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Messages - Snow Burton

Pages: [1] 2 3 ... 9
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Le quartier de la Toussaint / Re : Derrière le masque (Sentinel Prime)
« le: jeudi 12 juillet 2012, 15:48:47 »
La situation serait presque amusante si il ne s'était pas agit aujourd'hui, d'un entretien d'embauche et que je n'étais pas justement celle qui devait arborer le visage de la bienséance et de l'autorité. J'aurai été lui, je me serai présentée à un entretien trempée jusqu'aux os, la pluie officiant à merveille sur mon petit corps pour le rendre aussi désirable que jamais, j'aurai certainement marquée des points face à mon éventuel employeur. Mais là, c'est moi qui perd la face en me présentant de la sorte. Aussi, tentant de reprendre ma contenance légendaire, je me redresse lentement, de toute ma hauteur - au demeurant pas bien grande.
Et là, c'est une vision on ne peut plus délicieuse qui s'offre à moi. L'homme se présentant devant moi se voit couvert de la même flotte que moi et la représentation qu'il présente est on ne peut plus exquise. Les fines gouttelettes d'eau glissent le long de sa chevelure pour venir mourir au creux de sa nuque et la pluie n'a pas manqué de venir souiller sa chemise, collant celle-ci sur ses muscles saillants, qui se soulèvent sous une respiration désordonnée. Merde alors, qu'est-ce qu'il est beau !
Lorsqu'il me regarde dans les yeux, je fronce un instant les sourcils. Etrange, ce regard ne me semble pas inconnu et je penche légèrement la tête en tentant de me remémorer où j'aurai pu déjà le rencontrer. Jouant avec ma lèvre, je réfléchis un instant, mais rien ne me vient en mémoire. Je finis donc par hausser les épaules et pousse un soupir en entendant ses derniers mots.

- Effectivement oui... Elle ne m'a pas épargné. J'en viendrai presque à rougir, si c'était dans mes habitudes, de me montrer aussi débraillée face à vous. Mais je vous en prie, entrez et prenez place sur le fauteuil face au bureau.

Je m'écarte alors du passage, me délogeant de ma place d'un coup de hanches et je contourne le bureau pour atteindre rapidement le coin de la pièce où j'avais pris soin d'envoyer valdinguer ma mallette trempée. Je l'ouvre et fouille à l'intérieur un instant pour retrouver son CV qu'il m'avait adressé, accompagné de sa lettre de motivation. Je me retourne alors de nouveau vers lui, un léger sourire sur les lèvres et lui présente les documents brièvement avant de gagner ma place.
C'est en tirant sur ma chaise que je marque un temps d'arrêt en faisant la moue. Le cuir luxurieux ne supportera certainement pas que je reste assise sur lui, les fesses trempées comme si je venais de prendre un bain toute habillée. Je repousse donc la chaise sous le bureau et tout en relevant le regard vers l'homme assis en face de moi, je le rejoins et reprends ma place contre le bureau. Au point où nous en sommes de toute façon, je peux bien me permettre de donner à cet entretien, une allure bien moins conventionnelle. Nous perdons de toute façon toute crédibilité l'un et l'autre en se présentant de la sorte. Alors merde !

- Permettez-moi, le temps de me sécher, de commencer l'entretien ici même. Si vous ne vous en voyez pas incommodé bien sur. Je ne voudrai pas avoir à faire rendre l'âme à mon fauteuil. J'y tiens suffisamment pour ne pas avoir à le faire courir au supplice de mes fesses complètement trempées.

A mes mots, je lève les yeux au ciel. S'il n'y a pas phrases avec le plus de sous-entendus possible, je veux bien que l'on me jette la première pierre.
Je me contorsionne un instant sur le bureau et me saisis du téléphone, sur lequel j'appui brièvement avant d'enclencher le haut parleur.

- Mademoiselle ?
- Jane, apportez-nous une cafetière et deux tasses s'il vous plait.
- Des serviettes éponges peut-être également ?
Je note l'ironie dans sa phrase et je me mords légèrement la lèvre en posant mon regard sur mon vis à vis.
- Très amusant... Mais oui, tant que vous y êtes.
- Bien Mademoiselle Burton. Je vous apporte ça tout de suite.

Et je raccroche en posant mon regard sur mon siège. Effectivement, les serviettes ne seront pas du luxe. Je pourrai ainsi, en les déposant soigneusement pliées sur l'assise, pouvoir reprendre la place qui m'est due.
En attendant, je place alors mon poing devant ma bouche et m'éclaircis la gorge en reprenant contenance, avant de plonger mon regard dans les documents que je tiens entre les mains, croisant mes pieds l'un sur l'autre pour me donner un meilleur appui sur le bureau.
Je parcoure des yeux les premières lignes et hausse un sourcil. L'OVNI ? Tiens, un passionné de paranormal ? J'esquisse un sourire. Si il savait devant qui il se trouve...
Je continu donc ma petite lecture et repose les papiers sur la table avant de croiser les bras sur ma poitrine, un frisson me parcourant au contact froid de mes bras sur ma peau.

- Pourquoi vouloir quitter votre emploi actuel ? Je n'ai entendu que brièvement les élucubrations contenues dans votre journal et je dois avouer que c'est certainement pas choses qui alimentent mon quotidien, mais là, vous postulez pour un poste tout autre, vous en avez conscience Monsieur - nouveau coup d'oeil sur la feuille - Macross ?

Mon ton n'est en rien condescendant, je m'enquière juste de connaître ses motivations. Je plongerai plus assidument dans le sujet, lorsqu'il aura répondu. Et c'est lorsqu'il s'apprête à le faire que l'on frappe à la porte et que Jane entre, les bras chargés de ce que je lui ai demandé. Elle dépose rapidement la cafetière sur le bureau, avec les tasses et me tends les serviettes avant de jeter un rapide coup d'oeil au jeune homme assis face à moi. Le sourire qu'elle m'adresse alors ne peut pas être plus clair et le clin d'oeil qui s'en suit encore moins. Je lui rend un sourire plein de malice, que je m'empresse d'effacer de mon visage avant que mon vis à vis ne le remarque et elle quitte la pièce non sans rajouter en sortant :

- Bon entretien, monsieur Macross...

Ajoutez à cela le ton mielleux qu'elle emploie et vous comprendrez aisément qu'elle n'est pas insensible au charme du garçon. Je me retiens de rire et recentre mon attention sur les serviettes que je tiens entre les mains, en tendant une au concerné avant de me relever et de me diriger vers mon bureau, tirant sur cette foutue robe qui tente à trop vite remonter et je pose les serviettes sur l'assise de mon siège, avant de m'asseoir convenablement. Par Merlin, cet entretien est d'un ridicule ! Je rêve.
Dernière disposition, je nous sers un café et prends le mien entre mes mains, avant de m'adosser plus confortablement à mon fauteuil, soufflant légèrement sur le liquide brûlant, mon regard planté dans celui du garçon, avant de le gratifier d'un léger sourire.

- Bien. Entamons les hostilités à présent....

2
Dictature d'Ashnard / Re : Une soirée à Ashnard [Snow Burton]
« le: jeudi 12 juillet 2012, 14:57:20 »
La proximité peut être parfois dangereuse. Autant lorsque l'on se trouve face à un ennemi qu'à un potentiel amant. Lorsque l'on est femme à aimer s'imposer ou a dominer, on apprécie rarement que notre vis à vis vienne à trop se rapprocher, sans que nous n'ayons au préalable préparé une quelconque parade.
En combat, une telle manoeuvre vous vaut bien rapidement un coup que vous n'avez pas le temps de parer mais lorsqu'il s'agit de sexe ou autres" joyeuseries", vous êtes susceptibles de bien rapidement perdre vos moyens et c'est dés lors l'autre, qui prend l'avantage. Mélinda connait de toute évidence parfaitement bien les ficelles du métier, car d'une démarche féline, elle réduit considérablement l'espace qui nous sépare alors qu'elle s'adresse à moi et je peux sentir l'air se raréfier dans mes poumons. Dangereux... Très dangereux.

Je peux sentir sa poitrine effleurer la mienne et je déglutis avec difficulté en plantant mon regard dans le sien, devant à peine baisser la tête pour le capter. Etrange, je n'ai jamais été bien grande et je constate avec le plus grand ravissement ce soir, que ma taille ne me fait pas défaut. Les talons certainement. Ca aide des fois.
Elle caresse ma joue et aux mots qu'elle prononce, j'esquisse un sourire. Merde ! Souris pas Snow ! Tu vois pas qu'elle est en train d'essayer de t'attirer dans ses filets ?! Pourquoi ai-je autant de mal à résister à son charme envoutant, moi qui d'ordinaire mesure ma résistance à la violence des orages. Il se cache quelque chose de pas net derrière chacun de ses gestes.
Je peux voir que son regard détaille les courbes de mon visage, qu'il se pose sur mes lèvres dans un aveu muet exposant clairement son envie d'y gouter outrageusement. Je baisse le regard alors qu'elle continu d'exposer le fond de sa pensée et cette fois-ci, il n'y a plus aucun doute sur ses intentions. Je me saisis alors de sa main dans la mienne et m'écarte d'un pas, le plus lentement possible.

