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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Don't Fear The Reaper [Astrid]  (Lu 1122 fois)
Stephen Connor
Poupaw de son fichtonw
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Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 

Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.

Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« le: Juin 29, 2015, 01:58:32 »

Il n’était pas rare que certains mages cherchent à fuir leurs obligations, après avoir passé commande auprès d’un démon. Pour leur défense, il était vrai que certains Infernaux imposaient des tarifs absolument honteux à leurs clients. Vendre son âme pour un siècle de plus à vivre, c’était de l’escroquerie !

Kingsley était de ceux qui n’apprécient pas le respect des contrats. Et s’il avait signé un grotesque parchemin, d’une plume de feu, c’était sans grande conviction. « Un siècle, c’est long ! » se disait-il, imprudent et pas franchement très malin. Mais maintenant que l’heure était venue, le bicentenaire aux airs de jouvenceau ne se sentait pas emballé par le grand voyage.

Fort malheureusement, les cheminots des enfers n’offraient pas de retour sur les tickets. La grande autoroute était à sens unique. Le grand cric croque mais ne recrache pas. En bref : quand un démon veut votre peau, il vaut mieux la lui offrir sans trop faire d’histoire.

Grand Duc flegmatique et raffiné, le beau diable n’aimait pas trop se mêler au commun des mortels. Car si certains pouvaient attiser sa curiosité, la plupart n’étaient que d’ennuyeuses distractions. Kingsley n’était qu’un sorcier de pacotille parmi un millier d’autres, pas de quoi déranger Helel. En temps normal…

« Comment ça, vous ne le trouvez pas !? » Hurla le colosse en balayant une coupe de vin posée au bout d’un accoudoir de son trône.

L’infâme messager, qui ressemblait à un gobelin des plus disgracieux, vouta son dos, couvrant son visage de peur et de honte. Mog-el, comme il s’appelait, savait que son maître n’appréciait pas particulièrement les mauvaises nouvelles, et encore moins de passer pour un incompétent. La cour des Enfers aurait tôt fait d’apprendre que les hommes du Grand Duc avaient échoué à capturer un simple mage en fuite, et les railleries n’en finiraient pas.

Et, comme souvent dans ces situations, le Maître en personne allait se mettre en chasse. Puis, lorsqu’il reviendrait, il punirait sévèrement toute son unité de traqueur, dont l’ingrat messager faisait partie. Voilà un programme qui n’enchantait nullement le gnome difforme.

« Je… Je pense qu’il est dans la Capsule, Ô mon monstruosissime Prince ! » Dit-il, agenouillé, touchant répétitivement le tapis rouge au sol, à la pointe de son nez couvert de pustules. « Votre Altesse aura tôt fait de ramener ce mécréant, et de punir son audace avec la fermeté qu… »

Mog-el se tut. Le démon d’Orgueil avait quitté son trône, le bruit de ses lourdes bottes s’approchant dangereusement des oreilles du messager. Ce dernier ravala bruyamment sa salive, n’osant élever son regard vers le Maître. Il put simplement sentir la forme massive du Grand Duc le contourner.

« Relève-toi, infect rat. » Grogna le colosse. « Ouvre un portail vers la Capsule, amène-moi aussi près que possible de ce couard de Kingsley. »

Le gobelin se releva en hâte, trop heureux de ne pas finir en grillade apéritive. Psalmodiant maladroitement quelques incantations, le messager dut s’y prendre à trois reprises avant de pouvoir finalement déchirer l’espace et le temps. Un cercle apparut au milieu du vide, donnant sur une ruelle derrière un bâtiment massif, à l’apparence épurée et en courbes.

Helel n’avait jamais encore visité la Capsule, bien que ses hommes y aient parfois opéré. Il ignorait tout de cet endroit, cependant, et s’y rendait avec la ferme intention d’en ressortir bien vite. Peut-être avait-il pris l’habitude de rester sur Terra, peut-être préférait-il l’odeur de la terre et du sang, mais en tous cas, le beau diable n’avait que peu d’affection pour l’esthétique étrange des villes futuristes.

