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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Sticky Blood [Dexa]  (Lu 1134 fois)
Powder
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« le: Janvier 29, 2012, 01:23:14 »

Il faisait déjà nuit. Aucune fenêtre ne pouvait lui indiquer, mais elle pouvait le dire tout de même. L'hologramme du téléphone montrait en effet les collaboratrices de la société, et pendant qu'elles parlaient, se dressait au-dessus de leurs têtes un ciel plein d'étoile. A l'heure qu'il était, elle aurait donné n'importe quoi pour l'avoir au-dessus de son crâne elle aussi.

Elle détestait être sous terre. C'était justement pour cette raison qu'elle ne rendait pas beaucoup visite à sa mère, coincé dans Eternum depuis plus de cinq ans. N'importe qui pensait qu'elle allait la voir plus de trois fois par semaine. C'était vrai... au début. C'était toujours vrai pour tout le monde puisqu'elle ne le démentait pas. Mais depuis plus d'un an, la visite était devenue mensuelle.
Powder aimait sa mère, mais l'ambiance qui régnait durant le laps de temps où elle conversait avec l'achevait à chaque fois. Elle avait au début pensé qu'il s'agissait de la prison, mais sa génitrice avait une part de responsabilité aussi. Son caractère n'avait cessé de changer au fil du temps... elle s'était endurcie. Vraiment. Ses recommandations s'étaient peu à peu effacées, ses gestes tendres aussi. Maintenant, à la place des discussions qui duraient auparavant des heures, un hologramme rapportait toutes les informations importantes. Quand le rapport était terminé, un silence pesant s'installait et Powder était toujours la première à craquer, et à s'enfuir du haut de ses talons après un bref au revoir.
 L'ancienne directrice de la compagnie avait... pris de l'âge. Son visage qui devenait bouffi le laissait bien penser. Quand sa fille le lui avait suggéré avec délicatesse, elle avait haussé les épaules, au lieu de se révolter ou de rire, comme avant.
C'est vrai que quand un délicieux gâteau était envahi par les insectes, il n'y avait pas que son aspect qui se désagrégeait : son goût aussi en souffrait. C'est comme ça qu'avait pensé la jeune slime.

L'autre raison pour laquelle elle diminuait les visites, c'était l'état dans lequel elle se retrouvait après : ce manque de contact la faisait souffrir. Outre sa mère, il n'y avait pas grand-monde qui se préoccupait vraiment de sa personne sans être payé pour ça. Ça lui échappait le reste du temps et elle pouvait être enjouée. Mais ces soirs-là, la jeune femme se sentait si vide qu'elle ne pouvait combler cette sensation que par deux solutions : soit en s'empiffrant, soit en s'enivrant.

Elle s'était découvert un goût pour le vin blanc, malgré les méfaits qu'il causait à son teint et à son image de petite fille marquée. C'était bien une des seules choses adultes qui lui plaisait, mais c'était aussi associé à ces froides soirées tristes passées sous l’œil de sa mère. Aussi Powder avait-elle pris l'habitude de ne pas rentrer directement, mais de passer d'abord par une taverne luxueuse. De plus en plus souvent, elle prenait une chambre, ne pouvant plus placer un pied devant l'autre. Tout ça se faisait sans surveillance d'une de ses gardes, parce que personne ne devait la voir dans cet état qu'elle jugeait -et qui était en fait- lamentable.

Cette nuit-là était la mensuelle. Powder avait vraiment forcée, attablée au comptoir impeccable et entourée d'aristocrates qui discutaient d'un ton pointu. La plupart provenaient de Nexus, mais tous avaient les moyens. Vêtue d'une épaisse veste en fourrure avec un col gigantesque comme ceux que portaient les divas des années 50 sur terre, elle débitait des insanités à un jeune homme prés d'elle et qui était aussi rouge qu'une pomme -sans doute n'était-il pas venue de son plein gré, un pari ?-


"t'sais, j'porte pas les mâles dans mon cœur hein, mais bon, chez moi c'est pareil chez tout le monde alors... *hip!* mais en fait j'me sens bien proche de vous maint'nant, vu que personne m'aime non plus... merci, un autre verre, oh !.. en fait on est pareil donc s'pas pour dire mais -aie p'tain de chaise- tu veux écouter encore ma vie longtemps ou qu'est ce qui se passe, hein ?!? Aaah, en plus c'est d'la merde c'te musique, comment ils peuvent écouter ça en souriant comme des cons, là..."