- Mélinda, je suis touchée et on ne peut plus attirée par l'idée de batifoler un peu ce soir en sachant pertinemment que mon mari ne doit pas se gêner pour le faire lorsqu'il se trouve hors de ma portée, mais voyez-vous... Je ne partage pas votre attirance pour les femmes. Vous êtes certes, très appétissante, j'en conviens aisément, mais je préfère l'étreinte des hommes à celle des femmes.

Je me sens presque gênée d'exposer ainsi mes préférences après ces longues minutes que nous avons passé à converser, pendant lesquelles ses envies se faisaient de plus en plus évidentes. Je suis d'autant plus gênée que j'ai peur suite à mes révélations, qu'elle prenne la mouche et s'échappe. Etrange n'est-ce pas ? Je suis tiraillée entre toutes les possibilités qui s'offrent à moi. Celles de refuser poliment cette partie de jambe en l'air, au risque de perdre sa compagnie pour la soirée et celle de lâcher un peu de lest en courant m'éclater avec qui veut l'entendre, histoire de donner à cette soirée, une allure bien plus festive.
Et merde !

Je fais un nouveau pas sur le côté, mon regard balayant la scène alentour et je pousse un soupir en laissant mon esprit s'imaginer divers scénarios. M'imaginer devoir rendre des comptes à Jung, m'amuse quelque peu, bien que ma curiosité me pousserait presque à me demander si oui, effectivement, elle est aussi bonne qu'on le dit.
J'ai cette petite voix qui hurle à l'intérieur de moi "Snow ! Allo ! C'est une femme !" et que je tente de faire taire à grand coup d'hormones qui me hurlent "Qu'est-ce qu'on en a à foutre !". Et là, nouveau soupir. Il va vraiment falloir que je m'exprime de nouveau ou elle va finir par croire que je me suis fossilisée sur place. Me vient alors une idée et j'esquisse un sourire victorieux. Je viens de trouver comment pouvoir continuer à égayer ma soirée de sa présence, sans avoir à accepter de coucher avec elle.

- Je vous remercie une fois de plus de votre proposition mais comme je ne veux tout de même pas perdre le bénéfice de votre compagnie, si nous trouvions un lieu plus aisé, dans lequel nous prélasser. Plutôt que de rester à la vue de tous. Vous devez certainement connaître les lieux comme personne et pouvoir nous dénicher un endroit plus tranquille où boire quelques verres ensemble.

J'espère qu'elle accèdera à ma demande. Je ne veux pas me retrouver seule ici et j'apprécie grandement sa compagnie, même si je viens de refuser poliment de coucher avec elle. Je me souviendrai par contre toute ma vie, qu'elle aura été la première femme qui aura su éveiller en moi quelques idées malsaines quant à la vue de son corps.
C'était moins une...

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Le quartier de la Toussaint / Derrière le masque (Sentinel Prime)
« le: dimanche 08 juillet 2012, 14:37:21 »
Je jette un bref regard à la pendule. C'est bientôt l'heure de filer au charbon. Surtout qu'aujourd'hui n'est pas une journée comme les autres. En effet, par manque de temps, il m'a fallu passer une petite annonce dans les journaux locaux, afin de trouver assistance pour le bureau. Avec l'organisation, je suis toujours par monts et par vaux et j'en viens cruellement à en pâtir sur mon travail. Aussi, quoi de mieux qu'un assistant pour me seconder ? Non pas que je cherche un larbin, je ne pourrai pas me permettre de le traîner dans mes pattes constamment, mais tout du moins quelqu'un qui pourrait se charger des articles qui nous permettraient de manger, le temps que je ramène les affaires plus juteuses et bien plus lucratives.
Lorsque j'ai passé mon annonce, je me suis bien gardée de noter en paraphe "Snow Burton", la pègre me vouant presque un culte compte tenu de mes papiers élogieux à leur sujet et je me serai mal vue faire passer des entretiens avec tous ces malfrats qui ne rêvent que de me rencontrer. J'ai donc opté pour un prénom d'emprunt on ne peut plus commun et l'une des candidature a particulièrement retenue mon attention. Un homme, qui semble débuter dans le métier et qui cherche à quitter son magazine miteux, dans lequel il ne trouve vraisemblablement pas beaucoup d'intérêt. Je lui ai donc adressé une lettre en bonne et due forme, où je lui fixe un rendez-vous pour aujourd'hui, neuf heures.

Devant mon miroir, je repose ma brosse à dent dans le verre prévu à ce effet et nue comme un ver, je me dirige vers la chambre pour me vêtir de quelques vêtements. Un rapide coup d'oeil par la fenêtre me fait prendre conscience du temps radieux qu'il fait et j'en suis ravie. Pour une fois qu'il ne tombe pas des hallebardes sur cette fichue ville.
J'enfile alors un shorty rouge sang que j'affectionne tout particulièrement, en soie précieuse que j'ai fais venir d'Angleterre. Je me penche légèrement dans l'armoire pour me saisir d'un corset faisant l'ensemble, le nouant délicatement dans mon dos avant d'apprécier mon reflet dans le miroir. Cet ensemble sublime ma taille fine et j'esquisse un sourire en constatant le renflement de ma poitrine, on ne peut plus délicieuse enserrée dans cette soie doucereuse. Le décolleté est dés lors presque outrageux, mais il fait ma fierté.
Satisfaite, je déloge d'un cintre une robe noire en flanelle que j'affectionne tout particulièrement et que je passe rapidement. Elle arbore un décolleté plongeant où l'on peut voir apparaitre au sommet, la ligne rouge qui démarque le commencement de mon corset. Elle cintre ma taille on ne peut plus parfaitement et moule mes formes à la perfection, s'arrêtant à mi-cuisse. Je glisse aux pieds une paire d'escarpins vernis Louboutin, le noir rappelant ma robe et le rouge de la semelle, la naissance de mes sous-vêtements qui se laissent apparaitre. Je suis, on ne peut plus parfaite ! Vous en doutiez ? Pas moi.

Je m'empresse donc de glisser une tartine entre mes lèvres et file au dehors, ma mallette de cuir entre les doigts, dévalant les escaliers de mon immeuble. Par le temps qu'il fait, je décide d'un commun accord avec moi-même de prendre le temps de flâner dans les rues, appréciant le soleil caressant mon visage. La journée commence parfaitement n'est-ce pas ? Et bien non. C'est toujours dans ces moments où l'on s'y attend le moins, que quelque chose vous tombe dessus. Et pour moi, ça vient directement du ciel. L'atmosphère se charge subitement et de gros nuages menaçants s'amoncellent au dessus de ma tête. La première goutte me tombe sur le bout du nez et je laisse échapper un sifflement en accentuant mon allure. Des trombes d'eau se mettent alors à tomber drue et malgré le fait que je tente à courir aussi rapidement que mes escarpins me le permettent, tirant par instant sur ma robe qui tente à remonter sous l'eau qui la gorge à présent, j'arrive au bureau de mon journal complètement trempée des pieds à la tête.
En passant le seuil, je ne manque pas d'insulter copieusement les foutus Dieux qui ne m'ont accordé aucun répit et peste sur moi-même de ne pas avoir eu la présence d'esprit de me munir d'un parapluie. Le temps dans cette ville est bien capricieux, j'aurai du me douter qu'il piquerait une petite colère à peine aurai-je mis les pieds dehors.

Je rendre donc dans mon bureau, rejette ma mallette sur le fauteuil de cuir et regarde distraitement la pendule. Dans quelques minutes, il sera là. Je n'ai décemment pas le temps de me changer et peut-être même pas de me sécher. Mes cheveux dégringolant en cascade sur mes épaules ont perdus de leur belle coiffure et je dégrafe la barrette qui tentait de les maintenir en place avant de secouer la tête pour leur offrir un semblant de forme. Il est très rare que je lâche ma chevelure sur mon lieu de travail, mais je suis bien contrainte de le faire au risque de paraitre pour une débraillée. Les fines gouttelettes de pluie dégoulinent dans mon décolleté et je me penche pour me saisir rapidement d'une serviette pour m'éponger quelques peu, les fesses posées sur le bord de mon bureau. Je baisse le regard pour constater de l'eau qui continuer de s'infiltrer tout le long de mon corps et c'est lorsque j'entends un grincement que je lève à peine le regard, constatant d'une paire de chaussures sur le pas de la porte.
Ah... Il est là. C'est bien ma vaine. Ma position ne ressemble en rien à celle que devrait arborer votre futur employeur.

