Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 30 jeudi 11 octobre 2012, 00:04:28

-   Ne perdons pas plus de temps, ils ne sont pas seuls…

Le Daimyo n’eut pas besoin d’en dire plus, ses lieutenants avaient déjà leurs armes en main et étaient prêts à en découdre. Ils ne devaient pas rester dans la salle de conférence, là, ils étaient acculés dans un coin. Sortir était à la fois leur meilleur option, probablement parce que c’était également leur seule option. Dorobo passa en premier, étant légèrement plus jeune que les trois autres hommes, il sentait le besoin constant de faire ses preuves.  Il passa sa tête par la porte et vit que cinq hommes l’attendait dans le salon confortable à quelques mètres de là, ils étaient tous armés de mitraillettes et visaient le Akuma.

Dorobo rentra sa tête au dernier moment car une rafale de balles passa juste à côté de lui. Il n’avait pas peur, un Akuma ne connaissait pas le sens de ce mot, il ne sentait que le goût de se battre, une sorte de rage intérieur, un désir qui ne serait assouvi que par la violence et le combat honorable.  Le vrai combat allait pouvoir commencer. Les cinq tueurs à gage dans l’appartement attendaient nerveusement, ils ne savaient pas trop quoi faire. Ils avaient tous entendus parler des Akuma, et les histoires qu’on leur avait racontés ne leur donnait pas envi de se mesurer à eux.

Hors du combat, les Akuma étaient nobles et fières, mais quand ils se battaient, ils conservaient la même noblesse et la même fierté, mais ils n’avaient aucune pitié. En japonais, Akuma voulait dire ''Diable''. On les surnommait ainsi car se battre contre eux était un allé simple vers l’enfer. Tel des démons, rien ne semblait pouvoir les arrêter, ils ne tombaient pas avant d’avoir tué tout ceux qui les opposaient. C’était le fondateur du clan, Shindo Akuma, qui avait commencé à se faire appeler ainsi. En se remémorant les histoires qu’ils avaient entendues, les assassins patientaient encore. Leurs mains devenaient moites et leurs gorges de plus en plus sèches.

Deux bonnes minutes passèrent, comme Dorobo l’avait espéré, ils ne se risquèrent pas à avancer. Selon les Guramu, ils avaient la position de puissance, ils n’avaient qu’à attendre qu’un Akuma se pointe le bout du nez et tirer dessus.  C’était une autre particularité qui rendait les Akuma redoutables, ils avaient toujours la position de puissance. La technique que qu’ils utilisaient en ce moment avait été développé par Satsu, Dorobo avait du l’adapter à la situation mais il avait confiance en lui. Plus le temps passait, plus les Guramu devenaient nerveux. Au moindre mouvement, ils allaient ouvrir le feu sans trop faire attention.

De son côté, Dansu avait compris le stratagème de Dorobo. Les Akuma n’étaient pas du genre à se cacher dans l’ombre, mais une petite feinte de la sorte n’allait pas à l’encontre de leurs principes. Dorobo ramassa sur la table son chapeau fedora, il le regarda puis sourit. Dansu lui lança un clin d’œil complice. Satsu et le Daimyo commençaient également à comprendre. Brisant le silence et faisant sursauter les Guramu, Dansu s’écria,

-   On fonce! 

Au lieu de tenter leur chance et de fuir, les hommes restèrent à leur place à l’exception de Dansu qui lança alors son chapeau à travers la porte. Suite au cri qu’ils venaient d’entendre, les Guramu ne prirent pas la peine d’analyser ce qui se passait, en plus ils étaient sous l’effet de l’adrénaline, ils mitraillèrent le chapeau. Leurs petits chargeurs se vidèrent rapidement. Seulement après ils réalisèrent leur erreur. Leur chef faisait probablement part des deux premiers hommes tués, car un groupe vraiment discipliné n’aurait pas commis leur erreur.  Certains essayèrent de recharger mais c’était trop tard.

Dansu et Satsu sortirent de la pièce et tirèrent sur les hommes avec leurs pistolets. Trois des Guramu tombèrent, criblés de balles. Presque aussi rapidement que les balles, le Daimyo et Dorobo foncèrent sur les deux hommes restants armés de katana.  Dorobo empala son adversaire, il le fit avec tellement de force que le Guramu leva de terre. Par la suite, le Akuma le balança et l’homme alla s’écraser contre la grande baie vitrée qui se brisa à cause du poids de l’homme.  Ce dernier tomba en chute libre et alla s’écraser sur le sol. Si tout le monde n’avait pas déjà été alerté par les coups de feu, là, ils savaient que des Yakuza s’affrontaient.
Les Akuma firent ni une ni deux et quittèrent l’appartement. Dansu et Satsu gardèrent leurs pistolets dans leurs vestons.  De son côté, Make était dans l’ascenseur, il attendait nerveusement. Son escalassions vers le trente cinquième étage semblait prendre une éternité. 

Après une interminable attente, la porte finit par s’ouvrir. Il s’estimait chanceux de ne pas avoir été arrêté à un autre étage. Il sortit, cette fois, encore plus nerveux qu’avant, mais prêt à se battre s’il le fallait. Il s’engagea dans un corridor et se dirigea en courant vers la chambre du Daimyo. Il vit des gens sortir de leurs chambres, alarmés par le vacarme de plus tôt. En voyant un Yakuza en colère dévaler le couloir, ils rentrèrent.

Au loin, les quatre Akuma virent un autre Guramu arriver. Ils se posèrent toute sorte de questions. Premièrement, pourquoi n’était il pas avec les autres? Ça devait être le chauffeur ou un retardataire. Deuxièmement, pourquoi courrait-il dans leur direction? Et finalement, pourquoi est-ce qu’il ressemblait à quelqu’un qu’ils connaissaient bien. Satsu fut le premier à parler.

-   Putain, c’est Make?

-   Quoi? Non, impossible!

-   Si, si, c’est bien lui…

-   Mais qu’est-ce qu’il fout ici?

-   On ne peut pas lui reprocher sa… fougue.

Les quatre hommes se regardèrent un peu perplexes.

-   Make?

Make réalisa que les hommes qu’il venait sauver étaient là en face de lui. Il était un peu essoufflé

-   Oui! C’est moi, vous allez bien? Daimyo? Il faut absolument que je vous parle. Chez-moi, il y avait ses Guramu, alors…

-   Oui, nous aussi nous avons eu des problèmes avec eux. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils s’en prennent à toi, tu n’es qu’un adolescent nom de Dieu. Viens avec nous, je connais un autre endroit sécuritaire. Nous pourrons parler.

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Okuni Guramu ordonnait à ses hommes de transporter des caisses d’armes vers un gros camion. Il s’était basé dans l’entrepôt d’un poissonnier chinois, personne ne viendrait chercher des Yakuza là. En échange d’une place dans son entrepôt,  Okuni laissait à la famille Wong la vie sauve. C’était un bon marché après tout.  Si le Daimyo reprochait à Tsubasa Guramu de ne pas suivre les traditions, Okuni était encore pire que lui. Il n’avait aucun respect pour personne. Il était sanguinaire et obtenait toujours ce qu’il voulait. Il était le neveu de l’Oyabun, qui était très fier de lui.

Okuni avait beau être un homme d’affaire intelligent, il n’était pas parfait. Il ne cachait presque pas ses pistes et était un grand cocaïnomane. Justement, il commençait à être en manque. Cette foutu guerre l’avait fait travailler toute la nuit et il n’avait pas eu le temps de prendre sa dose habituelle le matin. Il se frottait les mains en regardant se hommes transporter la marchandise. Ses armes allaient être utilisées pour armé les clans alliés aux Guramu. Okuni voulait n finir rapidement avec les Akuma. Il regarda son garde du corps, un grand gaillard chauve,

-   Des nouvelles des hommes que j’ai envoyés se charger du ''Daimyo''

-   Non monsieur

-   Et merde! As-tu quelque chose pour moi? Une dose de tu sais quoi?

-   Désolé monsieur.

-   Putain!

Okuni devenait de plus en plus irritable. S’il ne recevait pas de bonnes nouvelles bientôt, il allait tuer quelqu’un. Ce serait dommage pour lui de tacher son habit blanc qui vallait une fortune. À bien y repenser, peut-être qu'il ne le ferait pas. Mais il était vraiment de mauvaise humeur, et il vallait mieux ne pas le déranger.
« Modifié: lundi 15 octobre 2012, 03:36:19 par Make Akuma »

Terra Hero Team

Légion

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 31 jeudi 11 octobre 2012, 11:30:03

Saoto sortit du métro à la prochaine station, et eut de la chance. Dès qu’il sortit, il vit un bus s’approcher, et grimpa à l’intérieur. L’homme s’affala alors sur un banc, et soupira lentement. Il était en sueur, avec sa chemise défaite, et des ecchymoses ici et là. Cette maudite femme l’avait fait souffrir, et elle était maintenant introuvable. Et, pour ne rien arranger, il n’avait même plus de flingue. Heureusement, il avait toujours ses papiers. Sa priorité était de retourner à la maison, et obtenir des indices. Il savait que le Vieil Ours voulait le mettre à l’abri, lui éviter des problèmes, mais Takeshi oubliait qu’il était justement vieux, et que ces conneries n’étaient plus pour lui. C’était à Saoto d’agir, et d’enquêter sur les Yakuzas. Certes, il savait que c’était risqué, pour lui ou pour sa famille, mais il n’avait pas choisi de rejoindre la police pour se rouler les pouces en se contentant des infractions routières. Il était un bon élément, et le savait. Le traiter comme un bleu en l’envoyant chercher des indices, c’était du grand délire !

Le bus le déposa un quart d’heure plus tard près de sa maison, où il prit sa voiture personnelle, et non celle de fonction, que Takeshi utilisait en ce moment. Sa maison était dans le même quartier que celle où la fusillade avait lieu, et il eut un léger soupir, avant de se rendre dans les lieux. La maison était entourée de journalistes et de badauds, et, en approchant, il vit un fourgon métallique s’avancer à côté de lui, et n’y jeta qu’un simple coup d’œil. La police avait établi un cordon, et Saoto se rangea à proximité. Il avait encore sa carte, mais ce ne serait pas nécessaire ; il reconnaissait plusieurs des flics qui étaient là. Zango et Yaten. Il se rapprocha d’eux, poussant les curieux.

« Vous avez exploré la zone ? s’enquit-il.
 -  Toshi est parti chercher la famille. On essaie de comprendre ce qui s’est passé. On a relevé des douilles, et, d’après Koda, ce sont des munitions que les Yakuzas affectionnent.
 -  Mais pourquoi les Yakuzas attaqueraient ces gars ? Ça n’a pas de sens...
 -  Plusieurs témoins affirment qu’il y a eu une fusillade entre deux bandes... Essentiellement des voisins qui regardaient par leurs fenêtres. Ils ont vu plusieurs suspects s’enfuir par le toit, dont deux femmes, et un individu bardé de tatouages.
 -  C’est mince... Aucune vidéo, aucune photo ?
 -  Les enfants sont à l’école en ce moment. »

Saoto jura silencieusement. La situation ne lui disait rien qui vaille.

« Où sont les corps ? »

S’il s’agissait de Yakuzas, ils auraient forcément des tatouages, des signes distinctifs permettent de savoir à quel clan ils appartenaient. A partir de là, Saoto pourrait comprendre pourquoi ces types se trouvaient dans cette maison.

« Un fourgon vient d’aller les chercher. T’as du les voir en chemin. »

Le fourgon... Saoto tourna à nouveau la tête vers ce dernier, mais il était déjà loin. Il avait un doute, un pressentiment. Il connaissait les procédures ici... Il suffisait de quelques papiers pour convaincre les policiers de pouvoir emmener les corps. Qui aurait tenté de voler des cadavres ?

« Vous avez leur formulaire ? »

Zango s’humecta les lèvres, et lui tendit le papier. Saoto l’observa, et regarda le papier.

« Ils avaient des papiers en règle... »

Obtenir de faux papiers n’était pas très difficile, et Saoto contempla le formulaire. Il avait un doute, et regarda l’adresse où le fourgon allait se rendre. Le commissariat central. Rien de bien étonnant, la morgue était là-bas. Saoto le rendit. Il n’avait plus rien à faire ici, et choisit de retourner rapidement dans sa voiture, afin d’aller au commissariat le plus rapidement possible. Il devait inspecter les cadavres, et rapidement avancer. Saoto démarra. Le fourgon avait une petite avance, mais il le rattraperait rapidement. Il y avait peu de circulation, et c’est en s’engageant sur un pont qu’il aperçut, presque par hasard, le fourgon, en train de rouler sur une rue en contrebas, qui longeait les rails. Saoto pila sec.

*Cette rue ne mène pas au commissariat...*

Saoto connaissait suffisamment Seikusu pour savoir s’orienter, et, en partant par là, le fourgon allait vers la sortie de la ville, et non vers le commissariat. Le Jeune Renard réfléchit brièvement sur la conduite à adopter, puis se rappela ce qui l’avait troublé en croisant le fourgon... La montre que l’homme portait à son poignet. Il avait une élégante chemise à carreaux, et, surtout, une montre en argent. Quand il avait croisé le fourgon, Saoto avait tourné la tête...  Il était un fin observateur, c’était pour ça qu’il faisait un excellent flic.

*Sûrement une Gucci...*

Depuis quand un flic pouvait se payer une Gucci avec son salaire ? Ceci convainquit Saoto, qui accéléra rapidement, quittant le pont, et tenta de rejoindre le fourgon.

*
*  *

Takeshi roulait nerveusement, et atteignit la Toussaint. Il conservait ses gyrophares allumés, et roulait rapidement, le long d’un boulevard menant vers le vieux port. Il était nerveux, agité, et ses doigts tremblotaient sur le volant. Il approchait d’un croisement discret lorsqu’il vit une espèce de fumée émanant d’une terrasse. La fumée s’avançait rapidement, et, quand il comprit ce que c’était, il pesta en freinant. Une saloperie de missile !

Le missile fit exploser un magasin. Toute la rue en vibra, des morceaux de tôle volant dans tous les sens. Il tenta d’éviter les débris en partant sur la droite, et sa voiture racla le mur, tandis que des coups de feu se mirent à résonner, venant d’immeubles crasseux contre le sol. Il se tenait dans un quartier assez pauvre, avec beaucoup de bâtiments abandonnés. Il était dans la partie désaffectée de la ville, une zone pourrissante qui avait souffert de la fermeture des mines. Ici et là, dans des terrains vagues remplis de détritus, on pouvait voir d’anciens panneaux flotter au vent, promettant une rénovation urbaine. Takeshi vit la porte d’un garage s’ouvrir, et plusieurs Yakuzas ouvrirent le feu sur lui. Le moteur de la voiture se mit à fumer, les balles explosèrent le pare-brises, et Takeshi vira à gauche, filant vers une ruelle. L’un de ses pneus creva, et il vit sur sa gauche un camion lui foncer dessus.

« Bordel !! »

Le coup le sonna, et la voiture de police s’envola. Elle se retourna, et les airbags se déclenchèrent, sonnant Takeshi. Les Guramu venaient tout juste de faire sauter un magasin qui était protégé par les Akuma. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était toujours ça de pris. Takeshi, de son côté, réussit à s’extirper de la carcasse. Les Guramu n’aimaient pas la police, surtout en période de guerre. Rampant sur le sol, Takeshi se leva, mains levés, tandis que les Yakuza ss’approchaient prudemment de lui, pointant leurs armes automatiques sur lui. Il tenait sa plaque dans une main.

« Je veux voir Okuni ! »

Il saignait de la lèvre, et la voiture était foutue. En revanche, les airbags l’avaient bien protégé... Même si son pardessus était foutu.

« Ta gueule, sale flic ! »

Plus aucun respect pour les traditions, effectivement. Dans le temps, policiers et Yakuzas travaillaient presque de concert. Il y avait cette pratique ancienne, l’iishu, qui symbolisait ça... Mais elle était justement ancienne. Takeshi ne se laissa toutefois pas démonter. Même ces types n’étaient pas assez cons pour croire qu’un flic ne s’aventurerait pas aussi loin dans la Toussaint sans raison. Même les pompiers et les ambulances hésitaient à s’approcher. Lors d’une guerre des gangs, les caniveaux débordaient de sang.

« Je sais où Okuni se planque ! Et, si moi je le sais, alors les troupes d’intervention le savzent aussi ! Si tu veux pas que ton Boss se retrouve avec la moitié de sa cervelle contre le mur, et vous sans supérieur pour vous payer, t’as foutrement intérêt à me conduire à lui, fiston ! »

Le Yakuza hésita, continuant à pointer un pistolet sur la tête de Takeshi. Ce n’était pas la première fois que quelqu’un braquait Takeshi, et, pourtant, il avait toujours du mal à rester calme devant la gueule noirâtre d’un canon. C’était un curieux dialogue, que de discuter avec un pistolet, car on faisait tout pour empêcher que l’arme ne réponde. Les Yakuzas hésitaient, car ils savaient que, dans une guerre des gangs, la police pouvait intervenir, et que les clans n’hésitaient pas à se dénoncer entre eux. Les Akuma étaient influents, et plus appréciés par la police que les Guramu. Pas tant parce qu’ils étaient plus traditionalistes et plus respectueux de valeurs que la police ne partageait pas, et ne pouvait plus accepter depuis la loi Antigangs, mais surtout parce qu’ils étaient moins dangereux que les Guramu. Les Guramu étaient un clan assez jeune, qui, en refusant de respecter toutes les traditions, trafiquait avec d’autres branches du crime organisé, et risquaient de s’imposer dans les prochaines années comme le clan le plus dangereux de Seikusu. Si la police pouvait profiter de cette guerre pour affaiblir les Guramu, ils n’hésiteraient pas. Le jeune Yakuza le savait, mais savait aussi qu’il ne fallait pas déranger Okuni-san sans raison. Cependant, s’il tuait le flic, et que les forces d’intervention débarquaient ensuite, les Guramu chercheraient un bouc-émissaire, et ses amis, qui étaient avec lui, n’hésiteraient pas à le dénoncer. C’est ce qui, en définitive, l’incita à héler les autres :

« Conduisez-le à Okuni... Mais t’as pas intérêt à m’entuber, connard de flic ! »

Takeshi eut un discret sourire. Les choses sérieuses allaient maintenant commencer.
DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.

Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 32 lundi 15 octobre 2012, 06:03:23

-   Conduisez-le à Okuni... Mais t’as pas intérêt à m’entuber, connard de flic !

Dès que le Yakuza eu fini sa phrase, une autre brute des Guramu assomma le policier. L’autre qui avait parlé le regarda comme s’il était malade dans la tête. La brute le regarda sans rien dire, son regard voulait dire, ''on n’est jamais trop certains''.  Le premier Yakuza leva les bras dans les airs, de toute façon, ce qui était fait, était fait. Ils trainèrent le flic sans connaissance jusqu’à leur voiture garée un peu plus loin. Ils n’avaient pas beaucoup de temps avant que les hostilités recommencent alors ils devaient faire vite.  Deux hommes se chargèrent de transporter le flic jusqu’à l’entrepôt où se cachait Okuni.

Le flic avait surement du commencer à reprendre connaissance lors du trajet. Une fois à destination, le conducteur sorti du véhicule pour aller chercher quelqu’un de plus haut gradé que lui tandis que le passager surveillait le policier en lui pointant son arme dessus.  Cinq minutes plus tard, l’un des hommes de mains d’Okuni arriva en compagnie de deux Yakuza. Ils ramassèrent Takeshi et le portèrent jusqu’à une porte gardée par un grand costaud. De l’autre côté, Okuni c’était installé un bureau de fortune.  Le garde du corps arrêta les hommes, ils leurs expliquèrent la situation.

Il jugea qu’un flic capturé était quelque chose d’assez important pour déranger son maitre. En ouvrant la porte il entendit son patron renifler bruyamment et il réalisa son erreur. Okuni, qui était en train de finir une ligne de cocaïne se leva d’un bond en repoussant une prostituée à moitié nue assise près de lui. Il regarda son garde du corps d’un regard noir alors qu’il essayait d’essuyer la poudre qu’il avait sous le nez.  En rattachant sa chemise en vitesse, il s’écria à l’intention du garde,

-   Putain! On frappe avant d’entrer!

-   Désolé patron, mais c’est urgent.

-   C’est moi qui décide ce qui est urgent!

-   Désolé

Okuni enfila son veston et lança un manteau à la femme qui était avec lui, une prostituée d’environ trente ans. Elle n’était pas laide, mais le temps passé à servir des hommes l’avait affecté.  Le Yakuza la regarda et lui pointa la porte.

-   Aller, file !

Le garde du corps avait observé patiemment sans rien dire. Okuni se rassit sur le divan en cuir qu’il avait fait poser là. La pièce n’était pas bien grande, mais elle suffisait. C’était sensé être une salle de détente pour les employés, mais disons qu’elle était devenu une salle de détente pour Okuni.  Il y avait un divan, une table basse, un vieux bureau couvert de papiers et une petite télévision. La peinture sur les murs, originalement blanche, avait jaunie et commençait à s’écailler. On était bien loin des grands hôtels que Okuni avait l’habitude de fréquenter, mais il y avait tout  ce qu’il avait besoin.  Le Yakuza posa les pieds sur la table basse et prit une grande inspiration avant de poursuivre.

-   Un homme ne peut-il pas se détendre un moment?  Bon, qu’est-ce qu’il y a. Faits vite, je ne suis pas un homme patient.

-   Nos gars ont amenés un flic. Attendez, je sais que ça sonne fou, mais il dit que les autres flics savent où nous sommes. Dois-je le faire venir. Il est plus ou moins conscient.

-   Attachez-le à une chaise juste ici, je suis curieux de savoir ce qu’il sait.

On amena Takeshi dans le ''bureau'' d’Okuni et on l’installa sur une chaise.  Un homme prit le soin de lui attacher les mains derrière son dos. Okuni ordonna à ses hommes de fouiller le flic. Contrairement au motard, il était bien plus suspicieux en ce qui concernait les micros. Il prit son cellulaire et l’écrasa avec son pied, il ne voulait pas que les policiers retracent son téléphone ou quelque chose dans le genre, car après tout, on ne savait pas s’il disait vraiment la vérité.  Le flic avait l’air assez réveillé, sa tête lui faisait probablement mal mais il était capable d’avoir une conversation.  Le policier était entouré des hommes de mains d’Okuni, ce dernier se tenait face à lui.

-   Alors, vous savez déjà qui je suis, mais je dois avouer ne rien connaitre de vous.

Le Yakuza ramassa le portefeuille du flic et l’ouvrit.

-   Voyons voir. Vous êtes l’agent… Takeshi. Voilà un nom qui sonne familier. Maintenant je me souviens de vous,  on peut dire qu’avec le temps vous m’avez mis de sérieux bâtons dans les roues. Ça fait à peine quelques années que je faits des affaires et je me souviens déjà de vous.  Le Vieil Ours en personne! 

Le Yakuza laissa échapper un petit rire avant de continuer. Il approcha son visage de celui de Takeshi

-   Heureusement pour vous, je suis de bonne humeur en ce moment, ça vous évitera certains… désagréments. Mais je suis tout de même un homme au tempérament qui change facilement, alors faites attention à ce que vous dites, on ne voudrait pas que quelque chose de fâcheux se produise, n’est-ce pas agent Takeshi. 

Le Yakuza se recula

-   Je dois admettre que vous devez avoir une sacrée paire pour vous promener en plein cœur du quartier Toussaint et demander à mes hommes de vous amener jusqu’à moi. Vous m’impressionnez, et c’est rare que quelqu’un arrive à le faire, donc je vous félicite. Mais sans plus tarder, passons aux choses sérieuses. Commencez donc par me dire ce que vous faites ici et ce que vous me voulez.

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Les cinq Akuma quittèrent l’hôtel en vitesse. Dansu fut charger de passer deux ou trois coups de fil, question de s’assurer qu’on ne puisse pas associer leurs noms à une certaine suite de l’hôtel où un fusillade c’était produite.  Satsu conduisait sa Cadillac noire, à ses côté il y avait le Daimyo qui admirait le paysage. Derrière, Make, Dorobo et Dansu devaient se serrer un peu. Satsu se dirigeait vers les vrais quartiers généraux des Akuma.  Un manoir dans les bois hors de Seikusu.  Le manoir était vraiment énorme et il siégeait au milieu d’un grand domaine qui appartenait au Daimyo. 

Il y avait en permanence une cinquantaine de gardes qui patrouillaient le secteur et vivaient là. C’était la résidence officielle du Daimyo, mais il préférait rester dans sa suite à l’hôtel Fuyu. Ça lui permettait de rester plus près de son clan. Maintenant qu’ils étaient en temps de guerre,  la plupart des Oyabun de Seikusu avaient fuis pour des résidences semblables loin de Seikusu.  Le Daimyo était le seul qui avait les moyens de fuir mais qui ne l’avait pas fait, il avait un trop grand goût pour la bataille. En arrivant au manoir Akuma, Make se souvint d’y avoir passé de nombreux étés.

D’autres gardes avaient été affectés au manoir en vue de l’arrivée du Daimyo. Ils avaient eu vent de l’attaque à l’hôtel et même s’ils n’avaient pas été affectés à la protection de leur Oyabun, ils avaient l’impression d’avoir failli à leur tâche. Le sens du devoir comptait énormément pour les Akuma.  Satsu se gara dans le garage à côté d’autres voitures de luxes. Make contempla longtemps le château en briques blanches avant qu’on le conduise dans un luxueux salon où on lui demanda d’attendre que le Daimyo eu finit de discuter avec ses lieutenants.  Ils avaient pris la décision de le garder avec eux au manoir, car même son appartement était compromis.

Pour passer le temps, Make décida de commencer une partie de poker avec trois des gardes. Il mit un vieux disque de Guns N’Roses dans une radio et brassa les cartes. Avec l’un de ses groupes préférés pour le motiver, Make se débrouillait plutôt bien, mais il était distrait car il essayait d’entendre des bribes de la conversation que le Daimyo avait avec ses lieutenants. Comme il était coutume chez les Akuma, l’Oyabun restait silencieux et ses lieutenants débattaient, par la suite, il prenait sa décision.

-   … il est trop jeune pour ça!

-   Arrête ces conneries, il sait se battre et il a déjà tué. Je crains seulement qu’il fasse foirer encore une fois une mission.

-   Il n’a rien fait foirer, il s’est sortit vivant de situations que même nous aurions eu de la difficulté à gérer. Dans l’appartement, il a survécu car il était talentueux, par la suite, dans la maison, c’était la même affaire. En plus, il a fui des assassins et a réussi à trouver son chemin jusqu’à nous avec l’intention de nous défendre. Si d’autres sont morts avec lui, c’est qu’ils n’étaient pas de son niveau.

-   Je sais mais à tu pensé à…

À ce moment, un garde rappela à Make que c’était à son tour de distribuer les cartes. Il du alors se concentrer à nouveau sur la partie. Ce qu’il venait d’entendre ne l’aidait pas beaucoup, il croyait qu’ils parlaient de lui, mais il ne savait pas pourquoi. Il se dit qu’il le saurait bien assez tôt et continua à jouer.  À peine quelques instants plus tard, Dansu alla chercher Make.  Il le ramena dans une autre luxueuse salle de conférence. Le Daimyo ainsi que les autres affichaient tous une expression sérieuse sur leurs visages, mais Make avait l’habitude. Le Daimyo prit la parole.

-   Make, si nous t’avons faits venir, c’est que nous avons pris une décision importante. C’était d’abord mon idée, mais les autres se sont mis d’accord. Il est temps pour toi de participer à cette guerre qui est encore jeune. Ce que nous allons te demander te demandera beaucoup de courage. Je sais que tu as envi de te battre, mais je te demande de prendre ça avec sérieux, et de ne pas laisser tes émotions prendre le dessus sur le reste. Nous n’avons pas besoin que tu mettes ta vie en danger, et si tu refuse nous comprendrions.  Je te demande d’être notre arme, de tuer pour nous.  Nous Akuma, n’avons pas souvent recours aux assassins traditionnels, nous préférons quelque chose de plus personnel.

Make était au comble du bonheur, enfin on lui donnait un rôle important. C’était le temps de prouver au monde de quoi il était capable.

-   Ton rôle dans le clan ne changera pas, mais le temps de cette guerre, tu seras amené à te battre. Tu iras trouver nos ennemis et tu les provoqueras en duel. Un combat d’homme à homme, lames seulement. Tu manque d’expérience, mais ton potentiel est incroyable. À ton âge, tu rivalise déjà avec bon nombres de nos guerriers. Alors Make Akuma, acceptes-tu ce qu’on te demande? 

Make savait que le Daimyo l’enverrait se battre contre des gens compétents, mais pas trop dangereux. Histoire que l’héritier probable des Akuma se fasse un nom, et qu’il serve à éliminer certains Guramu importants mais peu habiles. Sommes toute, c’était un bon début.

-   Moi Make Akuma, acceptes votre offre Oyabun.

Le Daimyo eu un léger sourire. Make avait vu juste, il ne comptait pas vraiment le mettre en danger, du moins pas pour l’instant. Son travail serait tout de même primordial et important. Il allait être très important pour le déroulement de la guerre.

-   Bien, nous avons déjà ta première cible. Il vit depuis trop longtemps. C’est un homme qui ne respecte plus rien à part la drogue et l’argent. Il est un danger pour nous et pour la ville. Tu devras verser son sang. Il ne mérite même pas d’être considéré comme un homme et il se battra déloyalement, mais les règles sont les règles, tu devras le provoquer en duel.  Nos hommes viennent juste de le repérer. Il s’appel Okuni Guramu.

-   Bien, se sera fait. Mais… ce n’est pas que j’ai peut ou quoique se soit, mais les Guramu se battent généralement déloyalement, les chances sont qu’ils me tirent dessus au moment où je me présenterais devant eux.

-   Je m’assurerais  que ça n’arrives pas, jeune Akuma.

Make se tourna pour mieux voir celui qui venait de parler. Il sourit en  reconnaissant la grande silhouette qui venait d’entrer dans le cadre de porte. Comment pourrait-il l’oublier?

-   Hanzai!

Make ne s’attendait pas à le voir.

-   Ils t’ont laissés sortir!

-   Oui, grâce au Daimyo, bien entendu.  Heureux de voir que tu t’en es bien sorti Make. C’est rare que je dis ça, mais je suis heureux de travailler avec toi.

Make se demanda pourquoi le Daimyo n’envoyait pas directement Hanzai s’il l’avait à sa disposition, mais il se dit que l’Oyabun préférait envoyer au combat un membre de son clan.

-   Voici son adresse. Make, va dans l’armurerie et prends un Katana. Bonne chance.

-   Viens Make, nous avons une ordure à faire disparaitre de la surface de la Terre.

Make sourit et parti vers l’armurerie. Le Daimyo collectionnait tout ce qu’il pouvait trouver qui datait du temps du japon féodal et la plupart de ses katana étaient authentiques.  Make aurait aimé se battre avec le sien mais l’avait laissé chez lui. Il en prit un qui avait l’air particulièrement beau, sa lame étincelait et des fils d’or étaient incrustés dans la crosse noir reluisante. Le pommeau rappelait la tête d’un démon, l’artisan avait mis beaucoup de temps à la construire, elle datait surement de plus d’un siècle. En voyant l’arme, Hanzai sourit, puis amena le jeune homme jusqu’à sa voiture.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


-   Vous désirez quelque chose à boire?

-   Non merci, ça va.

L’homme sourit à la jolie hôtesse de l’air qui s’en alla après lui avoir rendu son sourire.  Il était seul dans son allée car peu de gens pouvaient s’offrir la première classe, alors il n’avait pas vraiment été dérangé lors du long voyage entre New York et Seikusu. Il croisa ses jambes et ouvrit se mit à lire un journal qu’il avait pris avant de partir. Même en Amérique, on parlait de la guerre des clans qui se produisait à Seikusu.  Beaucoup de touristes auraient été inquiets de se promener dans les rues de la ville, mais pas lui. Cet homme était différent des autres.

Quelques instants plus tard, on annonçait que l’avion allait atterrir. L’homme redressa son dossier et remonta sa tablette. Il afficha une expression de dédain en entendant derrière lui des passagers qui applaudissaient à l’atterrissage de l’avion.  À chaque fois, pourquoi devaient-ils applaudirent à chaque fois?  L’homme ne comprenait pas vraiment pourquoi ils applaudissaient, mais il décida que ça ne devait pas gâcher sa journée.  Il sorti de l’avion, alla chercher son unique valise puis se dirigea vers la sortie de l’aéroport.  Il regarda l’état de son costume, à part quelques plis ici et là, il était impeccable. Il le ferait quand même nettoyer une fois à son hôtel. Il ne voulait pas prendre de chance avec celui là, il l’avait acheté chez l’un des couturiers les plus renommés de Londres.  Il s’était même assuré qu’ils n’utiliseraient plus ce tissu avec les mêmes couleurs et rayures verticales. Il aimait être unique.

En chemin, il vit un japonais tenant une pancarte avec le nom  Mr. John B. Doe. C’était un nom d’emprunt bien entendu. L’homme avec la pancarte devait être son contact à Seikusu.  Il lui fit signe puis le suivit jusqu’à une voiture noire. ''John'' s’assit à la place du siège conducteur tandis que son contact prit place au volant.  Après avoir roulé quelques minutes, le chauffeur jugea qu’ils ne pouvaient plus être écoutés et prit la parole.

-   Je suis heureux de pouvoir vous rencontrer enfin, vous avez fait un bon vol? 

-   Oui, merci. Je suis également heureux de vous rencontrer.

-   Vous êtes ici pour affaires?

-   Exactement.

Les deux hommes se turent. Le chauffeur parla à nouveau un peu plus loin.

-   Vous êtes ici pour cette fameuse fille?

-   Non, mon employeur actuel m’envoi s’occuper d’un autre ''client''.

-   J’ai entendu dire qu’elle valait très chère.

-   Sa valeur risque de se multiplier d’ici bientôt. J’ai déjà eu affaires à des cas comme elle. Je suivrais son affaire de près, la question est de savoir quand frapper. Elle a déjà évadé certains de mes ''semblables'' alors elle est véritablement talentueuse. Bien entendu, elle n’est pas de taille pour un professionnel comme moi.  Maintenant c’est assez, je n’ai pas envi de vous révéler toutes les raisons de ma venue ici alors contentez vous de conduire.

-   Bien

Et s’en fut fini de la conversation. 
« Modifié: jeudi 01 novembre 2012, 03:37:15 par Make Akuma »

Terra Hero Team

Légion

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 33 lundi 15 octobre 2012, 12:48:59

Le coup surprit Takeshi, qui s’écroula comme une masse sur le sol. Le Vieil Ours émergea dans une voiture, avec un mal de crâne lancinant, et poussa un juron... Ou, du moins, voulut le pousser, mais il était vaseux, comateux, et le seul son qui sortit de sa bouche fut un grognement, alors que la voiture entrait dans un entrepôt. Il suivit les Yakuzas, un peu sonné, désarmé, jusqu’à se retrouver devant lez fameux Okuni. Il venait de libérer une pute, et portait un costume blanc. Une tenue de séducteur. A chier. Takeshi, attaché, ne dit rien, reprenant ses esprits, tandis que le brave Okuni lui subtilisa son téléphone cellulaire, et le brise au sol. Le Vieil Ours retint une grimace, tandis qu’Okuni faisait son fier devant lui.

