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Messages - Tyria Stukov

Pages: [1] 2 3
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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: lundi 05 novembre 2018, 00:49:17 »
"Sauve-moi", en Russe... Passer à sa langue maternelle pour demander ça faisait vraiment songer à une sorte d'ultime appel à l'aide. Un dernier murmure de désespoirs avant que l'obscurité ne vous submerge. Quelque-part, malgré que Tyria aie toujours enterré aussi profondément qu'elle le puisse ses sentiments, cela parvint néanmoins à la toucher.

- On va voir ce qu'on peut faire... Marmonna-t-elle pour elle-même alors que la jeune femme sombrait.

Une fois qu'elle eut la dope liquide dans les veines, elle jeta la sereingue dans la poubelle prévue à cet effet et repris le portail vers sa demeure de Tehkos. Ici c'était autorisé. Ici elle pourrait faire ce qu'elle avait à faire. Elle enclencha l'intercom pour appeler deux de ses robots de sécurité. afin qu'ils la rejoignent devant le portail.

- SR4 et SR6, suivez-moi. Ordonna-t-elle d'une voix presque faible.

Je ne peux pas croire que je m'apprête à faire ça... Songea-t-elle.

Elle repris le trajet jusqu'à la Terre et leur ordonna de détacher puis de sécuriser la personne de Milana.

Les deux machines obéirent en retirant rapidement les liens de la camée avant de la menotter avec des attaches plus adaptées et de la sangler sur le dos de SR4 pour éviter qu'elle ne bouge pendant le transport. Elle fut ensuite conduite dans la demeure Stukov à Tekhos via le portail. De là, Tyria mena ses servants mécaniques jusqu'à l'infirmerie de son robot médical et la fit sangler sur une table d'examen conçue spécifiquement pour prodiguer des soins à des personnes non-consentantes.

- Ausculte-là, et je veux un rapport dans les meilleurs délais sur les frais estimés pour la remettre en parfait état physique, ordonna-t-elle.

- Est-ce une nouvelle acquisition ? Demanda le droïd d'un ton qu'il voulait curieux.

Tyria réfléchit quelques secondes avant de hocher la tête.

- Oui, mais elle n'est pas enregistrée, prépare les dossiers pour une saisie dans le fichier national des esclaves et fais la demande pour un nouveau matricule ainsi qu'une nouvelle identité.

- Quelle identité dois-je remplir ? Demanda le robot médical.

- Rien, demande-là et assure-toi que je puisse la remplir et la renvoyer dans les meilleurs délais.

- Il sera fait selon vos désirs.

La dernière des stukov quitta ensuite la pièce pendant que son servant mécanique se mettait à l'ouvrage. Pendant son absence, le robot fit passer un scanner corporel complet à la jeune Russe, révisant en détail l'anatomie de cette dernière avec ce qu'il connaissait et comparant les deux au moyen de l'image holographique tridimensionnelle ainsi obtenue. S'ensuivit un prélèvement sanguin afin d'examiner les marqueurs tandis que ses organes étaient biopsiés et que les analyses des échantillons étaient confiées à un laboratoire indépendant via un coursier express.

Un cathéter fut posé afin de transfuser la jeune fille à l'aide d'une poche contenant des compliments multi vitaminés pour compenser ses carences. Une autre poche fut également branchée pour transfuser à la pauvre tox une solution afin de l'aider à supporter les effets de la purge prochaine de son organisme de sa drogue.

Si la jeune femme se réveilla, le robot répondit à ses questions du mieux qu'il le pouvait. Cependant, quand le coursier vint ramener les résultats des analyses, le robot injecta un sédatif à Milana pour pouvoir aller remettre son dossier complet avec son analyse à la maîtresse des lieux.

Celle-ci se trouvait dans son bureau Tehkan qand le servant mécanique la trouva et il put lui faire un état des lieux de la forme physique de la demoiselle qui était loin d'être brillant.

- On peut réparer tout cela  ? Demanda-t-elle à la fin du rapport.

- Maîtresse Stukov, aussi bon que soit la constitution humaine, certaines choses ne peuvent pas être réparées naturellement. Les très nombreuses fractures sur les os sont le principal problème. L'état global des organes internes peut être amélioré, mais ils porteront toute leur vie les séquelles des mauvais traitements qu'ils ont subis. La muscsulature est l'une des rares choses qui ne soit que très peu endommagée, mais au vu de l'état de tout le reste, je pense que par nature elle ne sera jamais complètement remise.

- Tu dis "par nature", si tu as besoin de le préciser c'est que tu as une idée en tête ?

- Nous sommes dans un monde ou magie et technologie se marient, maîtresse. Certaines magies ont la réputations de pouvoir fournir une guérison totale, avec un état qualifié de "remise à neuf". Mais je n'y crois guère. En revanche, sur une île de Thekos, le concept des nanomachines a été maîtrisés pour fournir une possibilité de procéder à des réparations à l'échelle moléculaire. Cette technique peut, je le pense, donner d'excellent résultat avec la patiente. C'est ce que je connais de plus proche de "remise à neuf" concernant un corps humain.

- J'imagine que cette technologie a un coût plutôt élevé ? Grinça Tyria.

- En effet, si je parviens à réduire les fracture au maximum et améliorer l'état global, les "finitions" aux nanomachines vont quand même coûter des dizaines de milliers de crédits tekhans.entre ving et trente mille si mes fourchettes ne sont pas erronées.

La dernière des Stukov hocha la tête, le prix semblait encore assez facilement abordable pour elle.

- Et tout cela prendrait combien de temps ?

- Avec des stimulants de régénération, il faudra bien encore trois semaines pour que la patiente puisse être transférée dans une institution spécialisée en nano-machines.

- Et pour le sevrage ?

- Je peux synthétiser ici tout le nécessaire, mais je ne peux que diminuer l'inconfort généré par le sevrage, même si je peux supprimer les souffrances physiques.

- Dans ce cas, laisse-la dans son inconfort, qu'elle sente bien le poids de ses conneries...

- À vos ordres. Dois-je vous prévenir quand elle reprendra connaissance ?

- Fait seulement... Hocha Tyria.

Celle-ci s'occupa ensuite pendant les heures qui suivirent jusqu'à ce que le robot-médecin la rappelle au réveil de sa nouvelle propriété. Elle arriva sur place, l'air assez neutre et regarda Milana nue et sanglée sur la table de soins.

- Comment vas-tu ? Demanda-t-elle plus par politesse qu'autre chose.

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: lundi 03 avril 2017, 22:57:48 »
Tyria l'écouta et trouva la réponse assez déprimante. Son délire sur les anges et les démons était déjà perturbant en temps normaux, mais elle y voyait de moins en moins de cohérence et commençait à considérer cela comme simplement le délire d'un esprit qui ne parvenait plus à assembler correctement les pièces de son être.

La jeune brune laissa se promener son regard sur la jeune femme allongée devant elle. Le corps en disait assez long sur sa propriétaire, ravagé, blessé, sous-alimenté, au bout du rouleau. L'esprit n'était pas en meilleur forme. Le cerveaux était soit endommagé soit touché d'une manière ou d'une autre. Si elle devait un jour se redresser, ce qui était des plus compromis, ce serait plus probablement son corps qui ne le lui permetterait pas longtemps, voir pas du tout.

Sur Terre, la pauvre jeune femme avait déjà grillé tous ses jokers. Sauf un, mais probablement le pire de tous. Tirya elle-même...

Pouvait-elle reconstruire Milana Limonov ? Non. Pas au terme où on l'entendait communément.

La soutenir pendant des années à la fois sur le plan mental, physique et financier, cela elle ne le voulait pas, elle n'en avait tout simplement pas la patience ni les moyens physiques de faire tout ce qu'elle avait à faire tout en s'occupant d'elle.

Par contre, elle pouvait la reconstruire différement, c'était plus rapide, et à long therme cela pouvait donner de meilleurs résultats, pour faire cela, il fallait commencer par faire table rase du passé. Il fallait commencer par "casser" ce qu'il restait d'elle pour ensuite pouvoire repartir sur des bases inexistantes, "saines" et la reconstruire en partant de zéro.

Mais cette étape n'était ni agréable ni facile et il existait un pourcentage réel de chances qu'en la brisant elle ne puisse jamais être reconstruite. Alors ce serait la folie et l'internement définitif. Ou encore l'euthanasie, qui pouvait même être jugée préférable à la laisser divaguer le reste de ses années sous forme de légume selon le point de vue de Tyria.

Ce n'était pas une décision qu'elle pouvait prendre à la légère. Et si elle était honnête avec elle-même, ce n'était tout simplement pas une question qu'elle avait envie de trancher d'elle-même, mais la jeune femme n'avait aucun autre recours. Aller sonner chez les autorités pour leur dire qu'elle retenait une junkie dans la douche de sa salle de sport souterraine privée ? Plus ridicule tu meurs...

Elle se trouvait face à un choix qui n'avait pas de bonnes réponses.

Il y a des jours comme ça où on aimerait ne jamais s'être levée... Songea la brune en passant distraitement une main dans ses cheveux.

Elle aurait aimé pouvoir en parler à quelqu'un d'autre, pouvoir en discuter avec un adulte qui aurait de l'expérience dans ce domaine. Mais Tyria avait disposé elle-même de ses parents après qu'ils l'aient abandonnée à une gourvernante sadique. Elle n'avait pas de parents ou d'adultes vers qui se tourner. Il ne lui restait plus qu'elle-même et elle devrait ensuite assumer les conséquences de ses choix.

