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Messages - Le Thuranien

Pages: [1]
1
Prélude / Re : THE ULTIMATE BARBARIAN ! (Validey)
« le: mercredi 06 mars 2019, 23:20:08 »
J'accepte le calembour ! Surtout qu'il s'applique parfaitement au mode de vie ascétique du bel éphèbe. Lorsque tu choisis la voie du barbare, la plupart du temps, tu n'as rien en poche.

A moins que... pour d'obscurs raisons, tu n'associes mon personnage à un parti politique d'un certain pays d'Europe Central qui financerait l'intégralité de cette présentation -avec de l'or qu'il aurait au préalable pillé- !

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Oui ! C'est forcément ça !

Maintenant que je t'ai percé à jour, dis moi qui de nous deux est le bon à rien ?!

Blague à part, merci !

2
Prélude / Re : THE ULTIMATE BARBARIAN ! (Validey)
« le: mercredi 06 mars 2019, 19:29:33 »
Ha !

L'humble chroniqueur que je suis vous remercie pour l'accueil et la validation. Pour ce qui est du barbare... hé bien... même s'il ne connaît pas les lumières de la Civilisation ni les adoucissements de la connaissance, le bougre n'a qu'une parole ! Chose promise, chose due. En avant Guingland !

 
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CAMEL PUNCH !





Et ça, c'est pour ceux qui se sont fait niquer par son gland.


3
Prélude / THE ULTIMATE BARBARIAN ! (Validey)
« le: mercredi 06 mars 2019, 14:47:57 »
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Identité : Son prénom est un secret qu'il se garde de révéler. Appelez le "Thuranien".
Âge : 31 ans.
Sexe : Matin, midi et soir.
Race : Il est un barbare (les nombreux camélidés qui ont été copieusement savatés par ses soins ne contrediront pas cette affirmation), mais dans le fion ça reste un homme.
Sexualité : Débridée. Il n'attend pas qu'on lui donne, il prend !

Physique :

J'en parle dans l'histoire donc si ça pouvait m'éviter d'avoir à le faire ici, ce serait tellement Cool. Après si faut sortir le gland pour être dispensé, je sortirais le gland ! Je sors le gland ?

Caractère :

"Dans ce monde, les hommes luttent et souffrent en vain, trouvant du plaisir seulement dans la folie ardente de la bataille. Il me suffit de vivre ma vie intensément, tant que je peux savourer le jus succulent des viandes rouges et le goût des vins capiteux sur mon palais, tant que je peux jouir de l'étreinte ardente de bras d'une femme et de la folle exultation de la bataille lorsque les lames bleutées s'enflamment et se teintent d'écarlate, je suis satisfait !"

Il s'agit là de la caractéristique majeur du Thuranien. Il vit pour l'instant présent, savourant chaque moment, se moquant tant du passé que de l'avenir. Hier vagabond, aujourd'hui marin, demain voleur.  Il suit un mode de vie terrible, sanglant, féroce et dénué d'amour. Pour le barbare qu'il est, la Civilisation n'est pas la phase ultime du développement humain ; c'est au mieux une conséquence inévitable de ce développement. Ce n'est qu'un état transitoire : les civilisations sont vouées à se fragiliser et à tomber en décadence, pour finalement être emportées par une nouvelle invasion barbare qui, à son tour, après un temps, se civilisera. Au cœur de ce cycle infernal, c'est dans l'état de barbarie que le Thuranien se reconnait.

A de nombreux égards, le barbare est aussi naïf qu'un enfant, étranger aux manières sophistiquées de la civilisation, intelligent de nature, jaloux de ses droits et aussi dangereux qu'un tigre affamé. Bien que jeune par le nombre d'années, les batailles et les errances l'ont endurci.


Histoire :

Lorsque l'on demande au barbare de décrire sa terre natale, l'homme se souvient de forêts ténébreuses, noircies d'arbres ternes servant à masquer des pentes de sombres collines. Ces dernières n'offrent au voyageur que cette perspective à perte de vue ; comme un tableau qui se répèterait inlassablement, colline après colline, pente après pente, et toutes masquées comme leurs soeurs.

