOT. Est-ce que ça te convient ? »
« Ce qui m’aurait convenu… »
« Ne dis rien. »
« Mais ça fait longtemps Mona. Et tu as mis les sous-vêtements… »
« Je sais. »

Danny me fixe intensément, puis se tourne dans son siège. Je souris encore lorsque je sors du bureau, silencieuse sur la moquette, avant de claquer les talons sur le lino des bureaux. Je déteste ce lino.

Dans mon bureau, il y a du parquet. Il grince un peu par endroit, mais j’aime ce bruit. Et ainsi, personne ne peut me surprendre dans mon antre. La porte est vitrée, mais il y a des stores. Je préfère, au vu des activités que je pratique ici parfois. Bouquiner avec une luminosité à vous arracher la rétine, ce n’est pas…hum. Évidemment que je parle lecture depuis le début ! Voyons…

Je ne suis pas fan des bibelots, mais j’aime ce qui est ancien. Mon mobilier est en bois brut et mes sièges sont confortables. J’ai enfin fait changer les canapés et ils ressemblent à ces sièges de boudoir que possédaient les femmes à l’époque victorienne. Je crois que les deux petits fauteuils qui accompagnaient le canapé lors de l’achat, s’appellent des crapauds. Ou grenouilles. Gargouilles ? Bref. Tout est dans des tontes vert sombre et bois. Le tapis rond sur lequel reposent les fauteuils et la table à thé, est d’un vert tendre, en peluche, très doux. J’aime bien trop me promener pieds nus dans ces lieux.

Dans un coin, à côté de l’énorme bibliothèque qui prend tout un mur, à droite de l’entrée, il y a une petite porte qui donne sur une salle de bain. Petite, mais fonctionnelle. Comme moi. Toilette et cabinet de douche, lavabo. On y tient à trois, mais pas plus et seulement si on en met deux dans la douche. Fonctionnel plus que confortable, contrairement à mon lieu de travail. Mes chiottes, c’est le bureau de Danny.

En attendant mon dernier rendez-vous de la journée, je suis tentée de retirer mes bottes et me balader pieds nus.

« Lorsque les lèches-bottes s’en vont, on doit se laver les pieds. Jeter les bottes souillées. Quand les lèches-cul arrivent…il faut se laver le derrière et être prêt à se confesser. »

Hahaha. Je ris seule dans le grand bureau. La luminosité à l’extérieur à baissée et mon rendez-vous ne devrait plus tardé. J’ai eu ma dose cet après-midi et personne ne fait l’affaire. Danny est passé plusieurs fois pour m’encourager ou voir si j’avais quelqu’un en vue. Exaspéré, il m’a menacée de choisir à ma place. J’ai mis mon dévolu sur un type. Plus excitant qu’intelligent. Mais il est mieux que cette fille AB-SO-LU-MENT FAN de ce que j’écris. Ses ongles trop longs. Et la manière qu’elle a eue de draguer Danny. Je ne suis pas jalouse, mais je n’aime pas que l’on gratte dans mon assiette quand je suis dans les environs. Danny le sait et il s’est retenu. Mais je sais qu’en sortant, il lui a pris son numéro. Je le sais. J’aurais fait pareil si elle n’avait pas été hétéro.

Les trois autres étaient des mecs. L’un d’eux m’a dragué de manière très lourde durant tout l’entretien, tandis qu’un autre semblait avoir un balais dans le cul. Le troisième n’était pas mieux. Il avait tout fait et tout vu. Il savait tout mieux que tout le monde et blablabla. Il a parlé modestie dans son cv. « En toute modestie, je suis…en toute modestie, je peux dire que je…en toute modestie… » son nom est modestie. Il est imbu de sa personne et si je le prends comme assistant, je l’encadre dans le mur avant la fin du mois. Du coup, il ne me restait que ce type. Pour rassurer les troupes. Et la fille qui doit venir ce soir.

Son dossier, je ne l’ai même pas lu. Il semblait léger dans l’enveloppe. Comme s’il n’y avait qu’une feuille. J’ai vu la photo de son profil et ça m’a suffi. On parle des patrons. Le droit de cuissage de ces gros porcs. On dit que les hommes ne s’attardent que sur le physique. Qu’ils n’ont pas assez de sensibilité pour…et moi, Mona Duval, j’ai craqué pour un corps. Un visage pâle et des cheveux sombres. J’ai craqué sur une fille que je veux dans mon lit avant d’avoir réfléchi si elle était faite pour le poste d’assistante ou non. J’ai réfléchi avec ma queue…du moins cette partie basse de mon corps.

