Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des œuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible.
Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans.

En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Vous acceptez également le traitement automatisé de données et mentions légales de notre hébergeur.

Voir les derniers messages - Noa Baker

Nos partenaires :

Planete Sonic Reose Hybride Yuri-Academia L'Empire d'Argos Astrya Hybride Industry Iles Mystérieuses THIRDS Petites indécences entre amis
Inscrivez-vous

Voir les derniers messages

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.


Messages - Noa Baker

Pages: [1] 2 3
1
Royaume Terranide / Re : Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: mardi 18 mars 2025, 10:42:31 »
Noa dégagea sèchement son oreille de la main de Lloyd, le regard dur et brûlant d’irritation. Il détestait cette familiarité brutale… et en même temps, il sentait son bas-ventre se contracter malgré lui. Ce mélange d’humiliation et d’excitation l’agaçait profondément. Il inspira doucement, se forçant à garder le contrôle.

Il s’agenouilla sans un mot, jouant son rôle, baissant la tête dans une soumission apparente.Son regard remonta vers la verge dure de Lloyd. Il déglutit doucement. La dernière — et unique — fois qu’il avait pratiqué une fellation remontait à sa mission avec Astro. Il n'avait que peu d'expérience en la matière donc, mais il savait ce qui lui procurait du plaisir et devait pouvoir l'appliquer à un autre.

Noa approcha ses lèvres, d’abord lentement. Il posa un baiser léger sur le gland, puis le lécha doucement, dans un mouvement circulaire, sa langue chaude et souple traçant des arabesques timides mais appliquées. Il enroula ses lèvres autour de la chair tendue et l’aspira doucement, glissant lentement vers la base, puis remontant en serrant juste ce qu’il fallait.

Il sentit le loup frémir légèrement sous ses attentions, ce qui lui arracha un frisson de satisfaction… et un soupçon d’agacement. Pourquoi ça m’excite autant, bordel… Son propre corps réagissait, il le sentait : son cœur battait plus vite, son sexe se durcissait. Il détestait cette perte de contrôle.

D’un geste fluide, presque naturel, il laissa ses doigts effleurer le sol, puis, avec une habileté feinte d’innocence, profita d’un instant où Lloyd fermait les yeux pour récupérer discrètement son rouge-à-lèvres-taser, le dissimulant dans le creux de sa main.Il ne savait pas s’il en aurait besoin… mais préférait l’avoir sous la main, au cas où la situation dérape au-delà de ce qu’il pouvait tolérer.

Il prit son temps, curieux malgré lui des réactions du loup, guettant les soubresauts de plaisir dans ses muscles. Il usa de sa langue pour flatter le dessous sensible, se rappelant ce que lui-même adorait ressentir. Peu à peu, il gagna en assurance, s’enfonçant un peu plus loin, respirant par le nez, les paupières mi-closes. Ses doigts caressaient distraitement les cuisses du loup, mais sa main gauche restait légèrement crispée, sentant le contact rassurant du petit cylindre dissimulé.

Il varia les rythmes, la pression ; sa langue joua habilement avec la veine palpitante sous le membre. Lui donner du plaisir, c’est garder la main… c’est rester utile… c’est survivre. Mais son esprit lui soufflait autre chose : Tu prends du plaisir à ça, Noa. Arrête de faire semblant.

Et dans tout ce mélange trouble, il sentit monter à la fois une colère sourde… et un désir brûlant qu’il n’arrivait plus à nier. Espèce d’idiot… tu t'es mis dans cette situation, maintenant assume !

2
Royaume Terranide / Re : Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: dimanche 09 mars 2025, 08:36:29 »
Noa sentit un frisson lui parcourir l’échine lorsqu’il perçut le regard de Lloyd s’illuminer d’un mélange d’amusement et de satisfaction. Il avait perdu l’ascendant, il le savait, mais une part de lui s’en amusait tout autant qu’elle s’en trouvait troublée. La louve – ou plutôt, le loup – jouait avec lui, et il s’y abandonnait avec un mélange de curiosité et d’excitation perverse.
Le baiser fut une brûlure délicieuse, un jeu de langues humide et sensuel auquel il répondit avec ardeur, sa queue frémissante se cambrant légèrement sous les caresses expertes de Lloyd. La poigne ferme qui emprisonnait leurs deux sexes ensemble lui arracha un petit gémissement étouffé, tandis que son corps frêle vibrait contre celui du terranide lupin. Il était pris, tenu, exploré, et pourtant… il aimait ça.
La chaleur du corps de Lloyd contre le sien l’enveloppait entièrement, chaque mouvement, chaque souffle venant exacerber son excitation grandissante. Il pouvait sentir la peau chaude sous ses doigts, le parfum musqué et enivrant du loup emplissant ses narines, ajoutant une note presque hypnotique à ce moment suspendu entre eux.

"Oui, tu as bien fait de venir me voir…" souffla-t-il, sa voix tremblante d’un désir qu’il ne cherchait même plus à masquer. "D'ailleurs, ça me donnerait presque envie de me faire muter ; faire des missions avec toi pourrait être… très instructif…"

Il laissa son souffle caresser les lèvres de Lloyd alors que son petit corps ondulait légèrement contre lui, pressant avec une insistance involontaire son érection contre celle, plus imposante, du loup. La claque qui suivit le tira de sa torpeur, son petit cri surpris se transformant en un soupir frissonnant, ses joues s’empourprant davantage sous l’effet du plaisir mêlé à l’humiliation subtile.
Il releva ses grands yeux bleus vers Lloyd, brillant d’une soumission assumée, où l’impertinence laissait place à une admiration troublée.

"Mmh… Tu crois vraiment que je fais ça avec tous les mâles ?" susurra-t-il, sa voix douce et joueuse, mais vacillante sous l’excitation. En un sens, c'était particulièrement vrai. Il n'avait eu qu'une expérience consentie avec un autre terranide, mais Noa effaça bien vite le souvenir d'Astro de son esprit; il préférait ne plus y penser.

Il frissonna en sentant la main de Lloyd resserrer leur intimité, le contraste entre leurs tailles, leur force respective, exacerbant son abandon total. Ses doigts fins, tremblants d’envie, vinrent timidement effleurer le torse puissant du loup, descendant lentement, comme s’il craignait et désirait à la fois ce qui allait suivre.

"Et si… c’était toi qui me faisais cet effet, mh ?" murmura-t-il enfin, sa queue venant doucement s’enrouler autour de la cuisse de Lloyd, dans un réflexe animal de reddition, son instinct cédant entièrement à l’autorité du loup.
Il se mordit la lèvre, ses yeux mi-clos exprimant tout le trouble qui l’envahissait. Puis, dans un élan de dévotion muette, il se hissa légèrement sur la pointe des pieds et approcha ses lèvres du lobe de l’oreille lupine. Il hésita une seconde, son souffle chaud caressant la peau sensible de Lloyd, avant d’y déposer un baiser aussi léger qu’un battement d’ailes.

"Vas-tu continuer à parler… ou me montrer ce que tu comptes faire de moi, maintenant que tu m’as entre tes griffes ?" chuchota-t-il enfin, sa voix tremblante, abandonnée, offerte.

Son cœur battait à tout rompre, son corps tendu dans une attente brûlante, totalement soumis au désir du loup.

3
Royaume Terranide / Re : Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: dimanche 02 mars 2025, 22:21:08 »
Noa observa avec stupéfaction la belle terranide louve retirer sa culotte, ses yeux bleu clair s’écarquillant légèrement sous l’effet de la surprise. Il ne s’était pas attendu à ce que Lloyd aille aussi loin, aussi vite, et cette audace soudaine fit naître en lui un trouble bien plus profond qu’il ne l’aurait cru.

