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Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

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Bruce Wayne

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 15 mardi 14 août 2012, 21:50:49

Tapis dans l’ombre non loin de l’entrée du domaine de Milton, Batman cherchait, au travers de ses jumelles, une scène pouvant lui faire comprendre ce qui se tramait derrière ses murs. Félicia avait raccroché depuis peu de temps, à priori, rien qui ne soit inquiétant. Il resta donc patient. Pas un mouvement suspect, les gardes continuaient leurs rondes sans donner l’impression d’être en alerte. La Chatte Noire devait s’être débrouillée comme un as. Bientôt, elle sortirait avec tout un tas d’informations utiles, et Milton serait enfin percé à jour.
Seulement voilà, ce scénario-là n’arrive bien. Un appel entrant de la part de Félicia. Se disant qu’elle a sûrement des choses à lui dire, il ne pipe mot, prêt à écouter ce qu’elle a à dire. C’est une toute autre conversation qu’il entend toutefois. Le piège semblait s’être refermé sur elle et son complice.

« Alfred, vous entendez ça ? Il faut que je rentre… demandez à l’Oracle de me pirater les données architecturales de cette maison, il faut que je sois discret ! »

« Monsieur, je crois que vous ne devriez pas faire ça. Il a une voleuse, et un avocat de renom… à sa place, vous les tueriez ? »

« Hum… je me dirais qu’il y a peut être d’autre complice et des risques pour que le meurtre soit découvert… Mais si il ne pense pas ainsi ? Je ne peux pas me permettre de prendre ce risque. »

«  Parce que vous avez conseillé à Mademoiselle Hardy d’entrer pendant que vous allez ailleurs , Monsieur, vous savez aussi bien que moi qu’elle serait allé mettre son nez dans les affaires de Milton, avec ou sans votre intervention… Milton se livre, et il n’a pas l’air hostile. »

Le chevalier noir fut contraint d’accorder un point à son majordome. Il resta en place, en bondissant sur place tant il avait envie d’entrer. Mais Alfred avait raison, Milton ne se risquerait pas à faire une erreur pareille. Un geste qui ne pourrait que lui nuire dans un sens. Plus calme, le chevalier noir garde le contrôle de sa fougue et se contente de se concentrer sur la conversation dans l’oreillette.
Oui, Milton est bavard, mais contrairement aux autres, il ne doute pas une seule seconde qu’il n’est pas manipuler. Une impression… ou peut-être est-ce simplement le fait que Bruce n’apprécie pas Norah. Dur, après tout, de supporter une personne qui ne manque pas une occasion de souligner à quel point l’enfance de Bruce a été belle, avec sa cuillère en argent dans le bec, et une fortune colossale. Milton avait peut-être tout construit en partant de rien. Bruce lui avait dû se reconstruire lui-même, refaire sa psyché mise en miette par l’assassinat de ses parents.

« Deacon ? Décidément ça en devient intéressant… »

« Il a fait parler de lui hier, à la télévision monsieur. Son nom revient souvent ces derniers temps. »

La conversation fut à la fois longue et terriblement courte. Le chevalier noir aurait adoré traverser la fenêtre du bureau de Milton pour le secouer comme un prunier jusqu’à ce qu’il crache toutes les infos dont il disposait. Dommage que ça ne soit pas réalisable, ou du moins, pas sans dommages collatéraux. La conversation toucha à sa fin, et de ce qu’il pu entendre, Félicia était accompagnée vers la voiture en compagnie de Jayden.
Voiture qui ne tarda pas à sortir. Le port, se serait très certainement leur prochaine destination. D’un coup de grappin il gagna les hauteurs, et se jeta dans le vide pour que sa cape le fasse planer dans la direction voulue : les docks, encore et toujours les docks. A cette heure là, les bateaux qui arrivent sont très rares. La contrebande, et tout ce qui est secret. Si une cargaison de Milton devait arriver, il la verrait venir. Lorsque la voiture de Jayden se stoppa, le chevalier noir n’était déjà pas loin. Contrairement à eux, il n’avait pas à se soucier des stop, des feux rouges, des autres véhicules et encore moins des limitations de vitesse. Peu de temps après l’arrêt du véhicule, il se posa non loin de là sur le parking.

« Oracle… essayer de me trouver toutes les informations sur Deacon, chaque intervention qu’il a fait, je sais qui il est, maintenant, il faut que je sache comment il travaille. »

Batman savait que lorsqu’on s’attaque à des gens comme ça, il faut tout prévoir. Rien ne se résout avec un simple échange de coup de poing, le gagnant de la bagarre est le vainqueur, le perdant file derrière les barreaux. Là, c’est autre chose, un adversaire bien plus dangereux. Quelqu’un qui ne se laissera sûrement pas intimider par quelques batarang, un peu de fumée et une chauve-souris géante. Si Deacon se pointe ici, il faut un plan, un vrai, faute de quoi la situation risquerait de se compliquer sérieusement.

Attendant que la pauvre Oracle, grandement sollicitée, puisse faire ce qu’il lui avait demandé, le justicier tourna lentement le dos, afin de se présenter de face, devant les phares de la voiture encore arrêtée. D’un pas lent, il s’approcha, et lança un bref signe de la tête en direction du chauffeur. Un allié, puisqu’il était dans le même camps que Félicia, inutile de se montrer rustre, ça n’avancerait à rien.

« Je pensais avoir tiré le gros lot avec les aveux du Yakuza, vous faites mieux, sur ce coup. J’ai demandé à des… collaboratrices de suivre les quelques pistes que j’ai pu dénicher… en attendant, celle-ci est probablement la plus intéressante. »

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 16 jeudi 16 août 2012, 00:50:03

Ils n’eurent pas à attendre trop longtemps. Batman ne tarda pas à apparaître, s’avançant dans les phares allumées de la voiture. Norman regarda lentement Félicia.

