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Harley Quinn

Humain(e)

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    Vous n'auriez pas vu mon Biquet ?
    Il me manque terriblement...

Au plus noir de la nuit...[PV]

mai 12, 2019, 05:18:03 am

« C'est l'heure, demoiselle Quinn. »

Harley, dans son beau costume, se releva instantanément. Son fameux et irrésistible sourire ne s'était guère tari. Il ourlait à merveilles ses lèvres pulpeuses, en cet air un brin envoûteur et aussi empli de folie. La jeune femme hocha la tête, remuant ses longs cheveux rappelant les champs d'été. Elle ne connaissait que peu cet homme qui l'avait interpellé, mais elle lui faisait « confiance », si on peut le dire ainsi. Dans tous les cas, elle devait faire avec. Cette personne, elle allait la voir souvent. C'est pour cela qu'elle prit soin de le suivre, sans encombre. Après tout, elle était de bonne humeur.

« Retirez vos vêtements. »

La folle blonde arqua un sourcil, et son sourire s'étira en coin, à la fois malicieux et envoûteur. De ses doigts fins, elle s'exécuta. Petit à petit, elle défit les boutons de sa combinaison. Ses mouvements étaient sûrs, malgré cette lenteur qu'elle prenait à se retirer cette chose difforme.

« C'est parfait ! Elle commençait à me démanger ! Et en plus, sériiiiieusement...Le orange ne me va pas du tout au teint. »

L'homme ne fit pas un geste, bien que son regard dénudait complètement la timbrée, en détaillant sans gêne les courbes agréables, pour ne pas dire alléchantes, de la jeune femme. Harley est loin d'être une idiote, même si beaucoup croient le contraire. Elle sait parfaitement le genre de sentiments et d'envies qu'elle peut provoquer avec son corps nu, ainsi que ses manières de chatte. Se prenait-elle pour Catwoman ? Hey, y'a de bons exemples. Celui-ci en était un.

Laissant finalement tomber son horrible combinaison fluo à ses chevilles, elle leva une jambe, coinçant le pied contre le bout de tissu restant, afin de libérer son autre jambe, et d'un geste faussement gracieux, l'envoyer balader à l'autre coin de la pièce. D'un mouvement nonchalant, elle se tourne sur elle-même, lui laissant le loisir d'observer sa poitrine voluptueuse et ses fesses galbées. Dos à lui, elle écarte un peu les bras, haussant les épaules.

« Alors ? T'en as jamais vu des aussi beaux d'toute ta vie, le pas beau ! »

« Quel gâchis. », lâcha-t'il, dans un soupir plein de dégoût.

Un nouvel haussement de sourcil sur son visage de poupon, et Harley se retrouva le souffle coupé. L'homme s'était emparé d'une lance à eau et en projetait en grande quantité dans le dos de la folle. Surprise et déséquilibrée, elle se retrouva vite à quatre pattes. Sa peau de nacre rougissait au fur et à mesure de cette douche, que dis-je, de cette torture.

« Biquet y allait plus fort, lui ! », hurla-t'elle, histoire que sa voix porte bien au dessus du bruit que pouvait faire le jet d'eau claquant sur son corps.

Encaissant la chose comme elle le pouvait, elle grogna tout en ne quittant guère ce sourire qui élargissait ses lèvres. Pour sûr qu'elle aurait pu concurrencer celui du Joker en l'état, tant sa fureur et sa folie était contenue. Attaquer cet homme serait une véritable folie. Elle ne ferait qu'aggraver son cas...Mais Harley n'est-elle pas folle au fond ? N'est-ce pas son essence même ? La déesse de la folie.

S'en était trop. Miss Quinn, toujours à quatre pattes, leva un bras en signe de reddition. C'est bon, elle en avait marre. Une douche, d'accord, mais pas comme ça. L'homme, ce crétin devrais-je plutôt dire, coupa l'arrivée d'eau de son tuyau, pour le poser au sol. Croisant les bras au niveau de son torse, ses yeux de pervers revinrent sur la blonde timbrée. Elle semblait essoufflée, ses épaules tremblantes, les seins lourds comme s'ils étaient pleins de lait et prête à traire.

« C'est fini. »

« Ha...Hin...HAHAHAHAHAHAHAHA ! Que le spectacle commence ! »

Comme prise d'une rage soudaine, agile malgré l'eau au sol, la cinglée se laissa glisser sur le carrelage de la pièce pour arriver sous l'homme qui s'était ouvertement moquée d'elle. Plantée devant lui, à ses pieds, elle lui offrit son plus beau coup de poing dans les valseuses, faisant chanter puis couiner le gaillard.