Il réalisa avec un frisson qu’il était irrémédiablement attiré par elle. L’excitation, insidieuse et brûlante, le gagnait sans qu’il puisse la freiner, et il dut faire un effort pour camoufler l’érection naissante sous le tissu de sa jupe. Mais la chaleur qui montait en lui rendait cet exercice de plus en plus difficile.

Un sourire mutin effleura ses lèvres alors qu’il s’adossait un peu plus contre le canapé, croisant ses jambes dans une tentative maladroite de contenir son propre émoi.

"Mais je t’en prie, pose tes questions, chère terranide…" murmura-t-il d’une voix suave, bien que légèrement tremblante sous l’effet de sa propre fièvre. Son sourire s’étira, malicieux. "Et surtout, n’oublie pas… un vêtement par question."

Il s’attendait à un jeu, à une provocation plus subtile, mais pas à ce que Lloyd prenne un tel ascendant sur la scène. Il manqua un hoquet de surprise lorsque la louve releva brusquement sa jupe, exposant sans vergogne son sexe tendu sous sa robe relevée. Noa sentit une chaleur fulgurante envahir son visage, et malgré lui, ses pupilles se dilatèrent face au spectacle osé. Ainsi donc, la louve était-elle un loup. Un loup à la fois délicat et viril...

Il comprenait aussi maintenant que Lloyd n’était pas là pour l’éliminer, ni même pour entraver ses mouvements. Il était juste là pour l’observer, et cet échange charnel ne semblait être qu’une distraction, un jeu qu’ils pouvaient étirer tant que cela leur chantait. Une possibilité exquise et troublante à la fois.

Inspirant légèrement, il redressa la tête et esquissa un sourire enjôleur.
"Voyons… " Il tapota son menton d’un air faussement pensif.
"Tu viens de me poser deux questions. Ce qui signifie…" Il marqua une pause, laissant traîner son regard effronté sur le corps de Lloyd.
"...que tu es en dette de deux vêtements."

Lorsque Lloyd lui demanda si cette vision lui suffisait, Noa inclina légèrement la tête, une lueur de défi dans le regard. Il humecta ses lèvres, laissant planer un silence chargé d’attente, avant de répondre d’un ton velouté :

"Hm… Pas encore. Montre-moi plus."

Se redressant légèrement, Noa se rapprocha de Lloyd, réduisant l’espace entre eux jusqu’à ce que leurs souffles se mélangent. Il pouvait sentir l’odeur de la louve, un parfum boisé et sensuel qui lui embrumait l’esprit. L’espace d’un instant, il en oublia son objectif, son rouge-à-lèvres-taser, sa mission… tout se résumait à cette chaleur qui le consumait lentement, délicieusement.

Son regard captif rivé à celui de Lloyd, il fit glisser ses doigts fins le long de sa propre jupe avant d’en défaire le nœud. Le tissu tomba en douceur autour de ses hanches avant de glisser jusqu’à ses chevilles, révélant son petit sexe en érection, trahissant son excitation. Il ne tenta même pas de le cacher.

Un sourire effronté aux lèvres, il pencha légèrement la tête, sa voix caressant l’air entre eux :

"Et maintenant… faut-il que je retire autre-chose ?"
Le gland de Noa effleura délicatement le sexe de Lloyd, résultant en une décharge d'adrénaline pour la petite souris.

4
Royaume Terranide / Re : Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: mardi 25 février 2025, 11:24:20 »
Noa laissa son sourire s'élargir légèrement, savourant le regard brûlant de Lloyd posé sur lui. L’ambiance dans la pièce s'épaississait, alourdie par une tension aussi électrique qu’inévitable. Le cœur du souriceau battait un peu plus vite, non seulement sous l'effet du jeu dangereux qui se jouait, mais aussi de ce trouble qu’il peinait à ignorer.

"Jouer sans filtre, hein ?"
Sa voix suave vibrait d'une fausse désinvolture, dissimulant la fièvre qui montait en lui. D'un geste calculé, il glissa ses doigts le long des boutons de son chemisier de soubrette, détachant chacun d’eux lentement pour accentuer le supplice de l’attente. Un à un, les boutons sautèrent, révélant le pelage court beige parsemé de taches brunes sur son torse finement dessiné, ainsi qu’un soutien-gorge de dentelle noire qui accentuait l’ambiguïté de son allure. Il laissa glisser le chemisier sur ses épaules et l’abandonna à terre, le mouvement subtil faisant frissonner l’air autour de lui.

Se rapprochant encore de Lloyd, Noa s’agenouilla sur le bord du canapé, réduisant la distance tout en restant hors de portée. Ses yeux bleu clair brillaient d’un éclat mêlant malice et tentation, tandis que son regard ne quittait pas celui du terranide. Il savait que chaque geste provoquait une onde de désir chez son adversaire — mais ce jeu ne devait pas le détourner de son objectif. Sous la chaleur de la situation, ses pensées vacillaient, mais il ne pouvait se permettre de perdre de vue le rouge-à-lèvres-taser gisant aux pieds de Lloyd.

"Alors... si je comprends bien, tu n’es là que pour m’observer ? C'est la Section D qui t'envoie ?"
Sa voix s’adoucit en une caresse presque murmurée.
"À moins que tu n'espérais une opportunité comme celle-ci ?"

Sans attendre de réponse, il fit glisser ses mains derrière son dos et dégrafa son soutien-gorge d’un geste lent, laissant le tissu noir tomber sur ses cuisses. Son torse nu, dont le pelage fin laissait deviner les contours délicats de son corps, se dévoila sous le regard avide de Lloyd. Noa se pencha légèrement en avant, comme s’il offrait la vue de son corps tout en gardant une distance calculée. Le jeu devenait plus intense, chaque seconde rendant plus difficile de démêler stratégie et désir.
"Et maintenant... si je posais une question un peu plus indiscrète ?  Combien de secrets es-tu prêt à révéler... pour aller plus loin avec moi ?"
Noa commençait à se poser des questions quant aux intentions de Lloyd. Se pouvait-il qu'il agisse en agent double pour le FLT ? A moins que leurs employeurs commencent à se douter de la sympathie grandissante de Noa pour le mouvement terranide ? Auquel cas, cela pourrait expliquer pourquoi Lloyd l'observait sur une mission aussi délicate.

5
Royaume Terranide / Re : Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: samedi 22 février 2025, 07:25:18 »
La porte s'ouvrit brusquement, heurtant le mur dans un claquement sourd. Avant même que Noa ne puisse réagir, une bourrasque de vent le projeta en arrière. Son dos heurta le sol tandis que l’arrière de sa tête cogna une table basse, arrachant un éclair de douleur à travers son crâne. Des éclats blancs dansèrent devant ses yeux, brouillant sa vision tandis qu’une lame froide se posa contre sa gorge.

"Ne bouge pas, la petite souris, si tu ne veux pas que je te tranche la gorge."

Les mots lui parvinrent comme à travers un voile de coton, mais la sensation glaciale de l’acier contre sa peau, elle, était parfaitement claire. Une longueur d'avance, hein ? pensa-t-il en portant une main à son cou, la respiration courte. Une longueur de quinze centimètres d’acier, surtout... Il serra les dents en sentant la brûlure sourde sur son crâne. Putain...