« Si la situation se complique, n’hésite pas à m’appeler. Je reste dans le coin... Une équipe d’intervention peut venir vous soutenir.
 -  Ne t’en fais pas pour moi, Norman. J’ai l’habitude d’être dans ce genre de situations.
 -  C’est censé me rassurer ? »

Et c’est sur cette dernière phrase que la Chatte Noire ouvrit la portière, et sortit. La voiture ne tarda pas à faire marche arrière, à sortir du parking, puis à s’éloigner. Norman ferait sûrement le tour, afin de ne pas attirer l’attention. Félicia se rapprocha de Batman, qui fut le premier à parler :

« Je pensais avoir tiré le gros lot avec les aveux du Yakuza, vous faites mieux, sur ce coup. J’ai demandé à des… collaboratrices de suivre les quelques pistes que j’ai pu dénicher… en attendant, celle-ci est probablement la plus intéressante. »

Des collaboratrices ? Félicia esquissa un sourcil intrigué. Batman avait plus de contacts avec le beau sexe qu’elle ne le croyait. Elle s’approcha de lui, observant la clôture du port. Depuis leur position, elle voyait une série de grands hangars. Trouver le bon ne serait toutefois pas bien difficile ; il suffisait d’aller là où il y avait de la lumière.

« Oui... Même si je n’ai pas très bien réussi mon coup, j’ai obtenu de quoi faire avancer cette histoire... J’ignore qui est ce Deacon, mais je pense qu’il vaut mieux s’en méfier. Pour l’heure... Nous devrions nous rapprocher. Honnêtement, je ne fais aucune confiance à Milton, mis, dans la mesure où je suis incapable de comprendre pourquoi il vendrait des armes à des terroristes, je suis bien forcée de croire à son histoire. »

C’était logique. Pour autant, Félicia restait ouverte à d’autres hypothèses, mais, sans preuve, elle ne pouvait que spéculer. Elle enjamba la clôture sans difficulté, et se rendit dans une loge de sécurité. Elle était vide, avec un poster comprenant des instructions contre le mur, et un bouton rouge permettant d’ouvrir le portail. Elle appuya donc dessus, sachant que Batman, avec son attirail, n’était pas aussi souple qu’elle. Le mieux était de grimper sur un toit, et les deux super-héros s’avancèrent au milieu de la rouille, des grues de port, voyant la mer assez rapidement. Une sorte de couche noirâtre qui se perdait au loin. On ne voyait pas les étoiles, en raison de la pollution, et les deux trouvèrent rapidement la porte d’un entrepôt. Batman n’eut aucune difficulté à la forcer, et les deux s’infiltrèrent à l’intérieur, montant sur le toit. Félicia regarda à droite et à gauche, le vent faisant voleter ses cheveux, et finit par apercevoir de la lumière.

« C’est par là ! »

Alors que Félicia commençait à s’y rendre, le Chevalier Noir s’arrêta, ayant reçu des informations de l’Oracle. Faisant partie du coup, Félicia reçut également les informations sur son téléphone portable.

« Il me sera difficile d’obtenir des informations sur Deacon, commença Barbara. Ce dernier a été un agent du SHIELD, et, s’il a été renvoyé, son dossier est toujours classé secret défense... Mais ce n’est pas pour autant que je n’obtiendrais pas ce que je recherche, ça risque juste d’être un peu plus long... »

Un agent du SHIELD... Norman s’était bien gardé de lui révéler ce détail, mais ça expliquait sans doute mieux pourquoi le SHIELD traquait à ce point Deacon. Un traître... Il n’y avait pas pire, selon Dante. Félicia soupira, et entreprit de se rapprocher de l’endroit.

Le navire était déjà arrivé. C’était un petit porte-conteneurs, et il y avait de nombreux dockers en train d’ouvrir les conteneurs pour en sortir des caisses, et les faire avancer dans des camions. Il y avait de nombreux gardes armés, dont des militaires, et même un hélicoptère qui tournait autour de la zone. Des tireurs d’élite se trouvaient sur des grues en hauteur, et d’autres étaient sur le pont. Félicia se posta sur un toit à proximité. Au moins, Milton n’avait pas menti. Les caisses portaient toutes les mentions « MILTON INDUSTRIES ». Toute la question, maintenant, était de savoir si Deacon attaquerait.

DC d’Alice Korvander.

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Bruce Wayne

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 17 lundi 20 août 2012, 12:29:29

Féline, la chatte noire escalada les grillages en quelques acrobaties. Et forcément, pour Batman, les choses furent moins simples. Moi délicat, il se contenta d’aller à quelques mètres de là. Félicia avait déverrouillé la porte en passant par le petit local de sécurité un peu plus loin. Au moins, Batman n’aurait pas à escalader une grille qui ne soutiendrait probablement pas son poids. Bruce étant déjà une force de la nature, il faut ajouter à ça le poids de sa tenue, les protections, et toute la panoplie de gadgets. Probablement que le grillage aurait fini par plier. Sans un mot, il la rejoint, et les deux s’engagent vers les hangars théoriquement vides. Oui théoriquement, car lorsqu’on sort un peu et qu’on vient trainer par ici la nuit, on se rend compte qu’il y a plus de monde qu’on le croit. Beaucoup de SDF qui viennent essayer de piquer dans les cargaisons. Certains entrepôts stockent de la marchandise alimentaire pour les grosses chaines de magasin… et puis il y a les dealers aussi.

Ils marchent quelques temps, sans un bruit, passant près des engins de déchargements, des carcasses de bâteaux, slalomant entre les containers pour enfin se retrouver non loin de l’eau. Et elle pue cette eau d’ailleurs. Mélange de poisson mort et d’hydrocarbures, le tout parfaitement relevé par les relans de métaux rouillés. Bizarrement, Batman ne pu s’empêcher de faire un parallèle entre cette odeur-là, et celle de Killer Croc.

« Je ne crois pas un mot de ce qu’il dit. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi. Tout est tellement parfait sur le papier que s’en est étrange. Même dans les meilleures entreprises, il y a forcément une chose qui cloche. C’est le pain des fanatiques de procès et des journalistes d’investigation. Mais Milton rien. Vie familiale parfaite. Vie professionnelle encore plus parfaite. »

Ils ne tardent pas à tomber sur le hangar recherché. Le chevalier noir, avec son absolue délicatesse ne mit pas longtemps à briser le cadenas. Il étala un léger sourire et se permit un écart avec un commentaire :

« Inviolable qu’ils disent… »

A dire vrai, les seuls cadenas qui lui donnait vraiment du fil à retorde, c’est les anciens, très épais et difficile à casser. Et le mécanisme est tellement simpliste et ancien que le crochetage prend beaucoup plus de temps. Les nouveaux cadenas ont des mécanismes beaucoup plus perfectionné qui les fragilisent. C’est du moins l’avis du détective qui fait coulisser la porte et qui laisse Félicia passer devant.
A son tour, il s’engouffre dans l’obscurité, et fait quelques pas en lorgnant autour d’eux, avant qu’ils ne grimpent vers le toit du batiment. Une fois perchés là haut, ils peuvent le voir. Le navire est à quai, plein de container marqué à l’enseigne de de Milton Industries. Les gens qui les déchargent ne semblent pas être de simples dockers lambdas. Des costauds, tous sportifs et à la carrure impressionnant. Même le pilote des engins de chargements a plus l’allure d’un soldat que des habituels grutiers bedonnant avec la clope au bec.

