Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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Messages - Héléna Von Koening

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1
Héléna s'était levée, et arpentait la pièce, allumant ça et là quelques-une de ses bougies. En toute innocence. Elle n'avait aucune idée de ce qui se tramait dans son dos... jusqu'à ce qu'elle sentisse à nouveau le museau un peu trop curieux de l'animal se frotter à elle, entre ses cuisses.

- Heeey, Chaminou !

Sauf que cette fois-ci, la jeune princesse était dans une position légèrement plus délicate. Bloquée entre la commode et le puissant tigre, elle n'avait plus moyen d'échapper à la pression de son museau, et était soumise à la volonté de la bête. Qui était tout aussi directe que la fois précédente, ce dernier réitérant ses léchouilles contre son intimité. Cette situation n'empêchait néanmoins pas la jeune fille de se débattre. Elle gigotait, et repoussait faiblement la tête du félin déterminé, qui bougeait à peine. Elle essayait tant bien que mal, en vain, de se soustraire à ses coups de langues oppressants, qui lui faisait franchement perdre la tête.

Chacune des caresses lui arrachaient de fébriles gémissements. Elle se sentait terriblement chatouilleuse de cette endroit-là, et cela lui faisait toute drôle d'être titillée ainsi. Elle appréciait, et trouvait ça agréable, elle qui n'avait jusqu'alors jamais était excitée ainsi, mais d'un autre coté elle avait l'intime conviction que ce n'était pas quelque chose qu'elle devait le laisser faire ! Sa volonté tiraillée, gesticulant pour rester le plus possible hors de portée de sa langue, elle continua de lutter, et parvint à marmonner faiblement.

- Ar... non, arrête Chaminou...

2
- Chaminoooou ♥ ! s'exclama la jeune princesse, lorsque ce dernier franchit la petite trappe qui séparait leurs chambres.

Elle accueillit le félin d'un sourire, le regard encore légèrement embrumé des larmes qu'elle avait laissé couler, et le gratta tendrement derrière les oreilles dès qu'il passa à sa portée. Le majestueux animal posa sa tête contre sa cuisse, et elle caressa lentement sa fourrure soyeuse, descendant jusque son cou musclé, et s'inclina pour embrasser son front.

- Comment ça va Chaminou ? Tu as bien mangé ?

Elle le caressa encore longuement, le couvant du regard, bercée par ses ronronnements. Jusqu'à ce que le tigre ne sorte de sa léthargie. Étonnée, la jeune fille s'immobilisa, se demandant ce qu'il se passait, et observa les réactions de son compagnon. Ce dernier humait l'air, à proximité de la princesse, et sans prévenir il glissa son museau sous sa nuisette, la chatouillant entre les cuisses.

- Han ! Qu'est ce qu'il t'arrive Chaminou ?

Surprise, elle recula son bassin d'une dizaine de centimètres, toujours assise sur le lit, très étonnée par sa réaction qu'elle ne comprenait pas. Mais le tigre n'en resta pas là, et il entreprit même de lécher l'écrin intime de la princesse ! Elle ne portait aucun sous-vêtement sous sa nuisette, et elle put sentir le contact chaud et humide de sa langue râpeuse l'assaillir d'agréable sensations, qui lui soutirèrent un long frisson.

- Hiiii !

Elle mit bien plusieurs secondes à s'en remettre, choquée par la situation, bien qu'elle ne pouvait nier que cette caresse fut délicieuse. Elle finit donc par se ressaisir, et gronda la bête.

- Chaminou, noooon ! C'est sale ici, il ne faut pas lécher !

L'ingénue n'imaginait pas que cette acte aurait pu avoir des connotations sexuelles, ni même que son intimité pouvait avoir une autre utilité que d'aller au petit coin. Un peu gênée, elle remarqua que le soleil avait déjà bien décliné, et qu'il commençait à faire de plus en plus sombre.

