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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Entertaining Little Game || Pv. James Howlett  (Lu 282 fois)
Lyra Scytha
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Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« le: Mai 31, 2019, 01:31:25 »

Au déclin, le soleil semblait lui avoir interdit de dormir. Perchée en haut d’un immeuble, elle soupira, une petite sieste lui aurait fait le plus grand bien. Fort malheureusement, elle n’avait pas trouvé le sommeil à cause de l’adrénaline qui courrait ses veines et pulsait dans sa tempe. Elle entendait son coeur battre la chamade, avait beau respirer fort pour retrouver une sérénité méritée, pas moyen d’être tranquille. Elle observa son sac à dos et gronda un peu… Elle pianota avec des ongles, impatiente, allongée sur le béton froid. Elle perdait patience dans ce genre de situations. Attendre que Morphée daigne bien la prendre dans ses bras, ce n’était pas son truc. Alors, elle s’assit. Elle se redressa dans un mouvement gracieux et saisit son sac.
Elle emprunta la porte qui menait aux escaliers. Porte qu’elle avait forcé tout à l’heure en voulant se rendre sur le toit. Elle donna un coup de pied dans ladite porte et descendit les étages. Elle chercha dans ses poches, dans son sac… Une seconde fois. Elle s’arrêta entre deux étages pour vérifier que le néant qu’elle craignait était bel et bien réel. Lyra allait visiblement devoir voler quelqu’un. La vagabonde termina de descendre les marches. Et, bientôt, elle sortit. Le soir était venu, les bars étaient allumés. Elle mit sa capuche et replaça son sac sur son dos. Elle avait des vêtements confortables, de sport, moulant mais qui restaient d’une élégance déconcertante.

La nuit, à Kyoto, les hommes s’amusaient et les femmes hurlaient. Elle connaissait bien mieux le monde de la nuit, parsemé de gangs et d’enfer vivants… Par contre, elle ne savait pas si ce jour là, les monstres étaient de sortie. Elle se remémora sa chute du pont. Elle se souvint du sourire qui l’avait détruit. Puis, elle serra les poings, elle mit des gants noirs de cuir et passa dans une rue. De sa personne, les gens ne pouvaient apercevoir que ses belles mèches de cheveux. Le visage bas, personne ne pouvait véritablement voir les deux cristaux qui faisaient office d’iris. Tous, en revanche, semblaient s’intéresser de près ou de loin à son corps entretenu. Son haut était ample, il ne permettait pas d’observer ses courbes. Il était même peut-être un peu trop grand pour elle, son visage était neutre, déterminé. Elle savait ce qu’elle devait faire. Si jamais elle échouait, elle aurait certainement quelques contacts qui pourraient l’héberger. Pour une femme, elle était relativement grande, environ un mètre soixante quinze.

Elle n’avait pas de traits japonais, son père était américain, sa mère, elle n’en savait rien. Elle attendit un peu que le soir tombe pour s’engouffrer dans un bar du centre-ville. Un endroit qu’elle côtoyait et où le barman la connaissait. Amicalement. Elle entra et posa son sac sur une des chaises du comptoir. Elle se posa ensuite sur une de celles-ci également et releva les yeux vers le barman. Il ne lui posa pas de question et lui servit une de ses boissons préférées un Américano. Elle ne tenait pas l’alcool, mais pas de-là à être aux pieds de quelqu’un après un verre. Elle le remercia et retira sa capuche. Elle devrait bientôt aller chercher des affaires chez sa meilleure amie. Survivaliste mais avec des attaches, un peu paradoxal non ? Elle le savait, oui. Elle essayait de ne plus en avoir aucune, mais pour ça, il fallait bien commencer quelque part. Elle sentait les regards se poser sur elle. Elle retira le gant de sa main droite et le rangea dans sa poche droite. Ses doigts glissèrent sur le verre. Observant la couleur rouge flamboyante du liquide entre ses mains… Elle étira un sourire satisfait.

Portant le verre à ses lèvres, elle laissa l’alcool couler dans sa gorge, embrasant ses sens. Les yeux clos, elle étira un sourire en laissant sur le verre une trace rouge laissée par ses lèvres. Lyra se pencha légèrement vers le barman lorsque celui-ci lui intima le silence et l’approche. Ils murmurèrent.

Ly’, comment vas-tu ?

Elle répondit simplement d’un signe léger de tête suivi d’un sourire. Le barman y répondit d’un air gêné. Elle poursuivit cependant en lui demandant:

Tu n’as pas un boulot pour moi ?

Le barman frotta doucement un verre en levant les yeux, l’air songeur. Quand enfin le brun se décida à secouer négativement la tête, la belle demoiselle soupira et reprit une petite gorgée de l’alcool présenté à elle. Elle allait devoir se débrouiller autrement et extorquer de l’argent à quelqu’un d’autre… Tch. Cette manière de faire ne l’enchantait absolument pas mais bon, elle n’avait pas d’autre choix pour ce soir. Elle enfouit le bas de son visage dans son sweat, elle y sentit son parfum, discret, naturel. Elle n’aimait pas les parfums coûteux, elle se contentait d’être toujours propre pour être la plus naturelle du monde et, après tout… Elle était contre la société, c’était un plaisir de paraître indépendante et sauvage dans une société qui demande de se tenir à carreaux… Dans ce quartier, c’est certes moins vrai… Mais bon. Elle termina d’une traite son verre et soupira. Elle tourna ses yeux vers les gens présents dans le bar. Elle devait trouver une proie. Ses prunelles, analysaient chaque personne présente… Et elle soupira, visiblement une proie n’était pas encore arrivée…
Elle balança ses jambes légèrement sur sa chaise et remit sa capuche en attendant quelqu’un qui viendrait par la porte… Aucun n’était véritablement intéressant, elle chercha dans son sac une cigarette. Elle ne fumait que quand elle était nerveuse, qu’elle n’avait pas ce qu’elle voulait ou bien quand elle était dans une colère légère. Une fois encore, elle pesta contre elle-même en remarquant, non sans surprise, que son briquet n’était pas là. Elle referma son sac, le posa, non pas sur la chaise à côté d’elle, mais à ses pieds et garda la clope au bec, bougeant la jambe nerveusement alors que la porte venait de s’ouvrir, elle ne regarda pas la personne qui venait d’entrer. Elle demanda au barman s’il avait du feu. Mauvaise pioche.

Elle leva les yeux d’exaspération envers elle-même et croisa les bras, sur le comptoir. Observant le verre vide, laissant sa cambrure légère ravir visiblement certains clients.
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James Howlett
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« Répondre #1 le: Juin 03, 2019, 04:57:48 »

C’était un bouge passable du centre-ville. Un ancien tripot de GI’s honnête dans lequel on pouvait rentrer par hasard, et passer une bonne soirée. Si la plupart des habitués y étaient américains, français ou anglais, quelques japonais s’étaient attablés près du mur du fond pour jouer au poker avec force et cri. Ivre mort, l’un d’eux s’excusa auprès de ses camarades de beuveries et se dirigea vers la sortie, heurtant sans le faire exprès, un inconnu qui pénétrait dans les lieux. L’homme recula d’un pas en se massant l’épaule, mais s’effaça silencieusement devant le nouveau venu, après un bref échange de regards. Brun, de taille moyenne, l’européen portait un jean brut élimé, des bottes de motos, une chemise canadienne et un vieux blouson en cuir de vachette gonflés par les muscles de ses pectoraux. Sa barbue était drue, fournie, et des favoris couvraient la peau hâlée de ses joues. Sans dire un mot, il s’accouda au comptoir, s’asseyant sur la place qui venait de se libérer. Ses traits étaient durs, son expression peu amène.Il n'était pas beau, mais il se dégageait quelque chose de brut, presque primitif qui ne laissait personne indifférent. A son arrivée, le barman pesta discrètement dans sa barbe ; l’homme était régulièrement à l’origine de bagarres, qui se terminaient la plupart du temps assez mal… sauf pour lui.

« Un whisky comme d’habitude, Howlett ? »

« Ouais. Sans glaçons ». La voix de l’inconnu était grave, un peu rauque et peu engageante. Il n’y avait rien d’étonnant à cela, puisque son propriétaire était particulièrement irascible ; il s’agissait du Wolverine.

Une fois servi, Logan s’absorba quelques instant dans l’observation attentive et minutieuse du fond de son verre. Il avait bien sûr remarqué la gosse qui se dandinait comme une petite dinde sur sa gauche, la clope au bec, mais il était d’une humeur bien trop massacrante pour avoir envie d’interagir avec elle. Ses relations avec ses supérieurs de SHIELD se dégradaient et il était question de révoquer son passeport diplomatique. Malgré tout, il s’autorisa à glisser un bref regard sur sa chute de rein et, plutôt satisfait de ce qu’il constata, il releva les yeux, croisant le regard bleuté de la propriétaire de ce joli petit cul. Eh merde. Pesta-il en son for intérieur. Détournant le regard, il trempa ses lèvres pleines dans le liquide ambré, et savoura une première gorgée, les yeux mi-clos. C’était un excellent whisky. Au moins 10 ans d’âge. La gamine le regardait encore, une question muette en suspend sur ses lèvres. Il le savait. Quelle petite casse-couille. Il se faisait toujours avoir. Toujours.

« Bon ». Il fit volte-face, enfouit ses doigts dans la poche intérieure de son blouson pour en sortir un antique Zippo. Clic. Il tendit le bras. La flammèche orangée lécha l’extrémité de la cigarette, qui s’embrasa. Clic. Fallait causer maintenant. Plus le choix. « C’est pourquoi la capuche ? C’est pas le meilleur endroit pour se planquer, ma grande ». Une bonne partie de son visage était dans l’ombre du tissu, mais on devinait une bouche entrouverte, gourmande, un nez délicat. Une mèche de cheveux châtains et lisses, presque brillants. Et ces yeux… Bleus, comme les siens, mais avec bien plus d’éclat. L’une de ses mains était gantée, les doigts fuselés de la second épousaient l’arrondi de son verre.  Au fond de ses entrailles, le fauve en lui en gronda, marquant sa proie. Assez. C’était encore une enfant. A son tour, il extirpa une clope de son paquet et la coinça à la commissure de ses lèvres avant de l’allumer. Clic. Derrière le comptoir, le barman le regardait d’un air circonspect, en essuyant méthodiquement une choppe en verre. Panique pas mon pote, je vais pas te la bouffer.

« Laisse-moi deviner. Tes parents t’ont foutu dehors à coup de pieds au cul et tu sais pas où crécher ? » Subtil, comme d’accoutumée. « Je m’appelle James, mais mes amis préfèrent Logan », conclut-il, en, absorbant une seconde gorgée de son breuvage, ses gros doigts serrés autour de son verre.
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« Répondre #2 le: Juin 04, 2019, 12:58:20 »

La place libérée vient trouver un nouvel occupant. Le regard d’abord posé sur le verre qui glissait entre ses doigts, elle fut bien vite intéressée par l’homme qui venait à ses côtés. C’est avec une furtivité douteuse qu’elle le scruta. Il dégageait une aura particulièrement intéressante. Un mélange de brutalité, une tension entre la bestialité et une colère enfouie. Peut-être se trompait-elle après tout, mais l’analyse des gens est un exercice particulièrement intéressant. Cependant, Lyra avait toujours une cigarette aux lèvres, agacée. Ses ongles pianotaient légèrement sur le verre, impatiente cette petite diablesse… Howlett. Elle connaissait le barman, parler à quelqu’un par son nom de famille présentait… Une certaine crainte envers cette personne. Lyra arrêta de pianoter sur son verre, elle retira son second gant et retraça les bords de la verrerie brute. Vide à nouveau, elle prit une inspiration qu’elle contint et ne la laissa s’échapper que très doucement, comme dans un murmure. Lyra étira légèrement son dos, commençant par la nuque, puis chaque vertèbre. Elle sembla pourtant rester parfaitement immobile, calme, sereine. Elle avait un air calme perpétuel en réalité. Jamais personne ne lui avait retiré cet air, jamais personne n’avait porté atteinte à cette tigresse, cette princesse des rues et des ombres. Abaissant ses paupières, elle profita du dernier goût sucré de la grenadine qui autrefois coulait sur sa langue… Bientôt, elle perdit cette saveur, seule la cigarette lui donnait envie à présent.

