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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: À la taverne, j'irais te rechercher... [PV Yukka]  (Lu 556 fois)
Adelyn Crawford
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« le: Août 01, 2013, 10:31:47 »

*La vie est parfois un long périple qui semble ne jamais  se finir, vous engouffrant dans une pénombre lugubre dont il est difficile d'en sortir. Et pénombre à mi niveau du soleil et de la plus sombre obscurité, la frontière fragile entre la vie et la mort... Ce fil délicat, décisif, Adelyn le touchait du bout des doigts, transportant avec elle un mal qui la rongeait petit-à-petit, un mal qui n'en finissait pas de grandir et dont elle souffrait depuis quelques temps déjà. Il ne s'était déclaré que depuis peu mais avait fait de nombreux dégâts sur sa personne.

La comtesse déchue arborait une mine pâle et des cheveux ternes. Son corps s'était énormément amaigri à cause du manque de nourriture constant et ses lèvres se gerçaient de temps en temps... La jeune femme se cachait sous des vêtements de paysans, le visage enfuit dans une capuche épaisse. Il ne faut avouer que les températures étaient extrêmement basses pour la saison et cela ne faisait qu'empirer l'état pittoresque de notre jolie rouquine. Cependant, celle-ci gardait dans son regard pétillant une animosité, un espoir de s'en sortir de ce cercle infernal. Une volonté qui l'embellissait, malgré sa médiocre situation. Elle n'était plus vraiment riche, n'était non plus réellement semblable à une princesse et pourtant, Adelyn appréciait plus cette nouvelle vie partagée entre la faim et la maladie que celle dans sa cage dorée auprès de Grandchester. Elle l'avait réussi à le fuir par deux fois, notamment grâce à l'intervention miraculeuse de Cahir mais il a bien fallu que leur chemin se sépare. Elle le retrouverait mais en attendant, il fallait qu'elle se débrouille.

Et à vrai dire, ce n'était vraiment pas facile. Elle avait bien une bourse avec des pièces d'argents et d'ors mais elle ne les utiliserait qu'en dernier recours car, dans sa position, il ne fallait pas aguicher le regard de personnes mal attentionnées. Et l'argent est bien évidemment l'un des meilleurs moyens pour s’attirer les ennuis. C'est pourquoi elle se camouflait dans une robe de bas étage avec la conviction qu'elle serait moins repérable.

Moins repérable mais pour qui? De une, les gardes de son époux dont la vengeance lui serait certainement mortelle. Et de deux, des brigands ou même, des marchands d'esclaves n'ayant aucun scrupule à enchainer notre jolie pimprenelle.

Quoiqu'il en soit, à l'heure actuelle, elle était dans Nexus à la recherche d'une personne. Sa maladie empirait et elle avait été dans de nombreux endroits à la recherche d'un bon médecin mais personne n'avait su lui dire ce qui la tourmentait. Puis, un jour, en écoutant une conversation dans une auberge, elle fut mise au courant de l'existence d'une herboriste ou quelque chose dans ce genre qui arrivait à confectionner des potions miraculeuses. Des rumeurs disaient qu'elle se trouvait à Nexus... C'est pourquoi Adelyn s'était donc dirigée vers cette grande ville, la peur au ventre car si elle ne trouvait pas cette jeune femme, qui pourrait la soigner? Tiendrait-elle le coup? Elle n'en savait rien...

D'une démarche titubante, peu sûre d'elle, la belle rouquine allait de boutique en boutique dans l'espoir de trouver sa guérisseuse qui portait un nom assez baroque, Yukka ou Mukka, quelque chose dans ce genre. Vous savez, les rumeurs peuvent être fortuites mais les informations peuvent souvent être erronées. Seule l'espérance donnait de l'énergie à notre petiote à bout de force après un tel voyage.

Les rues de la citées étaient large et de longs trottoirs étaient prévus pour les piétons. Il y vivait une forte démographie et se promener dans ses allées n'étaient pas vraiment agréables. Bousculée, piétinée, insultée... La vie y était trépignante sur cette plateforme commerçante, active et riche mais extrêmement bruyante et violente. Une barbarie qui déplaisait énormément à notre protagoniste mais elle n'avait pas le choix.