Le Thuranien parle de l'éternelle voûte de plomb de nuages gris qui recouvrent l'alcôve du ciel, des eaux opâques des rivières qui s'écoulent sans bruit, des vents solitaires qui mugissent le long des défilés.  Enfin, il décrit une contrée lugubre, une terre sinistre réduisant les hommes à des ombres spectrales et qui semble retenir tous les vents, les nuages et les songes fuyant un soleil maussade.

La Thuranie, terre de Ténèbres et de Nuit.


I - Génèse :

La légende raconte que notre héros fut miraculeusement trouvé dans l'atelier même d'un forgeron du nom de Malak. Ce dernier le découvrit un beau matin alors qu'il pénétrait dans la cour de son atelier. La présence du marmot fut assez inhabituelle pour que le dompteur du feu et des éléments porta l'enfant devant le conseil du village. Une prophétie cristallisait alors tous les espoirs du peuple Thuranien : l'arrivée d'un sauveur qui briserait le joug d'une terrible sorcière nommée Thulsa Boobs, transmis depuis des générations. Ils reconnurent instantanément l'enfant comme le "Sauveur" de la prophétie, par les signes qui l'entouraient, mais aussi par une puissance surnaturelle qu'exaltait la progéniture encore geignante.

Personne cependant n'osa s'approprier l'enfant pour lui-même; et les sages choisirent de confier son éducation à Malak, qui le prit comme son apprenti et l'éleva comme son propre fils. C'est ce même homme qui lui donna un nom.

En effet, notre héros ne fut jamais un individu ordinaire. Quinze ans s'étaient écoulé et il était déjà plus fort et plus grand qu'aucun homme du village. En un si court laps de temps, il assimila les techniques de la forge apprise par son père adoptif et en parallèle de cet apprentissage, il montra également un talent particulier pour la voie du guerrier. Sous la férule de maîtres différents (pour la plupart des guerriers de passage) il apprit à maîtriser un large éventail d'armes -montrant tout de même une affinité toute particulière avec l'épée-.

Très vite, les gens se mirent à bredouiller des contes à son sujet, louant sa force et son courage : de quelle manière il était parvenu à sauver une ferme de l'inondation en déracinant un chêne vieux de 600 ans à la seule force de ses bras et de sa hache afin d'endiguer la crue ; comment il se tint seul devant une dizaine de pillards qui implorèrent sa pitié quelques minutes après le début du combat. A l'aube de son existence, celui que l'on appellerait plus tard "le Thuranien" avait déjà connu un début de vie mouvementée.

C'était peut-être dû à la région. Aucune terre ne fut jamais aussi sinistre que la Thuranie : des collines couvertes de forêts denses à perte de vue, des cieux presque toujours gris, et des vents qui gémissaient lugubrement en s'engouffrant dans les vallées. Les habitants de cette contrée -Malak comprit- étaient moroses. Ils n'espéraient rien de la vie, ni de l'au-delà.
Mais le silence assourdissant et l'horizon lugubre de ces terres ne représentaient pas les seuls dangers ici bas...

Les colons parlaient de la sorcière Thulsa Boobs comme ils parlaient d'un terrifiant Démon. Les Thuraniens la haïssaient, mais ils la craignaient aussi, car -disait-on-, du haut de sa tour, elle contrôlait des créatures du dehors, qu'elle pouvait conjurer à tout moment pour qu'elles accomplissent ce que bon lui semblait. Le peuple vivait dans la crainte perpétuelle de se réveiller au milieu de la nuit, les serres d'une horreur sans nom plantées dans la gorge!

Lorsque la Mage sortait de sa tour magique, ce qui n'arrivait qu'en de rares occasions, c'était pour conjurer quelque sort envers un homme ou une nation. Le souverain de Thuranie la craignait plus encore que la mort et vivait dans un état d'ivresse permanente, incapable de surmonter sa terreur quand il était sobre. Thulsa Boobs était âgée ; on disait qu'elle vivait depuis des siècles, et certains ajoutaient qu'elle vivrait à jamais grâce aux pouvoirs de son cristal qu'on appelait l'Oeil d'Anansi, du nom que l'on donnait à son antre, la Tour d'Anansi.  