L’avait-elle agacé ? C’était tout à fait possible, elle avait le don de s’attirer des ennuis. Et elle venait de trouver sa proie. Ce Howlett avait allumé sa cigarette. Dès lors, elle tourna avec plus d’intérêt ses prunelles vers lui. Il entama la discussion, elle souffla du nez, amusée, un sourire aux lèvres. Certains ici pourraient la reconnaître, cependant le dire au grand jour n’était pas une bonne idée. L’homme l’intriguait. Aussi bien par son aspect ‘brut’ que par tout le reste. La belle serait certainement secourue par le barman si elle se faisait attaquer ici, ce qui était fort probable d’ailleurs. Elle devrait trouver un moyen de ne pas sortir seule. Aussi étrange que cela pouvait paraître, elle n’avait jamais été intéressée autrement qu’amicalement par le barman. Lyra étira un plus franc sourire, la nicotine envahit ses poumons, l’adrénaline ses veines et un éclat ses yeux. Une flamme dansante. Une flamme provocatrice s’embrasa au fond de ses yeux… Dans la nuit noire, ses yeux étaient océan, mais à la lumière ils étaient cristallins.

Merci.  … … Vous avez raison, c’est impoli de ma part de me cacher.

Elle murmura pour elle-même “Qu’est-ce qui pourrait…  mal se passer...”. Elle l’observait, elle détaillait son visage surtout. D’un geste lent de la main, elle retira sa capuche, prise au piège entre son pouce et son index droits. Son visage éthéré à la lumière faisait penser à une poupée. Elle détestait cet effet, aussi, elle secoua la tête, passa une main dans ses cheveux. Elle avait un air sauvage, certes bien moins développé que son interlocuteur, mais tout de même bien présent. Elle voulait jouer. Un jeu de prédateurs, un jeu que longtemps d’autres jouaient. Une sensation longtemps prohibée commençait à poindre en elle. Le désir. La volonté de posséder quelqu’un. Et pour une fois elle allait s’abstenir d’avoir ce qu’elle désire. Son expression, cette violence, son regard, cette brutalité. Lyra ne frémit pas. Elle se refusait d’éprouver ce genre de choses aussi, elle décida de taire cette sensation. Elle désirait, mais refusait. Elle voulait et prohibait. Tous s’intéressent à elle d’ordinaire, jamais l’inverse. Comment ? Elle ne comprend pas l’attirance qu’on les autres pour elle, elle se hait. Elle croisa les jambes gracieusement, soudain, elle se questionna. Dire la vérité ? Elle n’aime pas mentir, mais en un sens, ce n’est pas faux. Elle haussa les épaules d’un air dépité. Malheureusement pour les autres elle est excellente comédienne. Aussi, c’est avec une moue attristée qu’elle détourna les yeux.

C’est à peu près l’idée, ouais.

Elle souffla à nouveau le regard bas, puis en écoutant l’homme se présenter, elle prit l’une des meilleures décisions de sa vie. Mentir. Un sourire léger vint se poster aux commissures de ses lèvres rouges. Ce sourire ? Ce rictus. Elle lui montra une vraie facette d’elle, il lui avait proposé deux possibilités ? Ses yeux avaient tranché. La prédatrice observa sa proie, s’en approcha et murmura presque à son oreille de sa voix neutre. Elle susurra dans un soupir ardent. La soirée avait commencé, elle allait s’amuser.

Je m’appelle Maëlle Stewart, enchantée Howlett.

Deux choix, elle en saisissait un troisième. Elle recula doucement ses lèvres et vit le barman tiquer, elle le foudroya du regard et aussitôt il se retourna et continua de servir les clients. La belle mêlait amertume et provocation joueuse à la perfection. Elle se releva légèrement, saisissant une carafe d’eau derrière le comptoir, elle se servit un peu d’eau et, comme si rien ne s’était passé, l’instant d’après, la carafe était à l’exact endroit où elle l’avait pris, dans l’exact angle. Elle but d’une traite son verre et le posa sur le bois lisse sous ses doigts. Des murmures et des regards bien moins compatissants à son égard se tournèrent, elle avait été reconnu. Heureusement personne derrière ne daigna dire sa véritable identité et personne n’avait entendu les mots qu’elle avait susurré à l’oreille de l’homme à côté d’elle. Lyra se redressa, elle sentait de l’électricité dans l’air. Le barman soupira. Il pensa ‘Pourquoi faut-il toujours qu’ils m’attirent tous les deux des emmerdes.’ La demoiselle prit son sac et le posa sur le comptoir, non pas entre eux deux mais à côté d’elle, à l’opposé. Elle émit un rire plus franc mais dévoilant une nervosité certaine. Derrière-elle déjà deux hommes. Elle soupira.

Voilà pourquoi je masquais mon visage.

Le barman sortit avec discrétion une lame et la posa de son côté du bar. Deux seulement ne lui auraient pas fait peur. Les huit autres qui suivaient un peu plus. Sans les laisser trop approcher, elle prit appui sur sa chaise et passa de l’autre côté du comptoir pour saisir l’arme blanche. Premier coup de feu, baissée, elle l’avait fort heureusement esquivé. Les voilà qui passent derrière le comptoir, en faisant le tour, elle remonte sur le bois, accroupie, le manche du couteau long entre ses dents. Elle se jette sur un homme qui, fatalement, tombe. Sans doute le second coup de feu aurait agacé l’interlocuteur de la belle Lyra… La balle était venue se ficher droit dans le verre de l’homme. Dommage pour le whisky. La demoiselle étira un sourire mauvais, bien qu’un peu tendu. Au-dessus de l’homme à terre elle prit son arme dans sa main droite, elle le mordit droit à la jugulaire. Un instant seulement. Elle était loin d’être une vampire et pourtant… Elle aimait mordre pour se battre. Elle planta sa lame dans le pied d’un des hommes, puis se releva après, saisissant le couteau. Le dos courbé, les jambes fléchies, le sourire vainqueur et les yeux déterminés. Elle s’éloigna du groupe d’hommes, retournant vers le comptoir en reculant. Pointée par des armes à feu. Elle cracha le sang qu’elle avait dans la bouche. Voilà une erreur, Lyra, tu avais l’avantage et tu as préféré temporiser. Elle émit un grondement. Elle commença à analyser la situation pour chercher une échappatoire. Aucune ne lui vint. Les hommes rirent, deux sur le côté, vers Logan, deux qui se remettaient d’une blessure et quatre en face, deux avec des armes à feu. Elle pesta.
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« Répondre #3 le: Juin 06, 2019, 02:00:24 »

Lorsque la petite se découvre, Logan hausse un sourcil, intrigué. Elle est encore plus mignonne que prévu. Des traits délicats, presque poupins, mais une expression farouche, sauvage. Non, pas mignonne. Belle. Il aime ce qu’il sent chez elle, son odeur musquée, cette révolte muette, ce… Désir. Vague, mais puissant. Il pourrait se perdre dans ses yeux. Il détourne les siens une fois encore, corrige son assise, rabroue le fauve en lui qui lui hurle de la saisir par le poignet, de l’attirer contre son torse. Mais dans son dos des murmures, des chaises qui crissent sur le plancher poussiéreux du bouge. Pas bon. La gosse se rapproche, ses lèvres entrouvertes à vingt centimètre de son oreille gauche. Son souffle glisse sur sa nuque. Elle le nargue, la petite conne. « Hé… ». Il a un rictus amusé. Elle est maligne, ça lui plaît. « Enchanté, Stewart ». Elle ment et il le sait. Mais il s’en branle. Lentement, il se tourne vers elle, la détaille froidement du regard sans chercher à se cacher alors qu’elle se désaltère. Cette chair pâle et tendre… Elle doit marquer beaucoup.

« Ah, c’est pour toi, le comité d’accueil ? J’avais un doute », marmonne-il, en tournant résolument le dos aux belligérants qui s’approchent pour les encercler.

Il n’a pas envie de se mêler de ça, les emmerdes de cette gamine c’est pas son problème. Mais le barman ne semble pas d’accord avec le mutant, glissant une arme de circonstance à son interlocutrice. Puis c’est Logan qu’il interroge du regard, presque implorant. Bordel, il peut pas la protéger lui-même, ce trouillard ? Sur sa gauche, la fille fléchit les jambes, s’envole par-dessus le comptoir. Elle est vive. Bang, un premier tireur la manque. Bondissant de son abri, elle se jette sur un autre malfrat qui s’écrase contre une table, lâchant son arme au sol. Bang. Son verre explosé, une balle traverse la partie inférieure de sa paume avant de se ficher dans le mur. La douleur fuse. « Bordel… » au fond du bar, c’est la panique. Les clients s’agitent, se dirigent vers les coins de la pièce, ou essayent se de tirer par derrière. L’odeur du sang lui chatouille les narines. Le sien, celui de l’homme qu’elle vient de mordre avec férocité. Ses bas instincts refont surface. Comme bien des fauves, le Wolverine est capable d’observer de longues périodes de calme, mais une simple étincelle suffit à le ramener à sa nature profonde, celle d’une machine à tuer. Avec une lenteur terrible il se lève, repoussant le comptoir de ses deux grosses mains, observe un instant les éclats de verre fichés dans sa paume, puis la gosse qui s’escrime, le menton dégoulinant de sang.

« Vas-y, bute cette salope, t’attends quoi, mec ? », braille un gros chauve, avant que la main de Logan ne s’écrase sur sa sale gueule, enfonçant les débris acérés dans ses yeux, sa bouche et qu’il ne commence à hurler de douleur. Mais Logan pivote, et d’une flexion de hanche lui cogne la tête contre la barre en cuivre du comptoir. « Putain, c’est qui ce gars ? » Trop de monde pour déterminer avec précision à qui appartient cette voix. Peu importe. Il avance sur un deuxième homme, brisant le demi-cercle qui accule la jeune femme, le frappe au foie. D’entre ses jointures, ses griffes en adamantium jaillissent, éventrant son adversaire qui s’écroule à ses pieds avec un borborygme étouffé. L’odeur métallique de l’hémoglobine lui chatouille les narines, l’enivre. Il aime le sang comme il aime le sexe. C’est pas pour la fille, qu’il intervient. Enfin, pas entièrement. « Bouge ». il s’interpose entre le canon des armes et elle. Juste à temps. Deux balles lui traversent l’abdomen, une troisième perfore son épaule. Il soulève la petite, la fait repasser par-dessus le comptoir sans effort, comme une poupée de chiffon. Elle est rapide, dangereuse, mais une dizaine de flingue, c’est trop. Le barman se redresse, fusil à pompe en main – il aura mis le temps ce con- vise d’un air farouche et tire. BANG BANG. A sa droite, un crâne explosé, puis un thorax, éclaboussant son cuir déjà souillé. Ca s’affole. Les tirs fusent et Logan bondit vers l’avant, ignorant les projectiles qui mordent sa chair, glissent sur ses os en adamantium. Dans le fracas des balles et des cris, ses griffes jaillissent à nouveau, tranchent un bras, une jambe, une carotide. Logan démembre, tue, et il s’oublie, s’amuse presque.

