Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Concours Halloween 2022

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Le Grand Jeu

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Concours Halloween 2022

lundi 31 octobre 2022, 16:11:48

...BOUH !  ;D

BON HALLOWEEN A TOUS !

Pour célébrer cet événement au sein du forum, il vous a été proposé un petit concours, où vous devez écrire une nouvelle sur le cauchemar récurrent de votre personnage.
Vous trouverez à la suite de ce post les nouvelles qui nous ont été proposées !

Ci-joint un lien Google Forms, afin de récolter les votes et de nommer les gagnants !

VENEZ VOTER !

Les résultats seront annoncés le DIMANCHE 6 NOVEMBRE !

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Re : Concours Halloween 2022

Réponse 1 lundi 31 octobre 2022, 16:12:57

NOUVELLE N°1 :



C’était un château dans la brume d’une nuit naissante d’un mois de Novembre, aussi gris et austère que peuvent l’être les vieilles ruines écossaises, coincé entre les lochs au cœur des Highlands. Un château qui devait s’appeler Glenfidditch ou McAllister ou n’importe quel nom dont la simple évocation fait penser à la pluie, au vent froid, au whisky et à l’oncle Picsou. Ce décor de film d’épouvante des années soixante, j’avais l’impression de le connaître comme ma poche, et pourtant de le découvrir à chaque nouvelle nuit où je m’y retrouvais. Car non, ce n’était pas la première fois que cette scène s’offrait à moi, et encore une fois j’étais accompagnée par un compagnon différent, un quidam relativement oubliable que nous appellerons Lorenzo pour des raisons de règles strictes à respecter.

La luminosité commençait doucement à décliner, la lune nous offrant ses pâles rayons au travers de rares percées entre les lourds nuages gris qui lâchaient une pluie fine typique de la saison, de la région. Devant nous, une lourde porte de bois couinait bruyamment à la simple force de notre regard, dernier rempart entre la nuit menaçante et de longs couloirs sombres qui ne l’étaient pas moins. Poussés par une force qui nous attirait sans que nous ne puissions y faire grand-chose, nous franchissâmes… franchîmes… bref, on a franchi la porte pour nous retrouver dans un hall aussi froid qu’humide dans lequel il y avait largement assez de place pour organiser un bal des fantômes pas piqué des hannetons. Comme par hasard, dès l’instant où les immenses pans de bois se refermèrent, de nombreuses torches accrochées aux murs de pierres s’enflammèrent pour éclairer faiblement la totalité de l’immense pièce.

Une trentaine de mètres devant nous, une petite arche menait à un couloir, seule échappatoire pour nous, même si au fond de moi, j’avais l’impression de savoir ce qui nous attendait dans cette chape d’obscurité. Alors que nous traversions lentement le hall, les jambes tremblantes, une lointaine mélodie suraiguë atteignit nos oreilles, assez faible pour que l’on se demande si elle existait vraiment où si c’était une invention de notre esprit, mais assez nette pour que l’on échange un regard avec mon Lorenzo d’infortune, qui paraissait au moins aussi perdu, confus, terrifié que moi. Hélas, nous n’avions pas le choix. Il fallait continuer, malgré la panique qui nous étreignait le bide, nous plombait les jambes, nous brouillait la vision.

A peine avions-nous franchi l’arche qu’un formidable éboulement retentit juste derrière nous, annihilant toute possibilité de rebrousser chemin. Heureusement pour nous, dans notre malheur, j’avais eu la bonne idée d’emporter l’une des torches (allumée, je précise) accrochées au mur du hall, ce qui nous permit de ne pas nous retrouver dans le noir complet. Mais à bien y réfléchir, c’aurait peut-être été plus sympa, de ne pas voir ce qu’il y avait autour de nous. D’immenses armures rouillées tendaient de longues et lourdes épées au dessus de nos têtes, figées dans cette position depuis des siècles, reliées entre elles par des toiles aux fils d’une épaisseur inquiétante, sans doute produits par des araignées plus grosses que mes assiettes, et cette image me terrifiait encore plus que les armures qui semblaient vouloir nous éventrer.