Lorsqu'il songeait à Thulsa Boobs, la Grande Prêtresse, qui jetait des sorts funestes et étranges depuis sa tour incrustée de joyaux,  les cheveux de notre héros se hérissaient. Lui revenait toujours en mémoire, le souvenir d'un récit que lui avait fait un jour un villageois, dans un moment d'ivresse. La sorcière avait ri au nez d'un prince qui lui était hostile, puis avait brandi un joyau luisant et maléfique à son visage. Des rayons aveuglants avaient jailli de cet artefact impie, enveloppant le prince qui était tombé à la renverse en hurlant. Il s'était alors ratatiné jusqu'à devenir une petite masse noire qui prit la forme d'une araignée, qui se mit à traverser la pièce frénétiquement jusqu'à ce que la sorcière maléfique l'écrase du talon...

Le destin du jeune homme pris un tournant radical lorsqu'il eut atteint l'âge de dix-sept ans.

Tôt dans la matinée, notre héros s'était rendu en forêt afin de relever les collets comme il le faisait chaque fois. Tandis qu'il revenait par le sentier principal conduisant à son village quelques heures plus tard, il aperçut au loin des volutes de fumée noirâtres s'élever de ce dernier.

En arrivant sur place, le jeune homme fit une macabre découverte : les cadavres des hommes, des femmes et des enfants de son hameau natal jonchaient le sol comme les feuilles en automne. Ces colons n’étaient pas morts dignement comme des guerriers au cœur de la bataille, emplis d’ardeur et de courage, l’arme à la main et prêts à faire face à l’ennemi. Ils avaient été surpris dans leur quotidien et sauvagement massacrés. Tous -du moins, les quelques visages à peu près intact-, affichaient un rictus d’horreur que la mort elle-même n’avait pu effacer.

En fouillant dans les décombres de la forge, notre héros parvint à retrouver Malak, décédé. Le dompteur du feu et des éléments gisait au sol. Il reposait sur le dos, les jambes largement écartées et quelque chose, sur ses lèvres, s'était figé, comme une grimace de terreur. Un puissant coup de griffe lui avait transpercé une moitié du visage et pénétré profondément dans le crâne jusqu'à l'occiput. Le barbare poussa un cri si horrible, si inhumain dans la fureur aveugle qu'il exprimait qu'il aurait pétrifié d'horreur toute personne réalisant que c'était là le cri d'un homme.

Il sursauta en entendant l'écho de son cri terrifiant, et il fut ramené brusquement à la situation présente. Il scruta le sol et y vit des empreintes de pas monstrueuses se diriger vers le Nord. N'écoutant que sa rage, le Thuranien endeuillé entreprit d'enfourcher son cheval ; un robuste canasson à la robe Alezan (qui semblait avoir échappé miraculeusement au massacre... les joies de la pirouette scénaristique !) et se mit en traque du responsable, sans réellement savoir ce qu'il pourchassait.

A bride abattue, le barbare chevaucha deux jours durant jusqu'aux confins des forêts septentrionales du royaume de Valusie -voisin de la Thuranie-, où les traces de la créature s'arrêtèrent au niveau d'une petite clairière, à l'orée du bois.


II - La bête

"Accours et viens chercher ta mort Démon !" Tonna de rage le jeune homme de seize ans; dont la traque de deux jours ne semblait pas avoir ébranlé son courage, ni atténué sa fureur. "Mon épée va te renvoyer dans l'abysse immonde qui t'a vu naître ! Et lorsque tu croiseras tes frères dans les galeries du royaume souterrain, dit leur bien que c'est un Thuranien qui t'y a expédié !"

La bête faillit le prendre par surprise. La créature sembla sortir de nulle part et se jeta sur le barbare. Elle s’était tenue tapie dans l’ombre des arbres. On aurait tout d’abord cru qu’un rocher épineux était venu à la vie. Le Thuranien vit une masse sombre lui foncer droit dessus. La créature était énorme et se déplaçait en faisant preuve d’une vitesse incroyable. Terrifié, son destrier se dressa sur ses pattes postérieures, le guerrier dut s’agripper à sa crinière pour ne pas basculer de sa selle.