- Ne bouge pas Chaminou, j'allume la lumière et je reviens tout de suite. ^_^

Elle s'empara d'une boite d'allumette sur son chevet, et y alluma la bougie qui s'y trouvait, avant de descendre de son lit pour s'occuper des autres bougies de sa chambre.

3
Dictature d'Ashnard / Secrets intimes d'une princesse et son chat ( Shahin )
« le: mercredi 12 juin 2013, 19:26:44 »
*Clac*

On ferma la porte à clef. Les larges fenêtres, à travers lesquelles l'on voyait le soleil filer vers l'horizon, étaient lourdement cadenassées. Héléna était de retour au palais, de retour dans sa chambre, chambre qu'elle n'aurait jamais du fuguer.

- ...

Elle ne supporta pas la situation une seconde de plus. La jeune princesse laissa s'échapper un début de sanglot, avant de se précipiter dans son lit, pour se laisser aller à pleurer, contre son oreiller. Comme toutes les nuits.

Héléna avait fugué, oui, mais elle fut bien vite rattrapée par les soldats de son père. Elle avait été bien naïve de croire qu'une princesse qui ne connaissait rien du monde extérieur aurait pu échapper à leur vigilance. Et elle en payait le prix désormais. Certes ses parents la gâtaient trop, et furent incapable de lui administrer la moindre punition pour son geste qui leur causa tant de soucis, mais elle avait dorénavant perdu tout le peu de liberté qu'elle avait eu. Condamnée à rester cloitrée dans sa chambre jour et nuit, elle n'avait le droit d'en sortir que pour prendre ses repas en famille, ou pour se balader dans le jardin, mais jamais plus d'une demi-heure, et toujours accompagnée de deux gardes. Cette oppression lui pesait énormément, elle qui rêvait de liberté, elle se sentait prisonnière, comme un oiseau enfermé dans une trop petite cage aux barreaux dorée.

Néanmoins, ses parents avaient eu la présence d'esprit de lui offrir de la compagnie, pour éviter qu'elle ne se sente trop seule. Un beau tigre qu'elle avait baptisé Chaminou, étonnement bien dressé, qui logeait dans sa propre chambre luxueuse juste à coté de celle de la princesse. Héléna avait la possibilité de sonner un clairon, dès qu'elle en avait envie, afin d'appeler le tigre qui la rejoignait alors dans sa chambre par une petite trappe dans le mur. C'était le seul être vivant qu'elle avait le droit de côtoyer, en dehors de la famille royale et des soldats qui la surveillait, c'était un peu comme son animal de compagnie, la seule présence réconfortante à laquelle elle avait droit...

Son regard se posa sur une épaisse cordelette, celle reliée à la cloche se trouvant dans la chambre de Chaminou.

- Snfff...

D'un geste maladroit elle sécha ses larmes, et tenta de se ressaisir. Elle n'allait tout de même pas passer la nuit à se morfondre ! La princesse sonna la cloche à trois reprise, puis s'assied en tailleurs sur le lit, dans sa nuisette bleue mi-longue, et attendit son compagnon, ses sanglots se calmant peu à peu.

4
Héléna continuait à jouer négligemment avec ses pieds, son regard vide posé sur ceux-ci, ses pensées vagabondant ailleurs. Elle ne réagit même pas lorsqu'une légère bourrasque s'éleva brièvement, agitant sa chevelure sous ses yeux et lui brouillant la vue. Présentement, la princesse pensait à ce qu'elle allait faire, à où est-ce qu'elle allait passer la nuit. La probabilité de trouver en chemin une âme charitable qui saurait lui proposer un abri, et qui plus est avant la tombée de la nuit, était quasi-nulle, mais celle d'en trouver un par elle-même l'était encore plus. Mais elle n'eut pas le loisir d'y songer davantage, une voix féminine s'étant élevée non loin d'elle, la tirant brusquement de ses pensées.

