Plan de Terra > Royaume Terranide

Angelique-nique-nique s'en allait tout simplement ! [Izar]

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Asrielle:
Et une nouvelle apparition eut alors lieu, dans une lumière aveuglante loin de tout, apparut la forme d'un corps, avec de grandes ailes et une douce chaleur irradiante. La forme d'abord floue devint de plus en plus distincte, deux bras, deux jambes, cinq doigts à chaque extrémité une chevelure dorée qui lentement s'assombrit pour devenir plus proche d'un bronze clair poli, et une armure se format alors, la couleur était laiton, mais un poil plus vert, ornée de décoration riche et fines comme de la calligraphie sur l'épaulière gauche, ou des motifs simples et arrondis sur le reste. L'armure, bien que sans doute lourde, ne couvre qu'une épaule, les genoux et tibias ainsi que les pieds. Sur le corps elle couvre la poitrine et le bassin, mais laisse le ventre libre. Dessous la dame semble porter une robe simple, mais longue de couleur gris clair. Son bijou au coup en médaillon est rouge, et ses ailes blanches comme un ange avec de longues plumes de plus de trente centimètres. Elle a des yeux bleus, de fines lèvres rose chaire et on ne voit pas les oreilles sous les cheveux.

Cette créature étrange sans aucun doute pour ce monde se mit alors à percer de son regard la brume créée par son apparition. Il faisait froid par ici, et ces yeux émeraude mirent quelques secondes à s'y habituer, son arme au fourreau la créature ne semble pas désarmée, et son armure indique bien son métier de combattante. Céleste peut-être ? On pourrait avoir le doute, apparition dans la lumière avec une vague de douce chaleur, des ailes d'ange, mais pas de halo en vue ! Un ange déchu ? Peut-être, mais il faudra plus d'informations ! D'ici la créature touche enfin le sol, l'herbe des plaines sous ses pieds semble humide et tout le givre a fondu ! Cette région froide est connue comme le Royame Terranide, habité principalement par des hommes bêtes en libertés et loin du joug injuste de Tekhos. Le climat ne convient pas aux humains ordinaires, ici encore il fait relativement vivable, mais les côtes et les plaines sont quant à elles sujettes à de puissants vents capables de ralentir les humains les plus forts et faire tomber les plus frêles.

Mais dans cette clairière la créature nommée Asrielle ne voit aucune habitation, des montagnes aux lions, de l'autre coté des plaines et un paysage blanc comme une banquise. Elle reçoit alors quelques informations par le destin, comme le nom de la région, le Royaume Terranide, ce qui semble impliquer un roi ? Elle ne sait pas qui est le roi, ni où il vit, ni pourquoi exactement elle est ici. Mais une chose est certaine, le froid commence à se faire sentir, ce pour quoi elle se met en marche et avance vers une direction qui lui semble être la bonne. Elle regarde le ciel bleu avec à peine quelques nuages, ainsi que l'horizon blanc ou gris selon les moments. Toute l'herbe autour est froide, couverte de givre matinal, les arbres sont pour la plupart des espèces résistant au froid. Elle marchera ainsi dans le froid durant plus d'une heure à découvrir des paysages nouveaux et surtout blancs ! Tout ici est recouvert de givre ou de neige, la température ambiante est à peine tolérable en marchant, mais à l'arrêt ça serait dangereux. Et autant l'avouer, la nourriture ne court pas les rues non plus, il n'y a même pas de rue ! Et c'est à peine si l'ont trouvé des chemins dans le sol par ici, au mieux des traces de pas, et encore.

Elle mettra donc du temps à trouver une source de vie, sous la forme d'une palissade en bois sombre, avec de la glace et de la neige dans les crevasses. Cet endroit semble là depuis quelque temps, une jolie palissade protège du vent, mais pas assez longtemps que pour avoir une véritable muraille en rondins de bois. Avançant encore vers cet endroit qui semble être le seul signe de vie qu'elle ait vu pour le moment, elle remarque une ouverture, une porte plus grande que la palissade, et ce qui ressemble à deux tours de garde, une de chaque côté derrière le mur, elles ont l'air un peu frêles, mais ça doit faire le travail ! Ceux qui vivent ici et elle sait que des gens y vivent, car il ya de la fumée claire indiquant un feu de bois par temps humide, même plusieurs à vrai dire; doivent être des gens habitués au climat ! Elle se présente donc sur le chemin qui mène à ce village, on voit qu'ils y travaillent vu que le sentier va de leur village aux bois plus loin en une presque ligne droite. Il faut bien après tout que le bois vienne de quelque part, et nul doute qu'il y a une carrière plus loin également. Sans doute un genre de carrière à ciel ouvert, il se pose donc la question de la nourriture, elle estime facilement la chasse, maigre par ici, et les cultures ? Peut-être à même le campement à l'abri du vent et aidé par les feux qui tiennent le sol plus chaud. Ils ont peut-être un puits également, mais la neige ne manque pas dans la région, nul doute qu'on peut la faire fondre et récupérer de l'eau.

