Le Grand Jeu
Ville de Seikusu, Kyoto, Japon, Terre => Les alentours de la ville => Discussion démarrée par: Yamagashi Hitomi le mercredi 08 février 2012, 18:57:45
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Je commence vraiment à me faire à cette ville. Au début ma fac me manquait, et mes anciens colocataires. Bien sûr, ce qu'on faisait au lit me manque. Et ce qu'on faisait sur le canapé, sur la table du salon, celle de cuisine, dans la douche... Mais ce qui me manque le plus c'est simplement de les voir. Je ne suis pas douée pour vivre seule. Je n'ai aucun ami dans cette ville, du moins aucun avec qui je puisse vraiment discuter. Je ne côtoie que des élèves ou des collègues. La plupart sont d'ailleurs un peu bizarre, et je ne parle pas de la vitesse à laquelle ils me déshabillent.
Sur le plan du quotidien, le point le plus positif de la semaine s'est présenté il y a une petite demi-heure : j'ai acheté un lave-vaisselle ! Et on va me le livrer en plus ! En gros il ne me manque plus qu'une quinzaine de chats et je serais une vieille fille. Le pathétique de ma situation ne m'échappe pas. la preuve : je ne passe pas mes soirées à vider des pots de crème glacée devant ma télé. En fait je les passe à corriger des copies et préparer des cours. Enfin, je suis encore jeune et belle, je n'ai pas à me plaindre.
Tous mes anciens amis me manquent quand même. D'ailleurs j'aperçois une jeune femme qui me rappelle Kou-chan. Aoki Kou. Penser à elle me fait sourire. Elle était si mignonne. Sérieuse aussi, je lui ai donné des cours d'anglais pendant presque un an. À la fin elle parlait presque aussi bien que moi. Si elle avait su à l'époque ce que je faisais de mes soirées. Je partageais déjà l'appartement avec deux filles voraces et un beau mec. Ils étaient presque jaloux de la "petite" avec qui je passais du temps sans eux.
Il ne s'est jamais rien passé entre Aoki et moi, du moins rien qui dépasse la simple amitié. Je ne l'ai pas vraiment regretté, mais je me suis souvent demandé si les choses auraient pu aller plus loin. Je ne la reverrais sans doute jamais. Cette femme lui ressemble seulement un peu... Un peu plus que ce que je croyais... Elle lui ressemble beaucoup en fait. Elle a les mêmes yeux... Et le même grain de beauté... Plus je m'approche plus elle lui ressemble. Avec quelques années de plus, qui lui ont réussi.
" Kou-chan ? "
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Quelle bande de petits merdeux! Tous ses petits jeunes commençaient à lui pourrir la vie! Et dire qu'au début, ils étaient tout mignons, tout sage et que maintenant c'était au point ou il était prêt à faire un caprice de Diva pour une erreur dans un plat commandé? Non sérieusement elle adorait son boulot mais de tels caprices ridicules, ça, c'était trop! Déjà qu'elle avait du mal aussi avec les enfants capricieux alors quand c'est des jeunes adultes, c'est encore pire! Une chance que ses supérieurs soient du genre sympathique avec elle vu l'excellent travail qu'elle fournit à chaque fois! Voyant cette pièce importante de leur entreprise à deux doigts d'étrangler le moindre jeune en « formation » pour une petite question, il était temps de lui fournir quelques jours de repos continue pour la calmer un bon coup! Et ce n'était pas de trop, la simple annonce d'un de ses chefs quand il l'avait convoqué l'avait rajouté un poids en plus sur ses épaules bien qu'elle reste plutôt calme avec eux. Mais quand le mot Repos fut prononcé, elle aurait cru entendre des anges tourner autour de sa tête!
Et c'est ainsi que la jeune femme avait pu commencer sa journée avec une bonne grasse mâtinée comme elle ne pouvait pas vraiment en profiter avec son travail! Cerise sur le gâteau, qu'importe ceux sous son aile, elle ne devait pas être dérangé et ils seront donc dirigé vers un autre manager en attendant son retour. Oui, ses quelques jours risquent de vraiment lui plaire! Elle ne manquait pas de nourrir sa petite chatte Kumaneko – à cause de son poil marron et sa petite queue coupée depuis sa naissance – et son berger allemand Rex! Elle n'était pas vraiment fan de ses drôles de prénom que donnait les Occidentaux à leurs animaux mais elle trouvait celui-ci plutôt drôle! Sa mâtiné fut surtout centré sur les activités chez elle, nettoyage, bouquinage et tant d'activité qu'elle devait mettre de coter d'habitude! Il n'y a pas à hésiter, elle aimait ses petites vacances! Bon, il ne faudrait pas en abuser surtout qu'elle adorait son travail, juste quelques personnes qui mériteraient bien une fessée en public pour leur calmer les idées mais sans ça, c'était parfait.
Elle continua sa journée en décidant de commencer l'après midi en ville! Ses derniers temps, les seules fois où elle y passait étaient pour du boulot et n'avait donc pas une seule seconde à perdre avec les nouveaux vêtements sortit, les nouveaux livres, films et tout ce qui l'intéressait au final. Mais pour débuter cette après-midi, elle avait d'abord besoin d'un bon petit thé qu'elle pourrait trouver dans un de ses salons de thé préférer qui abordait une terrasse malgré le froid. C'est que ça avait son charme de déguster un thé dehors, ça réchauffait mieux! Puis elle s'y était préparé. Une écharpe rose qui ne faisait pas trop gamine autour du cou, une veste en jean assez rembourré à l'intérieur pour tenir chaud et un pantalon marron. Une jupe par ce temps-là... elle n'aurait pas assumé! Pas de lunette sur le nez, seulement pour lire et le travail! Elle dégusta une première gorgée en soupirant de plaisir. Ce froid qui disparaissait sous ce liquide chaud qui coulait le long de sa gorge, ce plaisir de ne sentir aucune pression sur ses épaules... pourvu que ça dur!
Lorsqu'elle entendit quelqu'un l'appelée, elle relevait la tête vers cette personne qui semblait la connaître. Elle ne la dévisageait pas mais restât quelques secondes fixée sur elle. Elle ressemblait à quelqu'un mais qui?
« Ya... Yama-chan? C'est toi? Vraiment toi? »
Son sourire s'élargit encore plus avant de se lever! Elle n'y croyait pas ses yeux! Celle qui lui apprit l'anglais mieux que n'importe quel professeur de Todai, surement à elle qu'elle devait ses si bonnes notes lors de sa dernière année en anglais. Elle observa son ancienne amie de la tête au pieds. Elle avait changé, c'est sûr mais en mieux! Elle faisait déjà plus femme qu'avant et elle était aussi plus belle!
« Incroyable? Se revoir après... hum... tant d'années! Ça fait longtemps que tu es ici, je veux dire en ville? Attends, viens t'asseoir, je t'invite! On a tant de chose à se dire! »
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" Oui, c'est moi ! "
Pour un peu je lui sauterais au cou, mais je me souviens trop de la jeune fille se contentait d'une inclination de la tête. Elle a changé. Fini l'uniforme, et je ne vais pas m'en plaindre. Des uniformes scolaire j'en vois beaucoup en ce moment.
" Incroyable? Se revoir après... hum... tant d'années! Ça fait longtemps que tu es ici, je veux dire en ville? Attends, viens t'asseoir, je t'invite! On a tant de chose à se dire!
- Avec plaisir, merci ! "
Je la rejoins bien volontiers. Je n'avais pas prévu un thé en terrasse, mais il ne fait pas si froid que ça. Maintenant que j'y pense je dois avoir l'air d'un sac à patates à côté d'elle. Sorti des tailleurs que je porte pour les cours, et de la lingerie que j'aime cacher en dessous, ma garde-robe n'est pas folichonne. Jeans, baskets, T-shirt et un pull par-dessus.
" Je suis arrivée il y a trois semaines. Prof d'anglais : ça y est ! "
Une serveuse passe, le temps prendre ma commande et elle disparaît.
" Mais toi ? Qu'est-ce qui t'amènes à Seikusu ? Tu as réussi à monter ton élevage de stars ? "
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Revoir une amie de longue date, maintenant! Le hasard faisait vraiment bien les choses! Aoki n'était pas vraiment une personne qui croyait aux dieux et autres religions – même si cela ne l'empêchait pas d'aller prier en fin d'année dans différents temples – mais s'il y avait vraiment une puissance divine dans le ciel, merci! Son amie n'avait qu'un peu changer, mais en mieux! Aoki ne devait pas avoir trop changé? L'époque de la fac, elle n'avait que les cheveux un peu plus long que maintenant? À peu près... Les cheveux longs pour elle n'étaient pas le plus idéal et une fois que ses parents lui laissaient un peu de liberté, ce fut une des choses qu'elle modifia en premier même si lors de sa période étudiante, elle n'était pas trop dérangée par ce genre de futilité, d'abord les études! Comme les histoires de cœur, elle n'avait pas eu de petits amis durant ses études, pas même l'aventure d'un soir. Sans alcool, ce n'était pas vraiment son genre! Sauf lors de quelques exceptions mais tenter de la comprendre serait un peu problématique, elle était parfois si complexe! Mais revenons en au principal! Yama-chan!
Aoki conservait une certaine classe même en repos mais cela ne valait pas ses tailleurs parfois assez chers. Bon, elle avait bien vu que son amie n'avait pas le même genre de vêtement qu'elle mais cela ne la dérangeait pas! Elle ne jugeait pas les personnes sur ça! Puis c'était un rendez-vous à l'improviste, pas une fête entourée de bourgeois et grands patrons! Elle était heureuse de pouvoir la revoir depuis tout ce temps, elle était même contente pour elle qu'elle puisse enfin devenir une enseignante en anglais! Après tout, ses cours lui avait plutôt bien réussi jusqu'à présent! Gardant son sourire ravi sur le visage, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir cet air béat, peut-être même un peu niaise sur le visage.
« C'est fantastique! Je suis contente que tu ait pu aller dans la voie que tu désirais suivre! »
Avalant une nouvelle gorgée de son thé, elle la laissait prendre commande en prit le temps de s'essuyer la bouche avec une serviette avant de lui répondre. C'est vrai qu'en fac elle était indécise sur la voie qu'elle allait suivre mais devenir manager était surement la chose qui la tenait le plus à cœur.
« Oui et non... Je suis en effet manager mais il y a des hauts et des bas... Parfois ce sont de véritable ange et deux minutes plus tard, de vrai monstre! Halala... une fois que le succès leur montent un peu au nez, c'est caprice sur caprice pour la plupart! J'ai bien cru que je risquais d'en étrangler un si on m'aurait pas donné quelques jours de repos! Enfin, tu dois connaître ça, surtout que tes élèves doivent être dans la même tranche d'âge que les miens? »
Une chose est sûr, vu leurs complicité à l'époque, elle ne comptait pas la lâcher de si tôt, tant de temps à rattraper ensemble!
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Je ne manque pas de rire en l'imaginant étrangler une jeune popstar trop convaincue de son importance. Qu'attendre d'autre d'une ancienne élève aussi sérieuse ? Déjà, à l'université, elle avait des années-lumières d'avance sur le comportement des autres. La plupart la trouvaient froide et distante, un mystère ambulant que personne ne cherchait à percer. Je ne sais toujours pas si elle le faisait exprès, mais rien dans son comportement ne poussait à l'approcher. Ça me fait bizarre d'y repenser. Comme si c'était hier, ou il y a mille ans.
" Enfin, tu dois connaître ça, surtout que tes élèves doivent être dans la même tranche d'âge que les miens? "
Je ris à nouveau, avec une pointe de gêne.
" Les miens sont... dissipés. "
Filles ou garçons, ils passent plus de temps à me déshabiller du regard qu'à noter mes cours. Mais je n'ai jamais discuté de ce genre de choses avec Aoki. D'ailleurs si je l'avais fait les choses auraient été différentes. Ses mains auraient finies sur moi, pour m'enlacer ou m'étrangler. La serveuse revient pour poser une tasse et une théière sur la table. J'en profite pour enchaîner.
" Je croyais qu'ils seraient plus ouvert avec une prof plus jeune, mais finalement non. "
Plus ouvert aux cours, bien sûr. Pour le reste ils le sont bien assez, même trop. Mais, ayant moi-même couché avec l'un de mes profs de fac, je ne peux pas vraiment critiquer. Encore une chose qu'Aoki ignore à mon sujet, et qui la rendrait sans doute furieuse. Après tout j'étais sa prof officieuse.
" Ils passent leur temps à flirter, bavarder. J'ai même eu deux filles qui se sont bagarrées en plein cours. "
Mélinda. J'espère que je ne commence pas à rougir. Ressaisit-toi, Hitomi ! Change de sujet ! Si je commence à me sentir mal à l'aise Aoki va le remarquer. Je relève la tête avec un grand sourire.
" J'imagine que s'ils étaient tous comme toi ce serait trop beau. "
Tous aussi mignons et concentrés, défilant par paquets de trente pour noter mes cours, sans un seul pour penser à me reluquer. Ce serait une torture pour mon amour-propre.
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« Dissipé? Je pense que tous les jeunes sont comme ça. En tout cas, la plupart le sont, même lorsque nous étions étudiantes. »
C'est vrai que les gens aussi attentifs que l'étaient la jeune femme à l'époque sont plutôt rare! Généralement, ils sont une ou deux par classe. Les bonnes choses se perdent hélas et plus de jeunes gens indisciplinés sont là. Un peu la faute de la société qui les rendent ainsi! Enfin, tout n'est pas leur faute car après tout, l'éducation des parents y est aussi pour quelque chose. Puis c'est que les profs sont toujours un sujet tabou dans les écoles. Faut-il en être ami ou ennemi? Aoki n'avait jamais eu ce problème, elle écoutait les profs, prenait des notes et ça n'allait pas très loin en dehors de ça. Comme tout le monde, elle avait des professeurs qu'elle préférait à d'autres mais sinon, ce n'était rien de bizarre! Comme ses jeunes filles qui rêvent d'une relation amoureuse avec un de leurs professeurs, souvent sans lendemain! Sans même savoir s'il était marié ou intéresser. Il en était de même pour les jeunes hommes. La plupart fantasmaient sur leurs professeurs et certaines n'hésitaient pas à écarter les cuisses pour se faire plaisirs. Le monde actuel a bien changé! Quelques années avant, c'était moins pire mais tout aussi... chaotique!
Maintenant que Yama-chan était une enseignante, elle devait surement faire tourner la tête de ses camarades enseignants ou même de certains élèves! Oui, une bien jolie demoiselle qu'elle était devenue à présent!
« Il y a des choses qui ne changeront pas. Cette barrière élèves-professeurs, c'est très rare qu'elle soit détruite et je pense une utopie de rêver que cela soit différent! C'est vrai que ça pourrait être mieux mais que pouvons-nous y changer? »
Yamagachi le pouvait, elle était une professeur à présent mais Aoki? En tant que manager, elle ne peut pas vraiment changer tout ça d'un coup de baguette magique! Pour en revenir aux jeunes d'aujourd'hui, il est bien courant de voir des élèves se battre même en classe comme pour son amie. Les jeunes sont de plus en plus chaotiques, c'est un fait. Ils ont plus vite fait d'apprendre les rudiments de la vie en termes de bagarre et de sexe plutôt que de réussir! Un monde qui sombrait dans la débauche et l'anarchie, tout simplement. La jeune femme ne remarquait pas sa gêne quand elle avait parlé de ses deux filles qui se sont battu et elle enchaina donc avec sa réponse.
« Humhum! Si tous les élèves seront aussi studieux que moi à l'époque, c'est sûr que ça changerait tout! Mais reconnais-le, sans un ou deux fauteur de troubles, tu aurais l'impression de donner des cours à des zombies. »
Une bande de jeunes gens silencieux, buvant les paroles de Yama-chan en ayant toujours réponse à tout? Elle ne risquait pas de tenir longtemps avant de vouloir que ça redevienne comme avant!