*Il se croit dans un putain de James Bond ? Le jour où mon cellulaire sera équipé de puces de ciblages et de microphones, je serais le roi du monde.*

Okuni était visiblement assez paranoïaque, et enfilait la coke comme un Français enfilait du pain. Il connaissait la réputation de Takeshi, et parlait de manière nerveuse. Son corps tremblait nerveusement. Ce gars, cette pauvre merde plutôt, avait tous les signes du junkie défoncé. Pas étonnant qu’avec des types comme lui aux commandes, une guerre avait dégénéré. Takeshi ne dit rien, pensant surtout aux heures qu’il allait passer à remettre dans son nouveau portable des contacts... Et il ne pouvait pas prévenir Saoto si un problème survenait. Bien sûr, il avait en mémoire son numéro, mais il lui faudrait un téléphone.

« Mais sans plus tarder, passons aux choses sérieuses. Commencez donc par me dire ce que vous faites ici et ce que vous me voulez. »

Takeshi avait écouté d’une oreille distraite tout le speech de ce petit mielleux arrogant, et se racla la gorge, avant de parler. Il avait toujours mal au crâne, mais il sentait bien qu’il allait devoir faire avec pour le moment. Il alla droit au but, sans provocation, même si c’était foutrement tentant.

« Je veux savoir pourquoi vous avez mis une prime sur la tête de cette fille, et je veux savoir ce que vous savez sur elle. En gros, je suis venu pour vous interroger. »

Le Vieil Ours ne manquait pas de culot, mais, à choisir entre mourir ici et dans un lit d’hôpital, survivant par intraveineuses et grâce à des machines, la première option avait quelque chose de romantique et de poétique. Dans les films américains, ce serait une très belle façon de mourir. L’éternel et infatigable héros qui meurt l’arme à la main en défendant la veuve et l’orphelin... Sauf que, en la circonstance, Takeshi était désarmé, et attaché à une chaise.

« Je sais que cette fille est partiellement responsable de tout ce bordel, mais j’ai de bonnes raisons que vous êtes tous manipulés par des individus... D’autres gars qui se foutent de votre gueule et ont créé de toute pièce cette guerre, en attisant les tensions entre les Guramu et les Akuma pour pouvoir faire le ménage derrière. »

Dommage qu’il ne puisse plus contacter Saoto, car il était persuadé que le Jeune Renard était sur une piste. Il avait le flair pour ça. On ne le comparait pas à un renard pour rien. Il serait un bon flic... Ce qui était justement une mauvaise chose, car, dans une ville corrompue par les gangs, être un bon flic signifiait mourir vite. C’était l’allégorie des clous et du marteau. Quand un clou dépassait des autres, il fallait l’écraser avec un marteau. Toute la philosophie japonaise résumée en une phrase.

*Voilà que je deviens philosophe...*

Il se tortilla un peu sur sa chaise, et poursuivit :

« Je pense que cette fille se trompe autant que vous. Elle vous poursuit pour une vendetta qui a commencé il y a une vingtaine d’années, mais elle se trompe de cibles. »

Takeshi se doutait bien qu’Okuni ne le croirait pas. Il était trop con pour ça, mais le Vieil Ours avait la tête explosée, et donc du mal à se concentrer. Il voulait mettre les choses au point, et connaître ce que les Guramu savaient sur cette femme. Quand bien même Okuni était con comme une saloperie de vache, le Vieil Ours espérait avoir titillé sa curiosité. C’était toujours avbec ça qu’on les piégeait, ces mafieux : la curiosité. Leur balancer des choses qu’ils ne savaient pas. Dans le milieu du crime organisé, l’information était centrale. Celui qui avait l’information avait le contrôle, et celui qui avait le contrôle était le chef du marché. Le seul problème, c’est que Takeshi n’avait pour l’heure aucune autre preuve que ses intuitions... Et, comme à un procès, face à un Yakuza, qui plus est un nerveux défoncé à la dope, les intuitions, ça ne menait pas bien loin. Takeshi s‘était fourré dans un nid de guêpes, et avait besoin d’être détaché, et de trouver une arme. Les liens étaient solides, serrés, mais il avait de l’expérience. Le gars qui l’avait attaché avait agi rapidement, probablement dérangé par l’odeur de sueur, de sexe, et de coke qui régnait dans cette pièce... Et il ne devait pas penser qu’un vieux débris suicidaire réussirait à se défaire de ses liens. Sur le coup, l’homme n’avait pas spécialement tort, car Takeshi avait toujours une épouvantable migraine.

Tout ce qu’il espérait, c’était que la police n’interviendrait pas tout de suite, car, si c’était le cas, Okuni le flinguerait sûrement pour la forme. Il avait l’air suffisamment con pour le faire.

*Ses hommes sont avec lui... Il ne peut pas se le permettre, car j’ai des infos... Accroche-toi à ça, vieux débris, ça te permettra de survivre.*

*
*  *

Et un point pour l’intuition ! Saoto avait réussi à rejoindre le fourgon blindé, et le suivait de loin. Dans une filature, il fallait sortir du concept des films hollywoodiens, où, selon eux, une filature parfaitement réussie était une filature où la voiture restait à bonne distance. Ce système était complètement stupide. C’était aussi logique que d’envoyer un espion avec un costume-cravate et des lunettes de soleil en plein milieu d’une rue. Saoto restait éloigné du fourgon, mais se rapprochait aussi de temps en temps. S’il restait trop éloigné, le fourgon le remarquerait. Il prenait également des risques, en s’engageant dans une autre rue, et en se dépêchant de retrouver le fourgon, comptant sur sa connaissance de la ville, des feux tricolores, et des sens interdits pour parvenir à suivre le fourgon.

Il n’allait pas vers le commissariat central, ni même vers la Toussaint, et Saoto continua à le pister, sentant son cœur accélérer brièvement. Il tenait une piste, une piste sérieuse, et ne comptait pas la laisser partir si facilement. Il les suivait le long d’un boulevard, et ces derniers choisirent de ne pas prendre l’autoroute urbaine, s’engageant au lieu de ça sur les rues menant au parc d’accrobranches en-dehors de la ville. Saoto le savait, car il avait conduit son gosse à ce parc, avec sa femme, il y a quelques mois. Une chouette journée.  Le fourgon s’engagea ainsi dans des routes forestières un peu moins fréquentées, et Saoto rongea son frein. A partir de là, il était possible qu’on le remarque plus facilement, mais les conducteurs du fourgon semblaient trop occupés, et contournèrent le parc. Il y avait un car scolaire, et Saoto le regarda brièvement, avant de continuer à rouler, restant en deuxième.

*S’ils comptaient quitter la ville pour rejoindre Kyoto, ils auraient pris l’autoroute...*

Au lieu de ça, le fourgon mit son clignotant à gauche, et s’engagea dans un sentier cahoteux et boueux. Saoto arrêta sa voiture sur le bas-côté, et sortit, prenant son badge. Jamais son flingue ne lui avait autant manqué. Il s’engagea dans la forêt, rapidement. Le fourgon n’était pas bien loin, et savait en réalité pris un petit chemin menant à l’entrée de service du parc. Il se cacha derrière un arbre, et entendit, au loin, les cris d’enfants faisant de la tyrolienne.

« Woooouu-ouuuuhhhh !!
 -  Relève tes jambes ! »

Il soupira, se rappelant quand il avait grimpé entre les arbres, portant sur son dos son fils. Il avait même pu faire de la tyrolienne. Être flic, ça pouvait avoir ses avantages. Avec son enfant solidement harnaché à son dos, ce dernier ne craignait rien, et le gosse avait adoré la tyrolienne. Saoto aussi... Mais il n’était pas question d’y repenser, et il s’avança entre les arbres, s’abritant derrière les arbres. Le fourgon s’était arrêté près d’une espèce de petite maison, un genre de grange, dans une cour, et il se rappela que le parc d’accrobranche appartenait à tout un complexe sportif incluant de l’équitation, mais aussi du Quad en pleine forêt.

Les deux chauffeurs, dont celui avec la Gucci, étaient sortis, et avaient sorti les cadavres, tandis que d’autres hommes s’approchaient. L’un jeta une cigarette sur le sol.

« Aucun problème à signaler ? demanda l’un des hommes.
 -  Les flics n’y ont vu que du feu. Aucun souci. »

Mais qui étaient ces gars ?! Des Yakuzas ? Saoto n’y croyait pas. L’homme qui avait posé la question portait un élégant costume... Rien à voir avec le personnel du parc. Il ne comprenait pas tout ce qui se passait, et ne voyait aucun moyen d’intervenir.

« On s’en tient à la procédure, alors. Conduisez le fourgon à la casse, et foutez-le dans le broyeur.
 -  Et les responsables du parc ? »

Il y eut un court moment de silence, avant que l’homme ne réponde, agacé :

« Quoi, les responsables du parc ?!
 -  Ils ne vont rien dire ? »

L’homme soupira, visiblement encore plus agacé. Le responsable devait penser avoir affaire à des Yakuzas qui se débarrassaient de témoins gênants. C’était évident, et ça confirmait les théories de Takeshi. Saoto crevait d’envie de le prévenir, ou d’appeler des renforts, mais, avec cette guerre des gangs, on ne pourrait rien lui envoyer.

« T’es con, ou tu le fais simplement exprès, trou du cul ?
 -  Mais...
 -  Dégage, abruti, et fais ce qu’on te dit ! »

L’homme n’attendit pas plus, et s’écarta. Saoto pouvait toujours poursuivre le fourgon, mais il préférait rester ici, et en savoir plus sur ces gens... Le fourgon démarra.

*Il me faut absolument un flingue...*
DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.

Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 34 vendredi 19 octobre 2012, 05:17:15

Okuni alla s’assoir confortablement sur son divan tout en écoutant le flic parler. Il posa ses pieds sur la table basse et afficha une expression d’amusement sur son visage. Quoiqu’il puisse dire, le Yakuza ne prenait pas le flic au sérieux, ce n’était pas vraiment surprenant, puisqu’il ne prenait personne au sérieux. Peut-être son oncle Tsubasa mais c’était à peu près tout.  Ses hommes le respectaient mais il ne se souvenait pas de les respecter en retour. Il n’avait que trois valeurs, l’argent, la drogue et le pouvoir. L’ordre dans lequel il plaçait ces trois choses restait toujours à déterminer.

-   …D’autres gars qui se foutent de votre gueule et ont créé de toute pièce cette guerre, en attisant les tensions entre les Guramu et les Akuma pour pouvoir faire le ménage derrière.

En entendant cela, Okuni éclata de rire. Il se rassit et se pencha vers l’avant pour être plus près du policier, jusque là il avait préféré rester silencieux, car il ne voulait pas particulièrement révéler quoique se soit au policier même s’il trouvait ces détails sans importance.

-   Mon pauvre, vous ne comprenez pas que je me fiche complètement de qui à commencé cette guerre. Que se soit les Akuma ou nous qui avons commencés à nous attaquer en premier m’est égal. Même si tu m’apprenais que la putain de reine d’Angleterre  avait conspirée dans nos dos pour déclencher cette guerre ça ne changerait pas mon opinion. Détruire les Akuma  est une opportunité d’affaire qu’on ne peut pas se permettre de rater. Si quelqu’un d’autre y trouve son compte, tant mieux pour lui!

Un sourire arrogant au visage, Okuni reposa à nouveau ses pieds sur la table basse.

-   Je pense que cette fille se trompe autant que vous. Elle vous poursuit pour une vendetta qui a commencé il y a une vingtaine d’années, mais elle se trompe de cibles.

À ce moment, Okuni arrêta de sourire. Il prit une grande inspiration puis se lança.

-   Je vais devoir t’expliquer deux ou trois trucs toi, et c’est par pur caprice de ma part. Tu t’es pointé ici et tu as réussi à me divertir, je peux bien te faire une petite faveur. Je ne suis pas vraiment un homme complexe, je me contente des plaisirs simples de la vie. Le bon alcool, un peu de chair fraiche et… autre chose. C’est également pourquoi je ne cherche pas toujours à pousser trop loin mes pensées. Certains diraient que je prends des décisions irrationnelles, mais ces personnes n’habitent pas dans un château, contrairement à moi. 

Okuni prit une pause mais n’arrêta pas de fixer le flic, le Yakuza adorait parler, surtout de lui.

-   Là où je veux en venir, c’est que cette fille, celle dont vous me parlez depuis tout à l’heure,  a commis un crime envers mon clan. Elle m’a fait perdre quelques hommes, mais surtout beaucoup d’argent. Plus que vous ne pourriez compter. Qu’elle l’ait fait parce qu’elle nous déteste, que se soit un malentendu et qu’elle se fait manipuler par ses hommes qui conspirent dans notre dos, je m’en fous et je ne cherche pas à le savoir. Elle devra payer pour son offense, et ça fini là.  Même si ses fameux conspirateurs existaient vraiment, je ne me laisserais pas manipuler par eux. Ni moi, ni mon oncle. Nous les Guramu sommes… trop intelligents pour ça.

Le Yakuza sourit à nouveau au policier. Okuni ne manquait jamais une occasion de prouver aux autres qu’il était le meilleur. La modestie c’était pour ceux qui n’avaient rien à se vanter ou les Akuma.  Okuni se demandait ce qu’il allait devoir faire du policier. S’il disait vrai sur les escouades tactiques, le Yakuza était prêt. Il avait des hommes postés dans des bâtiments près de l’entrepôt. Ils seraient capables de retarder les flics assez longtemps pour qu’il quitte par la porte de derrière en compagnie de ses seconds. Il n’y avait pas trop de documents qui pouvaient le faire enfermer et il estimait être capable de se procurer l’un des meilleurs avocats de Seikusu au besoin.  Un homme fit alors irruption dans la salle, il tendit un téléphone à Okuni et lui indiqua que l’appel était pour lui. Okuni détestait se faire déranger mais il avait eu amplement le temps de se vanter auprès du flic alors il était relativement de bonne humeur.

-   Oui?

-   Bonjour, je suis Ma…

L’homme au téléphone se racla la gorge puis reprit sur un ton plus grave,

-   Ici Make Akuma. Vous êtes Okuni Guramu?

-   Tiens tiens, un Akuma… Qu’est-ce que tu me veux enfoirré?

-   Je tiens à vous avertir que je suis en route pour l’entrepôt Wong, et que je vous…

Il y eu une pause d’environ une seconde et Okuni entendit une autre voix parler à son interlocuteur, c’était en fait Hanzai qui expliquait à Make la procédure normale quand on provoquait un homme en duel à la façon des Akuma. Hanzai avait souvent côtoyé le clan du Daimyo et il était relativement familier avec leurs façons d’agir.

-   Je vous provoque en duel. Vous et moi, lames uniquement. Que ce combat reste gravé dans les annales de l’histoire. Je me battrais jour et nuit, je suis prêt à rester debout et fort jusqu’à votre dernier soupire, car je suis Akuma, et je vaincrais.

Make entendit rire à l’autre bout du fil.

-   C’est ce qu’on verra… imbécile.

Le jeune Akuma se retourna vers Hanzai

-   Alors, j’étais comment?

-   Pas mal pour ta première fois, mais tu n’es pas obligé d’être si… mélodramatique.

-   Oui, mais c’est bien plus amusant.

Quelques minutes plus tard, la voiture se gara en face de l’entrepôt de la poissonnerie Wong. Il y avait quatre gardes en face de l’entrée, en voyant sortir le fameux Hanzai, ils eurent comme un mouvement de recul. Le Rônin passa en premier suivit de Make. L’un des gardes s’avança puis les regarda.

-   Alors ce n’était pas une plaisanterie. Vous vous êtes vraiment présentés…

-   On devrait prévenir le patron

-   Laisse faire, il est occupé avec ce flic. On a un Akuma et le fameux Hanzai d’un coup, pourquoi manquer notre chance.

L’homme dégaina son arme. Hanzai, rapide comme l’éclair sortit sa lame et la fit virevolter dans les airs. En un mouvement à peine perceptible, il trancha la main armée de l’homme avant d’enchainer en lui tranchant la gorge. Il tomba et se vida de son sang en quelques secondes. Hanzai rengaina sa lame tout aussi rapidement. Cette démonstration de puissance avait laissé tout le monde bouche bée, même Make.  Hanzai regarda alors un autre garde de ses yeux noirs. Des yeux qui ressemblaient à une fenêtre directe vers l’enfer.  Peu de gens étaient capable de soutenir se regard.

-   Je vous conseil de nous apporter à Okuni Guramu rapidement. La tradition du Duel est l’une des plus sacré de notre monde et même vous Guramu devriez vous y plier. Ce jeune Akuma est sous ma protection, j’enverrai quiconque qui tentera de s’en prendre à lui rencontrer son créateur. Mais le chemin vers lui risque d’être très long et douloureux.  Comprenez?

-   Je… oui! Venez.

Le Guramu était toujours un peu sous le choque. Make et Hanzai eurent le droit à une petite escorte. Ils reçurent toutes sortes de regards. Certains haineux, perplexes ou d’autres effrayés. Hanzai était connu du milieu, mais le simple fait qu’il portait les tatouages des Rônin suffisait à en faire calmer plus d’un.  Make commençait à se sentir nerveux, mais il adorait se battre, et il savait qu’une fois le combat commencé, il se sentirait mieux. Ils arrivèrent dans un endroit assez large. Hanzai fit signe que le combat allait se passer ici. L’arène était entourée de boites et avait une forme plus carré que circulaire comme les arènes traditionnelles.  Les hommes allaient pouvoir observer le combat d’une sorte de passerelle en hauteur eut qui faisait le tour de la pièce.

