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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Chapitre 3 : La foire aux inventions de Grandville [Darthestar]  (Lu 311 fois)
Aëlya
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« le: Février 01, 2017, 12:17:13 »

Dans cette foule monstrueuse, tous les regards étaient tournés vers le gobelin qui présentait, debout sur une haute estrade, les dernières nouveautés industrielles de son entreprise ; il y avait là des fusées qui, accrochées dans le dos qui permettait à tout homme ou humanoïde de moins de cent kilos de se propulser dans les airs, un gant métallique qui servait de grappin, des jambes artificielles pour gobelin qu’ils peuvent diriger et ainsi faire des pas plus grands que ceux d’un homme ou cette épée rétractable qui pouvait faire la taille d’un poignard lorsqu’elle n’était pas activée. Aucun regard n’était cependant tourné vers l’élégante silhouette qui se tenait légèrement en retrait, peu intéressée par les présentations du gobelin. Vêtue d’un long manteau, la capuche baissée sur son visage, personne n’observait la jeune femme, alors que, si quelqu’un prêtait attention, il aurait vu là l’une des plus belles créatures que Terra pouvait compter, mais aussi l’une des personnes les plus recherchées, et c’était bien là l’intention d’Aëlya.

Arrivée tôt le matin, Aëlya avait pu entrer à Grandville alors qu’il faisait nuit encore, passant sans problème les contrôles que la garde effectuait car se déroulait, depuis quelques jours déjà, la plus grande foire aux inventions de tout le royaume qui rassemblait des milliers de personne. Après avoir quitté Dagan, Aëlya s’était dirigée à Grandville, où un mage, soutien des rebelles de sa contrée d’origine, qui s’opposent à son frère, le nouveau seigneur, devait lui fournir un apprentissage rudimentaire en magie mais, surtout, créer un portail afin qu’elle puisse aller dans des régions suffisamment reculer pour que personne ne la traque.

Ses aventures lors de son exil, entre la traque de Scott Helden pour lui mettre la main dessus et la trahison à Dagan d’un des banquiers, la confiance qu’Aëlya pouvait avoir pour le genre humain venait grandement d’être remis en question. Ainsi, elle avait voyagé anonymement, de différentes façons, entre carrioles et navires volants, un voyage de près d’une semaine qui lui avait permis de mettre à jour son grimoire de cartographie. Peu avant d’arriver à Grandville, la jeune femme s’était acheté cette cape à capuche qui faisait office de manteau, recouvrant le corset et le bustier habituels avec lesquels elle se vêtissait, ayant laissé sa robe à l’auberge du Dragon d’or de Dagan. Un moindre mal puisque, ainsi vêtue, elle avait tout loisir de courir ou sauter, sans être entravée, ce qui présentait un avantage lorsque votre tête était mise à prix.

Seul problème, Aëlya n’avait aucune idée de qui était son soutien, ni où il pouvait se trouver dans cette ville qui, comme son nom l’indiquait, était une des plus vastes de Terra. Construite sur une falaise, on comptait des milliers d’habitations ou bâtiments de toutes sortes. C’était aussi un des plus grands ports de tout Terra pour ce qui était des navires volants ; on comptait des centaines de passagers quotidien. Aussi, Aëlya attendait, guettant le moindre indice qui pourrait lui permettre de trouver ce mage. Après tout, c’était lui le magicien, il finirait bien par lui mettre la main dessus.

Se laissant aller à ses pensées, Aëlya s’éloigna de cette foule. De nombreux étalages et estrades avaient été construits en bas des falaises pour permettre à tous les inventeurs de présenter leurs produits. Certains utiles, beaucoup illusoires, ainsi il n’était pas rare d’entendre des explosions surgir d’une des ruelles, de voir des médecins et infirmiers courir à travers Grandville pour soigner au plus vite grands brûlés et mutilés dont les expériences avaient lamentablement échoué. D’autant plus que cette ville brillait aussi pour sa pauvreté. Le seigneur de Grandville était un être puissant et totalement corrompu, si bien que la ville regorgeait de gamins des rues et de voleurs qui guettaient l’étranger imprudent qui s’éloignerait dans une rue sombre ou laisserait trop visibles une bourse pleine d’or. Dans ce cas, il était certain qu’en à peine quelques minutes l’imprudent s’en retrouverait délesté. Des patrouilles, nombreuses, de miliciens veillaient au grain, mais bien qu’ils soient plusieurs milliers, d’hommes, orcs, trolls ou robots, les voleurs de cette ville étaient encore plus nombreux. Et cette foire était aussi un paradis pour les escrocs. Aëlya avait entendu parler d’un gnome qui présentait une soi-disante armoire de téléportation, alors qu’une trappe avait été installée sous l’armoire et le pauvre cobaye volontaire se retrouvait, plutôt que téléporté, dans une cave, entouré d’hommes qui l’assommaient et lui faisaient les poches avant de l’abandonner dans une rue, plus loin.

Aëlya, en parcourant les échoppes du regard, considérait qu’elle aurait pu présenter ses constructions. Lorsqu’elle était au château de son père, elle aimait retaper de vieilles machines et robots, mais tout cela appartenait au passé. La douce chaleur de son foyer, les passions qu’elle y avait laissé… Aëlya vagabondait au gré de ses pensées lorsqu’un violent choc la fit tomber à terre, dans la boue. Sonnée, la jeune femme eut le temps de voir le géant qui l’avait bousculer continuer son chemin sans prêter attention à la personne qui l’avait bousculé.

Alors qu’Aëlya se relevait, les côtes endolories, personne ne vint l’aider alors qu’elle se trouvait sur une place bondée et que les regards la dévisageaient comme si elle était en tort. Les hautes bottes en cuir souple qu’elle portait avaient pu préserver ses jambes de la boue, mais non ses cuisses nues. Elle ramassa son manteau, lui aussi recouvert de boue, qu’elle avait perdu dans le choc. Avant de le remettre, Aëlya prit les pans de son manteau pour enlever la boue sur ses cuisses. Certes, elle était à visage découvert, mais elle n’en prit pas compte, elle avait bien vu les regards l’ignorer plutôt que de lui venir en aide.

