Le Spatioport / Re : [Jack Marston & Thanasia ] Meeting In Transit
« le: vendredi 26 juin 2026, 01:30:51 »Un corps si plaisant à manipuler, dont la peau appelle à être huilée aux endroits encore secs de ses caresses. Sa forte blancheur attrape progressivement la lumière et révèle les détails de ses formes subtiles. Jack le découvre fort vite: Thanasia répond bien à ses doigts qui creusent chacun de ses sillons, une forêt de phalanges s'enfonçant derrière ses genoux, éprouvant la fermeté à la naissance de ses cuisses, puis remontant ses côtes comme des rails invisibles, menant son geste jusque sous ses aisselles.
D'une caresse miroir, ses bandelettes de carbone rigides délivrent ses seins à l'air libre.
Un filet d'huile tombe sur elle, suivi par la presse intense des paumes de l'humain. Thanasia entrouvre la bouche lorsqu'il s'empare sans retenue de son torse.
Rien n'en sort, mais son corps parle pour elle ; comme la pointe de ses seins qui, au passage de ses mains, passe de tendre à la dureté d'un bourgeon, comme ses cuisses qui s'ouvrent de quelques degrés lorsqu'il comprime ses côtes, appelant d'autre ardeurs.
A force de se faire connaître pour son manque d'enthousiasme, Thanasia se trahit à première manifestation de celui ci.
Les mains du soldat descendent sur son ventre, entreprenant d'ôter l'ultime obstacle à leur inévitable union. Un filet clair et transparent insiste à relier la barrière de pudeur avec l'objet de sa protection. En vain. Le geste de l'officier n'a que faire de cette fragile protestation, rapidement rompue et oubliée.
Voilà la demoiselle effeuillée de son dernier pétale. Ses intimes extrémités s'épanouissent maintenant sous la lumière, d'un rose dont la pâleur rivalise avec celle de sa peau et se fond discrètement dans la sculpture de son corps.
Ses jambes ceinturent les fesses du soldat encore debout et serrent, le forçant à se pencher en avant. Son membre lové contre l'entrejambe de sa venimeuse partenaire, Thanasia lui décoche un regard moqueur. Le voilà forcé à l'immobilisme dans une posture appelant si bien à la pénétration.
Tendant les bras, la mutine va chercher sa nuque et l'attire à elle, le faisant basculer sans effort sur le matelas.
Le voilà sur le dos, la petite pilote au dessus de lui, à califourchon sur son ventre.
La tête en arrière, ses mains campées sur les cuisses musclées du vétéran s'intéressent bientôt à son sexe en érection, le flattant de gestes rapides, aveugles et nonchalants.
Mais bien vite, elle se penche en avant, écarte les caresses prévisibles de Jack et s'allonge sur son torse. Et elle s'avance, appuyée, serpentine, s'imprégnant sans retenue de sa virilité ; son nez trace une ligne sur ses pectoraux, en chemin vers celui de Marston.
La voilà au dessus de son visage, blottie contre son corps comme si elle avait froid. « Ne me lâche pas. » réclame-t-elle en libérant ses poignets. Il n'y a plus l'ombre d'une emprise dans ses mots. Juste la demande d'une femme à l'homme sur lequel elle s'est allongée.
Puis, elle prend son visage entre ses mains et l'embrasse sur les lèvres.
Une fois, deux fois.
Thanasia va chercher sa langue et l'invite à danser.
Leur baiser se prolonge.
Jack peut enfin apprécier la longueur des canines qu'il voyait dépasser lorsqu'elle parlait.
« Serre moi plus fort. » réclame-t-elle le temps d'une pause, un voile de désir jeté sur son regard bleu clair.
Où était passée la Thanasia froide et pinçante des heures passées ?
Ce long échange de salives ressemble à une récompense, le trophée de l'officier pour avoir si longtemps enduré son caractère orageux. Des excuses ? Restons réaliste. Mais pas abattus. Il n'y avait plus de place pour le cynisme dans l'attirance qu'exprimait Thanasia pour Jack.