Il y avait quand même du bruit dans la salle, un orchestre symphonique régalait les tympans des amateurs et de ceux qui voulaient passer pour amateurs, donc personne n'entendait vraiment autre chose qu'un bruit de fond concernant la voix de la jeune femme. Cependant, elle attirait naturellement l'attention, et en particulier l'attention de quelqu'un...
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« Répondre #1 le: Mars 16, 2012, 09:43:05 »

Je n'avais guère pour habitude de m'éloigner trop avant de ma chère et tendre dictature d'Ashnard, un paradis en soi, pour quelqu'un comme moi. Mais j'avais envie de chasser autre chose, autrement, et dans un autre lieu. Mes pas m'avaient donc rapidement porté à Nexus, ville longtemps foulée par mes pas et ceux de Tino.
De la nouveauté, oui, c'est ce qu'il me fallait. Un goût nouveau pour envahir mes sens et me faire chavirer. Un peu comme l'alcool pour les humains, ou toute créature qui ne mourrait pas en en buvant une gorgée... Ce qui n'était malheureusement pas mon cas. Oui, c'est une des choses qui manquent, l'alcool. J'avais siroté quelques verres avec mon père, et puis pour fêter mes fiançailles. Jamais jusqu'à l'excès, bien sûr, une Dame doit se tenir, mais, tout de même... Il y avait un certain plaisir là dedans.

Je me dirigeai naturellement vers un bar. Lorsque l'on veut tester des choses, sans prendre trop de risque, et au vue de l'heure, il était de notoriété publique chez les vampires, qu'il n'y avait qu'une seule chose à faire : chercher le bar avec le plus de viande saoule à l'intérieur. Je ne sais pas si ils étaient réellement les plus saouls, en revanche, ce bar était le plus bruyant. L'un dans l'autre, j'aurais nécessairement des résultats.
Rabattant la capuche de la longue cape de velours vert sur mes épaules, j'attirai déjà l'attention sur ma personne alors que je m'avançais dans l'échoppe. La robe noire que je portais soulignait avec une fine délicatesse la moindre de mes formes, le moindre de mes mouvements, et tranchait avec la pâleur délicieuse de ma peau, le rouge étincelant de mes lèvres. Une sorte de nouvelle Blanche-Neige, sans doute.

Je m'installai dans une sorte d'enclave, légèrement en retrait, et laissais mes oreilles courir aux conversations alentours. Il y avait du monde. Une société aristocratique guindée. Je grimaçais. Ils devaient avoir un goût rance.
Mes yeux se posèrent brusquement sur une créature... Du jamais vu... Des cheveux si... Un corps si... Je me mordais la lèvre pour retenir mes crocs qui voulaient d'ores et déjà bondir hors de ma bouche et se planter en elle. Je souriais. J'avais ma proie pour la soirée. Je prêtais lors une attention toute particulière à ses propos. Je n'eus pas à faire beaucoup d'efforts, elle hurlait comme une poissonnière des halles de mon temps. Je m'aventurais gracieusement jusqu'à elle, et passait devant elle, la séparant de son interlocuteur, m'accoudant au bar avec délicatesse comme si je voulais attraper au vol le barman. Avec un sourire navré et intimidé, je m'excusai de se que je pouvais la gêner.

Elle n'aimait pas les hommes... ? C'était tant mieux, il y en aurait bien davantage pour moi.
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Powder
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« Répondre #2 le: Mars 20, 2012, 01:25:33 »

Il y avait eu un mur. Un mur tout noir, drapé de vert, et avec la tête en feu. C'était comme ça que voyait Miss Powder sous l'emprise de l'alcool ; pas étonnant que le regard qu'elle lança à la vampire fut aussi vaseux. Mais ça ne dura pas. Pas trop.

"Ah, ben tu vois, t'as pas tout perdu !"

Elle s'adressait directement au jeune homme qui semblait avoir trouvé une sorte de protection entre sa furie d'interlocutrice et lui, et cette protection était une sublime jeune femme à la peau aussi blanche que du lait frais et contre laquelle il aurait bien aimé se cacher tout entier. Powder ricana en le voyant loucher sur la naissance des seins de Eudelxa et vida sa coupe avant d'en exiger une autre.

"Et puis tu me fileras une deuxième coupette pour la gonflée qui vient de s'inviter, là."