La place publique était grande, attrayante et surement était-ce l'un des plus beaux endroits de Nexus, si l'on fait abstraction du Château d'Ivoire. La recherche d'Adelyn durerait plusieurs jours... Avec une telle foule, sa tâche était d'autant plus ardue et elle fatiguait vite. Une fièvre commençait à la gagner lentement, puisant ses dernières forces. Il était plus que temps de prendre une pause...

Mais avant, la jeune femme voulait tenter sa chance dans un dernier lieu: La Taverne. Celle-ci regorgeait de personnes et surement pourrait-elle trouver des indices. Cela valait le coup d'essayer! Lentement, elle rejoignit un bar assez fréquenté, lessivée de sa longue et périlleuse journée.

Adelyn poussa une grosse porte en bois de chêne, la menant directement dans un sous-sol où  était installé de nombreuses tables et chaises rustiques, ainsi qu'un grand bar où plusieurs individus étaient accoudés, buvant des choppes à l'ivresse! On pouvait trouver dans ce genre d'endroit des merveilles en matière de boissons alcoolisées, des informations croustillantes sur un peu près n'importe quoi se déroulant en ville ainsi que dans ses alentours, mais on pouvait également y trouver des ennuis si on paraissait un peu trop curieux ou trop riche... C'est pourquoi la belle resta discrète, ne retirant pas sa capuche pour ne pas alerter l'attention. Elle avait avec elle un sac de voyage, où se trouvait quelques petites choses qui lui tenaient à cœur. L'une des plus importante était sans nulle doute sa précieuse boite à musique...

Son regard furtif observait autour d'elle comme un radar, cherchant de ses prunelles fatiguées la personne qu'elle cherchait où des gens susceptible de connaître la guérisseuse. Au premier coup d'œil, il n'y avait rien de bien intéressant...

La demoiselle laissa s'échapper un soupire d'entre ses lèvres, commençant à tressaillir dans sa mission... Et si cette femme n'existait pas...? E..Et puis, peut-être qu'elle ne pourrait même pas l'aider! Elle se basait uniquement sur la chance et à cette inconscience, notre souffrante se sentit incroyablement stupide... Elle allait peut-être mourir du mal qui la frappait et elle, cherchait une femme qui pouvait se trouver n'importe où, sans être certaine qu'elle puisse l'aider...

Adelyn avait froid, avait faim et surtout soif. Elle se mit à tousser, sa gorge lui prodiguant une vive douleur. Il n'en fallut pas plus pour qu'elle s'accoude au bar comme beaucoup, exténuée, avant de commander une bière. L'eau dans les villes était souvent croupie et elle ne voulait pas se risquer à empirer son état. Alors, même si elle ne tenait pas l'alcool, mieux valait-il boire une choppe du breuvage venant tout droit des Abbayes.

Après avoir parlé au serveur, la jeune femme laissa tomber sa tête dans ses mains, désespérée... Q..Qu'allait-elle donc devenir?*
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« Répondre #1 le: Août 08, 2013, 09:12:35 »

Je crois que je ne m’en lasserai jamais. Assise dans l’herbe, le dos plaqué contre l’écorce d’un arbre, j’observe tout autour de moi. Être seule ne me dérange pas du tout dans ces moments-là. Entourée de verdure, je me sens chez moi. Mon véritable chez-moi n’existe plus. Il a disparu il y a bien deux siècles de cela. L’Académie Lenwë, je ne peux pas dire que ce soit ma seconde maison, car trop de personnes me méprisent ou me jalousent et je ne m’y sens que peu à l’aise là-bas désormais. Je n’y retourne que pour Miuggrayd, pour le saluer, prendre de ses nouvelles, ou alors pour en apprendre davantage. Je ne suis jamais satisfaite, j’ai toujours besoin d’en savoir plus sur les plantes et la magie de glace. Et l’elfe est toujours là pour m’aider à atteindre cet objectif, devenir meilleure que je ne le suis. Je devrais peut-être lui rendre visite. Cela fait un moment que je ne suis pas allée le voir à Lenwë.