Alors qu’elle terminait de se nettoyer, elle sentit une forte poigne l’agripper et la pousser vers le sol. Cette fois, les regards se tournaient vers elle, et toujours pas pour l’aider mais bien pour se réjouir du malheur d’Aëlya car, et c’est bien connu, le bonheur des uns fait le malheur des autres et qu’il s’agisse des exposants, des badauds ou des vigiles qui observaient la scène depuis les caméras qui les transmettaient en direct c'est une centaine de paire d’yeux observait Aëlya  car, alors que la jeune femme tentait d’enlever la boue de ses jambes, un gamin n’avait pas perdu d’idées en observant Aëlya. Estan s’était approché d’elle alors qu’elle était de dos. Charretier, c’était un gamin solide, aux avants-bras puissants, si bien qu’il avait agripper suffisamment fort le bustier d’Aëlya, le tirant vers le bas. Ainsi, avant même qu'elle ne sente le vent frais souffler sur sa poitrine désormais nue, son bustier ouvert et les lacets distendus, tout le monde observait ce réjouissant spectacle.

La jeune femme prit néanmoins rapidement conscience de la situation, arracha son manteau du sol et se précipita dans les rues à l’écart pour se remettre de cette scène. Elle qui souhaitait passer inaperçue, cela avait durer bien peu de temps…
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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #1 le: Février 01, 2017, 02:54:40 »

Grandville. Une belle cité, une étrange cité, un lieu qu'il se devait de visiter, lui qui ne connaissait que peu l'empire de vapeur et ses régions limitrophe, un domaine où il ne s'attendait clairement pas à rencontrer autre chose que ce qu'il avait déjà connu sur Terra, mais qui pouvait se promettre nouvelle, intéressante, d'une architecture particulière, et d'une ambiance tout à fait rafraîchissante. Les faits lui donnaient raison sur cela, mais le fait est que l'homme commençait déjà à en comprendre les mécanismes, presque comme si il y avait déjà passé une partie oubliée de sa vie, comme si il avait toujours connu ces vaisseaux qui volaient dans les airs sans que cela ne fasse de sens, ou ces créations alambiquées, étrange, qui ne finissaient finalement que par lui offrir l'odeur de plus en plus gênante du fer et du cuivre dans les narines. Il était venu ici il y a déjà plus d'une semaine, et l'univers dans lequel il s'était très rapidement retrouvé n'était pas sans lui rappeler cette étrange époque de la terre, si courte malheureusement, disparue depuis maintenant des centenaires dans les méandre de l'histoire en ce monde alternatif de Terra, mais pour l'occasion, il ne manqua de prime abord que de l'intérêt envers les différents constructions produites de-ci, de-là, tel que l'étrange moteur à la pois noir qui avait permise de déplacer la carriole sur laquelle il avait été portée jusqu'au abords de la grande cité. Et puis lentement la vérité lui avait fait comprendre que toutes les inventions du monde ne saurait faire pâlir, ou même frémir, les comportements les plus vils de l'être humains.

Sa présence passéiste, du point de vue de beaucoup, avait attiré à lui tout les charlatans, tout les escrocs, ceux qui voulaient lui faire croire que leurs produits étaient éternels, indestructible, et qu'ils sauraient lui ôter mille maux pour chacune de leurs utilisations, mais il n'était point crédule, ni même sot, et toujours aussi prudent, ce qui avait tôt eut fait de le laisser comme exemple même de l'homme de peu de foi capable de ruiner les plus beaux discours. Un ingénieur, se présentant comme grand savant, avait eut l'occasion de scander à son public à quel point son automate, qui de ses dire ne manquait pas des plus grande qualité du monde, pouvait défaire une armée à lui tout seul, et se présentait ainsi comme le nec plus ultra de la défense robotique, génialissime invention qui ne saurait connaître que la gloire de la victoire à chacun de ses affrontements avec l'un des membre du public. Darthestar en homme intéressé, avait fait le choix de mettre l'objet à l'épreuve, et la déception fut de taille quand il vint la briser d'un coup sec, montrant à tout le parterre de curieux que si l'objet était en effet novateur, il ne manquait pas d'être aussi largement sur-évalué par son propriétaire, ce qui n'eut comme résultat qu'une large baisse du prix de base, et un marchand bien peu commode. La rencontre qui suivit ne fut guère plus agréable, le même ingénieur se ramenant avec nombre de collègues pour lui faire la peau, simple vengeance loin des yeux des gardes et des sentinelles, sûrement payés pour détourner les yeux le temps de quelques minutes. Le résultat ne fut pas moins unilatéral que dans le duel de plus tôt.

Alors oui, le vampire avait bien du mal non seulement à prendre ces gens au sérieux, mais surtout commençait à sentir un certain las de plus en plus croissant vis-à-vis des diverses créations, et se rendit bien compte, malheureusement, qu'il était bien plus dans un marché au puce de piètre qualité que dans le plus grand forum internationale du génie ingénierique, et de la créativité. Tant pis, il se concentra donc bien plus sur les éléments alentours, que ce soit la beauté des lieux, de l'architecture, de ce mouvement perpétuel de la marée humaine curieuse, qui montait d'esplanades en esplanades pour contempler les étals de ce domaine, ou qui ne faisaient cela que dans le même but que le voyageur, afin de contempler un peu la beauté de cette cité à l'architecture aussi étrange que novatrice, grand exemple de ce que pouvait faire l'homme pour vivre dans un domaine où , normalement, la place vient à manquer pour créer logements et échoppes de vie. Honnêtement il aurait put rester en ces lieux encore des mois sûrement, mais il savait que comme à chaque fois, les choses pouvaient dégénérer avec sa présence, surtout qu'il commençait à avoir un violent besoin de se sustenter, et ce n'était pas le café qui lui permettrait de calmer la soif si propre à sa nature. Tant pis, il avait prévu de quitter la ville dans deux, peut-être trois jours, le temps de faire encore quelques découvertes, de se perdre encore un peu dans le monde si étranger pour lui de la vapeur et de la machinerie, pour enfin retrouver les vertes campagnes, et le domaine de la magie. Qui sait, peut-être irait-il même s'enfoncer plus loin encore dans l'empire de la vapeur ? Il en fera le choix une fois qu'il aura reprit la route.

