Ville de Seikusu, Kyoto, Japon, Terre > Les alentours de la ville

Un commerce sorti de nulle part ( Pv Sennefer )

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Ayame Usui:
Une journée plutôt calme se termine pour Ayame, la tanuki ayant eu le plaisir de profiter d'une journée à ne rien faire, ayant littéralement passé la journée à flemmarder autant qu'elle le pouvait, et cela sans aucunes raisons particulières. Elle n'avait pas travailler au point de se tuer à la tâche ces derniers jours, et la météo de la journée n'était pas étouffante à son goût. Si elle avait été motivée, elle aurait même pu sortir prendre l'air ... mais non, la totalité de sa journée se résume littéralement couchée sur le canapé.
Mais ce calme ne serait pas éternel, et si la journée l'aurait été, la jeune femme allait passer une nuit sans doute moins calme. Et pas nécessairement parce qu'elle allait être occupée cette nuit, Ayame se doutant bien qu'en échange d'un tel manque d'événements pendant que le soleil était levé, quelque chose allait se passer une fois que la lune serait haute dans le ciel ... elle n'avait tout simplement aucune idée de ce qui pourrait bien se passer ...

La tanuki était au moins certaine d'une chose : ce soir, elle va ouvrir son échoppe. Ce n'est pas en restant à flemmarder qu'elle fera des affaires, et même si flemmarder était une activité au moins reposante, l'argent n'allait pas l'attendre. Et donc, dès que l'obscurité s'installait doucement sur la ville, Ayame utilise sa feuille de Tanuki pour faire apparaître sa boutique.

C'est dans un large nuage de fumée soudain que l'échoppe d'Ayama apparaît aux abords de Seikusu. Elle reconnait ce coin de la ville, mais ne voit personne pour le moment. Elle n'était pas tombé sur un endroit particulièrement actif ce soir, comme la majorité de ses ouvertures, mais le plus étrange restait le manque de personne. Le plus souvent, quelques instants après que la tanuki fasse apparaître sa boutique, une personne passe dans son champ de vision.
Il est déjà arrivé à la jeune femme que son échoppe s'ouvre à un endroit dénué d'intérêt pour elle, généralement par un manque flagrant de personnes qui pourraient être un client potentiel ... mais malgré cela, la tanuki n'avait pas l'impression d'être seule. Elle le saurait facilement si personne ne se trouvait là, et les poils de sa queue se dressaient doucement. Quelqu'un était forcément dans le coin, quelqu'un la voyait ... mais elle n'arrivait à voir cette personne.
Ayame ne comptait absolument pas quitté son échoppe, restant à ce dernier sans la moindre hésitation. Si quelqu'un était bien en train de l'observer, et était intéressé par son échoppe, cette personne se montrerait à coups sûr ...

Je sais que tu es là, alors montre toi. C'est clairement pas la petite bête qui va manger la grosse !

... ou bien Ayame pouvait se montrer direct elle aussi. Même sans voir cette personne, elle pouvait très bien essayer de communiquer, ne serait-ce que pour forcer son potentiel client à se révéler ...

Sennefer Arsinos:
De l’air libre enfin. J’avais passé toute la journée coincée dans un bureau à cause du soleil qui refusait de se cacher derrière quelques nuages l’histoire d’une heure afin de rentrer chez moi le plus rapidement possible. Mais cette fois la météo n’était pas mon amie. Et maintenant j’avais la gorge qui me grattait. Il fallait que je me nourrisse avant que mes instincts de vampire prennent le dessus et que je devienne plus … sauvage. Difficile de se contrôler contre ma nature première. Après tout, je reste une créature…un monstre aux yeux de certains.

Je traversais le ciel en volant à une allure respectable. Il y avait des moustiques sur la route et se les prendre en pleine poire n’était pas très agréable, surtout lorsque je vais plus vite encore. Il me fallait donc trouver un juste milieu. Cependant, la vue à cette hauteur et à cette vitesse me permettait de voir des choses que je ne verrais pas autrement. D’ailleurs ce qui venait d’apparaitre devant mes yeux m’intriguait. Qu’est-ce que c’était ?