Mais si je veux aller le voir, cela me prendra quelques jours. Mh. Il me faut passer par la ville, histoire d’y faire le plein de provisions. Ca me permettra de lui ramener un p’tit truc aussi, pour lui faire plaisir. Enfin j’espère. Et puis, je n’aurais pas à dormir dehors une nouvelle fois. J’ai beau avoir l’habitude des nuits à la belle étoile, j’aimerais bien pouvoir me reposer tranquillement sur mes lauriers, sans être constamment sur mes gardes. Un peu de calme pour cette nuit me fera le plus grand bien.

Allez, c’est décidé. Direction Nexus. Je me lève assez rapidement et passe mes mains sur mes fesses, histoire de retirer l’herbe ou la poussière qui s’y serait déposée. Je m’abaisse un peu pour récupérer mon sac, mon plus vieux et seul compagnon de voyage, pour le poser dans mon dos. D’ici à la grande ville, je n’en ai pour pas longtemps, mais je pense qu’il fera déjà nuit quand j’y mettrais les pieds. Bon, pressons le pas, ou le sabot plutôt, pour sortir de la forêt en un morceau et tant qu’il fait clair. Pas que j’ai peur, mais je préfère être prudente.

Alternant entre de grandes enjambées, courses rapides, petits pas, ou même petits sauts pour éviter les obstacles, j’arrive enfin à la lisière des bois. J’emprunte un chemin caillouteux, assez étroit, qui mène à la route principale pour rejoindre Nexus. Raaah, merde. Il y a toujours autant de monde sur ce passage, je l’avais oublié. Heureusement que je suis à pattes. Je plains ceux qui sont en charrette. Levant mes yeux vers le crépuscule, je remarque qu’il se couvre légèrement. Oui, j’ai finalement bien fait de venir jusqu’ici. Je vais pouvoir faire le plein et me reposer sur un bon lit. Enfin, « bon » est un bien grand mot.

Je n’aime pas trop venir en ville, surtout une comme Nexus. Trop de monde, j’ai horreur de la foule. C’est ça aussi, à force de vivre seule, on a du mal à supporter les autres. Sincèrement, on se croirait vraiment dans une fourmilière. Et bien évidemment, j’attire les regards. Je sais que je suis grande et que je n’ai pas vraiment un physique commun, malgré la multitude de créatures sur Terra, mais quand même ! Pas besoin de me dévisager, bordel ! Peut-être que je leur fais peur…Bouh ? Mmh, c’est mieux ainsi. Je préfère aspirer de la peur que de l’envie, dans les rues bondées de Nexus. Je ne voudrais pas en découdre avec un homme qui a trop bu, ou pire, avec un esclavagiste.

Le ciel s’assombrit encore plus, aussi bien par la nuit qui tombe que par les nuages menaçants qui s’approchent à grande vitesse. Allez, d’un pas décidé, je me dirige vers une auberge dont je connais assez bien le propriétaire. Il aura forcément une chambre pour moi. Arrivée devant la devanture de la Taverne, je pousse la porte d’entrée assez massive, faite et sculptée dans un bois lourd et sombre, descendant les marches qui mènent directement là où je le souhaite. Mh, je dois me pencher parfois pour ne pas griffer mes cornes sur le plafond ou me prendre un haut de porte.

Pfiou. Il y a bien du monde ce soir. Certains arrêtent leur conversation ou leur jeu de beuverie pour m’observer et me détailler. Allez, ça recommence. Après, j’avoue que j’ai un peu de mal à passer inaperçue, avec en plus de mon physique pas commun, mon énorme hache dans le dos. Il faut toujours être armé sur Terra, car on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Bon, je n’y tiens pas attention et viens m’installer sur l’un des tabourets qu’il a au comptoir. J’attends un peu, avant qu’Achylle ne vienne me saluer. Une bonne poignée de mains, comme entre hommes, et un sourire pour compléter le tout.

- Hey Yukka ! Comment tu vas ? Allez, dis-moi belle Yukka, qu’est-ce qui te ferait plaisir ?
- Bien, bien. Et toi ? Ta femme ? Sers-moi de ta meilleure blonde, s’il-te-plaît.
- Bien aussi ! J’te fais ça de suite !