Les deux coupettes servies, le barman parti s'occuper d'autres clients, Dexa avait sûrement pu noter une curieuse manie de la tekhane : celle-ci avait sorti un mouchoir de soie et essuyait soigneusement les coupettes. D'habitude, elle se retenait de telles pratiques, surtout dans des contrées autres que Tekhos, mais enivrée, elle ne se laissait plus de limites en pensant insulter qui que ce soit et laissait ainsi ressortir son dégoût pour les mâles tels que celui qui venait de lui donner les deux verres. Après son nettoyage, elle attrapa une coupette avec une mèche de ses cheveux aussitôt transformée en slime et la donna à la rousse sans trop de douceur. Après quoi elle s'accouda comme auparavant sur le comptoir.
Il ne fallut pas longtemps pour qu'une lourde main tape sur son épaule mantelée de fourrure. La Miss ne se retourna qu'après trois coups secs. Devant elle se traînait un couple d'aristocrates âgés, et à côté d'eux le petit jeune qu'elle avait asticoté une bonne partie de la soirée. Maintenant qu'elle regardait mieux, il n'avait pas l'air de dépasser les seize ans.


"Mademoiselle, j'aimerais que vous nous fournissiez une explication sur votre attitude envers notre fils aîné." (La voix du père était autoritaire, mais le cerveau embrumé de Powder était trop occupé à l'imaginer en cochon habillé de veston et de monocle pour réagir à ça) "Il nous a dit que vous lui débitiez des insanités. Vous-êtes vous au moins rendu compte de son âge ?!"

La slime fronça les sourcils. Cette voix de mâle l'irritait, parce qu'elle semblait lui dire des choses... pas habituelles. On lui faisait clairement la morale, et surtout de la part d'un homme, ça ne passait pas. Elle fronça les sourcils, le regard toujours trouble.

"Oui, avec les deux vieux croûtons que j'ai maintenant pour comparer juste à côté, je peux m'imaginer qu'il n'est pas très vieux, c'est certain. Oh, et, en passant, c'est lui qui est venu en premier."
"C'est ridicule ! Notre fils ne vous aurait jamais approché ne serait-ce que du regard, vu ce que vous dégagez comme prestance !"

Là, ça en devenait dangereux. Powder se leva subitement, manquant de tomber, et la petite famille recula, d'abord par dégout, puis par peur en voyant la jeune femme s'approcher plus prés d'eux, une flamme dans les yeux.

"Dis donc, Père Dodu, il t'as pas raconté ce que j'en pensais des raclures de mâles comme lui, ton petit garçon ? J'ai pas payé ma place pour être emmerdé par des bourgeois et leur progéniture primitive, alors soit tu mets une laisse à ton machin qui te sert de fils, là, soit tu le laisses aller peloter et tu retournes à ta table pour payer ta note et aller sauter le jambonneau qui te sert de femme !.."

Il restait rare que la petite fille bien élevée tienne autant de propos injuriants à la minute, mais puisque personne ne la surveillait ce soir pour lui rappeler qu'elle avait des cours de diction demain matin, autant en profiter et illuminer un peu la situation dans laquelle elle était. Le bon père de famille la regarda comme un déchet sous sa chaussure et se tourna vers Eudelxa.

"Mademoiselle, j'ose espérer que vous avez un peu plus de vocabulaire que votre... amie. Il s'avère que vous êtes également complice dans ces circonstances, car vous venez de prendre la place de mon fils. Je vous serais infiniment reconnaissant si vous pouviez emmener votre camarade cuver son vin ailleurs qu'ici. Je vous payerais même grassement : au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, vous rendriez un réel service à la clientèle de cette auberge."
"Bla bla bla..."

Le ton pointu de l'homme pouvait faire croire qu'il exagérait, mais en réalité ça faisait un moment que Powder dérangeait les spectateurs environnants qui n'attendaient qu'une chose : qu'elle sorte et qu'elle s'enlise dans la boue histoire de ne plus embêter personne. Beaucoup regardaient la scène et la vampire était désormais la cible des regards, chose qu'elle n'avait pas forcément souhaité en entrant ici. Même Powder attirait moins l'attention maintenant, alors qu'elle jetait un regard féroce au garnement qui venait de la dénoncer.
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« Répondre #3 le: Mai 03, 2013, 06:44:46 »

