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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Rien de moins qu'une chasse ? (PV Alice Kovander)  (Lu 1064 fois)
Cirillia
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FicheChalant
« le: Janvier 11, 2012, 04:20:18 »

♫ Sur la montagne abandonnéeuuuuuh, y'a plein de neige et de rocheeeeeers ♫

Si elle avait eu une paire de ce que les hommes portent à leur entrejambe, Cirillia aurait bien volontiers dit qu'elle se les gelait. Car bordel, qu'est-ce qu'il faisait froid dans ces hautes montagnes ! La chasseuse de dragons avait beau porter son armure ainsi qu'un manteau de fourrure, la neige ainsi que le vent rendaient son ascension loin d'être une promenade de santé.
Mais là où bien des personnes auraient fait demi-tour, elle continuait inlassablement, guidée par cette force qui la menait maintenant depuis de longues années: la haine. Cirillia traquait en effet un dragon et suivait sa piste depuis maintenant plusieurs jours, piste qui l'avait menée à traverser clandestinement les frontières du royaume de Sylvandell. Elle n'était pas très familière des questions de politique, mais elle savait grosso-modo qu'il s'agissait d'un peuple de tarés qui vénéraient les dragons comme des dieux. Au vu de son passif, cela suffisait amplement à les haïr.

Malgré les jours de marche, et d'escalade des parois rocheuses de ces hautes montagnes, Cirillia sentait qu'elle touchait au but en voyant au lointain un trou creusé à même la roche, de taille suffisante pour abriter un dragon entrant dans ses jeunes années d'adulte. Ces saloperies, quand elles en avaient les moyens, se faisaient rarement chier à trouver des cavernes naturelles, et les creusaient elles mêmes dans un endroit leur convenant. Les hautes montagnes étaient un de ces types de lieux privilégiés, car cela réduisait drastiquement les chances que des intrus arrivent à proximité.
Sauf que Cirillia faisait partie du faible pourcentage de psychopathes suffisamment fous pour oser s'en approcher quand même.

Approchant de plus en plus de l'entrée, la chasseuse de dragons se mit alors à ramper au sol pour d'avantage s'approcher. Une odeur de souffre caractéristique émanait des environs, et grâce à son ouïe bien plus développée, elle pouvait en se concentrant entendre la respiration lourde de la bête qui se trouvait dans sa caverne.
Suffisamment proche, elle monta rapidement son arbalète et enclencha l'un de ses chargeurs de carreaux. Il n'était pas question d'aller à l'encontre du dragon dans sa caverne, où elle ferait une cible bien trop facile pour son souffle. Camouflée derrière un grand rocher, Cirillia sortit une flasque ronde de l'une de ses poches, et à l'aide d'une fronde improvisée, la balança directement dans la cave. Brisée, le composé chimique qui se trouvait dans la flasque entra ainsi en réaction, et dégagea une lourde fumée très dense, dans le but de faire sortir le dragon de sa tanière.
Cirillia empoignait fermement son arbalète tout en guettant la sortie à venir du monstre.

Allez...ramène toi saloperie...
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Princesse Alice Korvander
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FicheChalant
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« Répondre #1 le: Janvier 11, 2012, 09:22:45 »

En cette belle journée ensoleillée, Alice chantait gaiement dans sa chambre, après avoir pris son bain, brossant ses longs cheveux en se regardant dans un miroir. Dans sa tête, la Princesse vivait dans une espèce de mi-rêve, continuant chaque nuit à rêver de sa rencontre avec le dragon d’Or. La princesse de Sylvandell flottait sur un petit nuage, et on pouvait la comprendre ; le dragon d’Or avait confirmé qu’elle était une Korvander, appelée un jour à diriger la Commanderie Noire et Sylvandell. Et, même si c’était là le plus grand des cauchemars d’Alice, qui ne voyait pas comment elle pourrait gouverner cette bande de doux dingues, elle était néanmoins contente, car, après tout, elle avait vu un dragon doré, et avait survécu au rituel sacré.

Laissons-là donc profiter de son bonheur, car il risque d’être éphémère, la vie ayant toujours ce talent on ne peut plus sidérant de toujours tout fausser. Éloignons-nous donc un peu d‘elle, prenons de la hauteur, négligeons même la garnison endormie du Poing, essentiellement occupée à jouer aux cartes, et à vanter entre eux leurs plus belles aventures sexuelles, généralement toutes fausses pour la plupart, pour se perdre encore plus loin, dans une terre où aucun homme n’est autorisé. Un endroit sauvage et dangereux, un massif montagneux qui était pour sa plus grande partie le refuge d’une colonie importante de dragons, et qui, pour le reste de sa partie, était la proie de légendes encore plus dense que ce qu’on pouvait en dire sur le reste.