« Allons-bon, Kingsley… » Murmura le colosse, extrayant un parchemin de sa poche.

Le papier s’illumina, sans que le démon ait à le déplier. Cette lumière s’insinuait dans l’esprit du monstre, le guidant jusqu’à l’âme qu’il était venu récupérer. Le fuyard n’était pas bien loin, Helel le sentait. Il marcha alors quelques instants, avant de se trouver face à l’entrée d’un bâtiment fort étrange.

Il n’avait jamais entendu parler de ce lieu, mais le beau diable sentait l’odeur de la magie. Elle était puissante, prenante, teintant jusqu’aux murs du bâtiment. L’inscription au sommet de l’entrée lisait « L’Académie ». Sans doute cet endroit était-il une école de magie, ce qui expliquerait que Kingsley s’y soit réfugié. Combattre une horde de mages n’enchantait pas particulièrement le démon, mais la perspective ne l’effrayait pas non plus.

Pourtant, ce fut sans aucune difficulté qu’Helel parvint à entrer. Sur place, on l’observait parfois d’une façon étrange, mais sans particulièrement lui accorder un intérêt plus poussé. Les créatures magiques devaient être légions, en ces lieux. Heureusement pour le Grand Duc, qui ne rencontrerait probablement pas d’obstacle sur son chemin.

Au bout de quelques minutes, le colosse arriva face à une lourde porte. Il ne savait pas trop où elle menait, mais la magie du parchemin ne mentait pas : Kingsley était derrière. Le démon sentait également une autre présence, mais il ne s’y attarda pas davantage : qui pourrait bien lui barrer la route, après tout ?

De sa prise assurée, le Maître ouvrit la porte, pénétrant dans la pièce et refermant immédiatement derrière lui, verrouillant la serrure à coup de magie. En compagnie du mage, il y avait une jeune femme. Helel l’ignora simplement, attrapant le bicentenaire au corps de jeune homme par le cou.

« Tu sais pourquoi je suis ici. » S’amusa le colosse, dont la main libre se posa sur le visage de Kingsley. Il tourna son visage vers l’inconnue, un sourire aux coins des lèvres. « Désolé, je viens le récupérer, mais ne vous en faites, vous pourrez le revoir… Dans quelques décennies ? »
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« Répondre #1 le: Juillet 15, 2015, 11:41:01 »

Elle n'était arrivée à la Base Spatiale que la veille par un des portails. Passer la nuit dans la première auberge qu'elle avait croisé avait été une terrible erreur dont ses omoplates ne cessaient de se plaindre au moindre de ses mouvements. Épuisée après une mission à l'autre bout des continents, elle avait espéré pouvoir se reposer à son retour à Nexus, mais c'était sans compter ses chefs qui la trouvaient si excellente en tout point, qu'ils l'avaient immédiatement renvoyée en mission, ici, perdue dans les étoiles. Elle n'avait donc pas fait cas de l'apparence miteuse de l'endroit, aura même à peine remarqué le sol crasseux, les murs jaunis et les tapisseries rongées de moisissures. Elle n'avait pas même noté le lourd nuage de poussière lorsqu'elle s'était affalée sur le lit étriqué, coincé sous la fenêtre sordide et minuscule. Elle s'était endormie comme une souche, un des pommeaux du lit enfoncé dans le dos, à moitié avachie. Toute immortelle qu'elle soit, son corps ne semblait pas disposé à guérir aussi vite qu'à l'accoutumé et comptait bien lui rappeler sa sensibilité.
C'est alors qu'elle tentait d'avaler un petit-déjeuner (un quignon de pain à moitié rassi dont des moisissures avaient dues être enlevées à la hâte par le patron... Attention charmante, vraiment.), tout en jouant des épaules pour détendre ses muscles dorsaux endoloris, qu'elle avait été sollicitée.