Ce n’est que lorsque retentit la sirène des voitures de police qu’il revient à lui, titubant au milieu de la pièce, couvert de sang. Le sien, et celui des autres, bien sûr. Autour, le chaos. Tables et chaises fracassées, corps sans vie en travers les uns des autres. Hum. Trois blessés s’enfuient, tirant un corps inerte derrière eux. « Tire-toi, ou je te plombe aussi ». Le barman. Il tremble comme une feuille, mais il a du cran : Le canon scié de son arme est braqué entre ses deux yeux. , ça serait dur de s’en remettre. ‘Chier. Il s’est encore mis dans le pétrin. La fille ? Hors de son champ de vision. Peut-être qu’elle s’est barrée. Tant mieux pour elle. Il s’efforce de pivoter, trébuche sur un bras inerte. Il a perdu beaucoup de sang. Son facteur autoguerrissant a probablement déjà commencé à agir mais… Faut que je me tire avant que les flics débarquent. En titubant, il retire son blouson, le fourre sous son bras. Sur sa poitrine, une dizaine d’impact de balles sanguinolents. « Tu peux leur dire que c’était Wolverine, ça t’évitera des emmerdes », lâche-il, en jetant un dernier regard au barman en poussant la porte du fond.

Parce qu’il est un agent du SHIELD, Logan a l’immunité diplomatique sur le territoire japonais, mais il ne tient pas à passer l’après-midi à s’expliquer avec la police locale. Alors il s’éloigne douloureusement, louvoyant entre les poubelles de la ruelle mal famée.
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« Répondre #4 le: Juin 07, 2019, 07:35:44 »

La fauve est farouche, son regard perçant et ses manières rustres. Chaque regard échangé perturbe l’humaine au creux de son esprit et pourtant rien ne paraît sur cette poupée. Malmenée par des questions intérieures, elle se maîtrise à la perfection. C’est sans doute son père qui lui a permi une telle connaissance des réactions d’autrui. La peau éthérée semble porcelaine à la lumière blafarde, vacillante et bientôt tremblante. Les ampoules menacent de griller, l’air se tend. La douce chair de la belle s’étire parfois lorsqu’elle pose ses mains sur ses avant-bras. Jamais personne ne l’a marquée. Ses cicatrices ne sont pas visibles, l’enfoiré mettait un point d’honneur à la frapper sur les parties basses du corps pour éviter que les violences ne se voient. Donc son cou n’était pas marqué et… Quand bien même il le serait, tout est quasiment effacé. Seuls les regards aiguisés peuvent, lorsqu’elle se dévêt , découvrir les empreintes d’un monstre. La bête l’amuse. Chaque réaction est analysée et mémorisée, a-t-il l’ouïe sensible ? Elle ne le sait pas, mais cela l’amuse.

Entre les lumières irrégulières, le chaos, un soupir, des regards, une panique. Tout était allé … Très vite. L’arc formé menaçait la belle enfant. Fugace d’ordinaire, elle était restée plantée là, sans bouger. La bête s’était réveillée. S’était levée. Et pourtant, Lyra n’avait pas réagi.Un homme avait été stoppé. Une insulte avait fusé. Aussitôt stoppé. Elle aurait dû l’entendre dans la cacophonie, dans la discorde montante et pourtant, tout passa comme si le temps venait de s’arrêter. L’espace d’un instant, tout s’arrête et tombe dans un cycle. Le sang, la peur des clients et du barman et elle. Pour la première fois de sa vie elle ne comprit pas. La bête s’était levée. Elle a vu le sang sur sa main. Elle n’a vu que cela. Ce sang coule. Ce liquide écarlate colore le plancher et pourtant, quand celui-ci coule, il n’a pas le même effet que l’autre chien qui s’égosille et se tortille, les mains plaquées sur son cou. Là où Lyra est heureuse pour le cloporte rampant, elle est comme… figée par les conséquences de ses actes. Que quelqu’un meurt parce qu’il la menace ne lui pose aucun problème de conscience… Mais que quelqu’un soit blessé par sa faute dans un dommage collatéral lui était insupportable. Impartial, le temps défile, mais pas elle. Elle a arrêté son cours. Lyra assiste à cette scène sans bouger. Un homme s’est effondré, puis bientôt un autre, éventré. Ce liquide écarlate est répandu par sa faute. Elle le comprend mais n’en détermine pas présentement les réalités. Trois coups de feu, elle reprit alors contenance en voyant que… Qu’elle venait de comprendre. Oui. Le sang qui coulait n’était pas le sien. Ces balles lui étaient destinées ! Elles auraient dû la transpercer elle ! En le voyant approcher, elle eut le réflexe stupide d’aller à sa rencontre. Elle voulait à cet instant précis que tout s’arrête. Pour lui demander pourquoi, pour comprendre, mais l’instant d’après, hors des bras de son sauveur, elle était à nouveau posée au sol. Elle s’abaissa derrière le comptoir.

Soulevée par l’homme, elle avait posé ses mains sur son épaule percée. Non pas pour le titiller avec la douleur, mais pour vérifier qu’elle avait bien vu. Au contraire, elle avait fait attention à ne pas appuyer. Elle avait voulu lui demander, comprendre. Et… Maintenant, du sang maculait sa belle paume blanche. L’homme… N’avait pas vacillé. Il n’était pas tombé. Comment ? Lyra, derrière le bar hésita. Elle observa sa main. Elle ne comprenait pas. Non. La raison de son acte était obscure. Personne n’en sauve une autre sans raison ! Personne ne risque sa vie pour quelqu’un d’autre ! Personne n’agit de façon illogique ! Avait-il fait ça juste pour son joli minois ? Cela n’avait aucune logique à part sauver quelqu’un qui ne le mérite pas. Lyra sent ses oreilles bourdonner, son coeur s’emballer. La bête fait des ravages. Elle n’ose pas regarder, mais ses oreilles décrivent tout à fait la situation. Entre cris, coups de feu, le bruit des tripes s’estompe bien vite. S’il y a bien une chose qu’elle sait reconnaître, c’est le mérite. La justice. Elle a une dette et elle le sait. Elle y tient. Elle se relève rapidement et va à l’arrière du bar. La dulcinée de la nuit observe une dernière fois en arrière pour découvrir le chaos. Le véritable chaos. Sang, membres entassés, elle observe cette bête… Qui, selon elle, n’en est pas une. Elle croit apercevoir, plus loin dans le fond, quelqu’un l’observer. Elle la reconnaît. La mort est là, elle lui sourit. Voilée de noir, elle rit, s’amuse de ce spectacle sanglant, puis s’efface comme un mirage.  Son regard semble, d’un coup, tout autre. Elle se passe de l’eau sur le visage. C’est un cauchemar, elle va se réveiller. Du sang coule dans le lavabo, elle croise ses yeux. Elle croit y voir un monstre. Cet homme est blessé par sa faute. Tout va s’arrêter. Elle entend le fusil à pompes. Sursaute. Elle sait ce qu’elle doit faire.

L’éthérée retrouva bien vite ses airs angéliques en enfilant un chemisier noir et un pantalon tout aussi sobre. Pas le temps pour le reste, il faut retirer le gros du sang avant tout. Dans l’arrière boutique, tout est rangé, en ordre. Alors que les corps s’entassent, elle passe une main dans ses cheveux. Les tripes s’écoulent, certains tentent de sauver le reste de leurs viscères, en vain. Lyra entend les hurlements, les cris, les coups de feu, c’est pire à chaque seconde. Combien de tombes aujourd’hui ? Elle saute par une fenêtre. Fuir, fuir d’ici, c’est tout ce qu’elle veut faire. Elle veut s’en aller. Son sac sur les épaules, ses gants aux mains, elle voit au loin des voitures menaçantes. D’habitude, elles viennent pour elle. Elle serre les poings. Elle a une dette. Il faut qu’elle prenne de l’avance et qu’elle éloigne ces foutus poulets. Elle se hâte, sur les toits plats. Elle s’accroupit et lance une grosse pierre dans le pare-brise d’une des voitures. Forcés de s’arrêter, ils sortent et observent les environs. Elle leur fait coucou d’en haut, cette ombre. Les éloigner de Logan. Pourquoi fait-elle cela ? Elle a une dette, c’est tout. Pourquoi est-ce qu’elle ferait cela pour une bête ? Une créature ? Parce qu’il a un truc qui l’attire ? Parce qu’il lui a sauvé la vie ? Elle se maudit et sema les policiers entre les ruelles. Lyra observe les alentours et va dans le bar. Elle fixe le barman qui lui indique où Logan est parti. Elle le regarde, il a compris le message, il est dépité sur sa chaise. Elle venait de lui intimer le silence à son propos et celui du bestial homme qui l’avait sauvée. Il soupira, rangeant son fusil à pompes. Elle contempla un instant le carnage. Transpercés, éventrés, les crânes parfois explosés, elle reconnaissait parfois certaines masses informes comme d’anciens êtres humains… Mais au final… La mascarade la fait reculer. Elle murmure un “Désolée.” sincère et disparaît sous la lumière des réverbères. Les mains dans les poches, par la porte de derrière, la belle silhouette s’éloignait.

Elle devait à présent le retrouver, avec la douleur, il lui était simple de suivre ses traces. Non seulement il devait être lent, mais en plus, heureusement pour elle, il perdait du sang. Elle décida de prendre de la hauteur. Bondissant, elle s’accroche à une rambarde, le pied sur un rebord. Le mur était rugueux, cela ne lui plaisait pas. Le pantalon qu’elle avait fut très vite déchiré au niveau des genoux. Maudit mur. Elle devança Logan, l’observant d’en haut. Il semblait ressentir la douleur, peut-être n’était-ce qu’un effet de perspective, en effet, elle le surplombe. Elle plissa les yeux, accroupie au futur croisement de l’homme. En haut. Puis en bas. Elle venait de se laisser tomber avec une discrétion quasi parfaite. Elle fit une roulade sur son épaule pour répartir l’énergie qui se propageait dans son corps. Puis, plus rien. Un silence. Accroupie, collée contre le mur. Elle attendit d’entendre à proximité les pas de l’homme pour se redresser, sortir de sa cachette et le plaquer contre le mur, à l’ombre de la bâtisse auparavant escaladée. Le mouvement, aux apparences violentes, ne l’avait pourtant pas été. Elle avait tenu à ce que son dos ne heurte pas trop violemment le mur.

Lyra observa son oeuvre. Elle posa sa main droite sur le torse de l’homme dégoulinant de sang. Elle était consciente qu’elle n’avait pas payé sa dette. Et elle n’avait toujours pas compris. Elle ne le supporte pas.

Pourquoi, Howlett?

Elle observe sa chair à vif, les impacts de balles. Le corps de la bête qui lui avait sauvé la vie. Pourquoi la sauver elle ? Est-il… si stupide que cela ? La sauver elle, une gamine qui s’attire constamment des emmerdes. Elle se hait encore plus que d’habitude à ces pensées. Sa main caresse, fugace, les contours des plaies. Elle secoua la tête, puis daigna enfin croiser le regard de l’homme.

Bon, je vous en dois une. Alors de un.

Elle posa son index sur les lèvres de l’homme pour prévenir une éventuelle contestation face à ses futurs agissements. Lyra posa son sac au sol. Puis reposa ses prunelles sur les siennes, autoritaire et extrêmement calme. Elle effleure légèrement les lèvres de l’homme et, soudain, une question se suspend dans sa tête… Le désires-tu ? Elle s’est jurée de ne pas douter, de ne pas s’attacher même une nuit à un homme, de ne pas vaciller dans sa liberté même le temps d’un regard. Et pourtant, elle vacille, elle souffle, sa poitrine se soulève, sublimée d’un chemisier qui lui va parfaitement. Elle cesse donc d’effleurer ses lèvres et lui dit:

Il faut que je vous soigne et non vous n’avez pas votre mot à dire.

Elle est vive la bougresse, elle continua d’autant plus rapidement en tapotant légèrement les lèvres de l’homme du bout de l’index.

De deux, même si je dois, après avoir retiré les balles, vous recoudre à vif je le ferai. De trois, il faut absolument que je paie ma dette, mais ça on verra ça après la partie douloureuse de notre relation.