« Après, si tu tiens vraiment à ce genre d'élève, tu peux toujours aller dans le priver? Les étudiants y sont plus calmes même si certains sont les mêmes que dans les écoles publiques. »
Posant ses coudes sur la table, elle joignait ses mains en posant sa tête dessus. Observant son amie en penchant un peu sa tête sur elle. Aucun doute, elle était plus belle que lorsqu'elles étaient étudiantes. Cette époque où les études et l'apprentissage de la langue anglaise étaient plus important que le reste. On dit qu'il faut profiter de sa jeunesse mais malgré l'absence d'un petit copain ou de soirée alcoolisé comme les jeunes raffolent, elle ne regrettait rien! Elle pouvait très bien le faire aujourd'hui! Et en toute légalité qui plus est!
« Je te trouve plus jolie qu'avant. Est-ce que ça ne cacherait pas un homme derrière tout ça, hein? »
Cela pouvait la changer de son époque étudiante. Bien qu'elle considère Yamagachi comme une amie – une des rares d'ailleurs – elles n'avaient jamais vraiment fait de chose ensemble? Quelques sorties anodines, mais pas de soirée pour rencontrer des garçons, pas de soirée folle dingue tout court. Puis même entre elles, à l'époque, Aoki était plus centré sur les études et était donc plus froide et centré sur elle-même que sur le monde qui l'entourait. Cela ne les avaient pas empêchés d'être de bonnes amies et d'avoir de bon souvenir ensemble.
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" Il paraît que dans le privé ils sont encore pire en fait : papa et maman ont les moyens. "
Les mêmes élèves en plus arrogants avec des parents aux poches pleines comme bouclier. Je me serais sans doute faite virer au bout de deux semaines pour en avoir emplâtré un. Une autre facette de moi qu'Aoki ignore, avant tout parce qu'elle ne m'a jamais donné de raison de la dévoiler. En parlant de dévoiler, elle pose sa tête sur ses mains pour me regarder avec un petit sourire. Ça me surprend un instant. Je n'attendais pas ce genre de regard. Est-ce qu'elle...
" Je te trouve plus jolie qu'avant. Est-ce que ça ne cacherait pas un homme derrière tout ça, hein? "
Cette fois je rougies, et il y a de quoi. Dans mes souvenirs, nos conversations concernant les garçons se résumaient simplement : quelle bande d'idiots ! Baissant les yeux j'hésite à répondre, tant au compliment qu'à la question. Si je devais choisir un homme entre tous ce serait Liam, mon premier amour qui m'attends encore en Irlande. Mais si je suis si rayonnante en ce moment ce n'est pas grâce à notre histoire.
" C'est... "
C'est la catastrophe ! Je ne veux pas lui mentir, ou l'offenser en tentant de noyer le poisson. Mais est-ce que je pourrais assumer de m'ouvrir à elle ? Il faut que j'oublie un peu l'étudiante qui me demandais de l'entraîner pour son oral d'Anglais. Aoki est devenu une femme, une belle jeune femme d'ailleurs. Et son travaille dans le showbizz a du lui faire voir des choses au moins aussi choquantes que ma petite vie. Je relève les yeux vers elle.
" C'est gentil, Aoki-chan. Mais non, ça ne cache pas un homme. "
Pour un peu je lui disais que ça ne cache pas "qu'un" homme. J'ai esquivé ce piège, et ce n'est pas le moment de relâcher mas vigilance. Je ne veux pas qu'elle réalise trop vite à quel point elle me connait mal. Mais pourquoi en fait ? Ça me fait chaud au cœur de revoir une de mes meilleures amies de la fac. Peut-être un peu trop. À rattraper le temps perdu je commence à penser aux occasions que j'ai manqué à l'époque. Toutes ces heures à discuter avec elle, à fixer ses lèvres pour mieux corriger ses erreurs de prononciation. Ces mêmes lèvres qui me sourient de l'autre côté d'une petite table de terrasse. Je balaie ces pensées d'un revers de la main
" J'ai eu quelques aventures depuis que je suis arrivée, mais rien de sérieux. "
Qu'est-ce que je viens de dire comme énormité ? La photo d'Aoki devrait être imprimée dans tous les dictionnaire pour illustrer le mot "sérieux". Quelle idiote tu fais, Hitomi ! Comment peux-tu seulement espérer qu'il se passe quelque chose entre vous ?... Comment ? Simplement en la regardant, il ne m'en faut pas plus pour espérer. Je prend ma tasse de thé à deux mains, ce qui me rappelle qu'il fait un peu froid finalement.
" Et toi ? Tu étais déjà très mignonne à la fac, et aujourd'hui tu es encore plus belle. Ne me dit pas que je suis la seule à le remarquer. "
Je souffle sur mon thé en attendant sa réponse.
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L'idée de voir Yama-chan passer ses dernières années seules sans avoir passé quelque temps avec un homme avec elle semblait impossible pour Aoki. Elle savait bien que déjà lorsqu'elles étaient étudiantes, Hitomi avait déjà fait vibrer le cœur de plusieurs jeunes hommes et elle ne se contentait pas d'un simple sourire. Jamais elle ne lui avait vraiment parlé de ses problèmes de cœur mais Aoki n'était pas vraiment la personne qui s'y connaissait le plus dans ce domaine. Une chance que cela ne soit dans aucune section pour des examens pour entrée dans de grandes écoles sinon cela aurait pu être son bémol... a l'époque. Même à cette époque, elle savait très bien que son amie passait parfois quelques jours avec un jeune homme qui n'était pas seulement un ami mais bien plus. Elle n'avait jamais abordé le sujet et puis, si elle aurait vraiment eu une relation sérieuse et si la séparation aurait été douloureuse pour elle, Aoki aurait mis son petit caractère sérieux et froid quelque temps au placard pour lui remonter le moral.
Le fait qu'elle rougisse en bégayant un peu était assez adorable! Elle avait beau jouer ses fières comme à l'époque aussi, Aoki avait touché une corde sensible. À moins que ce ne soit son petit compliment qui lui ait fait tant d'effet? Elle était un peu mal à l'aise, surement à cause de la conversation mais elle prenait cette petite gêne comme un possible Oui. Sauf que non, elle vint rajouter qu'elle n'avait personne dans sa vie, pour le moment. Elle est encore jeune et belle, ça ne saurait donc tarder! Surtout qu'elle avait eu quelques petites aventures tout de même mais rien de bien long apparemment. Bha, si cela lui convenait pour le moment, où était le mal? Mais ensuite, Yama-chan lui renvoya la question qui l'étonna un peu sans vraiment l'étonner au final. Elle tenta de rester noble en ayant l'air gêner le moins possible et ça marchait... pour le regard. Un regard qui pourrait presque la protéger si son sourire n'était pas figé par un rictus d'amusement et de gêne... Un peu comme son amie au final.
« Merci du compliment et non, tu n'es pas la seule... Mais... disons que je souhaite pas vraiment m'engager avant d'avoir trouvé la bonne personne... Oui, je n'ai pas envie de souffrir pour un échec. »
Elle aussi tentait de noyer le poisson. Il est vrai qu'elle n'avait pas eu de véritable relation avec un homme, hormis le premier qui l'avait dépucelé mais celui-ci fut un échec comme elle l'ait mentionné. Elle avait déjà fait l'effort de ne pas rajouter le mot « encore » pour ne pas faire culpabiliser Yama-chan. Oui, elle l'avait oublié ce type mais les premiers jours furent assez durs. Une chance que cela se soit passer entre la fin de son diplôme et son poste de manager. Puis elle avait assez changé depuis la fin de ses études. Déjà, elle avait mentionné une personne, pas spécialement un homme ou une femme. Il est vrai que depuis qu'elle était dans la société, il lui était arrivé des tas de choses qui pourraient bien étonner son amie, et pas qu'un peu! Entre les fois où elle avait fait ça avec des collègues quand elle avait abusé de l'alcool ou juste pour s'amuser. Quand elle abusait de ses petit/es protégé/és juste pour se calmer du stress et de la colère, quand elle jouait les petites poupées bien gentilles pour les mêmes personnes une fois que leur travail était excellent... et les fois aussi ou ses supérieurs l'obligeaient... Oui, c'est sûr qu'au début elle en était effrayé et qu'elle se disait qu'elle aller porter plainte et les poursuivent en justice mais... comment nier le fait qu'en fait, elle avait aimé ça! Bon, quand c'était des vieux pervers obèses, ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux mais quand c'était de beaux hommes et de belles femmes?
« J'ai... j'ai moi aussi eu mon lot de petites aventures cependant... Mais je souhaite profiter encore de cette liberté. Peut-être que je me lancerais vraiment dans l'amour une fois que j'aurais jugé le moment opportun? »
Elle n'était pas contre avoir des enfants un jour surtout qu'elle les adore mais elle n'avait que vingt-cinq ans pour le moment! Une fois arrivée à trente... elle sera en droit de se poser quelques questions et s'investir plus à fond mais pas pour le moment.
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Égalité sur la gêne apparemment. Ma petite Aoki se serait-elle finalement décoincée ? Je continue de la fixer en sirotant mon thé alors qu'elle me répond. Je garde la tasse contre mes lèvres, la chaleur douillette de la vapeur me caresse le visage. Et j'écoute. La bonne personne ? Alors elle attend l'arrivée de l'élu de son petit cœur. Comme c'est touchant ! Et je le pense vraiment. Après tout, avant de devenir mon premier amant Liam était mon meilleur ami d'enfance. Je profite encore de chaque vacances pour lui rendre visite en Irlande, vivre cette histoire romantique pour laquelle je n'ai pas le temps ici.
" Oui, je n'ai pas envie de souffrir pour un échec. "
Mon sourire retombe derrière ma tasse de thé. Même de la part d'Aoki ça ne peut vouloir dire qu'une chose : ce qu'elle redoute c'est une blessure de plus. Soudain je m'en veux de ne pas avoir été plus franche avec elle, à l'époque. C'était pourtant évident. Elle était si seule et si distante avec les autres. Elle ne pouvait pas avoir la moindre idée de ce qui lui arriverait quand elle baissait sa garde. De mon côté j'avais enfin sauté le pas avec mon amoureux du bout du monde. Je surfais sans problème sur mon cursus de langues étrangères. Je m'en donnais à cœur joie avec mes copines, sans complexes ni prises de tête. L'amitié d'Aoki était la cerise sur le gâteau et je n'ai pas cherché à voir plus loin.
Je devrais me dire que c'est la vie, mais ça ne me suffira pas. Ça ne me ramènera pas en arrière pour la rejoindre. Je n'aurais sans doute pas empêché ce qui s'est passé. Au moins j'aurais été là pour la soutenir. Et suivant ce qui s'était passé, rendre une petite visite à ce gars pour lui exposer mon point de vue... Avec quelques amis. Il s'en est passé des choses, à l'époque. Pas seulement des choses plaisantes. Je croyais avoir appris qu'il fallait toujours être là les uns pour les autres. Mais je n'ai pas été là pour elle.
" J'ai... j'ai moi aussi eu mon lot de petites aventures cependant... Mais je souhaite profiter encore de cette liberté. Peut-être que je me lancerais vraiment dans l'amour une fois que j'aurais jugé le moment opportun? "
C'est encore pire que ce que je croyais. Finalement j'ai peut-être encore des choses à lui apprendre. Je peux au moins essayé de me rattraper. Je m'efforce de sourire pour ne pas la laisser voir ce que je pense avoir deviné.
" Je suis désolés, Aoki-chan, mais si tu veux mon avis le moment opportun ne t'attendra pas. "
Je ne peux pas en rester là, mais je n'ai jamais parlé à mes autres amies de l'Irlande. Tout ce qui entoure mon histoire avec Liam n'est jamais sorti de mon jardin secret. Je lui suis fidèle à ma façon, même s'il sait très bien que je ne suis pas une oie blanche. De son côté je ne me fais d'illusion. Lui aussi a été à la fac loin de chez lui, et de moi. Mais en matière de sentiments je n'ai que lui, et je dois bien ça à Aoki. Je repose ma tasse à moitié vide. J'espère que je ne vais pas trop la gêner ou lui faire peur. En tous cas moi je suis gênée.
" Quand j'étais petite, en Irlande, il y avait un garçon. Liam. Il était... "
Je sourie rien que d'y repenser. Un gamin pétillant, je ne vois pas d'autre mot. Quand il s'agissait de rendre les parents fous de rage ou d'inquiétude il était presque toujours le premier. Le reste du temps il me suivait.
" On était très proches presque inséparables. Puis je suis venue vivre au Japon avec mon père. On s'est perdu de vue. Je l'ai recroisé des années plus tard, quand j'ai fini le lycée. Puis pendant la fac on s'est retrouvés à chaque vacances. "
Je passe sur les détails, même si certains valent le coup. Comme la semaine de camping en Écosse, dans les Highlands avec des amis à lui. Ou les trois semaines qu'on a passé entre le Sud de la France et l'Espagne. Je crois que le comble restera le festival de métal en Suède. Tout ça je pourrais le lui raconter sans la choquer, mais elle serait sûrement surprise. Je me revois accroché au bars de Liam, à lui demander d'une voix inquiète s'il est vraiment sûr qu'il n'y a pas de loups dans les environs. Il faut dire qu'à une époque, cinq mille Romains ont disparu sans laisser de trace dans les Highlands. Mais j'ai plus important à dire.
" C'était comme si on s'était jamais quittés. Les mêmes gamins avec quelques années en plus. C'était tellement bien que j'imaginais même pas qu'on pourrait aller plus loin... Mais un jour, l'année où je t'ai rencontrée d'ailleurs, on a... Le moment opportun s'est présenté. "
Un frisson remonte le long de mon dos. Peut-être le froid ? Non, je ne crois pas. Quand je me souviens de ce jour j'ai encore du mal à y croire. Tout était tellement parfait. La pluie dehors, sur la lande. Nous deux seuls, devant la cheminée. Quand j'ai senti ce "truc" entre nous et autour de nous, ce frisson qui dit que tout a déjà changé, j'étais tellement nerveuse.
" Ça a pas été aussi facile qu'on peut le croire. J'étais morte de trouille. Je me suis dit qu'on était amis, qu'on vivait à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Et si... "
J'y crois pas, je sens les larmes monter comme à l'époque. Comme si j'étais en train de revivre la scène. Sauf que je suis à la terrasse d'un salon de thé avec Aoki. Aoki que je n'ai pas revue depuis des années, et que j'ai retrouvée comme si de rien n'était.
" Si je bougeais je risquais briser ce qu'il y avait entre nous. Mais si je ne faisais rien j'allais le regretter... Je savais que ça ferait mal, d'une manière ou d'une autre. Alors j'ai foncé. "
Je me penche sur la table pour prendre sa main dans la mienne. Mes yeux plongent des les siens. J'ai l'impression de la supplier.
" Ne laisse pas la peur te priver de ça, Aoki-chan. "
Ça y est, j'ai mis les pieds dans le plat. Quitte ou double, le risque que j'aurais du prendre à l'époque. Pas pour la charmer ou l'amener à coucher avec moi. Pour lui montrer à quel point elle comptait à l'époque... À quel point elle compte encore aujourd'hui.