Quittant la haute rambarde de l'étage numéroté 5 de la ville, il commença avec une lenteur toute personnelle de descendre plus bas dans la cité, évitant les gamins tâchés d'huiles, les colporteurs aux sacs monstrueusement pleins, et les gueux aux airs plus ou moins éveillés pour continuer vers la Haute place, qui se situait au troisième étage de la ville, et où se trouvait la principale source d'activité, à savoir le grand fatras des échoppes principales de ces grandes festivités. Il avait bien remarqué qu'il s'agissait du lieu le plus observé, le plus gardé aussi d'ailleurs, et il avait pour l'instant fait le choix d'en rester éloigné, au cas où les écriteaux des lieux n'avaient pas eut l'occasion de mettre à jour leurs affichages, et d'ôter sa face de criminel Terran ayant déjà subit la justice d'Ashnard... Et n'en ayant rien vu de tel, il n'eut que peu de craintes à aller se balader dans cette zone où le monde pullule, se déplace vivement, dans tout les sens, sans jamais cesser, où chaque marchand scande haut et fort la qualité de leurs produits, et la baisse des prix, si bien que même à un étage plus haut, il pouvait ouïr toute la vie de la place qui se trouvait sous ses pieds. En revanche, il remarqua une altercation, un peu plus bas, une pauvre jeune femme qui, n'ayant apparemment pas eut le pied agile, venait de se trouver en partie affalée dans la crasse des lieux, et ce fut avec un mouvement de bonté d'âme qu'il vint passer les prochains escaliers pour se faufiler dans la rue la plus proche, et la plus directement reliée à la grande place où se déroulait désormais un vacarme un peu railleur, apparemment bien amusé par ce qu'il venait de se dérouler.

Elle passa juste devant lui. Une jeune femme, belle comme tout, en train de maintenir un corset qui venait sûrement de connaître une poigne un peu trop violente, au vue de la poitrine parfaite qui en était sortie sous la contrainte, et si elle ne vint même pas couler un regard vers lui, absolument concentrée sur sa fuite dans l'ombre, il ne manqua pas lui de remarquer en son regard une lueur un brin affolé. Pas étonnant, mais il n'allait pas se permettre de plus amples commentaires : En face déjà se profilait un homme bourru, mal-pensant, qui n'avait encore en vu que le corps en partie dénudé de la fuyarde, et ce ne fut pas pour le plaisir du vampiroïde, qui n'attendit que son approche pour agir, alors que celui-ci remarqua bien facilement sa présence inconfortable, et vint à lui beugler, au travers de sa charge, de se barrer rapidement :

« Fous le camp l'ami, j'ai un joli spectacle à faire tourner !
 -  Je crois que je ne suis qu'un amateur, mais pour être honnête ce n'est pas le genre d'événements que j'apprécie, désolé. »

Attrapant le jeune homme d'une poigne de fer, ce qui s'ensuivit fut sûrement tout à fait exceptionnel pour les gens du coin, car si il avait vu le charretier aux larges épaules entrer avec vigueur dans la rue, bloquant la vision des badauds de ses larges épaules, et les coupant de la scène qui venait de se produire, mais il ne s'attendait guère à le voir bondir, ou plutôt s'envoler, à plus de deux mètres du sol pour faire un rapide retour arrière, s'écrasant dans la boue, et sûrement les excréments de ses chevaux, dans un mouvement lourd et pataud. Darthestar se tourna tandis que l'activité se faisait vive sur la grande place, le tout ayant fait du bruit pour être honnête, sans parler du fait que les caméras qui avaient précédemment révélées aux gens de la cité la poitrine ronde et attirante de la jeune femme venaient désormais de capturer le vol expérimental du fauteur de trouble, mais il ne se pressa pas, et capta de son œil habitué aux ombres la forme un peu maladroite de la demoiselle qui venait de se faire humiliée, l'amenant tout simplement à s'approcher d'elle dans un mouvement des plus calme et léger, cherchant à prévenir une potentielle crainte de la part de cette belle femme. Bien sur, il ne chercha aucunement à faire un pas de trop, se tenant à une distance qu'il jugeait respectable pour que celle-ci ne se méprenne pas sur ses intentions, et vint à mettre le genoux à terre, calmement, pour pouvoir lui parler, face-à-face, avec un ton qui se voulait aussi réconfortant qu'amical, même si il n'avait pas vraiment le physique de l'emploi, avec son air de voyageur austère :

« Bonjour. Je m'excuse si mon intervention était un peu zélée de ma part. Je me présentes, Darthestar, et je voulais vous inviter à faire un bout de marche ensemble. Il ne vas pas tarder à y avoir du grabuge, et je sais d'expériences que ces gens ont tendances à être revanchard, n'est-ce-pas ? »
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Aëlya
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« Répondre #2 le: Février 02, 2017, 12:41:33 »

Ce fut le cri d’Estan, ce même jeune homme qui venait de s’attaquer à elle, qui la fit finalement s’arrêter et se retourner, assistant par là même à sa chute au milieu de la place. Depuis lors elle était restée, tête baissée pour éviter de croiser des regards, tenant, d’une main, son manteau, et de l’autre son bustier afin d’éviter qu’il ne s’ouvre à nouveau.

Un homme était sortit de la foule, se dirigeant vers Aëlya qui lâcha son manteau pour pouvoir sortir un poignard qu’elle avait discrètement dissimulé sous sa tenue. Le gardant encore à l’abri du regard de l’étranger, elle serra le poignard si fort que ses articulations blanchirent sous la pression. Si la plus grande partie des badauds avait leur attention tournée vers un feu d’artifice qui éclatait à deux rues d’ici (et n’était, à entendre les cris de douleurs puis la précipitation de médecins et le déclenchement des sirènes, un feu d’artifice bien involontaire), certains, les plus dangereux, comme cet homme à l’oreille déchirée, ou l’orc qui tirait sur sa pipe en jouant avec sa masse, ne lâchaient pas Aëlya du regard, ni l’inconnu qui s’approchait d’elle, comme s’ils attendaient la moindre occasion, la moindre ouverture pour s’attaquer à elle.

Aëlya posa à nouveau son regard sur celui qui approchait. Elle ne devait pas se laisser distraire, certes, les possibles ennemis étaient nombreux, mais elle n’arriverait à rien si elle ne traitait pas chaque problème à la fois.