Le bip du téléphone me détourne de la fenêtre. J’ai une jolie vue sur un parc que les japonais aiment visiter. Je les vois comme des petites fourmis qui déambulent. Lorsqu’il pleut un peu, comme aujourd’hui, ce sont des tâches de couleur que tous ces parapluies. Sous les noirs, il y a souvent des costards. Les décorés et originaux, tous les styles se pressent dessous. Couleurs ternes pour les timides qui seront quand même du genre à vous prêter leur parapluie ou profiter de la pluie pour se coller à vous sous cet abri de toile légère. Les pastels, les clairs, se sont les jeunes mamans. Les vieilles dames aiment les motifs. Les enfants les animaux. Les pauvres ont des parapluies de moins bonnes qualités ou abîmés. Tandis que les étudiants sans trop d’argent, ont ceux qui se plient face au vent.

Il fait presque nuit et les gens semblent être rentrés chez eux. J’essaie de leur imaginer une vie. Où est-ce que leurs pas les conduisent ? Est-ce qu’ils sont attendus ? Je fais souvent ça. Inventer des histoires aux personnages que je croise. Mes observations sont ma source d’inspiration. J’ai oublié le téléphone.

« Oui ? »
« Mademoiselle Duval. Il y a votre rendez-vous qui vient d’arriver. »

Sayako ne m’a jamais aimée. Elle me voit comme une petite métisse lubrique et sans aucune éducation. Elle déteste lorsque je fais les choux gras de la presse et déteste ce que j’écris. Son dégoût va jusqu’à tout ce que je représente en tant que femme écrivain. Pour elle, je devrais parler amour et encourager les jeunes filles à autre chose que l’onanisme. Heureusement, elle ne connait pas mon blog. Sinon, je vous assure qu’elle ne voudrait même pas travailler dans les mêmes locaux que moi. Je suis sa Némésis.

« Dites-lui de venir. »

Pas même un bonsoir. Sayako déteste lorsque je ne réponds pas tout de suite au téléphone lorsqu’elle me bip. Elle ne supporte pas l’attente et pour elle, je devrais être scotchée à mon téléphone. Mais parfois je suis aux toilettes. Sous la douche. Je baise ou je suce. Je mange. Je dors. Je ne suis pas comme elle, les fesses rivées à mon siège de bureau, dans l’attente du prochain coup de fil ou du prochain rendez-vous. Elle hait que je sois un écrivain qui travaille avec son propre bureau. Pour elle, normalement, les écrivains sont chez eux. Ils travaillent devant leur ordinateur et ne viennent par ici que pour signer des contrats. Pas moi. Moi je pèse dans le game. J’ai droit à des privilèges, car mes livres se vendent bien. Danny est le fils du directeur et je couche avec lui. Je suis une petite arriviste il paraît. Une profiteuse.

« Bonsoir, entre seulement. Cela ne te dérange pas si on se tutoie ? » On a presque le même âge il me semble. Je lui tiens la porte, replaçant le col de ma robe pour que mes seins ne s’en échappent pas. J’ai l’impression que le bouton va craquer. « Prends place où tu le sens. »

Je lui désigne les sièges sur la moquette. Une petite table en bois sur lequel je dépose une boîte de petits macarons. Ils viennent de Paris, mais je ne le précise pas tandis que je demande à Sayako de nous apporter du café. Elle me dit qu’il est tard, que l’on devrait prendre du thé. Je lui dis cordialement d’aller se faire voir. Non. Ce n’est pas vrai. J’inspire lentement et je compte jusqu’à trois. La fesse en équilibre sur le bureau.

« Du café, Sayako s’il vous plaît. » Elle ne supporte pas que je l’appelle par son prénom. Je raccroche et lisse mes vêtements de deux mains, avant de rejoindre ma future potentielle employée. « Si elle travaillait pour moi, je t’assure qu’elle serait partie depuis longtemps. »

Je suis sérieuse, mais je le dis sur un ton doux. Je ne supporte pas le manque de respect. Je lui ai demandé gentiment et poliment du café et elle me parle comme à une adolescente capricieuse. Qu’elle aille au diable.

