Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Aller simple, vert sapin - PV Stephen

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Mary E. Wright

Humain(e)

Aller simple, vert sapin - PV Stephen

vendredi 10 avril 2020, 17:15:10

Face au grand miroir de sa chambre, Mary inspire une bonne goulée d'air pour se donner un semblant de courage. Son regard parcourt froidement son reflet et exigeante, intransigeante, elle vient réajuster doucement la robe vert sapin qu'elle porte. Un soupir franchit le seuil de ses lèvres alors qu'elle part se poster face à sa coiffeuse. Tendant machinalement une main vers un collier, elle relève les bras pour nouer celui-ci autour de son cou. La jeune femme agrémente l'ensemble de petites perles sur ses lobes et se relevant, elle lisse d'un revers de sa dextre les plis de sa robe. La douce passe tout juste un peigne dans ses cheveux pour les dénouer puis enfonce ses pieds dans des talons hauts. Avec prudence, Mary s'accroupie pour nouer l'arrière de ses chausses et se redressant, elle jette un dernier regard vers son reflet. Tapotant du bout des doigts l'encre qu'elle a étalé sur ses lèvres, retirant ainsi le surplus, Mary quitte sa chambre pour la salle de bain. La jeune femme lave soigneusement ses mains et fait remonter ces dernières, glacées, contre ses avant-bras s'accordant cinq secondes de répit avant sa mission.

Le calme avant la tempête.

Claquant des talons pour se rendre près de la porte d'entrée, elle se saisit de son sac à main et vérifie l'intérieur avec soin, poussant les différentes pochettes, s'assurant que tout le nécessaire s'y trouve. Mary se saisit également d'un foulard, vert sapin, qu'elle noue autour de la anse de son sac. Sous sa robe, au plus près de sa cuisse et dans un simple fourreau, elle prend le temps également de glisser son arme de prédilection: un couteau tranchant et atrocement redoutable une fois planté dans la main de ses adversaires. Du bout des doigts, elle extirpe une petite feuille de son sac et y relit les informations pour cette mission: escorter un milliardaire à une soirée mondaine.

Parfait.

S'aventurant à l'extérieur, le coeur et l'esprit légers probablement pour la dernière fois, elle referme la porte de chez elle, scellant son tragique destin.

Arrivant sur place, ne lâchant pas son sac à main de sa senestre fermement crispée sur la anse, Mary relève le menton et observe les alentours avec calme. Une ruelle bondée de monde lui fait face, dans les quartiers chics, huppés de la grande ville mais elle le sait: son client viendra à elle parce-que à son sac se trouve ce foulard vert sapin, noué avec grand soin.

Stephen Connor

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    Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 
    
    Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.
    
    Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.
    
    PS : Préfère les gros culs D:

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 1 vendredi 10 avril 2020, 17:53:16

Yatsushiro avait bâti son empire sur des cadavres, en sa quarantaine d’année. Des cadavres d’ennemis comme d’alliés, et puis, qui est réellement un allié dans ce monde de tranche-gorges ? Le milliardaire n’avait reculé devant aucun sacrifice. Dans son grand bureau, au dernier étage d’un des plus autres tours de Seikusu, il observait non pas la ville depuis l’immense vitre qui la surplombait, mais une photo de ses parents. Ils avaient été son premier sacrifice.

D’un trait, il engloutit le contenu de son whisky à plusieurs milliers de dollars, grimaçant. Il détestait cet alcool, mais il en avait bien besoin pour se préparer à sacrifier quelqu’un d’autre, un énième tribut à son sombre maître. Helel était son nom, mais la plupart l’appelaient simplement « Le Grand-Duc ». Les enfers avaient eux aussi leur noblesse, et ce démon là était un des plus efficaces.

« Ramène-moi une jeune femme cette fois, je commence à en avoir assez de collecter les âmes de vieux millionnaires croulants. » Les paroles de l’infernal résonnaient dans la tête du japonais. Il avait entendu plein de bonnes choses sur cette femme, embauchée par moults autres membres de la bourgeoisie japonaise. Il avait confiance en son choix : Le Grand-Duc la trouverait à son goût. Yatsushiro n’était pas sans savoir que plus la personne avait du caractère, de la force, plus Helel appréciait l’offrande.

Là où les milliardaires ressemblent souvent à de vieilles tortures décrépies, le japonais était un assez bel homme, au visage fin, aux traits dignes. Sa chevelure de jais mi-longue était lissée en arrière, presque lustrée par la cire. Il s’était vêtu entièrement de noir, du costume à la cravate, en passant par la chemise. Peut-être faisait-il le deuil de celle qu’il allait sacrifier. Peut-être cherchait-il à se fondre dans la masse, coupable d’une imminente trahison qui lui vaudrait le jugement d’un dieu dont il doutait de l’existence. Mais si les diables existent, alors peut-être… ?

« Bonjour, Madame Smith. » Aurait-elle pu rendre l’usage d’un pseudonyme plus évident ? Pas grave, car si le nom est source de pouvoir dans le monde des démons, chez les humains il n’est rien de plus qu’un son sans importance. Yatsushiro était doté d’un grand charme, d’une élégance qui ne s’acquiert que par l’effort et le travail sur soi. « Je vous remercie de votre présence. »

Il lui expliqua brièvement la prétendue raison de sa présence nécessaire en cette soirée mondaine. Depuis quelques mois, les morts s’accumulaient dans les cercles de la haute société japonaise. Le magnat de la métallurgie se livra même à de croustillants détails : on pensait que c’était l’œuvre d’un oligarque Russe en quête de nouveaux marchés, qui payait des assassins pour empoisonner divers concurrents. Ceux-ci finissaient toujours morts, foudroyés par une maladie inconnue au terme de ces fameuses soirées mondaines.

« Vous êtes officiellement ici en tant que ma nouvelle compagne, afin de ne pas attirer les suspicions. » Il lui tendit le bras, afin qu’elle s’y accroche alors qu’ils pénétraient dans un hall décoré de marbre et d’or, attendant un ascenseur aux proportions démesurées. « Nous passerons la soirée ensemble jusqu’à l’arrivée à mon domicile, à partir de quoi vous pourrez disposer. La moitié de la somme a déjà été versée sur votre compte en banque, l’autre moitié… » Il observa de droite à gauche. « Vous l’aurez si je finis cette soirée vivant. » Il esquissa un sourire nerveux.

Mary E. Wright

Humain(e)

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 2 vendredi 10 avril 2020, 19:41:14

Glissant son bras au creux du sien, Mary esquisse un sourire des plus charmants. Marchant à ses côtés, écoutant ses directives sans ciller, elle se contente d’acquiescer face à ses propos. Mentalement, elle s'acharne à tout retenir, à tout comprendre, alors que sa mémoire lui fait clairement défaut. L'évidence ne naît pas encore au sein de sa caboche et naïvement, elle entre dans la gueule du loup avec ce même sourire poli, courtois, plaqué sur sa gueule d'ange:
"Vous finirez vivant."

Les portes de l'ascenseur se ferment sur cette affirmation. Deux miroirs au sein de la petite cabine permettent de se lancer des regards en coin et Mary prend le temps d'observer son client du soir. Elle note ses goûts raffinés, son envie de prendre soin de lui et de refléter une image d'homme presque parfait. Elle note aussi sa pomme d'adam qui s'agite nerveusement à chaque fois qu'il déglutit. Elle note que sa peau est froide, glacée et que leurs avant-bras entrelacés lui filent la chair de poule. Elle note qu'il agite nerveusement l'un de ses pieds, agitant sa jambe en rythme alors que la mélodie est inexistante au sein de l'ascenseur. Elle note son sourire nerveux et ses regards paniqués, de gauche à droite, puis de droite à gauche alors que les grandes portes de l'ascenseur s'ouvrent.