« J'ai toujours aimé le bruit des clochettes ! Gnihahahahaha ! »

Une alarme retentit. Sa rébellion avait trop attiré l'attention. Il fallait agir vite ! Agile comme un singe, rapide comme un guépard, aussi vile qu'une chatte comme Catwoman (à croire que c'est devenu son modèle), elle se saisit du tuyau d'eau et se redressa pour se jeter sur l'abruti, toujours nue et luisante d'eau. Avec les moyens du bord, elle lui fit un très beau nœud de cravate, tirant de toutes ses forces, un sourire sadique sur les lèvres, une lueur déséquilibrée dans son regard d'azur.

« T'es beau comme ça ! C'est une fête qui s'arrose, hein ? Et tu d'viens tout bleu ! T'es dans le thème, doux connard ! HéhéhéHAHAHAHAHA ! »

Quatre autres gaillards à gros bras arrivèrent dans la salle inondée, cherchant à tirer Harley pour qu'elle lâche prise. Mais c'est mal connaître la bougresse qui, d'un coup sec, tire sur le tuyau autour du coup de son pauvre connard. Ça vient de craquer là, non ? Le ligoté finit par tomber à genoux, puis à plat sur le sol humide. Harley jubile, alors que les autres gardes arrivent enfin à la stabiliser.

« GnihahahahaHAHAHAHAHAHA ! », son rire se perdant dans la pièce en un écho macabre.

Essuyée sans aucune délicatesse, on lui remet sa combinaison orangée dégueulasse, et direction sa chambre. Qu'elle pense à ses actes, qu'on lui a dit. Un meurtre de plus, vous pensez vraiment que cela va changer Harley Quinn ? Pff...Bande d'idiots.
« Modifié: mai 20, 2019, 04:52:48 pm par Anéa »

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Magdalena Takao

Humain(e)

Re : Au plus noir de la nuit...[PV]

Réponse 1 mai 20, 2019, 04:12:05 pm

La prison était un environnement qu’il connaissait très bien, il y avait passé plusieurs années derrière les barreaux à cause de son tempérament à très vite utiliser ses poings pour se faire comprendre. Hiruma était un bagarreur né, il avait passé sa vie à se battre pour de plus ou moins bonnes raison et il ne connaissait rien de plus jouissif que le craquement des os  dû à ses coups de poings. Il ne comptait plus le nombre de tête qu’il avait explosé et pour combien de meurtre il avait été envoyé en prison mais cela ne l’avait pas vraiment fait prendre conscience de ses actes, au contraire. Dès son premier jour d’incarcération, il avait démoli le visage de son partenaire de cellule qui avait eu l’imprudence de ronfler trop fort et l’empêchant donc de dormir et à la suite de nombreuses bagarres se finissant au mieux par le coma de la victime au pire par sa mort, Hiruma fut envoyer en quartier d’isolement. Mais rien ne pouvait arrêter ses poing et sûrement pas une porte de cellule qui même en isolement ne le retint pas, fracassant trois gardien au passage.

Ses exploits lui paraissaient si lointain, il était toujours en prison mais il avait changer de coté, le directeur de la prison avait eu une fabuleuse idée afin d’utiliser les poing du forcené sans que cela ne lui coûte des hommes. Contre une bonne somme d’argent, le prisonnier devint le bras armée servant à remettre de l’ordre lorsque des détenus se montrait trop turbulent et vu les énergumènes qu’il y avait dans cette prison, il avait de quoi taper dessus tout les jours.

Aujourd’hui on l’avait appelé pour s’occuper d’un détenu réputé comme fou, lorsqu’il était entrer dans l’aile de la prison dédié aux détenues femmes, cela ne lui fit ni chaud ni froid, un visage à tuméfier ne subissait aucun traitement de faveur de sa part même si c’était une femme. En arrivant dans la salle où on l’attendait, il regarda la femme qui venait de se faire attacher à une chaise et il sourit comme s’il était heureux de pouvoir frapper ce joli bout de femme :

« Alors comme ça, il parait que tu as encore fait des tiennes. T’en a même tuer un, t’es une vraie dure dis-moi. »

Il ricana alors qu’il lui faisait face en ajustant ses gants. Il s’approcha d’elle pour lui prendre le menton et le relever et lui faire un grand sourire avant qu’il lui colle une gifle des plus violentes :

« Toi et moi, on va bien s’amuser. Tu peux m’appeler Docteur Punch, ceci est ta première consultation. »

Après l’aller, il fallait bien le retour et donc il la gifla une nouvelle fois.