Un petit homme, plutôt jeune – quoi qu'elle se méfiât toujours des apparences – avait presque fondu sur elle à peine l'avait-il vu. Il parlait vite, avait l'air paniqué et jetait sans cesse des regards inquiets alentours.

_Du calme, ami, du calme. Accompagne moi dans une auberge où nous serions susceptibles de prendre un petit-déjeuner digne de ce nom, et ce disant, elle laissa retomber le quignon sur la table, l'estomac plein, peut-être seras-tu plus clair dans tes propos.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour rassembler ses affaires à l'étage. Elle boucla à sa taille, une imposante ceinture à laquelle pendaient de nombreuses armes. On pouvait voir, à sa droite, deux dagues de taille différente mais dont la facture, égale, semblait ancienne. À sa gauche, une longue et fine épée à tranchant unique dont le fourreau tendait vers l'arrière. Tout autour, de très nombreuses sacoches et bourses de cuir contenaient argent et munitions (balles, cartouches) pour ses armes à feu. Elle passa dans son dos un bouclier rond, de bois, qui semblait peser bien lourd sans qu'elle n'en manifeste le moindre signe pourtant. Par-dessus elle fit glisser une imposante arme aux formes étranges, un croisement entre une mitraillette et un bazooka, sans doute.
Quiconque aurait tenté de porter cet attirail se serait sans doute écroulé aussitôt, mais Astrid était bien plus forte que la moyenne et des siècles entiers à guerroyer l'avait, de plus, dotée d'une endurance et d'une musculature à nulle autre pareille.
Se penchant, elle vérifia encore que ses autres lames (des dagues à garde courte mais à lame longue, difficile à manier et rarement utilisée car elles étaient souvent déséquilibrées de part cette disproportion) étaient bien fixées de chaque côté de ses bottes de cuir. A l'intérieur, et dans chacune d'elles, elle glissa encore une sorte de poing américain ainsi qu'un minuscule pistolet.
La belle était armée, c'est le moins que l'on puisse dire.

Ses talons de bois sonnaient contre l'escalier alors qu'elle redescendait. En grimaçant de dégoût, elle lança une pièce d'argent au tenancier de l'endroit, quand bien même elle doutait sérieusement qu'il le méritât.
Elle n'avait d'autres affaires que ses armes. Sa tenue de cuir oscillant entre le brun et le noir, immuable, toujours sur le dos. Sa tête aux longs cheveux noirs – teints ainsi depuis des années – surmontée d'une casquette de style officier. Sur son passage, nombreux étaient ceux qui se retournaient : son aura la précédait mais les armes qui tintaient à chacun de ses pas achevaient de convaincre les curieux de la regarder. Indifférente, elle regardait droit devant elle, le visage dénué de toute expression.

Une fois attablée dans une auberge à la mine bien plus accueillante, chaleureuse et propre que la précédente, son interlocuteur sembla marquer un temps d'arrêt et de surprise en voyant tout ce qu'elle ingurgitait.

Les années passant, Astrid avait en effet pu constater qu'elle n'avait plus autant besoin de dormir, tandis que sa faim se décuplait.
D'abord, ses nuits s'étaient écourtées, à tel point qu'elle finît par dormir à peine une heure par nuit. Puis, progressivement, elle put tenir deux jours sans dormir et sans ressentir une fatigue quelconque. Finalement, elle pouvait désormais tenir une semaine sans dormir, si la nuit qu'elle passait ensuite comptait une dizaine d'heures de sommeil. En revanche, sa faim, elle, s'était grandement amplifiée. Elle mangeait comme un ogre, tout simplement. Et quoi qu'elle soit capable de jeûner un certain temps, elle préférait l'éviter car cela affectait sa faculté à rester éveillée longtemps. Bref, plus elle mangeait et moins elle avait besoin de dormir, et plus il était aisé pour elle d'accomplir les missions rapidement. Simple logique.