-   Allez chercher Okuni Guramu, dites-lui que Make Akuma est prêt.

Le garde à qui Make avait parlé obtempéra et alla chercher Okuni dans son bureau. Il cogna à la porte puis entra.

-   Patron, désolé de vous déranger. Mais un Make Akuma est ici. Il vous a provoqué en duel.

-   Ce con est vraiment venu? Descendez-le.

-   Non! Un Rônin est avec lui. Il s’agit de Hanzai.

-   Bande de froussards, il faut tout faire soi-même. Si je me bats contre cet Akuma, il me laissera surement tranquille. Justement, j’avais besoin d’un peu d’exercice.

Il se retourna vers le policier qui était toujours assis sur sa chaise.

-   Désolé mon bon ami, mais je dois m’occuper de sortir les ordures. Je serais de retour d’ici quelques minutes. Tu ne devrais pas être capable de t’enfuir de toute façon, alors, à plus.

Okuni rit à nouveau avant de suivre l’un de ses gardes qui lui indiquait la direction à suivre.

Terra Hero Team

Légion

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 35 vendredi 19 octobre 2012, 15:11:58

*Il y a plus de 80 000 Yakuzas au Japon... J’en trouve un, il est plus con que ma sœur.*

Dépité, Takeshi ne dit rien devant l’arrogance ostensible de ce demeuré. Il n’était pas étonnant que cette guerre ait éclaté, avec de tels clowns. Le Vieil Ours se faisait trop vieux pour ces conneries. Il y a quelques années, il aurait sans doute pété un plomb, tenté de négocier, de le menacer, d’avancer des preuves... Mais cette époque était révolue. Il ne dit rien, fixant avec une profonde lassitude le clown qui se tenait devant lui. Un poème de Victor Hugo, l’un des quelques rares écrivains occidentaux qu’il appréciait, lui revint en tête. Il parlait d’un singe qui se dissimulait dans la peau d’un tigre pour impressionner les autres animaux, ou quelque chose comme ça. En cours, on lui avait dit qu’Hugo avait fait ça pour dénoncer Louis-Napoléon III, mais il trouvait que ce serait injuste de limiter cette image à un simple dictateur fantoche se prenant pour un illustre Empereur. Un singe dans la peau d’un tigre... C’était tout à fait ce qu’il ressentait devant cet Okuni, ce blaireau... Et, tout à coup, Takeshi comprit. Il comprit qu’un massacre s’annonçait. Les troupes d’intervention allaient tous les tuer, et mettraient ça sur le dos des Yakuzas, de la guerre des gangs. Les temps avaient changé.

Il ne dit rien, et Okuni fut interrompu par la venue d’individus. Visiblement, il allait affronter en duel un Akuma, et ce dernier était accompagné par un Rônin. Takeshi ne dit rien, le regardant partir. Même un Rônin ne suffirait pas à les sauver. Ils étaient nombreux et bien armés, comme Takeshi avait pu le voir. Ce n’était pas le simple policier qui agirait, mais les Tokushu Kyūshū Butai, plus connus sous le sigle de SAT. Les forces d’intervention spéciale, le Special Assault Team du Japon, étaient la grosse artillerie de la police. L’équivalent du SWAT, qu’on déployait pour des situations extrêmes : prises d’otages, kidnappings, hijacking, ou interventions musclées. Juridiquement parlant, le statut du SAT était à mi-chemin entre une force de police et une force militaire. Au sein du territoire japonais, le SAT se divisait en équipes individuelles assignées à une préfecture de police. Ainsi, les SAT assignés à Tokyo étaient connus sous le terme de Keishicho Tokushu Butai, Keishicho étant le nom du commissariat central de Tokyo. A Seikusu, les SAT s’appelaient donc Seikusu Tokushu Butai, et n’étaient pas réputés pour faire dans la dentelle.

*Merde de merde ! Je me suis fourré dans un putain de nid de guêpes !*

Takeshi grogna en secouant la tête, et regarda les hommes qui étaient restés pour le surveiller. Okuni en moins, il espérait qu’ils seraient moins grande gueule que ce petit connard, mais il n’en doutait pas. Il réfléchit un peu, et finit par parler :

« Qui n’a pas encore baisé ?
 -  Ta gueule, enfoiré de flic ! »

Le Vieil Ours tourna la tête vers le nerveux. Il avait de longs cheveux noirs, une petite gueule d’amour, et des lunettes branchées au-dessus des yeux. Un sourire goguenard éclaira les lèvres du Vieil Ours.

« Trois fois sur quatre, les nerveux sont des puceaux... Statistique policière.
 -  Je t’ai dit de la fermer !
 -  C’est dommage... Vous ne connaître jamais l’étreinte d’une femme, les gars... Cette sensation quand elle vous sourit, et vous accepte dans son lit... Ses cuisses qui s’ouvrent, ses longs cheveux soyeux qui glissent entre ses doigts, et... Et ses soupirs, aah... Difficile de s’en...
 -  La ferme ! »

Takeshi eut un léger sourire. Il venait d’augmenter le taux de nervosité ambiante au sein des hommes qui le surveillaient. Il jouait avec le feu, mais ne put pas s’empêcher de continuer :

« L’opinion publique en a marre des Yakuzas, de la hausse de l’insécurité, de la drogue... Vous n’êtes plus populaires depuis longtemps. Cette guerre des gangs, c’est la goutte qui a fait déborder le vase...
 -  Putain, mais tu vas la fermer, oui, ta gueule ?!
 -  Ils vont flingueront, et mettront ça sur le compte des Akuma. Ce ne sont pas de simples flics qui vont vous tomber dessus, les mecs, mais la crème de la crème. Vous ne la sentez pas ? Cette odeur de poudre dans l’air... Ils seront bientôt là, et, quand ils seront là, vous regretterez de ne pas m’avoir é...
 -  LA FERME, CONNARD DE MES DEUX !! »

Un Yakuza le frappa à la tempe avec la crosse de son arme, et Takeshi vit trente-six chandelles, perdant légèrement conscience.

*
*  *

« Regroupez les corps à la porcherie.
 -  La porcherie ? »

L’homme se retourna vers son subordonné, et, devant l’incompréhension de ce dernier, il grogna.

« Putain, mais c’est le défilé des cons aujourd’hui, ou quoi ?! »

Il soupira à nouveau, et, un peu plus consciencieux, commença à donner quelques explications :

« Pour se débarrasser des corps, il n’y a pas cinquante solutions. Chacun a sa méthode : les enterrer, les faire cramer... Mais moi, je préfère utiliser des porcs. »

Il ménagea une petite pause, et reprit, continuant à délivrer ses quelques explications sur la meilleure manière qu’il y avait de se débarrasser d’un cadavre :

« On va aller dans la grange, où il y a un atelier, avec tout ce dont on a besoin. J’ai même vu une scie électrique avec des lames en diamant, ça suffira amplement. On utilise ça pour découper du béton, alors ça tranchera la chair et les os sans difficulté.
 -  Euh...
 -  Ouais, je sais, c’est dégueulasse et on en met partout, c’est pour ça qu’on utilise des gants et des combinaisons. Tu penses tout de même pas que je vais salir un costume à 500$ pour trois cons qu’il faut découper, hein ? Bref... Tu vois, dans la porcherie, on a une vingtaine de gros cochons affamés. Alors, l’idée, c’est de découper les corps en plusieurs morceaux, afin de les donner à bouffer. Ça te bouffe tout, un porc... Enfin, sauf les cheveux, alors, avant de les donner à bouffer, on les scalpe... Comme les Indiens, tu vois le truc ? »

L’homme était pâle, se demandant si son supérieur plaisantait, ou s’il était vraiment sérieux. Il pénétra dans la grange, et constata que ce dernier était tout, sauf comique. Il enfila la combinaison de protection, une espèce de longue robe, une charlotte qu’il mit sur la tête, puis des gants, un masque à oxygène, et de grosses lunettes de protection.

« C’est pour se protéger des éclats. Tu veux trancher ton premier corps ? Il faut bien tenir la scie, pour éviter qu’elle ne saute entre tes mains. T’as juste à appuyer sur le bouton, et à laisser faire... Regarde... »

On les avait proprement déshabillés, les vêtements en boule mis dans un coin. Deux hommes avaient mis de l’huile sur les vêtements, avant de les brûler, et la scie trancha alors. C’en fut trop pour al jeune recrue, qui s’enfuit vers les toilettes. Ces dernières étaient dans un petit bungalow longé dans la cour, et il parvint à atteindre le lavabo, pour vomir en paix. Il avait demandé sa mutation au sein de Jyundaï, mais c’était peut-être un peu trop extrême pour lui... La lame en diamant qui s’enfonçait sans difficulté, le sang qui giclait, le corps qui tressautait... Il en était fébrile, et ouvrit le robinet, s’aspergeant la tête. Il soupira, leva la tête, se regarda dans le miroir... Et vit quelqu’un juste derrière lui. Il eut à peine le temps d’y songer qu’il se reçut un puissant coup de taihojutsu qui l’envoya au tapis.

Saoto soupira, et récupéra l’arme de l’homme, un joli Glock. Il vérifia le chargeur, le cran de sécurité, et s’approcha de la grange.

*Il est temps d’entrer en piste...*

*
*  *

Autour de la poissonnerie Wong, il y avait plusieurs habitations. La poissonnerie jouxtait un quai, et se trouvait donc le long de plusieurs autres entrepôts. Elle était séparée par un grillage, et longeait la mer. L’entrepôt était assez grand, et se trouvait près d’un quartier de la Toussaint assez vivant. Si la guerre des gangs faisait rage, ce n’était pas pour autant que tous les commerces avaient fermé, même si on sentait une certaine tension dans la ville. Autour de l’entrepôt, les petits commerces étaient ainsi ouverts. La boulangerie du coin, gérée par un Français, attirait toujours son lot de clients, et le boulanger savait très bien que la poissonnerie servait de couverture aux Yakuzas. Cependant, il n’avait jamais été dire quoi que ce soit, et, pour lui, la poissonnerie Wong était un lieu comme un autre. C’était aussi ce que M. Chang, le vieil épicier, pensait. Avec ses mains pleines d’arthrite, il était très chaleureux, et, quand on lui demandait des poissons, des crustacés, ou des fruits de mer, il conseillait aux gens d’aller voir à la poissonnerie, de l’autre côté de la rue. Takeshi avait été conduit, comme Make et le Rônin, par une entrée privée, mais les simples clients qui venaient directement à la poissonnerie passaient par l’entrée principale, qui donnait directement sur un entrepôt où des bancs de poissons et des pêcheurs réparaient leurs filets. Des portes en fer menaient ensuite dans le repaire des Yakuzeas, ou dans les souterrains, où on trouvait les caches d’armes des Guramu, ainsi qu’un précieux petit coffre-fort.

Un couple s’approcha ainsi des poissonniers. Un homme avec de belles lunettes de soleil, et une femme avec un grand sourire, un joli chapeau, et une belle jupe. L’homme tenait un sac de course avec une baguette de pain qui en ressortait.

« Hello ! lâcha l’homme dans un mauvais anglais. I… I am French, and the… The guy at the stop, there, dit-il maladroitement en désignant une épicerie, told me to… »

Nerveux, le pêcheur secoua la tête, et fit signe à l’homme de partir. Le Français, pensant probablement que l’homme ne le comprenait pas, insista.

« Fish... I want fish... I have money…
 -  No fish… No Money... Go, please… » répliqua l’homme sur un anglais encore plus maladroit.

Loin de là, dans un immeuble, une autre scène cocasse avait lieu.

« Bonjour, Madame ! Je me permets de vous déranger pour savoir si vous passez une bonne journée, et si vous seriez intéressée par un calendrier... »

L’homme lui expliqua s’appeler Ganji, et vendre avec son collègue Kazuo des calendriers pour le compte des pompiers de Seikusu. La jeune femme déclina l’offre, et les deux hommes toquèrent à une nouvelle porte, qui était celle abritant une équipe de trois Guramu surveillant la rue pour le compte d’Okuni. Il n’avait rien vu de particulier, à part des éboueurs qui étaient en train de ramasser, comme tous les jours, les déchets de la poissonnerie. Quand on frappa à leur porte, l’un des Yakuzas pesta, et alla ouvrir la porte. Dès que Kenji eut décliné son identité, l’homme s’énerva, agacé par cette interruption :

« Dégage, crevard ! Va te faire enculer, trouve-toi un job, et fous le camp, merdeux ! »

Agacé, le Yakuza referma la porte... Mais, pile au même moment, le pied de Ganji se posta dans l’embrasure de la porte. Irrité, l’homme sortit son pistolet de sous sa ceinture, décidé à faire fuir le malotru, et rouvrit la porte... Pour se recevoir un coup de pied retourné en pleine figure. Soupirant, le Yakuza, dont le nez fut brisé, s’écroula au sol, tandis que Ganji sortit un pistolet surmonté d’un silencieux. Les deux autres Yakuzas dans le petit studio tournèrent la tête, et les balles fusèrent. Des tirs silencieux et discrets. Kazuo referma rapidement la porte, et frappa avec le pied sur la tête du Yakuza qui leur avait ouvert la porte, l’assommant pour le compte. Se prenant pour des espions, les Yakuzas avaient abaissé les stores, mangeant des pizzas. Immédiatement, Ganji sortit un petit talkie-walkie.

« Cobra Leader, ici Scorpion.  Vous pouvez envoyer les Guêpes, terminé. »

Ganji et Kazuo étaient deux agents du Seikusu Tokushu Butai. Leur rôle était généralement de protéger le port et l’aéroport de Seikusu, mais il leur arrivait de faire des extras.

Chaque division du SAT comprenait la même structure : une section de commandement, Cobra Leader dans cette opération, et trois sections : une section spécialisée dans l’assaut, les Scorpion, une section de tireurs d’élite, les Guêpes, qui étaient en train de se positionner sur le toit, et une section de soutien technique, qui s’occupait de la logistique, de la communication, et de la surveillance. Chaque division des SAT avait son propre équipement, et celle de Seikusu bénéficiait d’armes puissantes et efficaces. Il était temps pour eux de se changer, et de s’équiper convenablement. Kazuo allait prendre un AA-12, car il préférait les fusils à pompe, tandis que Ganji opterait pour une carabine M4. Ils auraient également des armes de poings, à savoir des Glock 19. Les tireurs d’élite, quant à eux, possédaient des Howa M1500, des armes japonaises. Cette intervention allait être musclée, mais l’équipe était préparée pour des interventions de ce genre. Ils avaient trois objectifs prioritaires à respecter :

1°) Éviter les pertes civiles ;
2°) Appréhender Okuni Guramu ;
3°) Obtenir les informations détenues dans leur coffre-fort.

Leur commandant, dont le nom était inconnu, avait reçu de la part du gouvernement carte blanche. En d’autres termes, le gouvernement accepterait des dommages collatéraux, tant que les pertes n’incluaient pas de civils. Le gouvernement partait du principe que les Yakuzas, quoi qu’il arrive, se défendraient. En conséquence de quoi, les tirs préventifs étaient autorisés. C’est ce que Ganji avait fait en abattant froidement deux Yakuzas qui n’avaient pas pointé les armes sur lui. Il l’avait fait sans trembler, et sans le moindre remords.

Les choses sérieuses allaient bientôt commencer.
DC d’Alice Korvander.

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Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 36 mardi 23 octobre 2012, 23:37:55

Okuni arriva en face de Make et de Hanzai, il regarda le jeune Akuma avec un sourire soulagé. Make essayait de paraitre le plus intimidant possible mais il semblait que ça ne suffisait pas pour le Guramu.  Okuni se mit même à rire, il regarda alentours de lui et ses hommes se mirent à rire également. Au début ils riaient nerveusement mais le rire devint gras et franc assez rapidement. Le Akuma et le Rônin ne cillèrent même pas. Okuni fit signe à ses hommes d’arrêter,  de son autre main, il sortit un pistolet de petit calibre de son veston.

-   Mais c’est qui ce type? Il se pointe ici et se prends pour un samouraï. T’a quel âge au fait?  Je savais que les Akuma étaient désespérés mais pas à ce point.

Les hommes se remirent à rire. Okuni pointa son pistolet directement vers Make

-   Je n’ai pas vraiment le temps de jouer à ce jeu, alors aussi bien en finir tout de suite. Sacré Akuma…

Hanzai ne fit pas une ni deux, il se déplaça avec la rapidité et l’agilité d’un grand félin. Il se jeta pratiquement sur Okuni qui n’eut pas le temps de réagir. Le Rônin le désarma d’un geste de maitre et balança le pistolet derrière lui.

-   La seule chose que m’empêche de vous tuer c’est qu’on vous a déjà provoqué en duel. Une tradition sacré qui doit se faire au sabre.  Soit vous acceptez et vous vous battez contre Make, ou vous refusez et je vous tue là, maintenant.

Okuni n’avait pas particulièrement envie de se battre contre le fameux Hanzai, il essayait de faire comme si ça lui était égal mais tous ses hommes savaient que leur patron craignait le Rônin. Ils ne pouvaient pas le blâmer puisqu’eux aussi le craignaient.

-   Make c’est ça? Le protégé du Daimyo si je ne m’abuse? C’est avec grand plaisir que je mettrais fin à ta misérable existence. En plus, comme le duel est une tradition sacré, quel genre d’homme serais-je pour refuser?

-   Je sais quel genre d’homme tu es, Guramu.

-   C’est qu’il est agressif le jeune! Quelqu’un, apportez-moi une épée.

Un des sous-fifres du Guramu obéit et s’en alla. Il revint quelques instants par la suite, un
Katana dans les bras. Okuni le ramassa puis le fit tournoyer dans ses mains.

