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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Le troisième passager [Pv Raiga]  (Lu 628 fois)
Amser
Terranide
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"Le Gris" "Le fils de Forgenoire" "Le Forgeron"


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FicheChalant
« le: Août 18, 2014, 07:52:32 »

La mission avait été pourtant simple, négocier avec les criminels pour libérer un maximum de prisonniers et pourtant, Amser avait échoué quelque part. Alors que l'alerte était donné, le terranide poussait des esclaves dans des capsules de sauvetage, les collant l'un contre l'autre presque sans état d'âme pour enfin les éjecter vers la planète civilisée ou viable la plus proche. Si lui ne savait pas comment la chose fonctionnait, il y avait toujours un individu dans les groupes composés pour savoir et bien que pour certains, l'envie était plutôt au pillage du navire endommagé par les conflits internes, Amser n'avait pas d'autre choix que de les virer avec le reste. Un coup de poker, un quitte-ou-double si on voulait pour sauver un maximum, une confiance donnée trop facilement car le temps n'était pas aux rencontres et aux discussions sur le passé. De plus, le forgeron n'avait plus le contrôle de son être, juste commandé par l'idée de réduire en miettes ceux qui éprouvaient de la colère et sauver ceux ressentant la peur car tel était le pouvoir de l'anneau. Depuis Terra, l'homme avait décollé comme une fusée après qu'un message télépathique ne lui parvienne pour le convoquer sur une planète lointaine nommée Nok et en route, un torrent de haine l'avait attiré sans que ça ne soit la curiosité, juste un devoir dicté par son appartenance à la Tribue. Sur place, un Red Lantern se réjouissait déjà de sa bande de pirates hargneux mais l'arrivée du terranide dont le symbole de son pacte était gravé dans ses yeux tant que l'anneau était à son doigt signait la fin de son petit jeu. Ses hommes venaient avec leur rage et celle-ci, captée par Amser, lui donnait la force de soulever sa lourde lame pour les abattre sans distinction et à la fin, lorsqu'il ne restait qu'une vingtaine d'individus et l'utilisateur de lumière rouge, un coup brutal du terranide avait fendu le vaisseau en deux tout bonnement en même temps que son propriétaire déviant. Son court combat contre ce dernier l'avait affaibli si bien qu'alors qu'il s'éloignait du transporteur pirate, son explosion l'expulsait dans une direction totalement aléatoire, manquant de lui faire conscience.

A travers l'univers, une faible lumière indigo brillait jusqu'à s'éteindre, sa batterie morte après l'usage intense de son détenteur qui ne mourrait pas pour autant, agonisant en attendant d'être soigné par ses multiples dons et son torse dénudé reprenait sa couleur progressivement, ses yeux à nouveau 'humains' s'ouvrant sur un grand vide qui l'effrayait bien qu'il en connaissait l'existence. Une chute dans l'atmosphère d'une planète le tuerait et ne parlons pas de la gravité d'une étoile pouvant le happer à tout instant. Sa course stellaire était irrégulière et dans des petits efforts répétés, il forçait quelque fois sa bague pour se procurer l'impulsion nécessaire afin de dévier légèrement et utiliser l'attirance d'un corps céleste comme une fronde pour se lancer plus loin. Les astéroïdes étaient les plus simples bien que trop souvent ils percutaient Amser de front, le renvoyant brutalement dans le pays de Morphée. A son quatrième éveil, il se rendait compte que cela ne servait à rien pour l'instant de vouloir rejoindre Nok, il fallait d'abord satisfaire son corps meurtri avant de chercher de l'énergie. Le salut venait d'une navette marchante légèrement armée et en se dirigeant vers celle-ci, Amser se posait encore la question : comment les contacter ? Avec l'anneau, son esprit communiquait avec le seul être vivant là-bas, lâchant un bref :

« - ...Je t'ai trouvé... »

Pas le temps de continuer son message, voilà encore que sa bague émet des étincelles de fatigue et capote, déformant sa voix pour offrir à l'organisme du vaisseau une voix inhumaine et irrégulière. Tant pis, Amser passait en 'manuel' et projetait ses longues tentacules vers la bâtiment stellaire pour ensuite s'éjecter contre sa surface avec violence, Ispolin à la main et la pointe dirigeait vers la coque en lisant d'un air distrait dans sa charge le nom de celui qu'il allait défoncer amicalement. Protektor ?

