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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Bonjour et bienvenue.

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Auteur Sujet: La cruauté d'un monde, des retrouvailles inespérées [Misty Stollen]  (Lu 149 fois)
Brutus
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FicheChalant
« le: Février 14, 2018, 01:38:24 »

« TUE ! LE ! TUE ! LE ! TUE ! LE ! »

Tous les gradins scandaient en rythme, à l'unisson. Certains tapaient des mains, d'autre des pieds sur le sol, d'autre encore brandissaient le poing, ou hurlaient simplement. Mais tous étaient survoltés, presque enragés. Tel était, en quelques mots, l'ambiance qui régnait au sein de l'arène. Pendant ce temps, au centre, un gladiateur tournait lentement autour autour de son adversaire, au sol. Une épée à la main, il levait les bras en direction de la foule, qui était déjà en délire, pour encourager leurs acclamations. Le combat avait été d'une rare violence, mais néanmoins très court. Le gladiateur terrassé n'avait pu tenir tête à son adversaire bien longtemps, échouant à divertir le public. Et celui-ci en réclamait maintenant davantage, une mise à mort, une exécution. Du sang.

Le gladiateur victorieux se tourna alors vers le gradin central, où siégeait l'organisateur des jeux, et maitre des lieux, Deimos, accompagné de ses invités de marques. Son épée s'abaissa sur la nuque du perdant, qui était à genoux sur le sable de l'arène, blessé et vaincu, mais prêt à accepté son destin. La foule continuait à hurler de vive voix au gladiateur, « TUE ! LE ! », mais ce n'était pas à lui de prendre cette décision. Les deux combattants attendaient donc le jugement de Deimos, solennellement. Ce dernier prit son temps, jouant avec l'impatience du public, avant de finalement se lever, et d'un geste du pouce vers le sol, condamner le perdant à mort. Le gladiateur hocha la tête, puis il prit sa poignée à deux mains, et d'un puissant coup d'épée, trancha net le cou de son adversaire, qui roula sur le sol, son sang teintant le sable d'un rouge écarlate. Les cris de la foule redoublèrent d'intensité.

« OUAAAAIIIS ! »

Pendant ce temps, Brutus attendait son tour, devant la grille. Il n'était pas ému par cette décapitation, ni effrayé à l'idée de subir le même sort. C'était son quotidien, et cela ne suscitait plus aucune émotion chez lui. La seule chose à laquelle il pensait, en ce moment, froidement, c'était de survivre. La mort ne lui faisait pas peur, certes, mais ce n'était pas pour autant qu'il était impatient de la rencontrer.

Des esclaves vinrent ramasser le corps et la tête du vaincu, pendant que le gagnant quittait l'arène, sous de bruyants applaudissements. Puis, deux grilles s'ouvrirent de part et d'autre, desquels Brutus et son adversaires surgirent, se rejoignant au centre et s'inclinant devant leurs maitre, Deimos. Un signe de sa main notifia alors le début du combat, et l'instant d'après, les épées des deux gladiateurs s'entrechoquèrent.

* CLING ! CLANG ! CLING ! CLING ! CLUNG ! *

Le duel était sans merci, chacun maniait le glaive avec une puissance et une précision redoutable. Ils semblaient danser l'un autour de l'autre, parant et attaquant successivement. Leurs pas, leurs esquives, leurs appuis, soulevaient le sable de l'arène en une fine poussière. Ils ne se quittaient pas des yeux, concentrés, à la recherche de la moindre faille, de la moindre opportunité, tout en continuant à assener leurs coup d'épée. Personne ne semblait pouvoir prendre l'avantage sur l'autre, et le combat dura un long moment encore. Ils commençaient à s'essouffler, des gouttes de sueurs perlaient sur leur musculature virile, luisante sous le soleil, mais leur volonté ne faiblissaient pas.

C'est alors que, atteint par la fatigue, son adversaire commit une erreur. Il s'avança trop en donnant un coup d'épée verticale, ce qui permit à Brutus d'esquiver sur le coté, et de le contourner, sans qu'il ne puisse revenir sur ses appuis. Trop proche pour pouvoir contre-attaquer avec sa lame, il lui donna cependant un violent coup de pommeau sur la tempe, l'assommant presque. Il tomba alors à quatre pattes sur le sol, sonnée, tandis que Brutus poussa un cri bestial.

