Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Messages - Asmodeus

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Spoiler: "Elspeth & Kinnel" (cliquer pour montrer/cacher)

Dominée, saillie, réduite à l'état d'objet de satisfaction, splendide sex toy vivant, Saïki recevait maintenant la pleine grâce des démons qu'elle avait laissé pénétrer sa vie et son corps. Sous des traits parfaitement humains, ils ne pouvaient plus pour autant cacher leur nature infernale. Mais qui, dans la limousine roulant, lentement et par chemins détournés, jusqu'à sa somptueuse destination, irait désormais remettre en question le désir d'accomplir ce rituel d'imprégnation sauvage et jouissif ?

Personne.

Et si l'incube et la succube étaient techniquement des créatures négatives pour les mortels, introduisant le produit des Enfers pour le premier et se nourrissant de la vitalité mortelle pour la seconde, leurs influences respectives tendaient à s'annuler. Et puis, Asmodée n'était pas qu'un démon de luxure, il était un ange déchu, un être aux grands pouvoirs dont l'esprit et le corps pouvaient briser autant que guérir. Et lorsque son membre viril, raide et enserré par le sphincter ouvert de la belle idole, se déchargea de sa semence maudite, elle ne fit pas que marquer Saïki à jamais de la présence et du pouvoir du démon. Elle la noya dans une sensation de plénitude absolue, plus forte qu'aucun orgasme, soignant ses petites blessures, éradiquant les menues infections, lui rendant miraculeusement des mois de jeunesse.

Elle pouvait se sentir vivre comme jamais, alors même que, derrière ses pupilles rosées par l'influence et la présence stupreuse, son esprit était radicalement recâblé par cette décharge de bonheur intense et soudaine. Comment identifier Kanda, même s'il révélait toute la vérité à présent et réclamait de se faire appeler par son nom, autrement que comme une source de bienfaits indéniable, à présent ?

Il quitta son orifice dilaté qui retrouva pourtant une élasticité parfaite à son retrait. Le contact à son sperme surnaturel faisait déjà son office. De son côté, Kinnel s'acheva au fond de sa gorge, et il sortit son membre de sa bouche en grognant. Elspeth attendait, le menton calé entre les seins de la belle, et recueillit les jets blanchâtres avant que le reste de son sperme ne se répande et dégouline sur le visage de Saïki.

Kanda s'était déjà réinstallé dans son coin de la banquette. Elspeth gagna bien vite le sol avec un air mutin, encore affamé, mais assagie. Kinnel fit ainsi qu'il l'entendait avec l'idole. L'air était toujours chargé de l'influence de la Luxure, mais elle était devenue si intense et immanquable qu'après cette imprégnation, tous étaient simplement trop excités et hébétés pour le réaliser.

"Quand nous serons rentrés, je te ferai découvrir d'autres choses encore, Saï-chan. Tu n'as pas terminé de redécouvrir ton plaisir."

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Prélude / Re : Vos jetons au casino! Vous allez gagner, sisi [Vanéalidé !]
« le: mercredi 12 octobre 2022, 22:56:21 »
Citer
Asmodeus: Je souhaiterai avoir la carte de visite ainsi que le détail du guide ... histoire de savoir si c'est interessant touristiquement x)

Tu vois les soirées select à Ibiza ? Okay.
Tu vois les soirées dans le noir aux Chandelles ? Okay.
Tu vois la boîte au thème infernal qui fait bander les goths ? Okay.
Tu mélanges tout ça...

Bienvenue chez moi ! ;D

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Prélude / Re : La dolce vita ! [Vanéalidé !]
« le: mercredi 12 octobre 2022, 22:54:24 »
On te souhaite de réussir en tout cas, BG ! Si jamais ton ambition devait souffrir l'absence de soutiens d'outre-terre, j'accepte les donations, les sacrifices et les offrandes personnelles. ;D

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Prélude / Re : Naomi la serveuse [Vanéalidée !]
« le: mercredi 12 octobre 2022, 22:51:16 »
Rebienvenue fille de la nuit ! On attend que tu bascules pour profiter de tes... multiples talents. ;D

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Prélude / Re : Mélange d'une fée et d'une succube [Vanéalidée !]
« le: mercredi 12 octobre 2022, 14:37:43 »
Pourvu pour Inarya qu'Asmo ne sente pas Esther en elle, ça pourrait vite dégénérer. ;D

Bienvenue beauté !