Après avoir repoussé une énième assiette à l'autre bout de la table, la viking se tourna vers l'inconnu. Les yeux écarquillés, il semblait encore considérer sa requête face à l'étrange femme qui se tenait devant lui. Qu'elle mange autant l'avait certes surpris mais, plus encore, après s'être pareillement nourrie, Astrid retrouvait des couleurs plus douces voire chatoyantes, qui la rendait plus hypnotisante que d'ordinaire. Patiente, elle attendit que son interlocuteur se remette de cette vision à laquelle, hélas, elle était habituée. Plus encore que sa beauté, c'était son aura, son charme qui séduisait, intriguait et ne manquait pas d'attirer sur elle toute l'attention possible.
Croisant une jambe sur l'autre, le genou appuyé contre le bois de la table, elle retint un sourire amusé tandis qu'elle pouvait voir, dans les yeux de l'hurluberlu, l'effort qu'il faisait pour se souvenir de ce qu'il voulait.
Enfin – et ce ne fut pas trop tôt – il eut comme un éclair de génie.

À toute vitesse, il lui raconta qu'un mercenaire sanguinaire était à sa poursuite pour le compte d'Ashnard, que lui, pauvre hère, n'avait à se reprocher que son amour pour la liberté et, plus encore, pour la vie, qu'il était venu se réfugier ici, s'était même inscrit au registre du Refuge mais que, vraisemblablement, cela ne suffisait pas pour tenir cette dictature à distance, que ce mercenaire aller venir le trouver ici même, qu'il ne devait sa survie qu'au bon souvenir de certaines personnes bien placées qui avaient pu le prévenir à temps, mais, maintenant, il ne savait plus où aller car si même sur la Capsule, l'on n'était pas en sécurité, alors, tout était perdu, et que par ailleurs...

Astrid ne prit pas la peine d'écouter davantage l'inconnu. Son sang de guerrière battait dans ses veines à gros bouillon et réclamait le prix du sang. Elle ne supportait pas que l'on puisse chercher à dominer un être libre, sans raison apparente, elle ne supportait pas cette dictature d'Ashnard et elle ne supportait pas non plus la voix de cet homme.
D'un signe de tête, elle le fit taire.

_Ami, es-tu aller quérir l'aide de magiciens ? Plus encore que mes lames, ils pourraient t'être utiles. Je n'aime guère leurs façons, mais leurs pouvoirs, face aux armes, quelles qu'elles soient, s'avèrent toujours les bienvenus.

Le petit homme hocha frénétiquement la tête, au point qu'Astrid craignit, un instant, qu'elle ne se détacha de son cou, et, après avoir jeté en vrac plusieurs pièces sur la table, il se hâta de gagner la sortie, la guerrière sur ses talons.

Arrivés à l'Académie, les deux compères frappèrent de grands coups à la lourde porte de bois ouvragé. On vint leur ouvrir et en quelques mots, Astrid expliqua la situation de son nouveau protégé. Il leur fut répondu qu'un conseil devrait se tenir avant de prendre une quelconque décision, que l'Académie n'avait pas pour vocation d'aider les pauvres âmes dans des combats qui n'étaient pas les siens, mais d'éduquer les jeunes magiciens, que si l'Académie devait résoudre tous les maux des mondes, alors elle n'aurait de repos.
Astrid ne put s'empêcher de serrer ses poings avec force, se contenant tant bien que mal, se retenant de mettre à genoux ce blanc-bec qui avait des pouvoirs et refusait de s'en servir avec Justice. Elle se contenta de lui jeter un regard empli de dédain, que l'autre ignora superbement.

Avec un soupir, elle dut se résoudre à abandonner l'idée d'une aide provenant des mages aux pouvoirs obscurs ; et il lui fallut bien admettre que si elle voulait que le petit homme soit sauvé, elle n'avait d'autre choix que de devenir sa garde personnelle... Après tout, l'on est jamais mieux servi que par soi-même.