Mais celles-ci n’étaient au final pas aussi agressives que ce que leur air mauvais laissait entendre. Ainsi, nous pûmes continuer notre chemin, illuminés uniquement par la faible flamme rougeoyante de notre torche. Les salles et les couloirs se succédaient, tous aussi austères et pourtant inquiétants que les précédents, à la différence que plus nous progressions dans les entrailles de ce château, plus la musique ambiante gagnait en volume. Comme si nous nous rapprochions de sa source, et rien qu’à cette pensée, je ne pus retenir un frisson intense.

Alors que nous progressions à notre rythme, un coup de vent impromptu souffla la flamme de ma torche, nous plongeant dans le noir complet. Et c’est à cet instant précis que la musique s’arrêta, laissant place à un silence lourd, pesant, terrible. Mon coeur battait à tout rompre, si fort qu’il menaçait de sortir de ma poitrine pour aller vivre sa propre vie, bye bye petit palpitant parti trop tôt.   J’en ris, certes, mais à ce moment-là, je n’étais pas fière. Au loin, très loin, assez loin pour qu’on se demande si elle existait réellement, une faible lueur chaude se dessinait. A tâtons, avançant lentement, je m’approchais de cette lumière, suivie par Lorenzo. J’avais l’impression qu’un ectoplasme ou je ne sais quelle créature paranormale respirait à quelques millimètres de mon oreille, son souffle glacé écorchant mon cou à intervalles réguliers.

Enfin, j’atteignis la lumière, qui était en réalité une petite lanterne en ferraille posée négligemment au sol. Alors que je me baissais pour la ramasser, j’entendis Lorenzo lâcher un gémissement étouffé. Désormais la lanterne à la main, je me disais qu’il avait perdu la tête, avant de me retourner pour apercevoir que c’était effectivement le cas. Littéralement. A ses côtés...enfin...aux côtés de ce qu’il restait de lui, l’une des armures massives levait sa lourde épée pour tenter de l’abattre sur moi. J’eus tout juste le temps de l’esquiver, puis de prendre la fuite dans un dédale de couloirs. Ils se ressemblaient tous, avec leurs murs de pierre tous identiques, et des virages à angle droit tous pareils. A mon cul, l’armure mouvante me poursuivait avec une vivacité hallucinante au vu de son poids, et du fait qu’il s’agissait théoriquement juste d’une armure sans rien dedans, et que c’est pas censé bouger, une armure.

Enfin, la sortie de ce labyrinthe se précisait. Devant mes yeux, à des kilomètres, ou peut être un peu moins, une porte se dessinait dans l’ombre, comme dans un jeu vidéo. Oh, je la connaissais, cette scène, car chaque nuit, c’était la même chose. Chaque nuit, après être entrée dans le château avec un compagnon d’infortune différent, après avoir ramassé une torche, après que celle-ci se soit faite souffler, après que mon compagnon se soit fait décapiter au moment où je ramassais la lanterne, après m’être faite poursuivre par l’armure hantée dans le labyrinthe de couloirs, je voyais cette porte. Et chaque nuit, à bout de souffle, alors que je m’apprêtais à me jeter sur la poignée pour m’enfuir, je l’espérais, de ce cauchemar, c’était au final l’épée de mon prédateur grinçant me transperçant le torse de part en part qui me sortait de ce songe, me laissant pantelante avec cette fausse souffrance qui irradiait au fond de mon poitrail.

Mais pas aujourd’hui. Pas cette nuit. Cette fois, c’était la bonne. Oui, j’étais épuisée, oui, j’étais terrifiée, oui, j’étais tentée d’abandonner, mais je ne pouvais me résoudre à laisser tomber. Cet enfer durait depuis des mois, revenant m’assaillir encore et encore au fil de mes nuits sans me laisser de répit. Alors je n’allais plus me laisser faire ! Dans un ultime effort, alors que je sentais la pointe de la lame effleurer ma peau, je me jetais sur la porte, qui s’ouvrit sous la force de ma chute, puis se ferma immédiatement pour m’abriter de la créature qui tentait de me pourfendre.