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Prélude / Re : Simple guerrier mortel devenu Dieu de la Guerre [Vanéalidé !]
« le: mercredi 12 octobre 2022, 14:35:51 »
Bienvenue le tatoué ! Viens pas mettre le bazar chez moi et tout ira bien. :D

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Prélude / Re : Vos jetons au casino! Vous allez gagner, sisi [Vanéalidé !]
« le: mercredi 12 octobre 2022, 14:34:49 »
Toi, t'as un ticket pour mon petit palais infernal ! ;D

Rebienvenue !

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Spoiler (cliquer pour montrer/cacher)

Boule de désirs inassouvis soudainement brisée, avalant avidement tout ce qu'elle avait toujours désiré et se refusait de vouloir, Saïki ne répondait plus. Elle essayait, peut-être, dans un coin de son esprit, mais elle était réduite à un état bestial, dénué de raison, plongée dans son seul plaisir et dans les abimes les plus profonds de la Luxure. La chute avait été généralisée, brutale, totale. Le succès était tel qu'Asmodée aurait pu être en droit de craindre une rémission en réaction à la violence du choc, mais le temps passait sans que l'ardeur et l'appétit de l'idole diminuent et il dut formellement reconnaître le succès de son approche. La réussite était d'une ampleur telle qu'il n'aurait presque pas osé la célébrer mais, comme l'évidence s'imposait, il laissa son sexe prendre un peu d'ampleur pour lui emplir la bouche et la gorge, et, non sans sa participation, il se laissa aller à leur fête dégoulinante de stupre.

Le prince infernal se délecta du spectacle qui s'offrait à son regard et échangea un regard de connivence avec l'incube qui, la verge bien fichée dans le fondement de la belle, lui prenait une virginité anale précieuse sans la moindre once de douceur, lui arrachant des gémissements et des cris étouffés par la queue du maître et les fluides qui se mêlaient en dégoulinant sur son menton. Il poussait son pelvis contre elle, lui tapait le nez, lui détruisait le maquillage, s'enduisait la hampe de rouge pétard pendant qu'à l'autre bout de la banquette son petit cul commençait à suinter du présperme démoniaque de Kinnel. Elspeth se régalait des fluides qui coulaient partout, les collectant d'une langue aussi agile qu'interminable à l'abri de la pénombre et des courbes de la gyaru.

Au volant, Tama, aussi prudent que possible, se masturbait en captant des bouts de la scène et en laissant les bruits trempés de leurs ébats se répercuter jusqu'à ses oreilles.

Après quelques minutes qui parurent sûrement interminables à Saïki, les choses évoluèrent sur l'initiative d'Asmodée, qui dirigea le quatuor comme un maître d'orchestres, de peu de mots et à grands gestes. Kanda se retira de la bouche meurtrie mais ne relâcha pas les cheveux de la belle.

"Recule !"

Les mots, impérieux, n'étaient pas pour elle. Kinnel s'extirpa d'elle, la laissant vide de tous ses orifices, mais elle se fit bientôt tirer en arrière, pousser sur ses fesses. En un clignement, elle se retrouva sur le dos, la tête vers les deux jeunes gens et les jambes autour de Kanda. Kinnel n'attendit guère et se baissa sur elle, lui faisant lécher ses bourses, sucer sa bite sans ménagement. Elspeth les rejoignit encore, la caressant sans pudeur, branlant la base du sexe de son compagnon, le suçant goulument quand il se tirait de sa bouche. De son côté, Asmodée prit la place de Kinnel en poussant son membre vigoureux à son tour entre ses fesses, s'occupant de son vagin trempé de ses doigts fouisseurs. Il aurait probablement pu invoquer une autre verge, voire se donner un second membre, voire convaincre Tama de s'arrêter, mais il était peut-être tôt pour étaler si ouvertement son pouvoir.

Lorsqu'elle aurait reçu les foutres démoniaques et baigné dans l'extase de leurs semences, par contre, elle serait certainement prête à n'importe quoi.

Et, sans la ménager, il lui pilonna le fion en claquant bruyamment contre ses fesses, à chaque coup, dans un bruit humide et obscène.