Alors que on petit protégé recommençait à s'agiter, visiblement de plus en plus inquiet, la porte d'entrée se referma avec fracas. Un homme à la carrure impressionnante et au regard aussi dur que profond, marchait d'un pas décidé vers eux. Sans plus de cérémonie, il s'était emparé du petit homme, l'avait tiré à lui.
Astrid posa la main sur le poignet du nouvel arrivant.

_Je ne te laisserais pas le prendre, dit-elle simplement.

De son autre main, elle tira son épée à tranchant unique de son fourreau.

_Lâche le immédiatement, bâtard, honte à ton nom.

Les yeux sévères et sans âge de la guerrière luisaient d'une lueur sauvage, ne laissant aucun doute sur ses intentions. Tout, de sa posture au ton de sa voix, indiquait qu'elle ne craignait pas l'inconnu et qu'elle ne se résignerait pas facilement à se laisser prendre son protégé.

_Je te le demande une nouvelle fois, dit-elle avec un calme glaçant alors que sa main rejoignait la première sur la garde de l'épée, la lame pointée vers son adversaire, lâche-le, ou il t'en cuira.

Toujours ce ton incroyablement calme, presque trop calme, à tel point qu'il aurait pu glacer le sang.
Aucune faille dans sa garde, une garde parfaite qui assurait aussi bien la parade que l'attaque, une garde que des milliers d'années avaient perfectionné et rendu terrible.
Elle ne doutait pas de trancher la gorge de cet immonde créature envoyée par Ashnard, elle se réjouissait même à l'idée de l'égorger comme un porc, elle ne doutait pas, ni de son juste droit et de sa juste cause, ni de sa virtuosité au combat. S'il ne se rendait, l'inconnu allait mourir. Plaise aux magiciens arrogants d'agir avec ou contre elle, maintenant que le combat avait lieu chez eux.

Son visage pris un rictus féroce, lui donnant l'apparence d'une guerrière à la beauté aussi affolante que dangereuse.

_Je t'aurais prévenu...

D'un coup de coude, elle écarta son protégé de l'inconnu et d'elle-même, loin des coups. Mais les deux assaillants se tenaient entre lui et la porte, il ne pouvait donc fuir, et devait se résoudre à attendre l'issue du combat.
Astrid abattit sa lame vers la gorge du colosse, glissant sur le sol, semblable à une Nymphe en pleine danse macabre, seule sa lame brillante et chuintante était perceptible.
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Stephen Connor
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Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.

PS : Préfère les gros culs D:
« Répondre #2 le: Août 10, 2015, 03:52:03 »

Helel s’était paré à l’éventualité que quelques mages de pacotille tentent de l’arrêter. Mais aucun de ces sorciers n’avait les pouvoirs nécessaires pour inspirer une once de crainte au grand, au magnifique Helel. Ce dernier aurait tôt fait de réduire toute une aile de l’Académie en tas de cendres, eusse-t-il du le faire pour récupérer la peau de Kingsley.

Cependant, nulle résistance n’avait semblé croiser son chemin, et le démon se rassurait de savoir qu’il accomplirait sa tâche sans entraves. Car malgré ce que pouvait laisser supposer sa carrure de brute épaisse, le beau diable aimait à se montrer discret, rapide et précis. Son opération n’aurait à souffrir que de la présence d’un témoin, rien de bien grave.

Il sembla alors, finalement, que l’inconnue ne comptait pas s’en tenir au stade de spectatrice. Elle avait une poigne ferme, et à bien y regarder, elle n’avait pas l’air d’une mage. Kingsley s’était visiblement trouvé une garde du corps, et pour réussir à exercer de l’emprise sur la poigne d’Helel, ce n’était pas n’importe quelle garde du corps.