Elle resta silencieuse de longue minutes, mais finit par réaliser que le regard de Milana se tournait vers la bouteille de sa dope. Elle émit un grondement de gorge, agacée et dégoûtée. Dépendre d'un truc pareil lui semblait s'abaisser encore plus bas que terre pour oublier. Même pas pour survivre, rien que pour oublier.

Elle senti une envie grandissante de saisir la bouteille et de la vider dans le siphon de la douche. Mais pour le moment, ce poison faisait moins de dégâts à celle qui en prenait que de cesser trop abruptement d'en prendre. La dernière des stukov se leva pour aller prendre le flacon et sortir une des sereingues jetables fournies par son robot médical. ELle la déballa et la plongea ensuite dans le bouchon de la fiole qu'elle renversa ensuite tête en bas pour aspirer le contenu. Elle revint ensuite avec sa sereingue toute affrétée vers la pauvre camée.

- Toi, avant que je te file ça, tu vas réfléchir... Est-ce que tu veux t'en sortir ? Est-ce que tu serais prête à faire le nécessaire pour avoir une vie meilleure ? Réfléchis-y bien, ta réponse pourrait te coûter la vie, Demanda-t-elle très sérieusement.

Elle attendit que la jeune femme ait répondu à sa question, ensuite elle lui donna son remède liquide et la laissa s'abîmer dans les douceurs de son oubli. Ensuite, elle avait des dispositions à prendre...

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: jeudi 22 décembre 2016, 23:41:50 »
Tiria prit les informations qu'on lui donnait. Elle les lut en diagonale pour se faire une petite idée de ce qui y était noté, préférant ne pas prendre pour argent comptant tout ce qu'on lui disait et se référer à ses propres connaissances des milieux peu recommandables de la ville. Un coup d’œil sur le nom du quartier ne lui apprit rien, elle n'en avait jamais entendu parler. Elle se retint de grogner en songeant qu'il lui faudrait du coup sans doute payer pour vérifier ces informations. Mais bon, le peu qu'elle en avait ne lui donnait pas grand espoir de pouvoir mettre la main sur le type en question. C'était mieux que rien, et c'était suivant comment, suffisant pour lui coller un chasseur de primes peu scrupuleux aux basques. La mention "mort uniquement" aurait sans doute pour effet suffisant de le faire rayer de la surface du globe si elle avait de la chance, le faire se cacher pour le reste de sa vie si elle n'en avait pas. Dans tous les cas, elle allait s'assurer qu'il ne puisse plus sévir à Seikusu plus longtemps.

Elle releva la tête en entendant qu'elle était congédiée et songea un bref instant à dire au journaliste qu'elle resterait là où elle en avait envie aussi longtemps qu'il lui plairait. Mais elle sentait aussi qu'elle avait poussé son bluff plus qu'assez loin. Elle s'abstint, plia les documents en question pour les ranger dans une poche intérieure de sa veste.

- Merci de votre coopération... Dit-elle en hochant très légèrement la tête, prenant garde de ne pas perdre le journaliste de son champ de vision, lui témoignant par la même le peu de confiance qu'elle avait en lui un peu malgré elle.

La jeune fille se dirigea ensuite vers la sortie et pris la porte, prenant garde de courvir sa tête avec un bonnet afin que d'éventuels systèmes de sécurité ne puisse au mieux capter que des bouts de son visage, puis elle prit l'escalier et s'en alla d'un pas vif dans la rue. Elle tourna plusieurs fois dans des ruelles et fit deux fois le tour de pâtés de maisons différents pour essayer de prendre au piège ou semer une éventuelle filature, mais il lui sembla que personne ne la suivait au final. Elle était probablement paranoïaque, mais elle voulait à tout prix qu'on évite de savoir qui elle était et où elle habitait. Elle finit par se rendre dans un parc publique où elle trouva une cachette, se démaquilla et tourna sa veste pour présenter l'intérieur d'une autre couleur avant d'aller prendre le bus pour ne plus correspondre à une description que le journaliste ou qu'un service de sécurité quelconque aurait pu avoir d'elle avant d'aller chercher un métro puis un bus pour rentrer chez elle.

Ouvrir sa grille puis entrer chez elle fit retomber rapidement la tension qu'elle avait ressentie dès le moment où elle était sortie. Elle avait rarement autant stressé avant de partir de chez elle, mais elle savait aussi que ce qu'elle avait fait était illégal. Elle s'était introduite chez une personne, avait fouillé ses affaires, lui avait présenté une fausse identité et l'avait interrogé en le menaçant, à demi-mots, de conséquences pour sa santé. En un mot comme en cent, elle s'était comportée comme une gangster voulant se faire passer pour une agente d'une agence gouvernementale Russe.

Elle n'était pas fière d'elle, mais les décharges d'adrénalines inhérentes à ces moments où elle frôlait la mort par ses actes ou ses propos étaient son petit shoot à elle. Elle se sentait plus vivante quand elle risquait gros. Soupirant, elle retourna dans sa salle de bain, se débarrassa de ses habits et prit une longue douche, en profitant pour faire partir le colorant noir dans ses cheveux. Elle resta un long moment à savourer le ruissellement de l'eau chaude sur son corps, activant pour le simple plaisir les petits jets d'eau latéraux de sa cabine de douche. Cette "fonction massage" tout à fait inutile en termes de massages procurait cependant des sensations douces qu'elle savait apprécier, surtout après être restée si longtemps sur les nerfs. Cette eau qui s'écoulait sur elle la caressait, la détendait par sa chaleur et elle aimait cette sensation. Elle en profitait surtout quand elle sortait de ses séances de sport, mais là elle l'appréciait tout autant.

Quand elle finit par s'arracher à cette douceur, il s'était écoulé un bon moment, et le soleil qui n'était que sur le déclin au moment où elle y était entré, était désormais presque couché. Elle se sécha rapidement avant d'aller chercher une tenue d'intérieur constituée d'un autre de ses pantalons de surplus militaire à motifs de camouflage arctique, d'un top sans-manches noir et de sous-vêtements propres. Elle ajouta ses précédents habits à son panier à linge sale,  sauf son complet qu'elle mit pour la laverie à sec. Puis elle descendit à la cuisine, se rendant bien compte qu'avoir été absente si longtemps devait avoir donné faim à sa prisonnière.

Un rapide coup d'oeil à son frigo la contraria. Elle viavit seule, du coup elle n'avait pas besoin de beaucoup pour manger, mais elle avait négligé de faire les courses et elle n'avait pas de quoi faire un vrai repas, même pour une personne. Ayant été dehors toute la soirée, elle préféra éviter de ressortir et appela pour se faire livrer une paire de repas chez un restaurant chinois d'une marque de fast-food bien connue.

Elle prit le temps d'attraper son smartphone et de demander par whatsapp à quelques camarades de classe ce qui avait été dit en cours pendant la journée qu'elle avait manqué et se tenir au courant des devoirs pendant qu'elle attendait qu'on la livre. Elle était froide et sans grandes émotions pour beaucoup, mais elle se forçait à être amicale et de bonne compagnie en classe pour ne pas se faire remarquer. Et aussi parce que c'était bien pratique pour rattraper les cours en retard à cause des absences dues à ses "maladies" ou ses rendez-vous d'entreprise.

Elle n'attendit pas longtemps la livraison de ses plats et paya le livreur avant de disparaître avec son chargement vers la pièce où elle retenait sa victime. Elle ouvrit la porte et vérifia qu'elle était toujours bien attachée au même endroit avant d'entrer et de venir déposer le plateau sur la table à côté.

- Il est l'heure de manger... commenta-t-elle froidement en saisissant sa chaise pour s'asseoir à côté d'elle. À moins que vous n'ayez pas faim ?

Elle attendit la réponse avant de prendre un fourchette et de commencer à manger sa part, tout en observant la réaction de la prisonnière. Puis, quand elle eut terminé, elle reprit sa fourchette et aida Milana à manger car elle refusait de la détacher pour le moment. Elle l'aida aussi à boire. Elle avait affaire à une victime droguée et battue, ce qui tranquillisait un peu la jeune femme, mais ne lui indiquait toujours pas qu'en faire. Même si pendant qu'elle avait mangé une idée avait commencé à germer en elle. Une idée un peu folle, il fallait bien l'admettre. Mais une idée valait mieux que rien.

- Si vous êtes libérée, qu'allez-vous faire ensuite ? Demanda-t-elle sérieusement. Quels sont vos prochains projets ?

Elle attendit la réponse en se disant que si elle recommençait son babillage incohérent... Son prochain arrêt pourrait bien être Tekhos et le bureau d'enregistrement des nouveaux esclaves le plus proche. Ensuite... Ensuite les possibilités étaient infinies...

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: mercredi 22 juin 2016, 13:29:57 »
Tyria écouta le journaliste en résistant difficilement à l'envie de l'interrompre. Il paralit trop à son goût, qui plus est pour lui exposer une philosophie à laquelle elle ne goûtait que très moyennement. Elle eut presque envie de le traiter d'hypocrite quand il empocha néanmoins son argent. Mais elle n'avais pas d'autre piste pour le moment, et un homme avec une mâchoire déboîtée est beaucoup moins enclin à parler. La jeune fille fronça les sourcils en le voyant allumer une cigarette devant elle et elle dût lutter contre sa seconde pulsion d'aller lui retirer sa sucette à cancer pour avoir osé lui imposer ses rejets de fumée.

