Le quartier de la Toussaint / Re : I run to you...
« le: samedi 24 octobre 2026, 12:25:41 »Cela étant, chacun a son domaine de prédilection…la luxure et le sex sont les miens…révélés et assouvir les désirs, c’est ma nature, et je ne l’ai jamais renié. En a-t-elle conscience ? Rien n’est moins sûre, c’est ce que je me dis lorsque je ressens la fougue de son baiser, cette soif qu’elle cherche désespérément à assouvir, et j’y réponds avec plaisir, mes ailes se déployant, renforçant la puissance de mes effluves, tandis que je mords sa lèvre sans ménagement, répondant à sa provocation ma main se loge et agrippe sa nuque avec fermeté, la seconde s’enroule à la base de sa propre queue dorsale, en la caressant insidieusement…
La réponse ne se fait pas tarder, j’entends les battements de son cœur entrer en frénésie…et le baiser s’en fais ressentir…Ainsi d’étranges sensations naissent en moi, un conflit, ou une incompatibilité entre désir charnel et sentiment sincère…comme une hésitation à la malmener, la plier à ma volonté avec mon assurance et mon détachement habituel…Voilà ainsi, en cet instant, je dois apprivoiser cette part de moi, apprendre à la faire taire lorsque c’est nécessaire…
L’ambiance, l’aphrodisiaque environnant, et un manque de baise se faisant clairement ressentir, les sentiments ne peuvent rivaliser bien longtemps…un claquement résonne grâce à ma main…la peau d’opale de l’herboriste rougit au niveau de son fessier, tandis que je relâche doucement sa nuque pour longer son dos, sentant au passage que sa partie démoniaque a déjà fait cicatriser cette trace de griffure…Parfait, elle n’est pas en sucre…
- Il est l’heure de faire les présentations…
Dans un souffle ardent dans ton oreille, l’instant d'après ton visage est collé à ma hampe démoniaque…tant par la nature de mon être que sa taille…de quoi faire perdre la raison à une vierge de tout, qui plus est quand celle-ci est par nature surnaturellement sensible au plaisir…Si jusqu’à présent elle continuait à me défier, à jouer comme si elle avait une chance, je lis dans ses yeux cette confiance s’effondrer. Même pour moi il est difficile de savoir si c’est de la peur, ou de la fascination qui passe dans son regard. Probablement les deux.
- Je constate que tu commences à prendre conscience que sur cette activité, tu ne fais pas le poids…et tu as besoin à ton tour d’un enseignement…
Mon excroissance dorsale autour de son cou, je la force à se pencher la tête sur le sol…mon pied se posant sur elle.
- Accepte ta position…et je t’enseignerais comment une succube donne du plaisir, en prends…embrasse ta nature démoniaque, ce n’est que comme ça que nous aurons une chance de vaincre ton père…
Mon corps s’embrase, mille et une idées me viennent en tête sur cette soirée, mon sang se concentre encore et toujours plus sur mon membre qui grossit encore sous ses yeux…
L’instant d’après, je me glisse entre ses lèvres, les écartant sur mon passage…ma tête se penche en arrière, ressentant un plaisir indescriptible par ce simple contact…est-ce dû à notre« condition » ou les sentiments pour elle entres en compte ? Je l’ignore, mais j’en veux plus. Et sans trop réaliser, mes doigts se referment dans ses cheveux, et enivré, je n’ai même pas le réflexe de me demander comment elle se sent. Je suis en furie, prenant sa bouche comme un simple jouet en cet instant, je me glisse au fond de sa gorge et au-delà…
- U…Utilises ta langue…en tant que succube…ah…c’est la base à connaître…et creuse tes putains de joues !
Voilà un aspect que Lyadril n’avait pas encore côtoyé, l’incube dans sa nature la plus profonde. Mes hanches vont passionnément au rythme de ses coups de langue, tandis que ma queue dorsale s’enroule autour de ses hanches et viens caresser son intimité et la stimuler…la recouvrant, de fins picots vibrent sur sa surface humide et récolte sa cyprine me revigorant au passage…Loin du romantisme auquel je m’attendais, cette première danse est sauvage…
Ne quittant pas son visage des yeux, je lis lorsqu’elle n’en peut plus et libère donc ses voies respiratoires…je la vois chercher son souffle, éclairée par la lumière lunaire qui passe à travers les vitres et le capharnaüm laissé par l’affrontement précédent, mon cœur en rate un battement, et je lui vole un baiser, comme une récompense pour cette première épreuve…
Ma langue passe alors à la rencontre de la sienne, et avec douceur, je passe mes doigts sur sa joue…l’allongeant, je joues le chaud et le froid…passé la partie dominant, je me laisse guider par la douceur et les battements de mon palpitant qui réagissent à sa simple présence…et à l’amour que je ressens au fond de moi…ce doit être pour ça que lâchant ses lèvres, ma langue explore, découvre, longeant son cou et lui faisant découvrir la sensation de voir son aisselle être léchant avec passion…mes doigts sur cette intimité vierge de toute intrusion…pour l’instant…