Arrivée face à la porte elle frappe doucement dessus, bien entendu aucune réponse ne se fait entendre, la porte est bien trop lourde pour qu'elle puisse juste frapper à la porte ! Elle décode donc de rentrée en poussant la porte, puis la referme et découvre alors un vrai petit village en devenir. Des abris de bois, une place centrale avec un feu, des feux près des tours de garde, des torches éteintes pour le moment le long de l'intérieur de la muraille, un forgeron qui fait sans doute office de maréchal-ferrant également. Une bâtisse plus impressionnante sans doute celle du chef des lieux ou alors un lieu de rassemblement ? Oe encore l'auberge ? Elle ne passe pas inaperçue toute foi, rapidement des hommes bêtes se stoppent pour la regarder, et si elle comprend la langue locale par magie, elle n'a encore aucune idée de leur culture ou de son but ici. Mais dans tous les cas, marcher sur de la terre séchée par le feu et agrémentée de gravier fait du bien ! On s'enfonce moins dans le gravier, et ça fait plus proche d'une véritable route. Nul doute que des pavés sont à venir, et que la palissade laissera place à une vraie muraille de bois, puis de pierre en temps voulu.

- Bonjour, je suis une simple voyageuse, et je me demandais si je pourrais rester quelque temps.

Dit-elle à un homme bête qui passait par là, un genre de gros ours blanc humanoïde, l'homme en question ne semble pas avoir la réponse et l'ignore presque. Elle continue donc de marcher vers la bâtisse principale, ça ressemble à une maison et non une des cabanes. Mais à terme nul doute que toutes les cabanes deviendront aussi des maisons dignes de porter cette appellation.

Izar Myrrhe:
La vie vous réservait parfois de ces surprises, bordel ! Moi, un genre de dieu ? Un gouverneur ? Un administrateur ? Un faiseur de lois ? Et pourtant, c'est bel et bien ce qui s'est passé à l'issue d'un concours de circonstances aussi surprenant qu'inattendu. Tandis que j'errais à travers les mondes en quête de nouveaux profits, je reçus un message de ma direction (la fameuse, oui), qui souhaitait favoriser son implantation dans une lointaine contrée terranide afin d'obtenir des terres rares, une ressource indispensable au sein de la grande industrie high-tech.

Ainsi, on m'assignait pour mission d'initier un premier contact avec les locaux pour établir, en quelque sorte, une étude de faisabilité. Je savais que grandes seront mes surprises et terribles mes décovenues, mais le résultat fut tout autre ! Fort de mes pouvoirs de sorcier et de ma sublime apparence, je subjuguais d'autant plus facilement les indigènes par ma puissance que par leur totale arriération.  S'il était commode d'exploiter leur ignorance et d'en tirer profit, je découvrais petit à petit les tâches pharaoniques que mes nouvelles fonctions de divinité protectrice à temps partiel imposaient, mais aussi certains bienfaits. Alors, certes, j'avais droit aux ovations, aux courbettes et aux innombrables offrandes, mais bon sang ! Je me rêvais seigneur féodal, dirigeant, conquérant, et asservissant une population ignorante ; je me réveillais administrateur, juriste, et comptable. Car, oui, j'apprenais que ces cons ignoraient non seulement les fondements de l'arithmétique élémentaire, mais aussi le concept de l'alphabet.

Me voilà donc en pleine préhistoire terranide ! Et il fallait donc que je me démerde avec les moyens du bord.