Dans cette terre rocailleuse, serpentée de grottes, on trouvait naturellement surtout des dragons, qui volaient dans le ciel, ou dormaient paisiblement dans des grottes, ou le long des corniches, ou cherchaient, pour les mâles, à courtiser les femelles, ces dernières, soit se laissant prendre au jeu, soit préférant veiller sur leur portée. Tout passionné de dragons aurait sans doute pu passer des mois ici, dans cet environnement totalement dominé par les dragons, à remplir ses manuscrits de notes sur la manière dont les dragons vivaient entre eux, mais personne de normalement censé n’oserait le faire sans l’autorisation préalable de Sylvandell. D’une part, parce que les dragons n’aimaient pas qu’un imbécile d’humain vienne les embêter, et que voir un petit humain était souvent l’occasion pour un dragon d’offrir à sa dragonne adorée deux bouts de jambes bien cuites pour nourrir les petits ; d’autre part, parce que les Commandeurs n’aimaient pas qu’on embête les dragons, et qu’on vienne souiller leur terre sacrée. Entrer dans la terre des Dragons sans y être accompagnée était donc interdit, et passable des plus lourdes sanctions applicables à Sylvandell, soit la peine de mort, qui, de toute manière, était généralement la sanction applicable dans 95% des litiges que la justice sylvandienne avait à connaître, au moins en ce qui concernait la Commanderie et la capitale elle-même.

La jeune chasseuse de dragons qui, par péché d’orgueil, décida de se faire remarquer, choisit, fort heureusement pour elle, une cible peu dangereuse, en ce sens qu’il s’agissait d’un mâle occupé à dormir. Il faisait partie de cette partie du peuple des dragons dorés qui voyageait dans les environs, soit pour y rechercher des troupeaux de bêtes afin de les attaquer pour nourrir la colonie, soit pour se promener, tout simplement. Ce dragon n’était donc pas une femelle, et c’était sans doute préférable pour Cirillia, car, quand on attaquait ses petits, une dragonne devenait totalement incontrôlable. Et, indiscutablement, enfumer la tanière d’un dragon faisait partie de ces choses qu’un dragon, ou même tout être vivant doté d’un sens de la propriété, et n’aimant pas se faire taper sur les doigts, n’aimait pas beaucoup.

Aussi, quand sa petite grotte, dans laquelle le jeune dragon savourait la vache qu’il avait dévoré à un fermier, envoyant voler une partie du toit de la ferme au passage en se redressant, se retrouva enfumée, le dragon poussa un grondement, et sortit rapidement, ses yeux le piquant. Il sortit comme une bombe, volant hors de la grotte, et se posa sur la plaine à proximité, se demandant ce qui lui était tombé dessus.

« Rrrrrrrrrrrrr », grondait-il nerveusement.

Un dragon n’était toutefois pas aussi bête qu’un animal. Il faisait beau, les volcans étaient loin, il n’y avait eu aucun éboulement, rien qui ne justifiât naturellement cette fumée détestable. Le dragon repéra alors le bout de jambes à l’origine de cette vapeur, sachant pertinemment qu’il y avait à proximité une réserve de bouts de jambes qu’il était défendu d’attaquer. Cruelle tentation, mais il ne vit rien sur elle de distinctif, qui lui rappelait l’odeur des bouts de jambes de la réserve d’à côté, et décida de se défouler sur elle.

Le dragon poussa un rugissement un peu plus violent, et, du fond de sa gueule, quelque chose se mit à briller. Le feu jaillit de sa gueule, et une épaisse langue de feu fondit sur le bout de jambes à toute allure.
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Janvier 11, 2012, 10:13:51 »

Même un dragon avait des yeux sensibles à une trop grosse quantité de fumée, et avec ce qu'il allait prendre, Cirillia était certaine d'attirer l'attention de sa proie, même si dans le cas d'un combat contre un dragon, il fallait toujours prendre garde à ce que la chasseresse conserve cette place jusqu'au bout.
Elle entendit rapidement les grondements de la bête, et bien que protégée par un rocher plus grand qu'elle, elle sentit la forte bourrassque à proximité lorsque le dragon en sortit tout en volant.
La danse allait pouvoir commencer, une danse où l'un des deux partenaires allait y passer.

Cirillia arma son arbalète, enclenchant le système de rechargement rapide tandis qu'elle regardait la bête s'envoler dans les airs, prendre de l'altitude pour discerner la raison de son dérangement. C'était un jeune mâle célibataire, et aux écailles dorées. C'était la première fois que Cirillia allait affronter un dragon métallique, dont la majorité étaient supposés plus forts que leurs confrères chromatiques, mais ce n'était pas pour effrayer Cirillia. Bien sûr elle avait peur, un combat contre un dragon n'était jamais gagné d'avance car il s'agissait de bêtes redoutables, mais sa détermination, sa haine, ainsi que l'appât du gain n'en faisaient pas une priorité dans son esprit, surtout en cet instant.

Le repérage de cible fut fortement facilité pour le dragon, dans le sens où Cirillia commença très rapidement à lui tirer des carreaux d'arbalète dessus, qui perçaient ses écailles. La contre-attaque ne tarda pas, le dragon ouvrant de son côté les hostilités en crachant du feu. Mais aidée par la couverture que lui offrait son rocher, ainsi que par son armure qui la protégeait de ce type de chaleur, Cirillia sentit juste la température s'élever.

C'EST TOUT CE QUE T'ES CAPABLE DE FAIRE ?