Avec un sourire, je m’installe en face de mon interlocutrice. Je croise les jambes, sans la quitter des yeux. Elle possède quelque chose d’indéfinissable. Ce n’est même pas la fille la plus belle que j’aie vu, mais son charisme à quelque chose de noble. Elle m’impressionne par sa posture. Lorsque la porte s’ouvre, Sayako vient poser les tasses et le plateau avec crème et sucre entre la jeune femme et moi. Elle ne nous regarde pas, ne fais que marmonner des politesses et sans réagir à mon « merci beaucoup », elle part, claquant légèrement la porte. Un silence suit, avant que je ne soupire.

« Pourquoi as-tu décidé de postuler ? » Je ne veux pas qu’elle se présente et je ne vais pas me présenter. Pas tout de suite. Je veux entendre sa réponse d’abord. « Et est-ce que tu sais ce que va impliquer le poste d’assistante ? Tu as sûrement entendu parler de moi et de ma vie. Je suppose que tu sais que je ne suis pas facile à vivre. Un magazine m’a qualifiée de « petite salope effrontée et capricieuse ». Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. A dire vrai, j’en ai beaucoup ri. Est-ce que tu te sens de travailler pour une salope ? »

Je suis franche pour voir si elle est prête à travaille dans cette ambiance où le sexe est une activité dont on parle avec beaucoup de facilité par ici. Sauf Sayako. Danny est un manager libertin et la plupart des employés sont de milieu littéraire ouvert. Ils ne ressemblent pas au Japon qui fait fantasmer les européens.

Je décroise les jambes et les recroise. Lentement. Elle peut ainsi apercevoir, si elle regarde, la dentelles sombres de mon sous-vêtement. Je me penche pour mettre de la crème et du sucre dans mon café, le touillant lentement en écoutant ce qu’elle a à dire. Suivant où se dirigent ses yeux, j’aurai un premier indice sur ses préférences sexuelles.

Je me vois déjà avec une jolie assistante.
La fille qui a les cheveux très sombres.
La fille au regard de mystère.
J’espère qu’elle est faite pour ce poste.
« Modifié: dimanche 26 mai 2024, 21:52:52 par Mona Duval »

Fiche: ici

Astiel Monspart

Créature

Re : As-tu peur de travailler pour une "salope" ? [PV]

Réponse 1 lundi 05 octobre 2020, 20:24:42

Cela faisait maintenant combien d'année, que je voyageais entre Terra et la Terre. Je ne savais plus exactement. Je venais sur terre en temps d'observateur pour en apprendre plus sur ce peuple. Même s'il avait perdu cette capacité pour beaucoup à ressentir et vivre la magie qui coulait dans chaque être... il avait développé un niveau de sciences et de techniques impressionnants. En tant que scientifique de mon monde, ils étaient de parfait rats de laboratoire.

Je m'étais intégré à ces rats pour mieux les connaître, leurs uses et coutumes pouvait d'ailleurs être bien étrange. Pour rentrer dans le rang, je devais trouver un travail. Ils y avaient de nombreuses petites annonces pour des boulots tous plus variés les uns des autres. Je ne cherchais pas n'importe quoi et j'avais trouvé le job parfait ! C'était visiblement une femme qui cherchait une assistante. J'avais fait quelques recherches, cette femme était considérée par certaines personnes comme innovatrice dans sa manière d'écrire, même par moment libératrice auprès des femmes et leur sexualité. D'autres, préféré des adjectifs plus vulgaire, désignant son travail d'écriture comme abject. Je souriais de par ma nature... démoniaque... je ne pouvais qu'apprécier de voir ce genre de personne.