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C'était comme une explosion brutale. L'ampleur des frustrations contenues par Saïki Nakamura ne participait qu'à rendre sa reddition plus formidable encore. Contrairement à une idée commune, tenir le Mal hors de sa vie n'aidait pas à l'affronter et il fallait pouvoir vivre avec toutes les parties de son être pour ne pas voir certaines se transformer en armes ; les mêmes armes dont Asmodée se servait, désormais, pour faire craquer et céder la belle artiste. Elle n'avait même pas 30 ans, pourtant son malaise était grand et sa vulnérabilité prodigieuse. Il n'y avait pas que l'influence de l'archidémon et des deux démons l'entourant de leurs attentions lubriques car ce à quoi elle s'adonnait, elle le voulait au fond d'elle, depuis longtemps. La vie d'idole était solitaire et nul n'était fait pour être seul.

A présent la chute était consommée et le trio infernal s'en donnait à cœur joie avec la mortelle ingénue. Peut-être maintenant Saïki pouvait-elle additionner 1 et 1 et comprendre que quelque chose l'influençait, mais elle n'était pas en état de le faire pour le moment, et elle arriverait bientôt à un état où la réalisation lui serait bien égale. Goûter à la lascivité démoniaque était une expérience unique, et être le réceptacle de la semence d'Asmodée, avec ses effets bénéfiques autant qu'aphrodisiaques, plongeait dans un était comparable à l'addiction.

L'agent délaissa son pantalon et son caleçon tout en laissant les deux privilégiés se décider pour leur approche. Finalement, ils ne firent rien à moitié. Elspeth allait loin en agitant sa langue de succube jusque dans la cavité moite de la mortelle, mais Kinnel ne prenait pas de pincettes en réduisant son membre, pas vu pas pris, avant de le redéployer dans la cavité anale de la Japonaise. Asmodée aurait pu le tancer pour cet étalage inutile de ses capacités surnaturelles, mais il réalisait qu'ils en étaient au point de non-retour et tout ce qui marquerait Saïki maintenant l'ancrerait pour la suite du processus. Alors, il se dressa sur ses genoux. Les cheveux de l'idole firent office de prise idéale pour lui faire suivre le mouvement. Il lui pressa son pelvis contre le nez, la laissa prier pour de l'air. Il la libéra une seconde, puis il prit les commandes, baisa sa bouche baveuse comme le sac du Père Noël, un sac sans fond. Car si Saïki avait peur de régurgiter ou d'être blessée, elle pouvait baiser l'esprit tranquille : rien de tel n'arriverait.

Le regard de Kanda pivota dans le rétroviseur. Au volant, Tama regardait, discrètement. Il avait sorti son propre sexe de son pantalon et se masturbait en regardant. Il le sentait désireux de s'arrêter pour les rejoindre, mais il n'y avait pas la place et le garde du corps espérait plutôt les rejoindre une fois arrivés à destination. Lui aussi subissait la situation depuis le début et le vernis craquait enfin.

"Tu as quand même raison d'avoir proposé du café, Saï-chan. Il nous donnera l'occasion de recharger avant de remettre le couvert. Pas vrai ?"

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Asmodée/Kanda ne fit et ne dit rien, se contentant de laisser l'influence démoniaque et le pouvoir de la tentation faire leur ouvrage. En tant que Prince de la Tentation, il en connaissait long sur ce mécanisme si central dans la vie de toute créature. Rares étaient ceux à ne pas sentir son influence chaque jour. Elle pouvait pousser à se dépasser pour acquérir davantage ou faire sombrer son existence dans des abysses inextricables. Bonne ou mauvaise chance, Asmodée tirait toujours son épingle du jeu. Les autres cercles infernaux avaient leur propre puissance, mais la tentation était ce qui rendait celui de la Luxure si prééminent sur tant de mondes et de plans.

Discrètement, il observa le manège du garde du corps, Tama. Fidèle, professionnel, c'était en vérité une façade couvrant l'adoration qu'il vouait à Saïki, dissimulée derrière ce vernis de probité. Il ne s'était pas attendu à ce que son manège fasse sortir ce genre de tendances chez cet homme mature et réservé, mais il saurait s'en servir. Il fallait toujours tirer le maximum du moindre élément.