Elle transféra son poids d'un pied à l'autre, donnant l'air de se balancer sur place, servant surtout à soulager un peu la tension des muscles de ses jambes pendant que son interlocuteur prenait son temps... Pour finalement lui dire que l'information était officiellement délivrée et que maintenant elle pouvait y avoir accès. Et ajouter que si elle avait attendu quarante-huit heure elle aurait pu avoir l'information en kiosque.

L'envie de refaire le protrait du journaliste se fit décidément plus forte. Tyria avait peu à peu perdu patience avec le temps et ses nouvelles fonctions de chef d'entreprise. Et jouer avec ses nerfs était un des sports qui l'énervait au plus haut point. Elle secoua un peu la tête pour se remettre les idées en place et parvint à conserver un air neutre, même si ses yeux commençaient à laisser voir son agacement. Elle l'écouta ensuite lui proposer de lui révéler ce qu'il voulait bien dire, sans sonner ses sources. Elle grinça des dents à cette idée, mais c'était toujours mieux que rien.

Et il sera toujours temps de lui refaire le portrait ensuite si ce qu'il me dit me semble insuffisant...

S'ensuivit ensuite finalement l'histoire pour laquelle elle avait fait tout ce chemin. Un vrai conte de cauchemar sorti tout droit de l'esprit d'un dément, mais Tyria était bien placée pour savoir qu'il n'existe rien de plus noir que l'esprit humain quand celui-ci s'affranchit du carcan des lois et de la moralité. Elle écouta stoïquement, étant à la fois impressionnée que la jeune femme soit encore en vie et pas tout à fait folle, et en même temps extrêmement en colère contre ceux qui abusaient du système de cette façon. Elle comprit pourquoi l'homme se fâcha en racontant son histoire, mais ne lui en tint pas rigueur. L'histoire qu'elle venait d'entendre lui avait ôté pas mal de son envie d'en découdre. Elle le laissa retomber dans sa chaise sans rien dire, se contentant de fixer le vide en rassemblant ce qu'elle savait et ce qu'elle venait de découvrir.

La tableau d'ensemble était incomplet certes, mais Tyria se fit la réflexion qu'il était suffisamment moche pour qu'elle n'ait pas forcément envie de le reconstituer.

- Je crains que votre dernière question ne soit... Déplacée... Commenta-t-elle en faisant quelques pas en direction du journaliste. Vous n'aurez pas de réponse à cette question. Mais j'en ai encore une à laquelle vous allez répondre, et j'insiste lourdement pour avoir une réponse... Où se trouve le type à qui vous avez acheté cette jeune femme ? Son nom, sa description physique, bref tout ce que vous savez à son sujet... Je ne suis pas ici pour remuer le nid de vipère où vous l'avez trouvé... Mais j'ai un travail à faire et j'ai besoin de ces infos. Je peux vous payer pour elle, mais je ne tiens pas à les obtenir autrement...

Elle se tient à trois mètres à peu près de l'homme, les deux mains dans les poches, l'une d'elles trouée donnant accès au couteau passé derrière sa ceinture.

- Vous semblez un type bien, je ne tiens pas à devoir sévir pour obtenir ce que je suis venue chercher... Je ne vous demande que ce nom, la description et la localisation d'un individu. Et je vous garanti qu'on ne pourra pas remonter à vous.

Tyria se tenait un peu raide, mais elle échauffait surtout ses muscles pour pouvoir bouger vite si le journaliste tentait de lui jouer la trignolette. Elle attendait une réponse.

5
Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: dimanche 24 avril 2016, 22:10:15 »
Les paroles du journaliste parlaient plus que les mots qu'il prononçait. Il ne croyait pas trop à son histoire de GRU. Mais il ne souhaitait pas avoir l'air de trop creuser son mensonge pour le moment. En restant honnête, ça l'arrangeait. S'il apprenait qu'il avait affaire à une lycéenne, elle perdrait le peu de crédibilité qu'elle avait à son actif à l'heure actuelle.

Malgré qu'il ne la croie pas des masses, il lui répondit par des infos générales, ce qui était mieux que rien et qui confirmait une bonne partie des soupçons de Tyria vis-à-vis de sa captive. Mais qu'elle ait des détails dans la prochaine revue à venir ? Il avait donc un article à ce sujet quelque-part. Elle se fit la réflexion qu'il faudrait qu'elle essaie de le convaincre de le lui montrer.

Mais il fit ensuite part de sa surprise que quelqu'un s'intéresse au cas de sa prisonnière. Et cette question : Pourquoi la recherchait-elle ?

Elle aurait besoin de se poser plus sérieusement cette question, mais plus tard. Et surtout en la tournant autrement.

- Pour répondre à votre première question, je suis venue vous trouver car, pour autant que nos renseignements soient exact, vous êtes le dernier à avoir été en contact avec elle. Expliqua-t-elle en accentuant un petit peu plus son accent Russe. Pour autant que je puisse en juger, vous semblez la seule piste à notre disposition pour remonter sa piste et découvrir ce qui nous manque à son sujet.

Elle s'approcha ensuite du journaliste.

- Quand à la raison qui pousse mon employeur à vouloir en savoir plus à son sujet... Disons que toute bonté n'a pas encore disparu quand certains croisent un concitoyen en détresse... Dit-elle avec un demi-sourire torve. Même si, parfois, l’attention de certains n'est pas toujours synonyme d'ordre et de paix.

Elle saisit ensuite la canette du journaliste pour aller la poser dans le frigo et revenir avec un simple verre d'eau du robinet. Elle s'assit ensuite en face de lui, dans le canapé.

- Vous parliez d'un article. Je sais que je pourrais attendre, mais je n'aime pas perdre mon temps et celui de mon employeur. Serait-il possible de le lire un peu en avance ? Ho, et et voici pour la porte. Termina-t-elle en posant un petit rouleau de billets de banque sur la table de chevet pour une valeur de quelques centaines de milliers de yens.

Bien assez pour remplacer la porter par une porte blindée si l'envie lui en prenait. Même si ça ne servirait à rien sans changer le cadre...

6
Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: mercredi 06 avril 2016, 23:48:23 »
Tyria écouta la citation biblique en haussant un sourcil. Elle n'était pas plus croyante qu'une autre, la religion faisait partie des sujets qu'elle avait survolé dans ses études. Mais entendre cette pauvre fille lui sortir un extrait de la bible la surprenait. Elle avait donc un peu d'éducation. Ou alors elle était issue d'un milieu extrêmement croyant pour avoir réussi à se souvenir d'une parabole alors qu'elle ne parvenait même pas à se souvenir correctement de son lieu de naissance.

La jeune brune regarda l'expression de sa prisonnière changer en un air de béatitude qui lui fit envie autant qu'il lui faisait horreur. Elle se réfugiait dans la drogue pour trouver ce que la vie lui avait refusée tandis qu'elle s'était battue pour conquérir sa position, ce en marchant sur les cadavres de ses propres parents.

Mais elle avait une piste à remonter avant de savoir ce qu'elle allait faire avec sa prisonnière.

Elle l'abandonna dans cette cave, elle y était en sécurité du moment qu'elle n'essayait pas trop de se débattre. Elle remonta ensuite dans sa maison et se livra à quelques recherches internet sans grand espoir de trouver quoi que ce soit. Mais elle fut déçue en bien. Soit Akiko Peterson était un homonyme, soit la dernière personne a avoir acheté sa victime était un journaliste suffisamment connu pour avoir une page wikipedia dédiée. Comble de l'ironie, non seulement il habitait en ville, mais en plus dans un endroit même pas difficile à atteindre pour deux sous.

Une collégienne armée de son ours en peluche pourrait entrer par effraction, Songea la dernière des Stukov en consultant les registres du cadastre.

Tout semblait si simple pour trouver ce Peterson qu'elle finit par se demander si ce n'était pas une farce. Ce journaliste remueur de poubelles avait vraiment acheté une fille comme on achète du bétail ?

Elle-même l'avait déjà fait sur le monde de Terra, mais là-bas, l'esclavage était chose légale. Pas ici.

Une petit visite s'impose... Songea-t-elle, ne se sentant pas du tout de discuter de ce genre de choses sur une chose aussi aisée à tracer qu'un téléphone portable moderne.

Mais se présenter devant un trafiquant d'esclave potentiel en clamant haut et fort être au courant n'était pas exactement un signe de sagesse, encore moins avec sa réelle identité.

Elle passa par sa salle de bain et se saisi d'une bombe de mousse pour teindre ses cheveux bruns en noir, elle changea aussi ses sourcils. Puis, à l'aide d'un peu de maquillage et de fond de teint, se fit plus bronzée qu'elle n'était réellement, et se vieillit intentionnellement par un maquillage un peu trop appuyé, comme si elle cherchait à masquer des défauts de peau qu'elle n'avait pas.

Elle se regarda un moment dans le miroir pour traquer les détails qui pourraient trahir sa jeunesse, mais n'en décelant pas, elle passa se changer dans sa chambre. Une des tenue qui la vieillissait le plus était le costume trois-pièces féminin de femme d'affaire qu'elle ne portait, pour ainsi dire, jamais.