Cirillia le provoquait, bien sur le dragon ne serait pas capable de répondre par des mots, mais ils étaient suffisament intelligents pour discerner les intonations de voix. Et là, la chasseuse de monstres se foutait clairement de la gueule de sa proie afin de l'inciter à se rapprocher. Elle ne pourrait pas l'avoir simplement en lui tirant dessus, car elle se trouverait vite à cours de munitions. Il fallait qu'elle ammène le dragon à chercher le contact, ce qu'elle s'efforça de faire, mais sans grand succès.
Le dragon se contenta de tourner autour de son abri, lui balançant presque sans cesse son feu qui à terme finirait par l'avoir. Après plusieurs minutes, Cirillia compris que ce dragon attendais ainsi qu'elle fasse une erreur, et qu'elle soit à cours de munitions, ce qui effectivement ne saurait tarder.
Se trouvant à proprement parler dans une situation des plus catastrophiques, elle eu toutefois une idée. Une idée qui certes était dangereuse, à vrai dire elle avait neuf chances sur dix d'y rester, mais c'était la seule qui lui vint en tête. rangeant son arbalète dans son dos, elle se mit alors à courir en direction de la plaine, comme si elle cherchait à fuir après s'être rendue compte de son erreur.
Le dragon, voyant sa proie s'enfuir, vola en piqué dans sa direction, s'apprêtant à l'atrapper en plein vol et à la gober d'un seul trait dans sa bouche capable sans effort d'avaler un humain.

Et alors que le dragon volait presque au ras du sol, derrière Cirillia qui courait à toutes jambes, juste au moment où la bête s'apprêtait à donner un coup de mâchoire, Cirillia fit un énorme bond qui lui permit de se retrouver sur le cou élancé du dragon. Et tandis qu'elle sautait, la chasseuse de monstres avait dégainée l'une de ses épées pour la planter dans le cou du dragon, ce qui non seulement le blesserait, mais lui donnerait aussi de quoi se tenir au cours de ce qui allait être ni plus ni moins qu'un rodéo dans les airs.
Le dragon rugissait violement lorsque l'épée se planta en lui, et il prit de l'altitude tout en remuant frénétiquement son corps pour se débarasser de Cirillia qui elle tenait bon.

Hnnnnnf...triple enfoiré de serpent de MERDE !

Cirillia avait beau avoir une poigne solide, elle savait qu'elle ne tiendrait pas éternellement. Aussi, elle profita d'un bref moment d'accalmie au cours de ce rodéo pour se saisir de l'un de ses lourds et longs crochets en métal, et se dressa sur ses jambes afin de planter le crochet au niveau de la tête du dragon. Disposant d'une nouvelle prise, elle s'en servit alors pour tirer de toutes ses forces colossales dessus, forçant la tête du dragon à remonter vers le ciel alors qu'il était en plein vol, la tordant littéralement.
N'étant ainsi pas dans une bonne position pour le vol, le dragon ne parvint pas à garder sa trajectoire, et tandis que Cirillia continuait à le désiquilibrer ainsi, le dragon se mit à tomber comme une pierre. Récupérant son épée, Cirillia sauta alors au tout dernier moment pour aller rouler violemment sur un sol à peine adouçi par de l'herbe, tandis que le dragon lui alla littéralement s'écraser sur une zone un peu plus éloignée parsemée de gros rochers sur lesquels il se fracassa, se brisant au passage de multiples os.
Cirillia reste la visage contre la terre pendant un moment, sonnée, avant de commencer à doucement se relever, poussiéreuse et le corps douloureux, elle n'avait toutefois rien de cassé ni de démis, ce qui était à proprement parler un miracle. A quatre pattes, elle reprit son souffle avant de tourner légèrement sa tête pour avoir dans son champ de vision le dragon, qui essayait de bouger, mais n'y arrivait pas. une de ses ailes était clairement brisée, ainsi que plusieurs de ses côtes.

Fils de pute...

Cirillia se dressa à nouveau sur ses jambes dans un vrai torrent de poussière, mais ça lui était égal, ce dragon était à sa merci. Elle reprit alors son arbalète et l'arma, avant de viser la tête de ce monstre, qui allait s'ajouter à sa collection...
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« Répondre #3 le: Janvier 12, 2012, 12:02:08 »

Tandis que Cirillia s’amusait avec l’énorme dragon, à la Pointe, la vingtaine de gardes avaient décidé de changer de sujet, préférant, non plus parler de tours de poitrines, mais de la taille de leurs membres quand ils étaient excités, sujet autrement plus intéressant, et source de bien des débats et de longues discussions. On s’amusait comme on le pouvait, à la Pointe, ce délicat manoir perdu sur une corniche, balayé la nuit par le vent, à tel point qu’on avait l’impression que des fantômes se promenaient. C’était un endroit solitaire, d’où on apercevait, au loin, les hautes tours de Sylvandell. Si proche du Territoire des Dragons, les nuits étaient souvent difficiles, quand les dragons se mettaient à hurler comme des chiens enragés vers les quatre heures du matin, un boucan du diable, à vous faire réveiller les Dieux en personne.

Les gardes furent toutefois tirés de leur ennui morose en entendant un dragon piailler.