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Aoki ne parlait que rarement de ce genre de chose, que ce soit avec ses quelques amis au travail ou des amis en dehors, elle survolait légèrement le sujet comme avec Yama-chan sans pour autant tout dévoiler de sa vie privée. C'était peut-être un peu trop fleur rose de penser ce genre de chose comme LA bonne personne et tout ce qui allait avec mais elle fut assez stupide pour penser qu'une amourette pouvait durer toute la vie. En plus qu'elle n'était pas vraiment habituée aux échecs, alors autant rattraper le coup en s'engageant vraiment avec celui – ou celle? - qui partagera le reste de sa vie à ses côtés. Elle voulait avoir des enfants mais rien ne l'empêchait d'en avoir avec une femme? Insémination artificielle ou plus « humain » en couchant avec un homme par exemple. Une chose était sûre pour le moment, elle se tâtait? Femme? Homme? Comme elle l'ait dit, elle profitait de cette liberté pour en profiter surtout que les jeunes étaient parfois pleins de bonnes surprises! Un autre point commun avec son amie, bien qu'elles ignoraient ça toute les deux.
Hitomi ne tarda pas à être franche avec elle en lui révélant que selon elle, le moment opportun ne l'attendra pas! Une vérité qu'elle se doutait bien et bien que certaines femmes un peu trop rêveuses l'auraient prise mal, cela ne lui faisait ni chaud, ni froid pour elle. D'ailleurs, la franchise était une qualité qu'elle aimait chez les gens. Plutôt que parler dans son dos ou tourner autour du pot, elle était directe! Aoki restait muette car elle voyait bien qu'elle ne comptait pas en rester là quitte à dévoiler une partie de son jardin secret. Elle ne la forçait pas, c'était tout à son honneur mais elle ne disait plus un mot, tasse posée sur la table à l'écouter lui raconter son histoire avec ce Liam. Deux amis d'enfance séparé, retrouvé en étant toujours amis mais qui faisait que le temps les avait changés. Du coup, elle éprouvait de nouveaux sentiments pour lui – et lui aussi peut-être? - et malgré la peur qui la rongeait, elle avait eu son moment opportun. Tant mieux pour elle, mais elle n'était pas aussi simple que la jeune demoiselle aux cheveux court. Maintenant que leurs mains étaient liées, elle ne perdait pas son amie du regard pour autant. Elle souriait un peu pour la rassurer quand même avant de poser son autre main sur la sienne. Le regard pleins de compassions, elle n'était pas gêné par ce genre de moment.
« Merci de t'inquiéter pour moi Yama-chan... bien que je devrais suivre ton conseil, ça n'empêche pas que je vais me jeter dans les bras de la première personne qui me fait un peu de charme! Puis... il me reste encore quelques années avant d'atteindre la trentaine. Je pense que je n'ai pas encore besoin d'avoir peur d'être un peu seule. »
Elle relâcha son étreinte en retirant ses mains, s'adossant au fond de sa chaise en finissant la tasse de thé qu'elle avait commandée. Ils leur restaient encore toute une après-midi à passer ensemble si son amie était libre car de son côté, elle n'était pas vraiment prise.
« Ne t'inquiète pas, quand je serais avec quelqu'un à présent, je repenserais à ce que tu viens de me dire et je saurais par moi-même si je dois saisir cette chance ou non. »
Aoki continua de garder le sourire en observant sa montre au poignet, vu l'heure, elles pouvaient très bien faire ce qu'elles voulaient de cette après-midi, une simple sortie en plein air, au parc par exemple ou faire un peu de lèche vitre ou même des folies! Elle lui devait bien ça! Une de ses rares amies de longue date et tous ses cours qu'elle avait pu lui donner, c'était une sorte de remerciement matérielle.
« Yama-chan, tu es occupé pour cette après-midi? Je trouve ça bête de juste boire un thé en prenant quelques nouvelles et j'aimerais passer le reste de ma journée avec toi. Enfin, si tu es d'accord? »
Se doutant bien que cette dernière allait accepter son invitation, elle se faisait déjà une joie de marcher dans la rue à ses côtés en parlant de tas de choses qu'elle ignorait encore d'elle ou qu'elle n'osait pas parler à l'époque. Trop jeune, timide, réserver ou occuper à réviser pour trop parler de chose « inutile » à l'époque. Une personne, ça change énormément au fil des années, ou non! Mais pour ceux qui l'avaient connue étudiante et quand on la voyait maintenant aux côtés de son amie, ça devait leur paraître étrange? En tout cas, il ne faudrait pas oublier de la remercier, ce n'est pas tout les jours qu'elle pouvait avoir une amie comme elle...
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Donnez-moi un sabre que je me fasse seppuku, par pitié ! Elle doit me prendre pour une espèce de romantique avec de l'eau de rose dans le crâne. C'est tout le problème quand on met les pieds dans le plat : on ne peut plus en sortir. Elle veut sans doute me rassurer en posant sa main sur la mienne, mais je ne sens que plus idiote. Qu'est-ce qui m'a pris de lui raconter tout ça ? Sans compter que Liam est à l'autre bout du monde. J'ai l'air fine. J'aurais aussi bien pu lui conseiller de se planter des clous en pleine poitrine. C'est ce que je ressens parfois, quand j'imagine la femme qu'il n'aurait pas à attendre pendant des mois.
Ça commence sévèrement à sentir la déprime. Soudain la réponse d'Aoki-chan me surprend.
" ça n'empêche pas que je vais me jeter dans les bras de la première personne qui me fait un peu de charme! "
Je ne la pensais pas comme ça. Mais après toutes ces années de rigueur c'est bien normal, non ? À l'époque où j'ai découvert les joies du sexe, je ne me suis pas privée. Au moins mon petit conseil est passé, peut-être qu'au "moment opportun" elle s'en souviendra. Je l'espère en tous cas, même si sur le coup elle aura bien du mal à réfléchir. Je sirote mon thé le temps de calmer mes émotions. C'est un grand jour, j'ai retrouvé Aoki-chan. Nous aurions passer des années dans cette ville sans nous croiser.
" Yama-chan, tu es occupé pour cette après-midi? Je trouve ça bête de juste boire un thé en prenant quelques nouvelles et j'aimerais passer le reste de ma journée avec toi. Enfin, si tu es d'accord?
- Non. Enfin oui, je suis libre. Ça me ferait très plaisir de passer un peu de temps avec toi. "
Le temps de finir nos tasses, qu'Aoki-chan insiste pour payer, nous quittons la terrasse. Nous partons dans la rue, sans trop savoir où. Je commence à regretter de connaître aussi mal cette ville. Parce que je commence aussi à me demander où je pourrais l'emmener pour lui faire un peu de charme. C'est sans doute une très mauvaise idée vu la finesse dont j'ai fait preuve jusque là. Mais dans le pire des cas ce ne sera qu'un clou de plus que je me serais plantée dans la poitrine. Et dans le meilleur, qui sait ? Finalement j'ai peut-être une idée.
" Dit-moi, Aoki-chan, avec tes stars en herbe tu dois t'y connaître un peu en mode. Tu m'aiderais à renouveler ma garde-robe ? "
Tu m'accompagnerais dans une boutique de vêtements ? Tu passerais des heures à chercher quelle couleur m'irait le mieux ? Tu m'imaginerais nue en attendant que je sorte de la cabine d'essayage ? Tu me renverrais me changer en espérant que je laisse juste assez de jour au rideau pour m'apercevoir ? Et si la vendeuse tourne la tête une secondes, tu me suivrais derrière le rideau ?
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Même si sa propre réponse lui semblait confuse, Yama-chan avait fini par accepter de la suivre pour finir cette journée bien qu'elle ne faisait que commencer finalement. Aoki était très heureuse de pouvoir passer plus de moment avec celle qui était une de ses rares amies quand elle était à l'université. Dommage quand même qu'elles ont couper les ponts ensuite. Elle aurait pu lui donner des conseils judicieux dans son avenir. Tant pour sa carrière que pour ses quelques aventures. Si elle l'aurait appelée quelques heures avant sa première fois, serait-elle vierge encore aujourd'hui? Est-ce que vivre un peu plus longtemps en étant encore vierge aurait changé sa vie? Serait-elle avec quelqu'un de sérieux aujourd'hui? Une question à laquelle elle n'aurait pas de réponse claire. Si comme dans certain bouquin de science-fiction il était possible de voir un monde parallèle où elle aurait pu savoir ce qui se serait passé à ce moment-là si elle avait changé d'avis, elle aurait volontiers jeté un coup d'œil mais là, que pouvait elle faire dans un monde aussi banal?
« Avec plaisir! Du moment que tu n'hésites pas entre trente-six tenues et qu'on passe deux heures à savoir si le rose ou le saumon te va le mieux, je suis totalement pour! »
Halala, quelle petite peste celle-là! Pas son amie, un de ses oisillons qui devait elle aussi renouveler sa garde robe. Deux longues heures à choisir entre deux robes identiques mais qui changeaient que très légèrement! Être minutieux est une qualité mais il ne faut pas en abuser non plus! Elle se rappelle très bien de cette journée, tellement énerver d'avoir perdu autant de temps pour ne finalement acheter que quelques vêtements ridicules! Cette petite s'en souvenait aussi, mademoiselle je-vais-devenir-une-grande-chanteuse! Ce soir-là, en revenant dans son bureau, elle avait pris plaisir à faire quelques heures supplémentaires pour lui apprendre ce que ça en coutait de lui faire perdre son temps inutilement. Un petit moment de plaisir. Oui, elle avait aimer voir les petites marques qu'elle lui avait faite sur son petit fessier, à chercher durant de nombreux coups de cravache qu'elle rouge lui allait le mieux? Mais loin d'être une véritable sadique, elle s'était senti mal de la voir pleurée ainsi. Elle avait passé de longues heures ensuite à répéter les mêmes mots en la cajolant. Depuis, elles s'entendent très bien et elle continue de grimper dans les classements mais il lui arrive de faire quelques allusions de cette soirée quand elles sont seules, preuve qu'elle n'avait pas que détester ça.
Aoki la conduisait donc à une boutique aux prix abordables même s'ils avaient aussi des vêtements de grandes marques. C'était bien ici, on y trouvait de tout de la simple paire de chaussettes au petit chemisier en passant par une culotte très osée! De plus, rare étaient les hommes. Les quelques messieurs présents étaient accompagné de leur douce moitié. Aucun risque d'être dérangé. Aoki n'aimerait pas être abordé en compagnie de son amie, même s'il s'agit de Monsieur Opportunité! Ensembles, elles marchaient dans les différentes allées puisqu'elle ne savait pas par quoi elle voudrait commencer? Si elle était vache et qu'elle serait en plein boulot, elle jugerait qu'il y aurait du travail en voyant la tenue de son amie! Mais elle était gentille avec elle et ne lui dirait rien mais lui fournira ses meilleurs conseils pour elle.
« Par quoi tu veux commencer Yama-chan? En tout cas, j'insiste pour te payer quelques vêtements aujourd'hui! Je veux en quelque sorte remboursées ses longues heures, même journée, que tu as passé à m'apprendre l'anglais. »
Elle la regardait en souriant et n'attendait même pas de savoir son avis pour la pousser gentiment dans le dos pour la faire avancer plus vite. Elle retrouvait enfin sa jeunesse qu'elle n'avait pu profiter en gardant la tête au milieu des bouquins. Son sourire en était d'ailleurs témoin. Large et ouvert, Hitomi n'avait pas dû voir un tel visage si souvent chez Aoki.
« Allez hop hop hop, on a plein de chose à te faire essayer! »
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J'avais déjà repéré cette boutique sans prendre le temps de m'y arrêter. Ça me surprend un peu qu'Aoki connaisse, à moins qu'elle ne m'y ait emmenée au hasard. Je n'ai moi-même proposé cette séance shopping qu'au hasard. L'embarras du choix, ni plus ni moins. Mais que faire d'autre an début d'après-midi ? Heureusement il n'y a pas grand monde à part nous. Une boutique de centre-ville, aux rayons étroits et aux étagères surchargées. Il y aura bien de quoi me rendre séduisante là-dedans.
" Par quoi tu veux commencer Yama-chan? En tout cas, j'insiste pour te payer quelques vêtements aujourd'hui! Je veux en quelque sorte remboursées ses longues heures, même journée, que tu as passé à m'apprendre l'anglais. "
Je n'ai pas le temps de protester qu'elle me pousse joyeusement dans les rayons. L'étudiante de glace que j'ai connue à la fac a bel et bien disparu on dirait. À l'époque elle osait à peine sourire du bout des lèvres. Aujourd'hui, moins de deux heures après m'avoir croisée, elle n'hésite pas à me sourire et même me toucher. Ce n'est rien d'extraordinaire, mais c'est bien assez pour me surprendre encore un peu. Et je me laisse faire. Ça fait du bien de sortir enfin avec un copine, de retrouver les joies de la complicité. Même si je suis gênée qu'elle se montre si généreuse avec moi. D'abord le thé, ensuite des vêtements. Je n'aime pas être débitrice, et encore moins des gens que j'apprécie.
J'ôte mon pull pour prendre un débardeur aux bretelles fines. Je le tiens devant ma poitrine, jetant un coup d'œil dans un miroir avant de me tourner vers mon amie.
" Tu en penses quoi, Aoki-chan ?... Peut-être avec un jeans un peu plus bas ? "
Je lui laisse quelques instants pour se faire une idée, mais certainement pas assez pour répondre. J'attrape un deuxième débardeur, identique au premier.
" Mais surtout : rose ou saumon ? "
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Pour commencer dans la logique des choses, Aoki l'avait d'abord emmené aux vêtements du haut, après tout, quand on se lave, on commence par la figure donc là, autant commencer par le plus haut. Il y avait tout un choix de différents vêtements tout avec leurs qualités et leurs défauts. Elle donna deux ou trois conseils sur ses choix mais elle la laissait tout de même prendre ce qu'elle aimait, elle n'allait pas lui imposer des choses qu'elle trouvait moches ou qu'elle n'aimait pas porter. Lorsqu'elle ôte son pull, Aoki l'observe avec le débardeur devant elle, imaginant la meilleure combinaison possible. Ça pourrait en effet être pas mal! Il suffirait de bien choisir le jeans mais ça semblait être un bon choix, Yama-chan avait du goût! Sans même avoir le temps d'ouvrir la bouche, elle fit un peu d'humour qui rappel lait pas vraiment de bon souvenir à la jeune femme.
« Oh je t'en prie, va pas l'imiter Yama-chan! »
Dit-elle sur un petit air de jeune fille boudeuse qui pouvaient la rendre adorable. C'est fou comme certaines personnes pouvait avoir un effet positif sur elle. Néanmoins, après cette remarque, elle avait eu une pensée rapide pour la même suite mais avec son amie dans le rôle de la petite starlette qui n'avait pas manqué de gêner Aoki qui fit mine de chercher d'autres vêtements du regard en se retournant. Espérons qu'elle n'ait pas le rose aux joues? Il ne faut pas nier l'évidence, peut-être pas la même situation mais ce genre de choses d'adultes, ça pourrait être intéressant? Combien de fois elle fut déconcentrée alors que son corps lui parlait de chose dont elle ne voulait pas entendre parler durant ses études?
« Essaye de mettre un jean classique ou alors plutôt foncé? Un contraste devrait être intéressant. Et pour la couleur... Saumon, ça devrait bien aller avec ta couleur de cheveux. »
Elle en profita pour choisir deux ou trois petites choses en plus pour elle alors que son amie hésitait peut-être ou cherchait elle aussi autre chose? Tant qu'elle est ici, elle profitera qu'elle se change pour jeter un œil aux sous-vêtements, voir ce qu'il y avait de nouveau et ce dont elle pourrait acheter pour elle ou...
« Et si tu commençais à te changer pour voir ce que ça donne vraiment? »
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Sa petite plainte de gamine est tout simplement craquante. Je renvois le second débardeur à sa place avec un grand sourire.