« Raaaaahhh ! »

Convaincu de l'avoir terrassé, il galvanisa les gradins, suivant les bords de l'arène en une parade victorieuse, les bras levés. C'est alors que, au milieu de la foule, il crut reconnaitre un visage qui lui était familier. Celui d'une jeune femme, qu'il avait connu dans une autre vie, il y a plus de quinze ans. *Non, ce n'est pas possible, je dois rêver...*, songea-t-il, tandis qu'il continuait de la fixer. Pendant ce temps, son adversaire avait eu l'occasion de reprendre ses esprits, et être laissé pour perdant l'avait rendu furieux.

« Je n'ai pas dit mon dernier moooooot ! »

Il attrapa son glaive à deux mains, se rua vers Brutus, et avec toute la force que son physique colossale permettait, l'abattit sur lui. Ce dernier, distrait et lui ayant tourné le dos, eu tout juste le temps de lever sa propre épée et de parer tant bien que mal le coup. Il était si puissant qu'il l'ébranla de la tête au pieds, lui faisant perdre l'équilibre. Brutus parvint miraculeusement à ne pas tomber, mais ayant rompu sa parade, l'épée de son adversaire poursuivit sa trajectoire, et vint lui lacérer le mollet. Il en hurla de douleur, mais gardant la tête froide, reprit une position de combat face à lui. La femme qu'il avait cru voir avait complètement quitté ses pensées, il était maintenant pleinement concentré sur le combat. Sa blessure était profonde, sanguinolente, et bien qu'il se tenait debout, il n'arrivait pas à prendre appui sur sa jambe, forcé de boiter. La tournure des évènements étaient assez dramatique pour lui, mais cela ne l'empêcha de lancer une pique à son adversaire.

« Au moins maintenant, le combat sera plus équitable, héhé. »

Ce à quoi ce dernier répondit en chargeant Brutus, glaive en avant. Le combat se poursuivit, tout aussi intense qu'avant. Les coups fusèrent, les armes s'entrechoquèrent, mais l'on sentait bien que Brutus avait du mal à tenir la cadence, et était plutôt sur la défensive, se tenant sur un pied et demi. Il était désavantagé, sa blessure au mollet le faisait souffrir, mais il tenait bon. Abandonner n'était pas dans sa nature, et tant qu'il n'était pas encore vaincu, il se battrait jusqu'à son dernier souffle.
« Dernière édition: Février 14, 2018, 09:31:39 par Brutus » Journalisée
Misty Stollen
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Une phrase pour décrire ce qu'est Misty : personne créer génétiquement à partir du corps et des cellules d'une grande déesse (réincarnation de la déesse en soi) qui était la matriarche de deux grandes espèces, modifiée par des nano-robots et autres conneries substance pas très légale et qui possède la magie des eevees parmi tant d'autres.
« Répondre #1 le: Février 18, 2018, 04:24:07 »

Voici le personnage que je vais interpréter.



Nom & Prénom : Elizéa
Âge : 29 ans
Race : (Créature) magicienne/sorcière

Histoire :

(Début de la trame en rapport avec Brutus, vu avec ce dernier bien entendu)

Brutus et Elizéa se rencontrèrent quand ils étaient encore enfant à l’orphelinat. Cette dernière avait été abandonné par ses propres parents à cause des potentiels de leur enfant mais Elizéa n’en savait rien… Brutus fut le seul et le premier à pouvoir se rapprocher de cette dernière et peu à peu, ils devinrent amis. Lorsque l’orphelinat les abandonna dans les rues, les deux amis restèrent ensemble et faisaient les quatre cents coups ensemble. Un jour, Brutus fut introuvable laissant Elizéa seule une nouvelle fois….

( Fin de l'histoire en commun, voici l'histoire d'Elizéa)

Depuis que Alexander m’a abandonné, je devais vivre seule comme avant… Je devais une nouvelle fois voler et bien que j’aurais voulu l’oublier, je n’y arrivais pas… Quelques semaines plus tard, je suis retombée sur un autre orphelinat avec d’autres enfants. Je ne laisserais plus personne m’approchée, non plus jamais. Nous étions battus pour n’importe quelles raisons. On avait fait trop de bruit, on ne nous donnait pas à manger pendant trois jours. Mais les coups de fouets et ceintures se firent sentir sur ma peau car j’étais trop rebelle comme on me disait…

Je détestais cet endroit, plus que tout, et finalement je tenais le coup grâce à un autre garçon, il n’était pas adulte certes… Je pense qu’il était dans les seize ans. C’est lui qui perfectionnait mon style de combat afin que je ne sois plus une victime, il voulait me changer en une conquérante. Quelques mois passèrent, il m’avait parlé qu'il allait s'enfuir avec plusieurs personnes et m'avait proposé de partir, car la gérante de l'orphelinat voulait me vendre pour mon exotisme.