« TA GUEULE ! s’exclama l’un des soldats, jouant aux cartes avec un autre.
 -  Encore un male en rut, ça… commenta l’autre garde.
 -  ’Pourraient apprendre à fermer leurs gueules, dès fois ! Vivement une mutation… Dans les baronnies, que’que part par là. Là, j’serais tranquille, avec rien d’autre la nuit que ces bonnes dames entre mes cuisses. »

Les soldats rirent à cette remarque, relativement rêveuse pour eux, mais les hurlements du dragon ne cessèrent pas, et s’amplifièrent tellement que les gardes finirent par sortir.

« Oh putain… s’exclama l’un d’eux Putain, putain, putain, putain… repéta-t-il en retournant d’un pas précipité vers le salon des gardes.
 -  Qu’est-ce qui se passe ?
 -  Une… Une nuée de dragons, dans le ciel ! expliqua l’homme. Vite, bande de tire-aux-culs ! Sortez vos armes, il faut y aller ! »

Le soldat traversa le grand salon rapidement tandis que les Sylvandiens se mettaient sur place, récupérant leurs cotes de mailles, leurs arbalètes, leurs épées, boucliers, et lances, et sortirent. En levant la tête, ils virent effectivement un singulier spectacle, à savoir des dizaines et des dizaines de dragons volant dans le ciel, comme en pleine saison des amours, sauf que ce n’était pas la saison des amours, et tous les dragons grognaient et rugissaient. Le soldat qui traversait la Pointe se rendit sur une petite plate-forme qui donnait droit sur un ravin, et souffla dans un énorme cor. Un son énorme emplit l’air, et se répercuta à plusieurs reprises sur les montagnes, jusqu’à rejoindre la partie haute de Sylvandell, avertissant le Palais royal de ce qui se passait.

Quelqu’un attaquait les dragons ! Les gardes étaient bons pour leur grade, dans la mesure où c’était à eux qu’ils s’assuraient de voir si personne n’entrait dans la Terre des Dragons. Ils coururent rapidement, entendant les gémissements d’un dragon, couvrant les grondements de toute la meute, qui tournoyait dans le ciel, et ils ne tardèrent pas à arriver sur une petite plaine rocailleuse, voyant un dragon blessé, agonisant, qui tentait faiblement de se dresser, tandis qu’une femme, qui avait tout d’une bombe sexuelle, pointait sur sa gueule une arbalète.

« Oh putain, répéta un soldat, qui avait visiblement de gros problèmes avec son vocabulaire raffiné.
 -  ARRÊTEZ-VOUS ! clama un soldat. Les dragons sont sacrés ! Arrêtez-vous immédiatement, espèce de salope ! »

Les gardes armés d’arcs et d’arbalètes les pointèrent vers la femme, après avoir louché sur son fessier divin. Le sergent de cette petite escouade avait brandi son épée, mais l’un des soldats vint lui parler.

« Chef… Avant de la balancer dans le vide, est-ce qu’on pourrait, juste… Enfin, vous voyez, quoi…
 -  Moi aussi, j’ai pas touché à d’la bonne chair depuis bien trop longtemps… » confirma le sergent.

Du point de vue des gardes, cette frêle jeune femme (au fessier divin, notons-le) avait du attaquer un dragon par fourberie, sans doute pour lui voler ses écailles, ce qui était assez courant. S’ils avaient assisté au combat, ils auraient sans doute pris leurs jambes à leur cou, mais deux choses les en empêchaient : d’une part, la promesse de se faire sévèrement engueuler par Tywill Korvander quand il verrait que quelqu’un avait, non seulement pénétré la Terre des Dragons, mais aussi rendu furieux ces derniers ; d’autre part, la promesse de pouvoir passer un petit bon moment avec celle-là, car, enfin, il fallait se l’avouer… C’était un sacré bout de femme. Dégainant leurs armes, les soldats s’avancèrent vers elle. Trois archers et deux arbalétriers la tenaient en joue.

« Lâchez votre arme tout de suite ; vous aurez droit à un procès équitable…
 -  Oh ça ouais, qu’il sera équitable ! » confirma un autre soldat.
« Dernière édition: Janvier 12, 2012, 12:11:03 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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FicheChalant
« Répondre #4 le: Janvier 12, 2012, 08:29:28 »

Y'a vraiment des jours où le destin se décide à faire chier, où cela semble tellement trop gros pour être une simple coïncidence, qu'on se demanderait presque si les Dieux n'y mettent pas leur grain de sel pour s'amuser sur le dos des pauvres mortels. Des soldats de Sylvandell étaient arrivés, ce qui en soit n'était pas surprenant vu le bruit que le combat contre le dragon avait du provoquer, mais il fallait vraiment qu'ils se pointent alors que Cirillia s'apprêtait à achever sa proie ? Une minute ou deux plus tard ce n'était pas possible ? Naaaaaaaan bien sûr que non.