" Je te taquine, Aoki-chan. "
Soudain elle se tourne pour fouiller le rayon. Est-ce moi qui ai rêvé ou elle qui a rougi ? Après tous ces mois à lui apprendre l'Anglais, puis toutes ces années loin d'elle, c'est seulement aujourd'hui que je la découvre. Je ne me souviens pas l'avoir vu rougir une seule fois à l'époque de l'université. Je ne me souviens pas non plus lui avoir donné prétexte à le faire. Sauf quand je la complimentait sur ses progrès, mais cela n'avait rien à voir. Ou peut-être ai-je manqué quelque chose à l'époque ? De toutes façons c'est du passé. Et aujourd'hui je vais me faire habiller comme une poupée par Aoki.
Alors qu'elle me donne les conseils que je lui avais demandé, c'est à mon tour de me détourner en rougissant. le seul fait de l'imaginer en train manipuler mon corps, pour l'habiller ou le déshabiller... Ça vient de moi ou il commence à faire chaud dans cette boutique ? Je respire un bon coup avant de me tourner à nouveau vers Aoki.
" Et si tu commençais à te changer pour voir ce que ça donne vraiment?
- J'allais le proposer. "
J'avais déjà un débardeur et une paire de T-shirts, elle y ajoute deux jeans. En passant je prend aussi une petite jupe en jeans. Les cabines d'essayage se trouvent au fond de la boutique, pile entre les pantalons et la lingerie. Dans ce rayon aussi je pourrais m'amuser mais c'est loin d'être une priorité pour l'instant. J'en ai bien assez à la maison.
" Surtout n'hésite pas à me dire si ça me va pas ! "
J'abandonne mon amie pour passer le rideau de la cabine d'essayage. En me déshabillant je me demande ce qu'elle fait en m'attendant. Est-ce qu'elle regarde la lingerie ou les pantalons ? Est-ce qu'elle regarde au coin du rideau ? Je commence à me retourner par réflexe mais finalement je me retiens. Je n'ai pas fait spécialement attention en le refermant. Si ça se trouve il y a un jour, un petit espace auquel je tourne le dos alors même que je me déshabille.
Par là n'importe qui peut voir que ma petite culotte et mon soutien-gorge sont assortis. Rien de très affriolant, mais assez pour montrer que je ne choisi pas mes dessous au hasard.
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Prête à utiliser ses talents qu'elle utilisait avec ses futures petites stars, Aoki allait le mettre à contribution pour son amie, elle lui devait au moins ça, c'était même le strict minimum! Après ses longues heures qui duraient parfois jusqu'à dans la nuit, lui donner deux ou trois conseils étaient vraiment ridicule à coter. Elle la laissait tranquille le temps qu'elle se change, elle en profitait pour regarder les sous-vêtements qu'elle pourrait éventuellement prendre pour elle, autant en profiter pour son cas aussi? Elle pourrait le faire pour Yama-chan mais bon, les dessous n'étaient pas la priorité de sa venue ici après tout, non? Certains étaient des plus classiques, dans différentes couleurs, laissant donc un effet différent selon le choix et la personne. Quelque chose de très beau et très osé pouvait devenir extrêmement banal et ridicule sur une autre femme. Elle n'avait pas ce souci pour sa part, tout ce qu'elle mettait pouvait devenir soudainement très bien assorti avec ses cheveux, ses yeux ou autre chose. Elle avait la chance d'avoir presque tout qui lui allait. Après tout, un sac-poubelle reste un sac-poubelle, même sur elle. Son regard se porta sur un petit ensemble et le soutien-gorge comme la culotte restait assez... transparente! Même en plaçant sa main dans la culotte, elle arrivait à la voir et ce n'est pas parce qu'elle est blanche!
Mais le rideau se tira de nouveau pour laisser place à son amie qui avait essayé un des jeans et le premier débardeur qu'elle lui avait montrés. N'ayant pas été assez rapide pour le redéposer à sa place, elle eut un réflexe idiot qu'était de le dissimuler derrière son dos, comme si de rien n'était. Mais son regard, sa façon de parler et ses joues ne semblaient pas dire que tout était parfait dans le meilleur des mondes. Elle mima la surprise en gardant sa main avec le cintre bien caché derrière tandis qu'elle balayait son visage avec son autre main pour se redonner un peu de fraicheur après cette surprise qu'elle pouvait tenter de faire passer pour une frayeur... mais Yamagachi n'était pas idiote!
« Ha... euh... Tournes-toi pour voir? Hum, ha c'est plutôt bien... Honnêtement je m'attendais à mieux mais je pense que ça viens du jean. Tu devrais garder le haut et essayer avec ta jupe ou un autre jean, tu en pense quoi? Hein? »
Elle tentait vainement de noyer le poisson en lui laissant peu de terrain mais sa curiosité pouvait très bien avoir le dessus et la débusquer avant de remporter la bataille. Qu'allait-être son choix? Retourner se changer, se justifier pour au moins donner son avis ou tenter de voir pourquoi une telle surprise pour seulement une sortie de cabine? C'est vrai qu'au travail, mentir pouvait être assez simple quand elle avait l'avantage d'avoir le pouvoir et tous les droits mais là, son amie! Elles se connaissaient, peut-être pas entièrement mais quand même un peu, elle était assez désavantagée un peu, le résultat final ne lui appartenait pas cette fois-ci, c'était comme jouer à la roulette russe! Prolonger le jeu et la tension en restant là, appuyer sur la gâchette en ayant la vie sauve en retournant se changer ou recevoir la seule balle du barillet en laissant Yamagachi la désarmer? Ce n'était pas une arme qu'elle cachait dans son dos mais sur le coup, la panique à transformer de simples dessous en arme de destruction massive – moral. Ça pourrait l'amuser comme la surprendre ou l'horrifié même si ça serait étonnant. Elle ignorait comment elle agirait et c'est ça sa hantise! Elles étaient deux jeunes femmes et elles n'avaient pas vécu dans un couvent mais quand même...
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Un petit coup d'œil dans le miroir et je me trouve... Pas trop mal, mais pas top. Peut-être le jeans ? Je ne sais pas. Je devrais essayer avec la jupe. Je préfère de loin les jupes aux pantalons, elles sont bien plus pratiques. Mais avant tout je vais demander son avis à Aoki. En tirant le rideau je la vois tressaillir en passant une main derrière son dos. Elle se met à rougir et éviter mon regard.
" Ha... euh... Tournes-toi pour voir? Hum, ha c'est plutôt bien... Honnêtement je m'attendais à mieux mais je pense que ça viens du jean. Tu devrais garder le haut et essayer avec ta jupe ou un autre jean, tu en pense quoi? Hein? "
J'ai du mal à ne pas éclater de rire. Je ne sais pas ce qui la met dans cet état mais je n'arrive pas à imaginer que ça puisse être grave. Que peut-il bien se passer de grave en si peu de temps dans un magasin de vêtement ? Ça doit avoir un rapport avec ce qu'elle cache dans son dos. Et j'ai ma petite idée sur ce que ça peut bien être. Aoki est devant un étalage de lingerie, certaine pièces sont plutôt osées. Je devrais sans doute faire comme si de rien n'était et repartir dans la cabine pour me changer. Et puis zut ! L'occasion est trop belle de briser enfin la glace, quitte à bousculer un peu mon amie de longue date.
Je m'approche d'elle, jetant un regard alentour pour m'assurer que personne n'est trop près. Je ne vais pas lui sauter dessus au milieu du rayon, mais ce que je vais dire ne regarde personne d'autre qu'elle.
" Qu'est-ce que tu caches comme ça, Aoki-chan ? "
Je balaie le rayon du regard, me demandant quel article a pu retenir son attention. En d'autre terme : je me demande à quel point la sérieuse Aoki s'est dévergondée depuis le temps. Je suis toute excitée, comme une gamine le premier jour des vacances. Mais je ne veux pas m'amuser aux dépends de ma copine, que je n'ai pas vue depuis si longtemps.
" Tu n'as pas à être gênée. Derrière toi il y a... Deux ensembles que j'ai déjà dans ma penderie. Tu veux que je te les montre ? "
Comme quoi il n'est jamais trop tard. Enfin je risque un pas au-delà des limites avec Aoki. J'espère qu'elle va suivre, parce que je compte aller beaucoup plus loin. Et je ne sais pas combien de temps je pourrais encore attendre.
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Comment en était-elle arrivée là? Un simple regard sur un petit ensemble entre ses mains, un rideau qui se tire puis la panique! Panique tout à fait inutile! Ce n'est pas comme si elle voulait lui faire essayer ça, elle le regardait juste de plus près! Mais voilà qu'il était caché dans son dos et qu'elle n'avait pas du tout l'air naturel. Si en entendant le rideau se tirer, elle l'aurait juste déposé, très bien, mais là! Elle avait l'impression que sa mère l'avait découverte pour la première fois qu'elle avait osé se toucher entre les jambes! Par chance, ce n'était jamais arrivé! Ça ne remonta pas à si loin, peu de temps après son diplôme même. Bon, c'était tard comparé à la plupart des filles de maintenant mais Aoki ne fut jamais vraiment poussé dedans étant jeune, surtout qu'elle ne s'y intéressait pas donc aucune raison d'être à ce point curieuse! Et à voir Yama-chan avec ce petit sourire n'était pas très rassurant pour elle. Serrant de plus en plus le cintre, elle pensant qu'elle risquait de le casser tellement la pression était forte. Elle ne répondit pas à sa question, serrant de plus en plus ses lèvres pour qu'elles soient scellées le plus longtemps possible! Quand elle avoua en avoir déjà deux de ce rayon, elle vira un peu au rouge. C'est vrai que dans le coin d'Aoki, ils étaient plutôt osés et imaginer son amie de longue date avec ce genre de chose, qu'importe le modèle, ça ne la mettait pas à l'aise.
Alors qu'elle se rapprochait de plus en plus, elle détourna son regard pour regarder par terre sur le côté et faisant de plus en plus apparaître l'ensemble blanc mais qui virait plus au transparent qu'au blanc. Elle l'exposa quelques secondes sans réussir à dire quoi que ce soit avant de ne toujours pas la regarder mais ouvrir la bouche déjà, c'était un bon début.
« Je... je regardais juste de plus près quand tu m'as surprise... je sais pas pourquoi mais instinctivement, je l'ai caché alors que je n'avais aucune raison pourtant... »
Ce qui était la vérité en plus! Elle jouait un peu avec en baladant ses mains sur le cintre en attendant une réponse quelconque de sa part. Laquelle, elle ne savait pas mais c'était pour elle un silence des plus gênant! Peu à peu, elle redressa la tête vers son amie rousse, les joues rosées par cette honte. Ça devait être la première fois pour elle de voir Aoki avec un tel visage. Dans ses années fac, pas une seule fois elle n'avait eu ce genre de situation et qu'importent les discussions. Faut dire que le plus loin où elles été en parlant devais être juste les garçons qu'Aoki qualifia souvent rapidement d'inutile pour le moment. Pour elle, ce n'était qu'après avoir une bonne carrière ou au moins son diplôme. Sinon, c'était assez con pour la faire dérivée petit à petit de son chemin.
« Dit quelque chose... je ne suis pas à l'aise... »
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" Je... je regardais juste de plus près quand tu m'as surprise... je sais pas pourquoi mais instinctivement, je l'ai caché alors que je n'avais aucune raison pourtant... "
Moi aussi je ne faisais que regarder. La regarder. Je n'ai même pas remarqué qu'elle me montrait enfin l'objet de sa honte. L'idée et le sang me montent à la tête. Aoki-chan dans cette petite culotte qui finalement ne cache rien. Bien sûr je ne la connaissait pas comme ça, et je l'imaginais même pas. Décidément elle est bien loi, la sérieuse étudiante qui trouvait les garçons "inutiles" ou "débiles". Ou c'était peut-être moi qui les trouvais débiles ? Maintenant que j'y pense je n'osais pas lui parler de filles à l'époque. Mais ça n'a plus d'importance.
Elle met du temps mais elle fini par relever la tête. Je ne l'avais jamais vu rougir. Elle est adorable. Je contente de la regarder, détailler ses traits, ses petits gestes nerveux. Aurait-elle été dans cet état si à l'époque j'avais pris mon courage à deux mains ? On ne le saura jamais, et je ne veux même pas revenir en arrière pour essayer. Elle est tellement mignonne à cet instant précis, j'en frissonne. Les joues bien roses, le regard presque implorant, et la voix tremblante.
" Dit quelque chose... je ne suis pas à l'aise.. "
Je lui sourire, ou même rire. Je pourrais lui dire que ce n'est rien et tout balayer par la même occasion. Je pourrais lui dire que personnellement ce n'est pas le genre de culottes que je préfère, justement parce qu'on voit à travers. Même les sous-vêtements sont fait pour habiller. Ils masquent et dévoilent à la fois, ne demandant qu'à être retirés, ou seulement écartés. Je pourrais aussi lui dire d'aller l'essayer, juste pour voir. Je pourrais aussi maintenir la tension une seconde de plus pour trouver d'autres idées. Je pourrais faire tout ça, mais je ne le fais pas.
J'entrouvre la bouche, comme pour lui répondre. Mais je lance mes mains vers ses hanche, penchant mon visage vers le sien. Je me demande si elle m'a vue venir ? En tout cas elle n'a pas le temps de réagir avant que nos lèvres ne se rencontrent. Et je ne m'arrête pas là. Je l'attire contre moi, glissant ma langue entre ses lèvres pour juste caresser la sienne. Vu de l'extérieur le geste a pu sembler vif mais j'y vais tout en douceur, tout en tendresse. Et je savoure. C'est tellement bon. Je goûte enfin les lèvres de ma petite Aoki-chan, celle que je n'osais même pas imaginer tenir dans mes bras.
En rompant ce premier baiser je passe la langue sur mes lèvres, comme si elles avaient garder un peu de sa saveur. N'importe qui dans la boutique a pu nous voir mais je m'en fous. Et toute prof que je suis je n'aurais pas peur de le dire si quelqu'un se plaint. D'ailleurs ce serait l'occasion d'embarquer le jeans et le débardeur sans payer. Enfin, il y a plus important. J'attends encore un instant avant de laisser mes mains glisser dans hanches d'Aoki. Je pense bien que mes actes valent toutes les paroles, mais après tout elle m'a demandé de dire quelque chose. Et je ne vais pas laisser une si bonne amie en plant.
" Désolée d'avoir mis si longtemps. "
C'est plutôt envers moi-même que je m'excuse. Maintenant c'est à mon tour de sentir monter l'angoisse. Que va-t-elle dire, ou faire ? Est-ce que j'ai tout gâché ? Si c'est le cas, je n'arriverai jamais à me convaincre que ça valait le coup... Et accessoirement je vais mourir de honte devant tout le monde.
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Pire situation embarrassante que ça, tu meurs! Enfin, il y avait pire mais dans sa petite tête, elle ne voyait pas pire situation gênante, surtout en public! Elle avait beau avoir plusieurs visages, elle connaissaient ses limites dehors et chez elle ou chez quelqu'un. Et tout ça à cause d'un geste! Pourquoi ne pas l'avoir reposé une fois le rideau tiré et revenir à la normale? Bon sang, ce qu'elle pouvait être cruche parfois! Elle se sentait embrassée et demanda à Yama-chan de lui dire quelque chose, n'importe quoi pour détendre cette atmosphère aussi tendu qu'un string trop serrer! Son amie, ça avait l'air d'aller, elle pouvait même trouver ça drôle mais Aoki ne savait plus ou se mettre? Elle l'observa dans les yeux, la bouche ouverte, enfin elle allait mettre à terre cette atmosphère pesante! Et bien non, elle avait pu l'empirer comme l'adoucir. Se jetant sur elle en l'agrippant par les hanches, la professeur venait d'embrasser la manager dans ce lieu public. Bien que surprise tout d'abord, son regard portât d'abord autour d'elle pour constater qu'il n'y avait personne apparemment, il restait à voir dans ses angles morts mais ça avait l'air d'aller...