4
C'est clair et net, l'appart va me tomber sur le coin du baigneur ! Hélas, je ne serai même pas là pour voir ça, puisque je sens déjà que la douleur est telle, que je ne vais pas tarder à rendre les armes. Je sens mes cordes vocales crisser dans ma gorge sous mes cris muets, mon corps se contorsionner sur le lit alors que les draps cèdent bientôt sous la force que je mets à tirer dessus. Je ne peux voir ce qui m'entoure mais je jurerai que les murs sont en train de trembler tant je peine à conserver cette magie en moi. Je la sens suinter par chaque pore de ma peau, se mêlant aux perles de transpiration qui maculent à présent mon corps. Mes vêtements sont en lambeaux offrant un triste spectacle à la fois érotisant et macabre, d'une femme que l'on pourrait soupçonner de par ses contorsions à subir le plus dévastant des orgasmes mais à rapidement plaindre par la clarté de ses cris qui témoignent une douleur sans nom.

Je sens alors une étrange fraîcheur m'envahir, un vent d'apaisement se poser sur moi tel un linceul sur un cadavre. Suis-je morte ? Une voix résonne au loin et je reconnais sans mal celle du Magister. Je tais mes cris un instant, ma respiration se faisant erratiques tant je peine à conserver mes hurlements au fond de ma gorge en serrant fermement les dents. Résister... Résister... mais par Merlin, c'est au-dessus de mes forces !
Mes bras sont contraint à rejoindre le longiligne de mon corps par une force que je ne reconnais pas. Surement pour m'empêcher de me meurtrir de nouveau les chairs et la voix résonne de nouveau. La douleur est toujours là, lancinante, foudroyante, elle loge au creux de mon estomac et les mots m'apaisent étrangement.
Je ferme les yeux si fort qu'ils pourraient s'échapper dans mes orbites et je le vois. Là. Dans mon esprit ou ai-je recouvrai la vue ? Non, il est bien là, dans ma tête et me demande de me reposer sur lui. Je pousse un soupir, échappant un nouveau cri en relâchant de trop mon attention. Je tente alors de concentrer ma magie sur lui, constatant que son corps se voit couvert de blessures que je semble moi-même lui avoir infligé. Cette simple vision suffit à me concentrer d'avantage. Je ne veux pas lui faire de mal comme j'ai pu le faire autrefois à tous ces psychiatres de pacotille, sans le moindre état d'âme. Mais pourtant, je ne peux empêcher cette énergie de foncer en flèche vers lui.

*NON !*

Une lueur dans mon esprit m'aveugle. Je ne suis pas seule. On me guide vers le chemin à suivre et je tente à calmer le martèlement dans ma poitrine, déglutissant avec difficulté alors que je sens déjà que je redeviens maîtresse de moi-même. Oh bien sur, j'ai conscience que la chose est loin d'être terminée, la douleur me rappelant suffisamment à l'ordre, mais je vois plus clair, sais à présent qu'au moindre faux pas, IL sera là pour me rattraper.
C'est lui qui encaisse durement. C'est vers lui que ma magie se dirige plutôt que vers l'extérieur de mon corps, détruisant tout sur son passage. Cela veut dire que j'arrive alors à la contenir en moi ? Mais le plus dur reste à faire. Si j'arrive en me concentrant, à ne plus être dangereuse pour les autres, je le suis néanmoins nettement plus pour moi en conservant toute cette énergie dévastatrice.

*Co...Comment la cantonner ? DITES-MOI ! Ai..Aidez-moi !*

Une nouvelle décharge me transperce, me rappelant à l'ordre et à ne pas perdre ma vigilance, je pousse un nouveau cri muet, cambrant de nouveau mon corps sous la déflagration. Il est LA où ça fait mal. Pile à l'endroit où se concentre tout le mal, toute cette haine et cette douleur qui se rassemble en un seul bloc. Il a su parfaitement l'identifier et je sais à présent où me centraliser. Il faut que j'amène cette énergie à se canaliser à travers mon corps entier, que je puisse la maîtriser, mais cette douleur...cette foutue douleur... Elle me fait perdre l'esprit. Comment pourrai-je donc l'utiliser si celle-ci m'en empêche ? Comment oublier la douleur ?
Et c'est là que je comprends. A peine ai-je pensé ces mots. Le fait de focaliser mon esprit sur autre chose, m'aide à laisser la douleur passer en second plan et je pousse un soupir.
J'y suis presque. Encore un peu. Aidez-moi Magister... Aidez-moi...

5
Les alentours de la ville / Re : Je vais t'intégrer moi... (PV Gabriel Valmy)
« le: dimanche 08 juillet 2012, 03:17:51 »
Fais chier ce con !
Qu'est-ce qu'il lui faut de plus ? Que je joues les madame Irma en lui dévoilant de quoi l'avenir sera fait ? Même moi je ne sais pas comment vont se dérouler les choses prochainement. Je ne sais même pas comment je vais me fringuer demain matin alors bon... Pas même le dénouement de cette soirée, c'est pour vous dire.
Mais soit, s'il veut des preuves, va bien falloir qu'on en trouve hein ? On va pas y passer la nuit non plus. Lui comme moi avons d'autres chats à fouetter. Et après tout... Si il ne signe pas, je suis bonne pour me prendre un savon par Vael. Non pas que je ne sois pas contre quelques réprimandes de temps à autres, mais le connaissant, il risquerait de pousser le bouchon un peu loin. Alors concédons donc aux exigences de monsieur, je me chargerai par la suite, de lui faire comprendre mon ressentie, une fois que j'aurai le joli papier entre les mains.

Lui offrir un moyen de m'empêcher de lui nuire ? Et puis quoi encore ! Et puis, qu'est-ce qu'il entend par là d'abord ? Je soupire et trouve finalement la solution. Peut-être pas la bonne, mais ça ne coute rien d'essayer.  Je reprends la feuille de papier en main et me saisis de la plume que je fais tourner un instant entre mes doigts. La parole d'une sorcière, lorsqu'elle est signé avec son sang, est inviolable. Avec cela, il peut se garantir une totale sécurité avec moi. Tout du moins, quant au fait de divulguer les éventuelles informations quant à sa fonction de flic véreux. En dehors de ça, je vais pas me gêner pour le faire tourner en bourrique. Je vais pas non plus signer de mon sang, que je serai douce comme un agneau en sa présence. Seulement honnête et c'est déjà énormément me demander.

Je place donc la plume sur mon poignet et prononce une rapide formule en faisant la grimace sous la pointe qui se gorge de mon sang. Je l'applique ensuite sur le parchemin et noircis de quelques mots :
" Moi, Snow Burton, appose une note spécifiant tenir au secret à jamais, l'appartenance de Gabriel Valmy au sein de l'organisation. Nulle faille ne sera toléré sous peine de châtiment retentissant. Ce pacte demeure actif tant que les deux protagonistes siègent au sein du groupuscule."
Et je repose la plume sur la table basse, secoue la feuille quelques instants pour sécher le sang qui prend dés lors une teinte bien plus sombre, avant de lui rejeter sur les genoux.

- Est-ce que ça suffira ou il faut en plus que je scelle la chose devant un sorcier de haut niveau ? Non parce que bon, j'en ai un sous la main si il faut.

Mes mots sont tintés de sarcasme bien évidemment mais au moins, il peut me faire confiance sur le premier point. Ce serment, apposé sur ce document, est inviolable. Si jamais je venais à le rompre, la peine encourue serait funeste pour moi. Mon honneur s'en verrait sali et je ne donne pas cher de ma peau en suivant. Bien entendu, il en va de même pour lui, la chose est dans les deux sens. Mais l'honneur d'une sorcière vaut bien plus que celle d'un simple flic. Oui, je me tanne d'éloges, mais c'est dans ma nature.
Il me demande également de lui tendre mon poignet et je sais déjà pourquoi il me demande de faire ça. Les impulsions électriques contenues dans mon corps, suffiront à lui prouver si je mens ou pas. Après tout, pourquoi pas. Aussi, je hausse les épaules et enlève ma veste, dévoilant mon bustier et je pose mon bras sur son genou avant de me rapprocher sur la table, mes genoux entre les siens. Mon regard plongé dans le sien, je lui adresse un léger sourire.

- Vas-y mon grand. Fais donc ce que tu as à faire...

Et mon regard s'obscurcit légèrement sous une lueur de défi. Il m'amuserait presque à se montrer aussi soupçonneux, mais après tout, je ne peux pas lui enlever ça. Je suis rarement personne de confiance.... Comptez sur moi cependant, pour lui faire ressentir tout un tas d'énergie électrique lorsqu'il commencera sa manoeuvre. Il y a tellement d'éléments qui peuvent entrer en ligne de compte lorsque l'on cherche à capter l'électricité qui s'échappe du corps humain. Oh oui... et surtout lorsque l'on arrive à en manipuler quelques unes soi-même...