- Il y a une question que je me pose,  depuis quand les membres de la noblesse sortent ils sans escorte…  Étrange…

Elle resta immobile quelques instants, à simplement cligner des yeux, assez surprise de ne plus être seule, tandis que les battements de son coeur semblaient s'être accélérés, tambourinant comme un cheval au galop. Au delà de la surprise, c'était de la peur qu'elle ressentait, comme si elle avait reçu la soudaine visite d'un fantôme, dont elle ne connaissait pas les intentions. Comme ce cher Hubert le disait, il était crucial d'apprendre à distinguer ses amis de ses ennemis, pour s'éviter d'inutiles ennuis. Elle inspira un grand coup, calmant ses émotions, et se tourna assez vivement vers son interlocutrice avant de s'exclamer, un peu irritée.

- La moindre des choses, si vous vouliez avoir une réponse, aurait tout de même été de vous annoncer, cela m'aurait évité une frousse inutile ! Je suis certainement passée à deux doigts de la syncope, par votre faute.

Elle inspira légèrement, replaçant élégamment les mèches de cheveux que la brise avait éparpillée, avant de poursuivre, calmée.

- Je suis Héléna. Héléna Von Koening, princesse de la principauté d'Engelthal. Et, comme vous venez de le remarquer, je n'ai effectivement pas d'escorte...

Elle marqua une pause, et réfléchit quelques instants.

- Ce qui est, je vous l'accorde, assez peu courant. Et, sans vouloir vous offenser, Ma Dame, les raisons qui m'ont poussée à agir de la sorte ne vous concernent pas vraiment...

L'arbre en dessous duquel la princesse était assise libéra l'une de ses feuilles, qui tomba avec légèreté devant elle. Elle l'attrapa au vol, l'accueillant dans la paume de sa main, sans l'abimer, et poursuivit, curieuse de savoir à qui elle avait l'honneur de discuter.

- Et vous, qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Que faites vous en ces lieux, à une heure aussi tardive ?

Héléna releva la tête, contemplant le soleil qui plongeait déjà par delà les collines. Bientôt, il ferait nuit, et il n'était pas prudent de s'aventurer si l'on n'avait pas les moyens de se défendre. N'oubliant pas la situation délicate dans laquelle elle se trouvait, la princesse lui demanda, manifestement dans le besoin, plaçant en elle son dernier espoir d'obtenir un quelconque secours.

- Savez-vous où est-ce que je pourrais trouver un abri pour la nuit ? On raconte que les routes ici ne sont pas sûres, et que de dangereux brigands rôdent à la recherche d'innocents à détrousser... ou à vendre sur le marché des esclaves.

5
Deux jours. Cela faisait deux jours qu'Héléna s'était enfuie de chez elle, troquant son cocon familial douillet et protecteur que beaucoup envieraient, contre une simple promesse de liberté, pour une vie qu'elle espérait plus exaltante, où elle pourrait enfin s'émanciper et voler de ses propres ailes. Mais, finalement, c'était tout de même loin d'être aussi plaisant et palpitant que ce à quoi elle s'attendait, du moins d'après ses premières impressions. Jusque là, son expédition dans la nature était simple à résumer, elle avait profité de la nuit pour s'échapper en toute discrétion du manoir de ses parents, et traverser la petite bourgade qu'était Engelthal dans l'espoir de découvrir des horizons nouveaux, ceux de l'extérieur de la ville où elle a grandi. Néanmoins, la seule chose à laquelle elle eu droit, ce fut près de deux jours de marche, suivant un large sentier qui traversait une banale plaine, bien peu fréquentée, et qui conduisait à la ville-état de Nexus mais cela elle ne le savait pas. Une triste désillusion... Mais la princesse ne baissait pas pour autant les bras, mue par une volonté naïve et innocente qui paraissait inébranlable, et se sentait prête à surmonter toutes les difficultés qui tenteraient d'entraver sa route !