Un lion immense était presque sur lui ; encore une seconde et il le mettrait en pièces. En un unique instant, l'adolescent eut une vision de la bête. Son corps était large et puissant, félin en cela qu’il était quadrupède et muni d’une crinière d’épines aussi hérissées qu’une forêt d’hallebardes. Ses pattes étaient recouvertes de plaques aussi résistantes que la pierre tout en ayant la souplesse de la peau. Des griffes de la taille d’un poignard terminaient chacun des membres, et deux canines tranchantes comme des sabres lui tombaient de la mâchoire supérieure.

Ce furent ses réflexes, alimenté par l’adrénaline du combat à venir, qui lui sauvèrent la vie. Le Thuranien banda son arc dont  il se servait pour la chasse, et décocha une flèche, visant les centres nerveux de la bête.  Le projectile fit mouche, mais l’animal mi-lion mi-démon ne sembla pas le sentir. Au lieu de cela, il rugit de fureur et donna un coup de ses pattes griffues.

L’attaque visait le destrier, les griffes ouvrirent le flanc de l’équidé et le jeune homme fut projeté en bas de sa selle. Il chuta durement sur l'herbe et  se remit debout alors que son cheval agonisait, perdant entrailles et sang par son abdomen éventré. L’attention de la créature fut attirée durant quelques secondes par cette première victoire facile.  

Le barbare décocha une nouvelle flèche contre le monstre alors que celui-ci avait planté ses crocs dans l’arrière-train du destrier pour en arracher un large morceau de viande. La peau solide de l’animal détourna le tir. Au bout de quelques infructueuses tentatives pour percer son épiderme, le lion daigna enfin lever la tête puis poussa un rugissement de défi. Le guerrier se hâta de tirer une nouvelle flèche de son carquois tout en s’éloignant du démon. La bête entreprit de contourner le rocher, sa queue jouant avec la lumière à chacun de ses pas et claquant dans l’air.

Le chasseur continuait de se déplacer afin de toujours garder la même distance entre le monstre et lui. La gueule de ce dernier dégoulinait de sang. Mieux valait ne pas penser trop penser à ce qu’étaient capables de faire ces énormes crocs. La créature était une aberration, un monstre qui aurait pu sortir de ses pires cauchemars, mais il avait aussi l’impression qu’il le considérait avec un sinistre amusement.

Sans aucun avertissement, la bête s’élança à travers champ à une vitesse incroyable. Le Thuranien plongea de côté, donnant un coup circulaire de son épée pour repousser l’assaut. Le fer se planta dans le flanc de l’animal, aspergeant le traqueur de fluides vitaux. La créature rugit et heurta le guerrier de son large arrière-train, l’envoyant au sol. Il roula dès qu’il toucha le sol, faisant tout son possible pour conserver son arme vers le haut pas ne pas qu’elle le blesse. Le démon lion labourait de ses griffes le sable, là où le jeune homme s’était trouvé quelques secondes plus tôt.

Le barbare frappa de son épée, le fer mordit dans les plaques dorsales au niveau du cou. Du sang vermillon gicla, et plusieurs gouttes atterrirent sur la cuirasse du chasseur. La créature donna un énorme coup de gueule, sa proie se jeta de côté alors que les longues dents claquaient à quelques centimètres de sa poitrine. Sa vie tenait en équilibre sur le fil du rasoir et les prochaines secondes décideraient s’il verrait de nouveau le soleil se lever. Le temps était venu de prendre une décision.

Il fit décrire un large arc de cercle à son arme afin de gagner quelques instants de répit, puis se jeta soudainement en avant. Roula au sol, et se mit à hurler de rage en courant droit sur le monstre. "AAAH !" durant un bref instant, l’animal sembla pris au dépourvu et ouvrit la bouche pour rugir à son tour. Le guerrier et la bête chargèrent l’un sur l’autre et franchirent en un battement de cil l’espace qui les séparait. La puanteur que dégageait le Démon était immonde. Il était entouré d’une odeur de pourriture, qui était bien plus qu’une simple odeur, comme si le mal qu’il incarnait irradiait par chacun de ses pores.