La salle de réception resplendit de mille et une lueurs. La chaleur des lieux est presque étouffante et la musique enivre bien rapidement les sens de la jeune femme. Inspirant une goulée d'air pour se donner du courage, la jolie esquisse un premier pas sur le marbre. Le bruit de ses talons fendant le sol est étouffé par le brouhaha ambiant. D'une voix audible uniquement par l'homme qu'elle accompagne, Mary souffle:
"Vous me disiez qu'ils souhaitent empoisonner divers concurrents ? Ne buvez rien en ces lieux. Tout au plus, simulez."

Et joignant le geste à la parole, elle accepte avec courtoisie l'une des coupes qu'on leur tend. Bonne comédienne à n'en pas douter, Mary fait mine de regarder son verre et trinque avec celui du pauvre homme sans même porter la coupe à ses lèvres. La jeune femme se sait et se sent observée. Une nouvelle amante, une nouvelle femme, les regards sont nombreux et soupçonneux alors elle sourit. Elle sourit à s'en décrocher presque la mâchoire tant elle veut paraître, plaire et comprendre un minimum ce qui se trame aux alentours... Et repensant aux propos tenus tantôt par le japonais, elle tente de se persuader qu'ici, en tant que nouvelle compagne, elle n'attirera pas les suspicions.
Mais une petite voix en son sein l'empêche de s'en persuader totalement... Et elle ne tarde pas à faire face aux petits curieux alors qu'on l'a débarrasse de son sac.

Stephen Connor

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Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 3 vendredi 10 avril 2020, 20:33:03

Elle avait l’air vive, audacieuse et intelligente. C’étaient là des qualités que le Grand-Duc appréciait chez ses compagnes, chez ses esclaves. La nervosité de Yatsushiro n’était nullement feinte, et fort heureusement pour lui elle lui donnait l’air plus crédible encore que des années de mensonge ne l’avaient fait.

Milliardaire et bel homme, le japonais était la source de bien des convoitises. Aussi Mary pouvait-elle sentir le regard lourd et dédaigneux de nombreuses jeunes femmes élégamment vêtues à cette soirée. Elle était belle, à n’en pas douter, mais on se demandait ce que Yatsushiro pouvait bien trouver à une gaijin comme elle.

Aussi les pimbêches, groupies et autres jeunes malapprises s’enchainaient-elles à la suite, saluant le milliardaire, ne manquant pas de s’enquérir sur sa nouvelle compagne. Comme à son habitude, le japonais restait très vague dans ses réponses, offrant un sourire à « Madame Smith » entre deux mensonges rapidement élaborés. Il mentait volontairement très mal à ce moment, pour endormir la méfiance de Mary. Car au final, c’était bien elle, la cible.

La soirée était organisée en l’occasion d’un gala de charité, auquel Yatsushiro était un des donateurs majoritaires. Il y avait une majorité de japonais, mais quelques compagnies de métallurgie Russes et Chinoises ne manquaient pas à l’appel. Le coupable désigné était un homme bourru à la forte moustache, engoncé dans sa tenue qui ressemblait davantage à un uniforme militaire qu’à un costume de soirée.

« Il s’appelle Youri Sokolov, c’est lui que suspectent la plupart de mes confrères. » Expliqua le PDG dans un murmure, avant de doucement amener sa soi-disant compagne vers un des coins reculés de la soirée. Il n’avait pas jugé bon de mentionner que le gala avait lieu dans un bâtiment dont il était co-propriétaire, et s’y prenait donc maintenant. « Je voudrais que nous allions discuter de la situation dans un endroit sûr. Laissez-moi vous guider, je connais bien cet endroit. »

Loin des banderoles délimitant le périmètre de la soirée, le japonais guida sa protectrice jusque dans les couloirs que l’on n’avait même pas jugé bon de laisser allumés. Face à l’obscurité, Yatsushiro pressa quelques interrupteurs. La lumière qui jaillit des lampes au plafond était un peu faible, ne diffusant qu’une lueur tamisée en guise d’éclairage. Ces fameuses lampes laissaient les coins et meubles dessiner des ombres menaçantes.

« Plus tôt dans la soirée, j’ai vu un des hommes de mains de Youri s’infiltrer dans cette pièce. » Expliqua le PDG en désignant une porte en bois parmi tant d’autres. Il se tenait un peu en retrait par rapport à sa garde du corps, ne lui cachant pas que la nervosité était à son comble. Il y eut alors plusieurs bruits de pas, comme si l’on s’approchait. Une ombre se dessinait, et ni une ni deux, Yatsushiro prit la main de Mary, l’entrainant vers la pièce en question qu’il ferma dans un claquement. « Nous ne devons pas être vus ici ! »

Il n’y avait rien. Rien que l’obscurité et une chaleur à en faire fondre les murs. Lorsque Mary essayerait d’appeler ou d’interpeller celui qu’elle devait protéger, il n’y aurait pas un son, simplement car Yatsushiro n’était plus là. L’entité magique qu’était cette pièce n’avait accepté qu’elle en ses confins.

« Bonsoir. » La voix était rauque, grave. « Veuillez excuser le manque de lumière, nous autres n’en avons généralement pas besoin. » Une flamme s’alluma au milieu du vide, éclairant une musculature de colosse mise à nue, puis un visage masculin, lequel semblait sourire. « Vous-êtes ? »

Elle aurait beau chercher, il n’y avait pas d’interrupteur. Il n’y avait rien que des murs brulants de pierre, et un sol du même acabit.

Mary E. Wright

Humain(e)

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 4 vendredi 10 avril 2020, 22:29:37

Machinalement, sa main se tend vers son sac tentant de le rattraper. Mais le petit personnel se succède et une japonaise laisse place à une autre. Mary laisse échapper un simple soupir de frustration. Les faux semblants se succèdent à leur tour, plongeant la jeune femme dans un profond mutisme. Elle encaisse les présentations, encaisse les questions, encaisse toutes ces foutaises.  Tout ce qu'elle souhaite, c'est protéger cet homme, obtenir son dû pour tracer chemin une fois l'aube venue.

Elle se contente de sourire alors que tout semble se porter contre elle. Elle ne saisit pas la situation, ne saisit pas l'étendue de ce qui se joue dans les coulisses de la pièce de théâtre où elle est le personnage principal. L'exécutrice suit le script, se laissant entraîner comme un pantin désarticulé avec pour seule arme son couteau le long de sa cuisse. Elle semble émettre un petit mouvement de recul alors que le PDG la lance en pâture à l'intérieur d'une pièce. Sa bouche s'entre-ouvre, elle s'apprête à lui répliquer qu'elle n'a pas le matériel nécessaire mais la voilà déjà plongée dans la presque obscurité d'une pièce. Un frisson parcourt son échine: est-ce l'ambiance de la pièce ou le bruit des pas de tantôt qui l'amènent à frissonner ?

Elle se tourne. Sur le qui-vive et tente d'agripper de ses mains l'homme qui l'a mené en ces lieux. La jeune femme comprend bien rapidement qu'il ne se trouve plus ici ni même à ses côtés. Elle cherche. Du plat de ses mains, elle effleure les murs, tente de trouver une poignée, d'actionner un simple bouton pour sortir mais elle ne trouve rien. Son coeur s'agite, bruyamment, menaçant à ses oreilles. La pénombre vient doucement l'envelopper alors qu'elle fait volte face sous la voix qui résonne gravement au creux de son oreille.