J'étais terrorisée et je finis donc par accepter de venir avec eux. Le grand soir arrivé, nous sommes donc partis de l'orphelinat et on s'est dirigé hors de la ville. Nous avons voyagé tout simplement jusqu'à que mes pouvoirs se manifestaient et nous changions de monde, nous n'avons pas remarqué jusqu'à qu'on se fasse prendre par des personnes. Je pense que j'ai été assommée tout simplement, car je ne me souviens pas, rien du tout. Je me réveillais encore une fois enchaînée, le sol était froid et dur, j'entendais les bruits des métaux qui s'entrechoquaient contre les barreaux de la prison où j'étais. Les gouttes de pluie étaient très fréquentes, sûrement par les trous du toit qui étaient d'environ cinq ou six mètres au-dessus de moi. La lumière arrivait par les petits trous du toit qui éclaircissait légèrement la pièce. Je regardais les alentours, mais je ne trouvais pas mes compagnons quand soudainement, des personnes s'approchent de moi, me redressent et me maintiennent. Les bourreaux me disaient souvent que j'étais une simple marchandise exotique et qu'avec l'âge, je deviendrais sûrement une belle et jeune femme et que j'étais très exotique, encore ce mot maudit !


Après quelques jours, j'ai été racheter par un homme de quelques années, il possédait une famille et il semblait juste gentil. Je lui avais demandé où était ma famille, mes amis, mais personne ne me répondit dessus à part quelque chose... De les oublier tout simplement. L'homme et la femme qui étaient présents possédaient plusieurs enfants, ces derniers ne pouvaient pas venir pour l'instant et les deux adultes prenaient soin de moi, tout était juste merveilleux. Ils étaient gentils, m'avaient donné à manger, m'avaient offert un lit, des soins, et même quelques cadeaux.

Étrangement, j'ai réalisé rapidement que les garçons étaient entraînés pour voler tandis que les filles se préparaient à être assises sur les genoux d'homme. Être touchée aux cuisses, vers la poitrine, donner des baisers et être gentilles, voilà ce que la femme m'avait dit. Je ne pouvais supporter ces hommes qui me regardaient avec envie, car j'étais la seule fillette qui possédait la magie, quelque chose de très rare à mon âge...

Alors le premier client fut le dernier client, car j'avais refusé de coopérer et j'avais fait ma rebelle. J'avais donné des coups encore et encore à cet homme qui me voulait. Ma punition fut assez humiliante, montré l'exemple aux autres avec les fesses à l'air et la ceinture qui claquait les fesses, était très gênant... Mais cela ne me montait juste ma personnalité d'être encore plus rebelle. Le couple avait eu tellement de mal à me "dresser" comme une simple gentille et bonne fille qu'ils finissaient par être un monstre, un monstre tueur. En effet, l'homme, m'avait entraîné de plus en plus contre des monstres et moi-même, j'étais devenue un monstre assoiffé de sang et de chair, devenant une pitoyable guerrière, une guerrière qui jouait avec ses victimes, voilà ce que j'étais devenue. J'ai tué des innocents, détruit des nombreux pays par le simple vouloir de mes bourreaux, brisée en mille morceaux, avec aucun souvenir, si ! Le souvenir que je ne voulais pas être ainsi, le souvenir de liberté...

Dans cette nouvelle vie, quand je venais à peine de posséder quinze ans. Le mari, trop bourré à essayer d'abuser de moi, je n'ai pas pu m'en empêcher et à peine qu'il a dénoué son pantalon, je l'ai tué, encore et encore. Sa lame s’enfonçait plusieurs fois dans la chair et encore une fois, j'ai encore fugué une nouvelle fois... J’avais exactement un jour pour m’enfuir sinon ils pourront me retrouver et la mort était assurée. Et je devais avouer quelque chose… C’était juste excitant…

Je me dirigeais vers le port, les traversées étaient nombreuses et donc, des inconnus étaient plus que par millier. Je demandais donc à plusieurs marins, capitaines, tous les gens que je croisais afin d’être pris comme marin d’eau douce, mais aucune personne ne voulait une femme sur un bateau, portant malchance à ces derniers. J’étais désespérée, me préparant tout doucement à mourir par ma propre lame quand, un capitaine me prit sous son aile. Il m’accueillit sur son bateau et je devins bientôt son élève. Il m’apprenait tout doucement à être cartographe, à être capitaine, à voir comment cela vit sur un bateau. C’était juste merveilleux.