La jeune étrange créature était saoule comme une barrique, et si je n'avais pas dû rester légèrement en retrait dans cette histoire, j'aurais très franchement éclatée de rire. Les piliers de comptoir et les personnes ivres m'effrayaient, avant, et puis j'avais fini par intégrer que j'étais la plus dangereuse créature qu'il existait et que saouls ou non, je pouvais briser ces créatures en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ainsi, et en l'occurrence, la petite femme me distrayait énormément. Grande gueule, provocatrice, et aux gestes peu assurés, brusques, elle continuait à se donner en spectacle, pour le plus grand déplaisir de l'assemblée.
Je sentis derrière moi le petit homme filer loin de cette dangereuse buveuse sans demander son reste, sans doute retournait-il dans les jupes de sa mère, qu'il n'aurait, par ailleurs, jamais dû quitter. Au même moment, j'assistais à une transformation inouïe : des mèches de cheveux se saisissaient des deux coupes de champagne commandées, se changeant en une sorte de tentacules... Incroyable ! Je n'avais véritablement jamais vu rien de pareil, et me surprendre, après tous ces siècles, était chose pourtant presque impossible !
Intriguée décidément par cette jeune femme, je l'observais avec attention alors qu'elle essuyait méthodiquement les deux verres comme pour enlever toute salissure. Son dégoût des hommes allait-il jusque là... ? Je pris finalement la coupelle qu'elle me tendait, esquissait le geste d'en avaler une petite gorgée, mais n'en fit bien sûr rien. La boisson que je me réservais était d'un tout autre genre.
Dangereusement, la belle inconnue se retourna vers un homme bedonnant à l'air très austère et dont les yeux, petits et enfoncés, semblaient se noyer sous l'amas de graisse de ses joues et bajoues. Il ressemblait vaguement à... mh. Un bouledogue anglais, quoi qu'un bouledogue anglais soit très mignon, et que l'homme qui nous faisait face, n'avait véritablement rien de mignon. A son bras, une femme rondelette mais bien plus sympathique de figure que son époux, se tenait bien droite, menton rentré dans une expression réprobatrice qui ne faisait qu'augmenter la taille de sa gorge grassouillette. En somme, ils étaient laids et gras, l'image parfaite et archétype du couple de riches ventripotents, pédants et persuadés de valoir mieux que quiconque, incapables de voir quelle image ils renvoyaient.

Je n'écoutais que d'une oreille distraite les remontrances dudit gros homme à ma comparse, et profitais surtout du remue-ménage pour observer le corps de Powder : par quel bout pourrais-je bien la mordre et me délecter de son sang. Mais d'ailleurs avait-elle du sang ? Peut-être était-il dangereux de me nourrir sur une telle créature... Un sourire étira mes lèvres : j'aimais vivre dangereusement ! Mais de fait peut-être valait-il mieux éviter de mordre dans une artère et se contenter de petites veines au début au cas où son goût, son fluide vital ne soit pas adapté à mon vampirisme. J'essayais donc de repérer une zone sans trop de risque... Je pensais aux poignets : les veines y sont nombreuses et pour peu que l'on sache où mordre, il n'était pas compliqué d'éviter celles qui giclent comme vache qui pisse.
Je sursautais alors que ma future victime titubait en descendant de son tabouret pour marcher, très remonter, sur ce cher père. Etouffant un rire moqueur devant le peu de délicatesse dont elle faisait preuve face à ce vieux dégarni, je m'approchais un peu pour ne pas en louper une miette.
Surprise de nouveau, mais cette fois d'être prise à partie par cet individu, je glissais mon bras sous celui de Powder pour lui servir d'appui.
Avec un sourire enjôleur, après avoir retiré ma capuche, laissant apparaître pleinement dans la clarté l'échancrure de mon décolleté laissant rêveurs le père et le fils.


_Avant tout, bonsoir, monsieur, non... ? Sachez que j'ai tout à fait entendu tous vos arguments, néanmoins, je ne peux me résoudre à renvoyer mon amie chez elle, alors qu'elle vient de m'offrir un verre à boire, la politesse m'oblige à prendre sa défense. Qui plus est, monsieur, malgré tout le respect que j'ai pour vous, je ne saurais que trop vous conseiller de réviser votre jugement sur votre enfant qui n'a pas hésité à venir aborder mon amie et qui est encore en train de regarder en ce moment même un endroit précis de mon anatomie. Si vous pensez qu'il est trop jeune pour se mesurer à une femme telle que ma comparse, et qu'elle n'a rien à faire avec lui, peut-être devriez-vous alors le surveiller de plus près mon cher.
Vous parlez, enfin, de quitter cette place sympathique, je ne doute pas en effet que la voix forte de mon amie a pu déranger quelques uns des clients, néanmoins, vous constaterez qu'ils regardent bien plus sa silhouette inhabituelle et semblent même la désirer plutôt qu'ils ne désirent son départ. Je parierais même que vous avez, vous aussi, louché sur son corps superbe et surprenant. Ainsi, je ne saurais que trop vous encourager à balayer devant votre propre porte si vous êtes frustrés d'une quelconque manière, mais de ne pas décharger la responsabilité de votre frustration coincée sur ma jeune amie.