Crack.

Le voilà à l'intérieur du vaisseau, les doigts enfoncés dans le premier mur/plancher/plafond rencontré afin de ne pas être éjecté en dehors par la différence de pression entre l'intérieur et l'extérieur. Quelques objets volaient en sa direction et comme les comètes, Amser se les prenait dans la gueule, tenant le coup quelques secondes, quelques secondes nécessaires pour qu'un objet plus lourd et plus large  vienne se coller contre l'ouverture improvisée. Très vite, tout redevenait normal à l'intérieur du Protektor et le mâle s'écrasait au sol après s'être rendu compte un peu tard que son choix d'accroche avait été le plafond qui maintenant était décoré de traces de doigts ensanglantés. Bonne nouvelle, il vivait même si c'était insupportable, des craquements sonores expliquant que ses os se remettaient de tous ces mauvais coups, les plaies éventuelles brûlant encore un peu du froid spatial du dehors avant de se combler de nouveaux tissus, laissant un terranide soupirant à genoux, tremblotant même de mal-être avant qu'il ne se redresse vivement, conscient que rester là n'arrangerait pas les choses.

Rencontrer celui qu'il avait senti de si loin ? Mauvaise idée ! Le mieux à faire était encore de se servir et de partir sans rien dire. Où était donc cette nourriture dont dépendait à présent sa survie ? Une odeur pouvait exister mais elle circulait comme un rat fuyant à travers des conduits d'aération dont la trappe sautait pour s'échouer bruyamment au sol, laissant Amser un passage dans lequel il se glissait sans encombre malgré sa grande taille. Avec son flair qui avait repris ses fonctions, 'endormi' lors de ses voyages intersidéraux, le terranide terminait sa petite balade dans une étrange chambre dont les posters évoquaient de graves péchés corporels ainsi que des grimoires, étrangement simples et souples. S'il savait ce que c'était, il aurait simplement dit Tiens, des magasines mais non. L'intrus du Protektor n'était pas un rustre au point d'insulter les goûts de Cargo et pour le féliciter de ceux-ci, le forgeron lui empruntait deux de ses 'grimoires souples' avant de quitter la chambre en urgence, recommençant le même manège : faire voler la grille d'aération et fuyant dans le labyrinthe, discret et glissant grâce aux tentacules qui tâtaient le terrain sans bruit avant de tirer Amser qui rampait donc comme une limace, quoique vaguement plus rapide, juste l'histoire de faire stresser les éventuels programmes de détection.
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Raiga le ferrailleur
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Août 18, 2014, 10:13:20 »

Il arrivait parfois qu'à bord du Protektor, tout soit calme. Pas un pet de bruit si ce n'était celui qui se diffusait dans l'habitacle lorsque l'air recyclé y était propulsé, dans un petit shuintement rauque et discret. Parfois, de petites secousses spatiales secouaient la carlingue du vaisseau-magasin et le tout faisait tomber un enchevêtrement mal équilibré de matos stocké dans les cales et parfois Cargo et Raiga se faisaient la guerre en partant d'une minuscule étincelle. Le plus souvent, c'était la musique crachée à pleines enceintes qui encombrait l'espace et comblait les vides sonores, la bande-son changeant au fil de la volonté de celui qui avait réussi à voler la commande de la stéréo à l'autre. Si le robot n'aimait pas spécialement la musique, couper les morceaux de rock et de rap assez agressifs qu'écoutait le Ferrailleur était un prétexte comme un autre pour l'emmerder, donc une raison suffisante pour lui de s'intérésser à la l'ambiance qui secouait les parois du Protektor.
De temps en temps, Nyzy accomplissait ses tâches les plus courantes en se branchant sur haut-parleur, ce qui brisait la monotonie du voyage. Parfois, un des deux compères faisait apparaître l'image nichonnée de l'IA pour se secouer la bite en la matant, ce que Raiga avait fait moins d'une heure avant pour tromper l'ennui.