L’oracle choisit cette instant pour joindre Bruce, qui porta deux doigts à son oreille, écoutant attentivement ce que Barbara avait à dire, en lançant de temps à autre un coup d’œil vers Félicia.

« Un agent du SHIELD ? » Répéta-t-il un peu surpris en regardant Félicia avec un peu plus d’insistance, comme s’il cherchait à sonder ses pensées. « Attendez Oracle. Pour le moment, inutile d’essayer d’avoir des informations sur son passé. Je sais qu’il a été accusé de tas d’attentats. La presse aura fait tout le travail d’investigation… des photos des lieux, des témoignages des témoins… Si vous nous trouvez ça, on aura peut-être une vague idée sur la façon dont il va agir. »
Parce que oui, dans l’immédiat, avoir une biographie complète de Deacon n’aiderai personne. Ce que Félicia et lui-même ont besoin, c’est d’infos pour prévoir quand et comment va débarquer le terroriste. Le chevalier noir lança un coup d’œil vers les hauteurs remarquant les snipers en place. Un autre problème à éviter. S’ils sont repérés, il est fort probable qu’ils n’hésitent pas à faire feu sur eux.

«  Ce genre de convoi, en général, ils fonctionnent un peu comme les convoyeurs de fonds. On ne leur donne leur itinéraire qu’aux dernières minutes. Il n’y a que deux trois personnes qui le connaissent Milton sans doute, et une ou deux personnes. Je pense que s’ils attaquent, ça ne sera pas en chemin. C’est maintenant, ou près de la destination finale de la cargaison. »

Le chevalier noir croise les bras, restant tapis dans l’ombre.

« A moins que… Deacon a des liens avec Al-Quaïda… ils sont riches…  Pour éviter de trop me faire remarquer… j’acheterai les gardes pour qu’ils détournent d’eux même le convoi, pas de coups de feu, pas d’attaque rien qui n’aille aux oreilles des médias. »


Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 18 mercredi 22 août 2012, 01:59:35

Difficile de savoir quel était le mode opératoire d’un individu comme Deacon, qui avait l’air d’être tout, sauf un terroriste ordinaire. Sûrement pas un fanatique ou un extrémiste religieux, ni quelqu’un poussé par des motivations politiques. Qu’est-ce qui le poussait à agir, à voler les armes de Milton Industries pour les revendre à des criminels ? L’argent semble être le motif par excellence, mais, au-delà de ça, qu’est-ce qu’il comptait faire avec de l’argent ? Répandre le chaos telle une sorte de Joker international sans foi ni loi ? Félicia se titillait, ne sachant pas quelle était la bonne réponse, tandis que Batman transmettait à l’Oracle de nouvelles instructions. Probablement sa secrétaire, ou son apprentie... Félicia n’en savait pas assez sur ce qu’on appelait la Bat-family pour se faire un réel avis sur la question.

*Peut-être que je devrais me trouver un coéquipier, moi... Mais un VRAI coéquipier, le genre à m’assister en douce, pas à foncer dans le tas comme Peter. Puisque je reprends du service, il faut bien que je me modernise un peu.*

Batman émit alors l’hypothèse que Deacon devait avoir des l’hommes à l’intérieur. Sur ce point, il n’avait pas tort, mais cela ne voulait pas autant dire qu’il ne comptait pas attaquer. Les informations de la fameuse Oracle ne tardèrent pas à affluer :

« J’ai trouvé des notes sur un récent attentat organisé à Courchevel, dans une suite de luxe qui avait été louée par un oligarque russe, Vladimir Destoïevski. »

Les informations vinrent assez rapidement, étonnant Félicia. Comment une telle femme faisait-elle pour obtenir aussi vite ce que le Chevalier Noir lui demandait ? Deacon était quelqu’un qui aimait le spectacle et les explosions. Les bombes étaient sa marque de fabrique, car on retrouvait toujours une poudre chimique assez spéciale, qui permettait d’identifier ses méthodes. En l’occurrence, l’enquête de police, qui avait rapidement été confiée aux agents d’Europol, avait permis d’établir que la bombe qui avait pulvérisé toute une partie de l’étage avait été posée par l’un des proches de Vladimir, un vulgaire majordome, qui avait été retrouvé dans un taudis minable de Volgograd, tué par balles. La police locale avait attribué la mort à des mafieux, dans la mesure où le majordome leur devait de l’argent. La théorie de l’Oracle, et aussi celle d’Europol, était que le majordome avait eu des dettes de jeux importantes, et que Deacon s’était servi de lui pour rejoindre le personnel de Destoïevski, et utiliser une bombe.

A l’intérieur du navire, Deacon avait répété la même stratégie.

« Il n’attaque jamais sans avoir minutieusement préparé ses opérations », résumait l’Oracle.

Ce fut à cet instant que Félicia perçut des phares. Tournant la tête, elle vit plusieurs voitures et une camionnette s’engager entre les entrepôts, filant rapidement, et avançant vers le bateau et les hangars. La situation commençait à se compliquer, et se compliqua encore plus quand une violente explosion retentit. Elle émana des cales du navire, et l’explosion fut assez puissante pour dégager un champignon de fumée et de feu qui jaillit au milieu du pont principal, soufflant plusieurs marins. Une alarme incendie rugit au sein du navire.