Qui plus est, Cirillia ne pouvait pas faire comme si cette menace n'existait pas. Elle avait beau tourner le dos aux soldats, ses sens aiguisés la mettaient en alerte. Il étaient bien plus d'une dizaine à vue de nez, dont certains la tenaient en joue avec des armes à distance. Il étaient nombreux, bien équipés, et il décrivaient autour d'elle un demi-cercle dans son dos.
Cirillia analysait la situation en silence, restant globalement immobile, ne faisant aucun geste pour baisser son arbalète, mais aucun non plus indiquant qu'elle tirerait sur le dragon. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait pourtant, le bout de son index effleurait la gachette de son arme, il lui suffisait d'une légère pression pour tirer des traits mortels pour la bette qu'elle avait en joue. Mais il fallait qu'elle s'occupe d'abord des soldats, c'était une nécessité si elle voulait survivre.

*Deux archers à ma gauche, trois arbalétriers à ma droite, le reste équipé d'armes de corps à corps.*

Pendant que les soldats discutaient entre eux, et semblaient de façon ostentatoire ne pas se limiter à une simple arrestation de Cirillia, cette dernière analysait la situation dans laquelle elle se trouvait. C'était dangereux, mais pas insurmontable, et ces idiots en la prenant pour moins forte qu'elle n'était réellement lui donnaient un temps précieux pour se concentrer, visualiser dans sa tête ce qu'elle allait faire, étape par étapes...des étapes qui mèneraient aux morts diverses et variées, mais bel et bien aux morts de tous ces fils de putes.
Lorsque "procès équitable" fût lâché par l'un de ces soldats de pacotille, Cirillia effectua un demi-tour sur elle même et tira l'un à la suite de l'autre deux carreaux qui atteignirent les archers, et qui se plantèrent dans leurs cous. Elle fit une roulade sur le côté, évitant par la même occasion les tirs des trois arbalétriers qui réagissaient à la mort de leurs camarades. Bien vite, Cirillia leur régla aussi leur compte, trois carreaux tirés alors que ses adversaires cherchaient à peine à recharger leurs armes.
Cinq de moins en moins de cinq secondes.

Je vous offre une autre alternative bande de minables, celle de tous crever par mes lames...de façon tout ce qu'il y a de plus équitable.

Cirillia rangea son arbalète, et dégaina alors ses deux épées alors que les premiers soldats se remettaient et fonçaient sur elle. Rapide, agile et puissante, Cirillia était tout simplement trop forte pour eux qui tombaient les uns après les autres. Décapités, leurs bras tranchés, leurs nuques brisés, Cirillia en était au point de pouvoir effectivement varier les plaisirs d'autant que l'ardeur des soldats baissait à chacun de leurs camarades qui tombaient sous ses lames. Bien vite, les cadavres formèrent un cercle autour d'elle, le sang coulant et nourrissait la terre. Un dernier soldat qui avait vu tous ses camarades tomber, et se retrouvait seul face à Cirillia, se mit alors à fuir. La chasseuse de monstres ne lui donna toutefois pas cette opportunité, puisqu'un carreau d'arbalète se planta dans son dos, et il s'effondra, pas tout à fait mort, mais presque.
Une vingtaine de soldats de Sylvandell venaient de périr, et ce des mains d'une seule personne...autant pour la réputation de pugnacité de ces hommes, qui venait d'en prendre un coup.
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« Répondre #5 le: Janvier 12, 2012, 09:12:23 »

Tandis que les malheureux soldats se heurtaient à une femme qui, contrairement à ce qu’ils pensaient, n’était pas une simple paysanne, dans la partie haute de Sylvandell, tous les regards s’étaient tournés vers les montagnes. On ne faisait pas sonner le Cor de la Pointe sans raison, et ceux qui s‘y étaient amusés dans le passé avaient été corrigés comme il se doit, décourageant tous les plaisantins. Non, on ne plaisantait pas avec le Cor, et l’entendre sonner signifiait qu’il se passait quelque chose d’important dans le Sanctuaire, quelque chose de suffisamment important pour que la Pointe en informe Sylvandell.

Un seul homme devait toutefois répondre à l’appel, le temps que le reste des troupes se déplace. La Commanderie Noire, qui avait notamment pour fonctionner de protéger Sylvandell, n’avait pas une succursale ouverte avec dix Commandeurs dans le Château. Pour autant, il existait toujours un Commandeur, dont l’office était généralement de rester à Sylvandell. Il était, comme on l’appelait familièrement au sein de la Commanderie, le « Chien de Sylvandell », ou, de manière un peu moins disgracieuse, le « Limier ». Et, s’il y avait bien eu dès fois où le Limier était un paladin sans grand talent, c’était bien différent de ce Limier-là, qui à dos de cheval, rejoignait la Pointe. Il était parti aussi vite que possible du Château, non sans avoir ordonné aux gardes de veiller à ce que la Princesse ne sorte pas de ses appartements, cette dernière ayant naturellement aussi entendu le cor, et désireuse de savoir immédiatement ce qui se passait.

Le Limier s’appelait Sandor Clegane, et était le petit-frère d’un ex-Commandeur renégat, Gregor Clegane, véritable légende vivante, surnommé fort justement, en raison de ses 240 centimètres, la « Montagne en marche ». Le Limier avait le visage défiguré par trois affreuses cicatrices qui lui coupaient le visage en deux, avait de longs cheveux, et constata rapidement que la Pointe était déserte, avant d’entendre les grondements des dragons.