-   Que me voulez-… , commença-t-elle d’un ton qu’elle pensait ferme et autoritaire mais, à l’évidence, même l’étranger, qui ne se tenait qu’à à peu près deux mètres d’elle, ne l’avait entendu et quand, soudain, il mit un genou à terre. 

« D’accord, pensa Aëlya, là c’est gênant ». Que lui voulait-t-il celui-là ? Alors que la foule continuait de les observer. En effet, Roktar, l’orc, par exemple, n’attendait qu’une chose, que l’étranger, trop puissant pour lui, décide de bien vouloir laisser la jeune femme seule pour qu’il s’amuse. Et il était loin d’être le seul à avoir prévu d’agir dès qu’il la laisserait.

- Bonjour. Je m'excuse si mon intervention était un peu zélée de ma part. Je me présente, Darthestar, et je voulais vous inviter à faire un bout de marche ensemble. Il ne va pas tarder à y avoir du grabuge, et je sais d'expériences que ces gens ont tendances à être revanchard, n'est-ce-pas ? , remarqua l'étranger.

« Au moins, ne s’agit-il pas d’une demande en mariage, j’ai eu suffisamment de malheurs pour aujourd’hui », songea-t-elle. Et, contrairement à sa rencontre avec Scott Helden, cette fois-ci elle sentit une présence rassurante en la personne de cet étranger. Tout d’abord avait-il éviter toute brusquerie dans son approche, ce qui, étant donné le contexte de vigilance absolue dont devait faire preuve Aëlya, était plutôt une bonne idée.

-   Ne vous excusez pas, répondit-elle, et relevez-vous. Vous avez raison, il est peu conseillé de rester par ici.

Ils firent quelques pas ensemble, s’éloignant toujours plus de la place, jusqu’à ce qu’ils trouvent un petit jardin entre deux maisons. Ils avaient peu parlé lors du trajet, Aëlya veillait à ce qu’ils aillent en un endroit où personne ne pourrait les entendre, et un lieu où elle ne rencontrerait aucun quidam qui se trouvait sur la place lors du fâcheux évènement. En cela, le petit jardin n’était, certes, pas le lieu de la discrétion absolue, mais au moins n’y avait-il personne d’autres et les fenêtres des maisons environnantes étaient fermées.
Ce bref répit, au côté d’un éventuel allié, soulagea, pour la première fois depuis longtemps, Aëlya. Elle avait refermé son bustier, toutefois, les lacets s’étaient détendus sous le choc, si bien que son bustier [La tenue verte qui couvre le haut de son torse] s’ouvrait plus qu’auparavant. Si Aëlya devait éviter de se baisser pour dévoiler sa chair, son bustier n’en était que plus agréable à porter, finalement, car au lieu de la serrer, comme avant, elle pouvait désormais respirer pleinement sans en être gênée.

-   Merci pour votre aide, monsieur.

 Hésitant à trop en dire sur la raison de sa venue ici, Aëlya choisit d’en dire le strict minimum. Peut-être cet étranger était-il la personne chargée de la conduire au mage, ou le mage lui-même, mais elle préféra attendre de mieux le connaître avant de se laisser aller à de tels risque en en dévoilant trop.

-   Je crains que vous ne soyez, vous aussi, dans de beaux draps en étant venue à ma rescousse, et je vous en remercie davantage, tout en m’excusant pour la situation dans laquelle je vous ai trainée. Car des hommes me recherchent.

Disant cela, elle prit sa sacoche qu’elle portait toujours avec elle afin d’en extirper une carte de la ville. Mais lorsqu’elle se saisit de sa sacoche, elle vit que la carte en était déjà à moitié sortie et, surtout, déchirée en deux, une partie manquante. Elle se souvint alors avoir senti une main l’agripper à cet endroit mais, sous le choc, elle n’avait pas fait attention. Quelqu’un avait essayé de la voler et n’avait pu en tirer qu’une moitié de carte inutile.

-   Voici la carte de la ville, du moins, ce qu’il en reste, présenta-t-elle à l’étranger. Je dois retrouver un contact qui pourra nous faire sortir de la ville. Le problème : j’ignore à quoi il ressemble et où il peut se trouver, je sais seulement qu’il s’agit d’un mage. Et il semblerait que je n’ai plus qu’une moitié de carte, dit-elle en la dépliant. Ici, et elle montra du doigt les lieux souterrains de la ville, ce sont les usines et hangars de la ville, on y trouve loups-garoux, trolls, gobelins ingénieurs… bref, tout ce qui permet à la ville de fonctionner, dont quelques mages. Nous, nous sommes ici, dit-elle en indiquant un autre point de la carte. Sur les plaines de la ville, là où se déroule la foire. J’ai entendu dire que certains mages présentaient aussi leurs travaux. Ensuite, et c’est là où une partie de ma carte est manquante, ce sont les falaises, là où s’élève la ville. Je crois savoir qu’il y a un quartier, le chemin de traverse, ou des breloques et des objets de magie noire sont vendus. Là encore, il est possible d’y rencontrer un mage.

Aëlya soupira, avant de reprendre :

-   Ainsi, je ne sais par où commencer mes recherches. Depuis quand êtes vous en ville ? Savez-vous des choses que j’ignore ? Et par où pensez-vous que nous pourrions commencer ? Je vous suis redevable, je ferai ce que vous pensez être le plus sûr, monsieur. Mais, quel est votre nom ?
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Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #3 le: Février 02, 2017, 07:56:46 »

L'attention était à son comble, et l'homme n'était pas dupe sur l'intérêt que la jeune femme avait suscitée, même si bien des choses se déroulant aux alentours avaient eut le don de créer un brin de diversion, suffisante en tout cas pour que bon nombre de monde ne vienne plus à penser au précédent spectacle. Il se sentait observé, et sachant très bien qu'enfoncé dans la ruelle, personne n'avait put constater son action, l'envoie de manière plutôt rapide et aisé d'une masse aussi imposante que l'homme qui désormais geignait sur le sol, sûrement en train de se remémorer quelques bons conseils qui lui avaient été donnés dans son enfance, il ne pouvait qu'en déduire que la véritable source de tant d'observations se trouvait plutôt être la jeune femme face à laquelle il se trouvait. Il n'avait point d'idée de qui elle était, mais il n'avait pas vraiment de valeur à agir d'une manière aussi simple que de la laisser dans ses propres ennuis, surtout après qu'elle ait put connaître une humiliation qui ne lui convenait guère, surtout du point de vue de sa posture naturellement droite et fière, témoin d'un brin de culture et de manières que l'homme savait très bien reconnaître. Si ses propos furent d'ailleurs un brin osé, il ne manqua pas pour autant de s'y tenir, remarquant sans le moindre soucis que la femme occasionnait une gêne palpable face à son comportement, mais il ne vint pas reculer sur ses termes, une fois que l'on agit, on se tient à ce qui a été précédemment fait, et c'est donc avec un léger sourire qu'il accueillit les propos de celle qui se trouvait encore à batailler avec sa tenue, ne tardait pas à se conformer à ses dires.