Le beau diable était impressionné, mais son regard de braise ne trahissait aucune crainte. Des ennemis de valeur, il en avait fait tomber par centaines, par milliers. Cette femme ne serait qu’un visage de plus dans les souvenirs du démon. Un beau minois, malheureusement.

« Passe ton chemin, femme. »
Répondit le mâle, un sourire arrogant aux coins des lèvres. « Je m’occuperai de toi après, si tu couines gentiment. »

Bien évidemment, Helel savait l’affrontement inévitable, mais il aimait à se moquer de ses ennemis, à les rendre fous de colère pour profiter plus facilement de leurs faiblesses. La force qui animait cette belle noiraude semblait venir d’ailleurs que de la rage, cependant. Il y avait quelque chose de fascinant dans ses yeux. Quelque chose qu’un démon comme le Grand Duc ne pouvait manquer.

« Tu as une bien grande gueule, chienne. J’espère que tu mords plus fort que tu n’aboies, cela dit. » Même une lame sous la gorge, le colosse ne perdait pas de sa superbe. Au contraire, il jugeait l’occasion parfaite pour s’accorder quelques fanfaronnades moqueuses. Son regard chaud détaillait cependant avec attention le corps athlétique de l’inconnue. Tant sa posture que sa musculature. C’était une bretteuse à craindre.

Helel, quant à lui, n’avait pas d’arme, et n’était de toute façon pas une fine lame. A défaut d’une énorme hache, l’Infernal comptait faire usage de quelques tours de magie dont il avait le secret. Astrid avait repoussé Kingsley en retrait du combat, et il semblait évident que le beau diable ne pourrait réclamer son dû sans la vaincre.

Comme l’avait deviné le monstre, son ennemie était d’une vitesse remarquable, et tout aussi précise qu’elle était fluide dans ses mouvements. Mais le démon n’était pas en reste non plus, question réflexes. Extrêmement rapide et svelte malgré sa carrure, il parvint à se désaxer, suffisamment pour que la lame d’Astrid ne fasse que lui entailler légèrement le torse. Ce qui était déjà impressionnant, en soit.

« Je vois… » Grogna le colosse, constatant qu’il saignait.

Impossible de vaincre la noiraude sans avoir recours à de la magie. D’autant plus que le démon n’avait pas d’arme sur lui. Pas encore.

Rapide comme l’éclair, le mâle frappa Astrid au niveau du ventre, d’un coup de pied qui visait plus à la repousser qu’à réellement lui faire mal. Helel prit immédiatement de la distance, préférant éviter de se faire couper la jambe en retour. Pour commencer, le beau diable avait besoin d’un outil de combat.

Le colosse psalmodia brièvement, invoquant entre ses mains une énorme hache à double tranchant. Ce n’était pas grand-chose dans une pièce de taille moyenne, mais largement assez pour survivre face à la bretteuse experte. Plus que l’expérience des armes, le démon avait celle de la magie. En manipulant l’air et sa densité, il parvenait à transformer des coups fatals en simples entailles. Mais Astrid ne semblait pas mise en échec pour autant.

D’autant plus que le terrain n’était pas à l’avantage du colosse. Il peinait à se mouvoir, et la taille de la pièce ainsi que les fournitures – que le combat avait dispersées – lui empêchaient de manier habilement son énorme hache. Il jouait la montre, sans trop savoir ce qu’il attendait au bout du compte.

« Je te le concède, femme, tu as les crocs acérés en plus d’aboyer fort. » Helel sourit, levant rapidement son énorme hache au dessus de sa tête. « Mais tu restes une chienne ! »

Dans un sifflement d’air, l’arme s’abattit en direction du crâne d’Astrid. Il ne pensait pas la toucher, et ne l’espérait même pas, à vrai dire. S’il pouvait détourner l’attention de la bretteuse, d’une façon ou d’une autre, le démon serait en mesure d’attraper Kingsley et de fuir. Cette furie ne valait pas que le Grand Duc y laisse un bras.
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