J’étais saine et sauve, dans une pièce inconnue, éclairée uniquement par la lanterne tombée au sol à mes côtés. Mais ce break, combien de temps allait-il pouvoir durer ? Derrière moi, je sentais une forme immense s’étendre, la mélodie suraiguë reprenant, plus proche et puissante que jamais, un son rappelant celui d’une respiration sifflante, allant et venant à rythme régulier. Plusieurs paires d’yeux immenses se posèrent sur moi. Il n’y avait plus de place pour la fuite, seule la bataille m’attendait. Finalement, il semblerait que ces cauchemars ne sont toujours pas décidés à me laisser tranquille.

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Re : Concours Halloween 2022

Réponse 2 lundi 31 octobre 2022, 16:15:52

NOUVELLE N°2 :



Il n'y a plus d'après.



Par où vais-je commencer ? Mes yeux glissaient sur l’intégralité de mon corps, envisageant toutes les possibilités qui s'offraient à moi. C'est décidé…

J'ai mangé mon gros orteil. Il n'allait pas me servir de toute façon. Avec le froid extérieur je n'ai presque rien senti quand j'ai planté mes dents dans ma chair pour l'arracher. C'est après que je me suis mise à vomir. À avoir mal au ventre, des crampes d'estomac à m'en tordre sur le sol. J'avais soufflé sur la gamelle d'eau qu'on m'avait laissée pour essayer de la décongeler, dans le but de faire passer ce goût horrible. Le sang ferreux, la chair crue que je n'avais presque pas mâchée pour la faire passer plus vite, les morceaux de mon ongle qui restaient coincés entre mes dents et dans ma gorge. Voyant mon sang teinter la neige m’entourant, j'ai arraché un morceau de mon kimono pour m'en faire un bandage de fortune autour de cette absence. Je serre aussi fort que je le peux n'arrivant plus à plier mes doigts comme je le veux… Cet hiver ! C'est le plus froid que je n'ai jamais connu depuis des années.

Et c'est cette année que je suis emprisonnée entre ces quatre murs en bois qui laissent passer le mordant du vent qui vient engourdir mes membres. Il ne reste qu'une partie du plafond quand je lève la tête, ça me permet d'avoir la notion du temps, de compter les jours que je passe ici. Seulement, deux semaines qui me paraissent une éternité. Les premiers jours où je me suis retrouvée ici, j'ai crié jusqu’à ne plus avoir d’air dans mes poumons, je voulais de l'aide, savoir s'il y avait d'autres prisonniers avec moi. En réponse je n'ai eu que l'écho de ma voix…

Dans ma cellule de fortune je dispose d'une gamelle d'eau gelée que je dois lécher pour avoir la chance de dessécher ma gorge, une couverture qui a pris mes formes à cause du froid et une chaîne me retenant sur place qui entoure mon pied amputé de mon orteil. C'est bien possible que ce soit pour ça que j'ai décidé de l'attaquer pour me nourrir, j'ai compris que personne ne viendrait ici pour me libérer. Que je n'aurais pas la force de faire céder ce cadenas avec le peu de force que j'ai dans les bras… Cette idée me répugnait mais c’était la seule qui me permettait de vivre, de retrouver ma liberté chérie.

Pendant des moments irrationnels je me mettais à fixer un coin de mur, levant mes mains devant ma poitrine imaginant une large cheminée. Mes yeux fixant le vide apercevaient des flammes se lever, danser dans l’antre en pierre. Mes oreilles pouvaient percevoir les crépitements du bois qui éclate sous la chaleur. Mon nez rouge pouvait sentir les fragrances de la mousse brûlée. Si je me concentrais bien, j’arrivais même à persuader mon corps que de la chaleur s’en dégageait. Il reste juste le goût… J'ai faim ! Je plante mon pied dans un tas de neige pour l'engourdir totalement, pour ne rien sentir quand viendra le moment.

Je me souviens de mon orteil… Ça ne fait même pas deux jours que je l'ai mangé… L’appétit me tiraille déjà le ventre, je décide donc cette fois d'y faire passer tous mes orteils restants. Ils se cassent si facilement avec le froid, je ne sens rien, je n'ai même pas besoin de faire un nouveau bandage. Je les regroupe dans la paume de ma main, ils sont bleus presque noirs. Je dois quand même les manger… Je prends le plus gros pour le passer sur mes lèvres gercées pour le sucer comme un glaçon, pour pouvoir l'attaquer plus simplement avec mes dents. Je me remets en face de ma cheminée pour me convaincre que je mange un délicieux plat encore fumant aux mille saveurs. J'enchaîne mes orteils. Cette fois je ne vais pas vomir, je dois gagner des forces, je dois me convaincre que c'est bon.