SOn seul avantage était de la faire paraître plus vieille tout en lui permettant toujours de bouger ses jambes à son aise si elle devait faire des mouvements rapides ou se battre. L'habit n'était pas prévu pour ça, mais elle s'en moquait désespérément. Ainsi attifée, elle sortit de chez elle et se rendit quelques rues plus loin pour appeler un taxi depuis une cabine de téléphones publique. Elle lui donna l'adresse du bâtiment d'en face de l'immeuble d'Akiko Peterson. Traversant la rue, elle rassembla ses esprits tout en caressant sur ses hanches, derrière son dos, le manche du couteau de combat caché sous son veston. C'était à la fois rassurant et stressant.

Elle entra dans l'immeuble en profitant de personnes qui en sortaient. Elle consulta ensuite les boîtes aux lettres pour trouver l'appartement de Peterson. La présence de courrier dans la boîte lui appris qu'il était soit négligent, soit absent. Il n'était pas encore la fin de l'après-midi, probablement était-il encore au travail.

D'après les infos qu'elle avait obtenu en se faisant passer pour la secrétaire de sa propre entreprise terrienne et en appelant pour demander si le journaliste était disponible pour une interview, il était au Japon en ce moment et enquêtais dans la ville même de Seikusu. Il rentrerait donc logiquement chez lui quand il aurait fini.

Tyria se rendit devant la porte d'entrée et examina la serrure d'un peu plus près.

Trop compliqué pour moi. Conclut-t-elle rapidement avant de se redresser et d'administrer un violent coup de pied à la porte pour en défoncer le cadre. Elle senti le coup résonner jusqu'à son bassin, mais la porte ne céda pas. Probablement avait-il déjà été dévalisé une fois ou deux et avait-il décidé d’investir dans un système de fermeture plus performant.

En grommelant, Tyria sorti le tournevis de son couteau suisse et un trombone et se donna quarante minutes pour réussir à la forcer avant d'abandonner et d'attendre le journaliste devant elle. En grommelant et en s'acharnant, elle parvint à faire tourner le loquet au bout d'un peu moins de soixante-trois minutes d'acharnement. Elle était vraiment agacée et avait forcé plus que de raison. La serrure nécessiterait probablement d'être changée, mais la porte fermerait quand même. Par un petit miracle, personne ne l'avait vue.

Elle entra et fit rapidement le tour du propriétaire. Il n'y avait rien qui attire particulièrement son œil, mais elle n'avait pas l'âme d'une artiste. Tyria Stukov était surtout constituée de faits froids et logiques, la création et le goût de l'art ne faisaient pas exactement partie de ses passe-temps favoris. Elle aurait peut-être pu capter la profondeur et les messages véhiculés par les photos si elle s'en était donnée la peine. Mais elle se contenta de les juger inintéressantes à part une photo qu'elle trouva. Un portrait de Milana avant qu'elle ne lui tuméfie le visage à coup de poing. Visiblement, quelqu'un s'était déjà chargé de lui faire sa fête, mais elle était en moins piteux état que dans sa cave.

Elle entendit alors la porte s'ouvrir et les pas méfiant d'un homme entrer dans l'appartement. Elle se retourna et reconnu son journaliste.

- Akiko Peterson je présume ? Demanda-t-elle froidement sur le ton de l'affirmation plus que de la question. Je suis Svelania Karpov, du GRU, dit Tyria en donnant une fausse identité ainsi que le nom du service de renseignement Russe.

Elle écouta la réponse sans guère lui accorder d'importance, il y avait suffisamment de photos du personnage du internet pour le reconnaître facilement.

- Nous avons à parler M. Peterson. De vous, et de cette jeune femme. Dit Tyria en tournant la photo de Milana pour la montrer au journaliste. Commençons par le plus évident : Que savez-vous à son sujet ?

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: lundi 04 avril 2016, 21:31:25 »
Sa protection ? Voilà qui ne manquait pas de d'humour. Elle s'introduisait chez elle et demandais sa protection ?

Après, elle lui fit un résumé très bref mais plutôt intense de sa vie. Vendue depuis la Russie, elle était donc bien terrienne. Le nord de la Russie n'avait pas de porte vers Terra pour autant qu'elle le sache.

Tyria coupa l'eau après s'être rincée et alla chercher un linge dans un casier de la pièce. Elle l'enroula autour de sa taille en songeant une nouvelle fois que tout les récits de sa captive la menaient une nouvelle fois à cet "Akiko Peterson". Un homme de ce qu'elle avait compris, mais restait encore à trouver qui et ce qu'il avait vraiment à faire là-dedans.

Mais sa prisonnière semblait s'agiter de plus en plus sur sa couche improvisée. Elle se demanda pourquoi elle semblait aller de plus en plus mal jusqu'à ce que son regard retombe sur la rapport du robot-médecin.

Ha ouais, elle doit sûrement être en manque...

Tyria se dirigea vers la table et se munit du matériel d'injection neuf laissé par le robot. Elle fit de son mieux pour doser au plus près de la dose prescrite par le robot et se tourna vers la jeune femme tandis qu'elle terminait son récit. Elle se retourna ensuite vers Milana.

- Tu sais, je ne sais toujours pas si les anges existent... Dit-elle en soulevant la couverture pour ensuite prendre un garrot et l'appliquer au bras de la jeune femme.

Elle tapota ensuite sur la veine qu'elle souhaitait pour la faire gonfler et la rendre plus visible.

- Mais par contre, les démons eux existent. Et ils sont plus miséricordieux que les anges, dit-elle en saisissant la seringue.

Elle piqua délicatement la veine de la jeune femme et injecta la dose, déjà moindre que celle qu'elle s'enfilait déjà à la base probablement, puis ensuite jeta la seringue dans une poubelle pour déchets médicaux.

- En attendant, dors bien... Lui dit-elle sans vraiment y croire.

Elle regarda Milana sombrer dans l'étreinte de son vice, puis elle sorti pour se livrer à un recherche sur son Akiko Petersen et demander un rapport complet au robot médical. La jeune femme avait besoin de soins, c'était plus qu'évident à sa respiration sifflante et ses soubresauts.

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Tekhos Metropolis / Re : À la découverte de Tekhos (Tyria et Keyleth)
« le: mercredi 30 mars 2016, 12:31:04 »
Tyria vit la jeune femme se jeter à ses pieds et elle eu le réflexe de reculer d'un pas, ouvrant de grands yeux surpris.

Ha, apparemment le dressage a déjà été fait... Songea la jeune fille.

Excusez moi! Je suis désolée je ne sais pas ce qui m'a pris maitresse je ferai tout ce que vous voulez pour me faire pardonner! S'exclama-t-elle précipitamment avant de répondre à sa question d'un ton plus hésitant. Je suis désolé. Je ne sais pas faire grand chose... Mais je ferai tout ce que vous voulez de mon mieux!

La dernière des Stukov resta un moment sans répondre, réfléchissant. Elle vit la belle elfe blanche relever la tête vers elle, mais ne répondit pas tout de suite. Elle cherchait quelque-chose. Puis, en panne d'inspiration, désigna un coin cuisine dans le couloir avant son bureau.

- Tu sais faire du thé ? Demanda Tyria doucement.

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: mercredi 30 mars 2016, 12:03:11 »
- Oui...

Une réponse simple, à la limite de l'idiotie volontaire dans l'esprit de Tyria et qui ranima la flamme de sa colère dans ses yeux. Elle dû faire des efforts pour calmer son esprit qui lui criait d'effacer ce sourire débile de la figure de son interlocutrice à coups de poings.

Mais le sourire cessa rapidement, Milana grimaça de douleur et détourna le regard. Ce geste fit marquer un arrêt à la jeune fille qui n'y reconnut pas le comportement d'une débile abrutie par la drogue mais plus celui d'un être humain.

Elle émerge finalement ?

Tyria regarda la jeune femme attachée sur sa table. Les liens étaient surtout là pour l'empêcher de se barrer et de tenter un truc très con, comme se piquer, ou décider de l'attaquer elle. Mais l'entendre s'excuser de n'avoir pas réussi à tenir la douleur lui mit un autre coup au cœur. Elle se revoyait elle-même, quelques années plus tôt, obligée de devoir s'excuser de ne pas avoir tenu une des sempiternelles punitions déplacées infligées par sa gouvernante sadique et détraquée sexuellement. Mais la douleur, elle n'avait jamais appris à l'aimer, elle l'avait au contraire détestée à cause de cette femme horrible et de la passivité de ses parents qui se moquaient bien de ce qui pouvait lui arriver.

- Tu es attachée pour ta propre sécurité, et la mienne... Expliqua Tyria en ne voyant pas où était le mal de répondre à cette question. Quant à où, tu es toujours au même endroit. À savoir : ça ne te regarde pas. Termina-t-elle en se retournant.

Elle était trempée comme une soupe d'avoir dû laver la toxicomane. Elle ne voyait pas l'intérêt de rester ainsi. Sans plus de cérémonie, Tyria se déshabilla à son tour, libérant ses courbes voluptueuses, ses longues jambes, son ventre ferme, ses bras légèrement musclés, ses beaux seins ronds et lourds, ses belles fesses lisses. Elle avait un physique assez élancé et athlétique dû à son sport de combat. Malgré tout, elle avait de belles et généreuses formes qui la dérangeaient parfois quand elle souhaitait se battre.

Elle ralluma l'eau et se glissa sous elle, la laissant couler et emporter le sang et la sueur de son corps.

- Je ne comprends pas ton histoire. Tu es sérieuse quand tu dis que appartiens à quelqu'un ? Quand tu parles de "libres" et des trucs comme ça ? Tu viens d'où exactement ? Demanda Tyria en prenant le savon pour s'en passer, toujours dos à sa captive.