Un parfum léger, mélange de cuir, de sueur et d'une note florale subtile, effleura ses narines alors que la louve s'éloignait pour claquer la porte et la verrouiller. La chaleur étouffante de la loge contrastait avec le froid de la lame qui venait de quitter sa gorge, laissant un frisson désagréable courir le long de sa nuque. Noa se redressa légèrement, massant sa tête endolorie tout en scrutant la silhouette qui revenait vers lui. Le masque high-tech, maintenant retiré, révélait un visage aux traits séduisants malgré le rictus narquois qui étirait ses lèvres.

Charmante ou pas, elle allait regretter ce coup bas.

Pourtant, la prudence étouffa l'élan de rébellion qui crépitait sous sa peau. La sensation du couteau contre sa gorge n'était que trop fraîche, et le rouge à lèvres taser qu’il gardait comme ultime recours gisait quelque part sur le sol. Génial... Adieu plan B.

"Je parie que la première question qui te traverse l'esprit, c'est de savoir si je suis venue pour t'éliminer ou pas."

Tu serais déjà partie si c'était le cas... Son regard bleu clair accrocha celui de la louve avec une défiance silencieuse, bien qu'un éclair d'incompréhension voilât ses pupilles. Si elle n'était pas là pour l’éliminer, alors pourquoi ? Pour le faire parler ? L’humilier ? Ou pour une vengeance dont il ignorait tout ? D'autant qu'il ne faisait aucun doute que la nouvelle-venue était elle aussi un agent de Tekhos.

Mais la suite le prit de court.

Un jeu ? Sérieusement ?

Noa cligna des yeux, croyant d’abord à une plaisanterie. L’idée absurde d’un strip-questions-réponses lui tira presque un rire nerveux, mais la vision du léger tourbillon de vent qui dansait dans la paume de la louve acheva de le convaincre du sérieux de la proposition. La tension électrique de l’air et le chuintement à peine audible de la lame toujours trop proche de lui rappelèrent à son instinct de survie que ce n’était pas le moment de jouer au plus malin.

Enfin... Pas encore. Son esprit s’emballa, pesant en quelques battements de cœur les risques et les opportunités. Le danger était indéniable, mais ce jeu inattendu pourrait devenir une porte de sortie — voire un moyen de renverser la situation. L’idée d’utiliser ses charmes pour détourner l’attention de la louve s’imposa comme une évidence. Ce ne serait pas la première fois, et le frisson du danger ajoutait à l’adrénaline qui brûlait sous sa peau. Un mélange d’excitation et d’appréhension se diffusa dans son ventre, serrant sa gorge et accélérant son pouls.

Époussetant les plis de sa jupe dans un geste machinal, il chercha des yeux son arme et la trouva un peu plus loin au pied du canapé sur lequel s'était installé Lloyd. Il lui fallait gagner du temps et s'approcher suffisamment près de la louve pour attraper le petit tube électrique. Oui, il réalisa bien vite qu'il allait devoir se prendre au jeu et faire usage de ses charmes, la seule arme qui lui restait à disposition au moment présent.

Ok la louve, tu veux jouer, on va jouer.

Dans une démarche aguicheuse, il s’approcha de Lloyd en retirant son tablier, sentant la chaleur de la lumière tamisée effleurer sa peau à mesure que le tissu glissait le long de ses hanches. Ses gestes se firent plus lents, délibérés, effleurant volontairement ses cuisses tandis que son regard s'attarda sur la louve avec une lueur provocante. Le frisson du tissu effleurant sa peau nue fit naître une pointe de chaleur au creux de son ventre, alimentant le mélange troublant de peur et d'excitation qui pulsait sous sa peau.

"Pourquoi venir saboter ma mission si tu travailles toi aussi pour Tekhos ?" lança-t-il, la tête légèrement inclinée, le regard brillant d’une lueur de défi et de provocation masquée. Son souffle s'était fait plus court, chaque battement de cœur résonnant dans sa poitrine tandis que le jeu dangereux venait tout juste de commencer.

6
Royaume Terranide / Re : Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: vendredi 14 février 2025, 13:01:15 »
Noa progressait dans l'ombre, gardant une distance calculée avec Rhys tout en scrutant les hauteurs. Son instinct ne l'avait pas trompé : là-haut, dans la pénombre, une silhouette se déplaçait furtivement. Il avançait avec l'assurance d'un chasseur, bondissant d’un toit à l’autre, toujours à portée, toujours en surveillance. Noa fit mine de ne rien remarquer, poursuivant sa route comme une simple domestique en pause après le marché nocturne.

Mais son esprit calculait déjà. Chaque mouvement de Lloyd, chaque pause, chaque angle mort qu’il utilisait lui donnait des indices sur sa manière d’opérer. Pas d’attaque immédiate. Il observait. Pesait ses options. Un professionnel qui prenait son temps.

Leur trajectoire les mena au club. Un bâtiment lumineux, pulsant au rythme de la musique et des néons. L’extérieur affichait un luxe ostentatoire, avec des videurs imposants filtrant les entrées. L’intérieur, quant à lui, baignait dans une atmosphère envoûtante, saturée de parfums, d’alcool et de musique vibrante. Des danseurs et danseuses sur des podiums, des silhouettes élégantes et des murmures échangés dans les coins feutrés… Un véritable paradis pour les affaires discrètes et les rencontres clandestines.

Noa suivit Rhys à l'intérieur, veillant à ne jamais perdre l'autre espion du coin de l'œil. Son plan se mettait en place. Rhys, lui, semblait chercher quelqu'un. Il s'enfonça dans les loges privées, un espace réservé aux discussions à l’abri des oreilles indiscrètes. Noa ne tarda pas à comprendre pourquoi : un terranide l’attendait déjà à l’intérieur.

Il laissa passer quelques minutes, jouant la servante affairée, puis observa Rhys se préparer à sortir. C'était le moment parfait.

D’un geste fluide, il activa son flashtekh et le laissa choir sur le sol comme un objet anodin. Une impulsion invisible balaya les lieux, grillant instantanément tous les senseurs tekhans à un kilomètre à la ronde, y compris les siens. Pour Lloyd, la dernière position connue de Rhys ou de Noa serait ici, dans les loges.

Mais Rhys, lui, venait déjà d’en sortir et Noa attendait dans l'ombre, son tube de rouge-à-lèvres-taser à la main.


7
Royaume Terranide / Re : Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: jeudi 13 février 2025, 06:10:22 »
Le premier jour de travail de Noa commença avec un balai à la main sous un soleil éclatant.

Balayant distraitement la terrasse d’un des nombreux pavillons, il observa son reflet dans la baie vitrée. La tenue de soubrette était encore plus incongrue en plein jour, mais il devait admettre que son infiltration était presque trop facile. À chaque croisement avec un client, il se contentait de baisser la tête et de sourire poliment, jouant à la perfection le rôle de la femme de chambre modèle. Peu de monde lui accordait plus qu’un regard, et ceux qui s’y attardaient ne semblaient voir qu’une employée parmi tant d’autres.

Enfin… presque.

Il ne tarda pas à remarquer que certains regards se faisaient un peu plus insistants que d’autres.
Dans un pavillon privé, un homme en peignoir entrouvert le détailla avec un sourire appréciateur en sirotant son cocktail. Sur la plage, une femme élégamment vêtue d’un paréo fit mine de lisser une mèche de cheveux tout en l’observant sous un autre angle. Même un jeune héritier en short de bain, affalé sur une chaise longue, s’était redressé pour suivre Noa du regard alors qu’il passait à proximité.
Noa, lui, continuait son travail avec l’air de ne rien voir… tout en restant parfaitement conscient de chaque œillade qu’il recevait.
Il était habitué à attirer l’attention, surtout dans ce genre de tenue. Cela faisait partie du jeu. Et, soyons honnête, ce n’était pas désagréable.