6
Dictature d'Ashnard / Re : Une soirée à Ashnard [Snow Burton]
« le: dimanche 08 juillet 2012, 01:44:08 »
Pas comme ça qu'on la nomme ? Ainsi ma Déesse porte un autre nom en ces lieux. Je ne suis pas particulièrement étonnée, elle possède tellement de visages. Mélinda me narre l'histoire de celle que je vénère et je bois chacune de ses paroles, subjuguée par son savoir et les différentes choses qu'elle m'apprend. Je saurai m'en souvenir parfaitement et cela ne fera que renforcer le lien que j'ai avec cette divinité lors de mes différents sortilèges.
Il est toujours très intéressant de pouvoir connaître les détails qui font la vie des personnes auxquelles ont voue un culte, connaître certaines de leurs faiblesses, leurs forces et les différentes péripéties qui les ont mené où elles en sont actuellement. Aussi, je ne la coupe pas une seule seconde, me contentant par instant de laisser échapper des "oh" et des hochements de tête, admirative au possible.
Mélinda, en plus d'être une femme on ne peut plus ravissante, est de toute évidence un puits de savoir et j'aime pouvoir converser avec des personnes qui ont une histoire à raconter ou narre celle des autres à la perfection. M'est avis qu'elle doit avoir de la bouteille la demoiselle... Sa condition doit lui valoir quelques nombreuses décennies à son actif. Ne serait-ce que dans sa manière de parler. On peut sentir que les ans lui ont permis de manipuler les mots à la perfection. Oui, décidément, c'est une compagne de choix.

Lorsque j'évoque une éventuelle appartenance au monde des Succubes, elle éclate de rire. Visiblement, je me suis plantée sur toute la ligne et je ne peux m'empêcher de sourire sous ma bêtise. Cependant, elle se charge bien d'omettre de me donner l'information que j'attends. Pas folle la guêpe. Je me mords légèrement la lèvre en réfléchissant mais ce qui me vient à l'esprit parait tellement stupide que je n'ose même pas le dire. J'attendrais donc encore un peu, ma curiosité exacerbée se chargera certainement à montrer plus tard le bout de son nez.
Elle pense par contre à m'informer des teneurs de ses soirées et j'esquisse un sourire. Il ne faut pas sortir de la cuisse de Jupiter pour comprendre aisément les sous-entendus. De toute évidence, elle est de ces hôtes qui offrent victuailles à foison avant d'offrir chair et plaisir aux plus intéressés, au demeurant certainement la majorité des invités.
Je n'ai jamais connu de telles soirées mais j'avoue ne pas en être particulièrement friande. Bien que débauchée à souhait, je reste tout de même conventionnelle et le regard des autres sur ma petite personne en pleine action, risquerait de me couper tous mes moyens. Vieux jeux ? Je ne pense pas, mais préférant certainement me concentrer exclusivement sur mon partenaire, ou "mes" lorsqu'il m'arrive d'en avoir deux sous la main, que sur ce qu'il peut bien se tramer autour. Mais je ne nies pas que ce genre de soirées doit toutefois être très enrichissant. Dans bien des domaines.

C'est alors que la soirée prend une tournure toute autre. Mélinda effleure ma main et dans ses derniers mots, de nouveaux sous-entendus me viennent immédiatement à l'esprit. J'en suis flattée, cela va de soi, surtout venant d'une personne aussi charmante et envoutante qu'elle. Cependant, comme je l'avais évoqué plus loin, les femmes ne m'attirent pas outre mesure. Tout du moins, pas au point de partager ma couche avec elles.
Vous me direz "Comment peux-tu savoir cela si tu n'as jamais essayé ?" Ce n'est pas faux, mais quelque chose me dit que ce sont les attributs masculins qui m'attirent et nulle autre chose. Un corps musclé à souhait, une force dans chacun des membres et certainement aussi le fait, que je sais parfaitement comment rendre un homme aussi docile qu'un agneau alors qu'une femme sera toujours assez perverse pour inverser rapidement les rôles de dominant/dominé. Etrange réflexion que je me fais à moi-même tiens. Pourquoi suis-je en train de faire l'inventaire des qualités que j'octroies aux galipettes que je fais avec les hommes ? Chercherai-je à me convaincre ? Je prends une profonde inspiration et recentre mon attention sur ma compagne de soirée.

- Je suppose que votre petite tête fourmille d'idées peu recommandables, je me trompe ?

Et je lui adresse un léger sourire en coin, tout en m'écartant légèrement. De là où nous nous trouvons, mon "mari" ne peut en aucun cas s'aventurer à épier la conversation et j'en suis fort aise. Je doute fort qu'il apprécie les allusions plus que déplacées de Mélinda qui devraient me choquer mais qui n'en font aucunement cas.
Je ne lui ferai pas l'affront de prononcer quelques mots refusant sa proposition plus qu'évidente, celle-ci restant tout de même dissimulée derrière de faux semblants. Elle pourrait très bien me répondre "N'allez pas vous imaginer quoi que ce soit !" et s'en voir vexée. Aussi, je préfère jouer sur son tableau, histoire de voir comment les choses peuvent évoluer.

- Mon mari est un homme formidable, mais j'avoue m'ennuyer fermement dans le genre de soirée dans lesquelles il m'accompagne, aussi je ne serai pas contre un peu de divertissement. En tout bien toute honneur bien sur, n'est-ce pas ?

Je tente à préciser afin de ne pas passer pour une femme infidèle ou autre, après tout, peut-être que ce que Mélinda a en tête, n'est aucunement lié aux plaisirs de la chair...  Etrangement, je n'en suis pas convaincue. Fais gaffe où tu mets les pieds Snow....

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Evidemment que je ne suis pas prête à recevoir une douleur telle que je pourrai en perdre l'esprit mais ce n'était que pure formalités de répondre cela. Aussi, lorsqu'il se munit d'une baguette, je déglutis avec difficulté. Il m'impose une pression sur l'épaule pour que je m'allonge et je m'exécute sans dire un mot. Comme il me le précisait, il m'ôte deux de mes sens. Je me retrouve alors sourde et complètement aveugle. Je ne peux même plus entendre le souffle de ma respiration désordonnée et je tente de reprendre contenance. C'est extrêmement troublant de se retrouver à présent dans un monde où plus rien ne vous parvient. Je ne ressens que les légères "caresses" qu'il effectue et bientôt, ses doigts enserrent mon poignet alors que je sursaute, avant que je ne sente le bois de sa baguette se poser sur ma main. Et c'est là, que les véritables choses commencent.

Une douleur sourde me transperce littéralement et bien que je sache que j'ouvre la bouche, aucun son ne parvient à sortir. Quelle déception ! Le corps n’est de toute évidence qu’une vaste fumisterie ! Il n’est fait que de chair et de sang mais est bien plus fragile et délicat qu’il ne tente de le paraître. Le mien n’est pas fait pour accueillir un esprit aussi fort et dominant. Celui-ci me pousse constamment à agir de manière à engendrer des situations plus que dangereuses et derrière, ce foutue corps d’à peine 50 kg ne résiste pas. Echanger une souffrance contre une autre est parfois un aussi grand soulagement que sentir l'arrêt de la souffrance. A cet instant, je donnerai n'importe quoi pour ne plus sentir cette lame brûlante me déchirer les entrailles alors qu'en ouvrant légèrement les yeux, je constate pourtant que la douleur n'est que dans mon esprit. Mon corps ne s'en voit aucunement meurtri. Bien que je ne puisse le voir, je sens bien que mon bras est indemne.

Ok… Remettons les pendules à l’heure. Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. J'ai moi-même demandé à me voir imposé cette souffrance, je dois donc faire avec et n'en vouloir aucunement à ce putain d'enfant de salaud pour ce qu'il est en train de me faire. Je me cambre, me mordant la langue, maudissant mes pensées alors que je voudrai ne pas lui en vouloir. Mais c'est la douleur qui parle, mes muscles se déchirent en moi tant je prends mon mal à essayer de ne pas briser mes os en me contorsionnant sur le lit. Je replis mes jambes, ma poitrine se soulève comme si mon corps se voyait possédé d'une quelconque force démoniaque. Je serre les pans de la couverture pour m'empêcher de poser mes mains sur sa baguette et l'envoyer valdinguer à travers la pièce. Je peux sentir les gouttes de sueur perler le long de mes tempes, ma bouche se faire étrangement sèche alors que je deviens folle à ne point entendre mes cris, ceux-ci me permettant de savoir que je suis bel et bien vivante.