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: lundi 21 mars 2016, 22:35:39 »
Son interlocutrice oscillait entre le Russe, l'Anglais et le Japonais. Autant de langues que Tyria connaissait mais ne prétendait pas maîtriser. C'était la problème avec son pseudo-polyglottisme, elle était capable de la comprendre comme autant de langues maternelles, mais ne saisissait pas toujours toutes les nuances de langage. Pour couronner le tout, elle semblait plus faible en Japonais et en Anglais qu'elle.

Et c'était sans compter les propos décousus de l'esprit perturbé de Milana. Abrutie par les drogues, affaiblie par ses penchants pour la douleur, elle éprouvait une peine immense à rester un tant soi peu cohérente.

Mais qui m'a foutu un cas pareil ? C'est pas possible... L’euthanasie serait presque une mesure de miséricorde... Songea la jeune Stukov. L'état de quasi-hypnose généré par l'apparition de son flacon de dope la conforta dans l'idée qu'elle était accro à un point extrême.

De ce qu'elle avait compris, Milana considérait que sa maison avait une protection. Cette description était beaucoup trop vague et le mot "protection" d'autant plus abscons qu'elle s'y était introduite sans réfléchir. "Perdue dans la nuit" ne lui apportait rien de mieux. Elle était arrivée en pleine nuit et sous pluie battante. "Ses acheteurs n'étaient pas bien" la laissa plus perplexe et elle se demanda si elle n'avait pas mis la main sur une évadée de Terra. Car acheter quelqu'un était hautement illégal et difficile sur Terre, là où c'était très commun sur Terra.

"Ils n'avaient pas de force. Frappaient pas. Et... elle a préféré s'enfuir sous cette pluie tardive." Cette réflexion fit blêmir un peu Tyria. Elle connaissait la douleur elle aussi. La douleur infligée par un tiers. La douleur qu'elle n'avait pas choisie. Et devant elle se trouvait une jeune femme qui s'était enfuie parce que... Si elle comprenait bien... Celui qui l'avait achetée ne la frappait pas !

À partir de là, Tyria se renfrogna et prêta beaucoup moins d'attention au reste de l'histoire. Comment pouvais-t-on fuir quelqu'un qui ne "vous frappait pas" ? C'était le monde à l'envers ! Pour elle, qui avait désespéré toute son enfance que quelqu'un l'aide ou la sorte de l'enfer de la douleur, cette jeune femme était un alien. Une erreur de la nature, une hérésie !

La suite des informations qu'elle obtint lui laissèrent à penser qu'elle avait bel et bien fui la police. Elle ne voulait pas être rattrapée et fuyait aussi probablement celui qui l'avait achetée, Akiko Petersen si elle avait bien tout compris. Mais elle sentait également une colère sourde se répandre en elle.

Ha, elle aimait la douleurs ? En plus d'être camée et conne, elle venait agiter son masochisme sous son nez à elle ?

Si elle aime les claques, je vais lui en donner moi !

Elle ne connaissait pas ce "Akiko", mais elle n'allait pas tarder à se renseigner sur lui, mais avant...

- Dis, il y a un truc qui me paraît étrange. C'est juste moi, ou tu a dis que la personne ne "tapait pas" et que c'était pour ça que tu t'étais enfuie ?

Elle écouta la réponse, qui la confirma malheureusement dans ses doutes.

- Ha... Commenta-t-elle d'un ton froid.

Tyria se releva alors lentement, rangea la fiole de poison liquide de Milana et écarta la chaise sur laquelle elle était assise. Elle tremblait tellement elle avait de peine à maîtriser la poussée de colère et de violence qui la submergeait. Elle contractait ses poings sans vraiment s'en rendre, faisant craquer ses phalanges.

Milana fit un commentaire, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

Tyria qui essayait de faire des efforts pour partir sans se laisser aller, se détendit soudain comme une corde d'arc et enfonça son poing fermé contre l'abdomen de sa prisonnière.

- ESPÈCE DE DÉBILE ! S'écria la jeune Stukov avant d'enchaîner sur un coup de poing à la tempe. CRÉTINE ! CAMÉE ! JUNKIE ! IDIOTE ! DROGUÉE ! MASOCHISTE ! Continua-t-elle de s'écrier en laissant parler sa colère et en rouant de coup sa pauvre prisonnière, continuant à frapper même quand ses poings commencèrent à se recouvrir de sang. Elle frappa six fois au visage, cinq fois dans l'abdomen, trois fois contre les côtes qui émirent de craquements inquiétants avant que la chaise ne perde son équilibre sous la violence des impacts et qu'elle ne se renverse avec sa prisonnière. Et même là, aveuglée par la rage, Tyria se laissant tomber assise sur le buste de sa victime et recommença à frapper cin ou six fois avant de s'immobiliser de terreur en voyant le résultat.

La pauvre Milana avait les lèvres et les tempes ouvertes, la figure en sang, probablement aussi le nez cassé. Et tout ce sang qui se répandait sur le carrelage blanc de la salle de douche terrorisa soudain la jeune femme, ainsi que tout le sang qu'elle avait sur les mains. Elle cria de terreur et battit soudain en retraite, l'esprit éperdu.

Putain ! J'ai tapé sans me retenir ! Qu'est-ce qui m'a pris ! Merde, tout ce sang ! Pourquoi je me suis pas arrêtée ! Tout ce sang ! TOUT CE SANG !

Elle se jeta sur le lavabo et se retint de ne pas vomir avant de commencer à essayer de se laver les mains. Elle y consacra plusieurs minutes avant de rassembler ses esprits.

Merde, si mes mains sont dans cet état, je l'ai peut-être tuée l'autre conne !

Paniquée, régie par ses réflexes de gamine prise en faute, Tyria se précipita dans la cave secrète, traversa le portail pour Terra et revint aussi vite que possible avec son robot-médecin, les traînant presque par ses multiples bras mécaniques.

- Grouille, c'est une urgence ! Ça urge je te dis ! Tempêta la jeune Stukov contre le robot qui voulait à toute force examiner ses plaies aux mains en premier.

Heureusement pour elle, Milana avait perdu conscience peu après que la chaise soit tombée à cause du choc à l'arrière du crâne. Elle ne vit pas le robot la ramasser et l'ausculter de bas en haut avant de déclarer qu'elle allait devoir être soignée. Les blessures n'étaient pas mortelles. Impressionnantes, mais pas mortelles. L’intelligence artificielle aux multiples bras la soigna sans grand difficulté, remis le nez en place, réduisit les fêlures sur les côtes de la junkie à l'aide de pansements et lui injecta un stimulant régénérant pour lui permettre d’éliminer les bleus et cicatriser les plaies plus vite. Le robot fit aussi savoir que l'hygiène générale et intime de sa patiente laissait à désirer et qu'une bonne hygiène était un facteur important dans la bonne guérison d'une patiente. Maugréant, mais s'en voulant à mort d'avoir tabassé une femme sans défenses, Tyria alluma la douche pour laver le corps meurtri de sa prisonnière, se fichant royalement de se faire arroser au passage.

Comme l'eau chaude et les frottements répétés d'un gants de toilettes savonneux contre la peau de Milana semblaient la faire émerger doucement, Tyria congédia le robot pour qu'elle ne le voie pas. Puis, en panne d'idée et constatant que la Russe commentait vraiment à reprendre connaissance, elle la hissa sur la table où elle avait mis ses affaires hier soir et l'attacha bras et jambes écartés sur celle-ci. Ça lui faisait horriblement penser à des préparatifs pour un viol, mais Tyria avait paré au plus pressé et sa prisonnière allait devoir se reposer. Elle la préférait donc couchée sur une table en acier inoxydable et froid qu'assise. Elle posa ensuite une couverture en laine grossière sur son corps et improvisa un coussin avec une autre couverture. Tyria était trempée quand la Russe émergea, mais elle ne la regardait pas avec le regard de quelqu'un de soulagé ou de désolé. Elle était toujours en colère, à la fois contre elle-même pour avoir perdu son sang-froid et contre Milana pour avoir atterrit chez elle.

- Et ça, ça t'a fait du bien, crétine ? Cracha-t-elle agacée.

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: dimanche 20 mars 2016, 20:56:48 »
La jeune femme était perturbante par certains aspects, Tyria l'avait mis sur le compte de son état et n'avait pas trop prêté attention à son râle de plaisir. Après tout, les psychotropes et autres pouvaient bien modifier les perception des sensations non ?

Elle s'attendait à ce qu'une fois qu'elle serait sortie du coaltar, la jeune femme se débatte, crie, l'insulte ou encore réclame son avocat ou la supplie. Bref, l'une des X réactions typiques de la femme qui se retrouve attachées à une chaise dans une salle carrelée sous un pommeau de douche.

Mais au contraire, Limonov, si c'était bien son nom, ouvrit docilement la bouche dès qu'elle eut terminé. La jeune Stukov fronça les sourcils à la fois de surprise et de contrariété. Elle l'impression diffuse que sa prisonnière lui faisait confiance. L'instant d'après elle fronçait le nez et éloignait sa figure en sentant l'haleine fétide de la jeune femme.

- Beurk ! La brosse à dents, tu connais ? S'agaça-t-elle en se pinçant le nez.