À commencer par la faim qui lui étreignait l'estomac, et la soif qui desséchait son gosier. En effet, dans sa fugue Héléna n'avait pas songé à prendre avec elle des rations d'eau, ou de nourriture, se contentant durant ces deux jours de vivre de fruits fraichement cueillis, et de quelques gorgées d'eau puisées à même la rivière devant laquelle elle passa, la veille. Habituée aux banquets fastueux servis dans le manoir des Von Koening, inutile de dire que ce brutal changement de régime la fit tomber de haut. Elle était certes bien consciente qu'elle n'allait plus pouvoir maintenir le même train de vie que celui qu'elle avait, mais là, elle ne s'attendait pas vraiment à ce que la différence soit aussi drastique, ni à ce qu'elle en souffre autant. Son ventre gargouilla vigoureusement, et la naïve princesse tenta de le calmer en pressant ses mains dessus, tout en regrettant de ne pas avoir pensé à profiter une dernière fois d'un délicieux repas servi par les plus grands chefs cuisiniers de la région. Mais ce n'était pas une simple question de mets raffinés qui allait l'ébranler, la jeune Von Koening restait courageuse, portée par l'espoir qu'elle finirait par trouver quelque chose, ou quelqu'un, qui saura la sustenter.

Elle soupira, fatiguée, en proie à un début de migraine dû à son inanition, et s'assit sur le rebord de la route, s'adossant à un arbre en poussant un nouveau soupir, plus long, et exprimant davantage la satisfaction. Ça lui faisait grand bien de pouvoir soulager un peu ses jambes. Elle les tendit devant elle, et fit légèrement balancer ses pieds, de gauche à droite, tout en les observant distraitement. Après un tel périple, ses belles ballerines étaient maintenant toutes usées, et leur blancheurs immaculées avait laissé place à une peu ragoutante couleur terreuse. Plus loin, par delà les hautes collines qui bordaient l'horizon, le soleil déclinait doucement, annonçant la fin d'une harassante journée, et le début d'une nuit qui s'annonçait fraiche, mais non moins dangereuse. Hubert, son majordome, l'avait clairement mise en garde à ce sujet, elle ne devait jamais ô grand jamais vagabonder la nuit, sous peine de croiser d'inquiétants personnages qui prendraient un malin plaisir à lui faire du mal. La nuit précédente, elle avait eu la chance de trouver une grotte, qui n'était certes pas d'un confort enviable, mais offrait néanmoins une sécurité qu'elle pensait décente. Mais là, elle n'aurait sans doute pas autant de faciliter à trouver un abri pour la nuit. Quoique... après tout, qui sait quelle sera la prochaine cachoterie du facétieux Destin ?

6
Le coin du chalant / Un premier rp pour une princesse (Demande suspendue)
« le: vendredi 13 juillet 2012, 00:11:40 »
  • Sujet du topic
- Pour du combat, ça sera vite réglée, Héléna ne fait pas le poids :D
Mais la maltraiter ou la brutaliser au cours du rp reste une possibilité.
- Pour du social, pourquoi pas, mais il faudrait que ce soit "instructif" pour Héléna, par exemple en lui faisant découvrir tel ou tel endroit, ou lui donnant des informations intéressantes, etc...
Parce que, bon, si c'est pour se balader dans la plaine et parler de la pluie et du beau temps, ça n'a pas grand intérêt ^^
Sauf s'il y a des péripéties ensuite :p
- Pour du hentai, je préfère éviter. Elle est encore vierge, et j'aimerai qu'elle le reste pour l'instant. Mais si ça reste assez "soft", pourquoi pas ^^ (avec un homme ou une femme, pas de discrimination de ce côté là)
- Pour de l'aventure, même si elle risque plus d'être une boulette (amicale) qu'autre chose, ça pourrait être sympa ! ^^

  • Nombre de participants
Un(e) seul(e), ce serait déjà bien ^^
(l'usage ponctuel de pnj est bien évidemment possible, et même souhaité s'il peuvent apporter du piment au rp. Il m'arrivera peut-être d'en faire intervenir :) )

  • Trame
Une personne douce ou violente, vertueuse ou vicieuse, honnête ou manipulatrice, je n'ai pas vraiment de préférence pour ce premier rp ^^