Le Thuranien était maintenant tout proche, presque nez-à-nez avec l'engeance démoniaque. Lorsque l’animal lui porta un coup de griffes, le guerrier se jeta sous son ventre et donna un grand coup de sa lame dans le large poitrail. La bête rugit et le chasseur profita qu’elle eut la gueule ouverte pour y enfoncer sa dague, saisir la langue avec et tirer dessus pour l'arracher.

Il tira encore et encore, tout en fouillant de son épée entre les plaques osseuses du flanc de la bête. Celle-ci porta un coup de tête qui le plaqua contre le sol. Il sentit craquer quelques-uns de ses os.
Le Thuranien avait le souffle coupé, la bête le plaquait au sol à l’aide de ses pattes avant, les griffes s’enfoncèrent dans son "armure" et il cria en les sentant atteindre sa poitrine.  Sa cuirasse se mit à craquer, l’engeance mi démon mi lion savait que sa proie était à sa merci et avait visiblement l’intention de faire durer le plaisir le plus longtemps possible.

Hurlant de douleur, le barbare dut son salut à son glaive qui, se frayant un chemin parmi les plaques de l’animal, trouva la faiblesse dans la cuirasse de la bête qui avait déjà la gueule en charpie. Cette dernière s'écroula alors sur le côté, dans un puissant râle d'agonie....


III - Le secret de l'acier

Le Thuranien ressemblait à l'un des corps sans vie qu'il avait vu au village. Il essaya de lever la tête, mais ne parvint  à la soulever que de quelques centimètres au-dessus du sol. Jamais il ne s'était senti aussi faible. Depuis combien de temps était-il là ? Il ne le savait pas. Des mouches vinrent bourdonner autour de sa tête. Il voulut les chasser, mais n'eut pas même la force de lever le bras qu'il avait raide, fragile comme le reste du corps. Il devait être là depuis un bon moment se disait-il en remuant un doigt après l'autre. Au-dessus de lui, des nuages bas, sombres, menaçants, traversaient le ciel. Le mauvais temps Thuranien l'avait suivi jusqu'ici semblait-il...

Sa tête était lourde ; ses pensées étaient les ombres fugitives du délire. Il avait occis la terrible créature, étendue là, juste à ses côtés mais sa rage ne s'était pas évaporée pour autant. Bientôt, il senti les ténèbres l'engloutir à nouveau et pour y résister, il secoua tant bien que mal sa tête afin de chasser l'obscurité de ses yeux, comme un lion agiterait sa crinière.

Soudain, un rire cristallin lui parvint aux oreilles, transperçant son vertige ; sa vue redevint lentement normale. Il leva les yeux et vit que devant lui, ondoyant comme un arbrisseau sous le vent, se tenait une femme. Elle était grande, avait une opulente poitrine, des membres longs et des épaules robustes. Toute sa silhouette témoignait d'une force peu commune, sans toutefois rien ôter de la grâce féminine qui se dégageait de son apparence. Sa chevelure, quant à elle, dense et rougeoyante, semblait retenir tout le feu du monde dans ses boucles tant elle scintillait d'un éclat écarlate, là où son corps avait la blancheur de l'ivoire. Elle était aussi parfait que le songe d'un Dieu.

Le tableau semblait presque irréel aux yeux du mourant.

L'apparition riait en regardant le guerrier déconcerté ; son rire était plus mélodieux que le doux clapotis de fontaines argentées, et cependant empreint d'une cruelle moquerie.

"Qui es-tu ?" demanda le Thuranien. "D'où viens-tu ?" - "Ne suis-je pas belle, barbare ?" - "Aussi belle que l'Aube" murmura le jeune homme. Ses yeux brûlaient comme ceux d'un loup. "Alors qu'attends-tu pour te relever et me rattraper ? Quel est ce vaillant guerrier qui reste prostré devant moi ?" chanta-t-elle avec une raillerie à rendre fou tout être humain. "Allonge-toi donc et meurs, comme les faibles. Thuranien à la noire chevelure. Tu ne saurais me suivre là où je voudrais t'emmener." Avec un juron, le Thuranien se redressa et se mit debout. Ses yeux bleus flamboyaient, son visage sombre et couvert de sang était déformé par la colère. La rage ébranlait son âme, jusqu'à lui faire oublier les blessures assénés par la créature.