Car ces derniers temps, on s'emmerdait sec chez les bandits ferrailleurs. Eux qui revenaient d'un secteur plutôt désert n'avaient plus vu de clientèle depuis de bonnes semaines et aucune planète susceptible de leur donner envie de se poser n'était à proximité de leur cap stellaire. Ils avaient pris la direction d'une nébuleuse qu'ils ne connaissaient pas encore, mais rien n'avait troublé la paix du voyage. Et la paix, c'était quelque chose qui emmerdait profondément Raiga et Cargo. Seulement voilà, sans nouveau grain à moudre, les deux complices ne trouvaient même plus une raison de se foutre sur la gueule. Ainsi, pour le grand plaisir des capteurs de Nyzy, une chape de calme s'était abattue sur la carlingue du Protektor.
Jusqu'à maintenant, c'est à dire tout de suite et pas plus tard que ça, quand une "voix" frappa directement l'esprit de Raiga, ce qui dut résonner fortement sous le crâne pas franchement rempli.

Le drakôn, occupé à pioncer sans s'être lavé la main après s'être torturé la pine, s'était éveillé d'un coup quand la voix traînante avait retenti entre ses deux oreilles. Son premier réflexe avait été de contacter Nyzy pour lui demander si elle lui avait parlé, mais il n'en n'eut pas le temps. Un choc puissant contre la coque du Protektor le força à se lever d'un bond de sa couche pour s'extirper de sa cabine comme un diable hors de sa boîte, afin de foncer vers le poste de pilotage.

- Rapport d'avarie !

"Un objet non-identifié a percuté ma coque au niveau de la cale 3, Raiga. On a perdu la moitié du matériel stocké là, mais je crois que la brèche est comblée. J'ai fermé les portes étanches et réglé la pression. Une réparation est toutefois nécessaire."

- Envoie Cargo. CARGOOOOOOOOOOOOOOOO ! Tu m'entends, fils de pute ? VA ME BOUCHER CE TROU OU JE SOUDE TA GUEULE DE BENNE A MERDE AUX PUTAIN DE RÉACTEURS ! Cargo ? CARGOOOOOO !

"Je détecte le signal de Cargo dans sa cabine, mais il semble en veille. Presse toi d'arriver aux commandes, Raiga, la manœuvre de recalibrage est une chose que tu dois effectuer manuellement."

Le ferrailleur continua d'insulter copieusement son prétendu partenaire tandis qu'il se ruait vers le poste de pilote en sautant de coursives en couloirs à la manière d'un agile félin, sans s'imaginer que Cargo avait d'autres soucis. Mais, comme Cargo était un lâche doublé d'une petzouille sans envergure, il ne comptait certainement pas les régler lui-même ou seulement se faire repérer. Bien sûr, la voix de Raiga avait retenti partout dans le Protektor, relayée par Nyzy, mais rien n'aurait put assurer à la chose -car, putain de merde, il y avait bien un truc dans le petit temple du hardporn de l'ami rouge- que Cargo était juste sous son nez.
Le robot était équipé de petits capteurs de mouvements, ce qui avait suffit à l'informer assez vite que quelque chose qui n'était pas Raiga se rapprochait de lui. Abandonnant fissa son état mobile, le petit merdeux robotisé feignit de n'être qu'un élément du décor quand le... euh... machin s'était pointé dans ses quartiers, fouillant dans ses petites affaires l'air de rien. Et à vrai dire, Cargo n'aurait même seulement jamais parlé de cet évènement si la bestiole ne s'était pas fait la malle avec deux magasines très chers à ses yeux, parce qu'il les avait acheté très légalement, sans les voler. Ainsi, dès lors que la voie fut libre, Cargo se réactiva pour se brancher sur l'intercom du vaisseau. Il savait bien que Raiga n'allait pas se déplacer juste pour lui, mais le robot savait quels leviers actionner pour faire bouger le lourdeau.

- RAIGAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Y'a un machin dégueulasse qui s'est infiltré chez nous ! Il est dans les conduits d'aération ! RAIGAAAAAA ! Il a dit que ta mère t'avait renié parce que sucais des militaires en miaulant comme une pucelle, parce qu'en plus t'avais une petite bite !

- NYZYYYYYYYYYYYYY ! COINCE MOI CE FILS DE PUTE EN FERMANT LES VOLETS D’AÉRATION ! D'un coup, les hauts-parleurs crépitèrent un peu plus fort et la voix de Raiga augmenta encore de volume dans l'ensemble du Protektor. JE SAIS PAS QUI T'ES, ENFOIRÉ DE FILS DE PUTE, MAIS J'AI SUCE PERSONNE ! SOURIS BIEN DANS TON CONDUIT, CHAROGNE, PARCE QUE C'EST LA DERNIÈRE FOIS QUE TU VOIS TES DENTS ! J'VAIS LES CASSER AVEC MON ZIZI, T'ENTENDS ?