Une flamme s'allume. Unique. Seule au milieu du vide. Mary glisse ses mains dans son dos, cherchant un appui afin de ne pas faiblir, afin de ne pas se laisser surprendre. Ses yeux s'écarquillent grandement dans la presque pénombre alors qu'elle laisse échapper un rire nerveux. Son adorable faciès se décompose dans l'obscurité alors qu'elle souffle désorientée:
"Je. Bons... Je. Non. Ce n'est absolument pas drôle."

Déni.

Prenant conscience du sol changeant sous ses pieds et de la chaleur des murs, elle esquisse un premier pas en avant. Ses talons ne l'aideraient en rien à fuir alors avec hâte, elle passe le plat de sa chaussure droite contre son talon gauche pour retirer avec négligence celle-ci.  Puis elle esquisse le mouvement inverse et se penchant très légèrement, Mary se saisit de ses chausses du bout des doigts. La jeune femme tente de se remémorer si elle a bu ou non cette fichue coupe de champagne tantôt: serait-ce l'un des effets indésirables d'une drogue quelconque ? Comment son monde a pu basculer en un seul claquement de doigt ?

Son visage se secoue négativement alors qu'elle garde ses distances avec l'inconnu, arguant la gorge nouée par l'émotion:
"Je n'ai pas le temps pour ce genre de bêtises. Rallumez la lumière, laissez-moi sortir."

Raison.

Son regard se porte sur la flamme. La lumière est dansante, tangible comme ses émotions. Un violent frisson de peur parcourt son échine: et si elle était réellement prise au piège ? Son nez se relève de la flamme alors que sa dextre raffermit sa prise sur les liens de ses chausses. Son regard se porte sur la mâchoire marquée, le sourire qui semble la narguer et spontanément, tête brûlée dans l'âme elle souffle avec effronterie:
"Youri Sokolov c'est ça ? Vous faites clairement erreur sur la personne."

Provocation.

Tenter de comprendre ce qui se passe... Avant d'attaquer. Ne pas redouter la pénombre des lieux. Maîtriser ses émotions, son souffle, son coeur qui bat frénétiquement au sein de ses veines...
"Au diable la bienséance."

Elle s'aide du mur pour casser le talon de l'une de ses chaussures, laissant retomber le reste au sol. Elle enfouit instantanément son visage glacé par l'émotion au creux de son bras, inspirant doucement. Tentant de renouer avec sa propre réalité, elle ferme ses jolis yeux verdoyants. Comme une gamine souhaitant faire fuir un monstre dans un cauchemar un peu trop réaliste, elle tente de penser à autre chose, tente de se terrer dans son coin, tente de ne plus y penser... Tente de tout oublier plutôt que de se faire une foutue raison...

Déchéance.

Stephen Connor

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Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 5 samedi 11 avril 2020, 00:22:14

« Youri Sokolov ? » Répéta la voix grave d’un ton amusé. La flamme remonta jusqu’au visage du démon, en dévoilant les formes viriles. Un sourire trônait sur ses lèvres. Youri Sokolov était un autre des pions du beau diable. Comme l’étaient tant de puissants, comme l’étaient tant de moins que rien. Un Grand-Duc se doit de côtoyer la crème et la plèbe. « Ce Youri Sokolov ? »

Le visage sembla fondre littéralement, dans un amas grotesque de chair et de sang tombant bruyamment au sol. Mais sous cette peau, point d’os. Simplement un nouveau visage, le visage de Youri Sokolov. Comme un mauvais trip à l’acide, les formes se distordaient constamment, alors que le silence semblait remplacé par des gémissements de douleur.

« Youri en a tué tellement. » La masse informe n’avait plus d’yeux ou de nez, plus de traits si ce n’était une bouche sanguinolente, comme de la chair tranchée pour créer des lèvres de remplacement. De ce tableau d’horreur finirent par naître les traits du visage qui avait accueilli Mary. Comme un parasite s’extirpant de la carcasse d’un insecte, Helel retrouva son visage favori. « Mais toi aussi, tu pues le meurtre. »

Son sourire narquois était teinté d’une subtile rêverie, comme si prononcer ces paroles l’emplissait d’amour, presque même de désir. Le léger rictus aux coins de ses lèvres s’élargit, alors que la flamme – qui s’avérait reposer au creux de sa paume – mourrait, emportant avec elle toute lueur d’espoir. Le noir abyssal avait repris ses droits sur la pièce.

« Jugement… Jugement… » Plaidaient des voix mourantes, gémissaient des sons distordus par la douleur. Peut-être Mary reconnaissait-elle les voix de ceux auxquels elle avait ôté la vie, les voix des parjures réclamant vengeance, du fond de leurs poumons pourris, moisis. Leur odeur de décomposition embaumait la pièce, doux parfum pour un démon comme Helel, source de nausée pour de simples mortels.

« Oui, mes amis, elle sera jugée. » Rassura la voix envoûtante du démon, alors que des fourmillements faisaient leur chemin dans les pieds de l’humaine, remontant le long de ses jambes comme après une longue journée assise. Mais le sang ne raffluait pas, et le picotement devenait prise, comme si une multitude de mains squelettiques et pourrissantes sortaient du sol, agrippant les mollets et chevilles de Mary. « Elle rejoindra votre tourment éternel. »

Sa voix était si calme, si apaisante. Il dégageait une grande douceur, comme un phare devenu invisible au milieu de cette obscurité. Les voix moururent. Le silence vint dans la pièce. Et d’un claquement de doigts, la lumière fut.

« Ce n’est pas une drogue, c’est la réalité. » La pièce, pourtant dépourvue de la moindre source de lumière, brillait d’une faible lueur qui semblait provenir des murs eux-mêmes. Ils étaient de pierre rouge, et les visages qui avaient coulé au sol y baignaient encore, chair fondue et informe. « Je suis Helel, Grand-Duc des enfers, et Yatsushiro t’a offert à moi en tant que sacrifice. »

Le noble démon se tenait torse nu, le poitrail bardé de runes écrites dans le sang, un simple pantalon noir couvrant le bas de son corps.

« Et tu es ? »

Mary E. Wright

Humain(e)

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 6 samedi 11 avril 2020, 01:11:37

La voix.

Sa voix l'amène à relever le visage. Malgré-elle, elle se sent fascinée autant qu'apeurée par cette voix qui happe ses pensées concentrant son attention toute entière sur ses dires. Comme une fidèle perdue sur son chemin de croix, elle retrouve en lui la voix d'un tout puissant et se sent fascinée, son attention toute entière accaparée par ses mots.

Son regard verdoyant parcourt ses traits alors que sa main est retombée le long de son corps, enserrant fermement le talon dont elle s'est armée. Elle l'observe fondre comme neige au soleil, changeant de visage. Elle se recule d'un pas, épouse le mur de son dos alors que son regard fixe. Comme un mioche devant un film d'horreur, elle ne parvient pas à détacher son regard. L'effroi prend d'assaut sa personne, la peur noue et ronge ses entrailles mais elle reste. Elle regarde alors que les formes se disloquent et offrent un nouveau visage. Un visage sans traits. Un visage sans âme. Le sang vient baigner le sol et Mary se réfugie un peu plus contre le mur, se hissant sur la pointe de ses pieds pour fuir cette marée sanguine.

Horreur.

Des gémissements de douleur se font entendre alors que la bouche face à elle s'étire pour parler. Comme une marionnette, laissant entrevoir progressivement le visage de Youri. Stupéfaite, bouche bée, figée dans l'incompréhension la plus totale, la jeune femme secoue négativement son visage. L'ambiance pesante l'amène à étouffer, à respirer un peu plus bruyamment. Son regard fait la navette entre le sol et le personnage face à elle. Dans sa folie, plus si latente et fraîchement cueillie, elle ferme durant un bref instant les yeux. Ses épaules s'agitent en de doucereux tremblement. Ses mains peinent à garder leur emprise: l'une de son plat contre le mur, la seconde contre le talon. La chaleur aux alentours enivre ses sens, l'étouffe, l'amène à respirer plus bruyamment. Perdue au sein du piège, l'Animal prend peur...