Patientant après mon verre d’alcool, mes yeux sans pupille vagabondent sur ma droite puis sur ma gauche, sur le comptoir. Une demoiselle, qui m’a l’air bien mal en point, attire mon attention. C’est une demoiselle rousse et foutrement pâle. Elle a l’air bien jeune. Qu’est-ce qu’un jeune et fragile oiseau fait ici, dans une auberge qui regorgent de saoulards et de guerriers pervers, la plupart du temps ? Louche. Mais elle n’arrête pas de tousser et tient à peine sur son tabouret. Et elle boit de l’alcool en plus. Ca ne va pas arranger son état…

Lorsqu’Achylle revient avec ma commande, je lui glisse à l’oreille s’il peut me préparer une autre commande : un mug de lait chaud. Il devait avoir ça car sa femme venait de donner naissance à des jumeaux. Ceci fait, il me ramena la choppe chaude. Fouillant dans mon sac, j’en sorti une petite fiole au liquide translucide et un mini-pot en terre cuite. Il s’agissait là d’un miel assez commun mais très doux de Terra, et d’huiles essentielles de guarana. Alors, au lait chaud, je rajoute une cuillère de miel et trois gouttes de mon fameux liquide. Le tout mélangé et homogène, je redonne la tasse à Achylle pour qu’il la ramène à cette pauvre fille dont l’état est vraiment déplorable.

- Dis-lui qu’elle en boive. Ca lui fera comme un baume à la gorge et la requinquera pour le moment.
- D'acc, ma belle.

Et je vois l’homme s’éloigner de moi, pendant que je sirote tranquillement ma bière. Haaaa…Ca fait du bien aussi, ça.
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Adelyn Crawford
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« Répondre #2 le: Août 11, 2013, 09:05:59 »

*Quelques minutes s'écoulèrent, le temps de préparer la commande de notre demoiselle, sans qu'elle ne puisse trouver quelque chose pouvant l'avancer dans sa recherche. Les personnes venaient et s'en allaient de la taverne rapidement, aucune ne correspondant à la représentation qu'elle se faisait d'une herboriste. A vrai dire, en regardant la faune ambiante, Adelyn sentit très vite qu'elle n'était pas à sa place, ne correspondant en rien à la clientèle de l'établissement. Elle était faible, fragile, petite et sans aucune arme pour se protéger, hormis une misérable petite dague. Rien qui ne fasse le poids face aux épées ou aux haches gigantesques qui trônait aux côtés des individus buvant jusqu'à atteindre la satiété.

Notre petiote restait accoudée au bar, médisant sur son sort. Elle n'avait pas beaucoup de temps et elle n'aurait pas la force de chercher cette Yukka éternellement. Le voyage pour Nexus l'avait suffisamment affaiblie que pour lui procurer l'inopportunité d'entamer un autre voyage. Celui-ci lui serait fatal. Elle n'avait jamais autant marché, ne s'était jamais exposé à de telles situations. C'était déjà un miracle qu'elle parvienne jusque dans cette cité. Finirait-elle ainsi ses jours? Serait-elle emporter par la mort après avoir défailli devant la maladie? La comtesse déchue ne s'imaginait pas une telle fin et elle voulait surtout croire en un autre destin. Être une danseuse, vivre de sa passion et pouvoir se dire qu'elle avait fait quelque chose de son existence...

Le tavernier lui apporta sa commande, une bonne bière légèrement fruitée. Sans trop de convictions, la belle approcha son verre de ses lèvres, prit une gorgée du breuvage alcoolisé puis le redéposa en face d'elle, soupirant doucement. Ce n'était pas ce qui avait de plus recommander dans son état mais elle n'avait pas complètement toute sa tête. Elle se mit à tousser à nouveau puis, vit ses mains trembloter. Il était clair qu'elle ne se portait pas en bonne santé et elle espérait qu'on ne vienne pas la sortir de force de l'établissement. Elle n'avait rien de contagieux apparemment mais l'inconnu fait peur... Et il pouvait sembler normal de protéger sa clientèle d'une pauvre femme rongée par un mal inexpliqué.