  • Qualité de post
Cela dépend beaucoup de ma motivation, de l'inspiration, de mon partenaire...
Je peux avoir un peu de mal à boucler une quinzaine de lignes, tout comme en écrire assez facilement une cinquantaine ^^

  • Particularités
J'aimerai pouvoir faire évoluer ma Héléna au fil de ses rp, lui donner une certaine maturité, et expérience de la vie, au fur et à mesure. Je ne jouerais donc qu'un seul rp à la fois, avec un début mais aussi une fin, et pas un sujet interminable dont on ne voit pas le bout. Je voudrais aussi éviter à trop forte dose ce qui est torture, capture de longue durée, esclavagisme, viol, découverte de la Terre, ou tout autre chose qui traumatiserait excessivement Héléna. Mais à petite dose pourquoi pas, la vie n'est pas faite pour être tendre après tout ^^


Voilà, en espérant que ma manière de faire n'effrayera pas trop mes potentiels partenaires ^^

7
Prélude / Re : Héléna, princesse en fuite - { Validée }
« le: jeudi 12 juillet 2012, 16:17:33 »
*rougit un peu devant tous ce monde venu lui souhaiter la bienvenue, et se sent un peu gênée, relève malgré tout légèrement les pans de sa robe et s'incline poliment*
Me-merci à toutes et à tous pour votre accueil... :-[

8
Prélude / Re : Héléna, princesse en fuite
« le: jeudi 12 juillet 2012, 01:30:43 »
Merci ^^

9
Prélude / Héléna, princesse en fuite - { Validée }
« le: jeudi 12 juillet 2012, 01:28:49 »


Informations générales

Je m'appelle Héléna, mais l'on m'appelle parfois Nana, ou Princesse, (ou sucre d'orge, par mes parents). Mon titre complet est Héléna Von Koening, princesse d'Engelthal. Je suis une humaine, une adolescente de seize ans, et contrairement à la plupart des habitants de Terra, je n'ai aucun pouvoir particulier. Quant à mon orientation sexuelle... *rougit comme une pivoine*... Je... Je suis encore vierge, et je n'ai jamais vraiment songé à ce genre de chose...


Miroir, mon beau miroir ...

À première vue, j'ai l'air d'une fille plutôt fragile, en partie parce que je suis petite, mesurant environ 1m50, mais aussi à cause de ma silhouette délicate, mes membres fins, mes frêles épaules. J'ai une longue chevelure bleue, lisse et soyeuse, que j'aime entretenir et parer de diadème ou de divers objets décoratifs. Mon regard est un peu particulier, et attire bien souvent celui des autres, car mes yeux sont vairons, et d'une couleur peu banale : dorée pour l'oeil gauche, rougeoyant pour l'oeil droit. Bien qu'étant assez mince, j'ai les joues assez rondes, et colorées d'un ravissant teint rosé, contrastant avec ma peau douce et un peu pâle. Ma poitrine est assez discrète, mes seins étant suffisamment petit pour qu'ils tiennent aisément dans mes mains.


Dans les méandres de mon esprit ...

Je suis une personne plutôt sympathique, je pense. Bien loin d'être agressive, je fais au contraire preuve d'une certaine douceur, privilégiant la gentillesse à la cruauté. Je ne supporte d'ailleurs pas la violence, c'est quelque chose qui a tendance à beaucoup m'effrayer. Je suis une jeune adulte très émotive, souvent subjuguée par mes émotions. Je me sens gênée dès que l'on me complimente un peu, et je peux rougir très facilement. Je peux m'énerver, bien sûr, mais ça ne dure jamais très longtemps, et j'ai tendance à fulminer sur place, en tapant des pieds.