A t-elle tué ? Oui.

Mary a tué pour défendre la veuve et l'orphelin. Elle s'est imposée, a tenté de faire régner la justice et l'ordre. La belle n'a jamais tué par plaisir. Jamais tué par envie. Mais les mots restent bloqués dans sa gorge alors qu'elle rouvre les yeux pour faire face au sourire narquois du beau diable. Le noir le plus complet les invite et ensemble, ils plongent. Son cœur s'agite un peu plus lourdement, douloureusement. Ses jambes faiblissent et cèdent sous les tremblements qui malmènent son corps depuis tantôt. Assise au pied du mur, elle laisse retomber son talon pour plaquer la paume de ses mains contre ses oreilles. Mais les voix filtrent, attaquent son esprit, se répercutent à l'infini dans sa caboche. Sa bouche s'entre-ouvre, elle veut répliquer mais n'y parvient pas. L'horreur borde ses yeux de larmes.

Effroi.

Impuissante, elle tente de retenir sa respiration mais il est bien trop tard.
L'odeur de putréfaction gagne ses poumons, gagne ses narines. Les larmes silencieuses viennent rouler sur ses joues. Mary n'est pas un monstre. Elle peut lister les hommes qu'elle a tué. Elle peut lister les raisons une fois l'heure du jugement venue. Elle peut tout nommer, tout narrer... Tout raconter.

Agitant ses pieds endormis pour ramener ses jambes repliées contre elle, elle les enserre doucement de ses bras. Un hoquet franchit le seuil de ses lèvres alors que les larmes masquent sa vision noyant son doux visage dans d'atroces grimaces. Tourmentée par les néants, tourmentée par ses vieux démons, elle ne pipe plus le moindre mot et se laisse effleurer, bousculer par l'atroce sensation de picotement qui l'accapare. La tempête s'efface et le calme revient, laissant quelques secondes de répit à la jeune femme perdue.

Ses poings fermés viennent se presser contre ses joues, essuyant de frustration les larmes qui y ont coulé. Bien trop fière pour se montrer faible sous la lueur, elle se penche légèrement pour récupérer son talon. Sa main s'y cramponne comme si sa vie en dépendait. Silencieuse, elle reporte son regard vers lui et secoue négativement son visage murmurant:
"Un cauchemar, Mary. Un simple cauchemar. Tu-tu-tu vas te réveiller. N'ai pas p-peur."


Enserrant toujours ses jambes  repliées contre son buste, elle se dodeline légèrement d'avant en arrière, laissant le silence baigner l'atmosphère. Les secondes s'écoulent alors que son regard se porte sur le torse nu du beau diable, tentant d'y lire les runes... en vain. N'est-elle pas maîtresse de son cauchemar après tout ?

Sa question l'amène à se figer. Cessant de se balancer, elle entre-ouvre la bouche mais aucun son n'en sort. Son visage se ferme. Elle ne veut pas lui offrir son identité. Elle ne veut pas et elle n'en a pas le droit. Les larmes ont laissé place à la colère et persuadée d'être dans un vilain rêve, elle relâche ses jambes. Les laissant glisser dans la marre de sang, elle pointe l'un de ses index dans le liquide rougeâtre. Son autre main brandit le talon et au sol, sans se redresser, elle augure:
"... ça ! C'est un cauchemar et tu n'es que le fruit de mon imagination. Et je vais te tuer."

Son visage acquiesce. La jolie dévastée se redresse doucement ses jambes teintées par le sang. Son maquillage a coulé le long de ses joues, soulignant son beau regard de longues traînées noirâtres alors qu'elle lui souffle:
"Tu sais qui je suis vu que tu es le fruit de mon imagination, connard."

Les tremblements ont laissé place à une folie sourde et jetant le talon en sa direction, elle s'approche effaçant peu à peu la distance entre eux. Ses pieds s'écrasent dans les amas de chair et de sang. Elle plisse légèrement les yeux sous l’écœurante sensation mais continue de murmurer pour elle même:
"C'est un cauchemar et tu n'es que le fruit de mon imagination."

Folie sourde.
« Modifié: samedi 11 avril 2020, 01:17:59 par Mary E. Wright »

Stephen Connor

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Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 7 samedi 11 avril 2020, 01:46:38

Le jugement se moque des pourquoi et des comment. La beauté diabolique d’Helel n’avait d’égal que sa cruauté, et s’il agitait sous le nez de Mary les meurtres qu’elle avait commis, ce n’était que pour mieux la dérouter. Il était curieux de voir comment elle réagirait. Et voilà que comme bon nombre de mortels, elle chavirait.

« C’est ça, pleure, je veux voir tes beaux yeux rougis de larmes. » Les immondes propos du démon contrastaient avec la douceur de sa voix, presque encourageante. Une chaleur si entêtante se dégageait de ses paroles, comme une brise presque palpable, un parfum d’interdit envoûtant. « Oh, tu te rebelles ? »

Le tuer ? Quel courage ! Quelle audace. Yatsushiro lui avait donné un met de choix. Confrontée à l’horreur d’une réalité qu’elle n’acceptait pas, la petite et fragile humaine se révoltait, affirmant sa rébellion tout en niant cependant la réalité. Helel aurait pu jouer de ses nerfs, la conforter dans l’idée que c’était un odieux cauchemar dont elle se réveillerait afin de mieux la torturer.

Au diable ces inepties. Il voulait qu’elle souffre jusqu’à ce qu’elle l’aime, qu’elle se prosterne devant lui, résignée, courbant l’échine sous sa cruelle botte.

« Je le sens, je sens ton envie de tuer, meurtrière. » L’agréable voix s’était faite jugement, reproche. Aussi acérée qu’une lame, la parole d’Helel vint percuter Mary, comme un mur des plus tangibles, la bloquant un instant dans son avancée.

Comme pour confirmer ses paroles, l’humaine vint lui lancer l’aiguille de son talon au visage, ne suscitant pourtant aucune réaction du monstre. Plutôt, il laissa la pointe se planter dans son cou, l’ôtant délicatement dans un flot de sang absolument anormal. Le sang qui coulait sur son torse formait alors de nouvelles runes étranges, jusqu’à ce que le saignement cesse de lui-même.

Le beau diable s’avança, collant franchement son torse sanguinolant à la robe verte de l’humaine. « Tue-moi. »

Il vint caresser ses cuisses de ses énormes paumes rêches, attrapant ensuite sa main pour la guider jusque sur sa lame.

« Attrape-le. » Ordonna-t’il en guidant ses mains jusqu’au manche de son couteau. Comment savait-il qu’elle était armée ? Aucun déguisement n’aurait pu tromper l’œil d’un démon, encore moins lorsqu’il s’agissait de tuer quelqu’un. Ou de se faire tuer. « ALLEZ ! » Était-ce sa voix, ou le grondement tonitruant d’un orage en folie ? Il aurait été facile de confondre les deux.

Serrant le poignet de Mary comme une vis, il l’obligea à venir lui transpercer le cou, encore et encore dans un bain de sang qui vint éclabousser la mortelle. Il semblait saigner litre sur litre, sans jamais pouvoir se vider complètement du précieux liquide carmin.

« Désolé pour toi. Mais tout cela est réel. » Il récupéra l’arme, restée nichée en travers de sa gorge, toutes les plaies encore béantes. L’ôtant aussi machinalement que l’on retire un clou mal enfoncé, Helel utilisa la lame pour doucement venir entailler la pommette de Mary, juste sous son œil gauche. « Cette douleur te le confirmera. » Il lui tendit son arme, lui donnant la possibilité de se défouler encore un peu. « Tu peux te mettre à genoux et implorer ton pardon pour les vies que tu as prises. Ou je peux forcer tes suppliques. » Il sourit, dévoilant une rangée de dents qui n’avaient rien à faire sur un humain, toutes pointues et acérées.