Les marins avaient du mal à m’accepter au début, mais suite à la recommandation du capitaine, je devins un marin tout simplement. Les échelons montèrent rapidement et ma magie se perfectionna d’année en année. J’étais tout simplement heureuse, mais, il fallait se dire quelque chose. Bien que j’eusse vu le monde, que je vivais avec l’eau tout simplement. La mer était mon amie et que j’étais dans mon élément... Nous avions eu des attaques, nous attaquions, voilà les mots. Mais un jour, nous trouvons quelqu’un de plus fort que vous…

C’était un capitaine violent, maltraitant son équipage quand ce dernier n’était pas saoul. Il avait tué notre capitaine afin de nous confirmer son autorité et m’avait prise pour sa putain. Il était là, en train de me déshabiller, m’expliquant que je viendrais bientôt la putain à bord et que quand, il aura fini de jouer avec moi, je passerais par tout l'équipage. Je serais violée en continue, on tuera mes enfants, je serais nourri qu’avec du sperme, voilà mon funeste destin.

Mais je n’étais pas… Je n’étais pas une soumise. J’avais réussi à changer mon destin alors que ce dernier semblait encore plus que perdu... Je pourrais y arriver une nouvelle fois, mes attributs féminins avaient bien grandit, passant à une belle poitrine et j’avais mûri tout simplement. Certains diraient même que j’étais devenue une femme charmante et si belle, mais je m’en foutais. Ce n’était pas mon destin de devenir une belle femme et d’être une putain, il était hors de question qu’on choisisse mon destin…

Dix ans plus tard, trois navires de guerre entre au port. Chaque navire avait été créé par le capitaine de ce qu’on racontait. Aucune marque de fabricant, et même, aucun fabricant ne pourrait reconstruite un des trois navires. Personne ne savait comment en total de 240 canons pouvait exister sur le bateau avant que ce dernier coule. On pouvait compter environ 1200 hommes et femmes par navire de guerre. Les Blackbloods étaient les plus redoutés sur les mers et océans, personne n’oserait s’attaquer aux Blackbloods, tandis que d’autres semblaient si émerveillés, ils étaient assez fous pour demander de rentrer dans l’équipage.


La personne la plus redoutable chez les Blackbloods étaient leur capitaine. Un homme fort et intolérant. Personne n’oserait s’attaquer à ce dernier. On raconte qu’il est souvent habillé d’une grande cape rouge sang, avec le fameux chapeau de capitaine, une plume l’habillant. La personne est recherchée par tous les policiers et forces de l’ordre, mais ces derniers craignent tellement l’équipage, qu’ils n’osent pas venir s’affronter. On raconte également que chacun des hommes et femme possèdent la confiance totale du capitaine, même du plus haut gradé au plus faible... Mais sérieusement, comment cela peut se faire certains le diraient, d’autres vous répondront d’aller demander au capitaine, si vous possédez assez de couilles.

Une seule légende parmi tant d’autres fait frémir les plus costauds. Une femme aurait de sang-froid arraché les couilles de son violeur. Et elle lui aurait tout simplement fait bouffer avant de reprendre les rênes du navire pour porter allégeance aux Blackbloods, mais personne ne l'aurait vue... Comme si cette femme n'était juste, un fantôme que seul le capitaine des Blackbloods connaît. Personne à part l’équipage n’aurait vu le capitaine, personne n’aurait osé lui retirer ce masque qu’il porte à moins les suicidaires, mais quelque chose est sûre, le nom de Black Rosen...


Couleur de ses paroles : teal


♥`·.¸¸.·´´¯`··._.· Et que le RP commence`·.¸¸.·´´¯`··._.· ♥

« N'hésitez pas à passer par nos spectacles, des combats de gladiateur ! C'est gratuit, juste les boissons sont payantes... Allez-y ! C'est notre spécialité. Et même avec un peu d'argent, vous pouvez vous offrir le vainqueur aux prix qui convient à son maître.»