Alors que notre rouquine s'adonnait à des réflexions hasardeuses, elle fut interrompue par l'arrivée du serveur qui lui donna une tasse contenant du lait. Elle releva son regard vitreux vers ce dernier, surprise. Avant même d'avoir pu exprimer son étonnement, l'homme lui donna une explication quelques peu curieuse.

"Elle tenait à vous offrir ce verre, ma p'tite dame!"

Il lui désigna alors une jeune femme, assise un petit peu plus loin, à l'allure singulière. Adelyn ne pouvait pas voir clairement son visage à cause de la pénombre de la taverne mais également car elle était de profile, en train de boire à si méprendre quelque chose qui avait tout l'air d'être une chope de bière. Du peu qu'elle pouvait observer, notre jolie rousse lui trouvait une physionomie assez atypique! Tout d'abord, ce qui pouvait surprendre, c'était la présence de cornes sur le haut de son visage ainsi que de ses oreilles allongées. Bien des êtres vivaient sur Terra mais toutes arrivaient à impressionner notre protagoniste encore un peu candide. Son regard bleuté continuait son observation, glissant sur sa forte poitrine pour ensuite apercevoir, à la chute de ses reins, une petite queue nullement cachée par l'armure anodine de cette illustre inconnue. Une terranide? Elle n'en avait jamais vu de semblable et lorsqu'elle put voir à la place de ses mollets, des pattes de chèvres, il lui était évident que ce n'était pas une race de terranide très peuplée dans ces contrées. La jeune personne, du moins en apparence, la dépassait facilement d'une tête et avait dans son dos une arme redoutable. De quoi impressionner la galerie! Notre malade ne l'avait pas vu entrer, surement à cause de ses rêveries. P..Pourquoi lui avait-elle offert du lait chaud? Était-ce une moquerie du à son allure enfantine parmi les guerriers? Quelles étaient ses intentions?

Avant même qu'Adelyn puisse dire au tavernier de la remercier pour ce verre, celui-ci s'en était déjà allé à d'autres clients.

La jeune femme rapprocha le verre de lait et en bu quelques gorgées, sentant un arrière-gout de miel qui n'était pas déplaisant. Il y avait également un autre arôme plus subtil et raffiné mais trop dilué que pour pouvoir l'identifier. C'était léger et lui laissait un arrière-gout sur le palais qui n'était pas déplaisant. A vrai dire, ce n'était qu'une simple tasse de lait mais cela lui fit énormément de bien, apaisant la douleur qui s'était logée dans sa gorge. Il n'en fallu pas plus pour qu'elle finisse le verre en quelques secondes. Q..Qu'avait-elle rajouté pour que cela ait un tel effet sur son organisme?

Notre rouquine tourna à nouveau son visage vers cette étrange inconnue mais sa vision était obstruée par un torse musclé, glabre et imposant. Elle releva son visage et se retrouva face à face avec un guerrier à la carrure puissante, une montagne impressionnante qui la fit déglutir. Accroché à sa taille, une lourde masse ainsi qu'un insigne dont elle ne connaissait l'origine. Surement un étranger de passage à Nexus car il n'avait ni l'étoffe d'un garde, ni celle d'un bandit. Quoiqu'il en soit, le combattant s'adressa à elle avec une voix grave parfumée à l'alcool...

" Alors ma jolie, on vient se rafraichir? "

*Sans en demander l'autorisation, il s'installa à ses côtés, regardant ce que contenait sa choppe. Adelyn n'aimait pas trop ce genre d'homme, voulant se faire respecter par la peur qu'il instaurait. De plus, elle n'avait pas l'envie de commencer à discuter avec un ivrogne.  Elle abaissa ses yeux, quelque peu intimidé par cet homme et réussi à dire doucement, d'une voix faible et monotone.*

"Désolée mais, j'aimerai rester seule..."

*Elle se retourna face au bar, tentant de montrer qu'elle n'avait rien à lui dire, ne lui portant aucun intérêt, tout simplement, mais cela ne se déroula pas comme prévu. L'armoire à glace qu'il était lui attrapa le poignet, resserrant sa main de manière à capter toute l'attention de notre jeune femme.*

"Je ne vais pas te manger! Du moins, si tu es gentille.... Tu vas être gentille n'est-ce pas?"