Finalement, le binôme devenu quatuor rejoignit la limousine, Tama à l'avant, Saïki, Elspeth et Kinnel à l'arrière. L'atmosphère du véhicule s'épaissit brutalement. Selon sa perception subjective, l'aura de Luxure devenait si forte qu'on pouvait maintenant la sentir, épicée, brûlante, comme au sein du palais d'Asmodée, dans les Enfers même. L'îdole avait déjà cédé à ses envies et ses gestes n'étaient pas le seul signe. Elle respirait fort, elle gigotait ses cuisses entre pudeur et désir de les ouvrir, et elle exsudait tant de phéromones que même un mortel banal aurait pu sentir son envie de baiser. Oui : baiser. Il ne s'agissait plus de vagues envies de plaisirs charnels. L'heure était à la pure et simple baise.

Les braguettes des mâles furent vite ouvertes, leurs verges croissantes sorties de leurs écrins. Kanda et Kinnel se tournèrent vers Saïki et se collèrent à elle en l'enlaçant et en parcourant son corps de leurs mains chaudes. Un sein, puis deux, sortirent de la robe, malaxés par des doigts qui excitaient ses terminaisons nerveuses par un contact presque électrisant, leurs tétons bientôt assaillis par deux langues d'une agilité déconcertante. Un sourire mutin aux lèvres, Elspeth vint à quatre pattes sous les jambes de Kinnel pour sortir sa tête entre celles de Saïki. Elle croisa son regard et leurs regards s'embrasaient mutuellement. Elle ne la lâchait pas comme elle approchait son visage entre des cuisses qui s'ouvraient sans commande. Le dessous trempé craqua au passage de l'ongle de la succube, qui prit la vulve intarissable entre ses lèvres et roula le bout percé de sa langue entre ses lèvres intimes.

Tama regardait dans le rétroviseur. Soucieux de ne rien interrompre, il avait changé de trajet, le rallongeant quelque peu. L'agent ricana avec amusement et vint souffler au creux de l'oreille de l'idole.

"Penses-tu avoir le temps d'un café entre deux baises, Saï-chan ?"

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Prélude / Re : Yuki Raiden [Vanéalidée !]
« le: dimanche 02 octobre 2022, 20:57:38 »
Rererebienvenue petit démon nippon ! Et bonnes épousailles avec notre cher camarade ! ;D

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Le parc et son sous-bois / Re : ⸢Orideus⸥ Leçon d'humilité
« le: mardi 27 septembre 2022, 22:21:09 »
Asmodée n'utilisait pas ses pouvoirs. Il masquait même son aura au maximum, en considérant la concentration qu'il devait, malgré tout, accorder à cette confrontation. L'humiliation était forte pour le jeune Ange qui ne se retrouvait même pas seulement face à un ancien archidémon, mais face à un Ange déchu, plus ancien même. Elle ne déméritait pas pour autant : elle ne pouvait pas vraiment le savoir et Asmodée était un maître du mensonge et des apparences. Il aurait très bien pu l'approcher en toute discrétion et la travailler au corps pendant des semaines, voire des mois, mais...

Orinasu Oshie n'était pas qu'un jeune Ange comme les autres, elle était aussi tachée par la vanité et l'orgueil de la société qu'elle avait intégré pour la protéger. Elle se considérait bien plus importante et compétente qu'elle l'était et, plus que tout, elle se sentait au-dessus du lot, comme tout un chacun, et capable de maîtriser des démons intérieurs qu'elle n'avait cessé de nourrir depuis son arrivée ici. Sans aller jusqu'à dire qu'elle était une cible facile, elle ne justifiait pas un plan tout en subtilité : l'approche dure fonctionnerait tout aussi bien, sinon mieux avec elle.

Lorsqu'elle eut concédé la défaite, Asmodée la fixa quelques secondes dans les yeux avant de la relâcher. Elle disparut dans la poussière mais celle-ci se dispersait bien maintenant et, bien vite, le Démon se posa près de l'Ange occupée à récupérer de la confrontation difficile. Il la fixa de haut et sourit avec douceur.

"Comment je connais ton nom n'a guère d'importance, Orie. L'important, c'est que je connaisse ta valeur. Tu es un spécimen d'une rare qualité et je sais que tu peux atteindre la gloire éternelle."

Doucement, il lui tendit une main salvatrice pour l'aider à se relever.

"Mais l'instruction pour y parvenir ne se trouve pas dans ce siècle passé à rabâcher des boniments. Je peux t'aider."