Cela devait être quelque chose à voir en effet, les marins vinrent déposer quelques cargaisons sur le port avant de les emmener aux futurs acquéreurs. Le capitaine avait prévenu qu'ils allaient rester quelques nuits, alors autant s'amuser mais également protéger le bateau. Une jeune femme se posa sur le sol en s'étirant un petit coup, elle laissait ses cheveux argentés voler avec l'air marin en regardant ses coéquipiers. Elizéa regardait les alentours, cela faisait tellement longtemps qu'elle n'était pas venue ici. Elle se dirigea vers la plus proche auberge pour s'offrir une chambre pour quelques heures afin de se laver un petit coup avant de partir une nouvelle fois dans les rues. Allait-elle aux jeux ? Pourquoi pas tiens...

Elle demanda à plusieurs personnes son chemin avant d'arriver vers une sorte de Colisée où on pouvait entendre hurler et le bruit de métaux s'entrechoquer. Elle ne portait pas vraiment une tenue de pirate, plutôt une chemise blanche et un pantalon en cuir brun avec des bottes et quelques affaires sur elle. Elle était arrivée au milieu de combats où deux gladiateurs s'affrontèrent. La foule était nombreuse, très nombreuse et elle devait rester debout dans les lieux de passages si elle voulait observer le combat, elle croisa les bras venant se poser contre la poutre en regardant le combat. Soudain un des gladiateurs termina l'autre et voilà qu'il commença ses louanges au public. Elizéa regarda longuement avant de le voir se tourner vers elle, un choc... Elle aurait pu faire une crise cardiaque sur le coup, elle ne savait que dire. La jeune femme s'approcha tout doucement, l'aurait-elle reconnu... Oui sûrement, aucun doute... Certes il avait vieillit mais c'était lui, c'était Alexander.

- ATTENTION !

Elle l'avait crié comme elle l'aurait fait enfant pour le prévenir d'un danger. Mais le bruit de la foule ralentir le son de sa bouche, comment s'était-il retrouver là-bas, dans des combats d'esclaves... Les larmes perlèrent sur son visage, le sentiment de l'avoir perdu puis retrouver fusillèrent dans sa poitrine. Elle ne pouvait plus, elle courrait jusqu'au barrière qui la séparait de cet ami perdu. La rage aurait pu venir mais sur le coup, c'était une liberté de le voir encore en vie. Le combat reprit rapidement, combattant fièrement pour son honneur... Pour sa vie. Tous ses souvenirs d'Alexander revint à la charge au point qu'elle défaillit et tomba à genoux en pleurant de chaudes larmes, elle qui ne voulait plus pleurer pour quelqu'un... La voilà en train de défaillir, de pleurer à chaude larme son ami perdu.. Elle aurait pu être un phénomène de foire pendant quelques minutes mais sa réputation ne la toucha guère, elle se redressa doucement avant de se remettre plus loin pour observer le combat..

Elizéa se posa doucement assise sur les gradins regardant cet homme se battre, cet homme qui s'était tiré il y a une quinzaine d'années... Il était déjà très fort et c'est vrai, qu'elle n'avait jamais su le battre. Il avait grandit et vieillit mais il était toujours reconnaissable. Alexander avait toujours eu quelque chose qui faisait sourire cette dernière, quelque chose que même avec les années, il possédait toujours. C'était ses yeux, son regard tout simplement. Elizéa restait là dans un silence complet, comme si elle était dans sa petite bulle à elle où personne ne pouvait la déranger.  Elle se ressaisit tout doucement, regardant une nouvelle fois le combat, une main sur sa bourse comme prête à user de son argent pour le revoir une dernière fois mais est-ce qu'elle serait capable ?

Elle restait immobile debout, comme si des vagues de souvenirs l'assaillaient encore, toujours venant la déstabilisée une nouvelle fois. Ses souvenirs enterrés vinrent refaire surface comme des zombies soif de cerveaux. Elle serrait les poings avant de se calmer et se poser contre le pilier afin de ne pas tomber. Clignant plusieurs fois des yeux avant... * Chacun a grandit, toi et moi, et nous voilà des années après...* se dit-elle profondément. Mais quelque chose la rongeait tout doucement, elle qui avait toujours cru qu'elle était un fardeau, elle qui s'était toujours accusé de n'avoir jamais été assez fort pour garder cet ami. Tout ce qu'elle pouvait espérer, tout ce qu'elle pouvait faire c'est de le soutenir...