« Ne vous excusez pas, et relevez-vous. Vous avez raison, il est peu conseillé de rester par ici. »

Un geste rapide, et il était déjà debout, veillant bien sur à ce que personne n'ait la fâcheuse idée de les prendre en filature tandis que la femme se mit à ouvrir la marche, et qu'il lui emboîta le pas sans la moindre présence de doutes, commençant à l'accompagner à un rythme bien lent pour lui, mais nécessaire à la demoiselle pour ne pas se voir perdre la tenue qui était bien détendue depuis le coup de paluche qu'elle avait subit. L'avancée fut donc calme, simple, le mouvement de deux personnes tout à fait normal, et dans le font il appréciait qu'elle ai eut la présence d'esprit de ne pas se laisser aller à une quelconque panique qui l'aurait amenée à fuir sans considération, à courir comme une dératée, et donc, à se faire tristement voir de tout ceux qui auraient eut le don de contempler le spectacle précédent, et de vouloir à nouveau avoir le droit d'observer sa chair délectable et attirante. Le vampire ne pouvait pas mentir, ses crocs l'appelaient, lui donnaient presque envie de venir se confondre dans une action qui ne lui convenait guère, mais pour le coup, il tint bon pour ne pas se présenter comme un homme de peu de confiance, et vint à se rappeler qu'il avait encore plusieurs jours devant lui avant de se retrouver en besoin immédiat de contenu sanguin. Enfin, laissant cette idée au second-plan, il put remarqué que la femme venait à se déplacer dans des milieux moins peuplées, avant de carrément se trouver au bord de la périphérie de la ville, dans un petit jardin écrasé entre deux maisonnées, avant de se permettre de parler à nouveau, occasionnant par là une pause que Darthestar appliqua en venant s'adosser au mur le plus proche, bras croisé, un brin vigilant malgré tout :

« Merci pour votre aide, monsieur. Je crains que vous ne soyez, vous aussi, dans de beaux draps en étant venue à ma rescousse, et je vous en remercie davantage, tout en m’excusant pour la situation dans laquelle je vous ai traînée. Car des hommes me recherchent.
 -  Vous n'avez pas vraiment de craintes à avoir pour moi, sachez le. Je saurais me défendre, sans contexte, mais de ce que j'ai eut le droit de remarquer, les choses ne sont pas bien simples pour vous. Je n'ai pas grandes raisons de rester dans les environs, donc si je peux aider quelqu'un avant de partir, je penses pouvoir me le permettre. Dites-moi, pourquoi vous trouvez vous ici ? »

Sa question, simple, ne tarda pas à trouver réponse chez sa camarade de la part d'une action rapide, où elle vint vivement chercher dans son sac une carte, qu'elle ne tarda pas non plus à dérouler devant l'homme pour venir lui expliquer le pourquoi de sa présence en ces lieux, ainsi que ses dernières suppositions vis-à-vis des lieux potentiellement porteurs de son intérêt. Un mage hein ? Darthestar en avait des capacités, magiques, de nombreuses même d'ailleurs depuis qu'il avait fait la rencontre d'Esverancia, mais pour autant il n'était pas vraiment prompt à en faire usage, non seulement parce qu'il n'était pas encore pleinement maître de ses arts, mais surtout parce qu'après des mois d'entraînement, il avait découvert que plus il avait le don d'utiliser ses ressources, et plus celles-ci devenaient instables, presque dangereuses. En tout cas, il avait au moins le pouvoir de facilement reconnaître quelqu'un qui avait de l'expérience dans le domaine, et en cela il pouvait en être quasiment certain, mais il avait en effet largement de quoi apporter une aide à celle qui était en train de lui expliquer l'importance des différents lieux de la ville, et leur population, comme pour lui permettre de remarquer que même si ils cherchaient quelqu'un en particulier, il serait dur de le localiser. Un peu plus, et l'homme se serait sûrement permit une remarque sur le manque clair d'organisation de la demoiselle, mais il ne voulait pas se faire désagréable, ayant déjà remarqué que la situation était passablement lourde et stressante pour la jeune femme, et qu'elle n'avait aucunement besoin qu'un étranger vienne soudainement lui faire remarquer qu'elle s'y était prise de manière bien hasardeuse.

« Ainsi, je ne sais par où commencer mes recherches. Depuis quand êtes vous en ville ? Savez-vous des choses que j’ignore ? Et par où pensez-vous que nous pourrions commencer ? Je vous suis redevable, je ferai ce que vous pensez être le plus sûr, monsieur. Mais, quel est votre nom ?
 -  On m'appelle Darthestar. Considérez donc que je suis simplement un voyageur curieux, cherchant de nouveaux lieux à découvrir... Et étant là depuis quelques jours, je penses avoir ma petite idée, mais en ce cas votre carte ne vas pas être d'une grande utilité. »