« Allons bon, qu’est-ce qui leur prend, à ces salauds-là ? grogna-t-il. ’Vous en foutrez, moi, des cris et des coups d’ailes ! »

Son cheval le porta encore un peu plus, et il s’aventura sur la Terre des Dragons, avant de voir un spectacle assez curieux, alors qu’il restait sur son cheval. Un dragon gisait au milieu de rochers, souffrant visiblement, à en voir ses ailes abattues, le sang qui ruisselait de ses côtes, ce qui expliquait la fureur des dragons, qui n’avaient sans doute pas encore attaqué par peur d’achever l’autre dragon, et en attente que les Sylvandiens viennent le soigner. Tant mieux… Un rideau de feu, ça avait de quoi foutre la trouille à n’importe qui, mais surtout au Limier.

Le Limier vit ensuite de nombreux cadavres sur le sol, et reconnut là les gardes de la Pointe. Il vit enfin celle qui les avait tué, une femme avec des cheveux de feu, et un regard haineux dans le visage, un regard qui appelait à la mort. Le Limier la regarda silencieusement, et entendit alors quelqu’un.

« Mon… Mes… Messire ! »

Baissant la tête, le Limier aperçut un garde avec un carreau planté dans le dos, qui rampait près de son cheval.

« Où qu’t’vois un foutu Lord, toi ? Tu crois que j’ai la gueule d’un Lord, dis ?
 -  Elle… Cette diablesse… Elle… Elle a blessé le da… Le dra… Le…
 -  Ta gueule, répliqua le Limier.
 -  Oh… Il faut… ‘Cher… L’apo… Po-po… Apothi… Mal »

Lassé, le Limier donna un coup sur son cheval, qui se dressa sur ses pattes arrière, brandissant les deux pattes avant, et écrasa l’un de ses fers en plein sur le visage du garde, provoquant un bruit d’écrasement visqueux quand son sabot transperça sa tête, éclatant les os, répandant des morceaux de cervelles.

« V’là une méthode plus rapide pour que t’arrêtes de caqueter », résuma Clegane.

Le Limier contempla ensuite à nouveau la femme, et descendit de son cheval, sa cape flottant derrière lui, son armure noire de Commandeur se dressant fièrement. Il crut discerner en elle un semblant de fierté, après son résultat, et contempla les cadavres, sans avoir dégainé aucune arme pour le moment.

« Tu t’sens pousser des couilles en dégommant des minables et un gros lézard ? finit-il par dire. Ne pas être capable de s’occuper d’une foutue gonzesse qu’a confondu une putain d’épée avec ses foutues couches… Z’ont bien fait de crever ; j’les aurais achevés moi-même. »

Sandor Clegane regarda alors la jeune femme, et dégaina son épée, restant toujours à bonne distance d’elle.

« J’m’appelle Sandor Clegane, la truie. Retiens bien ce nom. »

Alors, le Limier chargea. Son cheval se mit à courir parallèlement à lui, et il se rua vers la jeune femme. Au moment où elle décida d’utiliser ses carreaux, il envoya son épée droit sur elle, roulant de côté. La lame ne l’atteignit pas, mais dut au moins la forcer à cesser ses tirs, laissant à Clegane l’occasion, après avoir roulé sur le sol, de lever l’un de ses bras, faisant apparaître une arbalète miniature crochée le long de son poignet. Une arme d’assassin, mais qui trouvait toujours son utilité en combat. Il en tira un petit carreau qui atteignit l’arbalète, amenant la jeune femme à la lâcher, et dégaina sa seconde épée, marchant rapidement vers elle.

« Allez, viens, ma jolie, viens prendre ta leçon. »

Les lames s’entrechoquèrent avec rage, le Limier se contentant uniquement de défendre, de parer les attaques furieuses et rapides, appuyées et souples de la jeune femme, mais elle devait bientôt déchanter.

« Plus souple, l’mouvement, lançait le Limier en parant chacun de ses coups. Appuie-toi sur l’autre jambe. Faille. »

Il marqua son mot en lui donnant un formidable coup de poing au visage, mais il en fallait visiblement plus pour décourager la jeune femme, qui revint à l’assaut.

« Mieux. Vérifie ta garde. »

Le Limier essaya de la frapper au pied, afin de la renverser, mais la jeune femme esquiva, et il en profita pour lui donner un coup de tête en plein dans le front, et profita de son étourdissement pour envoyer son poing la heurter tout aussi violemment à l’estomac, avant de la repousser.