« Deacon n’emploie généralement qu’un seul agent infiltré, ce qui limite les risques. »

Les voitures débarquèrent dans des crissements de pneus, livrant passage à des hommes armés qui profitèrent du tumulte pour ouvrir le feu, utilisant des armes efficaces. Il s’agissait d’hommes en costume, dont les tatouages sur le corps montraient l’appartenance à un clan yakuza. Utilisant des fusils d’assauts, des fusils à pompes, des lance-grenades, et différents explosifs, ils tentèrent de rapidement se positionner, balançant des grenades fumigènes pour perturber les soldats. La bataille commençait à faire rage, mais, avant d’intervenir, Félicia préférait rapidement observer ce qui se passait.

Le fourgon s’ouvrait à l’arrière, laissant d’autres Yakuzas débarquer en faisant feu. La Chatte Noire vit alors des commandos plus discrets sur les toits, qui utilisaient des fusils de précisions, et les utilisèrent pour attaquer les snipers américains. D’autres avaient des armes blanches, et ressemblaient plus à des ninjas. L’Oracle avait raison ; Deacon ne laissait rien au hasard. Plusieurs autres véhicules débarquaient depuis une autre section du quai, comprenant une puissante Range Rover qui pulvérisa une grille. Les militaires continuaient à ouvrir le feu, mais étaient en infériorité numérique. La Chatte Noire décida alors d’agir. Il y avait également des motos qui arrivaient, et ce fut sur l’une d’elle qu’elle tomba, pieds joints. Ses pieds s’écrasèrent sur le casque du pilote. La moto se renversa violemment, et la Chatte Noire se servit de ce bond pour sauter à nouveau, décrivant une pirouette pour atterrir sur le sol. Une seconde moto filait sur sa gauche, et elle bondit vers elle. Ses jambes s’envolèrent élégamment, l’une venant se poser sur le guidon de la moto très brièvement, et de manière suffisante pour perturber le pilote, qui braqua sous la surprise sur la gauche, perdant le contrôle de la moto qui s’écrasa par terre.

De leur côté, les militaires se repliaient dans l’entrepôt, fermant les portails du garage. Les attaquants balancèrent des fumigènes par des vitres, cherchant à enfumer les soldats, tout en attaquant également le bateau, tirant sur un équipage dispersé et surpris.

DC d’Alice Korvander.

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Bruce Wayne

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 19 lundi 24 septembre 2012, 09:31:16

Bruce n’était plus aussi étonné qu’avant par la vivacité de l’Oracle. C’était devenu une sorte de routine à ses yeux, bien qu’il était clairement conscient de l’efficacité du travail qu’elle abattait. Sans elle, il perdrait un temps précieux, et Batman serait assurément beaucoup moins utile sans elle. Le chevalier noir nota donc les informations qu’elle lui donna, les imprimant au fond de son crâne avant que la situation ne dégénère intégralement. La livraison était calme pour commencer, mais les ennuis arrivèrent très rapidement avec l’arrivée des hommes en costume. Des Yakuzas.
Une attaque bien orchestrée, mais qui effectivement manquait de la touche «  Deacon » trop de bruit, trop de coup de feu, et pas de réussite pour l’instant. Le chevalier noir prit un peu de temps pour analyser la scène, tandis que les soldats par-taient trouver refuge dans l’entrepôt. Qu’à cela ne tienne, les assaillants cherchèrent à les gazer en balançant fumigènes et gaz par les fenêtres. Les troupes US avaient probablement de quoi tenir… masque à gaz et système optique thermique. Il fallait l’espérer du moins.
La chatte noire choisie se moment là pour se jeter dans la mêlée. Le chevalier noir soupira simplement et la suivit du regard.

« Décidément…  elles ont toutes ce côté imprévisible et fonceur des félins dans cette ville ? »

Elle avait l’air de gérer toutefois, il la laissa donc aux prises avec les motos, tandis que de son côté, il se jeta dans le vide pour planer en direction du commando armé d’arme à lunettes. Les autres, ceux armés comme des ninjas, semblaient s’être déployés en bas, afin d’investir le hangar. Ils attendraient sûrement que les militaires prennent un peu le dessus sur les Yakuzas pour agir. Attaquer quand la pression semble retomber. Actuelle, les militaires sont tous sur le qui-vive, le moindre bruit, le moindre mouvement ils seront près. Mais quand les Yakuzas arrêteront leur harcèlement, ils baisseront leur garde, c’est psychologique, le corps a besoin d’un repos moral après une bataille. L’adrénaline tombera et ils feront des proies parfaites.

Ainsi le chevalier noir fondit droit sur les tireurs, qui, trop occupé à lorgner par leurs lunettes de visée, ne purent pas faire grand-chose. De tout son poids et de toute sa force, il percuta le premier qu’il utilisa pour attérir. L’homme fut projeté au sol et glissa sur le béton, se blessant suffisamment pour être inapte au combat. L’avantage avec ce type d’arme de préci-sion, c’est qu’elles sont encombrantes, il fut impossible pour eux de se retourner vers le justicier et le viser efficacement. Batman, bien que couvert de plaques d’armures, était un adversaire redoutablement rapide, capable d’utiliser la moindre faille à son avantage.
Après quelques minutes de coups en tout genre, ses adversaires furent ligoté solidement à l’aide d’un  cable de grappin. Il se jetta de nouveau dans le vide, pour aller retrouver Félicia. Elle devait sans aucun doute s’être débarassé des motos. Seulement voila, elle avait été remarqué, et silencieusement, les hommes armés de couteaux et de sabre, avait fait un détour pour se diriger vers elle. Ils s’apprêtaient à l’attaquer.
Le chevalier noir tomba lourdement auprès d’elle, dans un bruit de cape. Il réajusta son gant, et fit quelques mouvements de bras.

« J’espère que cet échauffement-là a été suffisant. »  lui lança-t-il simplement tandis que lentement, le commandos s’approchait d’eux, chacun sortant de l’ombre doucement jusqu’à forcer un cercle autour des deux héros. Pourquoi fallait-il toujours que ça soit ainsi ? Pourquoi les héros ne sont jamais en surnombre, juste une fois. Il posa pas cette question à voix haute, se contentant de glisser plus ou moins discrètement sa main vers sa ceinture, afin d’utiliser, une fois de plus, quelques batarang en guise de poing américain. Ils auraient besoin de toutes leurs ressources pour vaincre ces adversaires-là qui semblaient parfaitement apte à se battre au corps à corps.