Je m'approchais plus près encore. Plus petit que moi, il se trouva enfouit dans ma poitrine alors que je me penchais à son oreille pour terminer :

_Mais si jamais vous vouliez vous libérer de cette frustration, qui sait... ? Nous pourrions peut-être nous arranger...

Reculant, j'esquissais un clin d'oeil tandis qu'il s'étouffait dans de vaines protestations, perdu entre un vif désir que j'avais réveillé, entre un honneur piqué au vif, etc. Attrapant épouse et fils, il partit finalement sans demander son reste, quant au reste de l'assemblée, qui s'était tournée vers nous, et surtout moi puisque j'avais été sous le feu des projecteurs et que ma nature vampire attirait toujours les regards, le reste de l'assemblée, disais-je, finit par reporter son attention sur l'orchestre après que j'ai levé un sourcil interrogateur et provocateur.
Avec un sourire satisfait, je revenais m’asseoir près de la jeune femme et lui tendait une main amicale :


_Je m'appelle Euldexa, à qui dois-je ce verre offert et ce petit divertissement... ?
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Powder
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« Répondre #4 le: Juin 28, 2013, 11:58:53 »

Powder se frotta le nez, d'ailleurs légèrement rouge, tout comme ses joues, fière de ses petites vannes contre ce couple encore plus imbus de leur personne qu'elle. Malheureusement, Les derniers restes de son centre de gravité commençaient à disparaître. Sûrement pour aller jouer à la pétanque ou quelque chose comme ça : il lui semblait bien sentir quelques boules de plomb dans son estomac... mais par chance, Eudelxa choisit de lui offrir son bras à ce moment-là, lui donnant un point d'appui et lui permettant de rester digne, du haut de ses talons aiguilles. La slime l'observa faire son petit discours (qu'elle comprit à moitié d'ailleurs... mais bon, ça avait l'air recevable par quelqu'un de sobre) et son petit manège final s'avéra très distrayant. Les joues molles de l'homme avaient pris une teinte rosâtre, tout comme le reste de son visage et de son cou à peine visible sous les lipides accumulés, et Powder ne put finalement pas s'empêcher d'éclater de rire, le désignant d'un index blanc et fin.

"BEUHAHAHAAHAHA ! C'est VRAIMENT un cochon, maintenant ! PFFHAHAA !"

Il était vrai que tout ce sang monté à la tête et toute cette teinte rosacée renforçait pas mal le côté porcin de ce cher monsieur. Ça ne devait pas être la première fois qu'il recevait ce genre de remarques, et cela du l'aider à quitter le bar avec sa famille sous l'humiliation la plus totale, tandis que Powder se raccordait au bar, toujours hilare et se tenant les côtes. Elle se calma rapidement en voyant que l'étrangère qui l'avait défendue la fixait et l'observait sous toutes les coutures. Dépourvue de toute inhibition par le vin blanc coulant dans ses veines, la femme d'affaires leva un sourcil dans son étonnement, puis finit par délivrer un sourire vaseux à sa compagne, et lui répondre :

"Alors com'ça, on n'est amies, hein ?"

Elle passait du coq à l'âne, ignorant la question de son interlocutrice, toujours souriante, en finissant son verre. Elle le reposa sur le comptoir à côté des autres, puis se retourna ensuite vers la vampire, les yeux mi-clos et les lèvres brillantes. Sa main se secoua d'un geste désinvolte.

"Pas que ça m'gêne, hein. J'aime bien les amies d'un soir, moi. Elles sont toujours gentilles avec moi... bon, j'sais qu'elles y sont forcées, mais ça toujours plaisir, quand même, hein ? Ha ha !"