Il soupira un instant avant de laisser son regard se tourner vers les hautes falaises du lieu, mélange de ponts, de circuits plus ou moins anarchiques, mais surtout d'une quantité incroyable de maisonnée, de grandes bâtisses, et de toits dont le traitement réellement bordélique permettait à toute celles-ci de tenir les une contre les autres sans partir en avant, une prouesse architecturale qui avait valu son respect, mais qui désormais le gênait un brin. Hormis des escaliers, il s'y trouvaient des sortes de monte-charge, des ascenseurs, et pleins d'autres dispositifs pour s'y déplacer, mais cela en faisait un véritable labyrinthe, et surtout, un lieu où les déplacements étaient tout autant restreint que prompt à en créer les meilleurs guet-apens, comme les plus franche et parfaites cachettes pour qui connaissait les lieux. Et voilà le problème, même si il était quasiment certain que le mage de la demoiselle devait s'y trouver, car les falaises abritaient une très grande majorité des auberges, et autre hôtels permettant aux voyageurs de trouver une place où dormir durant les fêtes, ni lui, ni celle qui avait tant besoin de rencontrer l'énergumène inconnu ne connaissaient véritablement différents chemins de cette partie de la ville, et pouvait facilement se mettre en danger ainsi. Mais ils n'avaient pas le choix apparemment, et c'est donc avec une mine un peu grave, laissant entendre qu'il n'était pas foncièrement emballé par l'idée d'aller traîner dans cette partie de la ville, et d'y produire une recherche qui pourrait facilement les confondre, qu'il se retourna vers les yeux charmeurs de la femme, ainsi que de son air un brin inquiet, témoignant de son léger manque d'assurance quand à la réussite de cette rencontre hasardeuse avec le mage.

« Ne tenant qu'à moi, il est plus que probable que votre homme soit allé séjourner dans les falaises le temps de la fête, idem si il habite ici, étant donner qu'il s'agit de la partie la plus résidentielle de la ville. En revanche, si nous voulons le chercher, il va nous falloir un nom, ou une attribution. Fait-il partit d'un partie politique particulier, d'une confrérie ? Certaines auberges accueillent principalement un certain type de personne, aussi la moindre information que vous pourriez me donner serait utile. »

Il fit une pause, puis se rendit compte d'une erreur bénigne de sa part, mais malgré tout embêtante pour la suite de leurs éventuelles discussions :

« Oh et pardonnez moi, mais je n'ai toujours pas demander le votre, de prénom. »
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Aëlya
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« Répondre #4 le: Février 03, 2017, 12:56:27 »

Son nom… c’était si peu de chose, une requête si simple à tel point qu’on pensait évidemment ne jamais avoir à douter au moment de donner la réponse, une habitude pour créer un lien entre deux êtres… et pourtant, son nom était, depuis son exil, synonyme de traques. La question de son nom était devenue lourde, pesante. Pourtant, Aëlya ne pouvait s’empêcher d’avoir confiance en Darthestar, peut-être était-ce la façon dont il s’était présenté, ou simplement qu’elle savait avoir rencontré une bonne personne. Après tout, Darthestar, sans pourtant la connaître, n’avait-il pas été le seul à avoir agi, à être sortit de la foule pour venir l’aider ? De plus, cacher son identité était devenu trop difficile pour la jeune femme, elle avait besoin de dire qui elle était, ce qu’elle avait évité depuis des mois.

-   Aëlya… c’est mon nom, Aëlya, dit-elle comme si elle invoquait ainsi sa propre personne. Peut-être avez-vous déjà entendu mon nom…

Elle soupira en remettant une boucle de cheveux qui tombait sur sa gorge derrière son oreille.

-   Aëlya Peyr’Dragon… Héritière de Hautes-Frontières, mon frère me traque. Je me dois de vous en faire part après l’aide et les risques que vous avez pris, sans le savoir, en venant à mon aide.

Aëlya n’osait regarder Darthestar, malgré la confiance qu’elle avait naturellement placée en lui, il ne restait, après tout, qu’un étranger, quelqu’un qui aurait pu la dénoncer d’un claquement de doigt s’il le souhaitait et récolter une belle somme en échange.

Alors qu’elle venait de terminer cette confidence, elle eut l’impression qu’un lourd silence venait de se placer entre eux et elle sentit l’inquiétude naître au fond de sa poitrine. Quand soudain éclata une nouvelle détonation, rapidement suivit d’une dizaine d’autres. Aëlya leva la tête en direction du bruit qui provenait des hauteurs de la ville, au-dessus des falaises, là où s’étalait le quartier riche de Grandville. A l’origine de ces détonations, nul inventeur maladroit cette fois-ci, mais des feux d’artifices magnifiquement orchestrés qui éclataient devant la lune… La lune, car, en cette période de l’année, et pendant quelques jours, la lune était visible même de jour, comme c’était alors le cas puisque le soleil lui-même était au zénith.

Soudain, aidée par les questions de Darthestar, notamment soulevant la possibilité que le mage appartenait peut-être à une confrérie ou à un parti politique, des souvenirs remontèrent à la surface. Seule, sans oser se poser des questions à haute voix sur l’identité du mage, Aëlya n’avait fait que tourner en rond. Mais une image était revenue, un indice qui avait filtré et se présentait à elle : le culte de la lune. Le mage, homme ou femme, appartenait à ce culte, l’équivalent d’une secte très fermée, dans laquelle cohabitaient aussi bien de riches marchands que des assassins de l’ombre. Ce culte était l’équivalent d’un cercle d’influence, qui permettait de réunir toutes les puissantes personnalités, connues ou non du peuple, et ce culte était justement très déployé dans Grandville.

C’était justement l’une des raisons de la corruption toujours plus effroyable dans cette ville, car celle-ci appartenait à un groupe privilégié de personnes, agissant dans leurs propres intérêts mais aussi au nom d’une mystérieuse croyance, car personne ne savait véritablement ce qu’il ressortait des messes de ce culte.

-   Darthestar, avez-vous déjà entendu mentionner le « Culte de la lune » ?, demanda Aëlya.

La jeune femme se leva et commença à faire les cents pas dans le jardin, parlant à haute voix autant pour Darthestar que pour elle-même.

-   Il s’agit d’une mystérieuse confrérie, très implantée ici à Grandville… Je sais où commencer les recherches, s’exclama-t-elle.

Sur ce, elle pointa du doigt les feux d’artifices qui continuaient d’éclairer le ciel bleu et sans nuages.

-   Voyez, sur les hauteurs de la ville ? Sur les falaises est fêté, en ce moment même, La Lune Blanche. Cette cérémonie a lieu une fois par an et célèbre la proximité de la lune avec Terra, c’est pour cela que nous la distinguons aussi bien, malgré la journée.