-   Bien, ne perdons pas plus de temps.

Okuni fonça sur le jeune Akuma en brandissant sa lame. Make eut le temps de lever son sabre pour le bloquer. Le Guramu était rapide, mais Make avait connu pire, le Daimyo entre autres. Le jeune Yakuza était un peu nerveux. Il risquait réellement sa vie en combat singulier. Le Daimyo ne l’aurait pas envoyé s’il n’était pas certain qu’il reviendrait vivant, mais il y avait tout de même un risque.  Cette petite chance de perdre qui nous faisait douter de nous, capable de transformer les plus habiles guerriers en mauviettes nerveuses. Le talent était une chose, mais il ne fallait pas qu’un bon entrainement pour se battre, il fallait aussi des nerfs d’acier.

Okuni était arrogant, le Daimyo savait que ça lui ferait commettre de graves erreurs. En plus, il n’était pas connu comme étant un bon combattant, Okuni était de ceux qui passaient plus de temps dans un salon de coiffure que dans un dojo. La dernière fois qu’il avait du affronter quelqu’un au corps à corps remontait surement déjà à plusieurs années. Il était impitoyable mais préférait les armes à distance. Il était simplement trop con pour se rendre compte qu’il n’était pas capable de tuer tous ceux qui se présentaient sur son chemin. Make allait faire une faveur au monde en le tuant.

Make repoussa le Guramu puis essaya de le toucher avec une frappe à la verticale. Okuni la bloqua à temps. Le Akuma effectua alors un coup de pieds circulaire qui atteignit Okuni dans les côtes, ce fut assez pour lui faire perdre son souffle. Make était trop proche de son adversaire pour lui donner un autre coup d’épée, alors il décida de carrément lui foncer dessus. Il le repoussa avec son épaule et il enfonça Okuni dans une pile de grosses boites. Make ne laissa pas de répit à son adversaire un peu étourdit puis lui assena quelques bon coups de poings au visage.

Okuni était un peu sonné, Make ne profita, il se recula et allait planter sa lame en plein dans le cœur du Guramu mais le pied de Okuni l’atteignit avant. Make recula de quelques pas et le Guramu eut le temps de reprendre un peu ses esprits.  Hanzai observait la scène, il aimait bien le style de Make, très proche du sien à ses débuts. Il y avait une certaine beauté bestiale à sa façon de se battre, mais seuls les vrais guerriers s’intéressaient à ce genre de choses. Le Guramu encourageait leur patron assez bruyamment.

Ils se demandaient ce qu’ils devraient faire si le Akuma arrivait vraiment à battre Okuni. Les plus jeunes pensaient à le descendre mais même si les Guramu respectaient très peu les traditions, il y en avait quand même qui seraient prêts à le laisser partir.  Hanzai se demandait aussi comment il ferait pour sortir de la si les Guramu n’étaient pas enclins à les laisser partir. Cette situation lui faisait penser à son dernier séjour au Kazakhstan, une horrible affaire. Il allait surement devoir s’en sortir en prenant quelqu’un en otage, c’était la meilleure solution.

Okuni était à présent en colère, il lança une série de coups brutaux que Make n’eut pas de difficultés à bloquer.  Make frappa à son tour en direction de son adversaire mais le Guramu recula évitant de justesse la lame qui filait dans sa direction.  Make s’avança pour lui donner un coup d’épaule qui le fit reculer et le Akuma enchaina avec un coup d’estoc. Okuni réussit à esquiver le gros du coup mais Make l’entailla peu profondément sur le côté gauche. Par réflexe, Okuni posa sa main sur sa blessure, Make en profita pour lui balancer un puissant coup de pieds avant qui le fit reculer puis trébucher.

Tandis que Make s’avançait pour achever son adversaire, l’attention de Hanzai était totalement portée sur autre chose. Il aurait pu jurer avoir entendu du mouvement. Le mouvement d’un groupe d’hommes, des professionnels, pas des Yakuza qui se promenaient dans l’entrepôt. Seule l’oreille entrainée de Hanzai semblait l’avoir remarqué. Il regarda dans la direction d’où venait le bruit, mais quelqu’un s’écria avant lui.

-   Putain, c’est qui eux?

Le Yakuza avait visiblement devancé Hanzai. S’il s’agissait vraiment de professionnels, l’un d’entre eux devait avoir commis une maladresse, ça arrivait parfois. À moins que se faire repérer faisait déjà parti de leur plan. Le Rônin avait un petit côté paranoïaque, chose normale quand on avait vécu toutes les choses qu’il avait vécues.

-   Attention!

À ce moment, Hanzai les vit aussi. Il y avait quelques hommes au deuxième étage, armés et qui pointaient leurs armes dans leur direction. L’un des Yakuza fit feu, Hanzai ne s’arrêta même pas pour voir s’il avait atteint sa cible. Il fonça sur Make puis le souleva de terre. Ils devaient partir.  Hanzai n’avait pas reconnu l’uniforme d’une SMP connue, mais il pouvait s’agir d’une branche des SAT. Le Rônin n’avait pas envi de se faire arrêter à nouveau, et s’ils voyaient Make tuer un homme, ce n’était pas mieux pour lui. Il reposa Make à terre et lui ordonna de le suivre. D’autre coups de feu retentirent alors qu’ils courraient en direction du bureau où Takeshi était retenu prisonnier.

[HRP : J’ai bien aimé ta référence à Die Hard :P ]

Terra Hero Team

Légion

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 37 jeudi 25 octobre 2012, 11:26:09

(Mon héros d’enfance ^^)

« I just want some fish, you know… »

L’insistance du touriste commençait quelque peu à fatiguer le poissonnier, qui était en réalité, comme le reste des pêcheurs, des Yakuzas. En temps normal, il y avait de vrais pêcheurs, mais ils avaient tous été congédiés aujourd’hui, afin d’éviter des problèmes. Le Yakuza envisageait de sortir son arme pour faire fuir ces abrutis. Il n’aimait, ni les touristes, ni les cons, et ce gars-là semblait être un curieux mélange des deux à la fois. Le Yakuza sentait la gâchette le démanger lorsque des coups de feu resonnèrent dans l’entrepôt, suivis d’hurlements. Il se retourna subitement, surpris... Et, pile au même moment, le touriste et sa femme brandirent des armes :

« Police ! Lâche ton arme, connard ! »

Surpris, le Yakuza réagit par instinct, et se retourna vers les deux touristes, pour les trouer. Une balle se logea dans son crâne, et la femme, de manière experte, les deux mains sur la crosse de son arme, visa les autres poissonniers, ouvrant le feu. Dehors, les Guêpes étaient en position, et ouvraient le feu, abattant les Yakuzas se tenant dans la cour. C’était la panique chez les Guramu, mais la situation était loin de devoir se calmer. Des fourgons blindés approchaient rapidement, libérant des troupes d’intervention solidement équipées.

Les éboueurs qui se tenaient près de l’entrepôt attrapèrent alors des lance-grenades, et lancèrent des grenades fumigènes en visant les énormes vitres crasseuses de l’entrepôt. Les commandos déjà à l’intérieur portaient des masques à gaz et des lunettes infrarouges, et avaient totalement pris les Guramu par surprise. Ils étaient passés par les égouts, neutralisant les sentinelles se trouvant à l’intérieur, puis étaient montés par les bureaux, discrètement, pour rejoindre l’étage supérieur de la pièce principale. Là, des hommes avaient neutralisé discrètement les gangsters se tenant à l’étage... Ou presque, car ces derniers avaient parfois émis quelques bruits, que le Rônin avait du percevoir. Mais cela n’avait aucune importance. Les Yakuzas étaient occupés à regarder un duel, ce qui avait fourni une diversion parfaite.

Sous l’impulsion des fumigènes, les Yakuzas choisirent, soit de sortir par la poissonnerie, soit de s’enfoncer dans l’entrepôt, soit de tirer au jugé. Ceux qui restaient se faisaient abattre rapidement, et ceux qui fuyaient ne tardèrent pas à réaliser que cette sortie était compromise, et commencèrent à se défendre. Les deux faux-touristes choisirent donc de s’abriter derrière des caisses, ouvrant le feu en attendant que les renforts arrivent.

« Salopards de flics de merde ! hurlait Okuni, les larmes aux yeux, en rentrant dans l’une des pièces jouxtant l’entrepôt.
 -  Il faut se rendre, ils vont nous... »

Okuni ouvrit le feu, abattant le couard qui avait osé émettre une idée aussi stupide. Il avait réussi à s‘extirper hors de la pièce enfumée.

« Les Akuma... grogna Okuni. Putain d’enculés ! Qu’est-ce qui m’a pris d’accepter le défi de ce merdeux ?! Ils sont de mèche avec ces enculés de flics ! C’est eux qui les ont guidé jusqu’à nous ! »

Pour Okuni, tout était limpide. Make avait été l’appât, un putain... Un putain de cheval de Troie, ouais ! Nerveux, Okuni était en sueur. Impossible de retourner dans la pièce principale. Les flics avaient sûrement du passer par les égouts, et devaient donc sécuriser cet accès. Cependant, cet entrepôt n’était pas l’une des places fortes des Guramu pour rien. Okuni était sacrément en pétard, mais il avait encore avec lui beaucoup d’hommes. Dommage qu’il n’ait pas pu flinguer ce flic qui se tenait là-haut, ça l’aurait aidé à se détendre.

« Où sont passés ces merdeux des Akuma ? demanda-t-il alors.
 -  Je les ai vus monter vers votre bureau.
 -  Mais comment j’ai pu être aussi con ?! Père le saura ! Les Akuma ont dépassé les bornes ! Ils voulaient la clef du coffre ! »

C’était évident ! Le coffre-fort à l’intérieur contenait de nombreux documents, une comptabilité nécessaire qui permettait de retracer les comptes bancaires des principaux chefs des Guramu. L’argent était le nerf de la guerre. Avec ces informations, les Akuma pouvaient briser les Guramu en les appauvrissant. Les Akuma étaient l’un des plus vieux clans de Seikusu. Il était évident que la police était leur alliée ! Enfoirés de flics ! Quand il aurait fini de défendre l’entrepôt, il irait personnellement leur défoncer la gueule. Tandis que le Yakuza réfléchissait, ses hommes tiraient à travers les fenêtres de la pièce, utilisant leurs armes automatiques.

Dehors, les camions blindés arrivaient enfin, et des hommes lourdement armés en descendirent, ouvrant le feu vers les Yakuzas. Isolés, ces derniers refusaient de se rendre, offrant une résistance acharnée. La femme du faux couple de touristes s’était reçue une balle, et l’homme continuait à résister, ouvrant sporadiquement le feu. C’était une véritable scène de guérilla urbaine, et la situation n’allait pas s’améliorer. Ayant réfléchi, Okuni avait sorti son téléphone portable, et appela l’Oyabun des Guramu, qui n’était autre que son propre père :

« La police a découvert l’entrepôt ! Ils nous attaquent !!
 -  ...
 -  Putain, mais j’y suis pour rien ! Non, je n’ai pas amené de putes ici, bordel, tu me connais ! C’est... C’est la faute des Akuma ! Ils nous ont tendu un piège, merde ! Ils m’ont défié, et j’ai accepté leur putain de défi comme un con ! Les flics ont débarqué au même moment !
 -  ...
 -  Mais oui, bordel, j’ai la clef ! Je sais que je ne dois jamais m’en séparer ! Mais on a besoin d’aide ! Il faut que les Akuma paient ! Ils ont bafoué les traditions ! Ce sont des putains de lâches, des menteurs ! Ils ont même emmené un putain de Rônin !
 -  ... »

Okuni en fut perturbé. L’Oyabun venait de lui dire que les policier savaient récemment libéré un Rônin, Hanzai. Okuni sauta sur cette information :

« Oui ! Oui, c’est lui, bordel !
 -  ...
 -  Oui...
 - 
 -  Ouais, d’accord ! »

Okuni raccrocha alors, et se tourna vers les Yakuzas qui étaient avec lui :

« On se rend à l’armurerie, les gars. Les renforts arrivent ! Ces enculés veulent la guerre ? Et bien, ils vont être servis ! Personne ne baise Okuni Guramu sans le regretter ! »

*
*  *

Sonné, Takeshi se remettait progressivement du coup qu’il avait reçu. Il était toujours assis sur sa chaise, et ce fut les bruits de la bataille qui, lentement, le tirèrent du sommeil. La cavalerie venait d’arriver, et le show allait commencer. La police allait frapper fort, afin de montrer aux Yakuzas qui étaient le maître à Seikusu. Il y a quarante ans environ, la police aurait sans doute laissé faire, en se disant qu’il serait idiot de sacrifier des policiers pour combattre des criminels. Après tout, peu importe le camp où on se place, un Yakuza en moins, c’était toujours ça de pris. Seulement, les mentalités avaient changé. Les Yakuzas n’étaient guère plus populaires, et la société civile nippone moins lascive à l’égard des politiciens. Il fallait voir le scandale que la démission forcée de Keishu Tanaka avait provoqué pour réaliser que le peuple ne voulait plus des Yakuzas, ni de ce système politico-mafieux. En résumé, les flics allaient frapper fort, et Takeshi avait merdé. Il se retrouvait dans une situation cauchemardesque, et espérait ne pas se faire trouer la peau par les Guramu... Cependant, ceux qui le surveillaient étaient trop paniqués, et probablement trop stupides, pour songer à rester avec lui.

« Les flics nous attaquent !
 -  Allons les buter ! »

Ils sortirent, pensant que Takeshi, à juste titre, n’était pas une grande menace. Un scénario digne d’un mauvais film d’action, mais ils n’avaient pas tort. Il était solidement attaché, et tenta, sans réel succès, de forcer sur ces liens. Ils étaient solides, et il avait beau se forcer, se contorsionner sur son siège, rien n’y faisait. Tout ce qu’il réussissait à faire, c’était s’écorcher la peau contre les cordes, en entendant des coups de feu et des hurlements juste derrière la porte. La bataille faisait rage, et lui était coincé sur une chaise. Pour le coup, c’était vraiment une journée de merde.

Il continuait à pester et à grogner, lorsqu’une forme apparut soudain devant lui. Une jeune femme avec des vêtements noirs, et le Vieil Ours se figea sur place. Sa vue revenait provisoirement, et il vit les yeux de cette femme... Ces yeux... Les mêmes que ceux de cette petite fille il y a de cela des années... Le temps sembla se suspendre, et les bruits des fusillades s’éloignèrent, s’estampillant progressivement. Elle avait un flingue à la main, et le pointait sur lui... Son air était déterminé et sérieux, rien à voir avec la jeune fille timide et apeurée qui avait été dans son bureau, et à qui il avait tendu une sucette, en se promettant de retrouver un jour els enfoirés qui avaient fait ça.

« Vous êtes qui ?
 -  Tu... Tu ne me reconnais pas ?! »

Elle fronça les sourcils, comme si elle était surprise par cette question. Elle avait une bonne position de tir, la jambe arrière relevée, la jambe d’appui légèrement fléchie, afin de diminuer les tremblements du corps.

« On se connaît?
 -  Tu t’appelles Tifa... »

Elle sembla surprise, ce qui se lut dans ses yeux. Takeshi profita de son avantage :

« J’ai enquêté, et j’enquête toujours, sur la mort de tes parents... Je pense savoir qui les as tués, mais il faut qu’on se grouille ! On est zen plein milieu d’une scène de guerre ! »

Elle fut tellement surprise qu’elle ne savait pas quoi dire. Le Vieil Ours continua :

« Détache-moi vite ! Je peux nous faire sortir d’ici ! Ta vendetta ne sert à rien ! Les Yakuzas n’ont jamais trempé dans cette histoire ! J’en ai la preuve maintenant, tu dois me faire confiance ! »

Les coups de feu continuaient à résonner, et Takeshi sentait son cœur tambouriner follement dans sa poitrine. Des preuves, il n’en avait aucune, mais il espérait que la femme le croirait... Et que Saoto aurait quelque chose d’utile. Ceci rappela à Takeshi qu’il devait se procurer un portable pour le contacter. Tifa s’avança vers lui, et commença à dénouer quelques nœuds... Lorsque la porte s’ouvrit en grand. Elle bondit immédiatement en arrière, pointant son arme.

« Vous ?! » s’exclama-t-elle alors, avec une lueur de colère dans les yeux.

Curieusement, Takeshi crut alors voir les poings de la jeune femme vibrer dangereusement.
DC d’Alice Korvander.

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Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 38 mardi 30 octobre 2012, 02:48:18

Make et Hanzai coururent rapidement dans le corridor, alors que Okuni maudissait le Akuma à cause qu’il avait été forcé d’arrêter le duel, Make maudissait Hanzai qui l’avait forcé à fuir. Make avait énormément de respect pour cet homme, c’est la seule chose qui avait faite que le Akuma n’était pas resté en arrière pour se battre, ça et la force herculéenne du Rônin.  Make voulait tout détruire, il était passé à un cheveu de l’avoir, il avait dominé tout le long du combat, et on ne se souviendrait que du fait qu’il avait prit la fuite. Okuni ne prendrait pas la peine de mentionner l’escouade d’intervention bien entendu. En courant, Make décida de régler son différent avec le Rônin. Le jeune avait beau respecter le Rônin, il était quelque peu impulsif.

-   J’allais l’avoir!

-   Je sais.

Le Rônin n’en ajouta pas plus. Il avait fait ce qu’il fallait, s’ils étaient restés, ils seraient morts, mais Make était trop orgueilleux pour le réaliser. Hanzai le comprenait, lui non plus n’aimait pas fuir.

-   Alors pourquoi tu ne m’as pas laissé faire! Pourquoi tu ne m’as pas laissé prouver à tous mon honneur! Maintenant, cet honneur est sali, par ta faute.