Je m’arrêtais alors dans le ciel, assez haut pour que je puisse encore me fondre dans l’obscurité si on levait la tête vers le ciel. La lune n’était pas présente ce soir-là. Mais je n’arrivais pas à mettre un nom sur cette chose apparue … je m’approchais lentement en observant attentivement. Il ne semblait pas y avoir de mouvement jusqu’à ce que j’entende quelque chose …

-Je sais que tu es là, alors montre toi. C'est clairement pas la petite bête qui va manger la grosse !

Hein ? Je ne m’étais pas fait assez discret ? Il faut croire. Mais je ne devais pas tant m’étonner que ça. Cela ne devait pas être humain vu comme j’ai vu la chose apparaitre d’un coup. Je continuais de m’approcher en descendant avant de ranger mes ailes pour atterrir sur le sol devant une … échoppe ? Je clignais des yeux un peu surpris tout de même avant d’observer plus en détail le petit édifice. Puis doucement … Je toquais à la porte avec mon ongle, ce qui faisait un bruit plutôt étrange.

-Et bien … bonsoir ?

Je dois dire que je ne savais pas trop comment engager la discussion sur ce coup-là. Surtout après avoir entendu les dernières paroles de … la gérante ? Ou d’une employée. C’était clairement une voix féminine que j’avais entendu. Mais rester ainsi juste sur des formes de salutation ne me plaisait pas. Je me forçais donc à chercher au fond de moi quelque chose à dire.

-Vous avec des trucs à manger ? Enfin … Pardon ce n’est pas ce que je voulais dire. Que vendez-vous ?

C’était ma gorge qui me rappelait que je devais boire du sang dans pas longtemps. Mais je doute qu’elle ait une telle chose en stock et dans tous les cas, je m’étais fait une réflexion comme quoi je n’en achèterais pas … puisque je ne pouvais simplement pas avoir la certitude de la provenance du produit.

Ayame Usui:
Quelqu'un la voyait, elle et son échoppe, Ayame n'avait pas de réel moyen de confirmer ou pas cette sensation, mais son ressenti actuel la rendait plutôt confiante à ce sujet. Elle doute fortement que sa boutique ait décidé d'apparaître à un endroit totalement dénué de client potentiels, et même si une telle chose est possible ... ce soir ne serait pas le cas.
Cela dit, comme la jeune femme n'avait pas de réel moyen pour repérer la position de son client, tout ce qu'elle pouvait faire était soit d'attendre que ce dernier vienne tout seul jusqu'auprès d'elle ... ou pousser son client à se montrer, en lui faisant savoir que sa présence était connue. Même si la tanuki ne pouvait pas confirmer à coups sûr cela, et la personne qui l'observait à ce moment aurait très bien pu ne pas se montrer ... cela aurait même pu faire fuir son client dans le fond.

Mais l'intervention d'Ayame ne se montrait pas négative pour son affaire du soir, la personne qui l'observait décidant de se montrer, frappant à la porte de son échoppe. Les occasions durant lesquels son échoppe dispose d'une porte sont plutôt rares, sa boutique ressemblant plus à un stand que l'on trouverait au milieu d'une brocante, ou à un vide-greniers. Pour cette fois, la boutique de la tanuki ressemblait à une petite échoppe toute simple, rien de particulier ne sortant de l'ordinaire, si ce n'est que l'échoppe pourrait ressembler à celle que l'on trouverait dans de nombreux jeux de style fantasy. En d'autres termes, l'échoppe ferait tâche avec ses alentours si ils se trouvaient dans une cité futuriste ... ce qui n'était clairement pas le cas.
Après, que le client d'Ayame frappe à la dite porte, celle-ci s'ouvre doucement devant lui, l'invitant à rentrer à l'intérieur de l'échoppe. Ayame pouvait facilement voir que cette personne ne s'attendait pas à être remarqué, la salutation semblant étrange ... étrange au point que la jeune femme se demande si elle n'aurait pas interrompu quelque chose par accident ...