Mary E. Wright

Humain(e)

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 8 samedi 11 avril 2020, 02:17:19

Bloquée dans son avancée, elle le laisse venir à elle. Leurs corps s'effleurent à peine que son cœur s'emballe, exalte au sein de sa poitrine. Rien ne va. Tout contre elle, il lui paraît désormais réel. Palpable. Un rêve, un cauchemar si réaliste peut-il seulement exister ?! Elle avait vécu ce genre de cauchemar où prise au piège, elle avait agiter vivement ses jambes, ses bras, pour se mouvoir et éviter de tomber à l'infini dans le vide. Elle en avait eu le souffle coupé, la sueur perlant sur son front au réveil mais jamais elle n'avait connu pareille chimère.

Les mains du diable se portent contre ses cuisses et elle esquisse un mouvement de recul, machinalement, frissonnant d'effroi. Il se saisit de ses mains pour les porter sur sa lame. Son visage se décompose: comment ? Comment peut-il seulement savoir qu'elle est armée ? Sous ses mains, les siennes s'agitent en de nouveaux tremblements. La peur tenace refait surface et efface l'assurance dont elle avait témoigné tantôt.

Sur le fil, entre deux états d'âmes, la jeune femme flanche sous sa nouvelle injonction.

Pantin désarticulé, elle le laisse tirer les ficelles en coulisse. Figée dans ses émotions, figée dans l'incompréhension, elle regarde le couteau s'enfoncer dans les chairs meurtries encore et encore. Les effusions sanguines lui giclent à la gueule et la belle tente de retirer sa main. Vainement. Il poursuit la torture, poursuit son petit jeu alors qu'elle se décompose littéralement face à lui. Son regard se vide de toute lueur d'espoir car désormais elle se sait fichue.

Mary blêmit face à ses propos alors qu'il récupère l'arme. La main de la jeune femme reste figée, suspendue. Ses cinq doigts demeurent crispés alors qu'avec lenteur elle laisse retomber sa dextre. La bouche entre-ouverte elle lui fait face sans piper le moindre mot. La Dévastée le laisse approcher la lame, persuadée d'y passer. Ses beaux yeux se ferment alors qu'il marque son visage, traçant un simple trait sous son oeil. Un couinement franchit le seuil de ses lèvres. Elle aurait pu être borgne, aurait pu souffrir davantage. Il aurait pu torturer sa personne, lui prouver qu'elle est mortelle mais rien si ce n'est cette trace, ce petit plaisir dont il ne semble absolument pas coupable, lui notifiant qu'elle est à lui.

Sa senestre se relève lentement. Ses doigts s'agitent vivement tant les tremblements deviennent incontrôlables alors qu'elle passe le bout de ses doigts sur la plaie fraîchement créée. Il lui tend son arme et avec lenteur elle s'en saisit pour laisser glisser le couteau le long de sa main. La lame s'échoue au sol en même temps que la jeune femme.

Agenouillée, dévastée elle abaisse son visage et observe la lame. Elle pourrait cesser, pourrait couper court à ce jeu et enfoncer la lame dans son propre coeur. Se réveiller au sein de son lit ou y laisser la vie. Mais un manque de courage, couplé à cette peur grandissante lui font renoncer à cette idée. Oscillant entre rêve et réalité, se refusant toujours à croire en cette vérité tangible Mary renifle bruyamment. Obligée de vivre, de survivre, par lâcheté humaine elle relève son regard vers lui alors que le sang se mêle aux larmes silencieuses. D'un revers de la main elle essuie l'ensemble et crachant en sa direction, elle souffle:
"Créature du diable."

Stephen Connor

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    Colosse d'un mètre et quatre-vingt quinze centimètres, de près de cent cinquante kilos, aux yeux rouges et à la peau cuivrée. 
    
    Champion de Lucifer, Grand Duc du plan Infernal. A la tête de cent Légions de démons.
    
    Prétendant au trône d'Ashnard, sur le point de réaliser un coup d'état.
    
    PS : Préfère les gros culs D:

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 9 samedi 11 avril 2020, 02:59:12

Créature du diable. Helel s’en était-il seulement caché ? Il se lécha les lèvres, récoltant un peu du sang qui maculait son propre visage. Il était rare qu’il laisse tomber le masque d’un homme raffiné qu’il pouvait laisser apparaître à sa cour et à ses sujets. Mais cette petite pute lui donnait envie de se laisser aller, de lui montrer la bête immonde qu’il était dans le fond.

« Oui, oui ! Abandonne. » Ces mots étaient comme des caresses. Littéralement. La jeune femme pouvait sentir ces paroles prendre forme, devenir des mains qui lui passaient affectueusement dans les cheveux, relevaient son minois meurtri par l’évidence. « Tu ne vas pas mourir maintenant. Tu vas souffrir pour moi avant. »

Helel passa sa main droite dans la crinière de Mary, l’imbibant un peu plus de sang qu’elle ne l’était déjà. Il l’obligea à le regarder, droit dans les yeux. Elle pouvait voir la couleur rubis de ses yeux injectés de folie, ce regard qui en avait fait perdre la raison à tant d’hommes et de femmes avant elle. Mais elle ne serait pas complètement brisée aussi facilement, le beau diable en avait la certitude.

Le Grand-Duc plaqua alors la gueule de cette pathétique justicière contre son entrejambe, démesuré dans sa taille malgré qu’aucune once d’excitation ne l’ait encore déformé. Il lui releva doucement la gueule pour qu’elle le regarde de nouveau. Puis, plein de mépris, Helel cracha au visage de Mary, la souillant de sa salive haineuse.

« Ce maquillage qui coule sur ton beau visage te va si bien. J’ai simplement hâte de remplacer la peur dans tes yeux par la dévotion que tu me dois. » Était-elle lâche de ne pas oser s’ôter la vie, ou brave, pour oser affronter un sort pire encore que le néant du trépas ? « Remercie-moi, baise-moi les pieds. Car je vais te laisser la vie sauve. »

Il aurait pu faire d’elle un pantin, une âme emprisonnée dans une femme de la taille d’un œuf, et l’ajouter à sa collection, plutôt, il allait en faire son esclave. Cette hargne avec laquelle elle s’était jetée sur lui avait éveillé un début de feu dans l’aine musculeuse du beau diable, et il comptait bien en attiser les braises.

« Ne taris pas d’éloges, mortelle. Car tu as vu là un avant-goût de l’enfer qui attend les meurtriers, et je peux encore t’y emmener. » Quel seigneur, quel magnanime salaud. Peut-être était-elle morte, assassinée dans cette pièce par un assassin qui attendait Yatsushiro ? Ou bien avait-elle malencontreusement ingéré le fameux poison ? Et alors, peut-être n’était-ce pas là un piège, mais simplement ses limbes, un avant-goût de l’au-delà dans lequel son juge avait pris pitié d’elle. « Remercie le Grand-Duc ! D’accorder sa clémence à une moins-que-rien comme toi ! » Ordonna ce dernier en déposant une gifle cinglante sur le beau visage moelleux de Mary.

Voir la beauté de cette véritable femme ainsi ternie, sa fierté ainsi battue, fit grogner le démon d’aise, d’approbation. Il la voulait à tout prix, suspendue à ses lèvres en quête de plus d’insultes, à sa queue en quête d’un peu de son odeur réconfortante.