« Tu t’défends bien… Allez, j’suis sûr que tu peux mieux faire. »
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Cirillia
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« Répondre #6 le: Janvier 23, 2012, 03:39:42 »

Y'avait des jours comme ça, où le destin, les dieux, le hasard, ou quoi que ce soit d'autre, se décidait à faire chier, et ce jour à en était clairement un. Une de ces grandes forces décidant du destin de tout ce qui vit devait s'emmerder, et avait foutu son grain de sel dans le karma de Cirillia en cet instant précis. Il n'y avait pas d'autres explications pour justifier le fait, que juste après s'être farcie une vingtaine de minables, cela ne soit pas fini.
Cer non, ce n'était pas fini, à peine Cirillia avait-elle plantée d'un de ses carreaux le dernier soldat, qu'un autre de ces trouffions à la solde des dragons venait d'apparaître. Oui, un seul, or dans ce monde qui est tout sauf sécurisé, ne se déplacent seuls que deux types de personnes: les imbéciles, et ceux qui ont les "moyens" de se déplacer seuls. Cirillia n'était pas très famillière de la hiérarchie militaire de ce pays, peuplé par des fous, mais son armure élaborée laissait supposer qu'il n'était pas qu'un simple soldat, ainsi que l'allure qui se dégageait de lui.

Sandor Clegane, et truie. Voilà les deux mots qu'elle retint de cette conversation, ou du moins de ce monologue car Cirillia n'avait pas daignée lui parler. Dieux qu'elle était blasée, et Dieux qu'elle était énervée, se faire traiter de truie, alors qu'on a un caractère peu prompt à passer outre les insultes...il fallait nécéssairement que cela dégénère en combat.
Problème, le combat ne tourna pas à son avantage, ce type jouait littéralement avec elle, et Cirillia prit quelques coups. Rien de très grave, le sang de dragon coulant dans ses veines lui donnait une résistance hors du commun pour une humaine, alors qu'en temps normal la puissance de ces coups aurait foutu à terre n'importe qui. A genoux à terre alors qu'elle venait de prendre un violent coup dans le ventre, elle cracha au sol une petite gerbe de sang, avant de se relever.

Ce type était loin d'être un trouffion de base, Cirillia s'en rendait compte, elle qui était plus apte à juger de la puissance de monstres que celles d'humains. Par contre, elle n'allait plus commettre cette erreur. Elle le chargea à nouveau, comme si en ayant perdue son sang froid elle allait tout juste se contenter de le frapper, mais cela lui permit au contraire de le feinter, en amorçant une frappe elle changea rapidement la direction de sa lame.

Faille...

La railla-t-elle avant de glisser l'une de ses lames dans l'un des points faibles de l'armure, le large trou de la cuirasse permettant de passer les bras. Elle y enfonça sa lame, pas très longtemps, elle ne parvint donc pas à le planter en profondeur, mais elle était presque certaine d'avoir sentie l'une des côtes de son adversaire se briser sous le choc, et elle en profita à l'aide de son autre arme pour le désarmer, faisant voler une de ses épées au loin.
Bien sur il riposta, mais Cirillia parvenait à parer. Tout aussi fort que ce Sandor Clegane pouvait être, une côte brisée restait une côte brisée, et il devait pisser le sang en prime. Après avoir parée quelques attaques néanmoins bien placées, Cirillia parvint à l'atteindre une nouvelle fois au niveau d'une de ses jambes, transperçant sa chair, tandis que de l'autre main elle utilisa le pommeau de son épée pour le frapper violemment au crâne.
Le "Limier" tomba à terre, et Cirillia en profita alors pour enchainer les coups de pieds dans son ventre et son visage, elle y allait furieusement, tellement que la cuirasse protégeant le torse et le ventre se pliait sous ses coups de pieds, indiquant qu'elle était tout sauf une humaine normale à ce stade.
Au bout d'une bonne vingtaine de coups, elle s'arrêta, le souffle accéléré, elle lui cracha dessus.

Pas mal trou du cul, mais je me laisse pas buter aussi facilement, toi en revanche...

Disant ça, elle leva ses épées, et s'apprêta à lui donner le coup de grâce...
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DC d’Alice Korvander.

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« Répondre #7 le: Janvier 23, 2012, 09:48:42 »

La bataille ne tourna pas spécialement en la faveur du Limier. Perçant sa garde, la femme parvint à s’enfoncer dans son armure, et à le blesser. Clegane sentit la douleur exploser dans son corps, et en fut légèrement déconcentré, permettant à la vagabonde de prendre le dessus, de lui retirer l’une de ses épées, et de le rouer de coups en prime. Le Limier finit par s’écraser sur le sol, tandis que la femme, triomphante, levait ses épées. Elles étaient couvertes de sang, brillant sous le reflet du soleil, alors qu’elle s’apprêtait promptement à décapiter le Limier. Elle lui cracha alors dessus, et ceci acheva d’énerver le Limier.

« J’crois que tu m’as foutrement énervé, foutue gonzesse », éructa-t-il. 

Les lames s’abattirent vers lui, et le Limier leva l’une de ses mains, comme pour les stopper. Des formes sombres jaillirent alors de ses doigts, et heurtèrent les lames. Un souffle noir et glacial qui projeta Ciri, l’envoyant rouler sur le sol, tandis que le Limier entreprenait de se redresser. Le sang s’égouttait de sa blessure, coulant le long de son corps, filant sur le sol en de petites gouttes écarlates. Il n’y avait rien de mieux pour l’énerver ! Ça, pour être en colère, le Limier fulminait.