Elle se tourna et se pencha en avant pour chercher des choses dans son sac… à peine quelques centimètres en face du bassin de l’homme. Elle attrapa, sans plier les jambes, les affaires convoitées… Les jambes bien droites, les fesses légèrement relevées. Elle sortit une trousse de secours et se redressa, puis se tourna vers lui. Cet instant n’avait duré que trop peu de temps pour laisser l’homme faire quoi que ce soit. En revanche penser, c’est une autre histoire. Ses yeux étaient certains, elle tapait du pied au sol. La diablesse était sauvage, mais elle s’inquiétait des gens qui mettaient leur vie en péril pour elle. Une diablesse avec un bon fond, how stupid.
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« Répondre #5 le: Juin 09, 2019, 10:11:47 »

L’adrénaline retombe, sa température corporelle chute. Alors vient la douleur. Vive, déchirante, traîtresse, comme toujours. Il la connaît bien et pourtant jamais il ne s’y habitue. « Humpf ». Il titube, se rattrape au couvercle d’une poubelle odorante. Dans son dos, les sirènes se sont tues. Les flics ont probablement investi l’établissement. Il faut qu’il se hâte. Il jette son blouson dans la benne à ordure, allonge ses foulées en grimaçant. Je perds trop de sang. Il n’est pas inquiet pour sa vie – il a survécu à bien pire, mais s’il ne trouve pas un abri rapidement, il risque de s’évanouir. Et donc de se faire coffrer. Autour de lui, les lignes des bâtiments sont floues, les lumières des réverbères agressives. Il plisse les deux, avance encore, crache un glaviot de sang sur le bitume. A gauche. Ses griffes jaillissent de nouveau, perforant la chair de ses jointures, ses muscles se tendent. L’odeur. C’est la fille de tout à l’heure. Ses bras retombent le long de son corps meurtri alors qu’elle jaillit de l’angle, pressant ses paumes contre son torse sanguinolent. Les cent-trente-six kilos de muscle et d’adamantium du vieux mutant heurtent le mur de brique qui se trouve dans son dos. Le choc est modéré, mais il le sent néanmoins résonner dans ses blessures à vif.

« Ah, c’est toi », murmure-il, sans préciser qu’il a failli l’embrocher. Lentement ses griffes se rétractent. Du sang dégoute de ses poings serrés. Pourquoi ? Il ne le sait pas très bien. Pour le sang, le frisson. Peut-être un peu aussi pour ses beaux yeux. « Je sais pas trop. ‘Pas pu m’en empêcher ». Il avait aimé massacrer ces hommes, mais préférait l’occulter, enfouir profondément en lui ce monstre qu’il pouvait parfois devenir. Les doigts de la petite sondent son torse. Il grimace un peu, mais ne bronche pas. « Putain. Tu t’es changée ? T’es bien une nana, toi ». Il a un bref rire de gorge, avant de tousser bruyamment, expectorant un nouveau crachat écarlate sur le sol, entre ses pieds. « Laisse tomber, tu me dois rien. Ça aurait pu être toi comme quelqu’un d’autre ». Sa sollicitude empressée l’agace un peu. Fatigué. Il a envie de se laisser glisser au sol, de dormir, d’attendre que son facteur auto guérissant régénère ses blessures. Il croise son regard, y voit quelque chose de singulier, d’indéfinissable. Son index devant sa bouche, sur ses lèvres souillée d’hémoglobine. Elle a du culot, cette gosse à le morigéner ainsi. Il esquisse ce qui ressemble à un sourire, écarte sa main de son visage d’un geste nonchalant.

« O.K. Fillette. Je guéris vite, alors il va falloir être rapide. » Il tousse une fois encore, s’essuie le coin des lèvres avec la manche de sa chemise. « Comme tu l’auras peut être remarqué, je ne suis pas tout à fait ordinaire. » 

Généralement, son organisme expulse les corps étrangers en régénérant, mais leur présence retarde le processus de guérison. Il plisse les yeux alors que la petite se baisse, fouille dans son sac, dévoilant son élégante chute de rein. Il a beau ne pas y voir net, quelque chose en lui s’éveille quelque chose d’aussi primitif que ce qui l’a mu dans le bar. Malgré sa douleur, malgré ses vertiges, le vieux mutant sent une douce chaleur se répandre dans son bas-ventre. Bien sûr, comme si c’était le moment. Il détourne le regard, agacé. Décidément, il n’est qu’une bête. Il fait nuit noire, la rue est déserte. Un léger brouillard s’est installé. Il se laisse glisser lentement au sol, déboutonne sa chemise ensanglantée pour découvrir son torse musculeux. Du bout des doigts, il désigne successivement trois petits cratères. Un œil avisé constaterait que les blessures ont d’ores et déjà commencées à se résorber.


« Ici, sous le pectoral. Y’en a une autre… sous la clavicule. Enfoncée profondément. Les autres sont ressorties, je crois »,
grogne-il, avant de laisser reposer sa nuque contre le mur de brique, les yeux mi-clos. « Hé, Stewart,  tu veux m’expliquer pourquoi douze mecs armés jusqu’aux dents veulent descendre une gosse de cinquante kilos ? » Le ton est goguenard, mais Logan aimerait bien savoir la raison pour laquelle il a été transformé en passoire sans sommation. Cherchant son regard, il la regarde s’affairer dans sa trousse de secours. « Et si tu m’appelle encore une fois Howlett, je te file une rouste dont tu te souviendras. »
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Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #6 le: Juin 09, 2019, 01:26:03 »

Le fauve est blessé. Sa conscience lui répète qu’elle a une dette, une dette de sang. Entre les questionnements, elle l’observe cracher de l’hémoglobine. Habituée au sang, la belle petite diablesse a bien compris qu’il n’est pas quelqu’un de normal. Elle a fini par accepter qu’elle non plus. Chaque fois qu’elle frôle la mort, elle se retrouve autre part. Un jour elle finira à Washington sans comprendre ou bien à Guantanamo, et là elle souffrira. La vision du sang, bien que quotidienne, la fait culpabiliser encore davantage, ses yeux parcourent les cavités, les impacts, elle réduit la galbe de ses hanches en se redressant, droite devant lui. Elle gronde un peu, cette farouche diablesse. Ce rire résonne aux pavillons de ses oreilles, elle le transperce de son regard bleu, océan dans la pénombre de cette ruelle où désir et afflictions allaient se mêler presque ostentatoirement.

Il fallait bien cela, je n’ai pas vraiment envie que les flics m’arrêtent parce que je suis couverte de sang. J’appelle cela de la ruse féminine.

En parlant de flics, elle espérait les avoir suffisamment éloignés pour avoir le temps de le soigner. Et… La raison de cet acte ? Il n’a pas pu s’en empêcher ? Elle le sonde alors du regard, entre les grimaces, elle voit cette bête, ce fauve. En elle, quelque chose tambourine. Ce n’est pas son coeur, c’est quelque chose de bien plus violent, animé, viscéral. Revoilà le désir qui s’arme en elle, elle le réprime violemment en s’offrant une morsure de l’intérieur de la joue assez brutale. Alors, elle saigne un peu, mais elle s’en fiche. Sa détermination et son orgueil s’allient pour contenir ce désir qui valse dans son esprit. Elle suit l’homme qui glisse au sol, à genoux entre les jambes de l’homme, elle observe les endroits qu’il désigne. Elle hausse un sourcil. La voilà fascinée. Non seulement par le corps de l’homme, mais en prime par… Ses dons de régénération. Elle aurait voulu devenir médecin si elle n’était pas partie de chez elle, il y a près de cinq ans. Lyra sortit de la trousse une pince chirurgicale en métal, stérilisée récemment à l’alcool. En entendant ses questions, elle grogne et enfonce la pince sous le pectoral en guise de réponse. Pour empêcher une contestation, elle fait une fois de plus preuve d’un culot incommensurable, elle place sa main gauche, libre, sur les lèvres de l’homme. Simplement pour taire un éventuelle cri de douleur, cet acte est ponctué d’un regard où l’enfer danse, où l’envie s’anime, combattue férocement par la raison qui, finit par la taire. Elle retire sa main, celle-ci se laisse tomber le long de l’épaule de l’homme, emportant avec elle de probables frissons provoqués par l’égard de ses ongles sur la peau maculée du fauve.

Ressorties ? Décidément… Plein de surprises.” Elle cherche la balle et après un moment à trifouiller dans les chairs de l’homme, elle ressort la première, triomphante, la main pleine de sang. Étrangement, un sourire s’étire le long de ses lèvres et dépose sur son faciès une fascination mortifère. Elle venait d’avoir l’exacte expression que son père montrait constamment. D’un coup, elle perdit ce sourire, cet air diabolique et répondit enfin à sa question, à demi-voix. “Je suis informatrice de certains gangs, voilà pourquoi je ne donne jamais mon véritable nom.” Eh merde, pourquoi faut-il toujours qu’elle ouvre sa bouche plus qu’il ne le faut. Elle peste entre ses dents, elle décolle ses fesses de ses chevilles. D’un geste simple, rapide, elle retire la ceinture de Logan. Elle ne s'y attarde pas, mais effleure tout de même son bas ventre. La balle dans la clavicule est bien plus profonde que l’autre donc cela risquait d’être plus long. Glissant le cuir entre les lèvres de l’homme, elle étire un sourire, sa main effleure la joue de l’homme elle dépose un baiser sur son front… Elle a vraisemblablement toutes les techniques de l’arracheur de dents. D’abord apaiser les gens avant de venir et de disloquer à demi la mâchoire des gens.

Lyra est encore plus proche de lui, le surplombant, à genoux alors que lui est assis, elle est affairée à repérer comment est entrée la balle et où elle s’est logée. Sa poitrine se soulève proche de l’homme. Quand enfin elle se décide à commencer, elle enfonce sa pince dans la chair de Logan, un sourire aux lèvres. Le corps humain la fascine, d’autant plus celui de cet homme qui alliait bestialité et particularité. Cette singularité la fascinait comme le témoignait cette nouvelle étincelle au fond plus profond de l’abysse de ses yeux.

Mon véritable nom est Lyra Scytha.

Dire son nom à quelqu’un témoigne d’une confiance, parfois fausse et pourtant, celle-ci est belle et bien sincère. L’écarlate se déverse de cette plaie et elle ne va pas en s’arrangeant, elle cherche cette foutue balle. Elle s’approche encore davantage de lui, la main libre posée sur l’autre clavicule pour le pousser un peu plus contre le mur, comme si elle voulait l’asservir. Elle le domine en cet instant et, après deux bonnes minutes de torture, elle ressort la balle. Elle a conquis ce corps. Elle observe ses mains et les essuie d’un geste habitué, sur son pantalon noir. De ce fait, le sang se voit très peu. Elle dépose la pince dans la trousse de soin, elle nettoiera plus tard. Elle retire alors le cuir des dents de l’homme et répond à ses paroles, enfin.

Comme il vous plaira, fauve.

Elle joue avec le feu, mais elle ne peut pas s’en empêcher. Elle aime les flammes, s’en approcher, danser avec Vulcain, dans une chaleur insupportable. Lyra repose ses fesses sur ses chevilles, bien installée. Elle le sonde du regard, un sourire en coin, joueur. Elle dépose alors la ceinture de la bête sur sa jambe droite, proche de l’aine, puis le contact disparaît. Lyra est fière d’avoir eu l’ascendant sur lui, alors, décidant de ne pas le recoudre, elle pose une main sur le mur derrière James, d’un geste hâtif, elle s’accroupit, et se relève. A-t-elle murmuré quelque chose, tout près des lèvres de l’homme ? C’est possible. Dans ce cas, qu’a-t-elle murmuré ? Preuve une fois encore de son amusement, de sa bravade, elle tire la langue à la suite de ce susurrement.