Confortablement installé dans une longère spatieuse, j'avais l'impression de démarrer une partie sur un jeu de gestion. Ma première décision fut d'ordonner l'érection d'une simple palissade en bois afin de délimiter précisément les dimensions de notre territoire, mais également pour faciliter le recensement. Mon capital démographique initial s'élevait à dix-sept familles ayant, en moyenne, deux à quatre enfants ; on m'informa que d'autres familles s'installeront ici. Les couples sont souvent très jeunes et n'excèdent que très rarement la trentaine révolue. On y dénombrait également douze hommes célibataires pour sept femmes nubiles et sexuellement disponibles. Les regards en coin que ces dernières me jettèrent m'indiquaient qu'elles souhaitaient surtout partager ma couche au lieu de porter la descendance de ces badauds. Naturellement, j'en avais profité. Deux d'entre elles m'offrirent volontiers leurs pucelage, mais aussi leurs cous afin de satisfaire mes besoins en hémoglobine ; je veillais néanmoins à ne pas les mettre enceintes, car non seulement, je savais pertinemment que je ferais un piètre père, mais aussi et surtout parce que je pense être incapable d'éprouver la moindre étincelle de désir pour une femme ayant été enceinte par le passé. Cela me soulevait de dégoût, rien que d'y penser. De fait, je leur fis avaler un abortif.

Tiré de mes rêveries par les ronronnements de mes petites esclaves, chacune honorées par ma semence, je me levais de notre large lit. J'enfilais un ample manteau de fourrure, ainsi que mes longues bottes en cuir noir, dont les modestes talons réhaussaient ma longueur. Une servante, qui entrouvrit timidement ma porte, me prévint qu'une étrange personne se présentait devant notre charmante citadelle de l'insatiable, munie de ses ailes et d'un céleste apparat. Je crus deviner la venue d'une ambassadrice, aussi prévins-je mes concubines de se lever également, pour me rejoindre dans la fameuse salle du trône ; mon trône constitué de racines et de pierres polies que j'honorais de mon blanc séant ! Ainsi installé, je promenais mon regard sur cette femme, plutôt agréable à regarder. Dotée d'une paire d'ailes et d'un joli visage aux traits d'oiseaux, je devinais qu'il s'agissait d'une Terranide de type vol.

– Recevez mes salutations distinguées, étrangère, fis-je d'un ton solennel. Je suis Izar Myrrhe, Protecteur de ce village. Qui que vous soyez, vous devez procéder au kowtow afin de me rendre l'honneur.  Ployez les genoux, puis inclinez votre tête sur le sol.

Avais-je l'air convainquant ? Peu importe, finalement. En passant, je campais le rôle d'un Dieu agressif et dominant, et c'est précisément ce que mes fidèles attendaient. Cette étrangère m'intriguait. Va-t-elle se plier à mes conditions ou se risquera-t-elle à essuyer mon courroux ? Une oeillade jetée sur mes formes attisa mes convoitises ; je sentais d'office que je m'amuserai avec elle.

Asrielle:
Cet endroit pourtant censé être glacé avait quelque chose de chaleureux et intéressant. Sans doute le coté petite village naissant et luttant contre un endroit hostile et glacial, ça n’a pas de l’être facile de monter ces murs, ni les maisons, elle ne sait même pas avec quoi ils ont débuté, mais elle est certaine que ça à demandé beaucoup de travail. Et maintenant c’est son tour de rejoindre la danse et apporter sa pierre à l’édifice ! Et elle est certaine qu’elle sera utile, par exemple en soignant les blessures ou aidant à trouver des solutions pour rendre l’endroit un peu plus confortable. Et les gens ici ont l’air bien ravi que cet abri soit apparut, nul doute qu’ils parlent des langues différentes, et viennes d’endroit bien éloigné pour la plupart. Et effectivement face à ce genre de problèmes de communications nul doute qu’il sera difficile d’avancer vite, comment guider tout le personnel dans la même direction ? Si la plupart suivent par l’exemple, ou en apprenant vite la langue pour les plus doués. Mais effectivement, la plupart de ces gens sont soit des guerriers, soit des vagabonds ou encore des civils sans la moindre expérience. Mais malgré cette situation l’endroit prend forme, nul doute que la personne à la tête à des connaissances et au minimum l’habitude de diriger des choses ! Attendant devant la longère elle se demande qui peut bien tenir l’endroit et avoir eu envie de se planter ici, c’est courageux, ou alors totalement fou ! Elle préfère penser à la première option toute fois, autant de gens ne viendraient pas suivre un seigneur fou ! Elle comptait donc un peu plus d’une soixantaine d’âmes dans le coin, c’est sans doute un peu juste une main d’œuvre, peut-être faudrait-il en recruter ? Elle voit aussi des jeunes travailleurs ce qui n’a rien d’anormal à priori.