Sur ce, Hanzai s’arrêta. Make faillit lui rentrer dedans.

-   Je vais te dire quelque chose et tu vas m’écouter. Tu vas m’écouter en silence car le temps commence à nous manquer. Une fois sorti d’ici, tu pourras argumenter si tu le désire.

Hanzai regarda dans les alentours question de s’assurer qu’ils ne seraient pas dérangés.

-   Si tu crois que la première fois que je me suis battu contre un autre clan, j’ai pris une lame et que j’ai foncé dans la mêlée, tuant des centaines de mes adversaires alors que je n’étais âgé que de quinze ans, et bien tu te trompes! J’ai tué pour la première fois à dix-huit ans, et ça n’avait rien de si glorieux.  Les légendes arrivent après. Si tu crois que je n’ai jamais fuis la bataille, tu te trompes également! Si tu crois que l’honneur est une bonne raison pour te faire tuer, tu te trompes également.

Hanzai s’assura à nouveau que personne n’approchait, il entendait des coups de feu, mais rien d’immédiatement urgent.

-   Je te dis ça puisque tu me rappel moi. J’étais un prodige, et je dis ça sans aucune modestie, mais toi, tu es encore meilleur que je ne l’étais à ton âge. Si tu a peur que ton honneur soit souillé, laisse-moi te dire quelque chose. Un homme très sage m’a déjà dit alors que nous avions une conversation très semblable à celle-ci : « Hanzai, tu ne peux pas t’imaginer tout les hommes que j’ai tué au nom de l’honneur au fil des années. Toutes ces choses que j’ai faites pour la même raison. Ce qui me choque surtout, c’est qu’à mon âge, je réalise finalement que l’honneur ne s’acquiert pas en tuant. Un individu est honorable par sa nature et par la cause qu’il sert. S’il doit tuer pour sa cause, il est honorable, mais si sa cause est de tuer, il n’est qu’une bête»

Hanzai entendit les coups de feu se rapprocher, ils devaient partir

-   Cet homme, c’était le Daimyo. Maintenant, viens, nous ne pouvons pas rester là. Si ça peut te rassurer, tu auras quand même l’occasion de finir ce que tu avais commencé. J’y veillerais personnellement.

Make, plus apaisé, suivit Hanzai le long du corridor. Le Rônin n’avait pas menti d’un mot. Il plaignait tout de même le pauvre Make car Hanzai savait mieux que quiconque qu’il était en train de vivre un moment difficile. Malgré toutes ces belles paroles, le Rônin savait qu’il était pratiquement impossible pour un guerrier dans l’âme de simplement quitter le champ de bataille.

Make lui ressemblait réellement, il espérait seulement que le Akuma vivrait une meilleure vie que lui. Le Rônin avait eu une vie mouvementée et il lui restait encore bien des aventures à vivre, mais il voulait que les aventures de Make soient un peu plus glorieuses, il aspirait à mieux que d’être un simple tueur réputé.  Il sentait comme une connexion entre lui et le jeune homme, c’est pourquoi il se permettait d’être un peu plus familier avec lui.  Ils arrivèrent devant une porte, Hanzai ne se questionna pas, il espérait trouver une issue.  Il l’ouvrit pour déboucher sur un petit bureau, ainsi que sur une femme qui détachait un homme plus vieux. Make reconnut tout de suite la jeune femme contre qui il s’était battu. Du moins, avait essayé de se battre.  Il sursauta en la voyant.

-   Putain c’est elle! C’est qui le con qui lui a donné un flingue?

Hanzai ne se laissa pas impressionner aussi facilement. Comme Make, il brandit son sabre, mais d’une façon plus calme et détendue. Il traversa la jeune femme du regard, avant de parler de sa voix grave et profonde.

-   Je savais que nos chemins seraient amenés à se recroiser une fois de plus.  Nos destins semblent liés à ce que je vois. Quant à toi…

Hanzai regarda le policier attaché à la chaise.

-   Je me souviens de toi, tu es un policier. Un bon d’ailleurs. Ça peut paraitre étrange venant de quelqu’un comme moi, mais je te respecte… Takeshi.

Hanzai connaissait la plupart des flics de Seikusu. Après tout, il avait passé beaucoup de temps en détention.  Le Rônin reporta alors son attention sur la jeune femme.

   -          Toi, qu’est-ce que tu faits ici? Je ne t’imaginais pas travailler avec les Guramu… Tu es une adversaire trop valeureuse pour trainer avec une telle racaille, j’espère me tromper. Alors dis-moi, pourquoi est tu réellement ici?

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Légion

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 39 mercredi 31 octobre 2012, 15:51:12

Tomber sur le Yakuza qui avait manqué la tuer était un peu comme la cerise sur le gâteau. Tifa pointait le pistolet droit sur lui, prête à faire feu. Il n’aurait jamais le temps de foncer sur elle. Cet homme était rapide, mais il ne pouvait pas aller plus vite qu’une balle. Elle le visait soigneusement, la présence des Yakuzas ayant occulté les propos mystérieux du flic. Les Yakuzas, n’ayant rien à voir avec le massacre de sa famille ? C’était impossible ! Elle avait consulté les rapports de police. Les traces de poudre avaient indiqué que les armes utilisées étaient des armes de contrebande, faites par des Yakuzas. De plus, on avait également trouvé dans la maison des tatouages, mais Tifa n’avait jamais su à quel clan de yakuzas ce tatouage se rapportait.

*Fie-toi à ce que tu sais déjà, à tes acquis. Tu as attendu bien trop longtemps pour rebrousser chemin maintenant.*

Elle visa l’homme, sans faire trop attention à l’autre Yakuza, qu’elle avait retrouvé dans sa maison natale. Il semblait furieux, mais elle savait que la véritable menace venait de l’homme âgé et expérimenté. Il était doué, particulièrement rapide et dangereux. Tifa ne commettrait pas deux fois l’erreur de le sous-estimer.

« Toi, qu’est-ce que tu fait ici ?[/color] demanda l’homme sur un ton posé, avant de l’insulter. Je ne t’imaginais pas travailler avec les Guramu… Tu es une adversaire trop valeureuse pour trainer avec une telle racaille, j’espère me tromper. Alors dis-moi, pourquoi est tu réellement ici ? »

Serrant les lèvres, Tifa répondit sur un ton assez sec :

« Ne m’insulte pas. Guramu, Akuma, peu importe les noms que vous vous donnez, pour moi, vous êtes tous de la racaille. Mes raisons ne t’importent pas. »

En réalité, elle avait appris l’existence de la planque d’Okuni en tombant sur des Yakuzas dans la Toussaint. Après avoir semé le flic dans le métro, les informations locales et les potins lui avaient permis de savoir que la Toussaint était fortement déconseillée, et que la police déployait l’essentiel de ses forces pour contrer les Yakuzas. Elle avait donc été dans la Toussaint, et avait trouvé quelques Yakuzas, qui lui avaient rapidement dit tout ce qu’elle voulait savoir. Tifa avait ainsi appris ce repaire, et la perspective de pouvoir abattre un gros lapin était bonne à prendre. Elle s’était remise en chasse, et s’était infiltrée dans l’entrepôt, en passant par des cours longeant ce dernier, puis par le toit.

Contemplant les deux hommes, elle s’apprêtait à ouvrir le feu quand la main du flic jaillit devant elle. Elle ne l’avait pas entièrement libéré, mais ça avait du être suffisant pour qu’il retire ses liens. Le coup partit involontairement, mais heurta le mur. Tifa réagit rapidement en poussant le flic, qui tomba au sol, et fit un pas en arrière, remettant en joue les deux Yakuzas. Des coups de feu et des explosions résonnaient tout autour d’eux, ainsi que des hurlements.

« Tu... Tu te trompes, Tifa... »

Le flic remettait ça, et elle grogna, fronçant les sourcils, affichant sa désapprobation.

« L’en... L’enquête... Elle a été étouffée... Tout a été maquillé... Tes parents... Ils n’étaient pas de simples commerçants... C’est ce qu’on a voulu faire croire, mais... C’était faux...
 -  Qu’est-ce que vous dites ?!
 -  J’ai passé des années à enquêter, à émettre des hypothèses, des suppositions. Rien ne collait dans cette affaire... »

Tifa était surprise, et, sur le coup, elle ne savait pas quoi dire. Le flic, que le Rônin avait appelé Takeshi, en profita pour entreprendre de se redresser. Il y eut une violente explosion qui fit vibrer toute la structure. Il regarda alors les Yakuzas, en tentant de se relever.

« On est tous manipulés... J’ai essayé de le dire à Okuni, mais... Ce con n’a rien voulu savoir. Cette guerre a été provoquée par ceux qui ont tué tes parents, Tifa... Et ils ont mis ça sur le dos des Yakuzas pour se couvrir, et ont provoqué cette guerre pour pouvoir tuer ceux qui les dérangeraient.
 -  Qu’est-ce que vous voulez dire ?!
 -  J’ai... J’ai fait des recherches... Tes parents... Ils étaient témoins dans un programme de protection, et devaient... Ils... Ils n’étaient pas que de simples commerçants, c’était leur couverture...
 -  Une couverture ? Une couverture pour quoi ?! »

Le ton de Tifa était de plus en plus précipité, et les lumières clignotèrent fébrilement, alors qu’une autre explosion se mit à rugir. Dehors, ça avait l’air d’être le chaos. Takeshi reprenait lentement son souffle.

« Ils... Ton père était... Un cadre travaillant à Jyxtech. Mais j’ai découvert que cette entreprise était une société fictive, un écran dissimulant une autre entreprise... »

Frozen Love tombait des nues. Ce que disait ce flic... C’était impossible ! Elle regarda à nouveau les Yakuzas.

« Arrêtez vos conneries ! Ce sont eux ! Ça a toujours été eux !!
 -  Non ! Tifa, tu dois...
 -  Je ne vous dois RIEN ! Je suis revenue dans cette ville pourrie pour régler le compte aux salopards qui ont massacré ma famille ! Vous devriez savoir ça, bande d’enfoirés ?! La famille ! »

Elle visait soigneusement la tête du Rônin, se rappelant fugitivement et brièvement les consignes de Nika, et allait ouvrir le feu. Son doigt glissait sur la gâchette quand le sol se mit à vibrer... Et se déroba sous leurs pieds. Le coup partit dans le vide, et Tifa se mit à basculer dans un trou, poussant un hurlement de surprise. Elle atterrit dans une pièce, brisant une table en bois, et comprit qu’une grenade venait d’exploser, fragilisant l’un des piliers. Les jambes de Takeshi flottaient dans le vide, mazis il réussit à rester en hauteur. Tifa leva la tête vers ses cibles, mais vit alors, devant elle, les lumières des fusils d’assauts des commandos, ainsi que des Yakuzas, à droite et à gauche, qui ouvraient le feu en se repliant.

*Cours !*

C’est ce qu’elle entreprit de faire, filant sur la gauche au milieu d’une pluie de balles. Un gémissement traversa les structures endommagées de l’entrepôt. Ce dernier risquait de ne pas tenir bien longtemps à ce rythme.

*
*  *

Le bruit de la scie s’enfonçant dans la chair était particulièrement horrible. On sentait le corps se tortiller, comme si des spasmes de douleur le traversaient, et c’était d’autant plus curieux que la lame en diamant ne butait sur aucun obstacle. Que ce soit l’os ou la peau, elle tranchait avec la même efficacité, faisant gicler du sang un peu partout. C’était une vraie boucherie, et l’équipe de nettoyage avait également ramené de quoi laver la grange. Le personnel allait être heureux, comme ça. On allait les débarrasser de tout le crottin et de toutes les saloperies qui traînaient par là. Ils n’auraient même pas à nourrir les cochons ! Que demande le peuple ? L’homme continuait à trancher, et s’arrêta à un moment. On avait déjà découpé un corps, et les porcs étaient en train de se nourrir. Les deux autres hommes qui l’accompagnaient étaient en train de revenir quand Saoto se décida à intervenir.

Il entra par la gauche, et pointa son arme sur l’homme près de l’atelier.

« Lâche ton arme, connard, et lève bien les mains ! »

Surpris, l’homme tourna la tête. Il y avait un peu d’éclaboussures de sang sur son masque et ses lunettes de protection, et il continua à tenir la scie.

« T’es qui, toi ?
 -  Quelqu’un qui va te coffrer, sale enculé ! Maintenant, ferme ta gueule, et lève les mains ! »

Saoto tenait le pistolet à deux mains, pour un maximum de précision.

« Un flic, hein ? ricana l’homme, ne se sentant nullement menace. Tu ignores totalement à qui tu as affaire, petit. Jette ton arme, et va jouer. »

S’énervant, Saoto ouvrit le feu, tirant à côté de l’homme. La balle résonna dans le vide. Les deux autres hommes étaient également en joue, et personne ne bougeait.

« Je t’ai dit de lever les bras, connard !
 -  Alors, tu te prends pour un héros, c’est ça ? Le chevalier d’or, respectueux des lois, qui vient protéger la veuve et l’orphelin ?
 -  Ta gueule !
 -  Où est la foule en délire ? Les médias qui te mitrailleront sous leurs flashs ? Le capitaine qui te donnera une petite tape sur l’épaule en te félicitant ? Ne rêve pas, mon gars, tu n’as rien d’un héros, tu n’es qu’un abruti qui ignore dans quoi il trempe les pieds...
 -  ’Me force pas à te descendre, enfoiré !
 -  Si tu voulais me descendre, tu aurais déjà tiré... »

Tenir en joue trois individus était difficile, surtout quand ils étaient éloignés, et étaient des pros. Les deux autres étaient de plus en plus nerveux, et Saoto, persuadé que le coup viendrait d’eux, les tenait en joue. Mais la diversion vint du premier. Alors que le flic avait la tête tournée, il appuya sur le bouton déclenchant le moteur de la scie, provoquant un vrombissement qui surprit Saoto. Ce dernier tourna rapidement la tête, et les deux autres en profitèrent pour se réfugier dans des boxes. Celui qui avait enclenché la scie la lança vers Saoto, qui bondit en arrière. Il attrapa ensuite une clef à mollette traînant sur l’atelier, et la lança vers Saoto, l’atteignant à la tempe. L’homme tomba au sol, la vision brouillée, et ouvrit inutilement le feu, visant bien trop approximativement. Il entreprit donc de se replier en pestant, et se dissimula derrière un mur, avant que des balles ne viennent le poursuivre.
DC d’Alice Korvander.

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Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 40 mercredi 07 novembre 2012, 05:02:26

Make vivait un des moments les plus stressants de sa vie jusqu’à date, Hanzai revivait tout simplement une situation à laquelle il avait fait face de nombreuses fois dans sa vie. Ce n’était pas pour autant agréable pour le Rônin,  l’arme pointée sur lui pouvait bien signifier sa mort, son visage restait impassible,  mais à l’intérieur, il évaluait toutes les possibilités.  Tout ce passa rapidement, le policier, Takeshi, intervint, au grand soulagement de Make, au moment où elle ouvrit le feu. Le coup n’atteignit personne. Takeshi commença par raconter une histoire d’enquête étouffée  de manipulation et de la mort des parents de la jeune fille.

Takeshi connaissait le nom de la fille, Tifa. Make s’en souviendrait. Elle tenait toujours les deux hommes en joue, mais à présent, les deux Yakuza écoutaient attentivement le débat du policier et de la jeune fille. Elle finit par laisser échapper qu’elle venait ici pour régler le compte de ceux qui avaient tués ses parents. Tout ça était donc une histoire de vengeance. Make sentit la colère monter en lui, elle s’était attaquée aveuglement aux Yakuza pour se venger. La famille de Make avait été massacrée par des Yakuza elle aussi, sauf qu’il ne s’était pas mis à attaquer tout le monde. En fait, il était même devenu l’héritier d’un des clans les plus puissants du Japon par la suite.

Make se dit que son parcours n’était pas tout à fait normal, le réflexe de tout être humain sensé aurait été de se venger il en était conscient, sauf que le Daimyo l’avait recueilli sous son aile. Si les Akuma n’avaient pas été là, Make serait probablement encore dans un orphelinat ou pire encore, en train de vivre chez l’un de ses oncles ou de ses tantes de retour dans sa patrie. Make éprouvait quand même le désir de se venger, mais il préférait connaitre l’identité du tueur de ses parents avant d’agir. Même le Daimyo disait ne rien savoir sur ce qui s’était passé, mais Make était plus intelligent que ça. Il savait qu’on lui cachait quelque chose, il avait beau respecter le Daimyo, mais il lui tirerait un jour les vers du nez.

Le temps se figea un instant, Tifa pointa son arme sur la tête de Hanzai. Le sol se mit à vibrer intensément, tellement que Tifa manqua sa cible. Un énorme trou se créa dans le sol et la jeune fille tomba dedans. Ça rappela à Make et Hanzai leur première rencontre avec la fille. Make était à présent convaincu que le dieu des trous dans le plancher voulait leur venir en aide.  Il était temps pour les Yakuza de quitter le bâtiment, Make était pressé, mais il attendit quand même Hanzai qui s’était tourné vers Takeshi.

-   Suis nous, c’est ta meilleure chance, je doute que tes amis des forces spéciales prennent vraiment le temps de faire la différence entre toi et nous. Nous sommes ce que nous sommes, mais ça ne veut pas dire que nous sommes tous des cons. J’espère qu’en échange, vous oublierez tout ce que vous nous verrez faire jusqu’au moment où nous nous séparons.  Dites à vos supérieurs que vous êtes sortis par la porte de derrière, ça c’est si vous voulez leur dire que vous étiez présent ici.