Harley Quinn

Humain(e)

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Re : Au plus noir de la nuit...[PV]

Réponse 2 juin 03, 2019, 04:48:49 pm

Harley jubilait. Elle avait réussi son coup.

« C'était...Mmh...MORTEL ! HAHAHAHA! »

Le sourire élargissant ses lèvres pulpeuses, la blonde se gaussait de tout son saoul sur le chemin de sa cellule. Balancée comme une poupée de chiffon dans cette petite pièce, elle s'était volontairement laissée glisser sur le sol, à rouler bouler, pour finir à plat ventre. Les infirmiers et gardes sortirent de la cellule en scellant correctement la porte, et en promettant à l'aliénée de lui rendre visite pour lui donner une bonne dose de calmants. De longues minutes s'écoulèrent dans un silence de mort. Pourtant, la blonde était bien vivante elle, par rapport à sa victime. Elle restait jonchée sur le carrelage froid de sa prison en mode carpette. Puis soudain...

« HaHaHahahahahahaHAAHAHAHAAHAHAaHaAHahAhaa ! Ouuuuh ! HAHAHAHAHA ! »

Un autre rire, long, profond, tirant parfois dans les aigus, et d'autres fois dans les graves. De celui qui vous prend les tripes et vous donne les larmes aux yeux. Ses doigts se serrèrent en un poing, puis un second, et tapèrent le sol pour accompagner son rire en battant le rythme. Tout cela était d'un ridicule, pour Harley, que cela lui provoquait des spasmes aux abdominaux. Elle se calma un peu, en se roulant sur le côté, à regarder le plafond de ses yeux larmoyants de joie.

« C'est bon ! J'ai fait ma gym quotidienne ! »

D'un geste qui lui parut terriblement simple, l'aliénée se redressa pour rester finalement en tailleur, les mains sur ses pieds. Elle se balançait d'avant en arrière, comme pour se bercer. Et c'était exactement ce qu'elle faisait. On pouvait l'entendre chantonner de derrière la porte, si on y prêtait attention, naturellement. Ses couettes balançaient d'avant en arrière, en de douces vaguelettes, comme si elles dansaient grâce au vent. Mais alors qu'Harley se calmait, on pénétra dans son espace privé, et sans même regarder qui venait de rentrer, elle hurla dans cette position de cocon dansant.

« C'EST OCCUPÉ ! »

La blonde inspira profondément, et ce n'est que lorsque la porte claqua qu'elle détourna enfin les yeux sur la personne qui venait de pénétrer dans son espace personnel. On l'avait déjà fait chier tout à l'heure alors peut-être que ça allait recommencer. À moins que...

« C'est ça, le service après-meurtre ? »

Deux gaillards étaient là, et venaient avec une camisole. Enfin, c'est ce que la folle pensait. Ils vinrent la saisir, elle qui semble peser une plume, pour l'obliger à s'asseoir sur une chaise et l'attacher ensuite. Étrangement, la belle et jeune folle se laissa faire, sa tête secouée de petits hochements de tête, l'air de sa petite chansonnette encore dans son esprit. Elle ouvrit grand la bouche, comme pour être prête à prendre des calmants, avant de finalement la refermer en une moue déçue puis moqueuse.

« Quoi ? C'est pas à avaler aujourd'hui ? J'ai le droit à la séance BDSM ! HAAAAAN ! TROP BIEN ! Qui veut la fessée ? Hein ? Hein ? »

Bien qu'attachée, Harley était excitée comme une puce. Les deux se retirèrent alors qu'un autre homme, un grand brun au visage dur vint se poster devant Harley.

« Alors comme ça, il paraît que tu as encore fait des tiennes. T'en as même tué un, t'es une vraie dure dis-moi. »

« Moiiiiiii ! Hahahahaha ! »

Et elle se tordit de rire, une nouvelle fois. Hey ! J'ai pas dit qu'Harley était toujours drôle, hein ! Des fois, son humour est pourri, comme celui de la rôliste. Mais visiblement, cela fait rire aussi ce grand monsieur, pris d'un petit ricanement des familles, tout en réajustant ses gants. Une petite bulle explosa imaginairement dans l'esprit de l'aliénée quand elle l'observa plus en détails, toujours le sourire aux lèvres. Elle trépignait d'impatience sur sa chaise. Elle allait l'avoir, sa séance BDSM, elle le savait. Harley avait beau être folle, elle n'en était pas moins intelligente. Il releva le menton de la belle et la gifla sans douceur. Sans AUCUNE douceur. Le visage de la folle se tordit d'une grimace, durant un instant, restant encore sur le côté, peut-être sonnée de ce coup. Sa joue commençait déjà à rougir fortement avec, en plus, la marque des doigts gantés de ce salaud.