Mary E. Wright

Humain(e)

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 10 samedi 11 avril 2020, 05:37:17

L'une de ses énormes mains vient s'enfoncer dans son épaisse chevelure. Enveloppée par ses propos, elle le laisse prendre ses aises et relever son visage, croisant obligatoirement son regard. Elle le fixe, sans piper le moindre mot, enveloppée dans un cocon de tendresse malsain et soudain. Elle s'y méprend presque tant l'émotion est soudaine et son besoin d'être réconfortée présent.

La palette des émotions est vive. Les émotions s'enchaînent, sans se ressembler, laissant la jeune Mary abasourdie par ce Tohu-bohu prenant. Confuse. Son corps semble se calmer, les tremblements s'atténuer et il profite de ce moment pour plaquer son visage contre sa virilité. Sa joue écrasée tout contre, Mary ferme les yeux en retenant un sanglot. A nouveau son visage est relevé et de bonne guerre, le monstre sanguinaire lui crache en pleine gueule. Ils semblent désormais quitte dans l'affront qu'elle lui a déclaré tantôt. Le visage toujours tourné en sa direction, elle murmure sans essuyer le crachat pour autant:
"Crève-moi davantage si le coeur t'en dit. Mais jamais je me vouerais corps et âme à ta personne de mon plein gré."

Et la menace ne tarde pas à repointer le bout de son nez. Elle lui tient tête, il réplique. Éternellement la même rengaine, la même chanson jusque à ce que l'un des deux cède.  Comme un jeu dangereux, comme un couteau qu'il n'aurait de cesse d'agiter délicieusement au plus près de sa carotide pour la faire haleter, la faire hésiter et l'amener à se soumettre progressivement à son unique volonté. Bonne ou mauvaise, sa volonté semble primer sur toutes les envies de la jeune femme. La torture n'est qu'à son début et atteint guère son paroxysme bien qu'elle bouscule avec férocité les sentiments confus de la jeune femme.

La main du colosse part et envoi valser le visage de Mary par dessus son épaule. Sa joue lui brûle davantage. La marque du couteau laisse entrevoir une plaie béante d'où ruisselle un nouveau filet sanguin tout juste ravivé par la torgnole a laquelle elle vient de goûter. Son visage se reporte doucement en la direction du monstre. La trace de sa main est visible et les ombres dansantes aux murs ne l'aident en rien à masquer le sang, la salive, qui dansent sur son faciès d'ange. Elle mord l'intérieur de ses joues pour garder un peu de contenance et s'empêcher de l'insulter.

Réfléchissant au plan qui pourrait lui sauver la mise, elle décide de se relever avec lenteur. Agrippant de ses mains les jambes du démon, se hissant sur un pied, laissant toujours un genou à terre, elle prend tout son temps pour se relever. Son buste effleure avec lenteur ses jambes, remontant doucement jusque à effleurer la virilité du monstre. L'instant est bref, peut-être marquant, semblant témoigner d'une envie de faire table rase du passé. Se redressant complètement, elle vient se poster tout contre lui. Son visage se porte non loin des runes qui marquent son buste. Elle attente rien. Ses jambes tremblantes sous les émotions font tressaillir son corps. Elle se fait toute douce, câline à souhaits. Portant le côté de son visage marqué contre son torse, elle inspire une bonne goulée d'air. Elle cherche...

... Cherche naïvement, bêtement, à entendre le bruit d'un cœur qui bat, s'agite, sous cette carcasse inhumaine, colossale, impressionnante. Elle cherche a trouver un tant soit peu d'humanité alors qu'il emprisonne, dévore, s'accapare peu à peu de son âme toute entière. Elle inspire doucement et s'enivre de son odeur avec modestie, patience, prudence. L'une de ses mains glisse jusque à son entre-jambe et ses cinq doigts effleurent la zone, s'agitent délicieusement, délicatement. Légère, tendre, douce. Mary retrouve malgré l'angoisse ses talents de fille de joie. Elle veut qu'il lui cède. Flanche à son tour. Elle veut qu'il lui concède une victoire, faiblisse. La libère. Connaissance la même décadence, déchéance qu'elle. Elle veut qu'il plonge. Elle veut qu'il souffre et crève à petit feu, comme elle. C'est donc sans prévenir qu'elle vient saisir avec fermeté la virilité du démon. Hargneusement désormais, elle laisse ses doigts s'enfoncer dans sa peau au travers de l'étoffe. Son genou se relève pour lui frapper cruellement les parties, en hurlant de rage, laissant entrevoir la diablesse qu'elle est:
"Jamais je me vouerais corps et âme à toi ! Jamais tu m'entends ?! Je ne suis ni ta pute, ni ta putain d'offrande."

La jolie s'égosille, son trop plein de courage bat sévèrement de l'aille alors qu'elle se brise la voix en un sanglot. Elle vrille, se recule, épuisée par toutes ces émotions confuses, la chaleur environnante. Titubant jusque au mur le plus proche elle s'en va le cogner avec rage, consciente qu'elle a là aucun échappatoire plausible. Laissant ses poings rencontrer la pierre chaude, elle s'explose les phalanges en rythme jusque à reposer ses avant-bras contre le mur. Le souffle court, elle laisse le liquide écarlate couler le long de ses mains, ruisselant sur ses avant-bras. Les larmes de frustration viennent rouler à nouveau sur ses joues alors que sa conscience lui souffle, lui intime que le rêve ou le cauchemar n'existe pas. Il ne s'agit que de sa réalité... Est-elle vivante ? Est-elle morte ? Elle n'en sait rien. Pire encore, il s'agit désormais de leurs réalités respectives, entremêlées et ce pour le restant de son éternité ou pour le restant de son bon vouloir à lui.

Stephen Connor

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Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 11 samedi 11 avril 2020, 11:47:53

Helel, en sa qualité de démon, n’avait pas besoin d’un cœur pour exister. Il n’était qu’un esprit tordu vivant dans un amas de chair dont il manipulait les traits à sa guise. Son apparence était certes celle qu’il avait eut lors de sa vie d’humain, mais cela ne faisait pas office de preuve d’une quelconque nostalgie pour l’époque.

Pas de cœur, une approche étrange à la douleur et au plaisir. Il était rare que le beau diable ne soit pas le seul à infliger ses supplices à ses amantes. Là où un humain se serait plié de douleur en sentant un genou rencontrer son entrejambe, Helel esquissa un sourire. Elle était absolument parfaite.

« Tu aimes faire ressentir de la douleur aux autres. » Constata le beau diable, s’approchant lentement de Mary, la plaquant contre le mur de par sa simple présence, avançant contre elle encore et encore jusqu’à l’étouffer dans l’étreinte de son corps musculeux. « J’espère que tu aimes en ressentir. » La lourde main du Grand-Duc se leva, lentement.

Ses doigts vinrent cruellement emprisonner le petit cou délicat de l’humaine, n’écrasant pas sa trachée mais appuyant bel et bien sur sa jugulaire. Petit à petit, l’oxygène manquait au cerveau de la petite mortelle, une sensation pas si désagréable qu’elle n’y paraissait. L’impression de se sentir partir, de flotter doucement, avant le brutal retour à la réalité de sa condition, lorsqu’Helel relâcha son emprise.

« Tu es une enfant perdue, avec un sens dérisoire de la justice. » En la touchant, le démon semblait s’abreuver de ses souvenirs, de ses pensées. Il s’était contenté de gifles jusqu’à présent, mais il sentait que la jeune femme en attendait plus. Il sentait qu’elle était prête à s’offrir à lui, s’il lui faisait découvrir les joies de la douleur. « Chienne. »

A cette insulte, il assortit un puissant coup de poing contre le joli petit ventre de Mary, s’y enfonçant bien fort pour la faire plier de douleur. Les souvenirs qu’il lisait en la touchant était flous, confus, mais il y lisait malgré tout cette douleur qui l’avait fait changer, et qu’elle n’avait pas vécu depuis.