Hanzai aida l’homme à se relever et défit ses liens. Make n’aimait pas avoir un flic avec eux, il avait beau les respecter, il ne pouvait pas lui faire confiance. Ce fameux Takeshi pouvait bien décider de les arrêter une fois sortis de l’entrepôt. C’était tout de même peu probable puisque les Yakuza étaient deux et que Hanzai était particulièrement imposant.

Hanzai menait le petit group vers la sortie tandis que Make fermait la marche.  Ils coururent le long du corridor jusqu’à arriver au bout. Ils n’avaient d’autre choix que d’emprunter une cage d’escalier, ils descendirent et arrivèrent dans un autre corridor. On entendait de nombreux coups de feu et il y avait de la fumée un peu partout. Ils étaient en pleine zone de guerre. Ils empruntèrent la première porte qu’ils virent, la chance semblait leur être favorable. Le trio débarqua dans un garage, une voiture noire y était garée. Deux Guramu étaient présents, en voyant les hommes entrer, ils furent pris de panique.

L’un d’eux fonça sur Make avec une clé à molette dans les mains, l’autre se tourna pour prendre son pistolet. Make fut rapide et bloqua son adversaire avec sa lame, il riposta en lui donna un puissant coup de pieds dans le ventre. Hanzai l’acheva en le transperçant avec son sabre. Le Rônin fonça alors sur l’autre homme tout en gardant le corps du premier embroché sur sa lame en face de lui. Le deuxième homme visa Hanzai et fit feu à plusieurs reprises, les balles ne traversèrent pas le corps de l’autre Yakuza et Hanzai se rendit à proximité de l’autre sain et sauf.

Hanzai laissa tomber le cadavre et fit virevolter sa lame dans les airs. Il balaya majestueusement l’air en face de lui et ne sembla même pas avoir touché le Guramu. Pourtant, ce dernier posa ses mains sur sa gorge, un énorme filet de sang se mit à couler. L’homme s’écroula par terre et mourut en quelques secondes. Hanzai se tourna vers Takeshi, le Rônin était probablement en train de sauver la vie au flic en le faisant sortir de là et il prenait de gros risques. Il espérait que le Vieil Ours n’essayerai pas de l’accuser de quoi que se soit.

-   Les forces spéciales ont probablement encerclé l’entrepôt, si on veut partir, il va falloir forcer notre passage. Cette voiture est notre meilleure chance, montez tout de suite, il n’y a pas une seconde à perdre.

Les hommes obtempérèrent, Takeshi n’était pas un pilote professionnel, mais comme le parcours qu’ils allaient emprunter ne nécessiterait probablement aucune finesse, il prit place au volant. Make alla ouvrir la porte du garage et sauta dans la voiture. Il se coucha même pour ne pas recevoir une quelconque balle perdu.  Les forces spéciales n’allaient probablement pas les laisser partir ainsi alors il aurait besoin de toute la couverture qu’il pourrait avoir.

Terra Hero Team

Légion

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 41 jeudi 08 novembre 2012, 20:38:41

Une chose était sûre : ces mecs n’étaient pas des incompétents, ni de simples branleurs. Saoto était piégé contre de véritables tueurs, des professionnels qui conservaient leur sang-froid. Les deux tueurs étaient dissimulés derrière les murets des boxes, mais Saoto devait aussi tenir compte du troisième larron, qui s’était enfui par une porte à droite. C’était d’ailleurs cet homme que le flic poursuivait, car la porte permettait directement de sortir de l’écurie. Il était donc sans défense, mais Saoto allait devoir jouer serré. Il sortit assez rapidement, pour voir l’homme courir rapidement. Tenant son pistolet à deux mains, il mit l’homme en joue, et ne dit rien, se contentant de se concentrer pour mieux viser. Il ferma l’un de ses yeux, et ouvrit le feu. La balle fusa rapidement, et Saoto justifia les prix qu’il avait gagné à la foire sur les stands de tirs. La balle atteignit la cheville droite de l’homme, qui poussa un cri en tombant au sol. Saoto entendait toutefois les deux autres tueurs se rapprocher, chacun décidant d’arriver par une porte différente, afin de le prendre en tenaille. Il se rapprocha de la porte par laquelle le découpeur de cadavres était sorti.

*Est-ce que je la joue à la Chow Yun-Fat, ou non ? Merde, réfléchis, putain !*

Il se voyait mal faire un plongeon dans la pièce en ouvrant le feu. Ces types avançaient sans se précipiter, et il imaginait leurs flingues pointées vers les portes. Les prendre par surprise serait difficile. Saoto sentait l’adrénaline battre dans ses veines, mais son instinct lui dicta de se méfier d’autre chose. Le découpeur rampait sur le sol, et s’était retourné, sortant de sous sa combinaison de protection un flingue.

« Meurs, enfoiré ! »

Ses tirs étaient imprécis, faisant voler de la terre autour de Saoto, qui jura, et opta pour un repli, se mettant à courir vers la maison en faisant feu derrière lui, sans vraiment viser. Il cherchait surtout à retarder les deux autres tueurs. Il courut rapidement vers la maison, et entendit les balles siffler autour de lui. Une balle se logea dans l’écorce d’un arbre qu’il longea, et il s’abrita rapidement derrière un gros arbre, répliquant en ouvrant le feu. Les deux tueurs étaient toutefois éloignés, et ses balles se contentèrent de manger de la poussière, les deux autres répliquant. Malheureusement, Saoto ne pouvait pas se permettre de gaspiller ses balles comme dans un film hollywoodien. Il n’avait qu’un chargeur, et vit que les deux tueurs se supplantaient très bien. L’un rechargeait, tandis que l’autre continuait à ouvrir le feu.

Dans un film, Saoto aurait pu les abattre en visant approximativement avec une main. Ou alors, il en aurait au moins un, mais, dans tous les cas de figure, il aurait été plus précis qu’eux. Ce n’était ici pas le cas. Les deux tueurs étaient vraiment des pros, et visaient mieux que lui. Leurs mains ne tremblaient pas, et ils prenaient leur temps. Une balle heurta une branche de l’arbre où Saoto se planquait, faisant jurer à nouveau ce dernier. Dans cette position, il se ferait cribler rapidement, car les deux tueurs commençaient à s’écarter l’un de l’autre, afin de le prendre en tenaille.

*Putain ! Réfléchis, trouve un plan, un piège !*

L’un des deux tueurs s’était rapproché du découpeur, et lui abandonna un téléphone portable en s’abaissant, tout en continuant à prudemment viser la planque de Saoto. Le découpeur allait probablement appeler des renforts. Saoto, lui, était tout seul. Mais il ne s’appelait pas Bruce Willis, ni Chow Yun-Fat. Il se retourna, dévisageant la maison, et décida de se planquer dans ce manoir. Il courut rapidement vers l’une des portes en bois, et tenta de l’ouvrir.

Fermée. Naturellement. Refusant de laisser la panique s’imposer, il vérifia rapidement son chargeur. 10 balles. Ce n’était pas grand-chose, et il allait devoir faire attention à ses tirs. Être économe, et ne pas trop gaspiller inutilement. Il fit le tour de la maison, se dépêchant, rejetant d’une main la sueur qui courait sur son front. Si au moins il pouvait prévenir les renforts... Avec un peu de chanc,e il y aurait peut-être un téléphone dans cette demeure... Sur cette idée, il atteignit une espèce de petite cour extérieure avec du gravier, et se rapprocha d’une porte en verre. Fermée aussi, mais, comme elle était moins résistante que l’autre, il tira dessus. Le verre se fissura, et un bon coup de pied suffit à fracturer la porte.

9 balles.

*
*  *

Pour le Vieil Ours, la situation n’était pas particulièrement mirobolante non plus. Il venait de perdre Tifa de vue, et ne pouvait rien faire pour la retrouver. En contrebas, c’était le chaos. Les Guramu et les troupes d’intervention se livraient une lutte acharnée et il arriva à la même conclusion que les Yakuzas. Ensemble, ils avaient une petite chance de s’en sortir. Takeshi pouvait juste espérer que son histoire avait suffisamment convaincu la jeune femme pour qu’elle décide de se rendre au commissariat afin d’en savoir plus. Tout ce qu’il lui faudrait, c’était avancer dans son enquête, entre-temps. Il suivit les deux hommes, en sentant le poids des âges commencer à faire son effet. Il se reprocha son embonpoint, et d’avoir relâché les exercices en salle de musculation. C’est fou, comment une femme pouvait changer un homme...

Ils arrivèrent dans une espèce de petit garage avec une série de belles voitures. Le genre de caisses qu’un flic comme Takeshi n’arriverait jamais à se procurer légalement. Deux Guramu surveillaient un peu inutilement cette place, et le Rônin fit parler sa loi. Takeshi était trop fatigué et trop déboussolé pour lui reprocher la mort de deux Guramu... Et, à vrai dire, il s’en foutait pas mal. Il avait honnêtement d’autres soucis en tête pour le moment, et se mit au volant de la voiture, une Bentley qui avait l’air d’en avoir dans le moteur. Takeshi grimpa sur le volant, tandis que Make les rejoignit, et se mit à démarrer. Il y avait dehors un camion d’intervention, et plusieurs policiers ouvrirent le feu sur eux... Avant que le camion ne se reçoive un tir de missile provoquant une superbe explosion.

« Accrochez-vous ! » hurla Takeshi en démarrant rapidement.

Il changea presque dès la première seconde la vitesse, évitant le camion en feu, et vit que la rue était devenue une scène de guerre urbaine digne d’une favela brésilienne. La police ne se battait plus que dans l’entrepôt, mais aussi en-dehors, où des renforts venaient d’arriver. Des voitures de sport s’étaient arrêtés pour libérer des Guramu surarmés qui ouvraient le feu avec des armes de guerre sur les policiers. Ils avaient des gros calibres, et Takeshi fonça au milieu d’un échange de tirs, heurtant l’une des barrières de protection mises par les forces de l’ordre. Les balles explosèrent sur la carrosserie de la Bentley, pulvérisant plusieurs vitres. Une balle atteignit notamment le pneu arrière gauche, et, vu la vitesse à laquelle Takeshi était lancée, ce tir déstabilisa la voiture, qui se mit à déparer sur le bitume.

*Redresse !!*

Takeshi tenta de suivre son propre conseil en ralentissant, mais les balles continuèrent à pleuvoir sur eux. Le pare-brise explosa, répandant des myriades de verre qui lui éraflèrent la peau. De la fumée s’échappait du moteur de la Bentley, les balles venant d’un barrage policier dressé en amont. Takeshi vira à droite, ménageant le pneu crevé, et perdit le contrôle en s’encastrant dans une épicerie. La Bentley pulvérisa la vitrine, s’écrasant sur des meubles de fruits. Les airbags se déclenchèrent alors, plaquant Takeshi violemment contre le siège.

« Bo... ‘Del ! »

Il réussit péniblement à en sortir, titubant à moitié, et tomba sur le sol, avant de voir, en se redressant, une porte à l’arrière du magasin. La police se rapprochait pour les intercepter, et Takeshi ne pourrait pas s’en sortir en brandissant sa planque. Mieux valait opter pour un repli stratégique. Entre-temps, la chute de la Bentley avait percé le moteur du réservoir, l’essence s’échappant lentement, recouvrant le sol.
DC d’Alice Korvander.

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Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 42 mardi 13 novembre 2012, 01:23:19

Make avait toujours aimé les montagnes russes, il avait eu quelques fois l’occasion d’en faire et il n’avait jamais eu peur de la hauteur ou des secousses qu’il ressentait. En fait, plus elles étaient mouvementées, plus il aimait ça, pourtant, Make n’aimait pas du tout la situation dans laquelle il se trouvait. La Bentley roulait vite et Make, sur la banquette arrière, était brassé dans tout les sens, d’une certaine façon ça ressemblait un peu aux montagnes russes, sauf pour la peur qu’il ressentait et pour l’énorme choque douloureux lorsque ça balades ce termina enfin… dans la vitrine d’une épicerie.

Hanzai aussi ressentait un peu de stress, pour quelqu’un qui était toujours calme peu importe la situation, ressentir un peu de stress était quand même quelque chose.  C’était peut être puisqu’il ne pouvait pas se battre contre cet adversaire là, c’était un des rares problèmes qu’il ne pouvait pas régler d’un coup de lame. Un accident de voiture le tuerait sur le coup, une fin décevante pour un homme ayant vécu une vie si mouvementée et honorable. Il voulait mourir au combat, pas pris entre une Bentley et le mur d’une épicerie. Heureusement pour le Rônin, les airbags firent leur boulot.

Il était un peu étourdi, mais il y avait trois mois de ça, il avait du extraire une balle de son abdomen à main nue, alors l’inconfort qu’il ressentait était tout à fait tolérable. Il s’extirpa lentement de la voiture puis alla à l’arrière sortir Make qui avait bien plus de difficultés que lui à ce sortir de là. Le jeune Akuma se releva et regarda alentours de lui, il éprouvait beaucoup de difficultés à reprendre son souffle. Il toussota un peu de sang puis regarda le flic filer vers l’épicerie, il devait le suivre. Pendant ce temps, des policiers s’approchaient de la Bentley, Hanzai devait les ralentir.

C’est alors qu’il vit le moteur percé de la Bentley, l’essence se répandait rapidement. Ce n’était qu’une question de temps avant que le feu prenne et fasse exploser le tout. Il se tourna et vit que près du comptoir, il y avait des allumettes en vente, Hanzai eut l’une de ses idées folles, idées qui, malgré tout, lui avaient souvent sauvé la vie. Il courut pour aller en chercher un paquet, il entendit les balles siffler près de lui. Il prit une allumette puis l’alluma. Il regarda la flaque puis la lança. Il prit tout de même le temps de crier, plus pour lui-même que pour les autres,

-   Attention!

Aussitôt qu’il l’eut fait, il se retourna puis plongea en direction de la porte de derrière qu’avait emprunté Make et le policier.  Hanzai avait essayé de lancer l’allumette dans une partie plus éloignée du moteur question d’avoir un peu le temps de se protéger, mais ce n’était pas la première fois qu’il voyait du gaz exploser et il savait qu’il n’avait pas beaucoup de temps. La flaque de gaz prit instantanément en feu et alla au moteur, le gros du carburant s’y trouvait encore. Hanzai n’eut même pas le temps de toucher le sol qu’il fut projeté encore plus loin par l’explosion.

Il sentit la chaleur dans son dos et craignait d’avoir été brulé, en se relevant, il constata que ce n’était pas le cas. Quand il se retourna, il vit que le devant de l’épicerie était plus en désordre que jamais. La flaque de gaz était toujours en feu et le Rônin se dit que la carcasse brulante de la Bentley suffirait à ralentir d’éventuels forces de l’ordre ou Guramu qui auraient l’idée de les suivre.  Il s’en voulait un peu d’avoir un peu détruit le bâtiment, mais il se dit que les assurances paieraient surement les réparations.

Il fonça vers la porte de derrière pour retrouver Make et Takeshi. Ils étaient tout les deux sonnés et n’avaient pas pus aller bien loin. Hanzai savait qu’ils reprendraient leurs esprits petit à petit, lui aussi avait été pas mal secoué la première fois qu’il avait fait un accident en voiture. Takeshi semblait mieux se tenir que Make, beaucoup mieux, mais l’âge venait en ligne de compte. Les deux hommes regardaient le Rônin d’un air perplexe.

-   C’était quoi tout ce vacarme?

-   Un petit quelque chose pour ralentir nos poursuivants. Ce n’est rien, nous avons d’autres priorités. Make, tu as toujours ton portable? Bien. Appel Dansu ou quelqu’un et dit leur de venir nous  chercher. Je ne crois pas qu’ils viendront en territoire Guramu, pas en temps de guerre, mais dites leur de fixer un point de rendez-vous.

Make lui fit un signe de tête et composa le numéro de Dansu pour lui expliquer la situation. Le Rônin se retourna vers le policier.

-   Nous auront probablement à traverser le territoire des Guramu, ça risque d’être corsé, je tenais à  vous avertir.  Il se peut que nous soyons chanceux et que nous ne rencontrions pas de résistance, mais ces derniers jours la chance semble m’avoir quelque peu délaissé.

Hanzai reporta son attention sur Make

-   D’accord, on vous rejoint là. Nous sommes… et bien il y a un flic avec nous, mais c’est un type bien, il est vraiment avec nous… Non, je sais, mais on n’avait pas le choix, il nous aide maintenant, c’était ça ou le laisser là-bas, tu seras d’accord avec moi pour dire que c’était la meilleur solution… Je ne sais pas s’il y a des Guramu ou non! Surement, je… Bon d’accord, je serais prudent.

Make se retourna vers Hanzai et Takeshi, Dansu ce montrait souvent un peu surprotecteur, il n’aimait pas ça.

-   On doit les rejoindre sur le coin de Akiko et de Yayoi.

-   Je sais c’est où, partons maintenant, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une seule minute de plus.

Terra Hero Team

Légion

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 43 mardi 13 novembre 2012, 11:50:59

Quand, dans sa vie, on en était arrivé à devoir s’allier avec ses ennemis héréditaires pour survivre, c’était probablement le signe que votre vie était un échec total. Takeshi était avec des Yakuzas, et sa vie, littéralement, ne tenait plus qu’à un fil, à l’image de sa carrière. Si on le surprenait, il n’arriverait jamais à se justifier, et il ne pouvait clairement pas se permettre d’affronter des accusations de corruption par ses collègues. Le Vieil Ours était un flic respecté, une légende urbaine à Seikusu, mais il savait ce qu’on dit sur les légendes. Le peuple aime bien les modèles de vertu, les exemples à suivre, les incorruptibles, mais, ce que le peuple aime encore plus, c’est les voir s’effondrer, réaliser que, derrière le masque d’or et d’ébène, il y a de la pourriture. Takeshi, à la vérité, était loin de se considérer personnellement comme Elliot Ness, et doutait qu’un film soit consacré un film sur lui. Il se considérait néanmoins comme un bon flic, ce qui, avouons-le, était de plus en plus rare ces derniers temps.