Aoki se laissa doucement porter par ce petit baiser, sentant la langue dans sa bouche, elle frotta la sienne à son tour pouvant enfin se faire une idée du goût de ses lèvres. Il est vrai qu'auparavant, jamais ô grand jamais elle n'aurait pensé une seule fois à faire même ça avec elle! Pour elle, le sexe n'était qu'un mot et une définition dans le dictionnaire, rien d'autre! Mais aujourd'hui, après tout ce qu'elle avait pu traverser dans sa vie amoureuse, la voilà en train d'embrasser une superbe jeune femme qu'elle connaissait depuis longtemps en plus! La fin de ce court baiser se fit, les mains baladeuses de Yamagachi sur ses hanches, Aoki toujours aussi sonner avec son ensemble toujours en main, elle la regardait dans ses yeux bien qu'elle soi dans un autre univers...
« C'est si... soudain... Yama-chan... »
Elle ne pourrait dire si cela lui avait plus ou non mais surpris, en tout cas oui et pas qu'un peu! Maintenant décoller de ses douces lèvres, elle regarda autour d'elle et trouva personne autour, c'était toujours ça en moins d'envolée comme poids... Son expression reprit un peu plus d'émotion, de la gêne surtout mais avec un sourire assez timide bien qu'elle fît des efforts pour garder son regard dans le sien.
« Mais c'était... aussi bien que ce que j'avais imaginé... Hi... hitomi-chan... »
Toute première fois qu'elle l'appelait par son prénom! Elle le connaissait depuis les premiers jours mais même à l'époque, elle ne l'avait jamais dit. Toujours aussi poli avec ses Yamagachi, Yama-chan ou Yamagachi-chan bien que ce soit assez long. Elle-même se surprit à rougir en détournant le regard ailleurs comme une collégienne devant l'idole du collège. Sa voix était plus basse malgré l'absence des personnes autour d'elles, elle ne cherchait même pas à se défaire de l'étreinte en l'observant.
« Et si... tu me montrais tes autres tenues? Hum? Je vais pouvoir te dire aussi si tout ça te va bien dans l'intimité... »
Doucement, elle poussa doucement son amie en arrière pour retourner vers la cabine. Aoki se sentait déjà bien plus à l'aise à présent. Elle ne demandait peut-être pas d'aller trop loin avec elle mais au moins avoir des bons souvenir de ses retrouvailles avec Hitomi. Et de nouveau sentir ses lèvres contre les siennes par la même occasion!
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Soudain ? Je trouve plutôt que ça s'est bien fait attendre. Et aussi bien qu'elle l'avait imaginé. Alors elle y a pensé. Sans doute pas à l'époque, Peut-être pas ensuite. Alors en me revoyant. Dans tous les cas elle m'a désirée, j'espère qu'elle me désire encore. Et elle m'appelle par mon prénom, pour la toute première fois. Quelque chose explose dans ma tête pour ne laisser que le vide pendant quelques seconde. Je n'avais même pas pensé à ça. M'entendre appelée Hitomi de la bouche de ma petite Aoki si distante et sérieuse. Ça vaut tous les fantasme où je l'ai imaginée dans mes bras.
" Et si... tu me montrais tes autres tenues? Hum? Je vais pouvoir te dire aussi si tout ça te va bien dans l'intimité... "
Encore sous le choc je me laisse repousser vers la cabine. J'ai envie de la prendre dans mes bras, de l'embrasser à nouveau, encore et encore. Mais pas ici. Je veux qu'elle m'ait pour elle toute seule, sans personne pour nous surprendre. Je ne sais pas jusqu'où elle est prête à aller mais je veux vite fuir cette boutique pour le découvrir. Pour commencer je veux me changer, puis me dévoiler, voir son regard briller en se promenant sur mon corps. Elle m'abandonne à l'entrée de la cabine d'essayage. Mais il faut que je tire le rideau pour vraiment retrouver mes esprits. Je m'arrache à mon jeans avec une fébrilité soudaine.
Tout se bouscule dans ma tête. Les souvenirs, véritables ou fantasmés, les différence depuis tout ce temps, ce baiser qui aurait pu tout gâcher, "Hitomi-chan". Exit le débardeur, j'enfile la jupe à taille basse et qui descend à peine à mi-cuisse, puis l'un des deux T-shirts. Puis en me retournant vers le rideau je suis pétrifiée. Je ne voyait pas ces vêtements aussi courts et moulants. C'est d'un vulgaire ! De quoi je vais avoir l'air ? Pour qui elle va soudain me prendre ? Est-ce qu'elle va se dire que je ne suis devenue qu'un chaudasse ? Que je ne l'ai embrassée que dans un élan d'exhibitionnisme avant de l'aguicher dans cette tenue ?
Mais je n'ai pas le choix. C'est ça ou les vêtements que je portais en arrivant. Je prend une grande inspiration. Pourvu que le malaise ne revienne pas alors que nous commençons à peine à faire tomber les barrières. Puis je tire le rideau pour faire un pas hors de la cabine. Mais je suis incapable de fixer autre chose que mes pieds. Je dois être en train de rougir comme une gamine dans un costume de carnaval ridicule. Elle va me trouver affreuse, j'en suis sûre...
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Que d'envie à présent, et tout ça pour quoi? Une rencontre après tant d'années mais surtout, un baiser et quelque chose de briser ou de renforcé dans cette amitié, tout ça à cause d'un tel morceau de tissus! C'est qu'il mériterait qu'elle l'achète cet ensemble, un souvenir de ce jour, le petit coup de pouce! Jamais à l'époque de ses études elle n'aurait pensé embrasser Hitomi ni même une autre fille ou encore un homme. Certes, elle savait qu'elle était belle, qu'elle avait du charme mais étant jeune, elle était que dans ses études, plaçant sa vie sociale de côté. C'est aussi pour ça qu'elle est une de ses rares amies. Chacune s'aidait pour leurs cours donc il est normal que la demoiselle avait plus apprécié sa compagnie plutôt que celles de sa classe qui hormis les discussions sur les cours parlaient souvent de garçon, de sexe et d'alcool. Elles devaient s'en douter à l'époque – et même Hitomi – mais jamais elle n'avait embrassé de garçon avant son dernier diplôme en poche. Donc pour ce qui est d'aller plus loin, là aussi, c'est plus loin dans le temps.
Aoki attendait patiemment en faisant une mise au point avec elle-même. Qu'est-ce que ce petit baiser si doux et bon pouvait provoquer par la suite? Peut-être la suite logique d'un baiser entre deux personnes qui s'aiment? Mais ça sera plus ce soir? Plus tôt? Et où? Chez elle? Surement. Mais sans parler de ça, ensuite, à quoi ça va ressembler leurs relations en se croisant dans la rue? Comme d'habitude ou bien une certaine gêne qui les pousseraient à se fuir du regard? Et... le plus important surement... Hitomi appréciait Aoki et cela était aussi réciproque à l'envers. Vont-elles... vivre ensemble? Est-ce que ça va devenir le grand amour? Houla, par contre là elle ne savait pas où elle mettait les pieds! D'ordinaire, elle sait que la plupart de ses genres de choses mènent nulle part, une relation sans lendemain comme on dit. Mais là, Hitomi Yamagachi! Le rideau se tire pour laisser place à une belle rouquine qui... qui... qui donnait envie, allons droit au but et en tournons pas autour du pot! Par contre un petit détail. Dehors, il fait plutôt froid alors d'accord pour la jupe mais pas en maillot comme ça. Non, elle ne devait pas tomber malade quand même!
« Ça te va bien Hi... Hitomi-chan. Par contre, laisse-moi rajouter quelque chose... »
Après tout, c'est elle qui paye donc ça ne devrait pas déranger le porte-monnaie de son amie. Elle prit une veste en jean marron/beige avec une longue écharpe blanche qu'elle lui tendit ensuite.
« Tu devrais aussi mettre ça sinon tu vas attraper froid. Tu voudrais pas quand même dispenser tes élèves de ta présence, hum? »
Tout ça avec un grand sourire et toujours la tenue qui est la cause de tout ça entre les mains. En lui tendant les articles, elle restait plongée dans son regard, sur ses lèvres aussi mais il fallait un peu retenir cette pulsion, il y avait des endroits pour ça puis... elle n'est pas une petite pimbêche en chaleur quand même? Elle est en droit de se poser la question quand même.... Avec elle, elle retourna payer tous les articles en retirant les prix de ceux qu'Hitomi portait et paya le tout avant de quitter la boutique, s'assurant qu'elle met son écharpe et sa veste. Ce ne fut qu'une fois dehors qu'elle hésitait à être directe et franche ou tourner autour du pot. Non, ça lui ressemble pas, directe même si elle peut proposer un petit détour si ça lui plaît.
« Qu'est-ce que tu veux faire ensuite? Je... je pensais... qu'on pourrait... a... aller chez moi? Halala oublie ce que je viens de dire, tu vas me prendre pour une de ces adolescentes de maintenant qui invitent n'importe quel garçon chez elle dès le premier jour! »
Rougissant et gêner, elle détournait son regard. Comment avait-elle pu dire ça aussi facilement? C'est sur qu'elle va la trouver changée comparé à la petite élève studieuse de l'époque. Et dieu sait qu'elles n'étaient pas sans savoir ce qui allait se passer le plus souvent en faisant ça. Toutes n'étaient pas comme ça, celles sérieuses comme Aoki ou d'autres qui ne font ça que par amour en attendant le bon moment mais elles sont aussi nombreuses à le faire.
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Aoki a l'air d'apprécier ma tenue. Une sur deux c'est pas si mal. Moi je suis toujours aussi mal à l'aise mais je le cache de mon mieux. La veste et l'écharpe qu'elle me tend ne m'aident pas vraiment. Ensuite j'ai à peine le temps de sourire à son petit trait d'esprit que nous passons en caisse. En sortant de la boutique je me retrouve en plein cauchemar. À chaque pas j'ai peur que cette minuscule jupe remonte pour laisser voir ma culotte. L'air froid sur mes jambes me fait déjà frissonner. Et la panique appelant la panique tout s'enchaîne.
Ça file et ça cogne dans ma tête sans s'arrêter. Qu'est-ce qui m'a pris de l'embrasser ? Elle n'a pas fui ni hurlé alors je ne pense pas avoir brisé notre amitié, pas pour l'instant. Mais où ça va nous mener ? Ça me fait peur soudain. Je n'ai jamais eu une autre amie comme elle. À l'époque on ne parlait pas beaucoup mais c'était suffisant. Le peu que nous échangions venait naturellement et on s'en contentait sans peine. Mais ce n'était pas la seule raison que j'avais de ne pas pousser plus loin nos rapport. Aoki était une élève sérieuse, trop de l'avis de la plupart des gens. De mon côté je passais mon temps libre à m'envoyer en l'air. Entre les coups d'un soir, les petites relations et mes colocataires il n'y avait pas de jour sans. Je ne voulais pas risquer de l'entraîner là-dedans au risque de bousiller touts ses efforts... et surtout de lui briser le cœur.
Elle a changé depuis le temps. Le problème c'est que je suis toujours la même : un cœur d'artichaut avec le diable au corps. Après toutes ces années je n'étais pas certaines de pouvoir encore m'appuyer sur les bases de l'époque. Et au lieu d'être prudence j'ai tout dynamité. Mais qu'est-ce qui m'a pris de l'embrassé ?
" Qu'est-ce que tu veux faire ensuite? Je... je pensais... qu'on pourrait... a... aller chez moi? Halala oublie ce que je viens de dire, tu vas me prendre pour une de ces adolescentes de maintenant qui invitent n'importe quel garçon chez elle dès le premier jour! "
J'essaie de sourire mais c'est encore la panique là-haut. Et qu'est-ce que je peux faire de toutes façons ? La planter là pour rentrer faire le tri dans ma tête ? Au moins je pourrai enfiler des vêtements moins racoleurs, mais ensuite je n'aurais plus qu'à fuir Aoki comme la peste jusqu'à la fin de mes jours. On a vu mieux pour sauver une amitié. On ne peut plus faire marche arrière, ni elle ni moi. Pour le meilleur ou le pire ? Autant le découvrir rapidement. Allez ! Un grand sourire. Ça ne va pas forcément tourner à la catastrophe.
" Ça me fait très plaisir que tu m'invites, Aoki-chan. "
Je m'approche d'elle et passe mon bras autour du sien. C'est surtout moi que je cherche à rassurer. Je veux sentir au plus près la présence de quelqu'un qui ne pense pas seulement à ce qu'il y a sous mas mini-jupe.
" Et on est pas des lycéennes écervelée, on est des grandes filles. "
Mais filez-moi une agrafeuse que je cloue ma grande gueule ! Comme si j'avais pas assez de mal à cacher que je suis à cran : je m'en rajoute toute seule. Des grandes filles ? Après ce qui s'est passé, si ça ressemble pas à de rentre-dedans... Parce que j'ai beau paniquer, l'excitation n'est pas retombée. J'espère qu'elle n'a pas tellement changé, parce qu'une fois seule avec elle je sais que je vais craquer. Ce que j'ignore encore c'est comment.
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Aoki était assez étonnée par ce soudain baiser qu'elle lui avait donné mais elle semblait bien avoir avalé la pilule même si elle restait encore méfiante. Plutôt, elle se posait des questions sur la suite? Qu'allaient-elles faire? Se mettre ensemble? Rester amie comme si rien ne s'était passé? Elle l'ignorait car même embrasser, elle ne l'avait jamais fait avec quelqu'un qu'elle considérait vraiment comme son amie. C'était arrivé entre collègues, même bien plus loin qu'un simple baiser mais elle savait que c'était pour un soir et au boulot ça ne la dérange pas plus que ça. Mais voilà, là, c'était Hitomi, pas une de ses collègues de travail. Malgré que durant des années il ne se Soit jamais rien passé entre elles, c'était surement elle qui en savait le plus sur Aoki, en terme de vie privée. Alors, comment gérer ça? Hitomi lui tenait le bras après sa remarque pour lui dire que ça lui faisait plaisir et qu'elles n'étaient pas des petites filles. Oui, elle avait raison, entre adultes, elles savaient comment réagir à ce genre de situation... non? Au moins, Yamagachi avait l'air de le savoir?
Marchant dans les rues en sa compagnie, elle était perdue dans ses pensées et la route était plutôt silencieuse. Sans le savoir, elles avaient le même problème vis-à-vis de l'autre. Comment allait se passer leurs relations après ça? Hitomi restait silencieuse et assez pensant là-dessus. Aoki y voyait plus un malaise mais elle n'osait rien dire à son amie. Ce silence la gênait plus qu'elle ne le pensait et c'est en passant par le parc assez tranquille vers ses heures là qu'Aoki décida enfin de lui poser la question. Espérons qu'elle soit juste un peu parano sur les bords et que c'est juste elle qui se sentait bizarre. Son bras toujours contre celui de son amie, elle hésitait un peu mais elle n'allait pas la mordre quand même! Puis elle ne risquait rien avec cette question!
« Hitomi-chan... je... j'ai l'impression que... quelque chose cloche depuis... ce baiser... je sais pas si c'est moi mais... je te trouve bizarre? Tu es sur que ça va? Tu sais... même si j'ai un peu changé depuis notre première rencontre, je sais toujours écouter et aider mes amies alors si ça peut te détendre, parle-moi de ce qui te tracasse hein? Je serais toujours là pour t'aider, Hitomi-chan. »
Avec ses mots, elle conclut avec une étreinte sur la jeune femme, passant ses bras autour d'elle, elle posait sa tête sur l'une de ses épaules en souriant. C'était agréable mine de rien. Elle resta ainsi, jusqu'à ce qu'elle se décide à lui parler de son problème, ou non. C'était à elle de voir si elle déballait ce qu'elle avait ou non?