Le village vacances était une véritable oasis de luxe. Les pavillons exotiques aux toits de chaume s’élevaient entre des allées bordées de palmiers et de fleurs tropicales aux parfums enivrants. Chaque bâtiment, qu’il s’agisse d’une villa privée ou d’un bungalow en bord de mer, semblait fait pour éclipser le précédent en extravagance. Certains possédaient leurs propres piscines, d’autres des terrasses offrant une vue imprenable sur l’océan azur.
Mais Noa n’avait pas vraiment le loisir d’admirer la carte postale.
Il n'était pas ici pour se fondre dans le décor. Il était là pour surveiller Rhys, et surtout, pour s'assurer qu'il reste en vie.

Alors qu’il frottait vigoureusement une vitre – ou du moins donnait l’illusion de le faire –, son regard se porta sur le renard, qui discutait avec un employé à quelques mètres de là. Même de loin, il pouvait sentir son agacement. Rhys n’était pas du genre à cacher son mépris pour la situation, et encore moins pour son garde du corps improvisé.
Le terranide renard savait pertinemment pourquoi Noa était là. Tekhos ne lui laissait pas le choix : en échange de sa "protection", il devait continuer à fournir des informations, qu'il le veuille ou non.
Noa détourna rapidement le regard en voyant Rhys bouger, feignant une soudaine passion pour sa tâche. Il entendait encore la voix sèche du renard la veille :
"J’ai pas besoin d’un gamin en jupette qui me colle aux basques. Tu crois que tu vas me protéger de quoi, exactement ?"
Noa s’était contenté de sourire en haussant les épaules. La vérité, c'est qu'il se considérait de moins en moins comme un simple exécutant des ordres de Tekhos. Son obéissance n'était plus qu'une façade, une nécessité pour survivre. En son for intérieur, il ne pouvait plus cesser de penser que le FLT n’était pas l’ennemi qu’on lui avait désigné.

Mais ça, Rhys ne le savait pas.

Tout au long de la journée, Noa fit son travail avec application, tout en gardant un œil discret sur lui. Il passa de pavillon en pavillon, repérant les endroits où Rhys aimait traîner, les visages qu’il croisait régulièrement, ceux qui semblaient le surveiller d’un peu trop près. Il prenait des notes mentales sur chaque détail, car s’il y avait bien une chose qu’il savait, c’est qu’une menace pouvait surgir de n'importe où.

La nuit tomba enfin, et avec elle, le village vacances s’anima d’une toute autre énergie.
Les lumières des lampions s’allumèrent une à une le long des ruelles qui bordaient la plage, projetant une lueur chaleureuse sur les étals du marché nocturne. L’air était empli des effluves mêlés d’épices, de fruits exotiques et de grillades. Des rires résonnaient, des musiciens jouaient une mélodie entraînante quelque part, et l’ensemble donnait au lieu un charme presque irréel.
Rhys marchait dans les allées du marché sans un regard en arrière. Noa le suivit à distance, jouant la carte de la désinvolture. Il savait que le renard le repérerait tôt ou tard – il n’était pas idiot – mais tant qu’il ne disait rien, Noa continuait à le filer en silence.
Le renard s’arrêta à un stand où un vieux terranide loutre vendait des figurines sculptées dans du bois précieux. Il prit l’une d’elles entre ses doigts griffus, l’observa un instant avant de la reposer sans rien dire. Le vendeur ne sembla pas surpris et hocha simplement la tête, comme s’ils s’étaient compris sans échanger un seul mot.
Noa plissa les yeux, effectuant un zoom à l'aide de ses lentilles de contact.
Un message codé ? Un point de contact ?
Il savait que Rhys jouait un jeu dangereux. Trop dangereux. Il n'était pas idiot, et il ne le voyait pas comme un traître docile aux ordres de Tekhos. Il sentait qu’il y avait autre chose. Une colère sourde sous ses sarcasmes, un dégoût profond sous son masque d’indifférence.
Le suivre et l’espionner n’étaient pas les seules raisons de sa présence. Il voulait le comprendre.
Il continua donc à filer Rhys, feignant un intérêt marqué pour un bracelet en cuir tressé. Tout en passant ses doigts sur l’accessoire, il se demanda combien de secrets ce marché cachait sous ses lanternes scintillantes.

Et combien de temps il lui restait avant que la situation ne dérape.

Et c’est là qu’il le sentit.
Un frisson lui remonta l’échine, et son instinct lui cria immédiatement qu’il était observé. Pas une simple œillade curieuse comme celles qu’il avait reçues dans la journée. Non, c’était autre chose. Un regard trop appuyé, trop pesant, dissimulé quelque part dans la foule.
Sans lever brusquement la tête, il changea subtilement d’angle pour utiliser le reflet poli d’un plateau en métal posé sur un étal.
Rien de suspect..
Mais il le savait. Quelqu’un le regardait.
Et ce quelqu’un n’était pas là par hasard.

8
Royaume Terranide / Soubrette sous les Tropiques - PV Lloyd
« le: mardi 11 février 2025, 15:28:15 »
Le soleil tapait fort sur le tarmac lorsque Noa descendit du ferry, une petite valise à la main, un sourire enjôleur vissé aux lèvres. Il était enfin arrivé au fameux village vacances de l'archipel de Tuvalu, cette perle exotique bordée d'une plage immaculée et d'une jungle luxuriante. Une mission en plein paradis… ou en plein enfer, selon le point de vue. Mais pour l’instant, il se contentait d’admirer le décor, appréciant les effluves iodés et la senteur des fleurs tropicales qui flottaient dans l’air.

Après avoir traversé le hall d’entrée opulent, décoré de marbre et de plantes grimpantes savamment entretenues, Noa se dirigea vers le bureau du personnel où un responsable humain à l’air sévère lui tendit un paquet soigneusement plié.

"Voici votre uniforme, Mlle… Astrid, c’est bien cela ?"

Noa arqua un sourcil en entendant ce prénom "improvisé": la coïncidence était un peu grosse. Il retint un grincement de dents a l'évocation d'un nom si proche de celui de son ex partenaire; la blessure était encore fraîche et il n'avait pas encore pardonné à la section D d'avoir reprogrammé Astro. Il n’avait pas vraiment eu son mot à dire sur cette couverture non plus, mais soit, il ferait comme d'habitude, il subirait avec le sourire et ravalerai ses rancœurs. Il attrapa le paquet et se força à sourire.

"Exact, chéri. Mais il faudra plus que quelques vêtements pour me mettre des étoiles dans les yeux."

L’homme leva à peine les siens, visiblement trop blasé pour s’intéresser à ses plaisanteries. Avec un haussement d’épaules, Noa trottina jusqu’aux vestiaires du personnel. Il ouvrit le paquet avec une curiosité mêlée d’appréhension… et découvrit le chef-d’œuvre textile qui lui était destiné.

Un silence pesant s’installa.

"Ils se foutent de moi…"

Il extirpa du paquet une robe noire et blanche ornée de dentelle, accompagnée d’un tablier satiné et d’un serre-tête à froufrous. Un adorable ensemble de soubrette. Le tissu était léger, probablement conçu pour être pratique dans un climat chaud, mais aussi dangereusement court.