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Prélude / Re : Une démone sous contrat [Keira]
« le: mardi 27 septembre 2022, 20:49:20 »
Superbe doublette ! Hellcum back!

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Place publique / ⸢Asmodriel⸥ Pire que l'esclavage
« le: mardi 27 septembre 2022, 00:58:13 »
Pire que l'esclavage


"Je n'arrive pas à y croire ! En 30 ans de carrière, c'est bien la première fois que personne ne me prends une si belle Elfe à un rabais pareil !"

"Ton Elfe est sauvage ! Ce serait une perte nette !"

"Ta meilleure chance c'est encore de la filer gratuitement au bordel !"

Sur l'estrade, les esclaves étaient partis à bon train depuis le début de la matinée. De toutes races, de tous genres, de tous âges, seuls ou en lots, ils avaient été présentés, examinés, marchandés, emmenés.

Galadriel, elle, en était à son sixième passage de la journée. A chaque fois, le marchand était contraint de la renvoyer en cage avant de passer à la suite. Personne ne semblait vouloir d'elle, car le premier à l'examiner avait failli prendre un coup et le mot s'était répandu sur le marché et en ville plus vite qu'il n'en faut à un éjaculateur précoce pour finir son affaire. Aussi belle et talentueuse soit-elle en musique et en onguents, on craignait autant son tempérament que la qualité naturelle de son espèce au combat.

Il se faisait tard. Elle était la dernière et le marchand tenait jusqu'au bout à chercher à faire une vente. Il était prêt à l'évacuer à perte, pourvu qu'il n'ait pas à la nourrir et qu'il puisse couper ses pertes. Il s'était bêtement laissé convaincre par les promesses du capitaine mercenaire et par ses beaux yeux d'Elfe, et il s'en mordait les doigts à présent.

Mais sa peine était sur le point d'être adoucie, car un acheteur inattendu s'était mêlé aux derniers badauds hilares venus se payer sa tête, surveillé de loin par deux gardes du corps. Il portait une riche tenue propre et élégante, et des cheveux longs d'or blanc barraient un visage fin, beau et soigné.

Il n'était pas rare que les Démons et autres créatures d'un autre plan s'immiscent dans la vie des mortels. Parfois, ils prenaient la peine de se créer des identités d'emprunt, qu'ils pouvaient ensuite endosser en arrivant. Asmodée et ses goûts régaliens se démarquait par la qualité et la longévité de la lignée totalement factice qu'il avait créé et continuait d'entretenir à Nexus : la Maison Valar, famille notable de la ville-état, influente et très riche. Et c'est sous les traits du jeune maître Lukan que le Démon venait faire son marché, avec une idée très précise en tête.

Mais ses plans seraient révélés plus tard. Pour le moment, son idée fixe était l'acquisition de l'esclave indésirable, et il avait attendu son tour avant de venir, laissant la situation s'embourber pour ne dépenser, mine de rien, que le strict minimum. L'esclavagiste pouvait bien se mordre jusqu'au sang. Et, ayant fait mine d'analyser la situation un moment, le jeune homme élégant et propre sur lui finit par jouer des coudes pour se porter à l'avant, levant une main gantée de cuir noir avant de donner son offre d'une voix claire et forte.

"Je t'en donne six écus !"

Le silence se fit. On dévisagea le jeune noble et certains, reconnaissant son blason, s'écartèrent avec respect. Son regard, d'un brun si clair que ses pupilles semblaient faites d'ambre, croisa celui de l'Elfe dans un léger sourire, un sourire amusé, avant de revenir au marchand.

"Votre Seigneurie... Si je vous la vends à ce prix, je vends à perte."

"Tu aurais dû évaluer ta marchandise proprement. Ne prends par ma jeunesse pour une faiblesse, marchand ! Puisque tu ne me prends pas au sérieux, d'ailleurs, je baisse mon offre à quatre écus !"

Le marchand devint pâle comme un linge. Il avança jusqu'au bord de l'estrade et bafouilla avant de se reprendre. L'assistance souriait en se regardant du coin de l'œil, se régalant de l'humiliation finale, meilleure encore que s'il était parti sans un sou ni un mot.

"Pardonnez mon outrecuidance, je suis votre obligé. Saurez-vous faire preuve de compassion et m'en offrir... cinq... écus ?"