- Vas-y...Se dit-elle au plus profondément d'elle comme si ses paroles allaient le transpercer afin de lui donner une nouvelle force...
« Dernière édition: Février 18, 2018, 04:44:12 par Misty Stollen » Journalisée

Brutus
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Février 20, 2018, 04:43:39 »

Le combat continuait, toujours aussi violent et impitoyable. La blessure de Brutus avait un effet de plus en plus délétère sur lui. Ses performances s'en ressentaient manifestement, il n'était plus aussi agressif, plus aussi agile. La foule de spectateurs hurlaient le nom de leur favoris, pour les encourager, et le sien s'entendait de moins en moins souvent. Au milieu de cette foule, cependant, il y avait une personne, autrefois chère à son coeur, qui ne cessait pas de croire en lui... mais pour l'heure, le gladiateur était concentré sur sa propre survie.

« Tu fais moins le malin maintenant, hein ? »

Son adversaire souriait, avec insolence, conscient de la difficulté dans laquelle Brutus se trouvait, et du peu de temps qu'il lui restait avant de succomber. Pour lui, le combat était gagné d'avance. Et ce fût précisément cet excès de confiance qui le mena à sa perte. Au lieu d'habilement alterner entre offensive et défensive, il se contentait d'attaquer, inlassablement, profitant de la faiblesse de ses appuis pour le mettre à genoux. C'était sans compter l’expérience de Brutus, qui avait passé les quinze dernières années de sa vie à se battre, avec suffisamment de succès pour être encore en vie aujourd'hui. Il feignit de tomber à terre, poussant son adversaire insouciant à se lancer dans un assaut final, et esquiva au dernier moment, utilisant son élan pour l'empaler sur son glaive. Sa lame lui traversa l'abdomen, émergeant de son dos, rouge et poisseuse. Alors que le gladiateur gargouillait, les yeux écarquillés, incrédule, Brutus lui souffla à l'oreille, avec satisfaction.

« ... tu disais ? »

Puis il retira brutalement son épée, laissant son adversaire tomber au sol, se vider de son sang. Les bruits de la foule s'était complétement tût. La surprise les avait frappée, Brutus semblait vaincu et l'instant d'après se relevait victorieux, personne ne se doutait que le combat se terminerait ainsi. En plus de cela, le gladiateur avait été exécuté sans l'aval de Deimos, ce qui était une grave entorse aux règles. Bien sûr, dans le feu de l'action, il arrivait parfois qu'un gladiateur perde la vie en plein combat, c'était quelque chose d'assez normal au fond. Mais cela n'en restait pas moins très mal vu.

Heureusement, le combat avait été intense, et divertissant. Le maitre des lieux se leva, toujours dans le silence de l'arène, et commença à applaudir modestement le gladiateur. Le public suivit juste après, avec hystérie, en criant et frappant des mains.

« BRU-TUS ! BRU-TUS ! BRU-TUS ! »

L'enthousiasme du public était appréciable, et la clémence de Deimos l'était encore davantage. Mais ce qui occupait ses pensées, maintenant, était la femme dont il avait croisé le regard plus tôt. Le combat étant terminé, il se dirigea vers la sortie, en marchant aussi lentement que possible, pendant qu'il scrutait les visages, à sa recherche. Ses souvenirs étaient flous, enfouis sous de nombreuses années de conditionnement au combat, mais un nom lui revint en mémoire, alors qu'il la croisait, à travers un grillage séparant l'arène du public.

« Elizéa... Elizéa ! C'est toi ? »

Sa chère Elizéa, comment avait-il pu l'oublier ? Même après tant d'année, même si c'était une femme qui se tenait devant elle, belle et fière, il reconnaissait encore la jeune fille avec qui il avait passé son enfance. Ils avaient vécu tellement d'aventure ensemble, entre les bêtises à l'orphelinat, les fous rires, les punitions qui s'ensuivirent. Puis, le moment où ils durent prendre leurs vies en main, pour survivre dans les rues, ensemble. Mais maintenant... maintenant les choses avaient bien changé.

« Qu'est-ce que t'attends, avance ! »

Brutus n'eut pas le temps de discuter avec elle, qu'un garde vint à sa rencontre, le menaçant du bout de sa lance, pour qu'il s'écarte de là et continue sa route. Il obtempéra, bien sûr, non sans glisser à son amie, une main posée sur le grillage, en essayant vainement d'atteindre la sienne.

« Rejoins-moi derrière, à la grange aux esclaves ! »

Il lui murmura rapidement, avant de s'éloigner, et de disparaitre de sa vue.