Noa soupira. Il était habitué aux déguisements les plus extravagants, mais il avait toujours préféré les choisir lui-même. Là, il se sentait plus comme une poupée qu’on habillait selon les envies d’un marionnettiste invisible.

"Eh bien, au moins, ça respire… murmura-t-il en retirant sa chemise."

Il se débarrassa rapidement de ses vêtements de voyage et enfila l’uniforme, qui épousait dangereusement bien ses courbes frêles. La jupe s’arrêtait si haut sur ses cuisses qu’un simple mouvement trop brusque risquait d’offrir un spectacle inapproprié. Le corsage moulait son torse, mais laissait deviner l’absence évidente de poitrine, aussi s'empressa-t-il d'en rembourrer légèrement un endroit stratégique. Il se tourna vers le miroir et analysa son reflet.

"Bon, ça aurait pu être pire… mais sérieusement, où sont passés les centimètres de tissu qui manquent à cette tenue ?"

Il attrapa un bas auto-fixant et le fit glisser le long de sa jambe digitigrade avec une aisance qui trahissait une pratique bien rodée. Une fois entièrement vêtu, il ajusta son serre-tête et souffla un coup.

"Allez ma grande, t’es magnifique", se murmura-t-il en se donnant une tape sur la cuisse. En pesant le pour et le contre, il réalisa tout de même que son poste dans le personnel de ménage pourrait lui donner accès à l'intégralité du village tout en restant discret ce qui était la position idéale pour assurer la protection de Rhys. Ce terranide du FLT filtrait des informations à la Section D depuis maintenant un an et sa chef avait été très claire sur ce qui arriverait à Noa s'il devait lui arriver malheur.

Lorsqu’il sortit du vestiaire, le regard de certains membres du personnel se posa brièvement sur lui. Certains avec amusement, d’autres avec indifférence, d’autres encore avec un intérêt mal dissimulé. Noa leur adressa un sourire mutin et fit un clin d’œil à un jardinier terranide qui manqua de renverser son arrosoir.

Mission infiltration, jour un. Tout allait bien se passer. Probablement.

Mais à peine eut-il fait quelques pas qu’une voix rauque, teintée de lassitude, s’éleva derrière lui.

"Bordel… T’es encore plus petit que ce que je pensais."

Noa se retourna pour faire face à un terranide renard d’une trentaine d’années. Les oreilles en alerte, la queue battant doucement derrière lui, il le jaugeait d’un regard cynique. Sa chemise légèrement froissée et son air fatigué contrastaient avec l’environnement luxueux du village.

"Rhys, je présume ?" demanda Noa avec un sourire en coin.

"Hm. On va dire ça. Viens, avant que quelqu’un commence à trop s’intéresser à toi."

Le renard ne perdit pas de temps et lui fit signe de le suivre dans un couloir plus discret. Noa trottina derrière lui, amusé par son ton exaspéré.

"Alors, t’as des infos juteuses pour moi, patron ? Ou on fait juste du tourisme cinq étoiles ?"

"Je sais pas encore si t’es une solution ou un foutu problème. Mais si tu veux survivre ici, souris un peu moins et écoute un peu plus."

Noa haussa un sourcil mais se garda de répliquer. Il venait d’arriver, après tout. Autant voir où tout ça allait le mener…


9
Tekhos Metropolis / Re : Une bombe, deux rongeurs et trois jours pour survivre.
« le: mercredi 08 novembre 2017, 07:00:22 »
Astro

    Le sol de la place sous les pattes des rongeurs avait commencé à se recouvrir d'un fine trame blanche qui, parcourant les anciens pavés,  s'étendait avec une vitesse prodigieuse en provenance de Shegrea. Le mycélium du champignon géant envahissait la zone et commençait à grimper autour des pattes des rats blessés tandis que d'autres rats survenaient par les galeries alentours.
Astro ne voyait pourtant pas grand chose de cette scène, Shrash lui bloquant toujours la vue et la cavité buccale; seule lui parvenait la voix rêche de Shareh qui semblait avoir un plan:

"C'est ainsi que Shegrea se nourrit et perpétue son vivier. Il faut y mettre un terme lapin, et tu vas m'aider!"

Les rats les plus faibles croulaient sous leurs blessures et le poids des plus vivaces qu'eux, avant d'être rapidement recouverts d'un réseau complexe de fines veines blanches, comme un grossière toile d'araignée vivante. Les filaments du champignon secrétaient alors de puissantes enzymes qui par leur action décomposaient la matière organique des rats agonisants. Certains corps commençaient même déjà à se dissoudre, libérant une odeur âcre et puissante de chair en décomposition.
Shareh manipulait toujours le sexe d'Astro sans y prêter vraiment attention et elle continuait de chuchoter à son oreille:

"Shegrea a vu dans l'avenir, c'est toi qui doit la détruire, et tu le feras!"

Les capteurs d'Astro perçurent alors la présence de nouveaux spores magiques autour d'eux. Shareh en était la source, et le petit nuage ne semblait pas s'étendre au-delà de quelques mètres, n'englobant donc pour l'instant que la fratrie  et Astro.

"D'un instant à l'autre, mon frère sera déboussolé. Profites-en pour le mettre hors d'état de nuire. Ne te préoccupe pas de mes autres frères, ils sont bien trop occupés pour remarquer quoi que ce soit."

Et comme pour accompagner ses paroles, Shareh s'accroupit derrière Astro, sectionnant les liens à ses poignets et chevilles. Les spores s'étaient densifiés autour d'eux et Shrash avait cessé tout mouvement laissant son sexe à moitié sorti de la bouche d'Astro.

10
Tekhos Metropolis / Re : Une bombe, deux rongeurs et trois jours pour survivre.
« le: dimanche 05 novembre 2017, 09:16:13 »
Noa

Heureusement pour Noa, le genre ou le nombre ne s'entendent pas toujours à l'oral.
"Il devrait déjà être là pour me sauver."

Les pensées embrouillées de Noa se portèrent vers Astro mais avant qu'il puisse en dire plus, Ergos enchaîna sur une autre question pendant laquelle la souris réussi à murmurer du bout des lèvres "Astro, viens vite je t'en supplie" sans se faire entendre de l'ours.

"Je vous égorgerai comme un lapin si c'est la seule solution qui me reste! Mais si vous me donnez Syn, on peut s'arranger."

" …si tu avais quoi que ce soit à m'offrir. Syn est insignifiant… mais tu l'es encore plus… La seule chose que j'ai envie de te faire, c'est de te baiser. Mais tu n'y survivrais pas… Bah ! T'empaler mettrait une mauvais ambiance. Encore que…"
"Voyons d'abord si tu es souple, petit rat !"

Et sur ces mots, l'univers se renversa. Noa pouvait voir le reste de la salle, la tête en bas. Sur les derniers mots prononcé par leur chef, une bonne partie de l'attention des truands s'était à nouveau portée sur le curieux spectacle qu'offraient le géant et l'espion. Ergos força sur son dos et ses jambes aux rayures rouge et noires vinrent prendre place autour de son cou. N'eut-il pas été aussi souple, sa colonne vertébrale aurait sans doute craqué. Le monstre gris n'avait pas l'air de craindre de casser son jouet de toute évidence et s'est transi de peur que Noa reçut son propre sexe sur le front. L'autre main d'Ergos vint serrer sa chevelure fine et orienta sa tête de manière à ce que sa verge trouve le chemin de sa bouche. Ses lombaires tendus à leur maximum, Noa était maintenant habité par la douleur, la peur et la honte.