Dans le système d'aération, quelques claquements presque aussi secs que des coups de feu se firent entendre. Ca et là, des clapets passaient en position close, afin que l'intrus soit normalement dirigé vers une pièce en particulier. En l’occurrence, ça aurait dut être la cale 4. Mais Cargo, chargé d'entretenir ces mêmes systèmes, s'en était monumentalement branlé. Ainsi, tout ne fermait pas et l'intrus pouvait encore circuler presque librement, bien que le chemin serait entravé sur quelques passages. Un vrai jeu du chat et de la souris allait s'entamer, puisque Raiga avait quitté son poste pour plonger dans les conduits à son tour, avec la grâce d'un sanglier chez un fleuriste. Même si il tenait à peine dans l'aération, le drakôn comptait bien faire sa fête au passager clandestin...
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Amser
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Août 19, 2014, 12:09:45 »

Le chemin se faisait lentement et même si aucun bruit ne parvenait au terranide, il était persuadé qu'on l'avait repéré car des endroits comme celui-ci, il en avait déjà croisé dans son monde bien que le bâtiment ne bougeait pas. Un système de sécurité, des personnes qu'il ne pouvait pas atteindre sérieusement mis à part en trouvant leur source... Où était donc le cœur de cette IA ? Qu'il puisse la pulvériser et ainsi priver l'habitant du navire d'une précieuse alliée ? Était-ce seulement utile ? Amser pouvait très simplement prendre ce qu'il voulait, trouver un moyen de quitter l'endroit pour rejoindre le froid spatial et c'était fait ! Pourquoi donc détruire tout ce qui se trouvait ici si ce n'était pas nécessaire ? En plus, pire du pire, le terranide perdrait un temps fou juste pour ça et le besoin ne se montrait pas, disons le clairement : Amser demeurait un être pressé dans ses conduits d'aération qui jouait à cache-cache avec un inconnu, changeant sans cesse d'endroit pour ne pas qu'on lui mette la main dessus car, pensait-il, ce serait très peu agréable pour son humble personnage.

Dommage qu'Amser n'y pensait pas plus tôt, la voix féminine l'avait même fait sursauté, sa tête se cognant avec violence contre une paroi au point de la déformer car telle était sa force physique même affaiblie. Son combat ne se portait donc plus sur une seule personne, un être organique qui était simple à défaire, mais bien sur deux et même trois, Nyzy parlant d'un certain Cargo que l'anneau pourpre n'aurait pas détecté également... Le monstre restait donc ainsi, immobile un peu alors que sa main parcourait sa chevelure grise et soyeuse comme pour se soulager de la douleur qui traversait son corps une nouvelle fois ou se débarrasser d'une légère honte. Voulait-il se changer les idées qu'il commençait à parler 'seul' en quittant le conduit d'aération où il se trouvait ? Lors de sa petite marche dans un couloir à la recherche d'une autre entrée de labyrinthe, ce titan se permettait quelques paroles pour la belle Nyzy et avec un peu d'espoir, ce fantasme imaginé allait lui répondre ? Une bête discussion comme celle-ci l'aiderait à découvrir ce qu'il voulait savoir.

« - ... Très jolie voix, fausse-dame. »

Ce surnom... Oui, comme dit plus haut, Amser connaissait un peu les IA bien que pour son esprit moyenâgeux, cela restait de la sorcellerie, une cruelle illusion parfois et sûrement que le duo de tarés qui habitait ici ne lui dirait pas le contraire mais bon, il ne voulait pas vérifier sa théorie, attrapant les bords d'une nouvelle grotte de métal où il glissait facilement, commençant à avoir le coup de main. Encore une fois, un silence radio de la part de l'intrus qui voyageait avec comme guide son flair et son instinct sans que rien de probant ne vienne le frapper pour l'instant. Pitié, faites qu'elle sente avec ses capteurs que le pauvre homme avait faim et qu'un petit coup de pouce cybernétique viendrait l'aider. Plus vite le gros mâle serait nourri, plus vite il partirait, n'était-ce pas une logique assez simple pour l'esprit 'sans limite' d'une conscience artificielle ?