« Toi et moi, on va bien s'amuser. Tu peux m'appeler Docteur Punch, ceci est ta première consultation. »

Et une seconde gifle siffla dans l'air, trouvant pour compagne le visage de la blonde. Un silence tint un instant dans l'air, avant que les épaules de Harley ne se mettent à être secouées de spasmes. Un autre rire, encore et toujours des rires, parvenant de sa gorge.

« Oh oui ! Ma séance BDSM ! T'es tout nouveau, hein ? Docteur Punch, ça fait plus vieil alcool de comptoir d'été qu'autre chose ! Il te faut justement quelque chose qui a plus de...Mmmh...DE PUNCH, JUSTEMENT ! Hahaha!

Badum tss.

« Et n'aie pas peur hein. Biquet y allait pas de mains mortes avec moi. Tu peux y aller !

Un grondement roulait dans le fond de sa gorge. D'une mine amusée, elle tient désormais une mine déçue.

« Roooh, ils auraient dû me mettre dans l'autre sens ! Histoire qu'tu mattes mon cul à coups de grosses fessées ! GRRRR!

Ce n'était pas une spécialiste du ronronnement parfait, mais elle n'avait pas les dons de Catwoman après tout. Ses jambes, pas attachées à la chaise, remuaient comme celles d'une personne en état de stress, ou d'énervement. Vous savez, ce genre de personnes qui font tressauter leurs jambes à en faire remuer les meubles ? Et ben, c'est exactement ça, sauf que ce n'était guère ce genre de sentiments qu'avait Harley en ce moment-même. Tel un enfant devant une glace ou une sucette, ou Biquet devant Batman, elle dansait sur sa chaise, carrément à sautiller d'excitation pour la suite.
« Modifié: juin 03, 2019, 04:57:50 pm par Anéa »

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Magdalena Takao

Humain(e)

Re : Au plus noir de la nuit...[PV]

Réponse 3 juin 26, 2019, 01:28:42 am

Pour cette petite entrevue, on ne lui avait pas donné de consigne précise, on lui avait donné carte blanche pour faire ce qu’il voulait avec le prisonnier qu’il devait torturer, le garder vivant n’était même pas signalé contrairement à ceux d’avant ce qui lui laissait vraiment le champ libre pour faire ce qu’il voulait. Et puisque tout cela semblait amuser sa victime, y allait faire en sorte de prendre son pied également.

Il restait impassible en la regardant avant de lui envoyer un coup de poing en plein visage, rapide et précis, calculé pour faire le plus mal possible tout en évitant de trop abîmer la receveuse :

« T’as l’air de t’amuser mais tu seras beaucoup moins jolie quand j’aurai fini de te frapper. »

Il posa ses mains sur les jambes de la jeunes femmes pour les maintenir avec force pour qu’elle arrête des l’agiter dans tous les sens :

« Je peux te retourner moi-même mais si je m’occupe de tes fesses avec mes poings, crois bien que tu vas le sentir passer et ce ne sera pas des fessées. »

Il la regarda avec un sourire malicieux sous-entendant la signification sexuelle de ses paroles mais en vérité il n’était pas du genre à infliger ce genre de sévices, de toute les femmes qu’il avait frapper, torturer, tuer avant ou pendant son incarcération, il ne s’était jamais abaisser à ce genre de pratique pour faire souffrir une réfractaire à ses méthodes. Mais il y avait un début à tout et puisque celle ci semblait tant aimer se faire taper dessus, il ne limiterai pas à son code de conduite, aussi mince soit-il.

En souriant, il décida de s’asseoir sur les genoux de la dégénéré pour la regarder de plus près en lui attrapant le visage à pleine main :

« Tu dois être plutôt mignonne avec des yeux au beurre noir. »

A peine eut-il finit sa phrase qu’il lui colla deux direct, un de chaque coté du visage pour avoir confirmation de ce qu’il avançait. Reprenant son sourire malicieux, il attrapa le col de la tenue de détenue de sa victime et commença à la déchirer lentement pour regarder ses réactions jusqu’à lui faire un large décolleté, s’arrêtant à mi-poitrine pour se relever l’air de rien. A peine fut-il de nouveau debout, que les jambes de la demoiselle se remirent à battre, il décida donc que cela devait s’arrêter et c’est un violent coup de poing qui vient frapper la rotule de la jambe droite pour la briser, un deuxième coup vint faire de même pour la seconde jambe avant même que la douleur de la première ne se déclare :

« Arrête de bouger. »

Il s’amusa de cette ordre donné après avoir fait en sorte qu’il soit respecté.