Je rejette la tête en arrière, rouvre les yeux pour les poser sur lui, tout du moins sur ce qui est sa place puisque je ne le vois pas, juste un instant, avant que la douleur ne me pousse de nouveau à les fermer alors que ma bouche forme de nouveau un cercle pour laisser échapper un cri muet. Mon esprit... Je dois conserver l'esprit. Confiner cette douleur dans une partie de mon cerveau et me contenter de me focaliser sur ma magie. Je sens celle-ci affluer en flèche, je peine à la contenir. Des éclats de verre effleure mon visage et je suppose que le vase sur la table de nuit vient de se briser en mille éclats. Je serre les dents, si fort que l'émail crisse dans ma bouche sans même que je ne l'entende. Un tableau sur le mur auquel mon lit fait face, s'écroule sur le sol, jonchant la moquette de morceaux de bois et propulsant quelques bris sur mes jambes, me faisant prendre conscience de la chose.
Merde ! Je n'y arrive pas ! La douleur est trop forte ! Je n'arrive pas à empêcher ma magie de s'échapper de mon corps. Je ne la contrôle plus et si je ne trouve pas vite une solution, c'est l'appartement que je vais réduire en cendres.
Mon corps se contorsionne de nouveau sous une nouvelle décharge et je sens ma tête buter contre la tête de lit. J'agrippe mon tee-shirt sur lequel je tire dans un geste désespéré, comme si je cherchais à m'arracher cette souffrance qui me tyrannise. Le tissu ne résiste pas et dans un craquement insonore pour moi, il se répand en deux morceaux sur le lit, tels de pieux lambeaux de chair. Mes ongles meurtrissent la peau de ma poitrine, se plantent dans la chair de ventre et subitement, je sens comme un liquide chaud couler le long de ma peau. Je viens moi-même de m'infliger une blessure. Ma respiration s'accélère, mon regard se perd dans le vide. Je sens que je vais rendre l'âme... Merde, aidez-moi...

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Non mais quel emmerdeur ! Je vous jure !
En même temps, avouons qu'il n'a pas totalement tord. Rien ne lui prouve qu'il peut me faire confiance, mais s'alliant lui-même à notre organisation, comment pourrais-je n'avoir que serait-ce l'idée de le dévoiler à qui que se soit ? Après tout, je nous mettrai tous en péril dans ce cas.
Je fais donc une halte dans mon avancée, roulant les yeux au ciel en poussant un soupir excédé. Comment lui prouver ma bonne foi ? Punaise... ces mots là, bien que prononcés dans ma tête, me donnent froid dans le dos. Comme si c'était dans mon habitude de prouver quoi que ce soit à quiconque ! Surtout à un flic ! Corrompu ou pas, là n'est pas la question !
Je me retourne donc, croise les bras dans mon dos et avance de nouveau vers lui, lorgnant sur le derrière de son crâne où j'ai subitement envie de donner un nouveau coup bien plus violent que l'autre et réapparait finalement dans son champ de vision. Je m'arrête près de la table basse et lui fait face.

-Bien. Je vois de toute évidence que vous êtes bien plus têtu que je ne le pensais. Ou chiant... au choix. Mais c'est tout à votre honneur. Après tout, je suis loin d'être une personne de confiance d'ordinaire.

Je m'assieds alors sur la table basse, juste en face de lui et penche légèrement la tête en lui adressant un léger sourire avant de croiser les jambes. Dans ma tête, tout un tas de questions se posent et j'essais de faire le tri afin de trouver la solution adéquate. Malheureusement, il semblerait que je peine à trouver ce que je cherche.
Je glisse ma main sur la table et saisis la feuille de contrat que je parcoure des yeux. Du bout de mon index, je laisse la pulpe de mes doigts laisser apparaitre clairement les petites lignes qui d'ordinaire, ne se laissent pas lire. Celles qui expliquent clairement qu'en cas de trahison la mort s'impose, qu'ils se doivent de nous prêter allégeance aussi souvent que nécessaire et bla et bla. Bref, tout le baratin qui stipule qu'ils ne seraient que des pantins entre nos mains. Bien évidemment, la plupart du temps, personne ne pense à lire ces petites lignes et je dois avouer que nous n'avons jamais eu à les appliquer. Mais je trouve déjà plus honnête qu'il en prenne connaissance.
Cependant, j'ai comme dans l'idée qu'il demandera toujours plus. Après tout, ça ne prouve en rien MA bonne foi, mais seulement celles du contrat. Je me mords donc l'intérieur de la joue et balaie la salle du regard, toujours en recherche d'idées. Lorsque je repose mon regard sur lui, je finis par lui adresser un nouveau sourire avant de me pencher légèrement vers l'arrière, prenant appui sur le plat de mes mains.

- Soit et uniquement parce que Vael semble penser que vous êtes quelqu'un qui pourrait nous être vraiment utile, dîtes-moi ce qui pour vous, prouverait que vous pouvez avoir confiance en moi.  J'ai beau chercher, je ne trouve pas et puisque c'est votre confiance que je cherche, vous devez bien avoir une idée sur comment l'obtenir, non ?

Et je hausse un sourcil avant de prendre mon verre sur la table et de tapoter nerveusement mes ongles dessus. Allez mon grand, accouche.

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Dictature d'Ashnard / Re : Une soirée à Ashnard [Snow Burton]
« le: mercredi 04 juillet 2012, 12:30:50 »
Tous m'écoutent sans s'octroyer le droit de me couper la parole et à la fin de ma tirade, Emhyr m'offre même un verre d'un vin bien plus savoureux que le précédent. Je le remercie en inclinant la tête et porte le breuvage à mes lèvres. Je laisse échapper un petit soupir appréciateur. Ce nouveau vin enchante mes papilles et je me passe même une langue gourmande, mais discrète, sur les lèvres, pour ne pas en perdre un goutte.
Il suffisait visiblement de se montrer honnête avec lui pour gagner un semblant de respect et il semblerait que j'ai réussi. Je dois avouer que les soirées mondaines, mes parents m'y avaient autrefois souvent emmenée, je sais donc comment me comporter en de telles circonstances, mais jusqu'à présent, les invités n'avaient pas le pouvoir de m'égorger sur place au moindre faux pas. C'est donc avec beaucoup plus de prudence que j'agis ici bas.

Nous quittons finalement l'assemblée et je ne manque pas d'emmener mon verre avec moi. Mélinda continue de me maintenir contre elle et contre toute attente, je me laisse faire. C'est comme si sa présence suffisait à me mettre plus à l'aise. Bien que je ne sache pas où il nous entraine, je doute fort qu'il s'agisse d'un quelconque guet-apens, mon mari se trouvant encore à proximité et j'ai d'ailleurs pu capter de lui un sourire, lorsque nous sommes passés dans son champ de vision.
Nous arpentons différents couloir pour finalement entrer dans une salle que je balaie du regard. Ma curiosité exacerbée me pousserait à vouloir ouvrir chacun des livres sur les étagères pour en boire leur contenu mais je reste à ma place, oscillant du regard entre mon interlocuteur et les différents objets qui se présentent devant moi.
Il narre quelques histoires de Terra et j'acquiesce tout en prenant par instant quelques gorgées de mon verre. J'écoute attentivement, retenant quelques bribes de la conversation et lorsque je sens Mélinda soupirer à mes côtés, je m'en sens soulagée. Je ne suis donc pas la seule à trouver que les choses prennent une tournure des plus ennuyeuses.
Heureusement, et comme si il avait compris ce qui nous travaillait, Emhyr nous salue en ne manquant pas de me baiser la main avec courtoisie.

- Je vous remercie de votre amabilité. J'en tiendrai compte si le besoin s'en fait sentir.

Et avant de quitter la pièce, il fait une légère remarque sur le pas de la porte, les sourcils froncés. Sur l'instant, je n'y prête pas vraiment attention. Se sont ses mots qui m'éveillent subitement et je me tourne vers Mélinda, le regard marquant une profonde curiosité.

- Vraiment ? Hécate ? Sur Terra ?

Je suis fascinée et je pourrai presque même rajouter, excitée ! La déesse que je vénère depuis que j'ai pris conscience de mes pouvoirs, demeurerait alors ici ? Je balaie de nouveau la salle du regard, comme si j'espérais peut-être la voir apparaitre. Chose complètement stupide, je vous le concède et finalement, j'esquisse un sourire. Décidément, cet endroit révèle bon nombre de surprise et sans même m'en rendre compte, je délie mon bras de celui de ma compagne, pour faire quelques pas dans la pièce, lui tournant le dos et pose distraitement mes doigts sur le fer glacé d'une des armures.

- Pourquoi fronçait-il les sourcils en évoquant Hécate ?