Enfin, Cargo se montrait et gueulait allègrement dans un micro, Amser enregistrant sa voix dans un coin de sa tête en relâchant de temps en temps un « Mh » quand par exemple il héritait de surnom de gros machin dégueulasse. Relativisons, il existait tellement de formes de vie qu'un humanoïde pouvait effectivement surprendre mais pour ne pas changer, il ne s'arrêtait pas pour vérifier son hypothèse, histoire de survivre. Soit, la série de petits bruits étouffés qui se propageait à travers les conduits à présent n'était que les rires retenus d'Amser lorsqu'il entendait de quoi on l'accusait et même si ce n'était pas vrai, il se flattait d'être considéré comme un être intelligent pouvant communiquer bien que la personne ayant transmis le soit-disant 'message insultant' ne devait pas être un vivant, à moins que cela soit un mage assez doué pour cacher sa présence. En second lieu venait la mauvaise nouvelle, et lui qui voulait être discret, cette Nyzy avait comme mission de l'emprisonner dans les tunnels qu'il empruntait depuis son arrivée et cette fois, le forgeron grommelait un peu à l'attention du petit robot pervers, lui promettant peut-être une vengeance sordide pour sa trahison, bien qu'ils n'aient jamais été ensembles officiellement, ni officieusement d'ailleurs. Raiga se vexait naturellement, haussant sa voix pour être sûr d'être entendu et un sourire calme et à la fois blasé décorait le visage d'Amser qui baladait ses yeux sur le décor réduit qui l'entourait comme pour voire si la voix venait de derrière ou de devant, pour s'en éloigner... Ou bien mieux le retrouver. Un bon gros macho avec des bras épais, le défi l'intéressait tout doucement et alors que la musculature du titan se contractait, son énergie se concentrant dans celle-ci et que son épiderme chauffait peu à peu, une sorte de coup de feu se faisait entendre. Encore une surprise mais de plus, une nouvelle douleur, le sas ayant brisé le bas de la colonne d'Amser dont le corps avait fait obstacle avant de céder tout bonnement, laissant le bassin et tout ce qui se trouvait en dessous de l'autre côté du clapet et le chemin pour le récupérer était à présent clos. Au moins, ça ferait une surprise si Raiga voulait le suivre et tombait sur ce cul de sac où le sang noir se propageait doucement, laissant son odeur sucré gagner le conduit comme un attrape-nigaud alors que le haut du corps, encore conscient, rampait dans son agonie pour se laisser tomber en dehors via une nouvelle grille qui tombait suite à un coup de poing sec. Le torse s'écrasait au sol, le mâle sur le dos fixait les lumières du plafond en réalisant doucement que son passe-partout venait d'être supprimé par des ordres simples.

La vengeance serait simple et dressé sur ses tentacules en guise de jambes pendant que sa chaire renaissait lentement, Amser levait Ispolin, cette épée massive et monstrueuse dont le sommet griffait sévèrement le plafond et les lumières qu'elle croisait éclataient rapidement soit à cause de la pression physique ou bien à cause de l'aura furieuse qui tournait autour du tranchant. Le forgeron était lié à son arme, tant que celle-ci était intacte, le corps du terranide tenterait de retourner à 100 % de ses capacités et inversement, si Ispolin venait à être brisée, il suffisait d'attendre qu'Amser soit en forme pour qu'elle ne se reconstruise par le même procédé. Cependant, l'arme runique avait été endommagée déjà pendant les récents conflits et au final d'une marche, le titan était nu mais couvert de cicatrices qui semblaient correspondre aux coups visibles sur le métal de son partenaire. Dans son univers sombre créé en balafrant les installations du Protektor, seul lui était au courant de son état ou du moins, il rêvait que cela soit si facile et bloqué entre deux portes épaisses, Amser s'était juste assis dans un coin en laissant son sang faire une flaque en-dessous de lui avant de reprendre le chemin dans les trappes, y allant plus doucement en caressant les parois soigneusement à la recherche de piège et doucement, sûrement, le criminel parmi les criminels s'approchait de l'endroit qui puait la bouffe ou ce qui s'en rapprochait le plus, se laissant tomber dans la pièce nouvellement trouvée et la scrutant, l'épée à la main.
Journalisée


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