"J'allais pas te laisser venir sur moi… tu vas juste te jouir dessus, comme un petit branleur… Dis-moi que ça te fait pas envie…"

"Eugll! Non, pitié Ergos! Je n'aime pas ça! Je.. gll!"
L'ours ne laissa pas le temps à Noa de finir sa phrase et le força à avaler entièrement sa verge, appliquant un mouvement de va-et-viens au corps de Noa à sa merci. N'eut été le sérum, Noa aurait certainement perdu de la raideur, mais il semblait bien que la dose qu'avait ingéré le petit rongeur était supérieure à celle préconisée pour sa constitution. Noa pouvait constater à son grand désarroi un effet secondaire des plus vigoureux se frayer un chemin jusqu'à sa gorge.
Il n'aurait sut dire combien de temps ce manège indécent dura, mais si sa bite était toujours tendue, l'orgasme ne venait pas.

"Besoin d'un peu d'aide, rongeur ? Tu vas adorer…" chuchota Ergos.

Noa se contracta quand il sentit l'énorme doigt de l'ours lui caresser l'anus, et une première vague de douleur lui parcouru l'échine. Cependant, cette douleur n'était rien comparée à celle qu'il eut lorsque le doigt se fraya un chemin, forçant sur son sphincter. Si Noa ne trouvait plus rien d'excitant à ce qui lui arrivait, la pression experte effectuée par Ergos sur un point G dont il ignorait l'existence fut à elle seule suffisante pour déclencher un orgasme inédit. Une vague de plaisir balaya brièvement sa douleur.
Le premier jet, chaud et visqueux, vint toucher sa luette et Noa eut un soubresaut manifeste qui n'échappa pas à Ergos. Celui-ci relâcha la pression sur le dos du petit rongeur avec un timing très précis. La bite de Noa quitta sa bouche, encore reliée d'un petit filet souple et blanc et une deuxième projection vint souiller son visage en plein dans son grand oeil bleu. Le sperme se mélangeait à ses larmes quand Ergos, enfin satisfait, imprima une nouvelle pression sur la prostate, déclenchant une troisième salve. Un long cordon de semence balaya son visage en diagonale, de sa bouche vers son oreille, obstruant une narine qui fit gonfler une petite bulle.
Noa eut un haut-le-coeur et toussa, laissant couler les restes de sa première éjaculation de sa bouche vers le haut de son visage.
"Hrrk! Hhh! Je... je te tuerai Ergos!"

11
Astro

Les battements de tambour s'étaient tus un à un, laissant place à une sourde rumeur aux accents de mêlée. Il n'était pas facile de déterminer avec certitude si les rats étaient en train de se battre tant l'enchevêtrement des corps étaient chaotique, d'autant que le champ de vision du lapin était notablement réduit par Shrash qui frottait avec un entrain certain son sexe contre le visage d'Astro.
Shareh fit courir des griffes le long du bras de l'espion d'une main, puis, de l'autre lui saisit le sexe tendu, pressant fermement celui-ci.
Elle vint coller ses babines à l’oreille d'Astro et susurra d'une voix rauque afin de n'être entendu que par celui-ci:

"Oh, mais tu aimes ça lapin! C'est dommage, j'avais une proposition à te faire pour te sortir de là.."

Shrash appuyait son gland à la commissure des lèvres d'Astro, faisant crépiter de petites étincelles qui engourdissaient sa bouche.

"Laisse-toi faire par mon frère pour l'instant, mais le moment venu soit prêt à intervenir. Je n'ai pas plus que toi l'intention de moisir dans ce trou."

Le nuage de spores magiques s'était densifié laissant les rats dans une transe malsaine. Certains d'entre-eux se battaient, mais la plupart s'étaient engagés dans des ébats bestiaux et sauvages. Astro put apercevoir un rat en train de dévorer le bras de son partenaire alors même qu'il était en train de s'accoupler. Ce rat n'était pas le seul à agir ainsi et la cérémonie s'était rapidement transformée en orgie répugnante ou se mêlaient les corps et les fluides corporels plus ou moins poisseux.
Shrash força le passage à l'intérieur de la bouche d'Astro qui pouvait  présent sentir un picotement sur son palais et ses joues pendant que Shareh tirait et malaxait son sexe sans ménagement aucun.

"Dans quelques instants plus personne ne fera attention à nous; je te libérerai de tes liens et tu m'aidera à maîtriser mon frère."

12
Noa

Noa était dans une situation qui avait tout d'un traquenard. Désarmé (en partie), nu et sans appui, la souris était désormais à la merci de la montagne de poils gris qui l'avait soulevé sans le moindre effort. Qui sait ce qu'il serait capable de commettre sur un coup de colère? Noa n'avait aucune intention de le contrarier; pas sans avoir une chance de s'en sortir indemne.
"Alors, on est pas content de me voir ?"
Noa fut parcouru d'un frisson quand la main de l'ours se referma sur son sexe, il ne s'était jamais senti autant sans défense qu'à ce moment présent. Il ferma les yeux pour tenter de réunir ses esprits, optant pour réagir comme un roseau sous un vent puissant, suivant le courant plutôt que d'y résister  et de rompre. Il écouta Ergos lui dévoiler ce qu'il savait et prit peur. Il était plus que nu, sa couverture venait de s'envoler avec ses espoirs de réussir sa mission. Il avait beau se concentrer, l'adrénaline consécutive à sa danse et aux attouchements de l'ours l’empêchait de retenir une excitation nouvelle pour lui. Son sexe était dressé malgré sa volonté et il ne put s'empêcher de lâcher un petit couinement quand il sentit la masse virile d'Ergos gonfler sous lui.

"Branle moi un peu. Je sais juste pas ce que ta bande de fiottes me veut… ni ce que tu viens faire ici… Y'a rien qui peut faire capoter ce plan… à part toi… un putain d'agent double"
Noa, tant par soucis de conserver une façade que pour se garder de répondre aux questions d'Ergos, s'éxecuta. Il mettait pour la première fois de sa vie les mains sur un autre pénis que le sien mais ce contact n'avait rien d'aussi répugnant qu'il l'avait imaginé initialement. La peau du monstre était douce et sa chaleur dans ses mains avait quelque-chose de rassurant pour Noa malgré une situation qui avait tout pour l'inquiéter. Ses petites mains parcouraient le membre veiné hésitantes, sans trop savoir comment s'y prendre. Bien qu'il soit à la merci d'Ergos, Noa comprit aussi qu'il était investi d'un pouvoir sur le terranide et il cherchait encore comment utiliser celui-ci quand la serveuse les approcha. Son oeil entrainé capta aussitôt l'échange entre les deux et il devina rapidement le contenu de la boisson que lui força à boire l'ours. Son entraînement avait comprit des méthodes pour faire face à la torture et aux drogues, magiques ou chimiques, et Noa savait que malgré tous ses efforts, il aurait bientôt énormément de mal à ne pas dire tout ce qui lui passait par la tête. Profitant de ce dernier instant de contrôle qui lui restait, il réunit ses pensées pour parvenir à former une  façade de vérités suffisamment dense pour couvrir le reste. Il sentit le liquide un peu amer aux accents de fruits lui couler dans le gosier et une chaleur intense prit source dans son estomac avant de remonter et d'envahir rapidement le reste de son corps. Ses oreilles s'étaient mises à rougir, témoins de l'état dans lequel se trouvait à présent le petit terranide.
"Alors, ouais, souris. Réfléchis bien, et donne moi une seule bonne raison de te laisser t'en tirer ? Qu'est-ce que ta cellule veut ? Pourquoi t'as été envoyé ? Qu'est-ce que tu comptes faire ? Et aussi… Est-ce que t'as envie de ma bite ?"
"Je.. Je serai obligé de vous tuer si c'est la seule solution pour moi de m'en sortir. "[/b
Le Fumeux éclata de rire.
"Te voilà bien présomptueux petite souris!"
Noa visualisa Astro en pensée et réussit, moyennant un effort fantastique de volonté, à envelopper la vérité.
"Mon équipe devrait être prête à intervenir. Je ne suis pas seul. Je... je. Je n'ai pas été envoyé par une cellule concurrente du FLT.. C'est la section D qui m'envoie... pour extraire Syn Trois-Doigts"
Noa avait beaucoup de mal à garder sa concentration. Il n'avait pas vraiment menti concernant le FLT, aucune consigne ne lui avait été donnée, mais il craignait que les questions d'Ergos ne deviennent plus précises..
"Vous me faites peur, j'ai peur que vous ne m'écrasiez la tête avec vos poings, j'ai peur que vos questions ne révèlent des choses que je ne voudrais pas dire, j'ai peur de votre bite et.."
Noa essaya fort de ne plus parler, il n'était pas sûr d'avoir envie d'entendre la suite.
"..et elle me fait pourtant envie."
Cette dernière phrase asséna un choc à Noa. Il n'avait jamais imaginé sa sexualité sous cet angle.
"Je n'avais jamais eu ce genre de contact sexuel et j'aime énormément ça, ça m'excite!"
Tais toi! Tais toi!
"Je dois me taire! Il faut que.."
Ergos s'était mis à frotter le sexe de Noa contre le sien, tirant un nouveau couinement à la souris.
"Oh..oh, c'est.. c'est très agréable! Je crois que je risque de bientôt éjaculer sur votre sexe, Ergos."