S’extirpant de la carcasse de la voiture, il titubait sur le sol, se relevant, tout en entendant les flics se rapprocher. Ces derniers étaient vraiment très agressifs, et, dans la confusion, ils n’hésiteraient pas à tirer à vue. Ils avaient perdu trop des leurs contre les Yakuzas, et les corrompus profitaient de la situation pour régler quelques tirs. Takeshi savait que l’ascension fulgurante des Guramu inquiétait les plus vieux clans de la ville, ceux qui, comme les Akuma, tenaient les rênes de la ville. Ils seraient conciliants avec la police si la police les aidait à supprimer un concurrent. Ils influeraient sur les médias qu’ils contrôlaient pour que ces derniers pondent des articles valorisant l’action de la police. Il suffisait d’un mot, d’une tournure de phrase, pour qu’une action policière soit jugée « nécessaire pour la sécurité de la ville », ou « excessivement brutale et inefficace ». Takeshi entendait même les ronronnements des hélicoptères. Cette zone devenait une espèce de guerre urbaine, et les Guramu tenaient trop aux armes entreposées dans leur entrepôt pour se replier sans réussir à les évacuer.

Takeshi avançait vers le fond de l’épicerie, quand il vit le Rônin se diriger vers le comptoir, afin d’enflammer l’essence qui s’échappait de la voiture fumante.

*Oh merde !*

En sueur, le Vieil Ours se mit à courir vers la porte, l’arme au poing, et entra dans la ruelle. Il y avait une série de poubelles dans les coins, et la ruelle décrivait un L ramenant vers une autre rue. La Bentley explosa alors, provoquant un champignon de feu dont Takeshi ne vit rien, mais perçut le souffle. Make était avec lui, et, si le jeune Yakuza ne semblait pas physiquement éprouvé, on sentait qu’il n’était pas spécialement habitué à ce genre de course-poursuite. Takeshi, lui, respirait juste bruyamment, reprenant son souffle. Il regarda autour de lui, et le Rônin revint alors parmi eux. Ils appelèrent un autre Akuma pour qu’il vienne les chercher.

*Au cœur du territoire des Guramu ? Aucun Akuma ne serait assez cinglé pour s’approcher de cette zone...*

Le jeune raccrocha, et se tourna vers le Rônin. Inutile d’avoir fait de longues études pour comprendre que Make respectait profondément le Rônin.

« On doit les rejoindre sur le coin de Akiko et de Yayoi, annonça-t-il.
 -  Je sais c’est où, partons maintenant, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une seule minute de plus. »

Akiko et Yayoi... Takeshi connaissait aussi ce coin, mais son instinct était en alerte... La vieille alarme interne du flic, qui frôlait parfois la paranoïa. Il les suivit lentement, réfléchissant rapidement.

« Il y a quelque chose qui cloche... »

Il avait dit ça uniquement pour retenir leur attention.

« D’après ce que j’ai compris, vous êtes tous les deux venus ici pour essayer de contraindre Okuni en le défiant en duel ? Cette guerre a été déclenchée parce que les Guramu ne respectent pas les traditions des clans plus âgés. Même si tu aurais réussi à le vaincre, ses hommes vous auraient abattu. Vous avez vu cet entrepôt ? C‘est une putain de forteresse ! Même un Rônin n’aurait rien pu faire contre tous ces hommes ! »

La police déployait les grands moyens, et Takeshi ne serait pas surpris de voir, comme à Rio, des chars d’assaut débarquer. Et eux deux comptaient tranquillement ressortir de l’entrepôt en tuant leur chef ? Non, c’était complètement débile ! Mais Okuni n’aurait eu aucune chance contre Make... Et ça, les Akuma le savaient... Tout comme les Akuma devaient savoir qu’il y aurait une descente musclée de la police. Une telle opération, avec tant de logistique et de moyens, ne se cache pas très facilement. Même Takeshi l’avait su.

« On voulait que vous tuiez Okuni, mais on ne tenait pas à vous voir survivre, avança-t-il. Je parie que vous ne saviez rien sur cette descente, pas vrai ? Dites-moi... Jusqu’à quel point avez-vous confiance en vos propres chefs ? Et si vous étiez les bons couillons que les Guramu demandaient pour mettre un terme à cette guerre ? Je ne serais pas surpris que même le propre père d’Okuni souhaite la mort de son rejeton abruti. Et ce lieu de rendez-vous... Pile dans un croisement, dans un champ de tir... »

Akiko et Yayoi n’étaient pas à proprement parler des rues se situant dans le territoire Guramu, mais à la périphérie, loin de la zone de combat. Néanmoins, l’endroit était un croisement, probablement sur le parking. Il y avait une vue dégagée, et suffisamment d’angles de tirs pour permettre une fusillade en série.

« Réfléchissez-y, les gars. Jusqu’à quel point les Akuma soutiendraient un jeune membre, et un Rônin qui a failli à sa précédente mission, si, en contrepartie, leur mort peut leur permettre de stopper cette guerre ? »

Pour Takeshi, tout ça était évident, mais le flic était en surchauffe. De plus, il raisonnait comme un flic, soit quelqu’un qui voyait les Yakuzas comme la lie de la société. La réalité était généralement plus nuancée que ce qu’on apprenait à l’école de police, mais tout ça lui semblait juste un peu trop coïncidant pour être simplement du au hasard. Deux Yakuzas qui vont provoquer en duel Okuni Guramu... Une simple conversation avec lui avait suffi à Takeshi pour voir que ce mec était un déséquilibré. Et eux, les deux tueurs candides, ne savaient même pas qu’ils couraient droit se faire tuer ? Make s’était probablement persuadé que le Rônin suffirait à faire fuir tous les Guramu... Mais Takeshi ne pensait pas que les pontes du clan soient aussi naïfs. Les Guramu étaient cons jusqu’à la moelle, et le prouvaient en affrontant les flics. Tout avait été sciemment calculé. Pour lui, il y avait trop de coïncidences pour que ce soit du au hasard, et il était convaincu que ce rendez-vous était un piège.

L’homme s’avança à l’angle de la ruelle, et jeta un bref regard. Personne pour le moment. Mais la police ne tarderait pas à faire le tour, ou probablement les Guramu. Si Takeshi voyait juste, leur périple risquait d’être compliqué.

*
*  *

Deux tueurs. Neuf balles. Saoto pouvait se permettre de gaspiller des tirs, mais sans se prendre pour un héros de jeu vidéo. Il n’était pas dans la peau d’un Alex Mason défouraillant des dizaines de communistes avec suffisamment de balles pour provoquer la Troisième Guerre Mondiale, mais plutôt dans celle d’un Chris Redfield avançant à tâtons dans les couloirs d’un manoir envahi de zombies en comptant précieusement chacune de ses balles. Depuis la porte d’entrée, il avait débarqué dans un petit salon, et avança dans un couloir menant vers la porte d’entrée, celle qui était fermée précédemment. L’homme avançait courbé, les deux mains sur son flingue, vers les fenêtres. Il jeta un bref coup d’œil en écartant lentement un rideau, et vit... Rien.

*Où sont ces fils de putes ?*

Il se retourna, attentif. Saoto se tenait dans un autre petit salon, avec des fauteuils, des bibliothèques, et une petite télé, ainsi qu’une cheminée. L’homme épongea son front, et risqua un coup d’œil dans le couloir. La lumière venant de la terrasse éclairait le fond du couloir, mais aucune trace des deux tueurs. A sa gauche, un escalier menait aux étages. Restant accroupi, l’homme tenait fiévreusement son pistolet, ce bon vieux Glock qui serait désormais son seul et unique ami.

*Seulement deux mecs, et j’ai l’avantage du terrain... Ils ne peuvent passer que par l’arrière. Je n’aurais qu’à les arroser dès qu’ils débarqueront.*

Saoto continuait à attendre, et vit alors une ombre approcher de la porte de sortie. Il plissa les yeux, prêt à faire feu, entendant des mouvements sur les graviers. Agenouillé, le flic était attentif. Il regardait de temps en temps la fenêtre, sachant qu’on pouvait le prendre à revers depuis cette position.  Il regarda à nouveau dans le couloir, lentement... Et plusieurs balles résonnèrent juste à côté de sa tête, le faisant sursauter. Il bondit en arrière, et ouvrit le feu au jugé, jurant.

Il tira deux balles, et se calma, se rappelant qu’il devait économiser les munitions.

*Merde, agis plus consciencieusement !*

Avec un peu de chance, il aurait espéré trouver un fusil de chasse dans la pièce, mais il fallait croire que Dieu était plutôt injuste avec lui. Le tueur à la terrasse savait où il était, et Saoto se demanda alors où était le second... Par réflexe, il se retourna vers la fenêtre, et comprit que ces derniers cherchaient à le prendre en tenaille. Une stratégie classique. Le premier accaparait son attention, et le second attaquait en traître. Saoto pointa son arme vers la fenêtre, s’attendant à n’importe quel moment à ce que le second tueur débarque... Mais rien n’arriva. Il resta ainsi, à viser, la main tremblant légèrement.

En réalité, le second tueur n’était pas assez stupide pour essayer une tactique assez puérile. Le premier tueur avait localisé Saoto, et ces derniers connaissaient le manoir. Avec ses mains, il avait donné ses instructions à l’autre, qui utilisait un lierre pour grimper rapidement sur le toit. Il se rapprocha de la cheminée, tandis que le premier tueur tenait en joue le couloir. Le second dégoupilla deux grenades en se rapprochant de la cheminée, et les balança dans l’antre de la cheminée. Ces derniers rebondirent contre les parois, tombant tout droit vers la cheminée, tandis que le premier tueur s’attendait à tout moment à voir Saoto débarquer dans son champ de viseur... Mais rien ne vint, et la pièce explosa, une volute de feu et de poussière se répandant dans le couloir. Des échardes de bois volèrent dans tous les sens, et une intense poussière occulta la vision du tueur.
« Modifié: dimanche 18 novembre 2012, 12:29:22 par Terra Hero Team »
DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.

Make Akuma

Humain(e)

Re : Règlement de comptes [T.H.T.]

Réponse 44 samedi 17 novembre 2012, 21:01:56

Make sentait la colère monter de plus en plus en lui, on lui avait toujours reproché d’être impulsif, mais la simple présence du Rônin l’empêcha de se laisser emporter. QU’est-ce que ce vieux flic savait des Akuma, de la loyauté qu’ils avaient entre eux.  Qu’est-ce qui les avantagerait à arrêter cette guerre? Tout le monde était d’accord pour dire que les Guramu et plusieurs membres de cette fameuse Nouvelle Génération œuvraient depuis trop longtemps dans els rues de Seikusu,  les Akuma pouvaient mettre un terme à tout ça, et ils le savaient. De plus, Make était surement le prochain héritier des Akuma, le faire tuer? Jamais ils n’oseraient.

-   Réfléchissez-y, les gars. Jusqu’à quel point les Akuma soutiendraient un jeune membre, et un Rônin qui a failli à sa précédente mission, si, en contrepartie, leur mort peut leur permettre de stopper cette guerre ?

Là, Make n’en pouvait plus

-   Les Akuma nous soutiendraient jusqu’à la mort. On est une famille, putain! Et puis arrêter cette guerre? C’est quoi cette blague? Les Akuma sont des guerriers, des vrais. On peut vaincre les Guramu. Vrai, ils prévoyaient cette guerre depuis longtemps, mais la vérité, c’est que les Akuma sont toujours prêts pour se battre. Les Guramu ne survivront pas à cette guerre, et ils le savent. Pour rien au monde le Daimyo voudrait stopper cette guerre, on a des comptes à régler avec les Guramu.

Make se sentait déjà mieux, mais il devait quand même en rajouter

-   C’est vrai que nos chances de sortir de là étaient minces, mais nous l’avons fait, pas vrai? Je crois qu’ils ont sous-estimés les forces d’Okuni, mais les Guramu sont des peureux, ils ne nous auraient pas descendus. De toute façon on ne sait même pas ce que toi tu faisais là, je dirais que s’il y a quelqu’un que ses supérieurs veulent mort, c’est bien toi. T’envoyer comme ça tout seul.

Hanzai réfléchissait sans vraiment prêter attention à ce que Make disait, le Rônin c’était déjà fait trahir plusieurs fois. Souvent, c’était par des gens qu’il croyait pouvoir appeler ses amis ou même par d’autres Rônins. Les Akuma étaient effectivement réputés comme étant très loyaux entre eux, et les Akuma étaient confiants de pouvoir gagner cette guerre, l’arrêter ne servirait à rien.  Le Daimyo ou même Dansu n’enverraient jamais Make à ça mort, ils tenaient trop à lui pour ça. Par contre, il devait considérer la chose d’un autre point de vue, peu de gens aimaient voir un caucasien se pointer chez les Yakuza et reprendre le contrôle d’un clan puissant. Le Rônin lui-même devait avouer qu’au départ il avait eu quelques réserves envers Make.

Le flic n’était pas un idiot, et le Rônin ne pouvait pas se permettre de prendre de chances. Make avait bien beau aimer le Daimyo, mais il était jeune et stupide, il devait se fier à ceux qui avaient de l’expérience, que ça lui plaise ou non.  Akiko et Yayoi étaient effectivement très propices à une fusillade, le groupe allait devoir prendre une route plus longue, mais au moins, les chances qu’ils se fassent tirer par leur clan étaient diminuées. Le Rônin n’appréciait pas ne pas faire confiance au Daimyo, un homme qui l’avait guidé tout au long de sa vie malgré leurs clans différents.

-   Make, passe-moi ton cellulaire. On fixe un nouveau point de rendez-vous.

Make fut surpris de voir Hanzai intervenir en faveur du policier. Lui en particulier avait toutes les raisons de faire confiance aux Akuma. Make n’aimait pas ça, il se sentait trahis. Par tout le monde. Il était frustré et surtout perdu.

-   Ne me dis pas que tu va l’écouter? Le Daimyo ne nous fairait jamais ça, il ne nous trahirait pas. Le flic par contre, il nous coffrerait s’il en avait la chance. Il ne sait rien de ce que c’est d’être un Akuma, ou un Rônin!

-   On ne peut pas prendre de chance.

Cette remarque suffit à faire taire Make qui était toujours en colère.

-   Satsu, c’est Hanzai? Tu peux me passer Dansu?... Pas grave. On ne pourra pas se rendre au coin d’Akiko et de Yayoi, rejoins nous plutôt sur la rue Saneno, c’est plus sûr… Je suis certain qu’on ne pourra pas se rendre, rejoins nous à Saneno, au revoir.

Plusieurs choses avaient troublés Hanzai, premièrement, Dansu n’était pas là. Il ne risquait probablement rien sauf que Hanzai connaissait Dansu depuis plusieurs années, et il s’attendait à ce qu’il supervise l’opération. S’il avait donné son accord pour le faire tuer ainsi que Make, il se serait probablement éloigné le plus possible de l’opération, ça semblait être le cas. Dansu avait toujours été sensible, il n’aurait pas aimé savoir que Make allait mourir à cause des indications qu’il lui avait données.  L’autre chose qui avait dérangé Hanzai, c’était que Satsu lui avait redemandé s’il était certain de ne pas pouvoir se rendre, comme s’il espérait qu’il trouve le courage d’aller quand même sur le coin d’Akiko et de Yayoi.

D’habitude, quand un agent sur le terrain disait ne pas pouvoir se rendre à tel endroit, surtout quelqu’un comme Hanzai, on changeait le point de rendez-vous sans poser de question. Satsu était le premier lieutenant des Akuma, il savait ce qu’il fallait faire dans ses situations pourtant il avait hésité. Tout ça était bien étrange.  Pour ce rendre sur la rue Saneno, ils devraient toujours passer par le territoire des Guramu, sauf que le chemin était un peu plus long. Dansu se consola en se disant que Saneno était un lieu sécuritaire. Les Rônins n’étaient pas des Yakzua ordinaires, ils ne touchaient pas au trafique de quoi que se soit ou à la prostitution. Ils étaient des  mercenaires,  point. Par contre, ils avaient quand même leur territoire, Saneno en faisait partie.

-   Suivez-moi, on va essayer de passer par les ruelles, comme ça on a moins de chances de se faire repérer. Ça ne sera pas possible pour tout le trajet, mais pendant un temps, ça risque de sauver notre peau. Je sais à peu près par où passer, je vais mener la marche.

Ils s’engouffrèrent alors dans  une ruelle puis avancèrent dans ce labyrinthe interminable. Hanzai s’arrêtait régulièrement pour retrouver son chemin. Il avait un bon sens de l’orientation, mais même lui avait ses limites. À peu près à mi-chemin, ils durent s’arrêter. Continuer leur chemin avec la couverture des ruelles n’était plus possible.  Ils faisaient face à un parc, sauf que quatre hommes se tenaient debout là et discutaient, par leurs vêtements, il s’agissait probablement de Yakuza, mais rien n’était certain tant qu’on ne pouvait pas voir leur tatouages. Hanzai se retourna vers son groupe.

-   Regardez ces gars là. Je ne sais pas qui ils sont. Voici ce qu’on va faire. On va traverser le parc comme si de rien n’était. Nous sommes couverts de sang et de suie, si ce sont des civils, ils auront peur, pas les Yakuza. C’est comme ça que nous allons savoir quel genre d’individus ils sont. Nous sommes encore en territoire Guramu, donc je crois qu’on va devoir se battre, mais ne faites rien de stupide s’ils ne se montrent pas hostiles.

Ce dernier commentaire s’adressait en fait à Make…


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