J'avais donc sauté le pas et pris rendez-vous avec en postulant avec un CV quelque peu léger. Mais... avec une photo de moi qui, si je ne me trompe pas sur le personnage fera son effet. Rien de provocateur, une photo sexy tout en étant professionnel. Je me souviens de ce jour, où je me tenais devant le miroir à me décider de l'apparence que j'aurais. Ce jour là, j'écoutais une émission à la radio sur les supers héros. Une des questions banales posées par le présentateur était :

« Si vous aviez un pouvoir lequel ça serait ? »

Pour commencer, j'avais déjà un pouvoir étant une créature fantastique si on se base sur les critères d'étiquetage raciale humaine. Le mot créature était quelque peu fois rabaissant. Je préférais être doué de magie, ou métamorphe tout simplement, parce qu'après tout c'est ce que j'étais. Pour revenir à la question, oui j'avais un pouvoir, une capacité, appelez là comme vous voulez. Je pouvais me transformer à volonté, adopter n'importe quelle forme physique. C'était bien plus avantageux qu'on pouvait l'imaginer.

Ce jour-là, du coup, je me tenais dans le miroir changeant d'abord simple de sexe : homme ou femme. L'égalité dans leurs sociétés humaines étaient encore à travailler. Je ne cherchais cependant pas forcément un poste haut dans l'échelle entrepreneuriale, ni une forte volonté d'évolution. J'optais donc pour une féminine. Maintenant le reste, mon corps se transformait prenant du poids, en perdant, se transformait encore et encore, changeant la couleur des différents éléments composant ce vaisseau abritant mon âme. Après de longues minutes de concertation avec moi-même je me décidais enfin pour une silhouette assez fine avec une poitrine convenable et des cheveux d'un noir corbeau me rappelant les vastes étendues calcinés autour de la cité des miracles. Mes yeux, eux, aussi été sombre, laissant presque paraître ma partie « démoniaque ». Ma peau satiné d'une couleur aussi blanchâtre que les plus froids hivers du Nord, rendait l'ensemble presque surréaliste.

J'en avais mis du temps pour me décider. Pour ce qui était des vêtements, cela avait été plus simple, j'étais parti sur un petit tailleur simple, élégant et professionnel. Qui pouvait dévoiler plus de chair, si je le souhaitais assez rapidement et facilement. Toute cette préparation avait bien pris la journée et le soir ainsi que l'heure du rendez-vous s'approcher fatidiquement. J'avais peut être une petite boule de stress au ventre... je ne sais pas si c'était dû à ma transformation en une forme physique... humaine. Les humains pouvaient être si fragiles... . Dans tous les cas, j'étais fin prêt et j'allais me rendre à l'adresse qu'on m'avait envoyée par mail de confirmation. J'attrapais mon parapluie et je sortis dehors. La pluie, autre élément dont je n'avais pas l'habitude. J'utilisais un parapluie, mais ce n'était pas si nécessaire que ça. Même si sur Terre, je n'avais pas les même pouvoirs, je pouvais encore utiliser un peu la magie. J'avais appliqué un petit sceau sur mes vêtements afin qu'ils ne prennent pas un plis, ni l'humidité. J'étais donc parfaitement sec en arrivant devant le bâtiment.

Les bureaux était facilement repérable dans le quartier. Il était posé là, entre les différents immeubles et bâtiments au style nippon, haut de ses quatre étage. Je ne comprenais pas le besoin de construire des bâtiments fait avec cet étrange matériaux appelé… béton. Je trouvais ça assez banale et moche. Je préférais dans l’architecture humaine, ce qu’il appelle le gothique. Je ne savais pas si c’était mon hubris ou juste que je trouvais jolie cette ornementation exubérante. Je soupirais un peu avant d’entrée dans le bâtiment. A l’accueil, une dame. Elle paraissait assez vielle et pas fortement agréable. Je me présenta brièvement.

   « Bonsoir, j’ai rendez-vous pour passer l’entretien d’assistante de Madame Duval. »
— Votre prénom, s’il vous plait ?
— Merci vous aussi… Lucianne. »

Visiblement cette dame passait une mauvaise journée et je prenais pour la personne qui l’avait énerver. Ce que j’aime pas faut dire… Mais j’étais pas là, pour faire des vagues. Après avoir vérifier mon nom dans l’agenda et avoir passer un coup de fil. Elle me donna des consignes pour rejoindre le bureau où se passerait mon entretien. J’avais le choix entre les escaliers ou l’ascenseur. Vu que je devais me rendre au 4e étages et que j’étais en talon, mon choix se porta sur le dernier. J’arrivais devant le bureau et toquai en attendant qu’on me dise de rentrer.