Elle regarde encore la décoration et semble attendre une entrevue, le soleil en tout cas brille bien et éclaire l’endroit agréablement. Quand elle put enfin pénétrer la loge elle est reçue par un homme étrange, il n’est même pas habillé, entouré de jeunes femmes serviles, oui c’est clairement un genre de Harem par ici. Elle note rapidement qu’il n’est pas humain non plus, déjà car les humains n’aiment en général pas copuler avec les animaux et ce qui leur ressemble. Elle ignore encore ce qu’il est et garde ses ailes repliées dans son dos pour ne rien bousculer. Elle le fixe de son visage parfaitement humain, et ses yeux bleu clair. En tout cas il est poli, quelle que soit sa race ! Il se présente comme un protecteur et non un dirigeant, étrange en effet, qui dirige s’il n’est là que pour protéger ? Et il croit vraiment qu’elle va s’agenouiller devant qui que ce soit ? Elle le fixe donc peu convaincue par sa demande, ni impressionnée par son jeu d’acteur et de grands pacha, comment une personne comme lui peut diriger l’endroit ? Elle semble peser encore le pour et le coutre, s’agenouiller ou non ? Il serait prêt à refuser de l’aide juste, car elle ne veut pas se réduire devant lui ? Il a quand même conscience du risque qu’elle puisse juste tourner les talons et partir ?

– Enchantée, je suis venue ici pour voir si je pouvais aider, mais il semblerait que je suis tombée sur la mauvaise personne, je cherche le dirigeant, pas le protecteur.

Bha oui, visiblement ce n’est pas la bonne personne en face de lui. Il devra le mériter pour la voir s’agenouiller, et la recevoir entoura de jeunes esclaves sexuelles, ou de femmes dont il abuse de la naïveté, c’est mal barré ! Pour le moment il donne clairement l’impression d’un méchant qui abuse des gens autour de lui. Pendant que dehors ça coupe du bois, ça met en marche le camp, monsieur couche avec des jeunes femmes animales sans expériences et facilement manipulables ? C’est vraiment misérable si c’est lui le dirigeant, et il vient de se tirer une balle dans le genou à tenter de faire s’agenouiller la nouvelle venue, car elle est une femme ! Quant au courroux hein, faut-il vraiment tenter le diable avec une créature inconnue armée et en armure quand il est la quéquette à l’air assis sur un trône en cailloux et racines séchées ? Et non un vrai trône en pierre massive !

- En tout cas votre sens de l'accueil semble laisser à désirer, je suis venue faire affaire, proposer mon aide, et lorsque j'aurais fait tout ce qui me semble de mon ressort je reprendrai ma route.

En effet, elle est là pour obéir à la destinée, et non à un homme qui pense pouvoir l'asservir et la faire s'agenouiller devant lui ! On croirait rêver, c'est cette personne qui dirige l'endroit ? Qui profite des femelles et envoie les hommes travailler ? Certes il fait les lois qu'il veut, mais s'il veut bâtir quelque chose de solide il va devoir revoir cela, laisser sa population se reproduire elle-même et des couples se former. Bien qu'elle ait vu de nombreuses familles, elle espère qu'il ne prévoit pas de les briser en abusant de son pouvoir sur les femmes. Et ce même par inadvertance en les laissant le séduire, après tout être un bon dirigeant passe aussi par savoir dire non. Quant à elle ? Elle ne sait pas encore, quelque chose la met mal à l'aise et cloche ici, si elle est venue pour aider, elle ne s'attendait pas à ce scénario. Elle est censée faire quoi ici ? Clairement ne pas suivre la demande présentée ou encore juste s'offrir sexuellement à cet homme. Pas dans de telles conditions en tout cas !

Izar Myrrhe:
Ok, d’accord. Quelle douche froide. Mon jeu d’acteur ne passait pas ; la demoiselle se montrait rétive. À l’avenir, j’améliorerai mon art de la comédie.

J’étais tombé sur une migrante pathétique et chiante qui refusait de se plier à nos coutumes, nos lois, nos traditions ! Pour qui elle se prenait celle-là ? Une paire d’ailes majestueuses, un joli minois, des courbes sculpturales et une taille de guêpe ne fournissaient en aucun cas le droit de fanfaronner et de me toiser de la sorte. En retour, je la fusillais d’un œil assassin.