Harley Quinn

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Re : Au plus noir de la nuit...[PV]

Réponse 4 juillet 16, 2019, 01:28:16 pm

Telle une puce dans les poils d'un chat, ou un enfant dans une ducasse, Harley trépignait d'impatience sur sa chaise, à gigoter comme si elle avait des vers au cul. Glamour. De ses yeux d'azur et aux reflets de folie, elle observait cet homme, ce Docteur Punch. Elle ne savait pas quoi en penser. Elle n'était pas stupide, loin de là. Après tout, avant de devenir la plus fidèle alliée de Biquet, elle avait été sa psychiatre, donc avait beaucoup de jugeote. Mais ça, ce n'était que ce qu'elle pensait d'elle-même, et ce que les autres pensent d'elle également. Tout ceci n'était que fictif au fond. Harley n'était guère Harley, cet arlequin du crime. Sa véritable identité, elle l'avait oubliée comme un ballon de baudruche qui éclate en rencontrant une aiguille. Elle n'était plus, et ne le sera probablement plus jamais, cette gymnaste au nom bizarroïde de Lycka Naoe. Adieu. Bye bye. Arrivederci !

Un autre poing vola dans l'air, pour atterrir sur son magnifique visage, déjà rougi et très légèrement gonflé des coups précédents. Un grognement siffla dans la pièce, l'espace d'un instant. Sous l'après-coup, la jeune femme blonde piqua du nez vers le sol, sans dire mot. Qui sait, peut-être était-elle inconsciente quelques secondes ? Lentement, un peu à l'image des poupées ou pantins dans les films d'horreur, l'aliénée leva la tête, émettant un rire grinçant. Ses saphirs se posèrent sur le brun, toujours avec la même lueur, ajoutée d'une rage, de brutalité. Ses lèvres s'étirèrent grandement, laissant apparaître ses dents rougies de sang. Il n'y était pas allé de mains mortes, et la prisonnière était loin d'être immortelle, même si elle encaissait bien.

- J'ai b'soin d'être jolie pour toi ?

Son sourire ne quitta guère son beau visage, pour le peu qu'il le soit encore à ce moment-là. Harley dévisagea son tortionnaire qui lui maintenait les genoux pour qu'elle cesse de montrer son enthousiasme, à sa façon bien sûr. Pas une once de défi dans son regard, mais on pouvait bien sentir encore son amusement. C'est Harley Quinn, elle s'amuse de tout et de rien. Elle a appris à bonne enseigne.

Lui ne se gênait pas pour prendre sur elle, toujours avec ce sourire espiègle lui tordant la bouche. Assise sur ses genoux, Docteur Punch lui fit encore un de ces compliments dont il avait le secret, assignant à la jeune femme deux autres coups de poing pour assombrir sa peau et le contour de ses yeux.

L'aliénée grinça des dents, retenant un grognement plus prononcé encore, sonnée. Et son supplice était loin d'être terminé. Il prit un malin plaisir à venir lui briser les rotules pour qu'elle arrête de se secouer sur la chaise.

- Argh ! ...MMMMPPPHRRR ! Bordel de merde !

Pour sûr, elle ne bougerait plus, même si elle le voulait du plus profond de son être. Sauf siiiiii, vraiment, mais vraiiiiiment, il ne lui laisse pas le choix. Ses jambes tremblaient de douleur, mais elle ne chouinait que très peu. Relevant sa tête, ses yeux mi-clos sous les précédents coups, elle voyait à peine cet homme qui la malmenait. Un soupir, puis un sourire étira ses lèvres abîmées et rougies. Ballottée dans une forme de semi-sommeil, semi-malaise, elle peinait à allonger plusieurs mots sans interruption.

- Alors, mon...cher...Docteur Punch....Est-ce...que...j'suis plus jo...Mph...jolie...Pour t-toi ?

Elle ne ferait pas semblant. Forte, elle l'était. Faible, elle pouvait l'être aussi. Mais c'était son inconscience qui la caractérisait. Après cette petite question, elle reprit difficilement son souffle, comme si le retenir parfois ferait que son corps la fasse moins souffrir. Comme presque anesthésiée, elle ne s'empêcha tout de même pas pour continuer sur quelques mots.

- Ton coup...d'folie...C'est...pas fini...Folie...fini...

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