« Ils vont essayer de nous séparer, seul on est plus vulnérable. »

C’était la technique des gens formés aux combats rapprochés. Attaque plusieurs cible réunis est dangereux, les forcer à s’éloigner pour mieux les encercler individuellement offre la victoire. Le justicier recula donc de nouveau de quelques pas.

« Je veille sur votre dos, vous veiller sur le mien. »

Y avait-il un autre choix ? L’avantage, c’est que l’agilité de la demoiselle et sa force à lui, pourrait très probablement être deux alliés de poids à condition qu’ils bossent ensemble sur ce coup là.
Il se courba un peu, levant sa garde près à en découdre. Les Yakuzas eux, continuaient le siège de l’entrepôt, échangeant des coups de feux avec les soldats qui tenaient bon pour l’instant.

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 20 mardi 25 septembre 2012, 01:05:31

Félicia n’eut aucune réelle difficulté à se débarrasser des motards, tout en se demandant si l’attaque de Deacon se limiterait uniquement à l’envoie de Yakuzas... Ça ne ressemblait pas vraiment à son style explosif. Curieux, mais Félicia n’avait pas trop le temps d’y penser. Les militaires se regroupaient dans l’entrepôt, ne laissant plus pour défendre le navire que les marins situés dessus. Ces derniers se battaient sur le pont, affrontant les Yakuzas qui s’étaient arrêtés sur le quai, devant le navire, et répliquaient, le tout dans une fusillade digne d’un film d’actions américain. Ils affrontaient également les soldats dans l’entrepôt. Les tirs fusaient dans tous les sens, et Félicia reçut bientôt la visite du Chevalier Noir, qui se colla dos à elle, en l’invitant à combattre des espèces de ninjas qui les encerclaient.

« Je veille sur votre dos, vous veiller sur le mien.
 -  Ça me va. »

Les ninjas sortaient des armes de combat. Félicia en vit un sortir des nunchakus, et un autre brandir une wakizashi. Un troisième tenait deux tanto, un dans chaque main, et ils étaient en position de combat. En soi, ce n’était pas surprenant. Les Yakuzas avaient des dojos, après tout, et pratiquaient les arts martiaux. Malheureusement pour eux, Félicia n’était pas mauvaise non plus. Celui avec les nunchakus se rua sur elle, et Félicia bondit en l’air. Elle fit un salto, atterrit dans son dos, et tenta un coup de pied retourné en se retournant. Le ninja fléchit les genoux, évitant le coup, et tenta de frapper avec son arme. Félicia bascula son poids en arrière, évitant le coup. Elle tomba vers le sol, se reçut sur le dos, et tourna, évitant le wakizashi qui frappa le bitume. Utilisant ses mains, elle se redressa en bondissant en arrière, et son pied heurta la gorge d’un des ninjas. Félicia était rapide, et particulièrement agile, et fit sortir ses griffes. Le ninja avec l’épée se rua à nouveau sur la jeune femme, et fendit l’air en deux, au niveau de su ventre. Félicia l’évita en sautant en l’air, son corps se retrouvant presque à l’horizontale. Le sabre fila juste sous ses fesses, et sa main griffue attrapa la tête du Yakuza, le griffant d’un coup sec. L’homme poussa un hurlement de douleur, le sang se mettant à perle, et la Chatte Noire put enfin le frapper avec un coup de pied retourné bien senti.

Elle eut à peine le temps de savourer sa victoire qu’un coup la frappa dans le dos, la faisant tituber. Le ninja avec les nuchakus n’avait pas dit son dernier mot, et se précipita sur Félicia. Malheureusement pour lui, sous cette forme, la Chatte Noire était assez résistante, et elle tendit sa main, attrapant le poignet du ninja, le bloquant dans son geste, avant de lever son pied, et de le frapper dans les joyeuses. Ce n’était pas très fair play, mais s’attaquer à trois sur une femme, ce n’était pas non plus particulièrement juste. Son agresseur en eut le souffle coupé, mais la Chatte Noire sentit dans son dos l’homme avec les tanto s’approcher. Elle utilisa le ninja à qui elle avait aplati le sexe d’un coup de pied comme bouclier, le balançant sur l’autre. La Chatte Noire était vive, particulièrement rapide, et réussit ainsi à neutraliser ses assaillants.

Une question, néanmoins, continuait à la tarauder. Où était Deacon ? Si ce terroriste était aussi doué, il n’espérait tout de même pas venir à bout d’une telle défense avec de simples Yakuzas. Même sans Félicia et Batman, les Yakuzas n’avaient que de très faibles chances. La Chatte Noire entendait les sirènes approcher. La police était avertie, et la cavalerie ne tarderait pas à débarquer.

*Il y a un élément que je n’ai pas compris...*

Félicia fit la moue, puis se tourna vers le Chevalier Noir.

« Je suggère de... »

Et ce fut à ce moment que l’enfer déferla. Il y eut une violente explosion, et, en tournant la tête, Félicia vit qu’une espèce de bnombe avait atteint le toit de l’entrepôt, répandant une fumée blanche tout autour.

*Oh non !*

A proximité de là, soit à l’autre bout du port, sur le toit d’un entrepôt, Deacon observait par le biais de jumelles la scène. Les Yakuzas étaient arrivés pile au bon moment, et l’homme s’écarta de ses jumelles, puis regarda ses acolytes. Ils avaient à côté d’eux une arme particulièrement dangereuse, qu’il avait récupérée chez les Russes. C’était un mortier, avec des obus à phosphore blanc, et un ordinateur permettant de diriger les tirs.

« Il est temps, Messieurs. Lancez le ballon de guidage... »

L’un des hommes de Deacon obtempéra, glissant le « ballon » dans le mortier, puis le tir fusa. Le ballon fila bien haut dans le ciel, avant que des parachutes ne s’ouvrent. Il mettrait des minutes et des minutes à descendre, laissant amplement le temps à Deacon de tirer.

« Système en ligne ? demanda-t-il.
 -  Oui.
 -  Centrez les tirs sur l’entrepôt... »

Le mortier tirait des obus de phosphore blanc. Le phosphore blanc était une arme inflammable extrêmement dangereuse, qui larguait beaucoup de fumée, et dont l’usage avait été réprimé par l’ONU dans les années 1980’s. Cette arme était un explosif inflammable, dont les capacités incendiaires surpassaient le napalm. Le phosphore qui ne brûle pas devient un nuage corrosif, particulièrement dangereux, voire même mortel. Un premier obus fila, et s’écrasa sur le toit de l’entrepôt. Un second obus fila également, continuant à malmener l’entrepôt.