13
Les récepteurs d'Astro à base de bioristors étaient extrêmement sensibles. Ils étaient conçus pour réagir et influer sur les courants neuronaux du terranide, en aucun cas pour résister aux intensités potentiellement mortelles qu'il avait subies.  Il captait aléatoirement quelques rares flux numériques, pour l'essentiel un mix de signaux émis par les satellites tekhans, et sa conscience était embrouillée, tantôt vaguement capable de distinguer son environnement, tantôt focalisée sur une page de pub, une émission de téléréalité ou un flash info tekhan.

Shrash, le mâle de la fratrie, trainait Astro par les oreilles dans les ruelles englouties sans se soucier du lagomorphe qui heurtait au passage les pavés au son d'un générique de dessin animé.
"Eh ben, si tu veux mon avis, il ne représente plus trop de menace le lapin là."
"Si tu veux le mien, il n'en a jamais vraiment représenté une."
La soeur de Shrash avancait à quatre pattes devant eux, faisant se dandiner son corps plus petit que celui de son frère, sa queue fouettant nerveusement l'air poussiéreux.
"Tu crois que Shegrea sera heureuse?"
"Oh, tu te soucies de Shegrea maintenant?"
"Je me soucie surtout de ce qu'elle pourrait nous faire faire."
"Tu tiens trop à ta liberté Shareh, laisser aller ton être aux spores de la déesse est une félicité divine."
Shareh haussa les épaules, ce qui n'était pas évident dans sa position.
"Hrff!"

La suite fut un peu confuse pour Astro. Il captait à présent la rediffusion du 1365ème épisode d'un soap-opera doucereux aux dialogues ternes et creux. Quand son réseau neuronal reconstitua une partie des connexions, il avait l'image leurs le son était encore déformé.
Il était attaché sur une colonne tronquée, comme un cadavre à plat ventre, en travers sur le dos d'un cheval, et autour de lui se trouvait une foule de rats à l'image des frères et sœurs qu'il auxquels il avait déjà été confronté. Même sans entendre, il ressentait les vibrations des tambours sur lesquels devaient taper des rats hors de son champ de vision réduit. En essayant de faire le point sur sa vision, il vit tout d'abord Shrash, debout sur ses pattes arrières, face à lui. Le rat nu était presque aussi grand qu'Astro, les yeux hagards et exhibait fièrement son érection face au lagomorphe. Derrière lui, au loin après la foule forte d'une bonne centaine d'âmes, il pouvait voir un arbre étrange au feuilles roses et fushia. Le colonne était sur une sorte de piédestal en marbre froid sur lequel reposaient les pattes arrière d'Astro. Il sentit soudain deux mains griffues saisir ses fesses avec force. Il était nu, on l'avait défait de sa combinaison pendant son absence.
Sa vision se faisant plus nette, il vit que l'arbre était en fait un champignon prodigieux, grand comme une maison. Ses capteurs devaient presque avoir déjà fini leur régénération car il voyait à présent les spores de celui-ci, infimes particules de magie, parcourir la foule tout autour de lui.
Il ressenti une violente douleur à l'arrière train alors que la main griffue remontait vers son dos, lacérant sa peau au passage. Il pouvait sentir son sang chaud couler sur son dos alors qu'un corps poilu venait se coller au sien et les griffes vinrent se planter dans ses épaules, l'autre main lui tenait la tête relevée. Les seins nus et poilus qu'il senti dans son dos meurtri lui indiquèrent que c'était une femelle, sans doute Shareh, qui jouait avec lui.
Les sexe de Shrash était de guingois et lorsqu'il l'approcha du visage d'Astro le frottant avidement sur ses joues, celui put se rendre compte qu'il était au moins aussi long que sa tête. C'était le moment ou la trame des synapses d'Astro finissait d'accomplir son action régénératrice. Il captait un signal, celui du bracelet de Noa.
Une autre foule scandait "Astrid! Astrid" sous les battements de tambours maintenant audibles.
Alors que Shareh plantait ses crocs dans sa nuque arrachant quelques poils au passage, Astro senti les liens qui le maintenaient. Ce n'étaient que de vieux bout de tissu.