*Il semblait sûr de lui et l'immobilisa sans trop attiré l'attention sur eux, ne voulant pas se faire mal voir par le tavernier. Avant même qu'elle puisse se plaindre, il attrapa son menton, rapprochant son visage du sien.

"Que fait une femme comme toi ici? Si tu cherches à te divertir, tu as frappé à la bonne porte!"

*Il commença à sourire lubriquement, avant de désigner une table un peu plus en retraite où s'abreuvait 3 autres hommes à l'aspect tout aussi redoutable que le guerrier qui lui entravait le bras.*

"Ça te dirait de nous rejoindre?"
"Non."

*Adelyn avait relevé le visage, la peur se lisant dans ses yeux. Notre rouquine avait répondu immédiatement, n'aspirant aucunement à être le jouet de ces barbares. Elle profita de l'effet de surprise d'une telle réponse pour retirer son bras et pour se lever de sa chaise.*

"Je n'ai pas de temps à perdre. Je recherche quelqu'un et vous n'êtes certainement pas cette personne!"

* Notre comtesse prit son baluchon et s'apprêta à contourner son interlocuteur afin de partir d'ici mais elle fut à nouveau retenu par un bras qui lui bloqua le passage. Apparemment, la réponse qu'elle avait donné à cet homme ne lui satisfaisait pas, vu l'expression qui apparaissait sur son visage. Une sorte de colère et d'étonnement qu'on puisse lui résister, surtout que la résistance venait d'une petite pimbêche!*

"Ce n'était pas une question... Maintenant, tu vas gentiment me suivre sinon, je vais vraiment me fâcher. Je t'aiderais pour rechercher la personne que tu veux trouver. La ville n'est plus sûr à cette heure."

*On pouvait voir qu'il contenait sa rage et l'alcool n'arrangeait rien à son état. Notre demoiselle se retrouvait coincée dans une impasse qui l'obligeait à soit suivre ce grossier personnage qui ne semblait ne pas avoir que des bonnes intentions soit...

Adelyn observait la jeune femme qui lui avait offert la tasse de lait. P..Pouvait-elle se permettre de mentir en disant qu'elle l'accompagnait? Serait-ce crédible? Est-ce que cette personne le prendrait bien? La rouquine n'en savait plus trop rien...*

" J...Je suis déjà accompagnée. A.. Alors maintenant, c'est...C'est vous qui allez me laisser tranquille!"

*Il se mit à rire puis, rapprocha d'avantage son visage du sien.*

"Je croyais que tu étais seule...?"
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« Répondre #3 le: Septembre 04, 2013, 02:15:09 »

Je ne la regardais que du coin des yeux. Le tavernier, Achylle, venait de déposer la choppe de lait chaud, dans lequel j’avais rajouté des petites choses m’appartenant, pour soulager son mal, ne serait-ce qu’un peu. Ce n’était pas grand-chose, car, après tout, je ne savais pas exactement quelle maladie elle avait là, mais pour calmer sa toux et que sa gorge soit moins irritée, c’était suffisant. Le fameux breuvage arrivé sous ses yeux, j’en détourne finalement les miens pour les poser sur la blonde qui n’attendait que moi. Portant mon alcool à mes lèvres foncées, j’en liquide quelques gorgées, avant de reposer le récipient déjà à moitié vide sur le comptoir.

- Haaa…

Putain. Il n’y a rien de mieux au monde qu’une bonne bière, avant de partir pour un long voyage. Je devrais peut-être en ramener à Miuggrayd. Mh. C’est toujours mieux qu’une petite babiole achetée au grand marché et qui ne lui servira pas. Allez, faisons ça. Tapant d’un coup sec la paume de ma main sur le bois du bar, j’en viens à appeler Achylle pour qu’il me prépare un petit tonneau de cette merveilleuse blonde, dans un léger sourire qui ne sent qu’à peine l’alcool. J’en ferais cadeau à l’elfe de Lenwë. Bon, ça ne sera pas simple à porter jusqu’à l’Académie, mais qu’importe. Je ne suis pas une fillette, bordel. J’ai de la force dans les bras, dans les jambes, enfin, dans tout le corps. Je me débrouillerai bien pour ramener ce tonneau de bière à Miuggrayd.