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« Répondre #7 le: Juin 11, 2019, 03:38:15 »

« Ben voyons. »

Un autre sourire carnassier étire les lèvres du vieux mutant. La petite a de la répartie, elle l’amuse beaucoup. Il tousse une nouvelle fois, éclaboussant son chemiser, la marquant ainsi de son empreinte sanglante. La gosse le scrute, avec son regard singulier, le jauge. Il y a entre eux une tension inéluctable, irrémédiable. Une attirance presque magnétique. Logan est bien trop vieux pour se voiler la face. Lorsqu’il s’effondre, elle s’agenouille, toujours aussi proche. Fouille dans sa trousse de secours Il lève les yeux au ciel lorsqu’elle en extirpe un instrument de torture qu’il connait si bien.
« J’espère que tu sais ce que tu fais », souffle-il. Mais la sale gosse n’attend pas, enfourne sa pince sans hésiter dans la blessure. Le fauve gronde sourdement, mais la paume de la rouquine s’écrase sur ses lèvres. Il écarquille les yeux, serre les dents alors que le métal écartèle la chair à vif. Il croise le regard incandescent de la petite, oh, elle n’a pas idée de ce qu’elle réveille en lui. La chaleur l’envahit. Il voudrait mordre la chair tendre de cette main, pour la punir de son impudence. Renverser cette petite conne sur le bitume, la… « Humf » Sa main retombe, glisse sur son épaule, semble s’y accrocher l’espace d’une seconde alors qu’elle extrait doucement le projectile déformé par l’impact contre ses os.

« Quelle profession détestable », rétorque-il, en reprenant son souffle. « Je te verrais plutôt fleuriste. Ou actrice, toute pomponnée. Certainement pas infirmière en tout cas. » Mais la dextérité digitale de la jeune femme ne lui a pas échappé ; ce n’est assurément pas la première fois qu’elle exécute ce type… D’opération. La rousse se redresse légèrement et Logan détourne poliment le regard de sa poitrine qui se rapproche dangereusement de son visage. « Attends, tu fous quoi… » il saisit son poignet, serre. Puis relâche. Le cuir coulisse dans le passant de sa ceinture. Les doigts de la rouquine effleurent la chair tendre, au-dessous de son nombril. Involontairement il se tend vers l’avant. Un frisson lui vrille les reins. L’a-t-elle fait exprès ? Le sait-elle seulement ? Il mord sa ceinture, qu’elle lui présente, fronce les sourcils lorsqu’elle presse ses lèvres contre son front en nage. Maudite péronnelle. Puis de nouveau, le froid de l’acier désinfecté contre sa chair brûlante. La douleur est plus vive cette fois, et il enfonce ses dents acérées dans le cuir bouilli. Ça t’amuse, petite conne ? Lancent ses yeux gris-bleus, froids et durs. Sa main se referme sur le genou de la rouquine, ses doigts meurtrissent sa chair, pendant qu’elle fouille en lui. Elle pose sa main libre sur son épaule pour y prendre appui, un sourire diabolique sur ses lèvres entrouvertes. Sa poitrine se soulève doucement lorsqu’elle inspire, remue lorsqu’elle bouge le poignet. Il bande. Fort. Depuis un moment, probablement, mais il vient de le remarquer. Une érection volumineuse, douloureuse, qui pointe vers le corps arqué de Lyra. Instinctivement, sa main remonte sur la cuisse galbée de sa tortionnaire, centimètre par centimètre Son corps musculeux, embrasé par la douleur est tendu à l’extrême.  Enfin, la gosse extrait la balle et la contemple, satisfaite de son œuvre.

« Ah… » Le corps du mutant se relâche. Il s’affale vers l’arrière, les yeux mi-clos. Les doigts de sa main se desserrent, glissent au sol.  « Ravi de te connaître Lyra. Je m’en serai bien passé, néanmoins », rétorque-il, en reboutonnant ce qui reste de sa chemise. Vertiges. Il ramène sa main en arrière pour se stabiliser, croise encore le regard provocateur de la jolie rousse. Ses doigts fins sur sa cuisse frôlent son membre. Ce mot qu’elle lui glisse, à deux millimètres de son visage, l’embrase. Violence. Il attrape son poignet, tire. Elle retombe à genoux devant lui, alors qu’il se redresse, tend les muscles de sa poitrine, referme les doigts de son autre main sur sa nuque. Son front heurte le sien, leurs souffles s’emmêlent. « C’est ça que tu cherches, petite conne ? », il presse ses lèvres contre les siennes, brutalement. Sang, salive. Parfum. Son autre main se pose sur sa hanche, l’attire vers lui. Vers son corps meurtri et sanguinolent. Ses doigts se crispent dans sa chair, glissent vers ses hanches, vers

« Hum… » Il la relâche, la repousse doucement. Pas maintenant. « Il faut partir. J’ai une planque pas trop loin d’ici. Va juste falloir que… Tu m’aides encore un peu. »

Une quinzaine de minutes plus tard, le vieux mutant glisse ses clés dans la serrure d’un appartement du centre-ville. De plutôt bon standing, mais un peu vide, comme une résidence témoins, ou une suite. Trois pièces. Un mobilier peu original, mais d’excellente facture, un confortable canapé sur lequel il s’affale, après avoir jeté sa chemise sur le dossier d’une chaise en hêtre.

« Salle de bain… Antiseptique », parvient-il à grogner, avant que ses yeux ne se ferment. Fatigué. Et qu’il perde connaissance pendant quelques minutes. 
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Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #8 le: Juin 12, 2019, 01:39:17 »

Maculée de sang. Elle s’en fiche. Elle le sent se crisper, se tendre, ses muscles se contractent en réponse à l’affliction. Savait-elle ce qu’elle faisait ? Faute de mieux, il allait devoir s’en contenter. Elle a toujours observé les autres faire de peur de blesser plus que d’aider. Ses rudiments en médecine devraient être davantage poussés, elle y songe oui, et reporte son attention sur l’expression qui traverse le regard de l’homme. Elle était davantage habituée à reproduire les gestes des autres qu’à réellement pratiquer sur des patients. Dans les ténèbres, le grondement masculin semble se dissiper comme le doux bruit d’un cigare qui s’embrase. Le faire taire est sa plus fine et glorieuse victoire. Elle sait qu’il veut la mordre, qu’elle l’a restreint dans ses actes, dans ses paroles. Elle l’a empêché d’utiliser cette voix qui soumet les tympans de la belle donzelle. Oui, cette voix l’envoûte étrangement, elle est particulièrement sensible aux plus fins râles, aux demandes silencieuses. Ce timbre tantôt la tend, tantôt l’apaise, tantôt l’éveille, tantôt l’entrave... Les projectiles sont déformés, elle les détaille quelques instants, c’est vrai. Tiens donc… Il la voyait Fleuriste ? Quelle horreur. Elle s’imagine un court instant empaqueter des rosacés, cueillir des tulipes et des clients. Elle secoue la tête négativement et lâche un: “J’ai une gueule à emballer des pétunias ?” HA. Non. Bien sûr que non. Emballer des fleurs et puis quoi encore ? Médecin ça claque beaucoup plus. Sauver des gens, se prendre des procès parce qu’on a pas pu sauver une enfant, avoir une douzaine d’années d’étude pour certains, parfois n’avoir que trois heures de sommeil… Sa vie de vagabonde, d’un coup, elle l’apprécie. Sauver les hommes aurait été un rêve si celui qui l’avait mis au monde n’avait pas brisé chacune de ses belles chimères d’enfance.

A-t-elle fait exprès ? Elle aussi elle se le demande. Il la stoppe dans son action. Son poignet arrête subitement d’être irrigué en sang, elle ne grimace pas, elle se contente de l’observer. Non. De le fixer. Neutre, pas de colère, juste de l’impassibilité et une sérénité déconcertante. De quoi a-t-il peur ? Peur n’est pas le bon mot. Que redoutes-tu ? Ses yeux lui énoncent. Elle vient de titiller la virilité de l’homme, de l’intéresser, d’attiser un âtre déjà ardent de douleur. Lyra sent une main sur son genou, elle baisse les yeux. Grave erreur. Elle vit ce qu’elle aurait préféré ignorer. Dès lors, son sourire se fit plus taquin encore. Tiens tiens tiens… Visiblement ses actes attirent l’attention charnelle de l’homme, même dans la douleur ? Un brin masochiste peut-être ? Il est raide. Les pensées de la belle se détournent un instant et l’envie lui tire légèrement les reins vers l’avant. Lyra se reconcentre, fort heureusement, mais sa jambe est prise d’assaut par cette main. Sa peau frissonne, à demi de douleur, sous cette prise, mais elle ne montre toujours rien.

Une provocation de trop, les genoux contraints à nouveau sur le sol. Un instant après, sa nuque est maîtrisée, seuls ses yeux restent libres. Une main est enfermée dans celle de l’homme, l’autre frappe le mur derrière-lui. Elle n’a pas mal, pourtant son poing saigne. L’adrénaline. Son coeur bat. Son visage se teint d’une expression encore plus déterminée, ses lèvres se pincent. L’océan de leurs yeux se confondent, puis, se foudroient mutuellement, son souffle est court, ses poings sont serrés. Elle ne répond pas, pas le temps. Ses lèvres rencontrent celles de l’homme. Le sang ne la dégoûte pas, étrangement, ce contact, ponctué par cette main, lui est aussi cruel qu’une lame qui viendrait effleurer son dos. Aussi agaçant qu’un rire pervers, aussi perturbant… Que l’homme qu’elle a en face d’elle. Il la fait taire. Elle déteste cela, se taire. Il la maîtrise. Elle est restreinte. Il l’entrave. Elle le hait puis  note en son for intérieur qu’elle doit se venger. Pourtant, le désir semble s’agiter une fois encore. Ce sacripant n’a trouvé d’autre idée que laisser ses nerfs lâcher. Elle contrôlait jusque-là parfaitement les agissements, les mouvements et les frissons qui la parcouraient, mais cette-fois, les puissantes paumes qui parcourent l’ivoire de ses jambes, couvert par le tissu noir, ont eu raison de son calme. Soudain, un frisson l’assaille. Soudain, son dos se cambre un peu plus pour se poser contre le torse de l’homme. Soudain, son expression se fait plus dure. Son poing s’écrase davantage contre le mur. Il l’a fait taire. Son orgueil s’éveille, il la pique. Il s’enhardit, frappe le coin supérieur gauche de son crâne. Cette haine qui monte lui brûle les mains, les joues. Elle ne va plus se laisser dominer, avant que le baiser cesse, elle mord la lèvre inférieure de l’homme. Alors, un sourire vainqueur s’affiche lorsqu’il décide de la laisser s’en aller. Après avoir défié une fois encore ce mutant. Après avoir dévoilé cette fierté qui bombe à présent sa poitrine. Elle le sait, elle l’a mérité. Alors, en globalité, elle ne lui en veut pas. Bien entendu, son orgueil est toujours menaçant, son visage est foudroyant, si elle avait pu lancer des éclairs, elle l’aurait fait. Lyra gronde, elle se relève avec vivacité quand il la relâche. Elle ne l’aide pas à se relever. Elle recule de deux pas, saisit au passage son sac et le met sur son dos.

Enfoiré.

L’aider ? Voilà sa raison qui refait des siennes. Pourquoi donc l’aider alors qu’il vient clairement de lui céder ? Elle pourrait partir, le laisser ainsi en plan, grimper sur ce foutu toit et le semer aisément et pourtant… Tu as aimé, n’est-ce pas ? Elle le hait. Cette voix qu’elle restreint d’ordinaire vient de marquer au fer rouge sa conscience qui, oscille à présent. Cependant, à nouveau, rien ne se dévoile durant cette marche. Elle le suit, les mains glissant le long des lanières du sac à dos. Après avoir rangé la trousse de soin et bandé sa main légèrement, elle baisse le regard…  Son visage feint une ombre. Une fois entrée au coeur de sa conscience, cette voix laisse place au doute, aux souvenirs. Elle se sent observée dans ces ruelles, elle se sent même étrange… L’homme devant elle semble faiblir à chaque instant. En entrant dans cet antre, elle le guigne, il s’est rhabillé depuis, elle n’est plus concentrée, lorsqu’il s’allonge, elle reconnaît ne pas avoir écouté. Salle de bain ? An… Antiseptique. Lyra le regarde perdre connaissance, elle souffle du nez, lève la tête et va dans la salle de bain, elle trouve rapidement lesdits antiseptiques ainsi que… Des bandages ainsi que du sparadrap. Il est résistant, elle l’étire légèrement, plus on l’étire et plus il devient mince, certes, mais plus il est difficile de l’enlever, plus il coupe la circulation.