Les jours passent et se ressemblent ici, attachée sous ma couverture je ne dois pas mourir de froid. C'est tout. C'est simple. Je dois vivre, j'ai encore tant de choses à faire. Je rampe vers un des murs pour le gratter de mes doigts sans ongles à force de les ronger et de gratter la terre durcie. J'y trace des traits pour le nombre de jours où je suis détenue ici, j'y mets mon prénom pour l'histoire. Tout le monde saura que j'ai survécu à cet enfer de glace. Quatre semaines… Mes orteils m'ont permis de tenir plus longtemps que je le pensais sauf que cette fois je ne vais pas avoir le choix.

Mon pied ! J'aurais pu le manger depuis bien longtemps mais peut-être qu'au fond de moi j'avais toujours l'espoir qu'on me retrouve avant que je doive passer à l'acte. Je le regarde, le mettant dans un tas de neige pour l'endormir… C'est quoi un pied ? Rien du tout, beaucoup de gens arrivent à vivre sens. Je peux le faire aussi. Après de longues heures, c'est le moment de passer à l'acte, mes doigts viennent attraper un caillou que j'ai déterré il y a quelques jours pour l'occasion. Je le lève à deux mains au-dessus de ma cheville… Courage, tu es forte, tu le sais. Fermant les yeux pour ne pas voir ce qui va se passer je viens d’abattre la roche… Des craquements sourds arrivent à mes oreilles quand j'attaque les os, un liquide tiède coule sur mes mains… J'aurai dû attendre plus longtemps encore.

Ce passage semble interminable jusqu'à réussir à détacher presque entièrement mon pied du reste de mon corps. Je dois finir à la main, tirant sur ce morceau pour arracher les quelques tissus et tendons qui restent. Je me laisse tomber en avant pour le serrer contre mon visage, le tenant entre mes mains… Je n'ai pas la force de pleurer, je passe juste mes dents dessus pour découper la viande, ma langue tendue pour goûter ce liquide chaud. Chaud... Ça me fait du bien de sentir un peu de chaleur ici. Je sais que je ne dois pas m'attarder dessus, je me redresse pour enlever l'anneau en métal qui entoure mon moignon avant de faire un nouveau bandage avec les fripes de mon vêtement.

Je l'ai fait ! J'ai réussi. Je suçote encore un peu mon pied avant de l'emballer dans mon habit pour le prendre avec moi. Je me mets à ramper vers la porte, je traîne mon corps amaigri, couvert d'engelures douloureuses, je tends mon bras vers le haut pour poser ma main sur la poignée de ma future liberté; je la pousse en avant. Je dois fermer les yeux me prenant une rafale de vent au visage, ne m'empêchant pas de ramper pour m’extirper de là. Je sors de ma prison, je vais réussir à retrouver ma vie… Quand je sens que le battage qui me brûle la face est moins fort, je laisse mes paupières remonter…

Autour de moi, des milliers d'îles se dessinent semblant flotter au-dessus des nuages. Je rampe vers les rebords… Je fais tomber un caillou pour évaluer la distance. J'ai beau attendre de longues minutes, aucun son ne remonte à mes oreilles. Sur toutes les îles autour c'est la même chose… Des cabanes, certaines ouvertes, d'autres fermées, je vois des masses couvertes de neige… Des corps. Je laisse mon corps tomber sur le sol, mes bras balançant dans le vide. Je comprends que ce rêve de liberté ne va pas se réaliser, que cette prison n'est pas faite pour s'échapper. Je ferme les yeux… J'ai fait ça pour rien. Ce sentiment de tout faire pour survivre, cette envie, cet espoir qu'on se fait arracher… Alors…

Qu'il n'y aura plus d'après.

Kõya Breathless

Terranide

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    Jeune terranide, très rebelle envers les autres. Meow !
    Bon courage ♥

Re : Concours Halloween 2022

Réponse 3 lundi 07 novembre 2022, 09:07:32

Félicitation encore à Alicia pour la nouvelle au top ainsi que au staff pour l'organisation du concours !!! Merci merci :3 des bisous !!!


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