Félicia comprit rapidement avoir affaire à du phosphore blanc, ayant eu une formation par le biais du Caïd, puis du SHIELD. La fumée était partout, et elle se mit à s’écarter.

« Il faut se protéger, vite ! »

Respirer pouvait devenir très dangereux, et elle entendit l’Oracle parler :

« Je vais essayer de localiser l’origine des tirs. Deacon doit être dans le coin, mais vous devez vous méfier. Le phosphore blanc est extrêmement dangereux ! »

DC d’Alice Korvander.

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Bruce Wayne

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 21 mardi 25 septembre 2012, 09:54:13

Les assaillants qui faisaient face à la Chatte Noire étaient aussi nombreux que ceux qui s’apprêtaient à affronter le Détective, mais armés différemment. Ils formaient un arc de cercle devant lui, chacun s’approchant lentement près à réagir au moindre geste brusque de Batman. Le premier sur la gauche tenait une chaine, sur laquelle certains maillons n’étaient pas tout à fait lisse et ovoïde, mais pointu et coupant. Un autre tenait dans son dos un Ninjato et enfin le troisième brandissait une Naginata. C’était, semble-t-il la seule femme du lot.
Dans son dos, Félicia semblait avoir plus ou moins le même genre d’adversaire. Il y eut un petit moment de calme, et d’observation, le calme avant la tempête.

Et puis, la bataille débuta. Batman, lourdement équipé, se contenta d’attendre l’arrivée de ses adversaires, inutile de risquer de présenter son dos en s’avança bêtement, il resterait assez proche de Felicia pour qu’une manœuvre pour attaquer de doit soit trop risqué pour les ninjas. Le premier à attaquer fut la femme armée de sa lance à la lame tranchante. Elle fit fendre l’autre à son arme en visant les côtes du chevalier noir, mais il opposa ses protections d’avant-bras pour parer le coup, et coinça la lame dans les pointes qui remontaient de son poignet à son coude. Il supprima ainsi momentanément le danger de ce ninja là. Celui avec l’épée en profita pour charger, mais avant qu’il n’ait eu le temps de frapper, la chauve-souris lui avait décroché un coup de pied chassé en pleine thorax, qui lui coupa le souffle et suffit à le faire tituber.

Il se saisit alors du manche de la lance toujours coincée dans ses griffes, et d’un geste rapide, il attira la propriétaire vers lui, afin de lui coller un prodigieux coup de boule, femme ou non, elle gisait au sol, le nez probablement brisé. Un de moins. L’homme avec la chaine cherche à enrouler son arme autour des jambes du détective, qui esquiva. Une seconde attaque vers son visage, il la pare en levant le bras, et en laissant la chaine s’enrouler autour de son poignet. L’homme a beau tiré, il ne bouge pas le chevalier noir, trop lourd. Ce dernier, d’un mouvement de bras rapide envoie les batarang coincée entre ses phalanges en poing américain improvisés vers le ninja armée du sabre ninjato afin de le retenir un instant. En même temps, il tire sur la chaine faisant venir l’autre homme vers lui. Homme qu’il accueille avec un coup de pied fouetté dans le ventre. Avec l’élan qu’il lui donna, le coup de pied scia presque l’homme en deux, à quatre patte par terre, il geignait. D’un coup de bottine il le fit rejoindre son amie au pays des songes. S’en suivit alors un affrontement violent avec le dernier homme, qui, à son tour fut mis hors d’état de nuire lorsque Batman parvint à attraper sa tête pour guider son visage droit dans son genou.

« Voila pourquoi je hais les Yakuzas. »

Félicia allait faire une suggestion, mais elle fut coupé par un nouvel élément perturbateur. Une explosion reconnaissable entre mille qui fit frissonner le detective. Un nuage de fumée, en forme de faisceau. Beaucoup de feu, et une odeur reconnaissable entre mille.

« Du phosphore blanc ! »

Oracle n’avait pas besoin de le mettre en garde, il savait ce qu’il risquait si ce nuage blanc venait à entre en contact avec sa peau. Une chance que sa protège le reste de son corps. Il fronça un peu les sourcils. Il y avait encore des soldats là-dedans. Le chevalier noir tâcha de se couvrir le visage du mieux qu’il le pouvait avec sa cape.

« Il faut sortir ces soldats de la dedans ! »

Protéger avant tout. Son regard s’arrêta toutefois sur le ballon. Sûrement un dispositif de visée songea-t-il. Le détruire ne règlera pas le problème de l’arme en elle-même, mais au moins, les artilleurs devrait viser «  à l’œil ».

«  Il faut qu’on trouve une arme à feu… pour détruire ce truc… si les tirs sont moins précis, on pourra peut être sortir ces types de là. »

Deacon paierait pour ça, mais Bruce ne pouvait se résigner à laisser des soldats mourir. Des compatriotes qui plus est. Sans compter que le phosphore blanc est particulièrement horrible, la pire brûlure chimique qui soit… une poudre qui s’infiltre au travers des vêtements.
Quoiqu’il en soit, le temps qu’Oracle calcule la provenance des tirs, ils ne pouvaient rester oisifs, il fallait aider les soldats.

« Vous ne connaissez pas quelqu’un qui a un hélicoptère par hasard. » il pensait que l’hélice pour servir à dégager la fumée blanche, tout simplement.

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 22 mardi 25 septembre 2012, 19:42:48

La situation n’était pas particulièrement mirobolante, et Batman avait raison. Les soldats à l’intérieur étaient piégés, les tirs de mortiers se concentrant sur eux. Se mordillant les lèvres, Félicia savait qu’ils avaient peu de temps pour agir. Il fallait faire une sortie qui permette aux militaires de s’enfuir, et ce avant que le phosphore blanc ne vienne les brûler. Sauver des civils avant tout... Un autre obus fila en l’air, et s’écrasa soudain au milieu des Yakuzas. Ces derniers poussèrent des hurlements de douleur. L’explosion les faucha comme du blé, et un autre obus tomba sur les voitures. Il y eut plusieurs explosions.