En retournant dans la pièce principale, elle l’observe. Il est à sa merci, ainsi. Affalé. Elle, débout. Elle le domine à nouveau. Un écho.

Venge-toi.

Elle avance vers ce sanctuaire de domination. Elle pose son index sur le torse ensanglanté de l’homme. L’antiseptique débouché, elle éponge d’abord le gros du sang avec du coton légèrement humidifié. Ses beaux doigts fuselés, nacrés, retrace les muscles qui s’offrent à elle, suivis par le coton qui fait disparaître l’écarlate. Comment est-elle donc installée ? à côté de lui agenouillée sur le canapé. Avant d’appliquer l’antiseptique et donc potentiellement de le réveiller par la douleur… Elle saisit le sparadrap, elle attache ses mains devant lui, les deux poignets l’un sur l’autre comme s’il croisait les bras, pour que chaque paume puisse toucher l’avant-bras opposé. Elle étire le sparadrap une première fois et réitère l’opération pour consolider les liens. Bloquer les jambes ? Pas besoin, elle fuit bien trop vite. Résultat ? Il est à nouveau à sa merci. Pourquoi ne pas l’empêcher de parler ? Elle aime bien trop sa voix, et elle pourrait le faire avec sa paume.

Lyra étire un sourire, la compresse imbibée d’alcool entre son pouce et son majeur s’échoue sur les plaies, aussitôt elle devient rouge. Maintenant qu’elle est hors de portée des mains de l’homme, elle se décide à passer sa jambe gauche au-dessus de lui. Elle s’assoit donc, de fait, sur les cuisses puissantes de l’homme. Elle continue de nettoyer les plaies, les comprime un peu pour favoriser l’arrêt de l’hémorragie et, enfin, bande son torse. Elle regrette d’ailleurs un peu, elle ne pourra plus s’amuser à retracer chaque fibre musculaire. Il est à présent lavé de toute souillure sanguine, avec au-dessus de lui, une demoiselle qui sourit. Du bas du ventre, son index et son majeur droits s’amusent à remonter lentement, très lentement, passant sur le sternum, puis sur sa gorge, ils s’arrêtent sur les lèvres de l’homme pour, une fois encore, le contraindre au silence. Elle murmure à son oreille…

... C’est ça que tu cherches, Howlett?

Les mots sont parfaitement choisis. Lyra dépose ses lèvres sur le cou de l’homme, elles sont froides comparées à l’ardeur de la gorge masculine. Elle mordille légèrement, puis remonte sa langue jusqu’au lobe de l’oreille de l’homme qu’elle ne fait qu’effleurer cette fois encore. Sa main droite caresse l’arrière de l’épaule de l’homme, passée doucement sous le bras gauche de l’homme, l’autre s’amuse à titiller la hanche droite de Logan. Ses jambes se serrent sur celles du mâle, rapprochant ainsi leurs bassins. Elle sait qu’il n’attend que cela. Qu’elle s’approche plus, mais elle ne lui fera pas ce plaisir tout de suite. Pourquoi est-elle soudain si entreprenante ? Pourquoi s’amuse-t-elle ainsi avec lui ? Pourquoi ne pas se restreindre une fois encore ? Parce qu’elle se contrôle, elle sait. Oui, elle sait où tout cela va mener. Elle recule son visage pour observer l’acier des yeux de l’homme, est-ce qu’il la déteste ?

Ses ongles remontent le long de la nuque de l’homme, puis s’échouent sur ses clavicules, ses pectoraux, puis son ventre. Elle est amusée. Un rictus triomphant s’étire. Ses yeux plongent dans ceux de l’homme, ses lèvres s’échouent avec douceur au coin de celles de James. Elles n’y restent pourtant qu’une fraction de seconde, presque dans une chasteté qui contraste avec la sensualité de cette scène.

Et maintenant, me détestes-tu, Howlett ? Demande-t-elle de ses belles iris vivifiées par la lumière environnante.

Il est cru dans ses paroles. Elle sait torturer les hommes, elle sait les avoir à sa merci. Et c’est exactement ce qui arrive à Logan. La vengeance, c’est ce qui l’anime. Elle pose son front contre celui de Logan. L’impératrice assoit sa domination d’un geste plus langoureux que les autres, son bassin vient se coller contre le sien, elle glisse légèrement avant d’éloigner amèrement ses hanches de ce sabre ardent. Impérieuse, elle le provoque à nouveau par son regard, ses lèvres retroussées, entrouvertes légèrement, dévoilant un sourire qui, dans une autre situation, aurait pu s’avérer charmant.
« Dernière édition: Juin 12, 2019, 01:48:55 par Lyra Scytha » Journalisée

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« Répondre #9 le: Juin 14, 2019, 03:19:51 »

Lorsque Logan reprend conscience, quelques minutes seulement se sont écoulées depuis qu’il a perdu connaissance. Il n’a pas rêvé, ou alors très peu. De derrière ses lourdes paupières, il devine une forme femelle, agile, farouche. Une légère pression sur sa peau tannée. L’odeur de l’alcool, agressive, lui envahit les sinus. Il grogne, déglutit avec peine, proteste avec un grognement étouffé. La fille le surplombe, comme tout à l’heure. De sa cinquantaine de petits kilos toute mouillée. Un petit sourire amusé étire ses lèvres sèches.  Ses mains glissent sur son torse ravagé qui se soulève au rythme de sa respiration assourdie. La suite va faire mal et il le sait. Il entrouvre les paupières, fronce les sourcils.

« Hé… »,
Murmure-il, alors que Lyra arrache plusieurs bandes de sparadrap du rouleau, couvrant sa voix. Avec dextérité, la gosse l’entrave, plaquant ses avants bras l’un contre l’autre. Il repart, dodelinant de la tête, ses yeux roulant dans leurs orbites… Puis se redresse brusquement, les muscles tendus. « HUMPF… » L’alcool lui dévore la chair, rallume sa rage. « PUTAIN », grogne-il, alors que ses yeux s’ouvrent enfin. La petite rousse lui fait fasse, son joli petit cul posé sur ses cuisses. Une vision qui aurait pu être délicieuse, si elle n’était pas en train de le torturer. Ses pectoraux se gonflent, de même que ses biceps, alors que par réflexe, il écarte les bras pour essayer de se libérer… En vain. Attaché ? Putain mais elle fout quoi ? Il remue les doigts, constate que leur sensibilité n’est pas émoussée. Tant mieux. De douleur et de frustration, il rejette la tête en arrière, contre le dossier du canapé « Tu fais CHIER, rouquine ». Evidemment, entravé ou pas, il lui suffirait de la repousser en arrière pour qu’elle traverse la pièce… Mais il a besoin d’elle, pour le moment. Alors il subit, ses froides prunelles luisant d’un éclat sauvage. Et elle lui sourit, découvrant ses jolies quenottes, elle le nargue. La douleur reflue lentement alors qu’elle le panse, alors que la chaleur renaît dans son bas ventre, que la garce effleure de ses jolis doigts. Ses ongles glissent sur son torse brûlant.

« Arrête. » Il sourit. La petite conne. Oh il n’a pas vraiment envie qu’elle arrête bien sûr, il la mets simplement en garde. Entre ses cuisses, emprisonnée par son pantalon, sa queue s’éveille. Ses doigts sur ses lèvres. Il entrouvre dents, mord son index et son majeur. Fermement, mais sans aller jusqu’à lui faire mal. Elle se penche. Son délicat parfum l’entête. Un délicieux frisson l’envahit lorsqu’elle le provoque. Un spasme projette son bassin à la rencontre du sien. Il essaye une nouvelle fois de séparer ses poignets, pour s’emparer de l’étroite taille qui ondule lascivement, en vain, alors que la péronnelle s’enhardit. Ses lèvres fraiches le baisent, ses doigts l’explorent. « Salope », lâche-il, excédé, en se mordant la lèvre inférieure. Son gros chibre lui fait mal, peinant à se gorgée de sang dans un espace aussi confiné. Leurs regards se croisent encore, brûlant d’envie, de stupre. « Je vais te baiser », promet-il, d’une voix rauque. Rage, frustration, mépris. Il aime les traiter comme des moins que rien quand il les démonte. Sans cette violence, cette hargne, il se lasse.  Mais là il est… Impuissant. A sa merci. Elle l’embrasse, fugacement. Puis s’esquive une fois encore.

« Oui je te déteste, petite conne », rétorque-il d’un ton presque tendre. Parce qu’elle en a envie, il le sent. D’être mal traitée. Peut-être même punie ? Comme la sale gosse qu’elle est.  Putain, ce qu’elle est bonne.  Leurs fronts s’entrechoquent, leurs souffles s’emmêlent. Il se redresse brutalement, l’agrippe par le tissu de son chemiser qu’il déchire, dévoilant la naissance de sa poitrine laiteuse. Puis presse ses lèvres contre les siennes, une fois encore, instille sa langue entre ses dents. Puis se recule, crache sur sa jolie petite gueule ironique, pour se venger de ses affront. La salive glisse sur la joue de porcelaine. La souiller. Ça lui plaît.

« C’est la deuxième fois que je prends tes lèvres rouquine. ‘Va bien falloir que tu te rendes comptes que tu maîtrises que dalle », grogne-il. Logan y va un peu au bluff, sachant qu’il est dans le vrai, se redresse encore, pour que l’épais barreau de chair frotte l’entrejambe de la jolie rousse. « Ce que je veux c’est ça. Ton petit cul. » arquant ses fesses musculeuses vers l'avant, il s'écrase contre elle. Il veut qu'elle sente l'épaisseur, la puissance du membre qu'elle ose nier, mépriser. Qu'elle redoute l'instant ou ce monstrueux chibre envahira ses entrailles. Ce qui est inévitable. Et qu'elle cède... Ou qu'elle continue encore un peu à faire la maligne. Il ne sait plus. Grogne d'impatience et d'excitation.
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Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #10 le: Juin 14, 2019, 08:37:28 »

Tous deux semblent prêts à jouer avec le feu. Leurs regards se confondent en une tension inexorable. Cette haine et ce désir se mélangent, ce philtre de vengeance brûle leurs reins, leurs veines, leurs hanches mêmes. Parfois, ses mains tremblent sous l’envie. Le démon de la luxure la hante et pourtant, il ne semble qu’observer attentivement la scène, plus loin, entre les ombres de son esprit. Tiens, veut-il vraiment qu’elle arrête ? Ses yeux sont tout à fait contradictoire avec ses paroles. S’il le faut, elle se rendra indispensable. Lyra veut que cet homme la supplie. Oui, elle n’attend que ses soupirs, pour l’instant, des promesses et des insultes sont ses seuls dires. Décevant. C’est ce qu’elle aurait pu penser, c’est vrai, mais dans l’incandescence de l’action, ses yeux ne reflètent qu’une brutalité, qu’une sauvage envie. Dans cette valse de débauche, il la souille de mots. Salope. Pour une fois qu’elle s’amuse. Et pourtant, cette insulte lui a été arraché comme une récompense sous la torture. Elle est davantage témoin de sa victoire sur cette bête que d'un véritable outrage. Parfois, il tente de se débattre. En vain. Elle aurait peut-être dû insister et enserrer complètement ses bras… A cette vitesse, il allait finir par se décrocher, l’avantage c’est que plus il bougeait et plus la couche de sparadrap s'amincissait, rendant la fuite encore plus difficile. Elle se rendra indispensable à cet homme, elle en fait le serment. Elle aime cette fusion de haine et de violence qui la couvre de frissons, elle aime sentir l’homme gronder sous elle. Lyra ne lui a accordé que son regard, il a répondu de vive voix, un sourire éclaircit ses belles lèvres. Elle pensait avoir le contrôle total de la situation et pourtant, voilà une seconde fois. Une seconde altercation. Un second pic à sa personne. Son orgueil se lie cette fois à un sadisme puissant. Il a osé la dévoiler. Sans doute pouvait-il apprécier sa chair parsemée de cicatrices anciennes, mais, plus important, de frissons. Il a osé à nouveau saisir ses lèvres et souiller sa douce langue. D’ailleurs, ce muscle glisse contre l’arme linguale de l’homme. Elle a partagé cet instant, plus que le premier. Enivrée par le désir, par ses propres caresses, par ce fauve qui ne demande qu’à être libéré. Aussitôt, elle déchante.