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Je devrais peut-être tout chambouler pour l'entraîner dans les bois. Si on continue comme ça on sera toutes les deux sur les nerfs en arrivant à son appartement. La revoir a tiré un fil dans mes souvenirs, toute une période de ma vie qui remonte. Ça lui fait sûrement la même chose. Et cédant à l'impatience j'ai tout bouleversé pour nous deux. Avec une inconnue ça n'aurait pas posé de problèmes. Mais avec Aoki tout est différent. Un petit détour par la forêt nous aiderait peut-être respirer, faire un peu le tri chacune de notre côté sans avoir à se séparer.
Soudain Aoki prend une grande inspiration.
" Hitomi-chan... je... j'ai l'impression que... quelque chose cloche depuis... ce baiser... je sais pas si c'est moi mais... je te trouve bizarre? Tu es sur que ça va? Tu sais... même si j'ai un peu changé depuis notre première rencontre, je sais toujours écouter et aider mes amies alors si ça peut te détendre, parle-moi de ce qui te tracasse hein? Je serais toujours là pour t'aider, Hitomi-chan. "
Je reste un instant à la regarder comme... comme une conne, il faut bien le dire. Aoki me prend dans ses bras et pose la tête sur mon épaule. Heureusement que je me suis déjà assez dit que par ma faute les choses devenaient bizarres, enfin "bizarres" par rapport à notre vie d'étudiantes. Je sais très bien à qui m'en prendre, ce qui coince c'est le reste. Parce qu'il en reste, et beaucoup. À l'époque il m'était vite venu à l'esprit qu'elle serait une amie bien plus proche qu'elle ne le montrait. Un soutien indéfectible face à l'adversité. Mais tout le problème est là : je ne lui ai pas parlé à l'époque.
Et merde, je sens que ça remonte. J'essaie de penser à autre chose. Comme ça dans le parc, dans les bras l'une de l'autre, avec à la mains nos sacs de la boutique de vêtements : on doit pas avoir l'air fines. Pas assez drôle, il faudrait qu'au moins une de nous est un pélican posé sur la tête pour m'arracher une seconde à mon tourment. En attendant je passe mes bras autour de sa taille pour me serrer contre elle. J'enfouis mon visage dans ses cheveux pour profiter de cette accolade. J'avais oublié à quel point c'était bon d'être dans les bras d'une amie. Depuis mon arrivée à Seikusu je suis passée par pas mal de bras, mais surtout par jeu. La tendresse que je ressent en ce moment me manquait plus que je ne croyais.
Mais ça ne chasse pas le problème, bien au contraire. Il y a encore quelques secondes je me demandais comment les choses évolueraient dans les heures ou les jours à venir. Maintenant c'est une question de secondes. Il va bien falloir qu'on se sépare. Il va bien falloir que je réponde. Inutile de mentir : je ne suis pas douée pour ça, moins encore face une personne que je connais. Ce n'est pas un hasard si j'ai du assumer toutes mes bêtises de gamine. Qu'est-ce que je dois faire ? Tout lui raconter ? Non, ça je ne peux pas. Surtout pas ici et maintenant.
C'est la première fois que je vis un truc pareil, à Seikusu en tous cas. Parce que si je recule, d'une manière ou d'une autre, je perds plus qu'une simple occasion de m'envoyer en l'air. Toutes ces vieilles histoires m'ont déjà coûté assez cher : hors de question que je leur sacrifie Aoki, en tous cas pas sans me battre.
" Merci, Aoki. "
Je profite encore un moment de son étreinte, j'y cherche le courage d'affronter la suite. Je vais devoir jouer serrer, à tel point qu'elle pourrait m'en vouloir par la suite. Mais c'est tout ce qui me reste pour sauver nos retrouvailles. Finalement je m'écarte, comme si je quittais mon lit contrainte et forcée après une nuit trop courte. Sa chaleur me manque déjà.
" Je ne voulais pas te gêner, c'est juste que... Quand je suis venue à Seikusu j'ai... En fait tu es la dernière personne que j'espérais croiser et... "
Merde ! Je préfère le penser que le dire. Je m'enfonce à vue d'œil. Je souffle un bon coup. Après tout ça peut pas être si grave. Il suffit que je me concentre un peu.
" Ce que je veux dire c'est que... Il y a beaucoup de choses que je ne t'ai pas dites à l'époque. Mais j'avais peur de... "
Peur de quoi ? Pour les sales histoires j'avais peur d'en reprendre un dose chaque fois que je verrai son regard compatissant. Mais pour le reste...
" À l'université j'étais pas aussi sage que toi et... "
Des mois à me retenir alors que je passais des heures avec elle. Ensuite des années à me demander si j'avais raté une belle occasion, et à me dire que finalement j'avais mieux fait de ne pas tenter. Tout ça pour en revenir à la case départ. Tant pis, cette fois il faut que ça sorte.
" Tu m'attirais déjà beaucoup à l'époque, et plus on se voyait plus j'avais envie de te le dire. Mais j'avais peur de briser ce qu'il y avait entre nous... Ou pire, parce que je t'aurais sans doute aussi brisé le cœur. "
Il est déjà difficile de séparer le physique des sentiments, alors quand il y a déjà des sentiments à la base... Je vivais avec deux filles et un garçon. Un carré amoureux vraiment bordélique mais aussi soudé qu'une famille. De quoi concasser la petite Aoki comme une olive. Plus que le reste c'est ça qui me tracasse. Je pourrais encore bredouiller des excuses et m'enfuir. Les regrets je sais gérer. Mais ouvrir autre chose que mes cuisses : ça je n'en ai pas vraiment l'habitude, pas pour de vrai. Je relève finalement les yeux vers elle.
" Je suis désolée. Te retrouver comme ça, par hasard... Je sais que j'aurais pas du t'embrasser, mais j'ai pas résisté... Je voulais pas encore cacher ce que je ressents pour toi... Tu es une de mes meilleures amies, une des rares. Mais tu me plais tellement que... Je me suis pas dit que c'était peut-être trop... En tous cas pas sur le moment. "
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Durant cette journée, Aoki avait eu la chance de retrouver sa seule véritable amie qu'elle n'avait pas revue depuis la fin de ses études, une année avant pour être exacte. Et maintenant que c'était chose faite, les choses semblaient aller un peu plus vite ce qui n'était pas au goût de son amie qui semblait assez bouleversée par son geste. Collé à elle, Aoki l'enlaçait en posant sa tête contre son épaule en lui proposant de lui parler si jamais elle le voulait, ce genre de chose faisait souvent du bien surtout avec des personnes qu'on apprécie. Aoki ne voulait en rien briser cette amitié et préférait de loin rester ainsi plutôt que de ne plus pouvoir faire demi-tour. C'est juste que sa proposition semblait logique après ce petit baiser. Ce n'était pas un simple baiser spontané pour elle, elle sentait autre chose cachée derrière. Sentant ses mains autour d'elle à son tour, ça la rassurait déjà un peu, elle qui pensait que quelque chose venait de se briser avant même sa proposition, ça prouvait par ce simple geste que non. Après un petit remerciement, elle se séparait d'Aoki qui la laissait faire, se disant que ce n'était pas une fuite, juste un peu de recul pour parler en ayant moins de... pression. Bon nombre de gens étaient passé devant ses deux jeunes femmes enlacées en se posant surement des questions mais la jeune femme les ignorait royalement.
« C'est plutôt une chance de se retrouver là, non? C'est sur que je pensais pas non plus te revoir après tant d'années, pas ici en tout cas. »
Oui, c'est sur que retrouvé Hitomi lui était venue plus d'une fois en tête, avec tous ses réseaux sociaux, les moyens mis en place avec internet et tout, elle aurait pu la retrouver plus tôt mais elle ne l'avait jamais vraiment fait, sans savoir vraiment pourquoi non plus? Juste après cela, c'était le début des révélations bien qu'Hitomi ait un peu de mal à avouer ses sentiments envers Aoki, tournant autour du pot sans trop être directe. La jeune femme resta silencieuse, ne voulant pas la couper dans son élan. Pour ce qui était des rumeurs sur sa vie lors de leur rencontre, elle avait toujours ignoré ses rumeurs et remettait même parfois ses langues de vipères à leur place! Lors de leur rencontre, elle n'était pas dupe, elle voyait bien que l'amitié avait laissé une petite place pour autre chose mais à l'époque, Aoki n'avait pas encore l'esprit si libre. Trop de place pour les études et une petite place pour les amis, il n'y en avait plus pour les relations amoureuses. Il est donc possible que malgré ses sentiments actuels, elle aurait pu rembarrer Hitomi par pur caprice. Elle aurait été bien conne de la repousser pour un diplôme qu'elle aurait surement eu avec ou sans relation amoureuse! Mais au moins c'était fait, elle avait dit ce qu'elle avait sur le cœur, peut-être à présent son tour de tout avouer et donner sa réponse.
Reliant ses mains entre elles, elle était un peu intimidée, sa dernière confession lui avait fait perdre sa virginité avec un type qui l'avait largué mais Hitomi n'était pas pareil. Puis elle ne pouvait pas la laisser ainsi sans donner de réponse, ça serait injuste et peut-être insupportable pour elle?
« Ce que tu viens de me dire me touche Hitomi-chan... Oui, je m'attendais pas vraiment à tant... de sentiments mais au fond, je devais m'en douter un peu? C'est vrai que le baiser, je ne m'y attendais vraiment pas mais c'est aussi ça qui nous mène à avoir cette discussion. »
Aoki se rapprocha un peu d'elle, pas pour l'enlacer de nouveau pour être juste un peu plus proche de son amie.
« Tu as surement fait le bon choix en faisant preuve de patience... ou d'abstinence de moi dans un sens. Ça peut te paraître bizarre mais à l'époque, même si je te trouvais déjà belle, je pense que j'aurais dit non à toutes tes avances... ça n'aurait peut-être rien changer à notre amitié mais qui sait... Mais aujourd'hui, après ses quelques heures ensemble, je peux surement te dire ses mots que je n'avais plus prononcé depuis des années. Oui, je pense sincèrement ce que je vais te dire Hitomi mais... Je t'aime... Enfin sans vouloir te faire de la peine, je reconnais que je suis un peu dans le flou mais ça n'empêche pas que je pense ce que je dis à l'instant. Je dois te paraître stupide ou indécise mais c'est la vérité. »
Elle ne pensait pas changer d'avis demain mais elle avait peur de faire encore cette connerie de dire je t'aime et d'en souffrir ensuite. Hitomi semblait sincère et elle ne pensait pas que son amie lui ferait de mal avec ça un jour mais l'avenir n'est jamais écrit à l'avance. Se rapprochant un peu plus d'Hitomi, elle déposa sa tête près de son cou, ses mains sur les épaules, elle voulait profiter un peu d'un moment innocent mais fort en émotion. Peut-être le début d'une nouvelle véritable histoire d'amour pour Aoki? Elle espérait ne pas avoir trop troublé son amie avec sa révélation?
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Elle m'aime. Je pensais bien qu'elle ressentais quelque chose pour moi, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle le dise si simplement. C'est... vertigineux. Elle m'aime. J'ai rien entendu de ce qu'elle a dit après, j'ai déjà oublié ce qu'elle a dit avant. À l'époque elle n'aurait pas dit ça en l'air, et je n'imagine pas qu'elle ait changé à ce point. Mais depuis ce baiser tout s'enchaîne. Dès qu'une de nous ouvre la bouche c'est pour faire un bond dans l'inconnu. Qu'est-ce qui nous prend ? Je ne sais pas pour elle mais j'ai de plus en plus peur de ce que je dis et de ce que je ressens. Je ne peux pas m'en empêcher. Est-ce que je deviens folle ou est-ce que je le suis déjà ?
Aoki a l'air aussi angoissée que moi quand elle me rejoint. Qu'est-ce qu'on peut répondre à ça ? Comment on peut rassurer quelqu'un quand il n'y a plus moyen d'être prudente ? Ce n'est pas moi que j'ai peur de faire souffrir dans cette histoire. Soyons honnête une minute : je suis accro au sexe. La seule chose qui me distingue d'une nymphomane c'est que je prends du plaisir à m'envoyer en l'air. Est-ce que je peux envisager ne serait-ce qu'une seconde de choisir entre elle et les autres ? Les hommes et les femmes que je connais, ceux et celles que je n'ai pas encore rencontrés. Si elle me le demandait je serais bien capable d'essayer. Parce que je ne doute pas une seconde de ses paroles.
Je passe les bras autour d'elle et la serre contre moi, reposant ma tête contre la sienne. C'est tellement agréable de sentir son corps blotti contre le mien. C'est si bon, si naturel, comme si il n'avait jamais du en être autrement. Je voudrais lui dire que je l'aime aussi, en toutes lettres cette fois. Mais il y a encore tant de questions sans réponses. Et depuis le temps que je baise à tort et à travers, est-ce que je me souviens seulement de comment on fait l'amour ? Est-ce pour elle je saurais retrouver ce "truc" qui dit qu'il y a plus ? Merde. Ça devait finir par arriver : à force de jouer avec le feu voilà que je brûle, et pas de la façon que j'imaginais au départ.
" Je... "
J'ai les larmes aux yeux. Je sens que ma tête va exploser, si mon cœur jaillit pas de ma poitrine avant. Pas ici ! Pas maintenant ! On attire déjà bien assez l'attention. Avec une autre je n'aurais pas eu peur de me donner en spectacle. Mais entre Aoki et moi les choses sont encore tellement fragile, et déjà si précieuses. Je sens ma gorge qui se serre comme si mon propre corps voulais m'empêcher de parler. J'ai peur, Aoki. Rien qu'en te prenant dans mes bras j'ai l'impression de te trahir. Si je m'enfuis je le regretterai toute ma vie. Si je reste, et si je finis par te blesser, je ne me le pardonnerai jamais. Mais en me taisant c'est moi-même que je trahis.
" Je t'aime, Aoki. "
Est-ce que je devrais me sentir soulagée ? Parce que c'est tout le contraire. Respire, Hitomi ! Il faut s'arracher de là, et le plus vite possible. Je baisse un peu la tête pour approcher de son oreille.
" Je crois qu'on a besoin d'un peu d'intimité. Filons d'ici. "
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Le plus important était dit, elle avait avoué ses sentiments qui devaient dater depuis l'époque de leur jeunesse mais comme tout hormis les études, passaient au second plan, elle n'aurait pas pu le lui dire mais aujourd'hui, c'était différent. Elle avait un appartement ou elle vivait avec deux animaux de compagnie, un travail qui lui plaisait en général et où elle était sûre de pouvoir évoluer si le cœur le lui dit. Elle avait bien sur eu de nombreuses relations depuis la fin de ses études, plus ou moins longues avec plusieurs personnes différentes. Que ce soit des hommes, des femmes, des jeunes, des riches, des timides, parfois plusieurs en une seule soirée, oui, elle avait vraiment essayé beaucoup de choses. Mais se mettre dans une relation avec une femme, vraiment, c'était nouveau pour elle a vrai dire. Elle pourrait très bien se mettre vraiment dans le bain mais dans sa vie, son cœur avait déjà été briser une fois et depuis, elle avait peur de devoir le réparer une seconde fois. Avec Hitomi, elle ne pensait pas à mal, elle savait que si une histoire d'amour avait lieu entre elles, elle allait être heureuse mais cela lui serait-il suffisant?