Bonsoir bonsoir, bienvenue ...

Dès que la porte s'était ouverte, et que son potentiel client pouvait la voir, la tanuki affichait un sourire sur son visage, et le ton de sa voix se montrait plus amical. Ayame ne tentait pas réellement de se montrer subtile dans son approche, affichant sans la moindre gêne un masque, le masque du marchand qui acceuille avec joie un client ... une joie plus pour la potentielle affaire qu'elle allait faire que pour le client en lui-même, mais la tanuki éviterait de dire cela ouvertement.
Ayame n'eut pas le temps de demander à son client ce qu'il pourrait bien souhaiter acheter que ce dernier pose une question plutôt directe, avant de se corriger rapidement. Ayame affiche une expression légèrement surprise pour le coup, ne s'attendant pas vraiment à ce que son client soit intéressée par l'achat de nourriture ...

Hmm ... Pas souvent que des gens viennent ici pour acheter de quoi manger ... Je dois bien avoir des conserves et tout, mais pour en acheter ici ... vous devez vraiment besoin en urgence de ce que je vend ... ou vous ne pouvez pas vous rendre dans la supérette du coin pour une raison ou une autre ...

Ayame avait commencé sans vraiment attendre un instant à sortir plusieux conserves, déposant divers exemples de ce qu'elle avait devant elle, la majorité contenant surtout des fruits et légumes. Elle n'avait rien de vraiment étrange dans les conserves qu'elle présentait, et du peu qu'elle voyait de son client, rien n'indiquait clairement qu'il pourrait rechercher quelque chose de particulier pour se nourrir ... et donc, au milieu de deux conserves, la jeune femme décide tout de même de poser une question ...

Je sors des conserves, mais en fait ... je ne sais même pas si c'est que vous voudriez. N'hésitez pas à me dire ce que vous chercher directement, je pourrais vous surprendre avec ce que j'ai en stock. Et ça ne se limite pas à ce que vous voyez devant vous ...

Outre les conserve présentes devant Ayame, l'échoppe de la tanuki présentait diverses choses, même si tout ce qui se trouvait sur son comptoir et à proximité qualifiait difficilement de nourriture, même pour des races non humaines. Il y a bien les fleurs et autres plantes sur un coin du comptoir, mais certaines étaient définitivement inadaptée à la consommation, et à moins de n'être une espèce fantastique qui se nourrit d'un type de fleur précis, la tanuki doutait fortement que cette personnes soit intéressée par ses fleurs. Et à part les fleurs et les conserves, la seule autre chose présente dans le champ de vision de son client qui pourrait être qualifier de nourriture était tout simplement ... elle-même ...

Sennefer Arsinos:
-Bonsoir bonsoir, bienvenue ...

Une jeune femme souriante se trouvait en face de moi après avoir ouvert cette porte. Le sourire était bien dessiné sur ses lèvres. Malheureusement je connaissais le caractère des vendeurs. Ce n’était pas moi qui l’intéressais mais ce que je lui prendrai. J’en étais bien conscient puisque j’avais également mon commerce … d’une échelle bien différente certes, mais la méthode était la même. Sauf que moi je me fiche des règles de ce genre.

-Hmm ... Pas souvent que des gens viennent ici pour acheter de quoi manger ... Je dois bien avoir des conserves et tout, mais pour en acheter ici ... vous devez vraiment besoin en urgence de ce que je vend ... ou vous ne pouvez pas vous rendre dans la supérette du coin pour une raison ou une autre ...

-Je … oui ça commence à devenir un petit peu urgent … cependant …

Je n’avais pas vraiment le courage de continuer en voyant cette vendeuse à sortir ses conserves sans attendre. Je la regardais faire en me disant qu’il était inutile de l’interrompre, comme si je faisais face à une machine qui était lancée. C’était l’impression que j’avais. Au moins elle était à fond dans son rôle et c’était plutôt appréciable. Mais j’espérais tout de même qu’elle n’allait pas sortir tout son stock puisqu’à la fin … elle devra tout ranger !