*Il s’en prend à ses propres alliés ?*

Connaissant le personnage, ce n’était pas étonnant. Félicia se mit à grimper le long d’une gouttière, afin d’atteindre un toit en face. Le phosphore blanc encerclait maintenant le devant de l’entrepôt, et les soldats à l’intérieur comprirent rapidement qu’ils mourraient en restant ici. Fort heureusement, l’entrepôt comprenait plusieurs issues. C’était du moins ce qu’ils pensaient, et, comme ils ne pouvaient plus sortir devant, ils filèrent par des portes secondaires à l’arrière. Malheureusement pour eux, Deacon était un individu du genre prévoyant, qui avait minutieusement préparé son opération. Il savait où le bateau viendrait, et, dans la mesure où l’entrepôt juste en face appartenait à une société-écran dissimulant les activités de l’armée américaine, il savait également que les militaires se réfugieraient à l’intérieur. Et, quoi qu’on puisse en dire, il n’était pas bien difficile de s’infiltrer dans un entrepôt, et de déposer des explosifs.

Lorsque le premier soldat entra dans le couloir à l’arrière, il déclencha un détecteur de mouvements insidieusement dissimulé dans le couloir, et ce détecteur émit un signal électronique qu’un détonateur reçut. Sur l’ordinateur portable de Deacon, un petit voyant rouge s’alluma... Et, quelques secondes après, il y eut une violente explosion qui provoqua une lueur flamboyante dans la nuit. Avec un sourire amusé, Deacon vit un champignon de feu s’élever de l’entrepôt.

La déflagration souffla Félicia, qui roula sur le toit, incrédule. Les militaires avaient brièvement hurlé, et de la fumée était partout. Toutes les vitres de l’entrepôt, ainsi qu’une partie du toit, avaient explosé.

« Oh non ! »

Se remettant sur pied, Félicia bondit par l’une des fenêtres brisées au sein de l’entrepôt, et se protégea la bouche des émanations de phosphore. Il y avait du feu partout, un incendie infernal, et plusieurs morceaux du toit étaient tombés. Elle se laissa tomber au sol. Les explosifs avaient été placés à de nombreux endroits, et elle ne tarda pas à trouver les cadavres des militaires. Ils étaient carbonisés, en pièces, certains malheureux agonisant. Tous n’étaient pas morts, mais personne n’était indemne. Félicia se mordit les lèvres, furieuse.

« J’ai repéré Deacon, glissa soudain l’Oracle. Il est sur le toit d’un entrepôt au sud. »

Enfin une bonne nouvelle ! Félicia se dépêcha de sortir. La police serait ici d’ici quelques minutes. Elle ne comprenait pas tout du plan de Deacon, car il avait tiré sur ses propres troupes, mais ce n’était pas le plus important. Le plus urgent, c’était de le trouver, et de neutraliser ce salopard. La Chatte Noire retourna sur un toit, et avertit Batman :

« Je m’y rends. »

DC d’Alice Korvander.

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Bruce Wayne

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 23 mardi 23 octobre 2012, 21:51:26

Le chevalier noir s’apprêtait déjà à entrer dans l’entrepôt, quitte à se frotter au phosphore il tenait à sortir les hommes coincés dans ce piège à rats. Le temps qu’il vérifie que la voie était relativement libre – assez du moins pourqu’il passe sans se faire truffer de plomb – l’entrepôt s’illumina. Une lueur vive qui démontrait toute la puissance de l’explosion. Malgré la lourde cuirasse qu’il portait, il fut soufflé comme une feuille, et c’est une lourde caisse de marchandise qui vint arrêter sa course. Il grogna un peu, ses vertèbres avaient pris un sale coup… et le moral aussi dans un sens. Avec la hauteur que venaient de prendre les flammes, tous étaient aux moins grièvement blessé. Il se releva malgré tout, afin d’entrer dans ce qui restait de l’entrepôt. Près de l’entrée, les hommes qui n’étaient pas abrités était tout simplement brulé vif, carbonisé dans la position même dans laquelle ils se trouvaient lors de l’explosion.
Ici et là, certain n’avait pas été brulé, mais le souffle et les projections de débris en avait fait de la charpie. Seule point presque positif, d’en dessous des décombres des pleures et des cris s’entendaient, il y avait effectivement des survivants. Seulement, il fallait l’avouer là encore, ainsi coincés, il y avait peu de chance pour que ceux là s’en sortent aussi.

Bien qu’il semblait impassible, le chevalier noir bouillonnait de colère alors qu’il quittait les lieux, laissant les pauvres malheureux à leur sort. Il n’avait rien pour les aider à portée de main. Il ne restait qu’à prier pour que les flics et pompier qui envahiraient bientôt le coin rapportent avec eux de quoi tirer ces types-là, faute de quoi, ils seraient morts à coup sûr dans l’heure qui suit.
L’Oracle leur donna toutefois une information utile : l’endroit ou se trouvait Deacon. De quoi remettre les points sur les I.

« On y va à deux » répondit-il lorsque la Chatte Noire se décida à y aller. Il tira son grappin pour s’élever dans les airs, et plana un instant et se posa derrière Felicia.

« Un type comme Deacon perché sur un toit sans rideau défensif ça me permet trop beaucoup. » souffla-t-il en lança un coup d’œil dans la direction donnée par l’Oracle. Il réajusta ses gants en prenant une grande bouffée d’oxygène. Courir dans le tas serait forcément quelque chose de stupide, voire suicidaire. De toute évidence, Deacon pensait à tout, et même s’il était urgent de mettre la main sur lui, mieux valait éviter de confondre vitesse et précipitation. Bien sûr, l’idée qui lui traversa l’esprit ne fut pas l’idée la plus lumineuse qui soit, mais aux grands maux les grands remèdes :
«  J’y vais tout droit. Si Deacon a prévu des surprises, elle seront pour moi, et pendant qu’il se concentre sur moi, tu devrais pouvoir lui mettre la patte dessus »

Oui, c’est très basique, mais à bien y réfléchir c’était là la seule solution. Moins de risques pour Félicia, et plus de chance de mettre la main sur l’homme. Il ne fallait pas passer à côté de cette opportunité-là. Le chevalier noir voulait presque tomber dans une embuscade, histoire de se défouler sur les sbires de Deacon afin de venger la mort des soldats US. Casser quelques dents et fêler deux trois mâchoires.