La grange aux esclaves étaient un bâtiment annexe derrière l'arène, où les gladiateurs étaient regroupés les jours de combats. L'entrée, payante, était ouverte au public, et permettait au plus curieux de voir de plus près ces brutes qui se battaient jusqu'à la mort. Les réactions étaient assez variées, la majorité venait par curiosité simplement, d'autre plutôt par fascination, pour rencontrer leur favoris, d'autre encore venait par mépris se défouler sur eux, à coup d'insulte, de crachat, ou de fruits pourris. Les gladiateurs étaient ni plus moins que des esclaves, et les gardes s'assuraient qu'ils restent calmes, tandis que les clients étaient libres tant qu'ils ne blessaient personne. Brutus portait encore son armure de cuir, et sa blessure avait été soigné et pansé, avec un bandage enroulé autour du mollet. Il était assis dans un coin de son box, une espèce de cellule grillagé semblable à une prison, en compagnie de quelques autres gladiateurs, pendant que les visiteurs passaient. Il les regardait, mais tant qu'aucun ne ressemblait à Elizéa, il ne leur prêtait pas attention.
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Misty Stollen
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« Répondre #3 le: Février 22, 2018, 05:24:39 »

Elizéa finit par regarder le combat attentivement, un regard en la direction de son ancien ami, il était là et combattait férocement contre son ennemi. Chaque mouvement qu’il faisait, chaque geste, Elizéa se le remémorait et vint donner une tactique pour contrer et étrangement…. Alexander le faisait comme s’il devinait chaque geste, elle était totalement dans ses pensées. Venant tout doucement se rapprocher, posant ses mains sur les grilles comme si elle cherchait à détruire ce grillage maudit venant pousser plusieurs fois avant qu'un garde l'en empêche.

« ET ! Calmez-vous ou c'est la taule pour vous calmer.»

Elle s’excusa avant d’attendre, un petit moment. Même Alexander où plutôt Brutus maintenant semblait l’avoir reconnu. Il lui demandait de venir à la grange des esclaves afin qu’ils puissent parler. La jeune femme restait silencieuse, ne disant rien venant finalement s’éloigner tout doucement du grillage avant de commencer à courir en direction hors du Colisée. Elizéa cherchait des gardes, des personnes qui pourraient la renseigner sur la grange, mais beaucoup de personnes la prirent pour une folle ne voulant pas lui parler... Elle devait se calmer... Oui, elle devait se calmer ! Elizéa alla dans un coin et se posa quelques minutes.

Plusieurs sentiments bousculaient encore Elizéa et elle se devait se calmer et raisonner avec lucidité. Est-ce que ce serait bon pour elle de le voir ? Peut-être, peut-être pas.. Elle se posa quelques minutes avant de se redresser et de se nettoyer. Elle alla tranquillement vers un garde et posa la question de savoir où était la grande aux esclaves avant qu’on lui indique derrière le Colisée. Bon, il fallait payer pour pouvoir voir les esclaves en attente, mais l'argent n'était plus un problème pour cette dernière venant donc payer sa place en quelque sorte... Elizéa ne le montrait pas, mais elle était dégoûtée par la situation, mais elle ne pouvait pas le dire et regarda les quelques personnes.

* Merde où est-il ? * Se dit-elle, venant regarder les alentours. Plusieurs gladiateurs la regardaient avec envie, cela faisait quelque temps qu'ils n'avaient pas baiser une femme où même la toucher. Certains ne daignaient même pas la regarder, mais Elizéa s'en foutait, elle cherchait tout simplement Brutus en marchant plus rapidement. Un regard à gauche, un regard à droite, elle ne s'arrêtait pas venant regarder aux alentours une nouvelle fois avant de voir la musculature d'un homme d'un bon mètre quatre-vingt-dix, si cela pas plus. Les muscles saillants et visible et quelques anciennes blessures bien entendu, elle chercha son regard, sa tête... Pas de doute, c'était bien Alexander.

Elle avala sa propre salive avant de se diriger tout doucement vers ce dernier, il était dans une sorte d'alcôve, éloigné de tous. Personne ne semblait vouloir le déranger, les quelques visiteurs semblaient être non respectueux pour ces hommes, les pensant comme des simples animaux... Pire qu'une attraction de bon marché, il ne manquait plus l'achat des cacahuètes et la ressemblance seraient plus que Frappantes. Elle demandait qu'on ouvre le grillage et après un paiement en plus, on l'enferma avec les gladiateurs et Alexander qui était plus éloigné... Elle se rapprocha doucement...

- Bonjour Alexander...