Oh l’enculé.

Il a osé. Lyra sent un liquide couler le long de sa joue. Son corps se cambre très légèrement, elle sent ce désir qui s’anime chez l’homme cette… Chose qui est pour elle encore innommable. Peut-être aurait-il fallu réfléchir avant de s’attaquer à plus puissant qu’elle. Ha. C’est pas un homme de certainement trois fois son poids qui va lui faire peur. Ni même qui va régir sa vie. Elle régira la sienne. Enchaînant conquêtes sur conquêtes… Elle règnera sur ce corps, ce sanctuaire. Ce champ de batailles. Pour l’heure, c’est elle qui semble conquise, son entrecuisse est assaillie par ce… ce… Lyra, reprend-toi. Elle a écarquillé les yeux, peut-être qu’elle n’avait pas vraiment saisi l’ampleur de la situation. Ni la grandeur de… De… Oh bordel. La belle demoiselle ferme les yeux, ses lèvres se pincent. Elle veut que ce visage s’imprime dans la tête de cet enfoiré. De son pouce elle retire la salive et l’essuie sur l’arrière du bras de l’homme. Son regard, s’il le peut, est soudain empreint de haine seulement. Lyra a certainement beaucoup trop côtoyé sa colocataire aux tendances sadiques. Bien trop oui, elle défait d’un geste vif son pantalon, puis avec une langueur la braguette de l’homme. Elle s’est relevée, à la limite de la crampe d’ailleurs pour éviter le coup de rein puissant de l’homme. En vain. Ce bassin qui la menace, qui… L’attire. Elle lève les yeux, agacée. Elle s’éloigne d’ailleurs un peu, reculant ses belles petites fesses. Elle retire son haut entièrement, il ne lui est plus d’aucune utilité et ainsi, il n’aura plus de prise. “Silence.” Elle perd patience et donc son sadisme s'accroît encore. Elle empoigne ce membre de sa main, pour l’empêcher de plus la titiller, et pour le faire taire. Elle lui accorde une caresse de bas en haut puis serre la verge dressée qui peut à présent s’étendre à l’air libre. Elle serre, non pas jusqu’à lui faire mal mais pour le faire taire, son autre main saisit la nuque de l’homme. Elle se redresse, sa main sur l’ardente chair palpitante suit le même chemin, elle glisse jusqu’au sommet de ce mont fougueux. Elle saisit le menton de l’homme, délaissant sa nuque. Elle lèche sa joue et gronde, leurs yeux ne se quittent plus. Sa main le torture en caressant cette hampe de chair. En soufflant à son oreille. “N’as-tu pas compris que tu n’as plus ton mot à dire ? Tes paroles sont aussi inutiles que prévisibles.” Après les caresses, ce sont ses griffes qui se referment sur ce membre désireux de plus d’intensité, de la pénétrer sans vergogne, de lui arracher des cris, de la voir contester tenter de bouger, en vain, sous lui. Ce contact. Elle le désire. Elle veut dévorer cet homme. Et pourtant, elle ne peut s’y résoudre tout de suite, s’il avait pu la voir nue à cet instant, il aurait pu ressentir son désir. Il aurait pu sentir son intimité humide se frotter contre lui… S’il avait pu ressentir cela, peut-être aurait-il réagi bien plus violemment.

Pour l’heure, seuls ses ongles caressent cette virilité, parfois, ils se resserrent autour, mais sans contact directe avec la paume de la belle demoiselle. Ils griffent cette virilité soumise à son bon vouloir, elle sent les palpitations, cette éponge à plaisir et à sang se gonfler encore plus si cela est possible. Elle ne regarde pas cette virilité, elle n’imagine pas non plus ce membre en elle. Peut-elle même comparer cette sensation à une autre relation ? Excellente question, visiblement même son esprit ne veut pas y répondre. La haine se mêle à nouveau au plaisir, en proie au sadisme pur, elle délaisse cette torture faite de griffures cruelles, sans lui faire mal cependant. Elle arrête pendant deux secondes, deux secondes qui paraissent deux éternités autant à elle, qu’elle le devine pour lui. Ses doigts se glissent dans les cheveux du colosse, elle mordille ses lèvres, maintenant ses mèches, son crâne vers l’arrière. Elle s’est relevée sur ses jambes, toujours sur le canapé. Laissant douloureusement cette érection dressée, sans personne pour s’occuper d’elle. Lyra se rendra indispensable, détestable et pourtant désirable. Elle profite des lèvres de l’homme, les mordant pour asseoir une fois encore sa domination. Penchée vers lui, elle étire un sourire témoin de sa consécration, de la victoire et de ses lauriers. La brûlure en son bas ventre la tiraille, ses iris s’emplissent de désir, elle se recule, pose un pied sur le sol, puis un genou, puis l’autre. Elle cherche quelque chose avec sa main droite discrètement, tout près, dans son sac. Puis glisse enfin entre les cuisses de l’homme.

Elle abaisse un peu plus le pantalon de l’homme jusqu’à ce qu’il s’échoue à ses chevilles. Lyra a envie de cette brute épaisse. Sa respiration ne peut plus se restreindre, elle tend une main vers le membre gonflé. Elle lèche ses lèvres, les approche et serre de sa paume la base de cette virilité droite, sans blesser une fois encore, juste pour l’agacer. Ses lèvres soufflent sur cette virilité. Mais ce sont ses canines qui accueillent ces palpitations, ces ardeurs… Bientôt, son visage s’étire en un rictus mauvais… Elle ne fait que passer ses dents contre ce membre, menaçant de le mordre à tout instant. Après deux, peut-être trois allers et retours sans le prendre en bouche, ponctués de soupir et de coups de langue cruels. Lyra enferme enfin cette protubérance entre ses belles lèvres. Et pourtant si peu... Ce contact n'a été fait qu'avec l'extrémité de ce douloureux sabre de chair. Un contact. Un plaisir de plus, effacé soudain, elle recule son visage et pince cruellement le gland de l’homme, au niveau de l'urètre, elle ne le fait que peu et pourtant, avec un sadisme non dissimulé. Sa main droite a déposé entre les jambes de la demoiselle son contenu. Ce n’est là que par précaution. Elle le torture et s’en amuse. Beaucoup. Sa voix est soudain devenue plus grave sous le désir, elle est profonde, désireuse, presque... avide. “J’aime cette haine, Howlett.” Elle cesse ses pincements et l’observe dans les yeux, les coudes posés sur ses cuisses. Elle lèche avec amusement mais sporadiquement ce membre. Pour que chaque coup de langue devienne une épée de Damoclès, pour que chaque mouvement soit désiré, pour qu’il puisse soupirer et la supplier. Allait-il le faire ? Elle n’attendait que ça oui. Une léchouille. Un sourire. Une autre plus bas. Un regard. Un coup de langue plus faible que les autres… Puis, enfin, elle glisse cette langue de la base de cette verge jusqu’au gland. Ses jambes se serrent doucement, cette situation est tellement désirable… Tellement… Excitante. C’est le mot qu’elle cherche oui. Lyra pose ses joues sur ses poings, ses cheveux glissent sur la cuisse de l’homme, un sourire aux lèvres… Sa phrase se ponctue d’un clin d’oeil et d’un sourire enjôleur. Elle veut qu’il lui appartienne. Pourquoi ? Et pourquoi pas ?

“Alors Howlett, je contrôle que dalle ? Tu m’as demandé d’arrêter tout à l’heure. J’arrête.”
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« Répondre #11 le: Juin 16, 2019, 12:22:08 »

Elle l’a sentie. Il l’a vu dans ses beaux iris céruléens. Peut-être même qu’elle imaginé ce que ça lui ferait, de la prendre en elle, de se sentir remplie. Mais déjà, l’orgueil de la rouquine refait surface. Son visage se durcit, elle lui jette un regard courroucé. La pauvre petite puce, elle est vexée.  Il a un sourire sardonique, triomphant. Il vient de remporter une petite victoire et elle le sait. La gosse redresse son petit cul, dé-zippe résolument sa braguette, glisse ses doigts dans la taille de son jean. A son tour d’écarquiller les yeux, le cœur battant à tout rompre. Nouveau frisson, petit sursaut. « Ouais », murmure-il, ondulant imperceptiblement du bassin. Son sexe jaillit. Énorme, boursouflé, veineux, s’écrase sur ses abdominaux luisant de sueur. Un peu de foutre suinte de son méat, s’épanche le long de son gland. La jolie rousse s’échappe, sans même accorder un regard à son chibre frémissant. Avec désinvolture, elle fait passer son pull par-dessus ses épaules, dévoilant un soutien-gorge en dentelle, délicatement ouvragé. Au-dessous, sa petite poitrine laiteuse se soulève au rythme de sa respiration. « T’aurais pu me faire un vrai strip-tea – argh… » Ses doigts se referment brusquement sur sa queue. Elle est brûlante. Et si grosse que de sa petite main, Lyra ne peut en faire le tour complet. Cette démesure l’excite terriblement, bien sûr. Le filament de semence tiède glisse sur sa hampe, s’insinue entre les jointures de la rouquine. Une nouvelle fois, il la souille. Mais elle serre, la petite garce, empoigne sa nuque pour le forcer à la regarder. Et c’est bon. « Humpf, salope », grogne-il une nouvelle fois. Mais sa voix est moins assurée. Son visage se rapproche du sien, son souffle tiède frôle son oreille. Oh, elle fait la maligne mais Logan sent son excitation. La gamine pue le stupre. « Ferme-la et branle-moi », lui rétorque-il. Sa petite langue rose remonte sur sa joue mal rasée et le vieux mutant soupire d’aise alors que la petite main glisse de haut en bas sur son membre érigé. « MHH ? »  Ses ongles acérés pressent contre la peau tendre de sa verge. « Putain, tu fous quoi, arrête ça tout de suite ! », grogne-il, éperdu. Douleur. Tétanisé, le fauve cherche de l’air, les yeux écarquillés. Oh la chienne.
« Tu me fais mal, putain », lâche-il. Un peu de honte dans cette belle voix rauque.

Pourquoi ? Parce qu’il aime ça. Il aime cet ascendant qu’elle prend sur lui, ce que ses jolis petits doigts sont capables de lui faire. Il bande encore plus fort, d’ailleurs, ce qui ne fait qu’accentuer sa torture. Pourtant, d’un autre côté, il tremble de rage et de frustration, bouillonnant de l’envie de la tringler brutalement pour la punir de l’outrage subi. C’est cette indécision, ce désir paradoxal qui le rend dingue. Il relève les yeux. A quelques centimètres de son visage, ses petits seins blêmes. Plus haut, la jolie petite gueule de la rouquine, transformée par la rage. Elle s’amuse, constate-il, effaré. Sa main se perd dans ses cheveux en désordre, qu’elle tire vers l’arrière. Cette fois, c’est elle qui prend ses lèvres, voracement, son corps gracile dressé en équilibre sur ses cuisses musculeuses. Il y répond bien sûr, les yeux mi-clos, le souffle court. Elle le mord. Alors il force sa langue entre ses lèvres, raidissant les muscles de nuque, caresse la sienne, la maltraite. Elle se redresse, amusée, triomphante à son tour. Un partout, assurément, constate-il, pantelant. La rouquine a lâché sa queue qui palpite contre son ventre. Et elle se redresse, se dérobe encore.