Sans autre chose qu’un grognement approbateur, le beau diable agrippa la poitrine de l’humaine. Ce geste n’avait rien d’érotique, du moins pas dans le sens conventionnel. De sa poigne d’acier, il serrait bien fort le sein entre ses mains, trop fort. Dans une suite logique, il y asséna une puissante claque, puis une autre, faisant vibrer douloureusement la chair sous sa paume.

« Je te laisse une chance d’arrêter ces inepties. » Déclara alors le Grand-Duc, reculant pour laisser Mary respirer un peu. Il désigna ses bottes de cuir bien épaisses, maculées de sang. Un rappel de l’ordre qu’il avait donné un peu plus tôt. « J’attends de toi une dévotion entière, sinon… »

Les mains de la jeune femme se mirent à fondre. Comme l’avait fait le visage du démon auparavant. Le processus était aussi douloureux qu’immonde à regarder, mais un genre de son, de sifflement, empêchait Mary de s’évanouir sous le coup de la douleur. Puis, la chair se reforma sur le squelette qu’avait laissé la magie occulte. Cela en revanche, n’était pas douloureux, même plutôt agréable.

« La mort n’est pas une option. Crois-moi, je te fais une faveur. » Helel sourit, dévoilant à nouveau ses dents de carnivore. « Utilise cette nouvelle paire de main pour vénérer le corps de ton nouveau Dieu. » Ordonna le magnanime seigneur, laissant à Mary le loisir de constater que la douleur qui lançait ses phalanges n’existait plus, de même que les plaies sanguinolentes qui les affligeaient un peu plus tôt.

Mary E. Wright

Humain(e)

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 12 samedi 11 avril 2020, 18:24:55

L'air se raréfie. Comme un sifflement, lointain, elle accueille avec plaisir cette grosse paluche qui enserre son cou. Ses yeux se ferment alors qu'elle se laisse flotter, partir doucement. L'espoir qu'il enserre un peu plus la peau fine de son cou et rompt celui-ci effleure brièvement son esprit distordu. La délivrance semble lui tendre les bras. Pas l'ombre d'un cauchemar semble se dessiner à l'horizon, juste la mort dans son plus bel emballage cadeau. Au lieu de suffoquer, de paniquer, elle s'offre entièrement, l'esprit calme, apaisé, le cœur néanmoins battant à tout rompre. Son visage se penche légèrement sur le côté alors qu'elle se retrouve maintenue à bout de main par l'immonde personnage qui lui fait face. Ses jambes ne la soutiennent plus et lui font défaut.

Elle plonge.

Sa présumée délivrance se solde avec un coup de poing porté au coeur de ses entrailles. Elle retrouve de son air instantanément, haletant bruyamment alors qu'il malmène sa poitrine. Chaud, froid. Constamment la même rengaine et à chaque fois, Mary s'y laisse entraîner, croyant que la mort l'accepte en son royaume. Un énième et probablement dernier rappel à l'ordre vient cingler l'atmosphère alors qu'il se recule, lui laissant quelques secondes de répit. Mary se retient de pester, de l'injurier, de nourrir ce monstre avec ses larmes et sa détresse. La Détruite glisse l'un de ses bras contre ses seins, semblant soutenir ces derniers devenus extrêmement douloureux. Son autre main effleure doucement la peau fine de son cou. Son visage se rabaisse mais cette fois-ci pas la moindre larme ne vient rouler sur son faciès. Inexpressif, ce dernier reste tourné vers le bas alors qu'elle semble réfléchir à sa condition, à tout cet horrible manège. Les sensations sont fortes. Accablée, Mary aurait aimé trouver la paix dans son lit ce soir. Frotter doucement son visage contre son coussin en plumes avant de se laisser sombrer, un pied en dehors du lit, le corps enfouit sous un amas de draps et de couvertures. Elle aurait aimé se réveiller à l'aube, les yeux mi-clos par le soleil aveuglant, les cheveux en bataille. Prendre tout son temps pour se concocter un petit-déjeuner, respirer au balcon sans se soucier du regard de ses voisins.

Mary aurait aimé vivre, tout bonnement.

Mais ses mains qui fondent, se métamorphosent, lui arrachent un premier cri de douleur. Un unique cri. De quoi délecter probablement le monstre alors que son corps faiblit, veut s'évanouir mais n'en a pas l'autorisation. Maintenue en plein état de conscience, elle souffre le martyr. Tremble. Sue. Puis tout cesse sous son regard horrifié. La pâte se modèle tout autour de ses os, redonnant forme à ses mains qu'elle garde tendues droit devant elle sans parvenir à décrocher son regard. Horrifiée, elle repense aux meurtres qu'elle a commis, aux voix qui ont pris d'assaut son esprit plus tôt. Elle repense à son souffle coupé, repense au simple fait qu'il se régénère à chaque tentative d'attaque. Mary relève son regard vide, son visage inexpressif vers lui et tend ses mains lentement vers sa personne.

Mary cède.

Machinalement, sans le moindre état d'âme, le patin désarticulé effleure, touche son torse. Les tremblements, les larmes, l'effroi, se sont effacés. Elle agit pour survivre, sans la moindre once de réflexion. Son coeur ne bat plus à tout rompre au sein de ses oreilles car Mary se sait foutue, se sait fichue. Acceptant sa triste destinée, la jeune femme passe un doigt sur ses runes, n'osant y attarder sa main toute entière. Souillée par la crasse des environs, le sang, les larmes, elle n'en impose plus. Elle ne témoigne d'aucune féminité et ne devient plus que l'ombre d'elle même. En un souffle, Mary se recule, l'observe et se fait une douloureuse raison. Elle a tué. Toute sa vie elle a évolué pour faire régner une présumée justice. Anciennement martyr, elle se devait tomber sur plus fort qu'elle ! Sa destinée était inscrite, toute tracée, telle qu'elle l'a vivait présentement. La jeune femme subissait un passé de vices, de corruptions, vivant probablement son jugement dernier...

Avant qu'il ne puisse se saisir d'elle à nouveau, elle esquive sa main, murmurant la gorge nouée par l'émotion:
"Je sais."

Elle sait. Sait qu'elle doit se soumettre, plier genoux. Elle sait qu'elle ne gagnera pas, sait qu'il l'amènera toujours à faiblir avec sa simple présence jusque aux énièmes et futurs coups qu'il portera au sein de son ventre. Elle semble avoir besoin de temps mais dans l'éternel recommencement, le temps ne lui est pas offert. Mary commence à doucement saisir les règles du monde qu'Il gouverne. Elle plie un genoux puis le second. Ses fesses se portent contre les talons de ses pieds et glissant le plat de ses mains contre ses cuisses, elle inspire calmement. Un frisson parcourt le haut de sa nuque. Sa conscience se réveille, picote atrocement sa personne. Mais une fois encore, elle en fait abstraction. Courbant l'échine pour venir baiser ses bottes maculées par le sang, Mary ferme les yeux sa fierté y prenant un sacré coup. Se murant dans le silence absolu, Mary reste éteinte pour l'instant et garde bien ses mains contre ses cuisses. La peur qu'il lui décroche un coup de pied, écrase ou torture davantage ses mains effleure son esprit. Elle tente de rester digne, de ne témoigner de rien alors que le chaos accapare son âme toute entière.