Sa voix bafouillait venant frotter son épaule, gênée de cette situation. Elle se posa à genoux proche de lui, venant poser une main sur son genou. Les yeux rouges et la joue trempée lui montrait bien que la jeune femme avait pleuré récemment. Elle serrait son autre main comme si elle aurait voulu le frapper pour le punir, mais elle ne fit rien de cette sorte venant détourner le regard, se mordillant sa propre lèvre inférieure.

- Très bon combat certes... Mais comment, tu es, enfin... Je suis navrée.. Tellement navrée.
« Dernière édition: Février 22, 2018, 03:45:34 par Misty Stollen » Journalisée

Brutus
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Février 24, 2018, 01:44:25 »

Il y avait une ambiance de foire, dans la grange aux esclaves, bruyante et chaotique. La plupart des esclaves discutaient avec les visiteurs, racontaient des anecdotes de leurs combats, ou se vantaient à outrance sur leur performance. D'autre ne se retenaient pas de lâcher des commentaires salaces, en particulier à l'attention des femmes qu'ils voyaient. D'autres encore contractaient fièrement leurs muscles, en espérant que l'une d'entre elle ne daigne leur accorder un moment plus en intime en leur compagnie. Brutus, quant à lui, restait assis dans sa cellule, en faisant preuve d'une flagrante indifférence. Ce manège ne l’intéressait pas. Ce qu'il souhaitait, c'était...

« Bonjour Alexander... »

La douceur de sa voix, le contact chaleureux de sa main... Il la reconnut instantanément.

« Elizéa... »

Encore assis par terre, il se retourna vivement. Le gladiateur en avait oublié sa blessure, et il poussa un petit gémissement de douleur, les dents serrés, avant de se positionner plus confortablement. Il agrippa ensuite de ses mains les barreaux de sa cellule, desquels il rapprocha son visage.

« Alexander ? Ouh, ça fait bien longtemps qu'on ne m'avait plus appelé comme ça. Depuis... depuis que nous nous sommes séparés, quand des esclavagistes m'ont attrapé... cela fait quoi, maintenant, quinze ans ? »

Effectivement, cela faisait quinze ans qu'ils ne s'étaient pas revus. Les deux orphelins étaient pourtant inséparables, étant enfants, mais le destin capricieux les arracha l'un à l'autre sans qu'ils n'ai pu se dire au revoir. A cette époque, Brutus pensait constamment à elle, se demandait si elle allait bien, si elle n'avait pas de soucis, et puis, s'il lui manquait au moins autant qu'elle ne lui manquait. Cependant, avec le temps, et le rude quotidien auquel il était confronté, ses souvenirs s'estompèrent peu à peu, même si Elizéa restait présente, dans un petit coin de ses pensées. Et aujourd'hui, elle était là, devant lui.

Brutus avait toutefois une sensation étrange. Ses retrouvailles avec elle devrait l'émouvoir, il en avait conscience, pourtant il ne le ressentait pas. C'était vrai, il était content de la revoir, mais sa joie était plutôt diffuse. Un peu comme si ses années d'entrainement, jour après jour, brutaux et sans merci, avaient peu à peu anesthésié ses émotions. Néanmoins, il ressentit un étrange pincement au cœur, en voyant son visage, et les traces laissées par les pleurs. Il tendit sa main à travers les barreaux, autant qu'il le pouvait, parvenant à peine à effleurer sa joue du bout de l'index, et lui demanda, soucieux.

« Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? Tu as pleuré ? Allons, non, tu n'as aucune raison de t'excuser... »

Il ajouta, en souriant. Un sourire léger, mais sincère.

« Je n'arrive pas à croire que ce soit vraiment toi, Lili, que nous nous retrouvons après tout ce temps... Regarde-toi, comme tu as grandi ! Il a du s'en passer des choses, raconte-moi, qu'est-ce que j'ai manqué ? »

Comment s'en était-elle sortie, durant ce temps ? Vivait-elle toujours à la rue ? Avait-elle trouvé une bande d'ami ? Voire un petit copain ? Que lui était-il arrivé d'important dans sa vie ? Brutus se posaient énormément de question, et se retenait de la mitrailler avec. C'était assez compréhensible, ils avaient beaucoup de temps à rattraper, tous les deux. Le gladiateur regrettait un peu de ne pas avoir pu passer ces années à ses cotés, mais il avait perdu sa liberté au moment où sa vie d'esclave avait commencé. Il était tout de même soulagé de la voir saine et sauve, et en forme. Sa présence, sa voix, ses souvenirs... pour la première fois depuis bien longtemps, Brutus était simplement... heureux.
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