Le jeune noble fit mine d'y réfléchir, mais Asmodée avait déjà décidé. Lukan Valar ferait mine de se montrer magnanime, même si le Démon se fichait bien de l'argent ou de l'avenir du marchand.

"Va pour cinq !"

Il fit signe à ses gardes du corps, qui s'approchèrent. L'un d'eux portait une petite bourse et l'ouvrit pour opérer la transaction. Les badauds, eux, commençaient déjà à se disperser : il était tard et leurs femmes les attendaient déjà. Le Démon, caché sous les traits du jeune maître, profita de la tranquillité pour approcher de l'estrade et fixer l'Elfe, le même sourire scotché à ses lèvres.

"Tu es désormais la servante de Lukan Valar. Quel est ton nom, ma belle Elfe ?"

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Regrets contre condamnation. Désirs contre interdits. Asmodée avait rencontré ce dilemme sans arrêt. Briser la barrière du conditionnement moral était sans doute la chose la plus difficile à réaliser. Plus un mortel plongeait dans ses désirs les plus immoraux, les plus inacceptables, plus il devenait ensuite facile de le soumettre, par sa dépendance à la protection et au soutien que ses pouvoirs offraient.

La question était souvent : que fallait-il pour briser le sceau de l'interdit ? Et, en règle générale, les premières impressions étaient fausses. Si la mission vous parait simple, elle sera compliqué, et inversement. Saïki pouvait avoir l'air d'une mission difficile, mais la vie d'une idole n'avait rien d'épanouissant. Certes, le succès, l'argent et la reconnaissance, étaient des récompenses pour celles, trop rares, qui y parvenaient. Mais on prenait des années et on perdait des galons et, au bout d'un temps, tous les sacrifices consentis donnaient l'impression d'avoir loupé les plus belles années de sa vie.

Alors Saïki était bien plus facile à tourner qu'on pourrait le penser. Et son abandon au plaisir, dans l'anonymat de l'obscurité, n'était qu'une preuve que la femme au fond d'elle bouillait et ne demandait qu'à sortir pour se venger de tout ce qu'on l'avait empêché de réaliser. Kanda/Asmodée avait habilement poussé l'idole dans cette direction et laissait maintenant l'esprit reposer avant le coup de grâce. Rien de tel qu'un peu d'autoflagellation pour se rendre compte de la souffrance que nos verrous moraux nous infligent !

Dans le confort tranquille de la limousine, il fixait celle qui n'osait le regarder et fixait la rue, songeuse, un brin boudeuse. Elle faisait bonne figure, ceci dit, lui proposant, auparavant, un dernier verre. L'agent esquissa un petit sourire à la proposition.

"Très bien. Un dernier verre, chez toi."

Il ne fallait pas attendre d'une âme qu'elle se damne dans un lieu public, au milieu de pairs pouvant la juger. La protection de son logis était le duvet protecteur qui garantissait son saut dans l'inconnu. Sans s'en douter peut-être, Saïki Nakamura scellait son destin. Elle avait pris sa décision sans avoir encore décidé. Mais le démon qui la suivait partout, lui, savait parfaitement pourquoi son subconscient l'avait incité à émettre cette invitation.

Il ne restait qu'un seul test, un dernier petit coup de pouce du destin. Ou, plutôt, un coup de pouce de l'Enfer lui-même. Asmodée, lui aussi, avait pris une décision quant au dilemme qui s'était présenté à lui.

Comme la limousine s'arrêtait à un feu rouge, elle s'immobilisa à côté d'un couple de jeunes au look atypique, qui se tournèrent vers la vitre teintée comme s'ils voyaient au travers, croisant le regard de Saïki. Ils étaient parfaitement conscients de la fixer mais elle se pensait invisible derrière cette vitre. Elle y verrait peut-être un signe, car elle les avait déjà vu aujourd'hui.


Elspeth. Kinnel. La succube et l'incube qui avaient admirablement poussé Toshiro et sa protégée à se fourvoyer. Asmodée avait décidé de les récompenser avec une autre mission. Et comme leurs yeux aux pupilles roses croisaient ceux de l'idole, et comme leurs auras, sensuelles, érotiques, enivrantes, s'imposaient à elle, Kanda, lui, observait en silence, songeur.

Il était temps de se laisser tenter par une dernière invitation, et il se permit d'achever la résistance de Saïki par une toute petite pichenette mentale.

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