Stephen Connor

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Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 13 samedi 11 avril 2020, 18:55:17

Pour beaucoup, le plaisir de tourmenter quelqu’un n’est qu’un plaisir cérébral, un sentiment de puissance intangible. Helel, démon d’émotions et de sensations, ressentait le tourment et l’humiliation de Mary aussi certainement qu’il aurait senti ses lèvres pulpeuses entourer son sexe. Peut-être même plus encore. Il frissonna d’aise, soupirant même bruyamment de plaisir.

« Espèce de pathétique petite conne. » Ronronna le cruel maître, levant son pied d’une lenteur menaçante, avant d’en poser la semelle au sommet du crâne de l’humaine. Il l’obligea à venir poser son front contre le sol chaud, sans pour autant appuyer trop fort. Simplement, il souhaitait qu’elle se souvienne de sa place. « Courbe bien le dos, relève ce petit cul, prouve qu’il y a un intérêt pour moi à te garder. »

Satisfait de la vue, il ôta sa cruelle botte, pour venir en placer le bout sous le menton de Mary, l’enjoignant à se redresser, à remonter son beau minois vers lui. Au-delà de la beauté naturelle d’un visage aussi masculin et viril, il y avait un charme inexplicable, sans doute comparable à l’appel du vide, depuis le sommet d’une montagne.

Helel vint chercher d’une main de fer la chevelure de son amante, la guidant jusqu’à son entrejambe, une nouvelle fois. Les règles du jeu étaient strictes, mais elles n’étaient pas immuables. Aussi au milieu d’un océan de désespoir, Helel avait-il décidé d’accorder une porte de sortie à Mary.

« Si je suis satisfait de toi, tu pourras retourner à ta vie. Je te sortirai du monde des morts dans lequel tu as aujourd’hui échoué. » Il mentait, bien sûr, car elle n’était pas morte. Mais comment aurait-elle bien pu le savoir, après tout, si l’enfer existait, il devait bien avoir cet aspect. « Est-ce que tu comprends ? Je suis ton sauveur, pas seulement ton bourreau. » Car bourreau il était bel et bien. Mais elle apprendrait à aimer être ainsi punie.

Au diable la bienséance, avait-elle dit le ton plein de défi. Alors qu’elle lui montre à quel point elle avait envie de vivre, de continuer son combat. Cette lueur d’espoir avait pour but de la revigorer, juste le temps qu’Helel se fasse plaisir à la prendre, à la conquérir jusqu’à ce qu’elle n’ait plus que son nom en tête, et sa queue dans chacune de ses pensées.

Il l’observa droit dans les yeux, allant l’obliger à ouvrir la bouche de sa main libre. Ses doigts rêches forcèrent les belles lèvres de Mary, non sans les caresser avec une douceur teintée de possessivité insistante. Il vint lui saisir la langue, fermement, l’obligeant à se dévoiler, avant de laisser tomber sa salive de mâle dessus, lui crachant dans la bouche avec délices.

« Remercie-moi. N’oublie pas de féliciter ma générosité, de vanter ma queue lorsque tu auras le droit de respirer. » Il força le doux visage de l’humaine contre la boucle de sa ceinture, lui laissant constater les proportions démesurées que son sexe avait pris, maintenant qu’il commençait doucement à bander bien fort. « N’utilise pas les mains que je t’ai offerte, utilise plutôt ta petite bouche de pétasse prétentieuse. »

Helel s’amusa à donner de puissants coups de bassin contre la bouche de Mary, rendant sa tache encore plus difficile, tirant ses beaux cheveux imbibés de sang. Il avait l’apparence d’un humain, mais son empressement était celui d’une bête sauvage, baisant brutalement la petite chienne sans même l’avoir pénétrée. Il la baisait du regard, la violait de ses coups de reins alors même que son sexe était encore couvert d’habits.

« Qui es-tu, pute ? » Demanda Helel, prêt à recevoir les remerciements, non, la dévotion qui lui était due.

Mary E. Wright

Humain(e)

Re : Aller simple, vert sapin - PV Stephen

Réponse 14 samedi 11 avril 2020, 21:03:38

Elle l'écoute, se pliant à ses bonnes volontés, cassant, anéantissant toute once d'espoir de partir. De s'enfuir. Pensant naïvement qu'en lui obéissant, il pourrait se montrer bien plus clément, Mary courbe l'échine, embrasse le sol, se soumet littéralement à ses envies. Toujours aussi silencieuse, elle ne le gratifie ni d'un soupir, ni d'un couinement. Son visage grimace tout juste sous sa botte, grimace tout juste lorsque il agrippe sa chevelure.
Éteinte, elle l'écoute narrer son conte. Sa chimère. Une lueur d'espoir passe dans ses yeux mais s'éteint aussitôt car elle ne se laisse pas l'occasion d'y croire. Mary ne se laisse plus l'occasion de rêvasser.

La gorge toujours aussi nouée, elle souffle:
"Oui. Je comprends."

Mary comprend qu'elle n'a aucune issue de secours. Comprend qu'il est un beau diable, que tout son monde repose sur ses épaules désormais et qu'il est le maître de la situation. Qu'il peut la croquer toute crue, la laisser choir dans une flaque de sang, en faire sa muse pour l'éternité ou son pantin désarticulé. Il choisit, elle subit et se laisse donc ouvrir la bouche comme un vulgaire jouet. Son regard ne quitte pas le sien un instant alors qu'il délaisse ses doucereuses lèvres pour s'engouffrer dans sa bouche, se saisissant de sa langue. Crachant au creux de celle-ci, il s'impose à nouveau dans sa petite bouche. La jeune femme tente vainement de déglutir laissant leurs salives ruisseler le long de son menton.
Mary le laisse presser, secouer, violenter son visage. Au plus près de sa virilité, elle ressent aussi bien le froissement du tissu sous sa joue que son membre durci. Sans céder pour autant, elle ne quitte pas son regard et le laisse malmener son visage à sa guise. Amèrement alors qu'il tire sa chevelure en arrière, elle grince:
"Tu bandes dur à l'idée de détruire une femme comme moi, n'est-ce pas ?"

Son estomac se resserre à cette simple idée. La colère est fugace, visible dans son regard. Il faut dire qu'être ainsi manipulée ne lui plaît pas. Se soumettre ne semble pas être chose aisée pour elle puisque son caractère reprend éternellement le pas sur sa bonne volonté. Avec un calme olympien, elle lui murmure:
"Si je suis une pute, je peux t'assurer que t'es le pire des chiens que les enfers aient désormais connu."

Ses dents rencontrent le ceinturon du beau diable. Comme si elle avait œuvré ainsi durant toute sa misérable existence, elle le défait. Sa bouche vient embrasser doucement le tissu sous lequel se dessine son membre. Entre ses lèvres gourmandes, elle fait mine de le capturer. Sa langue se presse avec avidité contre l'étoffe et sans cesser d'être dans la provocation, Mary attend qu'il relâche quelque peu son emprise dans ses cheveux pour déambuler à quatre pattes. Sa robe s'accroche sur les pavés, se déchire, la mettant progressivement à nue. Elle dévoile ses jambettes souillées par le sang, son corps sur lequel dansent tatouages, cicatrices, marques diverses et variées. La jeune femme dandine du cul à outrance à chacun de ses pas, progressant lentement mais surement jusque à atteindre sa lame. Sa lame qu'elle saisit et se tournant vers lui porte au plus près de son cœur, le regardant droit dans les yeux, soufflant:
"Adieu bâtard."

Elle sait. Sait que s'il s'approche en catastrophe c'est qu'il risque de perdre son jouet, sa muse, son pantin. Sait que s'il s'approche, c'est qu'il lui aura menti pour raviver une infime lueur d'espoir dans son beau regard verdoyant. Elle sait tout ça et poussé par l'adrénaline, elle acte enfonçant profondément la lame en son coeur, sa respiration s'amoindrissant au fur et à mesure que la lame progresse.


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