Aëlya releva son bustier qui avait désormais la fâcheuse habitude de descendre de son torse si elle ne l’y maintenait pas régulièrement. Une habitude qu’elle allait devoir songer à garder, remarqua-t-elle. Autant ne pas rameuter les regards sur elle.

-   Je me souviens maintenant que le mage en question est un fervent adepte de ce culte. Le culte de la Lune a été interdit lors de l’annexion de ma contrée d’origine, et c’est justement ce qui l’avait conduit à me soutenir lors de la guerre civile. Si nous voulons le retrouver, alors, nous devons atteindre les hauteurs.

Terminant sur ces mots, Aëlya resta à observer la ville sur les falaises. C’était une longue ascension qui les attendait, et les risques encourus étaient réels. Plus on montait le long de la falaise, plus les tours de gardes, les milices et les arrestations étaient nombreuses afin d’assurer une très grande sécurité aux riches habitants qui vivaient sur la plateau des falaises. Certains mentionnaient même que des Taurens et des géants en gardaient l’accès, même s’il s’agissait probablement de fables, la réalité était là : aucun citoyen ne pouvait s’aventurer sur ces hauteurs. Mais Aëlya n’avait pas le choix, et c’était bien là ce qu’elle comptait faire.

-   Il existe, de ce que j’ai appris, plusieurs passages pour arriver sur les hauteurs. Le principal nous demandera beaucoup d’agilités tant il est gardé, peut-être que l’affluence limitera les investigations, mais il nous faudra redoubler de prudences. Le deuxième passe par les mines. Avant, Grandville était une riche ville minière, mais depuis celle-ci sont à l’abandon et regorgent de vermines, mais cela nous permettrait d’accéder aux hauteurs sans les contrôles. Enfin, le troisième… c’est l’escalade, à travers murs, cheminées et gouttières…

Elle s’arrêta dans son explication sur les trois plans qui s’offraient à eux pour tourner le regard vers Darthestar, qu’elle n’avait osé croiser depuis l’arrivée dans le jardin.

-   Ce serait encore vous faire courir des risques, et cela, je ne peux m’y résoudre. Sachez que la mort peut nous abattre, au mieux, lors de cette ascension. Je veux que vous soyez conscients des risques avant de m’accompagner dans ma quête.
« Dernière édition: Février 03, 2017, 03:38:26 par Aëlya » Journalisée

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Darthestar est un être d'un bon mètre 95, et il s'agit surement de l'exemple typique de l'homme torturé par sa nature.

Devenu vampire par le biais d'une bien compliquée histoire, il essayes tant bien que mal de dominer son instincts, mais son combat avec lui même le rend parfois instable et maladroit.

Homme contemplatif, il est avant tout un voyageur et n'use de sa puissance que dans les cas les plus extrêmes, y préférant une certaine forme de sagesse.
« Répondre #5 le: Février 04, 2017, 01:46:58 »

Elle hésitait. Point difficile à remarquer, son regard déjà fuyant depuis leur entrevue était devenu complètement oblique, observant dans le vague, au loin de sa personne pour trouver dans les murs de bois une réponse qui ne semblait pas lui venir aisément, à savoir si elle se devait en effet de lui donner une réponse claire, une réponse honnête, ou si elle faisait mieux de se dissimuler de ses origines véritable, de son patronyme, par une question de sûreté. Darthestar ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, et même si elle venait à lui mentir, chose qu'il aura don de reconnaître par une certaine habitude de faire face au tours de paroles malines pour cacher le vrai derrière un filtre de faux maîtrisé, il ne lui en voudrait pas, ayant lui-même eut le besoin d'utiliser de tels procédés pour pouvoir se cacher des forces de l'ordre, et autre instances de la justice et de la vertu, lorsqu'il était encore considéré comme le pire des criminels ayant mit les pieds dans l'empire Ashnardien. En tout cas il se contenta de rester muet le temps que la femme ait la force de prendre sa décision, et en profita pour réfléchir un peu plus à la manière dont ils allaient procédés un peu plus tard, lors de leurs recherche, mais bien sur sans informations complémentaires, ce la ne lui servit pas à grand-chose... Ce fut même le contraire, il s'embourba un peu dans ses pensées, avant de témoigner presque d'une certaine frustration sur le visage. Fusse cela qui lui permit de se décider, en tout cas la femme prit donc la parole, de manière franche, sans détours pour l'informer dés lors de celle qu'il allait accompagner dans les heures à venir :

« Aëlya… c’est mon nom, Aëlya. Peut-être avez-vous déjà entendu mon nom…Aëlya Peyr’Dragon… Héritière de Hautes-Frontières, mon frère me traque. Je me dois de vous en faire part après l’aide et les risques que vous avez pris, sans le savoir, en venant à mon aide. »

Le silence se fit de nouveau, complet, tandis que l'homme vint à reconsidérer les informations qu'elle venait de lui offrir, de manière bien directe, et somme toute plaisante, le vampiroïde appréciant qu'elle ai eut le don de lui offrir sa confiance, et de voir en lui celui qui pourrait en effet lui porter son secours sans chercher à faire un quelconque usage du fait qu'elle était actuellement en pleine traque, et qu'elle n'était pas apparemment du bon coté de celle-ci. Une dynaste donc. Eh bien décidément, il avait le don de se retrouver en haute compagnie, un peu plus et il commencerait à croire que le destin voulait absolument qu'il se porte au secours des femmes en détresses de haute lignée, et pour être tout à fait honnête, si il appréciait certes de tendre une main charitable et pleine de bonne volonté à celles qui avaient besoin de ses services, le fait de se retrouver dans une situation de potentiel danger grâce à ceci n'était pas franchement un plaisir. Mais il n'avait pas vraiment le choix pour le coup, il n'avait même plus le choix surtout, il venait de lui-même de se lier à elle, et il n'allait sûrement pas revenir en arrière sur sa parole par le simple fait qu'il allait devoir guerroyer pour les beaux yeux d'une femme qui ne saurait s'en sortir autrement, il donnait quand même un peu plus de valeur à ses promesses, et n'allaient pas les briser par un malheureux concours de circonstances. Tant pis pour lui, au moins pouvait-il se permettre de ricaner un peu sur lui-même et ses mauvaises habitudes de chevalier blanc. Après tout, il n'y avait normalement que les sots pour se laisser aller à ce genre d'actions sans jamais réfléchir auparavant aux risques encourus !