Sans prononcer un mot, il s'avança vers elle, tendant les doigts pour saisir son corps. Avec un gloussement, la femme fit un bond en arrière et se mit à courir ; elle tourna la tête par-dessus son épaule blanche. Poussant un grognement sourd, le Thuranien la suivie. Ce dernier ne pensait plus qu'à la silhouette aux cheveux de feu, semblant plus flotter que courir devant lui.

La poursuite mena le barbare à travers la plaine, puis les rocheuses bordant les confins de ce monde. Il entreprit, sans réellement s'en rendre compte -bien trop galvanisé par cette chasse à la femme- l'ascension du plus haut pic que les colons de la région nommait Promêtheús. Une montagne titanesque, plus sombre encore qu'une nuit Thuranienne et au-dessus de laquelle les cieux flamboyaient et crépitaient, emplis de lueurs et d'éclairs insolites. Le feu qui en jaillissait brillait étrangement.

Le guerrier escaladait toujours ce titan de roche, inspiré par le désir que suscitait cette silhouette au rire moqueur qui lui embrasait son sang et martelait frénétiquement ses tempes. Une passion aussi violente que sauvage qui lui permis -au prix d'efforts physiques presque surhumain- de venir à bout du géant de pierre. Il se retrouva finalement au beau milieu d'une grotte, la femme, acculée contre une paroi.

Le Thuranien pouvait entendre son souffle rapide et haletant. Il apercevait la lueur terrifiée au fond de ses yeux. Sa farouche endurance était enfin récompensée. Dans l'âme indomptée du barbare s'embrasèrent les feux de l'enfer que cette apparition avait si bien su allumer. Avec un rugissement animal, il la rejoignit et la serra contre lui. Le corps de la femme s'arqua en arrière, comme elle se débattait avec une fureur désespérée, prisonnière des bras d'acier du Thuranien. Elle rejeta sa tête de côté pour éviter les baisers impétueux qui meurtrissaient ses lèvres rouges. "Tu es bien froide tout à coup ! Je vais te réchauffer avec le feu qui court dans mes veines !"

Avec un cri, dans un ultime mouvement de révolte, la curieuse apparition se mit à scintiller et fut soudainement baigné d'une flamme, si aveuglante que le barbare porta vivement ses mains à ses yeux pour les protéger de la lueur intolérable. Il tituba alors et poussa un cri. La jeune femme avait disparu. A sa place se tenait à présent une épée en acier.

"Voilà ta récompense barbare. Une lame forgée et oubliée bien avant que le premier Homme ne s'extirpe du limon originel." Une voix éthérée résonnait dans la caverne.
Le Thuranien se saisit de la grande épée à la lame bleutée et lui fit décrire quelques moulinets. A le voir faire, l'arme semblait être un prolongement de son bras. Rapide, mortelle et parfaitement adaptée à la morphologie du barbare ; elle fendait l'air avec la grâce d'un battement d'aile de papillon avant de s'abattre impitoyablement à la verticale. Comme si elle eut animée par la détermination farouche de son propriétaire.

"Voilà une lame digne d'un Dieu. Avec elle tu iras venger les tiens en tuant la sorcière Thulsa Boobs afin qu'elle paye le prix du sang. C'est cette engeance qui est à l'origine de tous les maux de ces contrées. Elle qui a invoqué son familier impie afin qu'il mette ton village à feu et à sang." - "Mais pourquoi ?" -  "Afin découvrir le secret de l'acier." - "Quel est-il ?" - "Tu le tiens entre tes mains." Les paroles de l'esprit de la grotte révélaient autant qu'elles dissimulaient. "Tu parles par énigme. Mais peu m'importe. Cette sorcière paiera. Elle devra répondre de ma fureur, j'en fais le serment !" Le Thuranien mit un terme aux passes d'arme qu'il réalisait. Il soupesa la garde entre ses larges mains.

"Un artefact tel que celui-ci mérite un nom. Barbare ! Comment nommeras-tu l'instrument de ton courroux ?" - "Je vais l'appeler..." le regard sinistre du Thuranien se perdit dans les reflets bleutés de la lame. En proie à une réflexion intense.