Reprenant ma choppe en main, je la termine en deux longues gorgées. Purée. Ce que j’adore l’alcool, en fait. Ca me rappelle mes frères, et surtout mon père. Ils me manquent encore tellement. Tss. Ce n’est pas l’amertume de ma boisson qui me déplaît dans la gorge, mais le goût de cette putain de vengeance que je n’ai pas su accomplir encore. Bordel. J’appelle Achylle de la main pour qu’il me resserve une autre choppe. Mais il a l’air légèrement inquiet. D’un geste de la tête, il me fait signe de regarder en direction de cette demoiselle. La jeune femme malade n’était plus dans mon champ de vision, malheureusement. Un grand gaillard prônait devant cette petite rouquine. Il n’y avait rien de grave à l’affaire, en voyant le regard d’Achylle mais…Ah…Je sens que les emmerdes ne vont pas tarder à commencer. Ce genre de mercenaire qui passe dans la taverne pour se reposer après une dure journée, il en pleuvait à foison. Avec l’alcool et son lot de bêtises, certains se bagarraient ou d’autres importunaient des demoiselles, souvent les serveuses. Là, en l’occurrence, c’est la jeune femme à qui j’ai offert le lait chaud pour sa gorge qu’on embête. Intervenir ou pas ? Parce que, bon, je sais ô combien ils peuvent être lourdingues ces hommes. Lourdingues et imprévisibles aussi.

Allons donc. Je devrais arrêter de me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais là, c’en est assez. J’arrive très bien à entendre leur conversation, même si je suis éloignée. Merci à mon héritage de Nunaat. Et les paroles du balourd confirment mon avis sur la situation. Et puis merde. Je me lève, sans me presser, alors que je vois Achylle m’apporter ma bière. Double merde, putain. Bon, tant pis, je la boirai après. Le gaillard doit bien faire ma taille, et encore, je ne me tiens pas droite, sinon, il me semblerait minuscule, et la demoiselle encore plus. Je ne passe pas inaperçue. Ca, c’est certain. Non pas à cause de ma dégaine ou bien même mon physique, même si c’est le cas, mais par le bruit de mes sabots qui claquent sur le sol en bois de la taverne. Mais le mercenaire en question n’entend rien. Il doit sûrement être plus occupé à persuader, ou forcer, la jeune malade à venir avec lui. Mh. Et bien, je vais lui faire remarquer ma présence, à ce gros lourdaud. Du bout de ma longue queue, je viens tapoter son épaule, qu’il se retourne un peu, même légèrement. Un léger sourire orne mes lèvres charnues.

- Merci de l’avoir trouvé pour moi. Elle m’attendait.
- Oh…

Le mercenaire tient toujours le poignet de la demoiselle, tout en se retournant un peu vers moi. Je crois que je lui ai tapé dans l’œil. Mon sourire ne se défait pas, même si, bordel, j’ai envie de lui coller un pain dans sa tronche d’ivrogne. Je vois bien où tombe ses yeux : sur ma poitrine. Tss. Sale mâle va. Le détournant pour rejoindre la jeune rouquine, je viens retirer les doigts puissants du balourd qui emprisonnent son poignet, peut-être un peu douloureusement vu son état. Le mercenaire grogne un peu. Mais son visage retrouve facilement sa gaité, ses lèvres s’étirant d’un sourire carnassier. Et c’est mon poignet qu’il emprisonne désormais. Là, je vais me fâcher. Mes yeux sans pupille se posent sur sa main avant de revenir sur son visage, fronçant les sourcils. Grr. Keep calm.

- Deux pour le prix d’une. Et si tu venais avec nous ma belle ? Je viens de le proposer à ta copine, et elle est d’accord.
- Ce n’est pas vraiment ce que j’ai pu remarquer, chéri.
- Elle fait sa timide, mais c’est normal. Toi, tu m’as l’air moins coincée.
- Peut-être. Mais ta soirée se terminera sans nous.

D’un geste brusque, je tire mon poignet vers moi pour qu’il en relâche sa prison de chair. Mais rien n’y fait. Monsieur ne semble pas d’accord…
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