Des détonations, plusieurs, haut dans le ciel, permirent à l'homme de détourner ses pensées des tristes réalités qu'il constatait pour se laisser aller à la contemplation d'un feu d'artifice aux proportions un brin surprenante, et à la lune gibbeuse qui se trouvait actuellement haute dans le ciel, grandement visible malgré le soleil qui la côtoyait de bien près, avec son habituel arrogance. Pour le coup, il était ravi de ne pas y être sensible, certains vampires ne supportant pas l'influence de cet astre, et perdant rapidement le contrôle de leur être par une telle proximité de cet astre aux couleurs grissonnantes. En revanche, bien loin de ses propres réflexions, la jeune femme qui se trouvait en sa compagnie sembla d'un coup changer d'attitude, et vint rapidement à rompre le silence, avant de commencer à prendre une posture pleine de réflexion, ses jambes commençant à la porter dans un court circuits de rapides pas tandis qu'elle exprimait, tout haut, ce qui était en train de naître dans son esprit, aiguillant par là l'attention du vampire qui se tourna rapidement dans sa direction, et vint à l'écouter avec beaucoup d'intérêt, ravi que les choses trouvaient enfin une source de potentielles solution :

« Darthestar, avez-vous déjà entendu mentionner le « Culte de la lune » ? Il s’agit d’une mystérieuse confrérie, très implantée ici à Grandville… Je sais où commencer les recherches. »

Non, cela ne lui disait rien, mais cela ne l'empêcha guère de suivre les propos de la femme avec toute sa capacité à analysé la suite de ses termes, cherchant de manière plus ou moins aisé de faire le liens entre les différents éléments, et de tenter de se rappeler du moindre symbole, du moindre élément qui saurait leur être utile pour leur éventuelle progression future. Malheureusement rien ne lui revint en tête, ni lorsqu'elle vint à parler des détails de ce cultes, de ses pratiques plus ou moins mystérieuse, ni du lieu où ils se trouvaient, et encore moins quand elle vint à s'exprimer quand au passé de son pays, lié à cette croyance, qui semblait étrangement trouver une fin plus ou moins agréable, qui lui laissait le doute palpable de savoir si oui, ou non, cet homme serait vraiment prompt à soutenir la femme dans sa fuite sans une contre-partie irréalisable dans un futur proche. Enfin, il eut au moins le don de pouvoir analyser un peu plus de chose quand Aëlya vint à parler des passages par lesquels ils pourraient s'approcher du lieu, la femme ne manquant pas de lui rappeler que les gardes sont fort nombreux dans les hauteurs, là où se trouve la caste la plus riche de Grandville, ce qui ne manqua guère de lui rappeler que même si l’ascension de cette partie de la cité était envisageable, ils ne pourront tout simplement le produire de manière conventionnelle, au risque de tomber sur des réfractaires à l'éventuel retour au pouvoir de sa protégée. Hum grand dilemme, apparemment ils n'allaient pas vraiment avoir d'autres choix que de se trouver un passage plus simple, mais de toutes manières, ils allaient sûrement devoir se fatiguer pour atteindre les hauteurs... Et c'est là qu'elle vint le regarder, droit dans les yeux, osant enfin lui parler directement :

« Ce serait encore vous faire courir des risques, et cela, je ne peux m’y résoudre. Sachez que la mort peut nous abattre, au mieux, lors de cette ascension. Je veux que vous soyez conscients des risques avant de m’accompagner dans ma quête.
 -  Comme je vous l'ai déjà dis, vous n'avez pas vraiment de craintes à avoir pour moi, soyez en certaine... »

Il l'observe un temps, remarquant à quel point elle a du mal à faire tenir son vêtements en place, mais surtout, à quel point elle semble perdu, malgré le rappel de ses souvenirs, comme si elle faisait face à une tâche bien trop complexe pour ses frêles épaules et qu'elle s'avance sans grande confiance vers une fin qui n'aurait de don que de la pousser vers une crainte et une tristesse incroyablement injuste pour une personne de son rang. Oui, non seulement il ne peut pas faire marche-arrière, mais surtout, il n'a pas de raisons de le faire, pas la moindre, et se voit bien dans l'obligation de chercher à lui offrir enfin l'aide qu'elle mérite, non seulement pour quitter les lieux, mais surtout pour enfin se sentir en sécurité, après des événements qui n'ont sûrement pas dut être de grande joie à vivre, à subir, puis à accepter afin de toujours pouvoir progresser vers son but final de quitter son pays, et de se préparer à d'éventuelles ripostes. Soupirant, l'homme aura un geste simple envers la jeune femme, lui réajustant son chapeau sur le haut de sa tête, avant de s'abaisser un peu pour qu'elle n'ait pas à se tordre le cou pour le regarder dans les yeux, et viendra enfin s'exprimer sur la suite des opérations, ayant grande idée de la manière dont il pouvait agir pour s'approcher de la zone « sacrée » du culte de la lune, mais surtout de comment ils allaient éviter les milices, l'homme ayant une grande expérience dans le domaine après tout. Alors il parla d'un ton clair, mais à voix basse, non seulement pour la rassurer déjà sur l'accumulation de ses craintes, mais surtout, pour lui annoncer comment il comptait procéder, cherchant d'une certaine manière à lui offrir un plan qui n'aurait que don de la rendre plus sereine :

« Écoutez... Je suis largement assez puissant pour faire face à des armées, alors cessez donc de vous en vouloir quand à mon choix de vous accompagnez quelques temps pour vous aider, d'ici à ce que vous ayez put quitter ces lieux. Quand à ce qui nous concerne, je penses que nous aurions toute considération à ne pas passer par des mines inutilisées depuis longtemps, qui sait ce qui pourrait se produire, entre les monstres et les chutes de plafonds... Non nous devrions nous préparer pour une séance d'escalade plus ou moins rigoureuse à mon avis. Si bien sur vous pensez pouvoir tenir d'emprunter toits, falaises, et autres circuits alternatifs sans vous épuiser à mi-chemin. Je m'en remets à votre choix Aëlya. »
Journalisée



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