-Je sors des conserves, mais en fait ... je ne sais même pas si c'est que vous voudriez. N'hésitez pas à me dire ce que vous chercher directement, je pourrais vous surprendre avec ce que j'ai en stock. Et ça ne se limite pas à ce que vous voyez devant vous ...

-Je … Pas la peine d’en sortir plus … ce n’est pas de conserve dont j’ai besoin … Mais si vous êtes prête à me surprendre alors je veux bien vous dire ce dont j’ai besoin.

C’était un petit peu direct, mais en même temps quand j’avais envie de sang au point que ça devienne urgent, je me transformais petit à petit en chasseur. Pour le moment elle était encore chanceuse ! Je n’avais pas encore atteint le stade ou je lui sautais dessus sans lui laisser la moindre seconde pour se défendre. Je me frotte un peu la joue à l’aide d’un de mes longs ongles et je me permets de la regarder pour poser ma question.

-La seule nourriture qui m’est comestible ici et bien c’est vous … Enfin je doute que vous soyez à vendre … Ahem … Non c’est pas ce que je voulais dire ne vous méprenez pas !

Cette petite faim me déconcentrait et je ne faisais même plus attention à ce que je disais … Je me rendais bien compte que tourné de cette façon, ma phrase pouvait être bien tordue. Mais j’espérais qu’elle ne le prendrait pas mal.

Ayame Usui:
Ayame n'avait pas tardé pour commencer à sortir ses conserves l'instant même où la personne qui a mis les pieds dans son échoppe avait plus ou moins clairement faire part de sa recherche : de la nourriture. Tant bien même la tanuki pouvait assez facilement se douter que son client n'était pas vraiment un humain, ses poils dressés en sentant simplement la présence de cette personne à l'extérieur de son échoppe, la jeune femme ne s'était pas demandé un seul instant si son client recherchait une nourriture en particulier, et pas juste des bêtes conserves.
C'est donc sans prévenir que la tanuki interrompt sa sortie de conserves pour demander de façon plus directe à son client ce qu'il désirait. Après tout, ce serait du gâchis de sortir des conserves qui ne pourraient pas être vendues, surtout que la jeune femme devrait les ranger si elles finissaient invendues.

Son client l'informe donc que les conserves n'était pas l'objet de sa recherche, arrachant malgré elle un soupir à Ayame, qui ne fait pas attendre pour ranger les conserves sorties, son attitude étant moins enjouée en ce qui concerne cela, ce qui n'est pas vraiment surprenant au final. Elle venait de faire quelque chose qui n'avait servi à rien après tout.
Mais la tanuki n'avait pas abandonner l'idée de faire affaire, et si cette personne était son client pour la soirée, elle devrait pouvoir trouver quelque chose qui pourrait lui convenir, assurant même qu'elle pourrait le surprendre avec ce qu'elle a dans ses stocks. Cela dit, Ayame ne s'attendait pas vraiment à ce que son client lui révèle quand il parle de nourriture ...

Et bien ... je peux vous dire que vous avez tort. Tout ce que vous voyez est à vendre ... et à ce que je sache, je ne suis pas encore invisible.

Ayame disait cela avec un sourire, mais ce dernier rétrécit légèrement pendant quelques instants ...

Je dois avouer que c'est quand même une première fois que quelqu'un me décrit de ... comestible. Et même si je fais partie des marchandises, je doute pouvoir me "vendre" pour satisfaire une faim ... je n'ai pas vraiment envie de finir sur une brochette ent train de cuire, si vous voyez ce que je veux dire ... à moins que ...

Avec une légère subtilité, la tanuki redressait son dos, mettant intentionnelle sa poitrine plus en avant alors qu'elle plaçait sa main griffue sous son menton, prenant une pose pensive ...

... à moins que vous ne parliez pas d'un appétit classique ... mais un appétit ... sexuel. Ce serait définitivement plus facile à fournir un tel service, surtout comparé à servir de nourriture. A moins que ce soit quelque chose de particulier chez moi qui pourrait vous nourrir ? Et pas juste ... me dévorer comme si j'étais un morceau de viande ?

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