Elle se leva malgré tout, mais se mit derrière la chaise de sa prisonnière pour qu'elle ne lui souffle plus son haleine à la figure. Elle lui donna l'embout de la gourde à téter. La prisonnière s'étouffa un peu avec les première gorgées et tourna la tête précipitamment pour tousser. Elle respectait ainsi la promesse de ne pas éclabousser sa geôlière,mais revenait sans se plaindre reprnedre le goulot de la gourde pour recommencer à boire. Le jus d'orange était un vrai shoot de bonnes choses pour le corps, et il éviterait certaines maladies dues aux carences de vitamines et contrerait aussi la déshydratation de la prisonnière. En la forçant à boire, elle remettait plus rapidement son organisme au travail, lui qui devait probablement tourner au ralenti, "en mode survie" comme diraient certains de ses entraîneurs.

À sa grande surprise, la jeune femme but jusqu'à la dernière goutte. Elle se mit même à sourire d'une manière qui dérangea Tyria.

- Bon... Maintenant on vas reprendre. Pourquoi tu es entrée dans cette maison hier soir ? Tu étais poursuivie pas la police ? Redemanda Tyria pour avoir confirmation de la première version.

Elle écouta la réponse qui lui était faite, mais l'haleine de sa victime continuait de la déranger.

- Ok, arrête de causer... Dit-elle en se levant pour partir.

Elle revint quelques instants après avec une brosse à dents jetable, du dentifrice et du bain de bouche.

- Ouvre la bouche et bouge plus, ordonna Tyria d'un ton où l'on sentait percer son agacement.

Elle s'était attendue à beaucoup de choses en séquestrant une personne contre son gré, mais sûrement pas à devoir lui laver les dents, ce qu'elle s'employa pourtant à faire. Les gencives irritées de la jeune femme saignèrent et rosirent la mousse qui coula sur le menton de la jeune femme. Quand finalement Tyria trouva que le pire était enlevé, elle retira la brosse.

- Crache à côté de toi, sur l'écoulement, dit-elle en s'éloignant pour se laver les mains avant de revenir avec le bain de bouche. Rince-toi la bouche avec ça, n'avale pas, recrache.

Quand Limonov eut finit, Tyria la saisit par les joues pour lui tourner la tête et respirer son haleine.

- Ce n'est pas parfait, mais c'est mieux... Grogna-t-elle.

Elle retourna s'asseoir et lui montra ensuite le flacon de sa dope.

- Tu prends ça depuis combien de temps ? À quel intervalle et quelle dose ? Qui te fournit ? Demanda-t-elle en songeant qu'elle devrait faire passer un contrôle médical à la jeune femme.

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: dimanche 20 mars 2016, 11:13:57 »
Visiblement les effets de la drogue n'étaient pas dissipés. Tyria s'en rendit compte essentiellement parce que son interlocutrice semblait ne pas se rendre compte de ce qu'il lui arrivait, et aussi à cause de son air benêt.

- Milana Limonov... Répéta-t-elle pour voir si son interlocutrice la corrigerait.

Le nom ne lui disait rien. Son accent Russe et le fait qu'elle le parle l'isolait de fait des relations des Stukovs. En quittant la Russie au moment de la guerre civile, avant la prise de pouvoir des communistes de Staline et Lenine, les Stukov avaient pratiquement coupé les ponts avec leurs parents resté en Russie. Le dernier d'entre eux était un grand-oncle dans la marine de guerre Russe qui avait disparu pendant les purges Staliniennes. Du coup, les Stukov d'Angleterre n'avaient plus pris de relation avec la Russie, une sorte de rébellion contre ceux qui les avaient forcé à l'exode.

Elle-même parlait Russe parce que son grand-père lui avait appris avant de décéder et que ses parents ne se mettent à faire pression sur son oncle pour qu'il les déclare héritiers de la firme familiale en raison du fait qu'elle était le dernier enfant de la famille. C'est pourquoi elle comprit la raison qui avait poussé la jeune femme en face d'elle de chercher à s’abriter chez elle.

Mais le fait qu'elle parle d'elle-même à la troisième personne la perturba. Comme si celle qui s'adressait n'était qu'un hôte dans le corps de son interlocutrice et pas la personne elle-même. Ou alors elle se fichait de sa figure, c'était aussi une possibilité. Ce résumé simpliste de sa réflexion lui donnait l'impression de s'adresser à une idiote. Mais qu'elle mentionne être poursuivie la fit hésiter. Mais elle n'avait tellement rien qui put avoir de la valeur sur elle à part sa dope étrange, qu'elle en conclut qu'elle devait parler de la police.

Géniale, une junkie paumée avec les flics au cul... J'adore ma vie... Songea Tyria ironiquement.

- Pour vous, je suis "madame", et je ne veux pas de diminutifs ! C'est clair ? Répondit-elle sèchement. Quand à où, non seulement ça ne vous regarde pas, mais ça pourrait aussi bien être le dernier endroit que vous verrez... Grogna-t-elle en se faisant la réflexion que non seulement elle n'aimait pas ce qu'elle disait, mais qu'elle trouvait ridicule et puérile ce genre de sorties.

Malgré ses propos, sa vis-à-vis ne se départit pas de son sourire idiot et de ses petits gloussements semblant mélangés de douleur et de plaisir. Elle était de toute évidence à peine consciente de sa situation réelle. Et dans ces conditions, il n'y avait pas besoin d'être clairvoyant pour savoir que continuer à l'interroger ne lui ramènerait au mieux que des banalités et des fantasmes de camée.

Elle jeta un coup d’œil à sa montre et gronda de contrariété. Il était presque deux heures du matin, elle était supposée se lever dans plus ou moins quatre heures et demie pour se préparer à partir en cours.

Ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais rattraper mon retard au lycée... Songea-t-elle.

Elle se leva et remis les affaires de sa prisonnière dans le sac de celle-ci avant de reprendre sa chaise avec elle sous un bras et de déposer le tout à l'extérieur de la salle de douche. Elle revint ensuite vers Milana.

- Je n'en ai pas fini avec toi, Limonov, en admettant que ce soit bien ton nom et pas un pseudo. Dit-elle en se plantant devant elle, les poings sur les hanches. Toi et moi on va parler quand tu émergera de la merde que tu t'es mise dans les veines. Et tu vas tout me dire, je te le garanti...

Puis sans prévenir elle lui donna un brutal coup de poing dans le ventre, dans la partie molle, celle qui pouvait faire bien mal tout en ne laissant quasiment pas de traces.

- Et ça c'est pour m'avoir pourri ma nuit, connasse... Réfléchis-y bien pour le temps qu'il te reste avant que je m'occupe de toi... Dit-elle tout bas à l'oreille de sa victime avec un ton aussi froid que possible.

Tyria s'éloigna ensuite en silence et referma à clé la porte derrière elle, laissant sa victime sous la lumière crue aux teintes blanches et froide de la lampe LED du plafond.

La jeune fille retourna se coucher, songeant qu'elle appellerait le lycée le lendemain pour se faire porter malade. Après tout, à peine quatre heures de sommeil en une nuit, c'était pour elle une raison suffisante pour sécher les cours. Surtout avec ce qu'elle cachait désormais dans sa cave.

Elle dormit peu, et mal, se réveillant assez tôt pour prévenir son école avant de se recoucher et d'émerger difficilement vers 10:20 du matin.

Elle a eu plus ou moins huit heures pour décuver, ça devrait être assez... Songea la Stukov en passant sous la douche pour se laver avant de se rhabiller et d'aller prendre son petit-déjeuner. Elle trouva le rapport du robot-médecin parmi les affaires qui provenaient de Terra par son "courrier interne". La substance était un véritable amas d’immondices, depuis la présences de plusieurs substances ayant uniquement un effet addictif en passant par un psychotrope très fort, beaucoup trop fort, qui n'aurait pas dû avoir sa place hors d'un laboratoire de recherches. La moitié des substances en question attaquaient les nerfs et rendaient les symptômes supposés de manque parmi les plus pénibles du monde, mortel à quasi tous les coups si le sevrage était trop brutal.

Tyria réalisa qu'elle n'avait pas le choix. Si elle voulait garder son hôte en vie, elle devrait continuer à la piquer régulièrement avec cette merde. Mais même en la sevrant, le robot-médecin préconisait un passage d'urgence par son diagnostique car si elle en prenait depuis longtemps, il était fort probable que d'un moment à l'autre ses reins ou son foie commence à lâcher. Le corps humain n'avait jamais été conçu pour disperser les éléments contenus dans cette dope. Même en la purgeant, les dégâts déjà occasionné avaient de grande chance d'avoir bouffé une grande partie de son espérance de vie. Dans le cas de la médecine de la terre, elle était condamnée à mourir jeune, même en se sevrant, probablement avant d'avoir la trentaine. Mais avec la médecine de Tekhos... Elle pourrait être quasi-totalement remise sur pieds. Elle ne vivrait pas centenaire, mais aurait de bonnes chances de rester dans la moyenne de l'espérance de vie d'un être humain en bonne santé.

Heureusement, le robot-médecin pouvait continuer à produire la drogue en question. Elle n'aurait pas à la commander à un laboratoire. Mais, et Tyria commença à se poser sérieusement la question, pourquoi ferait-elle cela ? Pourquoi dépenserait-elle plusieurs dizaines de milliers de crédits Tekhans pour aider une paumée qui était entrée chez elle par effraction ?

Espérons que son interrogatoire répondra à cette question... Songea la jeune fille.