Leurs bouches se séparent pour de bon.
Il y avait dans ce baiser quelque chose de plus important que le sens de sa propre vie, mais qui échappait à toute tentative de description, comme expliqué dans une langue morte depuis des millénaires auquel plus personne ne comprenais rien. Il se voit, le temps d'un clin d’œil dans une autre existence, sur un autre matelas plus ancien, venant de quitter d'autres vêtements, embrassant Thanasia dans une autre coupe de cheveux, ne laissant à Jack que le goût d'une expérience sincère et plaisante.
« Je suis une vampire. » déclare Thanasia sobrement, ses ongles pointus caressant sa joue. « Pour vivre, je bois le sang des mortels et... » Elle grimace, se rappelant de l'aveu qui allait suivre. Elle attrape son menton avec autorité, comme pour garder contenance et dissimuler son embarras. « Je suis plus ancienne, plus puissante et vénérable que ton misérable esprit étroit puisse imaginer. Tu es une poussière sur le chemin de mon existence. Tu n'es rien, tu m'entends ? » La vampire griffe le torse de Jack. « Rien. » D'un coup formidable de la main, elle transperce entre ses côtes comme un glaive assassin, son geste rendu naturel par la force de l'expertise. Jack ne sent rien de la griffure, ni du coup mortel. Ils n'ont laissés aucune trace, aucune douleur, si ce n'est l'agréable impression d'avoir été gratté à un endroit inaccessible.
« Hors j'ai été maudite. Je ne peux pas te blesser, je ne peux pas te tuer, je ne peux pas te mordre, je ne peux pas boire ton sang...
...sans te demander permission. » achève Thanasia entre ses dents.
Il lui en coûte de prononcer ces mots.
Jack n'a jamais vu la pilote si petite et à nu.
Il peut voir les dégâts de cette admission sur son ego surdimensionné.
L'aveu invalide tout ce qu'elle est. Tout ce qu'elle prétend être depuis qu'il l'a rencontrée, balaye les fondations de son attitude hautaine et cassante, basée sur son aura de prédatrice.
Une chasseuse... qui doit demander permission à sa proie ? Est-elle vraiment chasseuse, ou plutôt mendiante ?
La moindre plaisanterie à ce moment critique aurait sans doute brisé son orgueil comme de la porcelaine.
S'appuyant sur les épaules de Jack, Thanasia redresse son corps inerte du bout des bras pour lui sembler plus haute.
« Quand je t'en donnerais l'ordre, tu prononceras la phrase: « Je t'autorise à verser mon sang. » Et alors je te mordrais. C'est entendu ? » Sa grimace fébrile ne la quitte plus. Et comme Jack à l'audace de s'accorder plus que 2,5 secondes de réflexion, son angoisse l'empresse d'ajouter : « Ma morsure a des propriétés orgasmiques. Il y a dans mes crocs la promesse d'une extase dont tu es à des siècles d'être digne. Face auxquelles vos minables drogues de synthèse palissent en comparaison. Misérable ! Tu ne réalises même pas la chance qui t'es offerte ! » Jack est certain que ses griffes se sont plantées dans ses épaules.
« ... »
Où avaient disparus ses pouvoirs de subjugation dans cet instant critique ? Pourquoi, depuis que leurs corps s'étaient embrassés, Jack s'était senti en pleine possession de ses moyens ?
Craignant sans doute son refus, la vampire se sent obligée d'avancer une garantie supplémentaire.
« Je ne te changerais pas en goule. Ni en serviteur. Je ne p... Tu ne mérites pas un tel honneur. »
« ... »
Plus crispée que jamais, pendue à ses lèvres, Thanasia semble à deux doigts d'exploser. Elle, une créature noble et ancienne, pendue au jugement mal éclairé d'un macaque né de la dernière pluie !
Malgré ce spectacle de frustration, et depuis qu'elle a fait mention d'extase, Jack sent une moiteur sur son ventre, là où la créature l'a enfourché, portant un semblant de crédit à ses promesses de béatitudes partagées.