N'allez pas croire qu'Aoki était une de ces nymphomanes qui avait besoin de sept partenaires différents en sept jours mais si un jour, un petit quelque chose d'important manquait entre elles? Pourquoi déjà penser à cela, elle n'avait qu'à saisir l'instant présent et en profiter! Puis elle était si bien contre elle, sentir sa chaleur, son odeur, pourquoi penser déjà au négatif? Entendre de nouveau ses deux mots, la jeune femme était aussi touché qu'une adolescente devant la partenaire de ses rêves! Elle serra Hitomi un peu plus fort avant que cette dernière ne réclame un peu d'intimité car les passants commençaient à se faire plus nombreux alors qu'il était vide avant leur pause. Elles attiraient du monde ou quoi? D'un simple signe de la tête, elle s'agrippa au bras de son amie avant d'entamer la marche vers son appartement. À moins que celui d'Hitomi ne soit plus proche?
« Hitomi-chan, je voulais savoir quelque chose? Tu habites loin? Mon appartement n'est pas très loin d'ici si chez toi c'est plus proche, autant gagner un peu de temps, tu penses pas? »
Elle était si heureuse de pouvoir enfin passer à l'acte avec elle! Le baiser l'était aussi et c'est pour cela qu'elle fut assez choqué par ce geste. Un fantasme caché qui venait de se réveiller, ça avait de quoi surprendre n'importe qui! Marchant vers la demeure la plus proche, Aoki semblait bien plus heureuse à présent même si cette journée n'avait été qu'une succession de bonne nouvelle, ses derniers instants, c'était presque aussi bon que leurs retrouvailles! Avançant dans les rues de la ville, la jeune femme fut prise d'une envie surtout en tournant dans une rue totalement déserte. Pas un rat dans un rayon assez large pour lui laisser le temps de savourer. Se collant au mur avec Hitomi, elle se mit doucement sur la pointe des pieds pour cueillir un doux petit baiser sur la bouche de son amie, savourant chaque seconde où leurs lèvres se collaient l'une à l'autre. C'était un petit moment d'intimité qui bouillait en elle.
« Désolé, j'en avais tellement envie... on peut reprendre la route maintenant... à moins que tu ne veuille continuer un peu... »
Son index glissa le long de sa joue avec un regard doux et aguichant. Si c'était officiel et qu'elle pouvait se dire qu'elle sortait avec Hitomi, elle devrait lui parler de ses points noirs car tout n'était pas aussi rose que lorsqu'elle était Aoki l'étudiante. Avec tout ce qu'elle avait pu faire, elle n'avait pas envie d'être prise comme une détraquée sexuelle et même pire, une pédophile! Si l'ont s'en tient aux textes, un mineure reste un mineur même proche de la majorité! Enfin, il y avait un temps pour cela et mieux vaut pas ramener des nuages noirs sur ce beau soleil qu'était ce début de relation.
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" Non, j'habite de l'autre côté du parc, près du lycée. "
Le simple fait qu'elle m'ait prise par le bras pour recommencer à marcher m'a donné un coup de fouet. Maintenant que nos sentiments sont partagés je frissonne en marchant. Même ce qui devrait m'inquiéter n'arrive pas à troubler mon excitation. Il faudra bien que je lui dise à qui elle vient d'ouvrir son cœur, et inversement. Il reste des choses à découvrir, peut-être pas très reluisantes. Mais je m'en tape ! J'ai presque envie de le crier à tous les passants qui s'étaient arrêtés en nous voyant.
Je suis amoureuse ! Elle est amoureuse ! Alors les fantômes et les doutes : vous dégagez tout seuls ou c'est à coups de pieds aux fesses ! Je me sens tellement bien. Il n'y a pas à dire ce qui se passe est trop simple. Pas trop simple pour durer : trop simple pour que je laisse quoi que ce soit le gâcher. En tous cas elle ne le gâche pas. À la première occasion elle m'entraîne contre un mur pour m'embraser, doucement du bout des lèvres.
" Désolé, j'en avais tellement envie... on peut reprendre la route maintenant... à moins que tu ne veuille continuer un peu... "
Je suis un peu surprise, mais pas gênée ou effrayée, loin de là. Elle me caresse la joue et m'offre un regard pétillant, aguicheur. Pour toute réponse, et c'est bien suffisant je trouve, je passe une main dans son dos et une autre derrière sa nuque. Mes doigts glissent dans ses cheveux pour l'attirer à moi. Nos lèvres se rencontrent à nouveau. Mais c'est fini les petits bisous d'étudiantes. Cette fois je n'hésite pas à avancer ma langue à la recherche de la sienne.
Je ne veux pas continuer, je veux aller plus loin. Pour ça il va falloir reprendre la route. Mais pas avant de lui faire goûter ce que je lui réserve. Ce baiser passionné n'est qu'un début. J'espère qu'on est bientôt arrivées parce que je veux caresser autre chose que ses vêtements en l'embrassant. Je veux poser les lèvres ailleurs que sur les siennes et qu'elle en fasse autant. Avant de discuter de choses qui pourraient fâcher, je veux lui donner le meilleur de ce qui nous arrive.
Après ce long et délicieux baiser, je viens à nouveau murmurer à son oreille.
" Désolée mais... En fait je suis pas désolée. "
Et il n'y a pas de quoi. Elle n'est pas une de mes élèves, elle ne l'est plus ou ne l'a jamais vraiment été. En tous cas cette barrière n'a pas lieu d'être entre nous. Rien ne peut nous retenir pour l'instant. Bien sûr ça ne va peut-être pas durer. Je vais peut-être découvrir des choses sur elle qui vont me hérisser le poil, quoi que je pense plutôt à l'inverse. J'ai beau me dire qu'elle a changé, qu'elle s'est épanouie avec le temps, je reste quand même une obsédée de classe internationale. Et je ne me vante pas : je passe mes vacances aux quatre coins de l'Europe, et pas pour la beauté des paysages.
Je la relâche enfin pour la prendre par la main, avec un grand sourire et un regard au moins aussi tentateur que le sien.
" Allons-y ! "
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Près du parc et du lycée? Dire qu'elles habitaient si près l'une de l'autre sans le savoir? Dingue cette histoire! Enfin, Aoki décida plutôt de l'emmener chez elle, elle savait que tout était en ordre puis elle n'aimait pas allez chez les autres sans invitation. Elle avait un grand lit, cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas dormi aux côtés d'une femme qu'elle aimait, ça allait faire un peu de compagnie pour Rex et Kumaneko, au moins ils pourront la voir quelques minutes. Elle n'allait donc pas pouvoirs s'occuper d'eux ce soir, ils voulaient le bonheur de leur maitresse après tout! Après ce petit baiser au coin d'une rue déserte, elle s'excusa avant de savoir si ça la dérangeait ou non et son baiser en guise de réponse fut très convaincant. Il n'était pas comme le sien, encore assez timide et gêné, le sien était plus adulte et bien mieux! Sa voix près de son oreille lui filait un frisson de plaisir ressenti dans tout son corps avant qu'elles ne reprennent la route vers son apparentement. La jeune femme ne se gênait pas pour tenir la main de son amie qui était à présent bien plus pour elle.
Après avoir traversé bon nombre de rues, Aoki lui indiqua le grand bâtiment résidentiel dans lequel elle habitait. Elle poussa les deux portes de sécurité avant d'atteindre l'ascenseur pour grimper plusieurs étages avant d'atteindre le sien et ce ne fut que devant la porte, qu'elle se retourna vers elle, bien décider à lui jouer une petite blague! Tomberait-elle dans le panneau? C'était une autre question!
« Hitomi-chan, avant que tu me juges, je dois t'avouer que je ne suis pas seule dans mon appartement... En fait, je vis avec deux autres personnes assez... spécial... »
Malgré un semblant de sourire – amusé ou gêné? - elle semblait bien jouer le jeu! Reste à savoir si ça allait fonctionner ou non...
« Ils sont très gentils et je suis sûr que tu vas leur plaire mais comme je suis là, tu n'as rien à craindre. »
Tournant la clé dans la porte, elle n'offrait pas plus de précision, laissant le cerveau d'Hitomi imaginer toutes sortes de choses! Des enfants cachés, des colocataires libertins, des parents envahissant, elle pouvait faire travailler son imagination, elle n'allait le lui dire qu'une fois la rencontre faite, rencontre qui ne tarda pas! Poussant la porte, un gros berger allemand était derrière la porte, remuant de la queue en voyant Aoki revenir à la maison. Elle fit trois pas pour rentré, plier les genoux pour se mettre à la hauteur de son brave toutou qu'elle caressa en souriant.
« Voilà déjà Rex, il est aussi gentil qu'il est mignon! Ha, j'espère que tu n'est pas allergique aux chats et chiens? »
Invitant Hitomi à rentré, elle passa rapidement dans le salon pour caresser Kumaneko, un chat marron à la queue coupé qui dormait paisiblement d'un œil sur le canapé, observant sa maitresse et son invité. Elle restait à dormir pour le moment, sachant qu'un invité signifiait une gamelle en retard.
« Dépose tes affaires où tu veux, je ne suis pas maniaque pour ce genre de chose. Tu veux quelque chose à boire? Une petite visite? »
Un grand sourire heureux sur les lèvres, son appartement n'était pas très grand mais bien suffisant pour une femme seule aux revenues plus haut que la moyenne. À la gauche de l'entrée, il y avait une cuisine assez classique avec le frigo comportant quelques sodas, de l'eau et un peu d'alcool. En face de la porte d'entrée, c'était la porte du couloir qui menait sur les toilettes à droite, la salle de bain à gauche et sa chambre tout droit. Une chambre bien rangé, classique aussi. Pas de nounours d'une enfance encore présente, pas de photo d'amis sur son bureau, juste une lampe et un livre. Une petite bibliothèque comportant toute sorte de roman, quelques CD aussi et une armoire avec ses affaires. Le lit était bien assez grand pour deux et semblait plus que confortable! Quant au salon, il était assez espacé, un canapé bien apprécier par ses deux amis qui avaient leurs couvertures et leurs petits coins préférer. Une grande télé, quelques DVD aussi, une petite chaine et bref, tout ce que l'ion trouvait dans un salon. Se rapprochant d'Hitomi, elle n'hésitait pas à se coller à elle, ses mains passant sur ses hanches avec un sourire aguicheur, le même que celui dans la rue.
« Maintenant, nous sommes seules Hitomi-chan. Et personne ne viendra nous déranger... veux-tu que l'on fasse quelque chose de spécial? Parler sérieusement ou bien, autre chose de plus a-mu-sant... »
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La vache ! J'ai bien fait de pas l'inviter dans mon appartement de prolo ! Si côté cœur ça n'a pas l'air d'être ça, ou plutôt ça ne l'était pas avant que j'arrive, côté boulot ma petite Aoki a l'air de bien s'en tirer. Un sas à l'entrée, un vrai hall, et un ascenseur en plus. Mais en arrivant devant la porte de son appartement elle commence à m'inquiéter.
Aïe, un quelqu'un chez elle ! Ouch, deux quelque deux chez elle ! Et spéciaux en plus... Ils vont m'adorer... Mais j'ai intérêt à rester dans la même pièce qu'elle, sinon j'aurais à craindre... Ok ! Alors qu'est-ce que vais découvrir ? Des enfants ? Un mari ? Des parents ? Non, sans doute juste des colocataires...
Des colocataires ? Collègues du milieu de l'art salaces au possible ? Ou deux de ses fameuses stars en herbes qui vont pas nous lâcher la grappe ? Des assistants psychotiques qui vont m'A-DO-RER devant elle et m'étouffer avec les coussins du canapé dès qu'elle aura le dos tourné, parce qu'ils font une fixette malsaine sur leur patronne qui les remarque à peine et dont j'ai ravi le cœur en moins de quatre heures ? Rien que de penser à celle-là j'ai du mal à respirer.
Il serait pas temps de me demander si j'ai pas été un peu trop submergée par l'émotion ? Petite introspection... Non, c'est bon, je ressens bien ce que je ressens. Elle sourie avec un air un peu désolé et une vague touche d'inquiétude. J'ai à peine le temps de me dire que quelque chose sonne faux dans l'expression qu'elle m'adresse que la porte s'ouvre. Je soupire de soulagement en remarquant le chien, puis je me dis qu'il est quand même gros. En fait quand Aoki s'agenouille devant lui il est presque aussi haut qu'elle. Mais il a l'air gentil, Rex.
" Ha, j'espère que tu n'est pas allergique aux chats et chiens? "
Je lâche un éternuement, juste pour la voir s'inquiéter un petite seconde. Mais elle comprend vite ma petite revanche quand j'entre pour venir gratter la tête de Rex qui lève le museau pour renifler ma main.
" Non, pas du tout. J'avais un chien quand j'étais petite... "
Un grand machin croisé sur je sais pas combien de génération, et au poil roux irlandais ! Une patte, jusqu'au bout. Je préfères enchaîner plutôt que de penser à des choses tristes.
" ... Et le coin était infesté de chats sauvages. "
Des saletés mauvaises comme des teignes dont mon gros toutou-warrior me protégeait. C'est moins triste mais je préfères éviter d'y penser. Et je voudrais pas faire de la peine à Aoki-chan avec des détails. D'autant qu'elle a aussi un chat qui paresse en nous fixant à tour de rôle. Le laisse les sacs de la boutique au pied d'un fauteuil du salon. Elle me fait ensuite ensuite une petite visite, dont je profite pour boire un verre d'eau. les émotions ça donne soif.
Par moment je trouve son appartement un peu tristounet. Peut-être parce qu'il n'y a aucune photo ? Ou que tout est impeccablement rangé ? J'ai toujours vécu dans le bazar, le mien ou celui de mes proches. Voilà quelques histoires que je pourrais lui raconter, mais on est pas pressées... Oui plutôt si, justement. Elle ne tarde pas à me prendre par les hanches avec ce sourire qui me ferait presque hésiter à l'embrasser.
" Maintenant, nous sommes seules Hitomi-chan. Et personne ne viendra nous déranger... veux-tu que l'on fasse quelque chose de spécial? Parler sérieusement ou bien, autre chose de plus a-mu-sant... "
Je baisse la tête pour être sûr que je ne suis pas en train de poser le verre à côté de la table. Puis je me redresse pour répondre. Ma main droite se glisse sous son bras pour venir doucement appuyer dans son dos, la gauche monte derrière son épaule jusque sous ses cheveux. Je l'embrasse comme dans la rue, plus encore. Je fait durer le plaisir. Je n'hésite pas à masser doucement son dos en pressant son corps contre le mien, que je retiens pas d'onduler un peu comme pour la caresser. Je finis par écarter mon visage du sien, je me penche même un peu en arrière alors en laissant ma main redescendre le long de son bras. Je fronce un peu les sourcils pour avoir l'air de réfléchir.
" Essaie de parler sérieusement pour voir ? Qu'on voit ce qu'on préfère. "
Enfin, c'est surtout pour elle. Je crois que je me suis faite ma propre opinion : parler sérieusement c'est bon quand on est trop fatigué pour faire autre chose...
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Proposant deux solutions possibles à Hitomi, Aoki lui laissait le choix de passer un peu de temps avec elle, surement dans un lit – pour faire quelque chose de spécial – ou parler un peu ensemble, afin d'en apprendre encore un peu plus. À vrai dire, elle penchait surtout pour s'amuser mais si jamais elle voulait parler avec son amie, Aoki n'était pas contre l'écouter et raconter sa vie. En guise de début de réponse, un long baiser fut partager ensemble, de nouveau! Douce et sensuelle, Hitomi baladait ses mains dans son dos et la jeune femme en fit de même bien que ses mains s'intéressaient surtout à ses hanches. Il faut dire que des filles en petite tenue, elle en voyait souvent donc elle savait ce qui était juger « beau » par les gens du métier ou non. Et Hitomi, elle avait de superbes hanches! Ses hanches ondulaient contre elle, sa main posée sur sa nuque qui remontait doucement dans ses cheveux, leurs corps serrer l'un contre l'autre. Aoki avait chaud, très chaud! Le baiser enfin terminé, sa petite amie optait plutôt pour parler sérieusement même si c'était pour se faire une idée. Autant faire d'une pierre, deux coups! Elle s'écarta un peu, gardant ses mains dans les siennes alors que son regard si heureux était connecté à celui de la rouquine.