Madame Duval m’ouvrit la porte du bureau. La pièce était tout à fait agréable. L’aspect ancien me rappelait un petit peu mes ateliers. Le bois brut et des sièges confortables. Mona Duval avait de bon goût en terme de décoration intérieur. Un petit coin, sûrement, destiné à accueillir ses rendez-vous était tout à fait cozy. Une petite table basse qui accueillait des macarons dans une boîte. Ce n’était pas quel macaron, je reconnaissais le drapeau, bleu..., blanc..., rouge.. la France ! J’avais fais un voyage là bas pour goûter leur gastronomie reconnu mondialement.

   « Bonsoir, entre seulement. Cela ne te dérange pas si on se tutoie ? »

Non ça ne me dérangeait pas. Je fis un petit signe de tête timide. Je voulais un peu joué le jeu de la jeune effarouché perdu pour voir quel caractère cette jeune femme pouvait bien avoir. Elle me tenait la porte. Je baissais légèrement les yeux, faisant changer ma peau de manière presque imperceptible, pour laisser paraître un rougissement de ma part au vue de ce qu’elle venait de cacher en remettant son col de robe.

   « Prends place où tu le sens. »

Intrigué par la grande bibliothèque, je me dirigeais instinctivement vers cette dernière n’écoutant déjà plus vraiment ce qu’elle me disait. C’est vrai qu’elle était écrivaine. Est ce que tout ces livres sont à elle ? Je me retournais, par respect, dans sa direction quand elle me parlait de Sayako. En y repensant si… j’étais l’assistante de Madame Duval. Sayako serait techniquement sous moi dans l’échelle hiérarchique. L’idée me plaisait. A voir comme je pourrais tourner cela à mon avantage surtout si Mona Duval ne l’appréciait pas forcément. Je venais de réaliser que je n’avais pas tout écouter à ce qu’elle avait dit à propos de cette pauvre dame. Je hochai de la tête malgré tout. Je fini par m’asseoir devant elle sur un des canapés. A ce moment là, Sayako vient poser les tasses et un plateau avec du sucre et de la crème. Elle finit par sortir dans une tension presque palpable entre les deux femmes.

   « Pourquoi as-tu décidé de postuler ? Et est-ce que tu sais ce que va impliquer le poste d’assistante ? Tu as sûrement entendu parler de moi et de ma vie. Je suppose que tu sais que je ne suis pas facile à vivre. Un magazine m’a qualifiée de « petite salope effrontée et capricieuse ». Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. A dire vrai, j’en ai beaucoup ri. Est-ce que tu te sens de travailler pour une salope ? »

Je me penchai légèrement, laissant tomber une mèche sauvage devant mes yeux, pour attraper un macaron. J’en attrapais un qui selon la carte de la boite était à la cerise. Le petit gâteau était d’un rouge vif de la même couleur que le rouge à lèvre que je portais. Le centre quant à lui était plus foncé. Je mordis dedans avant de le déposer sur le rebord de ma petite coupelle de tasse. Je poussais un petit soupire de plaisir, presque sexuel en fermant les yeux. Je réalisais que je n’avais pas encore pris la parole depuis que j’étais arrivé. Je finis donc par répondre à la question qu’elle m’avait posé.. enfin presque.

   « Vous savez, j’ai fréque… je veux dire je connais de nombreuses femmes à travers l’histoire qui comme vous, on était jugé par toutes sortes de sobriquet tous plus original les uns que les autres. Pourtant ces dernières avaient bouleversé les domaines dans lesquelles, elles étaient expertes. L’importance n’est pas le regard que les gens vous porte, mais le regard que vous avez sur vous même. Est-ce que vous vous considérez comme une… salope… »

Sur ces derniers mots, j’avais énormément de sensualité et sexualité, même dans ma posture comme pour la provoquer. Je baissais la tête réalisant la profondeur de ce que je venais de dire. Mon réel moi, avait pris un peu le dessus, mais j’avais envie de jouer sur cette ambivalence. Je rougissais en secouant la tête. L’aura que je dégageais entre le moment où j’avais pris la parole et maintenant était volontairement bien différente. Montrant d’un côté une femme sur d’elle et ferme presque autoritaire, qui faisait presque la morale même à Mona. Et de l’autre se trouvait une femme timide, moins sur d’elle, presque soumise même à Dame Duval.