Soudain, comme au prix d'un effort intellectuel gargantuesque, il ouvrit grands ses yeux et son visage de barbare s'illumina. Une révélation.  Comme si les mots qui s'apprêtaient à fleurir de ses lèvres allaient ébranler le ciel et la terre, comme si le Thuranien s'apprêtait à faire jaillir toute la barbarie et la rage habitant son Être. Oui ! Il l’appellerait !

"Grosse épée !!!"

.....

"Ah euh... d'accord."


IV - Thulsa Boobs

Le Thuranien fit halte devant une porte ébène, au centre de laquelle grimaçait un crâne en argent, et poussa celle-ci. Une pièce ébène et de jais s'offrit à son regard et il vit une grande silhouette efflanquée allongée sur un divan de soie. Thulsa Boobs, prêtresse et sorcière, était étendue devant lui. Ses yeux, grands ouverts et dilatés par les effluves de lotus jaune -une fleur des environs-, étaient perdus dans le vague, comme s'ils contemplaient des gouffres et des abysses nocturnes au-delà de l'entendement humain. "Thulsa Boobs !" dit le barbare, tel un juge prononçant une sentence de mort. "Réveille-toi !"

Les yeux s'éclaircirent sur-le-champ et devinrent aussi froids et cruels que ceux d'un vautour. La forme élancée se redressa.

"Chien !" siffla la sorcière, tel un cobra. "Où sont passées tes manières barbare ? Tu occis ma créature favorite, pénètres dans ma tour sans y avoir été convié,  et à présent voici que tu te faufile en catimini dans mes appartements." Les mots sortaient de sa bouche, aussi affûtés que des lames de couteau.

En face d'elle se tenait un homme jeune, grand et puissamment bâti, nu à l'exception d'un pagne et de sandales lacées haut sur les chevilles. Thulsa Boobs se sentit mal à l'aise en voyant ses épaules larges, son torse massif et ses bras puissants. Un simple coup d’œil sur ce visage renfrogné au front large lui suffit pour comprendre qu'elle n'avait pas affaire à n'importe qui. Sous une tignasse de cheveux noirs ébouriffés, deux yeux bleus menaçants couvaient, prêts à s'embraser. Une longue épée dans son fourreau de cuir pendait à son ceinturon.

Le Thuranien dégaina puis s'avança d'un pas résolu. "Ne t'approche pas !" glapit le prêtresse, comme un chacal assoiffé de sang. "Je vais arracher les chairs de tes os ! Tu ne peux me vaincre ; si tu me tailles, grâce à mon cristal, les morceaux d'os et de chairs se réuniront pour te hanter jusqu'à ton trépas !" le barbare se lança à l'assaut, brandissant sa formidable épée, à l'affût du moindre geste de la sorcière. Cette dernière canalisa la puissance maléfique contenue dans sa gemme, lança sa main droite en arrière -celle qui tenait la pierre-, puis en avant, et le guerrier se protégea du rayon sinistre à l'aide du plat de son épée, dans un mouvement rapide. L'énergie démoniaque se heurta à la lame enchantée du barbare qui renvoya cette dernière de là où elle venait.

"Tu connais le secret de l'acier ?! Mais comment ?!" Thulsa Boobs chancela et son visage prit une teinte blafarde, médusée. La gemme d'Anansi, la source de son pouvoir, touchée par son propre maléfice que l'épée avait renvoyé, avait perdu sa clarté cristalline. Ses profondeurs troubles vibraient et palpitaient, sa surface était traversée d'ondes brumeuses aux couleurs changeantes puis d'un coup, le joyau vola en éclat. Les précieux morceaux s'étalèrent sur le sol marbré dans un fracas assourdissant qui éclipsa sans mal le bruit que fit l'enchanteresse en chutant sur les marches qui conduisaient à sa couche.

Un hurlement d'agonie trouva écho au vacarme ambiant. Thulsa Boobs hurlait de tout son soûl, alternant la lamentation aux injures. Le Thuranien, quant à lui, contempla la scène d'un air détaché, comme un homme qui regarde une pièce de théâtre. Puis, une fois le brouhaha passé, il ranga son épée à sa taille et s'avança vers la mage.