Après avoir fini de déjeuner, elle pressa plusieurs oranges pour en remplir une gourde d'un litre puis descendit à sa salle de bain souterraine. Elle ouvrit la porte en tirant la chaise derrière elle. Tyria fit couler une nouvelle fois la douche glacée sur la jeune femme épuisée attachée à la chaise pour la réveiller puis s'assit et agita la gourde devant elle.

- Tu as deux choix, dit la jeune Stukov d'un ton neutre. Ou tu bois le contenu de cette gourde de ton plein gré, ou je t'enfonce un tube dans le derrière pour te la faire prendre par lavement, et ce sera tout sauf agréable. Et si tu te me le recrache à la figure, tu pourra manger liquide le restant de tes jours, compris ?

Elle ne lui disait volontairement pas ce que c'était. À la jeune femme de comprendre qu'elle n'avait pas d'autre choix que d'obtempérer ou le payer à prix fort. Tyria utilisait une de ses compétences qu'elle aimait le moins mais qu'elle avait commencé à apprendre dans l'autre monde : le dressage d'esclaves par la force. Premièrement, le bâton. Et s'il y avait suffisamment d'efforts, on pouvait envisager la carotte...

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Les alentours de la ville / Re : Sombre nuit [PV]
« le: jeudi 03 décembre 2015, 19:11:56 »
Tyria Somnolait. Elle était sur Terre pour ce soir car demain elle avait cours au lycée. Malgré ses dix-huit ans bien pesés, elle avait pris du retard sur le parcours scolaire normal et son immigration l'avait encore pénalisée. Elle se retrouvait donc à partager sa classe avec des filles à la moyenne d'âge approchant plus les 16 ans. C'était tout bête, elle était la plus vieille du groupe.

Tyria habitait une grande maison, sorte d'amas de cubes dans un style très moderne et avec trois fois trop de baies vitrées à son goût. Cette maison, Tyria la détestait. C'était celle où ses parents s'étaient empressé d'emménager à la mort de son oncle, la laissant en Angleterre sous le prétexte de ne pas la couper dans ses études, aux mains d'une gouvernante sadique ayant des penchants pour le BDSM et la pédophilie. Elle avait assouvis ses envies de domination sur elle, partant du principe qu'elle pouvait lui faire ce qu'elle voulait pour la punir de ne pas être parfaite. Et ce, avec le feu-vert de ses parents par-dessus le marché.

Tyria s'était rebellée une fois pratiquement adulte. Et avait pris les devant sur ses parents pour qui elle était devenue une menace. Ils étaient morts dans cette maison. Une fuite de gaz. Elle était venue au japon pour identifier les corps. Et avait fait changer la cuisinière pour un système électrique.

Tyria était riche. Elle était riche à millions grâce à la compagnie de sa défunte famille qui l'avait bâtie en pillant les technologies d'un monde parallèle futuriste. Mais elle détestait cette maison. Elle n'arrivait pas à y trouver un sommeil réparateur. Elle était trop grande. Trop spacieuse... Trop vide. Et elle trouvait que ça ressemblait trop à ses parents qu'elle haïssait pourtant.

Tyria entendait le bruit des gouttes s'écrasant contre la grande baie vitrée de sa chambre. Il pleuvait à verses dehors. Et le sommeil ne la trouvait pas ce soir. Le marchand de sables était en retard.

Son réveil se mit à sonner doucement. Trois notes qui se répétaient, sol-si-ré, sol-si-ré, sol-si-ré.

Pas une mauvaise sonnerie. Juste pas la sonnerie habituelle. C'était celle de l'alarme silencieuse. Quelqu'un venait d'entrer qui n'avait pas fourni le code d'accès qu'elle était la seule à connaître. Tyria fronça les sourcils. Elle se leva, en culotte et débardeur, attrapa un pantalon de treillis dans un tiroire et l'enfila en allumant une tablette connectée aux caméras de la maison. Elle trouva l'intrus. Enfin, plutôt l'intruse, qui s'affala dans un coin de son salon. Elle boitait, elle était mouillée. Mais elle avait aussi et surtout une sacrée gueule de junkie. Elle se débarrassa sous ses yeux de son haut qu'elle envoya sur une plante décorative avant de sortir de son sac le nécessaire pour s'envoyer une dose dans les veines. La dernière des stukov n'en revenait pas. Sa maison venait d'acquérir le statut de refuge pour droguée. Alors qu'elle était à l'intérieur en ce moment-même.

Furieuse, elle enfila rapidement une paire de rangers sur ses pieds nus et s'empara d'une paire de gants protecteur qu'elle utilisait quand parfois elle s'entraînait à donner des coups de poing au sac de sable suspendu dans son sous-sol. Elle alla sans se cacher tout droit au salon. De toute façon, le temps qu'elle arrive, la junkie était stone.

Tyria ne prit même pas la peine de poser une seule question. Elle avança droit sur la femme et dès qu'elle fut à porté, accéléra subitement et lui retourna la semelle de sa ranger dans le ventre. Malgré son état létargique, la fille se plia en deux et toussa tandis que ses poumons se vidaient. Tyria enchaîna immédiatement en profitant qu'elle se soit penchée pour frapper du tranchant de la main à l'arrière de la nuque de sa visiteuse surprise. Toute défoncée qu'elle soit, celle-ci sombra dans l'inconscience et s'effondra sur les dalles de marbre noir veiné de blanc du sol.

Tyria suivit ensuite sa piste jusqu'à la porte. Elle la trouva ouverte, sa clé de réserve dans la serrure et les quelques pots de fleurs devant l'entrée renversé. Elle se doutait qu'elle n'aurait pa dû la laisser dans un endroit aussi évident. Ça lui apprendrait à être trop confiante.

De là, que faire ? Appeler la police ? Pourquoi ? Elle prendrait une amende, un jour ou deux en tôle et recommencerait la semaine suivante. Et puis, Tyria était terriblement vexée que sa maison ait été choisie comme squat par une tox.

Elle n'appela pas la police. Elle saisit la jeune femme sous les bras et la traîna au sous-sol. Elle y avait une petite salle d'entraînement privée avec des engins de gym ainsi qu'une salle de bain carrelée avec un écoulement. L'endroit parfait pour faire autant d'éclaboussures qu'elle le souhaitait. Elle posa une chaise de métal simple sous le pommeau de douche de la salle de bain et utilisa quelques ceinturons de gros cuir pour attacher sa tox aux chevilles sur les pieds de la chaise et ses poignets aux accoudoirs de celle-ci. Sur une table qu'elle tira dans la salle de bain, elle déposa le contenu du sac. Deux ou trois babioles sans intérêt. Un bout de portefeuille, mais sans papiers à l'intérieur. Quelques picaillons dans la poche à pièces de monnaie, aucun billet, pas de carte bancaire. Bref, aucun moyen de savoir à qui elle avait affaire, du moins officiellement.

Elle aligna les trois fioles sur la table d'un air perplexe. Pas d'inscription sur les flacons, le contraire aurait été étonnant, mais ceux-ci étaient des flacons médicaux, prévu pour un usage en milieu hospitalier, contenant une drogue liquide. Les drogues étaient beaucoup plus souvent en poudre ou en pilules, à la fois pour faciliter le transport, mais aussi parce que les liquides étaient beaucoup plus périssables. Une drogue liquide sous-entendait un apport régulier et un délai de consommation court. Elle devait se shooter souvent donc. À ce rythme, elle ferait une overdose longtemps avant d'atteindre la trentaine. L'undes flacons n'était pas complètement vide. Elle en avait trouvé le bouchon dans son salon. Son hôte étant sécurisée, elle sorti de la salle de bain et se rendit rapidement dans un autre sous-sol, celui-ci inexistant sur les plans de la maison, menant à la faille vers Terra qui avait fait la fortune des stukov. Elle sorti dans une autre pièce, dans un autre monde et s'empressa de convoquer son robot-docteur pour lui confier le produit.

- Je veux une analyse toxicologique complète. Je veux savoir comment c'est fait et les effets que ça a sur le corps ainsi que le dosage pour éviter une overdose.

- Quel est le poids du patient ? Sa race ? Son sexe ? Son âge ? Ses antécédents. S'enquit le robot médical.

- Humaine femelle, âge inconnu... Probablement la vingtaine... Poids... Entre cinquante et soixante-cinq kilos je dirais... Antécédents inconnus, mais forte probabilité de prise de drogue dans un passé proche. PLusieurs blessure apparentes, lésion récente au niveau du ventre et de la nuque, plus injection de ce produit.

- Diagnostique difficile à donner, expliqua le robot-médecin presque instantanément. Sans chiffres plus précis, toute ingestion d'un produit de type psychotrope est fortement peu recommandée sans mettre en danger la vie du patient.

- Alors analyse-moi ce produit et vois ce que tu peux m'apprendre sur lui, ordonna Tyria en tournant les talons pour repasser la faille et retourner sur terre.

Elle revint dans la salle de bain, sa tox n'avait pas remué le ptit doigt. Soit elle dormait toujours, soit son "trip" n'était pas encore finit.

Qu'importe, il était tard et Tyria voulait des réponses. Elle alluma le jet d'eau en le réglant sur glacé, aspergeant la tox dans la chaise jusqu'à ce qu'elle réagisse. Elle coupa ensuite le jet, alla chercher une autre chaise qu'elle mit dossier en face de la tox et sur laquelle elle s'assit à califourchon, le dossier sous ses bras croisés et sa tête posée dessus.