   « Excusez-moi, je voulais pas vous manquez de respect... »

Je me cachais mon visage de mes fines mains aux longs doigts pour camoufler un léger sourire. J’étais rouge pivoine, même mes oreilles dépassant de ma masse de cheveux coiffé mais sauvage était toute écarlate. Je me demandais comment elle allait réagir. Est-ce qu’elle allait s’offusquer ? Venir chercher le contact et me rassurer ? Je me demande bien… Quel aspect d’elle, allait-elle me montré ? Je venais de réaliser aussi que dans ma réponse, j’avais même trahis mes origines très anciennes… Est-ce qu’elle allait le relever ?





Mona Duval

Humain(e)

Re : As-tu peur de travailler pour une "salope" ? [PV]

Réponse 2 dimanche 03 janvier 2021, 14:51:04

Aussi belle que sur la photo, si ce n’est plus. Déroutante la demoiselle. Un contraste entre l'image sur papier glacé et l’assurance de ses traits et sa tenue. Sa manière de parler, de bouger. D’évoluer dans la pièce. Lorsqu’elle prend le macaron, je souris. En revenant m’asseoir, j’en ai pris un. Vert, à la pistache, sans le mettre dans ma bouche. Je le fais tourner entre mes doigts, lentement, sans quitter des yeux ma potentielle assistante. J’écoute sa réponse.

Elle me fait rire.
Un rire amusé. Indulgent.
J’ai l’impression d’être vieille.

« Intéressant… »
 Elle l’était. Intrigante. C’est comme si sous le vernis, il y a quelque chose d’autre. Et pas des plus désagréable. Est-ce volontaire de sa part ? Cette sensualité à fleur de peau. Cette sexualité…puis elle se voile à nouveau.

« Excusez-moi, je voulais pas vous manquer de respect. » Elle rosit. Adorable. Comme le macaron qu’elle mange. Framboise ? Ses lèvres doivent en avoir le goût. Putain…on dirait un mec en chien.

« Tu ne m’as pas manqué de respect. Cependant, si tu continues de me vouvoyer, je risque de mal le prendre. » C’est vrai. Je n’aime pas être vouvoyée. Seuls les gens comme Sayako le font et ça me va. « Je suis une femme libre. Voilà comment je me vois. » Une gamine capricieuse disent les journaux. Ma célébrité, mon trop jeune âge. « Et ça m’emmerde que les gens me jugent sur ma sexualité. C’est d’un pervers. »

Je croise les jambes, sans la quitter des yeux. Le macaron gagne mes lèvres. Sucré. Pistache. Le vert est ma couleur préférée. Je suis certaine qu’elle serait magnifique en vert. Émeraude. Bouteille ou sapin. Mais pas herbe. Des sous-vêtements verts…la frustration sexuelle ne m’aide pas à être professionnelle.

« Je vois. Pourtant tu es jeune ! Mais après tout…j’ai connu pas mal de monde de mon côté et je ne suis pas plus âgée que toi je crois. »

J’ai honte, mais n’ayant pas lu son cv…je ne sais pas quel âge elle a. Et je suis bien trop mauvaise au jugé pour espérer le deviner. Par instant, tandis que je la dévisage et que mes yeux glissent sur son tailleur trop sage, je me dit que je fais peut-être une erreur. Après tout, j’ai accepté sa postulation sur un coup de tête. Il faut que je sois plus pro. Je risque de me retrouver avec l’autre pimbêche ABSOLUMENT fane de ce que je fais.

« En tant qu’assistante, tu connais peut-être le métier. Mais être MON assistante, c’est autre chose. Jona était celui qui occupait le poste jusque-là. Il a obtenu une meilleure place, alors il est parti. J’aimerais quelqu’un qui ne parte pas. » Je suis sincère et mon visage en exprime toute la vérité. « Je suis du genre à m’attacher aux gens. Même ceux qui m’exaspèrent parfois. Du coup, je ne veux pas que tu me dises que tu cherches un poste transitoire afin d’atteindre d’autres horizons. » Je soupire et reprend une bouchée de mon macaron. Ils sont vraiment bons. Une gorgée de café. « Si tu espérais avoir un pistonnage de ma part pour grader, alors tu peux t’en aller. »

Je ne cille pas tandis que je lui parle, reprenant parfois une gorgée de café. Il est brûlant, mais il est bon. Et une toute petite partie de moi essaie de ne pas imaginer Sayako en train de cracher dans le liquide sombre.