« Tu sais danser de l’épée ça ouais, mais, dans un monde de magie, les types qui savent que danser de l’épée, on les trouve dans un foutu putain de cirque, fillette ! »

Épée dans la main droite, le Limier leva la gauche, et de nouvelles ondes de vent jaillirent de chacun de ses doigts, renversant à nouveau Cirillia. Des rafales acérées de vent, qui lui lacérèrent la peau, tandis que le Limier marchait lentement. Il soufflait lentement, la vision trouble. Cette garce avait frappé fort. Sans l’armure de Sylvandell, cet alliage spécial qui permettait de fusionner les métaux les plus résistants et les écailles de dragons, le coup aurait été fatal.

« Félicite-toi d’une chose, la fille, tu m’as forcé à m’battre sérieusement. »

Il envoya de nouvelles ondes, continuant à repousser la jeune femme. Depuis l’endroit où ils étaient venu, d’autres individus se tenaient là. Des gardes, des archers et des arbalétriers, mais aussi d’autres Commandeurs, ainsi que le Roi en personne. Pour la fillette, c’était la fin de course, mais le Limier ne tenait pas à être ridiculisé par une simple pétasse. Chaque Commandeur avait un pouvoir magique, chaque Commandeur avait subi des modifications génétiques en devenant Commandeur. Mais il était généralement rare qu’on les utilise ; il fallait vraiment rencontrer un adversaire de talent, ce qui était le cas pour cette fille. Après tout, sur Terra, comme le Limier l’avait lui-même expliqué, si on n’avait pas de pouvoir magique, on ne pouvait pas faire grand-chose.

Il envoya une nouvelle onde, plus violente, et les épées de Cirillia s’envolèrent, tandis que la peau de la femme se lacérait par endroit sous les impacts du vent. Clegane s’arrêta alors, soupirant. Utiliser la magie était fatigant pour les nerfs, et il sentit un vertige le saisir. Il se rua vers Ciri’, comme pour chercher à en finir, mais la femme, même désarmée, était aussi dangereuse qu’une espèce de saloperie de serpent, et le frappa. Il répliqua par une gifle monumentale au visage, à l’aide de son gantelet de fer. Cirillia s’écrasa sur le sol, et plusieurs carreaux d’arbalètes frappèrent autour d’elle.

« Belle démonstration ! tonna alors la voix caverneuse du Roi. Mais je crains que vous ne dussiez vous arrêter là. Madame la chasseuse de dragons, ou quel que soit votre foutu putain de nom de merde, en ma qualité de Lord Commandeur, de Juge suprême, et toutes ces putains de conneries, je vous déclare solennellement coupable du plus grand crime qui soit à Sylvandell. »

Tandis que le Roi parlait, plusieurs gardes s’approchèrent de Ciri’, tentant de l’enchaîner, en profitant pour la désarmer. La jeune femme se reçut plusieurs coups supplémentaires, jusqu’à pouvoir être attachée, mais sa hargne et sa résistance interrompirent le Roi dans l’énoncé de la sentence. Tandis que plusieurs apothicaires avançaient vers le dragon blessé, le Roi hésita plusieurs secondes.

« Sire ? finit par demander son page, Pycelle.
 -  Hum… Finalement, nous allons peut-être ajourner la sentence, avança-t-il sur un ton un peu plus calme.
 -  Que… Que voulez-vous dire, Sire ? demanda Pycelle, surpris.
 -  J’ai dit ce que j’avais à dire, alors, tu fermes ton foutu claque-merde à questions, maintenant ! V’là une semaine que ma fille a reçu le sang du Dragon. Il est temps qu’elle en fasse bon usage ! Traînez-moi ce détritus de merde jusqu’au château ! Limier, venez-ici, j’ai des choses à vous dire ! »

Sandor Clegane grommela, et avança, se tenant la côte. Pendant ce temps, on releva Cirillia, solidement attachée par d’énormes chaînes autour du ventre, avec un collier autour du cou.

« Allez, salope, avance ! rugit un soldat en lui donnant un coup de pied dans le cul.
 -  Tu paieras pour la mort de nos camarades, p’tite pute ! »

Le Roi et le Limier parlèrent entre eux, puis le Limier se retourna, tandis que le Roi restait dans le Sanctuaire, probablement afin d’apaiser les dragons. Le Limier marcha vers Cirillia, et se planta devant elle. Sans rien dire, il la frappa alors violemment au visage.

« Ça, c’est pour m’avoir craché dessus, la fillette. Allez, laissez-là moi.
 -  Hein ? Mais… Et si elle s’évade ?
 -  Putain, mais comment tu veux qu’elle se barre, hein ?! Rassure-toi, sucre d’orge, c’est que partie remise avant qu’on t’épluche comme une orange, et qu’on te force à bouffer ta propre peau ![/color] »

Le Limier tira sur la chaîne rapidement, renversant la chasseuse de dragons.

« Allez, remue ton gros cul. T’as d’la veine, le Roi veut tester avec toi quelque chose d’inédit. Allez, remue-toi, on a pas toute la foutue journée ! »

Et le Limier se mit à descendre vers le Château royal, malgré tout suivi par plusieurs soldats.
« Dernière édition: Janvier 23, 2012, 10:10:05 par Princesse Alice Korvander » Journalisée


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