« Si le SHIELD n’a pas d’endroit dans les environs pour garder Deacon captif, l’Oracle te communiqueras l’emplacement d’une Batcave. »

C’est que pour tirer les vers du nez d’un type comme Deacon, mieux valait prendre les choses en main, plutôt que de le laisser aux mains des flics.

« Bon courage » rajouta-t-il avant de se laisser tomber dans le vide afin de prendre la direction la plus directe pour aller chercher Deacon.

Félicia Hardy

Humain(e)

Re : Les veines de Seikusu [Bruce Wayne]

Réponse 24 jeudi 25 octobre 2012, 11:28:45

Rejoindre et arrêter Deacon, ça rentrait dans les cordes de Félicia. Si l’Oracle l’avait repéré, il ne restait tout simplement plus qu’à y aller, et la neutraliser. Enfantin. Suivant les recommandations du Chevalier Noir, Félicia avança rapidement le long des entrepôts et des conteneurs. Elle n’y irait pas aussi vite que Batman, mais c’était sans importance. La Chatte Noire s’avançait le long des docks, tandis que, près du navire, les Yakuzas et les militaires se remettaient de l’attaque au phosphore blanc. Il y avait plusieurs détails qui échappaient à Félicia ici. Que cherchait Deacon ? Il avait délibérément torpillé son attaque en allant attaquer ses propres hommes. D’après Milton, l’homme cherchait à s’emparer des stocks d’armes. Pourquoi bombarder le bateau, alors ? Le mortier continuait à balancer ses obus sur ce dernier. Avec ses interrogations, la Chatte Noire finit par atteindre un conteneur, et bondit dessus, s’en servant pour atteindre une gouttière, griffes déployées pour pouvoir plus facilement escalader le mur de l’entrepôt.

Entre-temps, Batman, en passant par les airs, était arrivé le premier. Deacon était là, dans un long manteau sombre, et ordonna à ses hommes de s’occuper de Batman. Félicia pouvait entendre les coups de feu, ces derniers utilisant des pistolets-mitrailleurs et des fusils d’assauts.

*Dépêche-toi, ma grande !*

Elle arriva sur le toit, et bondit vers l’un des acolytes du terroriste. Elle l’envoya au sol en lui fauchant les jambes, et en attrapant l’arrière de sa tête dans le creux de sa main. Ce faisant, Félicia s’avança vers Deacon, qui restait étrangement silencieux. L’homme tourna sa tête vers la femme... Et se reçut un coup de pied en plein figure qui le fit tomber sur le sol, l’envoyant s’étaler de tout son long. La Chatte Noire s’était chargée de le frapper.

« T’as perdu, gros con !
 -  Vous allez rater le feu d’artifice... »

Surprise par cette déclaration, la Chatte Noire tourna la tête vers le bateau... Le pont supérieur était en feu, et une fumée blanche l’enveloppait, nimbant la scène d’une aura surréaliste. Félicia en fut légèrement surprise, et le bateau, subitement, explosa. Un champignon de feu s’éleva dans les airs, émanant du beau milieu du bateau. Des morceaux de tôle et des bouts de métal s’envolèrent dans tous les sens, propulsés par l’explosion, et la carcasse du bateau, lentement, se mit à sombrer. La Chatte Noire tourna à nouveau la tête vers Deacon, qui était toujours au sol, et tentait de se relever. Elle l’attrapa par le col, et l’envoya s’écraser contre le mortier désormais à l’arrêt.

« Ah ! s’exclama le terroriste.
 -  C’était ce que vous vouliez, hein ? Pourquoi vouloir détruire ce navire ? A quoi est-ce que tout ça rime ? »

Deacon restait désespérément mieux, et Félicia dut résister à l’envie de le frapper à nouveau. Il ne se battait même pas, et préférait se rendre. Quelque chose lui échappait, et la Chatte Noire ne comprenait pas ce qui se passait. Elle regarda l’entrepôt en feu. Les renforts étaient là, et un hélicoptère ne tarda pas à les survoler, son projecteur les éclairant. C’était un Black Hawk, un hélicoptère américain.

« Vous êtes en état d’arrestation ! Rendez-vous immédiatement !! » crachota une voix dans un haut-parleur.

Derrière eux, la ville hurlait. Les gyrophares approchaient, avec son lot de policiers, d’ambulanciers, et de pompiers. Mais une grande incompréhension régnait dans l’esprit de la Chatte Noire. Alors que ses longs cheveux argentés flottaient au vent, et que Deacon mettait les mains sur sa tête, et se mettait à genoux, elle se disait que tout cela était une sinistre comédie. Norah lui avait assuré que Deacon voulait voler le matériel militaire, mais, au lieu de cela, il l’avait détruit, en utilisant des Yakuzas pour occuper les militaires le temps que son mortier détruise le navire... Rien de tout ça ne tenait bon. Ce simple mortier, pour commencer, n’aurait jamais pu détruire ce navire. Il y avait sûrement autre chose, un détail qui lui échappait.

*Le rôle du mortier devait plutôt être de contraindre les marins à rester à l’intérieur... Il va falloir que je me renseigne sur cette cargaison...*

Deacon était arrêté. Tout était donc logiquement terminé... Mais pourquoi diable avait-elle donc la désagréable impression que tout, au contraire, ne faisait que commencer ? Il s’était rendu sans combattre. Les militaires commençaient à descendre en rappel, allant sur le toit, pointant prudemment leurs fusils d’assauts, aussi bien sur Deacon, que sur les deux super-héros. Félicia restait à bonne distance, et leur présenta alors une carte que Norman lui avait confié il y a quelques jours.

« Je travaille pour le S.H.I.E.L.D., les gars. Arrêtez de pointer ce joujou sur moi, ou je vais me fâcher ! »

Un homme s’avança. Vu ses galons, il devait être capitaine, et un badge indiquait à tous son nom : « PARKER ».

« Jayden nous avait prévenus... Merci de votre aide, lâcha-t-il alors, avant de se retourner. Allez, les gars, embarquez-moi ce fumier ! »

DC d’Alice Korvander.

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