Jona était un assistant parfait. Il n’en faisait pas trop, restait à sa place, tout en osant de temps en temps me dire lorsque je merdais. J’aimais sa présence et sa douceur. J’aimais le fait qu’il ne me drague pas. Jona était gay. Nous allions draguer en binôme. Il me manque. Je l’ai dit. Je suis en deuil.

« Le souci… » Je prends une nouvelle gorgée de café, terminant le macaron. Je prends mon temps, pèse mes mots. Je ne veux pas un coup de cœur pour la voir partir dans deux jours. « C’est que j’ai pris mes petites habitudes. Jona le savait et il supportait mes caprices. » La boisson était chaude dans ma gorge. « Mes sautes d’humeur inattendues. Il était prêt à débarquer à n’importe quelle heure avec le pot de glace en cas de déprime. Avec une bonne bouteille ou des chocolats… » Je décroise les jambes et me penche pour poser la tasse qui cliquète sur la table. « Évidemment… » Je reste penchée. « Évidemment, je ne te demande pas de me faire de cadeau. Mais d’utiliser le budget qui te sera alloué, à bon escient. »

Je me redresse, m’enfonçant cette fois dans le canapé. Le fond de ma tasse miroite sous la lumière. Je détourne parfois les yeux de mon interlocutrice, mais c’est uniquement pour laisser mon regard errer dans la pièce. J’aime vraiment ce que j’ai fait de ce bureau.

« Bien…il n’y a pas beaucoup de choses à savoir faire pour devenir mon assistante. Répondre au téléphone, trouver des solutions rapidement, être capable de traverser la ville dans les plus brefs délais. » Je rabats mes cheveux sur mon épaule gauche, les retirant de derrière mon dos. « Tu dois être capable de retenir mes goûts et mes envies rapidement, car je déteste répéter. Il faut également être habile de ses mains… » Je laisse planer cette petite phrase. « Car je ne suis jamais contre un petit massage en fin de journée ou en cas de stress. »

Je me tais enfin. Lors des entretiens d’embauche, je parle plus que je ne le fais dans n’importe quelle autre situation. Sans être quelqu’un de taciturne, je ne suis pas pour autant bavarde. D’ailleurs, je vais la laisser parler un peu à son tour.

« Est-ce que tu penses que tu saurais faire tout ça ? Qu’attends-tu de ce poste et pourquoi est-ce que je te choisirais toi, plutôt que quelqu’un d’autre ? » Ce sont les questions bateaux, mais je sais que si je ne les pose pas, je vais avoir l’impression de ne pas avoir été professionnelle du tout. Et je risque d’être coincée si elle ne fait pas l’affaire. « Si tu es engagée, tu devras commencer dés demain. Est-ce que c’est un problème ? »

C’est faux. Après décision, je dois en parler à Danny, qui doit en parler plus haut. Toute modification dans l’entreprise doit passer par le budget. Et Danny va vouloir s’assurer que je n’ai pas choisi un.e candidat.e par pur hasard ou empressement. Pire, par simple désir sexuel. Danny en a marre que je fasse de la merde. Il veut que je grandisse un peu et que je devienne plus professionnelle. Une partie de moi a envie de l’envoyer chier, mais une autre veut garder sa place et devenir meilleure dans le milieu littéraire. Il faudrait que j’arrête d’être un personnage et que je devienne réellement un écrivain.

Je me replace et m’excuse de la couper pour retirer mes chaussures, tout en restant attentive à ses réponses. Je ne quitte pas ses lèvres des yeux, tandis que l’une après l’autre, mes chaussures tombent au sol avec un petit poc tamisé par le tapis. Je replie les jambes sous moi et je prends un nouveau macaron. Il est au chocolat, aussi brun que mes tétons. Et les siens ? Sont-ils au chocolat ou à la fraise ? De ce rose délicat que possèdent certaines personnes à la peau claire.

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