Je n'étoffe pas plus ma question, elle saura parfaitement la comprendre. Aurait-il quelques griefs contre elle ? Ou peut-être seulement envers les sorcières qui sait. Je suis septique, mais peut-être Mélinda connaîtra-t-elle la réponse et m'aidera à mieux comprendre. Je ne voudrai pas marquer une certaine impatience en désirant voir celle que je chérie par dessus tout, si ici elle n'est pas vu d'un très bon oeil.
Je me rapproche alors de nouveau de Mélinda et glisse de nouveau mon bras autour du sien. J'étouffe à l'intérieur et je veux de nouveau sentir l'air frais de l'extérieur. Tentant de me remémorer les couloirs que j'ai vu défiler sous mes yeux lorsque nous suivions Emhyr, je finis par atteindre un petit patio donnant sur l'extérieur, prenant garde en mirant alentours, de ne pas me trouver dans un lieu dans lequel je n'aurai aucune raison de me trouver. J'aperçois une ouverture sur le côté et j'entraîne avec moi la jeune femme, dont je ne connais toujours pas la condition soit disant passant.
Lorsque nous arrivons dehors, je m'appuis contre un mur, posant mon regard dans le fond de mon verre, appréciant de voir la liqueur à l'intérieur, vaguer au rythme de mes mouvements.

- Dîtes-moi, tout le monde est-il toujours aussi pompeux dans ce genre de soirée ? J'ai beaucoup apprécié ce petit intermède culturel, mais je crois que je ne me trompe pas si je dis que vous aussi vous y trouviez un ennui certain non ?

Et je lui adresse un léger sourire en glissant le verre à mes lèvres. Je me demande bien comment des personnes comme eux, font pour se divertir dans de pareilles soirées, lorsque l'ennui s'en fait sentir. Je doute fort qu'ils adoptent les mêmes choses récréatives que sur Terre, à savoir la télévision ou encore les jeux de sociétés.
A cette seule pensée, je laisse percer un petit rire avant de secouer la tête sous ma bêtise et de relever la tête vers Mélinda, reprenant mon air sérieux.

- Quand pourrai-je savoir ce que vous êtes réellement ? Ce qui se dégage de vous me fascine de plus en plus et ayant rencontré votre mécène, quelques mots m'ont tout à l'heure frappés. Seriez-vous une... succube ?

A peine ai-je prononcé ces mots, que je fais la grimace. Non, ce n'est pas ça. Je suis certaine que c'est autre chose...

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Dictature d'Ashnard / Re : Une soirée à Ashnard [Snow Burton]
« le: lundi 02 juillet 2012, 00:07:14 »
Dans les premiers temps, elle ne répond pas à ma question, préférant rester secrète sur sa condition. Elle me précise toutefois, ne pas être humaine. Ca, je m'en étais rendue compte par moi-même. C'est ce qu'elle est réellement qui m'intéresse. Mais elle ne semble pas vouloir se dévoiler pour l'instant. Soit, je ne suis pas pressée. Ce n'est pas comme si j'avais un compteur à faire tourner. Après tout, mon cher "mari" semble disposer à vouloir encore passer de nombreuses heures ici et je dois avouer que si je n'avais pas rencontré Mélinda, je serais certainement en train de me morfondre dans un coin ou a geindre auprès de lui pour que l'on mette les voiles.
Elle n'a pas tort. Me laisser imaginer toute une panoplie d'éventualités quant à ses origines, ne fait qu'accroitre le mystère et l'intérêt que je peux avoir pour elle. Imaginez une seule seconde qu'elle me sorte quelque chose du genre "Je suis une fée des bois !" ou encore "Une nymphe joyeuse qui gambade à travers les ruisseaux !". Je crois alors qu'elle perdrait tout crédit à mes yeux et je me lasserai bien vite de sa présence. Heureusement et même si je n'en ai encore aucune certitude, je sens clairement que c'est une bête bien plus effroyable qui sommeille au fond d'elle et ma curiosité exacerbée me poussera sans conteste, à demeurer à ses côtés jusqu'à ce que j'en sois informé.

Elle n'est donc pas venue seule et déjà, elle m'entraîne à sa suite vers un premier groupe d'individus qu'elle me présente dans les détails. A notre approche, Emhyr, comme me l'a nommé ma compagne, se tourne vers nous et adresse quelques mots. Je souris sous le compliment, ne manquant toutefois pas de plisser quelque peu le regard, afin de lui signifier que je ne suis pas une de ces gourgandines de bas étages, que l'on reluque sans état d'âme pour faire l'inventaire des qualités physique par la suite. Cependant, il demeure sur l'instant poli et agréable bien qu'une certaine alarme s'allume subitement en moi en me hurlant que cet homme dégage une aura bien plus malsaine que les autres. Etrangement, je peux sentir mon bras se raffermir autour de l'étreinte de Mélinda et je m'éclaircis quelque peu la gorge pour reprendre contenance.
C'est alors qu'une étrange créature arrive dans mon champ de vision. Une jeune femme d'apparence humaine mais aux attributs plus que significatif de chat. J'avais déjà entendu parler de cela. Des Neko je crois. Ma condition de femme me rappelle alors subitement à l'ordre et je fronce les sourcils, n'appréciant étrangement que moyennement la chose. J'accepte toutefois le verre qu'il me tend et y porte mes lèvres avant de faire la grimace. Affreux ? Le mot est faible.

- Modeste à ce que je vois. Je ne le qualifierai pas d'affreux. Je dirai peut-être... un peu jeune à mon goût.

Oui, mentir, je sais faire. Et je le prouve une fois de plus en lui adressant un sourire avant de porter de nouveau le verre à mes lèvres, faisant fit de son goût âcre et bien trop fort, la bienséance l'obligeant. Après tout, je pense qu'il serait malvenu de ma part de critiquer quoi que ce soit ici bas, je préfère donc mettre de côté mon goût certain pour le vin et ignorer la saveur innommable.
C'est alors que se présente à nous une femme pour le moins étrange. Une démone, par Merlin, je ne rêve pas ? Elle porte son armure et je me surprends à rester un instant bouche bée alors qu'elle joue de ses griffes sur l'homme qui captait mon attention jusqu'alors. Elle prononce quelques mots et je fronce les sourcils sous l'évocation. Appétissantes humaines ? Hum... Décidément, elle ne plait que moyennement celle-là et mon regard s'assombrit subitement. Ai-je l'air d'un morceau de viande que l'on vient présenter au buffet ? Je pose un instant mon regard sur Mélinda et constate qu'elle rougit sous les mots de la femme. Es-ce de la timidité quant à la flatterie ou de la gêne ? Cette femme semble de toute évidence exercer une certaine emprise sur elle et pour l'heure, je ne décide pas en connaître d'avantage, le terrain me semblant miné.
Elle se présente à moi, m'honore de son nom et j'incline la tête en signe de salut. Je comprends mieux. Sa mécène... Voilà pourquoi Mélinda paraît soudainement si alerte. Toutefois, la prestance de cette femme n'a égal que sa beauté et je comprends aisément l'intimidation de ma nouvelle compagne de la soirée.
La conversation s'anime et voilà alors que l'on me demande de m'exprimer. Une nouvelle fois, je sens mes poils se hérisser sous les mots que j'entends. Je me donne l'effet d'être une bête de foire à me faire ainsi dévisager alors que ma condition semble leur être totalement dénuée d'intérêt. Pire, il semble s'amuser qu'une petite humaine se présente ainsi devant eux et pour continuer d'amuser la galerie, il semble qu'il faille que je raconte une histoire. Bien. Je vais donc m'exécuter.
Je repose le verre de cette liqueur douteuse sur le dos de la pauvre jeune femme à quatre pattes qui repasse près de moi et prends une profonde inspiration.

- Je ne nies pas le fait que nos erreurs soient multiples, cependant, elles sont propres à chaque peuple non ? Je n'ose pas dire que le votre soit un des plus respectables, mais n'ont-ils jamais fauté au point de s'en mordre les doigts ? - J'adresse un léger sourire - Voyez-vous, dans mon monde, la magie est très peu tolérée, voire même ignorée, comme vous pouvez vous en douter. J'ai à de nombreuses reprises subit les railleries des hommes et femmes qui n'osaient croire tout ce dont j'étais capable. Chez nous, nous avons ce que nous appelons des psychiatres. Des êtres qui se pensent supérieurs, un peu comme vous - nouveau sourire - et qui pensent également être capable de décider qui est fou et qui ne l'est pas.

Je tourne la tête vers Mélinda, lui adressant un sourire et mon regard lui laisse entrevoir une quelconque demande si jamais je m'aventurais à aller trop loin.

- J'ai souvent eu à paraître devant eux. Grave erreur qu'ils pouvaient commettre que de ne pas me croire. Cependant, cela ne leur aurait accordé que trop d'importance si je m'étais aventurée à leur montrer ce dont j'étais capable. Je sais que je suis bien plus puissante que ces simples d'esprit et le seul fait de le savoir, suffit à m'octroyer la satisfaction nécessaire. Malheureusement, je suis comme qui dirait, quelque peu soupe au lait et bien rapidement, je ne peux m'empêcher de mettre à mal quiconque penserait que je ment. Pensez-vous alors que nous soyons toujours aussi différents votre peuple et le mien ? Qui comme tout en chacun, corrige l'affront par une punition digne de ce nom ? Je suis certaine que ceux qui vous ont manqué de respect ne sont plus là pour en parler, n'est-ce pas Monsieur Emhyr ? Finalement... Nous sommes bien similaires.