Powder en riait comme d'une excellente blague. C'était pourtant un sujet sensible qu'elle n'aurait pas abordé devant quiconque en étant dans un état normal, et surtout pas devant une inconnue. La plupart des gens agréables avec elle étaient en effet payés pour le faire... en Tekhos, beaucoup la considéraient comme un monstre abominable, jusqu'à ce que l'on leur agite les billets devant le nez. Il n'y en avait que très peu qui se montrait présente pour elle, sans promesse d'un salaire à la clé. Mais pour l'instant, la slime n'en avait cure, se contenant se récolter les deux cocktails qu'elle avait commandées. Elle en passa un à Eudelxa, un sublime verre de cristal aux beaux reflets dorés.

"Piña colada. Pour changer un peu. Oh, mais c'est vrai !"

Ses yeux azur s'écarquillèrent, alors qu'elle se rappelait de quelque chose, et elle délivra à sa camarade un adorable sourire.

"Des informations comme mon nom, s'pas gratuit, hein. J'te le dirais si tu me fais... mmh... un bisou, tiens ! ♥"
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« Répondre #5 le: Août 05, 2013, 06:16:41 »

La jeune femme ou plutôt créature était réellement intenable et saoule comme une barrique. J'espérais que l'alcool dans son organisme n’altérerait pas trop le goût initial de son sang car j'étais véritablement curieuse de la goûter. Toujours souriante, je la laissais faire son numéro, patiente, me parant d'apparentes bienveillance et indulgence. Intérieurement, je me fichais bien qu'elle boive comme un trou ou non, tout autant que de la raison pour laquelle elle buvait autant, tout ce qui m'importait, c'était de gagner sa confiance et sa sympathie, la technique de l'amie était peut-être vieille comme le monde mais c'était la plus sure, et celle qui marchait toujours, sans jamais une faille. Elle demandait simplement un peu de patience... mais le bon prédateur se reconnaît à sa faculté à attendre, tapi dans l'ombre, comme un monstre menaçant, ce que j'étais, et suis, au demeurant.
Souriant, je m'asseyais à côté de la jeune inconnue, prenant le verre avec un signe de remerciement de la tête. Elle approchait son verre de ses lèvres avec une instabilité dangereuse et je retins un rire en la voyant manquer son but deux ou trois fois avant que sa bouche ne se referme dessus. Profitant d'un moment d'inattention de sa part (et ils étaient nombreux) je versais la moitié du contenu sur le sol, sans aucun remord pour les serveurs qui devraient laver après le départ de tous les clients.


J'eus en revanche du mal à suivre son discours sur l'amitié et je me justifiais simplement :

_Peut-être pas amies, c'est vrai, c'était surtout pour renvoyer cet homme-porc, mais je vous devais bien ça, on ne laisse pas quelqu'un qui vous offre un verre dans une situation pareille, si... ? Peut-être suis-je simplement mieux élevée que les gens que vous avez vraisemblablement l'habitude de côtoyer d'ordinaire, dis-je avec un sourire.

Brusquement, quelque chose sembla lui revenir à l'esprit et je m'immobilisais dans l'attente de ce quelque chose qui semblait vraiment sonner comme une révélation pour elle.

_Des informations comme mon nom, s'pas gratuit, hein. J'te le dirais si tu me fais... mmh... un bisou, tiens ! ♥

Ah, ben non, pas une révélation incroyable, juste une fille saoule... J'esquissais pourtant un nouveau sourire en riant même légèrement. Je fis mine de boire encore dans mon verre si gentiment offert, et je la regardais franchement.

_D'accord...

Me relevant et m'approchant doucement de la jeune femme, je posais une main douce sur sa joue. Contrairement à ce qu'elle aurait pu attendre, je ne l'embrassais pas sur la joue comme on embrasse une inconnue, mais je capturais ses lèvres détrempées d'alcool entre les miennes, sans goût. Forçant doucement sur ses lèvres avec ma langue, je cherchais la sienne que je caressais furtivement, revenant plusieurs fois à la charge dans un baiser tout aussi fougueux qu'inattendu.
Je n'avais pas pour habitude de m'acoquiner avec les femmes, mais tous les moyens étaient bons pour manger un plat insolite.
Cette fois, par contre, plus de doute, tous les regards étaient braqués sur nous.

Délaissant enfin ses lèvres avec un petit sourire, je me rasseyais comme si de rien n'était, sûre de mon petit effet vampirique : mon haleine, mon odeur, le goût de ma salive même, tout, lorsqu'on est vampire, est un aphrodisiaque et un déclencheur d'intérêt pour nos proies et victimes, quelles qu'elles soient.


_Alors, ce prénom... ? Dis-je, amusée.
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