- Nom, prénom... Tyria hésita un peu en remarquant que son interlocutrice n'avait pas exactement le type japonais. ... Pays d'origine.

Elle-même avait un très léger accent russe qui flottait sur sa prononciation du japonais. Mais elle l'avait aussi si elle tentait de parler anglais, français ou italien.

- Et raison pour laquelle tu as cru que ma... la baraque de ma patronne était un squat, dit-elle prise de l'idée qu'il valait peut-être mieux se faire passer pour une exécutante pour le moment.

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Tekhos Metropolis / Re : Un client bien spécial [Theorem & Ishtar]
« le: mardi 13 octobre 2015, 13:00:59 »
La dernière des Stukov se laisse retourner sur le ventre où elle se laisse mettre à genoux, posant ses coudes sur le matelas pour soulager la pression sur sa poitrine. Tyria n'aimait pas dormir sur le ventre à cause de ça. Et à plus forte raison après ce qu'elle avait subis dans son enfance.

Mais pour une raison qui lui demeurait mystérieuse, elle se laissait à nouveau manipuler comme une poupée par la dragonne noire qui se trouvait dans le lit avec elle. Du peux qu'elle avait compris, elle avait jadis été un homme avant de devenir une "shemale". Elle se demanda vraiment à quoi il avait pu ressembler à l'époque où il était un garçon.

Puis elle senti que sa partenaire écartait le trikini qu'elle lui avait fait enfiler pour dévoiler son bouton de rose et elle ne put s'empêcher d'émettre un petit couinement de gêne et de rosir légèrement.

Ishtar lui parla d'une voix douce et rassurante, la tranquillisant pour la suite. Et elle frissonna en sentant finalement la langue de sa partenaire s'y poser. Elle gémit, tout en sentant la chaleur revenir et se répandre dans son entrejambe. Elle n'avait jamais été touchée plus intimement qu'aujourd'hui et elle découvrait toute cette partie qui avait été maintenue sous silence quand sa gouvernante la torturait plus jeune : le plaisir du sexe. Elle frissonna et couina parfois entre-deux gémissements. tandis que pendant un long moment, les étapes se succédèrent l'une après l'autre pour préparer son anus à sa première pénétration anale. Et plus les choses progressaient, plus Tyria se rendit compte qu'elle attendait avec impatience que cela arrive. Qu'elle soit déflorée par voie rectale. Elle sentait pourtant une partie d'elle qui se révoltait, trouvant l'idée de glisser un pénis par l'endroit où elle éliminait ses déchets sale et inapproprié.

Mais entre les doigts et la langue qui l'avaient déjà pénétrée, elle finit par ne plus trop y faire attention, attendant avec une certaine impatience chaque nouvelle étape qui lui arrachait de nouveaux geignements de plaisir.

Puis, elle le senti enfin. Le membre épais de son amante se glissa en elle avec une facilité déconcertante et Tyria cria presque à la fois de plaisir surpris et de sentir ses parois anales se dilater avec une telle facilité pour s'adapter à cet intrus.

- ISHTAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRR !!!! Cria-t-elle en oubliant toute retenue avant de lancer ses bras an arrière pour agripper au cou de son amante, les yeux si ouverts qu'elle avait l’impression qu'ils allaient se révulser.

Elle était haletante, tremblante et en sueur, les aphrodisiaques parcourant son corps et mettant sans-dessus-dessous ses hormones. Et par-dessus le marché, elle avait une bite dans le cul ! Et si elle ne trouvait pas cela désagréable, elle était encore mitigée quand à trouver ça agréable. La sensation était des plus dépaysante, mais il y avait un très net pas avant de qualifier cela d'agréa...

- HAAAAAANNNNNN !!! Cria-t-elle soudain en sentant Ishtar pousser un coup pour s'enfoncer plus loin, et cette fois c'était clairement du plaisir qui avait teinté sa voix.

Rectification donc, elle réalisa qu'elle commençait à aimer l'anal.

Son amante commença ensuite à se mouvoir en elle, d'abords lentement avant d'augmenter progressivement la cadence. Et tout aussi vite, Tyria perdit ses forces et ses limites, haletant et bavant presque sur le matelas, hissant presque malgré elle son cul pour augmenter ses sensations. C'était tellement facile de se laisser faire. De se laisser bourrer. De juste... Ressentir.

Mais Tyria étant presque aussi réactive qu'une poupée gonflable, Ishtar ne trouvait sans doute cela pas très sexy. C'est pourquoi elle se mit à émettre des suggestions et des propositions. Elle s'arrêta pour que ce soit Tyria elle-même qui agite son bassin pour se pénétrer elle-même, ou encore elle suggéra qu'elle fasse un mouvement de hanche bien précis pour que la dragonne ait plus de plaisir, voir qu'elle contracte son anus pour le serrer plus fort autour du membre de son amante.

Son esprit noyé sous les sensations et les aphrodisiaque, Ryria obéit plus en mode automatique que réellement consciente de ce qu'elle faisait. Tout était trop nouveau. Les sensations plus puissante que ce à quoi elle avait fait face les rares fois où elle s'était touchée sans jamais aller jusqu'au bout. Son esprit, pour préserver sa psyché avait enfoui la majeur partie de sa conscience dans son cerveau pour ne garder pour le moment que la partie animale émergée et celle-ci se laissai guider aisément.

Puis il y eu le terrible finale et alors que la dragonne pénétrait à un rythme démentiel l'anus de la jeune femme et que celle-ci martelait ses fesses contre les hanches généreuses de l'amirale, Tyria ressenti la jouissance de sa partenaire qui déclencha alors la sienne. Elle fut prise de violents spasmes et s'effondra dans le lit, criant dans un long geignement rauque son plaisir et se laissa terrasser par un orgasme plus puissant encore que quand la dragonne avait simplement frotté son membre contre sa vulve.

Tyria avait été déflorée, mais elle s'en rendait à peine compte. Elle était perchée sur un nuage qu'aucun composé chimique n'aurait pu lui faire atteindre. Et en cet instant précis elle était heureuse.

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Tekhos Metropolis / Re : À la découverte de Tekhos (Tyria et Keyleth)
« le: mardi 13 octobre 2015, 13:00:34 »
Tyria eut un début de sourire en voyant l'elfe blanche se regarder dans la glace en ayant l'air de ne pas y croire. Elle senti une vague de plaisir qui n'avait rien de sexuel se répandre en elle. Elle était satisfaite. Elle avait redonné le sourire à sa nouvelle acquisition et elle se rendit compte qu'elle aimait cela. Voir les gens sourire, les rendre heureux semblait être plus agréable que ce qu'elle pensait. Elle qui avait connu le malheur et l'enfer d'une famille qui la détestait dans son enfance, elle découvrait ce plaisir simple, un peu comme si Keyleth était son enfant.

Je... Hésita longuement l'elfe en se tournant vers elle avant de lui sourire. Merci.

Tyria voulu hocher la tête et répondre, mais avant qu'elle ne puisse le faire, l'elfe plaqua ses lèvres contre les siennes.

La dernière des Stukov tressaillit et dû se faire violence pour relâcher le manche du couteau de combat qu'elle avait saisit par réflexe dans l’étui plaqué contre son dos au niveau de ses hanches, sous son veston. Tyria avait passé des années à se rebâtir après l'enfer de son enfance et elle l'avait notamment fait en se plongeant corps et âmes dans l'étude du Systema, l'art martial russe utilisé par ses commandos , les redoutés Spetsnaz. Si ce n'était qu'elle avait un avantage sur les autres élèves : elle avait déjà tué pour s'en sortir. Cela l'avait rendue dangereuse aux yeux de ses profs et elle avait dû quitter les cours quand elle avait brisé le genoux d'un camarade d'entraînement en allant jusqu'au bout d'un enchaînement qu'on leur avait interdit d'utiliser.

Depuis, elle avait acquis de bons réflexes pour le combat rapproché, mais qui pouvaient aussi se révéler handicapants quand on la surprenait. Mais elle l'elfe blanche fut douce avec elle, alors elle put se laisser aller et elle la prit dans ses bras pour l'attirer contre elle. Elle prit même la liberté de glisser une maine dans ses cheveux, à l'arrière de la tête de Keyleth pour pouvoir pousser plus avant le baiser qu'elles échangèrent.

La scène devait être perturbante vue de l'extérieure. Deux femmes, mais l'une habillée comme un homme du vingt-et-unième siècle de bas en haut et l'autre habillée comme une princesse en train de s'embrasser. Il n'était pas sûr que certains n'eussent pas mis en doute la féminité de Tyria pour prétendre qu'elle était juste un homme trop jeune et très efféminé.

Mais elle finit par rompre le baiser en couvant de ses grands yeux bruns ceux de sa propriété... De sa captive...

Le regard de Tyria se voila à cette idée. Elle possédait celle qui était dans ses bras. Comme elle posséderait un animal ou un meuble. Et l'idée que celle-ci l'ait embrassée par obligation fit son petit bout de chemin dans son esprit. Et l'attrista.

- Je... Heu... Je t'ai achetée c'est vrai mais... Ce baiser... C'était pour quoi ? Demanda-t-elle avec une naïveté presque touchante. J'ai d’autres esclaves, mais je les ai hérités de mes parents... Tu es la première que j'achète pour moi et... Je ne sais pas quoi faire de toi... Avoua-t-elle sans se cacher. Que sais-tu faire ?

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