Et je termine ma tirade en expirant, mon éternel sourire se pâmant sur mon visage. J'aime à me retrouver face à aussi arrogant que moi. Les joutes verbales n'en sont que plus délicieuses et mon éducation d'aristocrate me permet d'user de la langue de Shakespear avec tel brio, que mes mots ne paraissent en aucun cas condescendants lorsque je viens à m'adresser à bien plus important que moi.
Je ne ni pas une seule seconde de sa toute puissance, je la ressens parfaitement mais loin d'être un démon, je reste une femme et la perfidie coule dans mes veines, tout autant sinon plus que dans les siennes.

- J'ai été ravis de faire votre connaissance. Mon cher mari m'avait longuement parlé de vous. Il était bien loin de la vérité cependant. Je suis charmée.

N'était-ce pas lui qui disait précédemment que nous étions entouré de menteurs ?
Je tourne de nouveau la tête vers Mélinda, lui adressant un léger sourire. Par pitié, sors moi de là, toutes ces mièvreries me donneraient presque envie de vomir. Tout autant que le vin que j'ai précédemment avalé.

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Archives / Re : Kama sutra
« le: mardi 26 juin 2012, 22:40:11 »
Je confirme !
J'ai même mis un +1 pour le confirmer !

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Les alentours de la ville / Re : Plan foireux (PV Sentinel Prime)
« le: mardi 26 juin 2012, 19:15:35 »
On dit qu’échanger une souffrance contre une autre est parfois un aussi grand soulagement que sentir l'arrêt de la souffrance. A cela, je répliquerai « Faut pas se foutre de la gueule des gens ! » Une douleur est une douleur, peu importe à quel moment elle arrive et peu importe l’ordre dans lequel elle arrive. Personne ne saurait en finir. On peut changer de souffrance. On ne peut supprimer la souffrance. Ce qui m’agace le plus, c’est de voir qu’il prend un pied incommensurable à me torturer de la sorte, que même si je me permets de jouer les fortes têtes, ne concédant pas à accéder à ses demandes fort déplacées pour ma condition, il continu de se pâmer de son courage, pensant certainement qu’avec acharnement et volonté, il finira par me briser. Je suis une femme forte, dotée d’un tempérament de feu et ce n’est aucunement l’affliction qui me fera plier, telle qu’elle soit. Mais c’est ça, c’est encore toute l’ignorance d’un pseudo super héro qui n’a pas eu le luxe d’être élevée avec des valeurs ancestrales, qui auraient su faire de lui un homme que l’on ne manque pas de regarder avec respect et admiration. Car oui, ce qui me rend aussi arrogante, aussi sure de moi, c’est que malgré mon corps malmené, ma fierté volant en lambeau à chacun de ses coups, je sais que ce qu’il se cache encore à l’intérieur de moi et avec ça, jamais je ne perdrai ce sourire insolent de petite effrontée.

Il crache des mots plein de mépris et alors que son corps n'est que poupée de chiffon sous ma dextérité, qu'il heurte durement le sol, je peux le voir dans la pénombre, tenter de reprendre de toute sa superbe. Ses yeux étincellent et je reste un instant sur la défensive alors que je sens comme un étau se presser autour de moi, ma gorge se serre, j'en viens à perdre mon souffle. De la magie ?! Mais je pensais qu'il était incapable d'en faire ?! Il ne se contentait que de coups brutaux comme le pire des loubards au fond d'une ruelle ! Dans l'état dans lequel je me trouve, je ne vais pas faire le poids. Mes muscles se tendent alors que je fais mon possible pour rester consciente, que je pourrai presque sentir l'intégralité de mes os craquer sous la pression. Mais étrangement, je sens qu'elle s'amoindrit et d'un seul coup, je perds cette pesanteur et je m'effondre sur le sol, me rattrapant de justesse de mes mains à plat sur les dalles, le regard rivé par terre, le souffle court. Pourquoi ? Pourquoi ne m'a-t-il pas tué comme il précisait vouloir le faire ?
Je relève la tête, aperçois son corps étendu à même le sol, il ne semble plus bouger. Je fronce les sourcils, il doit certainement s'agir d'un piège. Cependant, je ne reste pas longtemps dans ma cachette et avec une douleur m'étreignant de part en part, je finis par me remettre sur pied, avançant d'un pas dans sa direction avant de m'arrêter tout aussi rapidement. J'analyse, pour l'instant toujours rien. Est-il mort ? Etrangement, cette idée ne me plait pas. Je trouve la chose bien trop facile, même si mes blessures me hurlent "Ah ouais ?? Tu crois ??". Je m'avance donc jusqu'à arriver près de lui. Il respire, il n'est donc pas mort. Soupir.
Je reste un instant face à lui, le regard parcourant son corps qui sursaute par instant, sans doute sous la décharge d'énergie qu'il a du faire preuve pour utiliser ses pouvoirs une ultime fois et je fronce les sourcils en posant un regard distrait sur sa main en lambeau. Mon regard dévie rapidement sur la mienne et j'esquisse un sourire. Peut-être plus une grimace sous l'étirement de mes traits qui me cause une douleur cuisante. Nous sommes tous les deux dans un bien piteux état.

- Hum... Et bien, on rend les armes à ce que je vois...

Peut-être un peu présomptueux de ma part, mais à son manque de réaction, je comprends alors qu'il a sombré dans l'inconscience. Je suis donc victorieuse dans cette bataille on ne peut plus violente et je ne peux que m'en féliciter. Cependant, je sens moi-même mon corps se faire extrêmement lourd, mes jambes peinent à supporter mon poids et je finis par rechercher le repos salvateur sur le sol.
Les fesses par terre, je pousse un soupir d'aise, zieutant par instant dans sa direction et me penche pour me saisir de mon sac qui trône sur le sol un peu plus loin. Je fouille à l'intérieur, en sort un calepin, qui me fait hausser un sourcil et finalement, j'obtiens ce que je convoite. Mon étui d'argent contenant mes cigarettes s'ouvre en un cliquetis et j'en libère une que je viens coincer entre mes lèvres, non sans rester vigilante quant au réaction de l'homme inerte à mes côtés. Sait-on jamais, si il venait à se réveiller...
J'inhale une première bouffée, laissant échapper un sifflement alors que le menthol de ma cigarette cautérise légèrement mes plaies dans la bouche et je passe le dos de ma main sur mes lèvres pour essuyer le peu de sang qui ruisselle encore. Glissant la cigarette entre mes lèvres, la pinçant légèrement pour qu'elle reste en place, je pose ma main valide sur celle meurtrie et prononce quelques mots. Ces dernières onces d'énergie en moi, servent à pallier à la douleur lancinante et panse quelque peu mes plaies. Malheureusement, j'ai bien trop utilisé de magie pour arriver à ressouder mes os. La chose est bien trop fastidieuse pour que je puisse le faire sur l'instant.
J'étends mes jambes, prenant appuie sur mon bras et recrache une nouvelle bouffée de ma cigarette avant que mon regard ne se pose de nouveau sur le super héros. Enfin... sur l'instant, super zéro. Sa respiration est régulière, comme s'il était plongé dans un profond sommeil et pour je ne sais quelle raison, je n'ose pas le toucher. Certainement mon instinct de survie qui me dicte que ce n'est certainement pas la meilleure chose à faire. Je laisse mes yeux se poser sur sa tunique de latex déchirée à certains endroits, ouvertures laissant perler quelques gouttes de sang, maculant dés lors le sol poussiéreux.
Ma bouche s'entrouvre pour laisser filtrer la fumée. C'est étrange, je me sens aussi repue qu'après une bonne nuit de baise. J'ai le corps en lambeau, l'énergie à plat, plus une seule once de magie en moi. Bref, comme après avoir pris un pied incommensurable, me remettant de ma douce léthargie en fumant une cigarette.

- Ravie d'avoir croisé ton chemin super zéro... Ravie de constater également que tu as su te mettre à ma mesure, même si cette place au sol te sied à merveille.

J'ai presque l'impression de perdre l'esprit à parler ainsi à quelqu'un d'inconscient et poussant un long soupir, je finis par m'allonger, épuisée, le temps de reprendre quelques forces avant de quitter les lieux. Il serait disgracieux de me montrer dans cette tenue à qui voudrait le voir, sans n'avoir aucun moyen de défense. Laissons moi le temps de souffler un peu.
Les volutes de ma cigarettes se perdent dans l'air, laissant une jolie couleur bleutée apparaitre et mon regard s'incline vers la porte de sortie. Un néon grésille au dehors, je souris. Victorieuse.