Je suis également très coquette, j'aime m'habiller richement, me parer de bijoux étincelants, orner mes robes colorées de rubans, de noeuds papillons, de froufrou, ou autres décorations. Mais je ne suis pas imbue de moi pour autant, et je n'ai pas cette arrogance qu'ont malheureusement la plupart des nobles. Je suis honnête avec les gens, et je fais souvent preuve d'un optimisme parfois exagéré. J'ai passé toute ma vie couvée dans un chateau, protégée du monde extérieur, et j'ai donc parfois des difficultés à savoir quand on me veux du mal. Mais je ne suis pas si naïve que ça non plus, j'ai tout de même conscience des dangers lorsqu'ils sont suffisamment explicites.

Un peu rêveuse, il m'arrive parfois d'être dans les nuages...


Quelques bribes de mon passé ...

La principauté d'Engelthal est une petite région située sur l'axe Nexus - Ashnard, et assez proche de cette dernière, dont elle en est la vassale. Et c'est au sein de la famille dirigeant cette endroit, les Von Koening, que je suis née, leur première et seule progéniture. Malgré mon rang, mon enfance fut assez ordinaire, j'étais comblée par mes parents, et je pouvais à loisir jouer avec d'autres enfants de mon âge, sans être réprimander pour avoir approché "le bas peuple". Mais, cela changea assez rapidement...

J'avais fait la rencontre d'une fille, amusante, très gentille, qui ne tarda pas à devenir ma meilleure amie. Samantha. Nous devions avoir sept ou huit ans, à ce moment là. On jouait très souvent ensemble, et on s'appréciait beaucoup l'une et l'autre. Si bien que cette forte amitié finit par devenir les prémices d'un nouvel amour, jeune et innocent, et que, du haut de nos onze ans, nous nous sommes embrassées, à l'ombre du saule pleureur qui se trouvait dans mon jardin.

Malheureusement pour moi, ma mère nous surprit en flagrant délit. Elle était choquée. Et furieuse. Elle me prit par la main et me ramena au château, chassant Samantha au passage. Je la regardais partir, impuissante, trainée de force, sans comprendre pourquoi le monde s'écroulait autour de moi.

Je fut sévèrement punie, à mon arrivé. Pas une simple punition qui durait un jour, ou une semaine, non. Elle dura cinq ans... et elle aurait duré davantage, si je n'avais pas réagi. On me disait que c'était inadmissible, inconcevable, que j'en sois venue à embrasser une fille, une plébéienne de surcroit. On me disait que je devrais plus tard épouser un prince, quelqu'un digne de moi. On me disait que j'avais été corrompue par la proximité du peuple, et que je ne devais pas fréquenter n'importe qui. Mais je ne comprenait pas pourquoi il me parlait de tout ça, moi, je n'avais rien fait de mal. Cela ne les empêcha pas de me punir, indéfiniment. On m'interdit de sortir, m'isola du reste du monde, je fut contrainte à rester dans le château, et à poursuivre mon éducation par notre cultivé majordome, Hubert. Il m'avait confié être de mon coté, et me soutenait psychologiquement, m'apportant un peu de réconfort, ainsi qu'une présence qui ne soit pas familiale, avec qui discuter. Mes parents m'aimaient toujours, bien sûr, ils avaient pris cette décision pour mon bien, et continuaient à s'occuper de moi. Mais malgré tout, je me sentais malheureuse. Seule. Privée de ma liberté, que l'on avait entravée sans raison.

Un jour, alors que j'avais seize ans, je pris une grande décision. Je voulais m'échapper de cet environnement étouffant, je voulais voir le monde, retrouver ma liberté perdue. Je voulais fuguer. Après en avoir parlé à Hubert, ce dernier tenta de me convaincre de rester, prétextant que ce serait inconscient de faire une telle chose, mais j'étais trop déterminée pour l'écouter. Finalement, il consentit à me laisser faire, non sans m'avoir donné de précieux conseils qui pourraient me servir à l'avenir. Il m'aida même à déjouer la surveillance des laquais, et à m'enfuir discrètement, après d'émouvants "au revoir"...

Et c'est là que nous atteignons cette frontière intangible, où le futur définit mon présent, avant de devenir l'instant d'après mon passé...

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