« Non. Mademoiselle, je vous arrête tout de suite, pour commencer. »

Dans les sociétés tribales, c’était le plus fort qui dominait. Il n’y avait, en cette tribu, aucun homme ou aucune femme capable de rivaliser avec ma force et mes savoirs en magie appliquée ; de fait, le titre de protecteur équivalait à un titre de chef.

« Je suis Protecteur de cette communauté, comme le prouve la taille imposante de ma Longère. C’est moi qui commande ; on ne discute pas mes ordres ici. Nous sommes prêts à vous accorder l’hospitalité, si vous vous en montrez dignes. »

Je n’étais pas roi, cependant. J’avais refusé de revendiquer ce rôle car cela impliquerait que je prenne une épouse de sang royal auprès d’une autre tribu, que je lui fasse deux ou trois chiards vigoureux, et que je m’investisse dans les luttes tribales. Or, s’il est vrai que les querelles entre Terranides ne m’intéressent pas tant que ça, initialement, car ce qui me plaisait à la base, c’était de savourer les simples plaisirs de l’existence calmement, dans un microcosme composé de charmantes créatures et de serviteurs à n’en plus compter, avides de satisfaire la moindre de mes volontés, tandis que je leur distillais quelques gouttes de mes savoirs glanés ailleurs en vue de mettre en place l’exploitation d’une ressource convoitée par mes employeurs, j’étais aux prises avec mes vieux rêves de gamin. C’est con, mais j’ai toujours été fasciné par ces épopées romantiques de monarques vampiriques tout-puissants qui commandaient aux mortels, dans un contexte féodal aussi compétitif que fatal. Toute cette autorité placée entre mes mains me remplissait de morgue.

« Si vous souhaitez effectivement apporter votre aide et nouer des affaires, tout d’abord, présentez-vous. Pourquoi devrions-nous faire une entorse à nos coutumes pour vos jolies prunelles de jade ? » exigeai-je de savoir en croisant les bras.

Il allait de soi que je me méfiais instinctivement de la magie qui émanait de cette femme dont l’intonation trahissait ses origines étrangères. Jamais je ne vis une Terranide - dans le coin - s’exprimer aussi clairement et distinctivement, avec un accent aussi noble et raffiné, et avec tant de fierté dans l'œil. Tiens, mon attention était piquée au vif. Je prêtais alors l’oreille aux propos qu’elle s’apprêtait à égrener.

Asrielle:
Asrielle suivait toujours son instinct et la destinée, elle doit aider cette colonie, mais leur chef semble ne pas lui plaire. Il a un côté trop bestial qui ressort, et clairement il ne semble pas être le dirigeant de l'année, bien qu'en un sens ce soit souvent comme cela dans le monde. Elle le regarde donc  tranquillement, protecteur encore une fois, commandant aussi, mais elle n'est pas à son service, il va devoir le comprendre. Où elle s'en ira ailleurs, sauver quelque chose d'autre. Elle l'écoute donc parler de coutumes aussi, ah ça c'est différent, mais ça semble toujours fumeux comme proposition. Bha du coup si ce n'est que cela elle peut le faire, les coutumes sont importantes ! Il aurait dû le dire ainsi et paraitre désolé de demander cela ! Car là elle se doute qu'il va adorer cela. Mais avant elle va se présenter, et il va apprendre !

- On me nomme Asrielle et je suis ici, car le destin me guide et me dit que ce village a besoin de mon aide. Je suis certainement aussi vielle que la création et je n'ai pas peur de vous, si mon destin est de disparaitre à cet instant je ferai, pour revenir ailleurs.

Elle s'avance un peu fière et forte, elle est clairement armée et en armure aussi indiquant qu'elle n'est pas là pour faire du tricot ou pomper quéquette ! Elle le fixe et ensuite fait disparaitre son arme sans piper mot ou sourciller, puis son armure ne gardant que sa robe fendue sur les hanches et bien sûr dessous, une culotte blanche immaculée. Elle est déjà moins menaçante ainsi ! Elle va pouvoir reprendre les négociations, mais avant cela, respecter la coutume aussi ridicule qu'elle puisse sembler ! Elle se penche et met les genoux à terre, puis penche le buste et s'incline jusqu'à avoir le front au sol. Ses ailes toujours pliées étaient plus que visibles à présent, des plumes blanches immaculées également et des cheveux blonds presque dorés comme le minéral. Elle était aussi agréablement musclée du dos et du ventre, des bras aussi, et les cuises alors là... Une vraie athlète ! Elle attend un peu un signe ou quelque chose désormais.

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