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Jessica, tu vas nous les tuer tous ces hommes en mal d'amuuuuuuuuuuur !!
Ils vont jamais tenir le coup les pauvres chous  ;D

Cependant, bienvenue à toi !! Je suis déjà fan !

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Blabla / Re : Mon voisin du dessus
« le: mardi 26 juin 2012, 00:32:05 »
Prépare les toasts et la vodka pour accueillir sa VDD  ;D

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Les alentours de la ville / Re : Plan foireux (PV Sentinel Prime)
« le: mardi 26 juin 2012, 00:29:20 »
La colère me dévore, la rage me dévaste et je pourrai presque sentir mon sang bouillir au travers de mes veines. Comme une âme perdue dans les limbes, je perds peu à peu la raison, m'enfonçant dans une spirale de folie qui tente à m'anéantir de part en part. La magie en moi, a ce don fastidieux qui, lorsque mêlée à une trop forte émotion, se décuple au point de m'en vriller les entrailles. Les cours d'Aetius ont su me permettre de contenir cette colère afin qu'elle ne dévaste pas tout sur mon passage, mais je sens que ce soir, je vais occulter bien rapidement de mon esprit, cette "muselière" psychique pour se laisser déverser à flot, mon ressentiment et mon amertume.
Plus que quoi ce soit, j'exècre la médiocrité, les faibles et les pseudos défenseur de cette justice minable qui tente à régner dans cette maudite ville. Lui a mes pieds, qui a osé me défier, me traiter comme si je n'étais qu'une simple poupée, ne mérite pas que je lui accorde la clémence que j'ai pu accorder autrefois et le voir ainsi là, misérable, me donnerait presque envie de jouir tellement je contiens cette allégresse de me sentir de nouveau aussi puissante. Mais hélas, après chaque élan de bravoure, après que vous ayez agit sous le joug d'une quelconque émotion, bien souvent, les retombées se vouent être douloureuses et je m'apprête à en faire savamment les frais.

Le répit n'est que de courte durée. Déjà, je vois son poing s'abattre sur le sol dans une hargne nouvelle, comme si son corps recouvrait ses esprits et je n'ai à peine le temps de réaliser, qu'une force inconnue me propulse vers l'avant. Il vient de se saisir du cuir épais de mon arme, pour tirer d'un coup sec dessus, me contraignant à perdre l'équilibre et à finir ma chute contre le plat de sa main. Une douleur fulgurante me transperce immédiatement alors que je sens un liquide chaud s'échapper d'entre mes narines. Je pousse un cri déchirant, étouffé par sa peau mais également par ma respiration qui se coupe soudainement alors que je reçois un coup éclatant dans le foie, me provoquant un haut le coeur avant que je ne m'effondre sur le sol sous la gifle qu'il m'adresse alors, en position fœtale.
Je suis prise de convulsions tandis que ma respiration se tarit et que je tousse abondamment en gardant les yeux fermés. Espèce de sale ordure...
Comme si ça ne suffisait pas, tandis que mon sang s'échappe à présent d'entre mes lèvres et de mon nez, il se saisit de mon bras pour le malmener dans une torsion, avant de me briser deux doigts, m'obligeant une fois de plus à hurler de douleur. Je n'écoute plus ce qu'il dit, bien trop occupée à taire cette souffrance lancinante qui me propulse à la limite de l'agonie. Inconfort, douleur et soumission. Trois mots qui me viennent à l’esprit et qui me donnent envie de vomir. Toutefois, je vois cela en une manière, certes déplaisante, mais on ne peut plus claire, de patienter dans l’incommodité, dans l’espoir par la suite d’une revanche qui en vaille la peine. Toute exploitation, toute soumission, tout joug, doivent être justifiés pour être acceptés par ceux qui les subissent, par ceux qui en sont les victimes. Or, ça ne sera jamais mon cas, ce qui fait que malgré la perversité dont il fait preuve, jamais je ne concevrai au fait de lui accorder jouissance en concevant à accepter ma subordination. Jamais ! Et ça, il le sait parfaitement, d’où le malin plaisir qu’il a à jouer de ses tours les plus perfides pour me faire courber l’échine et renouvelle la chose en me brisant le pouce, tandis que prévoyant la chose, j'étouffe mon cri dans un souffle.

- Espèce... espèce de sale fils de pute.... Je te... jure que tu vas le payer...

Oui, dans ce genre de circonstances, il n'est pas rare que le langage de charretier refasse surface et ne comptez pas sur moi pour continuer de jouer les princesses après ce que j'endure. Il est temps que je laisse parler cette partie de moi-même, depuis trop longtemps enfouie.
Souffrant de martyre, haletante, sentant les larmes autant de colère que de douleur poindre au coin de mes yeux, je tente à analyser la situation. Bien difficilement quand votre cervelle vous hurle "Lâche l'affaire et pleure ! J'ai besoin de repos moi !". Dans la position que j'arbore, je ne peux pas le toucher et je ne peux encore moins tenter de me soustraire au risque qu'il ne me brise le bras en mille morceaux. Les quelques os en miettes que je peux compter suffiront amplement. Je ferme donc les yeux. Il faut que j'agisse vite, avant qu'il ne se donne l'envie de jouer de nouveau au petit chirurgien. Ma colère afflue, ma magie se décuple, je suis une vraie bombe à retardement. Mais bientôt, celle-ci fera place à la douleur et je ne pourrai plus suffisamment me concentrer.
Je relève le regard vers lui et prononce distinctement quelques palabres qui ne tarderons pas à faire leur office. Je peux alors apercevoir en quelques formes bien flou, deux scalpels aiguisés venir meurtrir la chair de son bras, n'hésitant pas taillader ses ligaments afin qu'il lâche sa prise.
De nouveau libre et le laissant se remettre de sa blessure, je glisse sur le sol suffisamment loin pour pouvoir me remettre, geignant et ravalant quelques larmes, avant d'arriver à me remettre difficilement debout, les jambes chancelantes, le bras en écharpe. Je crache le sang affluant dans ma bouche et mon regard se fait noir.
Les quelques pas qui me séparent de lui sont vite affranchis et lorsque j'arrive face à lui, je lève la jambe et lui administre un coup de pied magistral dans les gencives. Je pourrai même être certaine d'avoir entendu sa mâchoire se craqueler tellement j'ai mis de force à le faire courber le dos. Il cracherait quelques dents que ça ne m'étonnerait pas...
Sa tête heurtant violemment le sol, je reprends l'objet sur le sol ayant repris sa forme initiale sous le manque soudain de concentration, j'ai nommé, la barre à mine. Je m'approche de lui et d'un coup sec, l'abats sur sa main posée négligemment sur le sol, brisant ses os dans leur intégralité pour n'en faire qu'une réplique grossière de ce qui fut autrefois sa main. Je rejette mon arme plus loin, m'agenouillant à mon tour à ses côtés et tire fermement sur sa chevelure pour le contraindre à lever les yeux vers moi. Je pose ma main meurtrie sur sa poitrine, grimaçant sous la douleur que cela me provoque et prends ma voix la plus menaçante.

- Tu fais le fier parce que tu disposes des muscles mais tu ne pourras rien contre ma magie. Ma main est certes blessée mais elle n'en reste pas moins un très bon conducteur. Je te montre ?

Et immédiatement, c'est une décharge fulgurante qui lui traverse le corps. Ma main sur sa poitrine, j'évite sciemment le coeur. Je ne veux pas le tuer. Pas comme ça et certainement pas ce soir. Juste lui laisser ce goût amer dans la bouche quant à la raclée qu'il s'est pris. Je ne ni pas être moi même dans un sale état, mais j'estime que je n'ai fais que rendre ce qu'il m'a occasionné. Son corps à l'agonie tout autant que le mien, je me redresse, grimaçant de nouveau et donne un léger coup de pied dans son tibia pour me libérer le passage et je pars dans l'ombre, m'adossant contre un pilonne branlant.
Je constate les dégâts sur ma personne, ma robe est déchirée par endroit, dévoilant sans mal le haut de mes cuisses et les bretelles ne retiennent plus du tout le bustier. Ma veste n'est plus qu'un amas de bout de tissu dont je me déleste pour me masser douloureusement le bras avant de reposer mon attention sur lui.

- Cesse donc à présent avant que l'un de nous ne passe de vie à trépas, misérable ! Tu pourras me briser tout ce que tu veux, tu ne me feras rien avouer de ce que tu penses savoir. La douleur sera finalement si forte, qu'elle me tuera. Et si ce n'est pas moi qui meure, je m'arrangerai pour que le prochain coup te soit fatal. Garde donc le peu de virilité qu'il te reste, si fusse que tu en es eu une, pour quitter ses lieux, tu n'obtiendras rien de moi !

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