14
Noa

La révélation d'Ergos vint comme un soulagement pour Noa. Il ne craignait plus que l'ours découvre le pot aux roses et fasse capoter la mission. En revanche, le fait que Miss Shein ait fourni cette information au terroriste faisait craindre le pire à Noa. Soit l'ours savait aussi pour le rôle de Noa au sein de la section D, soit Ergos aurait une désagréable surprise qui risquait bien de se retourner contre la maquerelle.
Malheureusement il ne pouvait rien y faire pour le moment et il décida de prendre son rôle encore plus à cœur.
Il prit une longue inspiration et se mit debout. Il regarda son public attentif, affichant un sourire concupiscent puis se retourna vers Ergos, plongeant ses grands yeux bleus dans le regard enthousiaste de l'ours.
"Vous n'allez pas être déçu."
Puis il s'imagina dans une boîte de nuit à Tekhos, il sentait la musique électronique aux basses sourdes faire accélérer les battements de son cœur. Il voyait les lumières de toutes les couleurs mettre en valeur les courbes de son corps. Il se sentait parfaitement à l'aise, comme s'il avait fait ça toute sa vie. D'ailleurs, ce n'était pas vraiment sa première fois. Il avait pris l'habitude de se travestir pour pouvoir entrer dans les boîtes de nuit et danser jusqu'à en être presque saoul, et bien que la situation soit différente en partie parcequ'il n'y avait que des femmes dans les lieux ou il dansait d'habitude, il réussi à faire abstraction de la foule excitée pour instiller toute son âme dans sa danse.
Il se fit d'abord sensuel, son déhanchement juste assez osé pour ne pas devenir vulgaire, et fit suivre à ses mains fines les courbes graciles courant de ses jambes à ses épaules. Il tournait sur lui même pour permettre à tout le monde de ne perdre aucune miette du spectacle et mettait autant de cœur à danser qu'une ballerine à son premier opera.
En cet instant, Noa incarnait à la perfection la délicatesse, comme touché par la grâce, et même les plus endurcis des brigands présents pouvaient ressentir l'émotion qu'il prodiguait porté par son enthousiasme. Ce n'est peut-être qu'à ce moment qu'il comprit à quel point sentir le désir des hommes pour lui était plus enivrant qu'un parterre de tekhanes à ses pieds. Il se sentait dans son élément, comme si sa vocation d'espion n'avait été qu'un job de passage.
Il n'avait pas fallu longtemps pour que les "a poil" impérieux se muent en une supplique à la jeune déesse qui ondulait sous leurs yeux. On pouvait lire dans leurs regards la dévotion et un désir presque respectueux.
"Astrid.. Astrid.. Astrid!"
Cependant, Noa savait bien qu'il ne pourrait pas les tenir beaucoup plus longtemps et il poursuivit sa danse en retirant un à un ses souliers. Il en jeta un à Ergos qui l'attrapa de son énorme patte. Sa chaussure dans la main du géant ressemblait à un jouet d'enfant.
Noa poursuivait son spectacle. Tout en dansant, il utilisa sa queue pour défaire les boutons de sa robe de soirée rouge. La tension était à son comble dans la salle quand d'un dernier geste il relâcha le fin tissu, dévoilant à l'assemblé l'ensemble de son anatomie.
La petite souris avait l'air bien seule sur cette table quand elle se retourna vers Ergos, les mains dans le dos. Entre ses deux jambes oscillait un pénis d'une taille attendue pour sa constitution, mais qui n'avait pourtant rien de modeste. Il ne portait plus que ses bas rayés rouge et noir et son bracelet en cuir toujours détenteur du dernier message d'Astro.
La rumeur bourdonna puis enfla dans la salle, les terroristes et affiliés se sentaient floués pour la plupart, ils avaient été trompés et n'appréciaient que peu la plaisanterie.
Seul un rire tonitruant couvrit le vacarme naissant, faisant sursauter Noa malgré son self-control.
"Muahaha! Voilà un spectacle qui valait le coup d'oeil!"

15
Noa

La petite souris n'était pas familière de scènes de débauche de ce genre. Non que le sexe dans les lieux publics lui soit totalement étranger, le Colonel Higgs avait des fantasmes assez singuliers en la matière, mais l'étalage de stupre à grande échelle avait quelque-chose qui mettait à mal son sens de l’esthétisme. L'aspect cru et bassement utilitaire de l'orgie qui se déroulait sous ses yeux fit frémir Noa. Il s'y attendait bien entendu, mais ça ne rendait pas la chose moins désagréable pour autant. Décidé cependant à conserver son professionnalisme, il s'investit de celui de ses camarades et afficha une expression aguichante. Son entraînement d'espion l'avait formé à saisir en un seul coup d'œil toutes les informations indispensables. Il enregistre rapidement la configuration de la salle, repère Ergos et ses sbires ainsi que les différentes sorties envisageables.
Puis, d'un pas décidé et éminemment sensuel, Noa avance droit vers sa cible en faisant subtilement rouler ses hanches sans trop insister. Un terranide taupe plus qu'un peu enivré tente au passage de lui attraper la main, mais Noa réussi un splendide évitement plaçant sa petite jambe pile au bon endroit pour le faire trébucher sans paraître à l'origine de la chute.
Plusieurs mâles se retournent sur son passage, certains le sifflent même, mais Noa reste impassible et confiant.
Un vieux renard borgne vient alors se dresser sur son passage:
"Salut ma mignonne, j'te croquerai bien sur la table!"
"Va d'abord t'acheter un dentier et des lunettes, tu veux?"
"Des lunettes?"
"Tu ne vois pas que je suis là pour la catégorie au-dessus? Ôte toi de mon chemin!"
Noa tente de passer au-delà du canidé mais celui-ci l'attrape par les hanches, le faisant pivoter sans grande difficulté.
"C'est la première fois qu'une pute se refuse à Gresh le Monstre! Je vais te faire voire, moi de quel bois j'me chauffe!"
"Gresh le Monstre hein?"
La queue de Noa, d'un geste vif viens tirer sur la boucle du pantalon, libérant celui-ci et dévoilant un appareil reproducteur des plus modestes.
"J'imagine que ceci n'est pas la raison pour laquelle on t'appelle le "Monstre"?"
Plusieurs terranides se mettent à se moquer du renard honteux et Noa reprend son chemin. Gresh n'a pourtant pas dit son dernier mot et, remontant son futal à la va-vite, il se met à courir derrière Noa.
"Minute la souris! Moi et mes potes on va te sauter! On va tous te gicler dessus après t'avoir passée à tabac! J'vais te faire couiner moi!"
"Tu vas surtout rentrer chez toi et réfléchir à ton avenir! gronda la voix furieuse d'Ergos. Le silence se fit dans la taverne.
La souris est à moi!"
Il fit un geste à Noa, lui signifiant d'approcher. C'était un ours que peu d'hommes devaient oser contrarier et, du moins pour l'instant, Noa devrait être plutôt à l'abri des soûlards.
"Shein ne m'a pas parlé de toi! Tu es nouvelle n'est-ce pas?"
Noa hocha la tête, singeant la soumission.
"Bien! Va nous chercher à boire, et pas de la piquette, on a encore des choses à se dire moi et mes invités."
Quelques instants plus tard, Noa était de retour, un plateau à la main. Il fit le service en tendant l'oreille, à l'écoute de la conversation, puis il vint s'asseoir gracieusement à côté d'Ergos.

Astro

Le rat serrait la nuque d'Astro dans ses solides mâchoires, ce qui n'avait rien pour inquiéter outre-mesure le lapin confiant dans la solidité de sa tenue. Cependant la scène prenait pourtant une tournure qui n'avait pas l'air de s'arranger et Astro dû bientôt se rendre à l'évidence qu'il allait devoir mettre ses menaces à exécution.
"Oh, le lapin echaie de che débattre choeurette!"
"Calme-le alors!"
 La réponse ne se fit pas attendre. Astro fut violemment secoué par une décharge violente qui lui fit subitement contracter tous les muscles de son corps. Chacune de ses cellules semblait vibrer contre les autres, animées d'une vie qui leur serait propre et tous ses poils se dressèrent instantanément. Les bras et jambes tendus à l’extrême, la douleur se fit sourde et diffuse alors même qu'il sentait la décharge bourdonner, puissante et impérieuse, tout le long de sa colonne vertébrale. Les poings et la mâchoire serrés, Astro fut secoué plusieurs fois avec la désagréable sensation d'avoir le corps écrasé par un rouleau compresseur.
Une légère odeur de poils grillés commençait à se faire sentir.
"Il a l'air coriace celui-là. Balance encore la sauce frangin!"
Une nouvelle décharge parcourut le corps d'Astro, pulsant de sa nuque vers ses extrémités.
Impuissant, le lapin était agité de spasmes incontrôlables et chaque centimètre carré de son pelage lui semblait être parcouru d'une quantité innombrable de petites aiguilles.
"Là, il devrait être un peu plus docile à présent."
"Cha ch'est chûr!"

Pages: [1] 2 3