"Où sont donc passées tes bonnes manières sorcière ?" Le Thuranien se dressait au-dessus de l'enchanteresse, imposant. Sa musculature saillante donnait l'impression d'avoir été taillée dans le plus résistant des alliages.

On pouvait lire la confusion la plus totale sur le visage de la magicienne. Expression qui s'intensifia davantage lorsque le barbare défit la lanière de son pagne et que ce dernier lui glissa le long des jambes avant de terminer sa course au niveau des chevilles, dévoilant ses attributs virils.

A présent qu'elle en avait la preuve sous les yeux, la sorcière ne pouvait nier l'existence d'un mandrin aussi colossal. Ce dernier lui sautait littéralement aux yeux : suspendu au-dessus de sa tête, droit et rigide, telle une épée de Damoclès. Le membre turgescent du barbare était autant de promesses de plaisirs que de douleurs. Thulsa Boobs ne pouvait qu'appréhender avec difficulté les ravages qu'un tel chibre était en mesure d'accomplir s'il venait à s'introduire dans n'importe lequel de ses orifices. Elle déglutit.

"On ne t'a jamais appris à ne pas parler la bouche pleine ?" La voix caverneuse et profonde de son bourreau eut vite fait de la faire sortir son état de torpeur -ou contemplation, comme vous préférez-. La sorcière tenta tant bien que mal de reprendre les rênes de la situation, essayant en vain de se recomposer un masque de mépris. "De quoi diable es-tu en train de parler Thuranien ?" Elle le dévisagea avant de cracher à ses pieds. "Je n'ai pas la bouche pl-bbblleuuug throb throb throb".

La malheureuse n'avait pas eu l'occasion d'invectiver davantage le barbare ; une grande et puissante main s'était abattu sur le sommet de son crâne tandis que l'autre, profitant d'avoir le champ libre, avait guidé le membre équin du Thuranien en plein cœur de son oropharynx.

Thulsa Boobs se retrouva avec une bonne partie de la queue du guerrier dans le gosier. Aux premiers échanges, l'enchanteresse sentit sa mâchoire se disloquer sous les assauts bestiaux que lui infligeait le monstrueux vit du barbare, lequel maintenait toujours avec force, la frêle tête de la sorcière à l'aide de son autre main. Impuissante.

Rendue muette par "l'estramaçon" qui lui obstruait la voie respiratoire (le nez étant enfoncé dans la forêt de poils pubiens) et par extension, incapable de gémir à cause de l'absence d'air dans ses poumons, la maléfique sorcière endura en silence le calvaire que fut cette sodomie buccale. Elle avait de la bave qui perlait le long des commissures de ses  lèvres mais elle n'était pas dû à la rage, juste à l'asphyxie.

Seuls les grognements primitif du Thuranien résonnaient dans les appartements de la mage. Ce dernier y mettait toute sa hargne, sa fougue, bien décidé à faire payer la prêtresse pour ses nombreux méfaits. Sa puissante et grosse verge serait l'instrument de sa vengeance, l'humiliation suprême pour un Être qui a passé sa vie à dédaigner les hommes et asservi son peuple.

"Throb throb throb"

Aujourd'hui, tout prendrait fin.

Il besogna l'enchanteresse pendant de nombreuses minutes, veillant à resserrer l'étreinte de sa main sur sa tête de concert avec son gland qui lui, battait la mesure et lorsqu'enfin le barbare entendit les os du crâne de Thulsa Boobs se briser -peu de temps après la mâchoire-, il sut qu'elle était passé de vie à trépas.

Le Thuranien repoussa alors d'un geste vif la tête de sa victime, laquelle entraîna la chute du reste du corps. La maléfique sorcière gisait au sol, désarticulée.  

A cette vision, une franche expression de satisfaction fendit le visage du barbare.


Autre :
 
- Il connaît le secret de l'acier (apparemment ?).

> J'ai raconté le point de départ de mon personnage. Pour ce qui est du gouffre entre ses 17 et 31 ans, soit je m’attellerais à la rédaction d'une ébauche de ses aventures dans la partie adéquat, soit je disséminerai des petits bouts dans mes Rp.

.....

Non sérieux, je sors le gland... ?

Comment avez-vous connu le forum ? J'étais dessus y'a belle-lurette !

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