« Reviens ici, toi », ordonne-il, agacé. Mais il ne proteste pas davantage, car c’est entre ses jambes qu’elle s’accroupit, tire sur le tissu de son jean. Bon prince, le mutant relève le bassin, pour l’aider un peu. Enfin. Agité de petits tressaillements nerveux, il tend le cou vers l’avant pour mieux l’observer. De nouveau, sa petite main l’enserre. Suce-moi, putain, suce-moi, hurle-il silencieusement. Les mots ne franchissent pas ses lèvres, bien sûr. Elle serait bien trop heureuse de les entendre. Et de le débouter. Cette petite pute. Les yeux exorbités, rivé sur ses lèvres entrouvertes, il attend, s’efforçant de calmer les irrésistibles petits sursauts de sa grosse queue. Elle se penche encore, ses lèvres se referment… Ainsi que ses petites quenottes immaculées. Il tressaille de surprise. Et de crainte. « Oh, espèce de garce. » Elle lui sourit, en plus, la rouquine, ses dents posée sur son gland violacé. Un coup de langue agace son frein, frôle son méat. Puis enfin ses lèvres épousent les contours de cet énorme chibre, et Logan soupire d’aise, se laissant de nouveau aller contre le dossier du canapé, les yeux mi-clos. Puis il sursaute brusquement, ivre de rage, plus que de douleur puis… Non. Un mince jet de sperme, un seul, gicle de son urètre, avant que Logan ne contracte violemment les muscles de son périnée, stoppant net son orgasme en hoquetant de surprise et… De honte. « T’es complètement… Malade… », Parvient-il enfin à articuler, les yeux fous. Haine ? Oh oui, il la hait cette pute. Il déteste ce qu’elle révèle de lui, l’impuissance dans laquelle elle le plonge. Mais il soutient son regard moqueur. Il est le Wolverine. Et elle, juste une sale gosse qu’il va mater. Ses bras sont sur ses cuisses. Entre son visage et le torse du mutant, se dresse cet énorme vit turgescent qu’elle aiguillonne de sa petite langue rose qui papillonne, jusqu’à finalement s’interrompre. Et la petite de le narguer à nouveau, ses petits poings serrés soutenant son visage diaphane, triomphant. A la commissure de ses lèvres, un peu de son jus. Il se mord les lèvres. Jusqu’au sang. La catin attend.

« Lyra »,
commence-il. Il bouillonne de rage, de désir et d’impuissance contenue. « S’il. S’il te plaît. » la honte, le dégout de lui-même se peigne sur son visage crispé. Il n’est qu’un vulgaire animal et son orgueil ne pèse finalement pas bien lourd face au feu dévorant de ses pulsions lubrique. Stupidement, sa queue s’agite seule de léger soubresaut alors qu’il signe sa reddition. « Continue. J’aime ce que tu me fais », achève-il enfin, fuyant son regard victorieux. « Espèce de chienne », murmure-il toutefois en guise de conclusion. Il le réalise à présent, il est entièrement à la merci de sa langue et de ses doigts et… C’est ça qui l’excite. Qu’elle l’humilie. Qu’elle le ramène à sa condition d’animal. Qu’elle malmène sa virilité. Encore plus. Qu'elle l'explore davantage, là où personne ne s'est jamais aventuré. Pour qu’ensuite il puisse la punir. Se venger. Marquer ce corps fragile de son odeur, de sa semence.
« Dernière édition: Juin 16, 2019, 12:34:51 par James Howlett » Journalisée
Lyra Scytha
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Fiancée à la liberté, cette belle joueuse n'aime pas qu'on y porte atteinte. Dotée d'un fort caractère, elle déteste qu'on lui manque de respect.
« Répondre #12 le: Aujourd'hui à 01:27:53 »

N’a-t-il pas compris qu’elle mène la danse ? Qu’elle le tient entre ses doigts ? Qu’elle peut l’utiliser comme elle l’entend ? L’impératrice le surplombe en tout point, elle se repaît de ses grognements bestiaux. Peut-il véritablement lui ordonner quoi que ce soit dans cette situation ? Ses mots claquent, la débauche s’embrase, le triomphe approche à grands pas. Sa voix se mue en une expression délicieuse de honte inavouable. Il veut qu’elle arrête, il a mal, mais elle pourrait faire bien pire. N’a-t-il vraiment aucune tolérance à la douleur ? Sa colocataire a définitivement déteint sur elle. Mais sans les travers que cette démone a. Sans sa colère persistante et son envie de conquête toujours plus virulente. Il avoue sa douleur, Lyra est satisfaite. Dans cette danse, il lui semble que cette symphonie l’amuse, il lui semble presque que les râles de l’homme se confondent en un brouillard épais qui embrume son esprit, aurait pu la faire chavirer oui, plusieurs fois même. Sa torture s’accentue sous ses griffes, sous ses dents et sous cette langue qui le soumet. Une nouvelle insulte, un nouveau sourire. Prévisible mais tellement distrayant. Au fond des yeux de Lyra et de Logan, cette haine s’anime. Cette relation l’intrigue, attise ce que sa colocataire a ancré en elle. Que va-t-il donc faire ce glouton ? Ce gentil petit mustélidé ? Que pourrait-il donc faire face à la suprématie de cette petite garce ? Exactement, rien.

Honte. A nouveau. Il aime ça, sinon pour quoi il n’aurait jamais stoppé ce jet de foutre? Alors, pourquoi est-ce si honteux, très cher Howlett ? Pourquoi te retenir quand tu peux te laisser aller ? Pourquoi donc ne pas libérer ta queue de cette semence ? La voilà qui étire un sourire, qui rit à nouveau même. Alors, en attendant bien gentiment ses paroles, de ses yeux brillants d’une démence luxurieuse, elle entend ce qu’elle voulait. Elle passe sa langue sur ses lèvres, gourmande. Il vient d’avouer ce qu’elle voulait depuis le début. Sa faiblesse. Il est faible. Lyra est puissante, le regard du fauve la quitte, pourquoi ? Parce qu’il ne veut certainement pas voir cette jouissance. Mais elle, elle veut voir sa honte. Sa belle main effleure la joue de l’homme, se redressant légèrement, cherchant à tourner son visage vers le sien. Pendant que son index et son majeur libres avancent pas à pas sur cette érection débordante d’envie, partant de sa base, jusqu'au bout. Délaissant sa belle joue, elle saisit ce qu’elle a entre les jambes. Arrivés sur le gland de l’homme, ses deux doigts titillent un peu plus ce méat, en de légers cercles qui partent et s’éloignent de cette extrémité débordante sans quitter le gland pour autant… Quelque chose de bien plus froid se place entre les jambes de James.

Bien, d’après ce que je vois, vous aimez souffrir. Votre honte est adorable.

Taquine. Oui. Provocatrice, encore plus. Sadique ? Elle n’espère pas. Une lame noire à cran d’arrêt se place entre les cuisses de l’homme. En l’avançant horizontalement entre les jambes de l’homme, elle l’oblige à écarter les jambes s’il ne veut pas tâter de l’acier tranchant. D’un geste lascif, elle laisse la lame fichée entre les jambes de l’homme, à l’endroit exact où la souplesse de l’homme s’arrête, s’il arrête d’écarter ses puissantes guibolles, la lame s’enfoncera un peu dans ses muscles. Sa seconde main dévale les veines de l’immense verge, l’effleurant à peine. Une fois le couteau placé, sa main délaisse l’arme qui, alors, reste bien entre ses cuisses, peut-être en s’enfonçant un peu dans sa cuisse gauche. Alors, ses doigts s’approchent lentement de l’endroit que d’habitude aucun homme ne veut exposer. Lyra étire un sourire vainqueur, elle saisit l’arme de chair de l’homme et entame de gentils vas et viens pour … le récompenser de ne pas trop bouger et surtout pour lui faire oublier la douleur de l’acier noir. Ses doigts effleurent le sensible sphincter. De petits mouvements circulaires alors que sa main motive sa grosse queue. Voilà encore une manière de remettre en cause sa foutue virilité, n’est-ce pas ? Sa colocataire aurait été plus loin, elle non. La belle demoiselle effleurait, jouait avec cette honte qu’il éprouvait, elle le devinait crispé, et cela l’amusait. Elle ponctua cette gênante pratique par un coup de langue humide sur le gland de l’homme tandis que son index cherchait à disons… pénétrer sa chair, un court instant seulement. Tout prit fin.  Lyra cessa sa douce torture en retirant la lame d’ébène, veillant à ne pas abîmer plus l’homme.

Lyra se redresse de toute sa hauteur, observe le sang sur l’arme, elle l’essuie sur son propre pantalon noir. Avant qu’il ne resserre les jambes, elle monte sur le canapé, dans sa main droite, l’acier noir glisse lentement sur la gorge de l’homme, sans entailler ni lui faire mal. Son pied est posé contre l’érection. Pas de crainte à avoir, tout son poids est sur l’autre jambe, ainsi, l’homme n’a-t-il qu’une légère pression qui ne fait que soumettre sa virilité, une fois de plus. Pas de douleur, donc, juste une nouvelle humiliation. Oui, après la torture, l’humiliation. Lyra le regarde de haut, son visage au-dessus du sien, son bassin quasiment collé contre ses lèvres, elle appuie un peu sa lame. Elle murmure en se penchant vers lui:

C’est l’humiliation qui te fait bander hein ?

Lyra ne se contrôle plus vraiment en réalité. Elle ne se reconnaît plus non plus. Elle mate à nouveau sa nuque en lui tirant les cheveux. L’acier racle contre sa précieuse gorge sans couper pour autant. La demoiselle si imperturbable d’ordinaire, où est-elle donc ? Son piège se referme sur lui. Elle aime cette emprise, manipuler, sentir un homme la supplier… “Un animal, voilà ce que tu es, Howlett. Un pathétique homme, comme les autres.” Elle ne le pense pas. Elle veut simplement qu’il la haïsse. Elle ne sait pas pourquoi. Oui, il était différent puisqu’elle n’avait jamais fait ça à aucun autre homme. En même temps… Elle n’a pas non plus d’élément de comparaison. Il lui semble qu’elle lui appartient autant que lui la possède. Qui est le plus faible dans cette situation ? Elle ne sait plus, sa tête tourne parfois sous les pulsions d’Asmodée, sous la divine caresse de Lilith qui l’empresse de s’empaler sur cette verge bombée. Lyra le fixe une dernière fois du regard, son pied cesse de le tirailler. Elle le recule d’abord après l’avoir remonter légèrement contre cette protubérance. Reculant la jambe, elle revient sur le sol meuble. Sous la colère, il allait bien finir par se libérer. Elle joue avec son couteau, le faisant tournoyer entre ses graciles doigts souillés de l’envie de Logan. Elle s’avance doucement vers le blouson déposé auparavant, bien évidemment qu’elle l’avait repéré. Elle n’est qu’une petite voleuse… hehe.. Elle fouille un moment et met entre ses lèvres le porte-feuilles, puis dans sa poche droite. Lyra lui sourit et murmure en remettant son pull… “Tu aurais dû te laisser aller tout à l’heure, dommage.” L’entendant se lever, elle saisit son sac, assise sur le rebord de fenêtre. Elle sourit. S’il s’approchait d’elle, elle lui volerait un baiser bien plus chaste que les autres, presque emprunt de tendresse, passerait la lame noire sur le sparadrap, entre ses poignets, le coupant et se laissant tomber dans la ruelle en contrebas. Dans les ténèbres, Lyra venait de se volatiliser à nouveau, elle n’avait été qu’un rêve enchanteur, une horrible sensation, une haine. Une haine viscérale même. Avant de basculer, elle avait murmuré quelques mots:

Au revoir, Howlett et encore merci.

Pourquoi merci ? Elle ne savait plus. Ses bras craquèrent sombrement en attrapant le balcon en contrebas, dans la nuit froide, elle s’éloignait en courant. Mais quelque chose était apparu, une passion.
Journalisée

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