« Eh bien je voudrais te laisser réaliser ton petit fantasme qui doit avoir pris la poussière depuis, celui où tu m'apprends autre chose que de l'anglais. J'étais peut-être moins instruite que la plupart des jeunes à l'époque mais je suis sûr que, comme tu as avoué que tu m'aimais, tu à des vues sur moi et pas seulement depuis nos retrouvailles. »
Posant son index sur les lèvres encore humides d'Hitomi, elle se rapprocha un peu d'elle pour rapprocher sa bouche de la sienne, à quelques centimètres. Sans pour autant l'embrasser mais la garder dans ses yeux.
« On va faire cela dans ma chambre, nous aurons plus de place pour nous amuser ensemble. »
Aoki recula une fois de plus pour partir prendre son sac où il y avait aussi les affaires qu'elle avait prises pour Hitomi. Roulant des fesses jusqu'à sa chambre, la jeune femme tournait la tête dans sa direction pour l'inviter d'un signe de la tête et pour lui mettre l'eau à la bouche.
« Viens, tu auras le droit de me voir dans ma nouvelle acquisition si tu me le demande gentiment, Hitomi-chan. »
Posant simplement son sac près de son lit, elle se posa dessus pour s'y allonger quelques secondes où elle se voyait déjà avec son amie, enlacer et bouillante, ça promettait d'être torride! Une fois redresser, elle gardait les jambes en tailleurs en posant ses mains à plat sur son lit, gardant la belle rouquine en cible.
« Tu peux me demander ce que tu veux Hitomi... je veux que cette journée, celle de nos retrouvailles soit aussi parfaite que tu aurais pu l'imaginer. »
Ses commodes comportaient beaucoup de sous-vêtements aussi osé que ceux en boutique si ce n'est plus encore pour certains. Hitomi pourrait lui demander autre chose que celui qu'elle avait pris en boutique, celui qui avait tout déclenché au final. Pour ce qui pourrait être de ses jouets privés, c'était bien caché sous son lit. Il ne faudrait pas que n'importe qui puisse trouver ça en fouillant un peu dans ses tiroirs! Mais pour le moment, être simplement avec elle serait suffisant, pas besoin de jouet en tous genres!
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Elle a vraiment changé, ma petite Aoki-chan froide et timide. Je ne suis pas en train de me faire des idées : elle m'aguiche et elle sait très bien s'y prendre. Elle me mène littéralement au doigt et à l'œil, en posant l'un sur ma bouche et l'autre dans mon regard. Mais quand elle essaie de me rappeler celle qui faisait fantasmer à la fac, je pense tout l'inverse. En plus c'est qu'elle se vante des sentiments qui m'ont torturée toutes ces années ! Et elle s'approche juste assez près pour me noyer dans ses grands yeux, emplir mon regard de son doux visage.
" On va faire cela dans ma chambre, nous aurons plus de place pour nous amuser ensemble. "
La suite logique se forme en une fraction de seconde dans ma tête. Chambre, lit, mon amoureuse et moi. Toutes seules. Toutes nues ! Mais pas la même Aoki qu'à l'époque, non. L'Aoki de l'époque n'avait ni ce déhanché ni l'audace de mettre ainsi ses courbes en valeur. Elle l'aurait peut-être eu pour moi si j'avais craqué ? Mais la question ne se pose plus. En tous cas je la suis vers la chambre, et mon désir n'en fini pas de croître. Je ne me retiens pas de dévorer du regard ses fesses en me demandant de quoi elles auraient l'air dans sa "nouvelle acquisition".
Le temps que j'entre dans la chambre elle se redresse déjà sur son lit, assise en tailleur et penchée en arrière, appuyée sur ses mains. De là où je suis elle a surtout l'air offerte toute chaude sur un plateau bien douillet. Raison de plus pour m'approcher alors qu'elle parle sans me quitter des yeux.
" Tu peux me demander ce que tu veux Hitomi... je veux que cette journée, celle de nos retrouvailles soit aussi parfaite que tu aurais pu l'imaginer. "
Lui demander tout ce que je veux ? J'ai déjà eu plus que je n'osais espérer, mais j'ai encore pas mal d'idées en réserve. Quand aux retrouvailles parfaites... Je la rejoint sur le lit, j'avance à quatre pattes pour venir lui donner un baiser du bout des lèvres. Puis je reste un moment comme ça, le visage penché sur le sien, tout aussi près que tout à l'heure.
" J'ai jamais imaginé qu'on se reverrait, Aoki. Je sais pas pour toi, mais depuis le début j'improvise. "
Et la trouille bleue que ça me collait a enfin fini par passer. Maintenant que je suis si près d'elle, que nous sommes seules et tranquilles, je n'ai plus peur de grand-chose. Qu'est-ce que j'ai été conne à l'époque ! Quand je pense à tout ce qui aurait pu mal tourner rien qu'aujourd'hui, au nombre de fois où j'aurai pu fuir et où elle aurait pu me repousser. Sans parler des petits à-côtés, comme une cliente ou une vendeuse de la boutique qui nous aurait surpris à nous bécoter, ou des passants dans le parc.
Mais bien sûr ça n'a rien à voir avec la fac. Nous n'avons plus rien à voir avec les deux étudiantes qui se tenaient à carreau. La preuve : on est quand même arrivées jusqu'au lit, et la seule raison pour laquelle on est encore habillées c'est qu'on ne pense pas qu'au sexe. Le sexe et les sentiments : l'éternel paradoxe. Ça doit être pour ça qu'on parle d'être "fou" de quelqu'un. En tous cas je suis folle d'elle, assez folle pour ne pas la toucher alors que mes lèvres sont si près des siennes.
" Je veux pas déterrer un vieux fantasme... Ou me creuser la tête pour trouver ce qui serait parfait... "
J'avance juste un peu pour approcher de son oreille, laissant au passage mon souffle caresser la peau de son cou.
" C'est toi que je veux, Aoki... Pas le fantôme de l'étudiante à qui je donnais des cours particuliers... ... Je veux t'embrasser, te toucher... Je veux encore te dire que je t'aime et que tu es la plus belle... Et... "
Soudain je me jette sur le côté pour attirer sur le dos, allongée sur les lits. Je me mets les mains devant les yeux. Tout à coup je suis aussi excitée qu'une gamine qui attend sa surprise d'anniversaire.
" Je veux aussi voir comment te va ta nouvelle culotte, mais je veux pas te voir nue avant. Dépêche-toi, s'il te plaît ! Vite-vite-vite ! "
Le lit tremblotte tellement je trépigne. Savoir qu'elle va se déshabiller dans la pièce où je me trouve, ça me fait tourner la tête. Maintenant que j'y pense je suis allongée où elle dort toutes les nuits...
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Depuis combien de temps la jeune femme ne s'était pas retrouvé dans son lit, prête à passer aux choses sérieuses alors qu'elle ressentait de l'amour envers sa partenaire? Pas juste l'envie de lui arracher ses vêtements mais le vrai amour, ce à quoi elle avait renoncé et qu'elle ne pensait pas revoir de sitôt. Au moins avec Hitomi, ça semblait solide! La voir ainsi, au-dessus d'elle avait quelque chose d'électrisant, un désir inavoué qui rendait cet instant encore plus brulant. Si à l'époque, ce genre de pensé lui arrivait tous les trente-six du mois, depuis sa rupture avec son premier et seul vrai petit copain, elle avait plusieurs fois rêvé de cette belle rouquine, de ce qui aurait pu arriver à l'époque si elle aurait lâcher ses bouquins quelques heures pour apprendre une autre matière bien plus intéressante que les mathématiques. Leurs lèvres si proches sans pour autant y avoir contact, elle lui avoua que tout ça n'était que de l'improvisation depuis le début de leurs retrouvailles. L'improvisation est importante surtout dans le métier d'Aoki. D'une petite voix douce et envoutée, la jeune femme aux cheveux courts était hypnotisée par les yeux de son amie... non... de sa petite amie.
« Je ne cache pas que je laisse libre cours à mes envies... continuons comme ça, ça nous a bien réussi jusque-là... »
Sentant son souffle chaud dans son cou, sa voix si prête de ses tympans, c'est fou ce que l'amour peut décupler ce genre de pulsion érotique! Un rien devenait une montagne grâce à ce sentiment! Aoki avait oublié à quel point cela pouvait être fantastique de ressentir son cœur battre si vite pour des choses qu'elle n'oserait même pas qualifier de préliminaire! Avouant de simple désir de la toucher, la sentir et... de la voir dans sa nouvelle petite tenue? En voilà une idée qu'elle est bonne! Et sa réaction digne d'une grande surprise, ça rendait ce simple changement de sous-vêtements si amusant et excitant. Se rapprochant de sa petite amie au regard caché par ses mains pour lui embrasser le creux de son cou, quelques petites bises pour l'encourager.
« D'accord mais ne triche pas surtout! »
Rentrant dans son jeu, elle avait prononcé cela de manière assez enfantine. Se relevant, elle allait fouiller dans son petit sac qui contenait le dite ensemble. Toujours pareil, un soutien-gorge comme la culotte, quasi transparente! Le tout surligné d'une fine dentelle qui rendait la chose incroyablement mignon! Et dire qu'elles devaient tout à ça! Sans lui, pas de quiproquo, pas de baiser, peut-être seraient-elles encore en ville à l'heure? Ôtant sa veste en jean, elle retira le sous-pull en dessous et laissait le tout trainé par terre pour le moment. Envoyant ses chaussures dans la chambre, elle retira en quatrième vitesse son pantalon marron et chaussettes blanches, assortit à ses dessous actuels. Elle retira le tout pour le laisser en tas à ses pieds et se retrouva nue, complètement nue, une idée un peu sadique lui passait par la tête. Elle se rapprocha avec douceur et un sourire qui en disait long. Posant d'abord une main sur celles d'Hitomi pour lui signaler de rester aveugle encore quelques instants.
« Pardonne-moi Hitomi mais je me dois de te dire que je suis dans le plus simple appareil de la nature... complètement nue... au-dessus de toi... »
Remplaçant les rôles, elle se tenait au-dessus, appuyée sur le lit à torturer le désir de la jolie rouquine qui allait partager son lit très bientôt. Elle allait cueillir un petit baiser pour lui donner du nouveau un peu de courage. Ce fut bref mais si elle en donnait trop, elle allait craquer!
« Je refuse que tu me vois nue si ce n'est pas toi qui m'as déshabillé alors patiente encore un peu... mon amour... »
Combien de temps que ce mot sincère ne lui était pas sorti de sa bouche? Bien trop longtemps, elle se retira doucement avant de s'éloigner un peu d'elle. Elle reprenait bien vite les rênes du jeu par contre!
« Si je te surprends à ouvrir un œil en ma direction alors que je suis pas prête eh bien... je t'attache à mon lit et je t'excite sans que tu ne puisses venir jouer avec moi ♥ »
Elle y était vraiment capable en plus! Elle enfila sa petite tenue sans trop être lente non plus, sa pauvre amie souffrait déjà bien assez comme ça! Un bref regard dans le miroir, parfait! Comme ça, on pouvait voir les variantes couleurs pour sa poitrine et ses mamelons et sa culotte avec la fente sans pour autant voir à travers. Cela rendait la chose un peu floue mais ça laisse une petite part de mystère! Prenant place près des oreilles au-dessus de la tête d'Hitomi, elle prit une pause de pin-up avant de lui autorisé à ouvrir les yeux. Un coude pour la maintenir un peu en avant, une jambe droite sur le lit, l'autre repliée et son index sur sa lèvre inférieure. Son regard aguicheur posé sur Hitomi, elle allait se régaler en voyant la réaction de sa petite amie!
« Ouvre les yeux maintenant... »
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Que je ne triche pas ? C'était le programme jusqu'à il y a une seconde. Mais sentir ses lèvres sur ma peau ne serait-ce qu'un instant ébranle quelque peu ma détermination. Et la façon dont elle le dit est presque une invitation à écarter les doigts et entrouvrir les paupières. Si je m'étais assise je pourrais taper un peu du pied pour tromper mon impatience. Vu que je suis allongée sur le lit je ne peux que me mordiller la lèvre.
" Alors dépêche-toi ! "
Je dois aussi avoir l'air d'une gamine quand je lui dis ça. Allez : Vite ! J'veux mon cadeau ! Les jambes repliées pour avoir les pieds à plat sur le lit j'essaie quand même de taper un peu des talons. Mais sur ce matelas ça ne sert à rien, ou peut-être à me faire bouillir un peu plus. J'entends Aoki se déshabiller, son corps nu que j'ai vu dans mes fantasme se dessine derrière mes paupières closes. dire qu'elle est juste là ! Je n'ai qu'à entrouvrir les yeux. Juste un tout petit regard. Non !
Je garde les yeux fermés et déplace mes mains. Mes paumes viennent couvrir mes yeux alors que mes doigts vont tapoter mon crâne au travers des cheveux. Rythmées par leurs petits coups les images se succèdent dans ma tête. Ça m'occupe au moins un peu l'esprit, comme un chiot à qui je viendrais de lancer sa balle pour qu'il me lâche cinq minutes. Je devrais tenir le coup, à moins qu'elle ne vienne se pencher sur moi avant d'enfiler sa petite lingerie.
Je sens le matelas s'affaisser près de moi, et une main se poser sur les miennes. Elle doit avoir fini, je vais enfin pouvoir...
" Pardonne-moi Hitomi mais je me dois de te dire que je suis dans le plus simple appareil de la nature... complètement nue... au-dessus de toi... "
Vu que mes mains sont placées de façon à couvrir mes sourcils, elle ne peut pas voir à quel point ma volonté souffre à ce moment. C'est elle qui triche, elle me pousse à la faute. Et franchement il en faudrait moins que ça. Cette fois ses lèvres se posent sur les miennes, et c'est un nouveau coup de canon à ma force d'esprit, qui prend déjà l'eau de partout. J'en suis réduite à laisser échapper un geignement en serrant les paupières aussi fort que je peux. Comme au moment où on va tirer sur la bande cire, sous les aisselles, là où ça fait bien mal.
" Je refuse que tu me vois nue si ce n'est pas toi qui m'as déshabillé alors patiente encore un peu... mon amour...
- Encore un peu... Mais c'est bien parce que c'est toi. "
Je ne pensais pas que ce serait aussi dur de garder les yeux fermés pour lui répondre. Avec une autre j'aurais eu moins de mal, comme quoi je n'ai pas à douter de ce que je ressens. S'il avait seulement été question de jouer avant de s'envoyer en l'air, ça n'aurait été qu'un défi. Même si ça peut aoir l'air d'un jeu c'est bien plus sérieux d'une certaine façon. Non, pas sérieux : important. J'aurai aussi bien pu rouler sur le ventre et m'enfoncer le visage dans le matelas mais ça aurait été trop facile. L'ironie de la situation va me rendre folle : je l'aime tellement que je me force à ne pas la regarder... Alors que je ne devrais pas être capable de la lâcher du regard !
" Si je te surprends à ouvrir un œil en ma direction alors que je suis pas prête eh bien... je t'attache à mon lit et je t'excite sans que tu ne puisses venir jouer avec moi ♥ "
La surprise manque de me faire rouvrir les yeux, mais j'arrive à me contenir.
" M'attacher au lit ? "
Mais c'est qu'elle s'est dévergondée, ma petite Aoki ! Quelque part ça me rassure. Je n'ai plus à craindre d'être trop délurée pour elle, même si les sentiments s'en sont mêlés. Et ça promet des heures vraiment torrides sur ce lit. Rien que d'y penser je sens monter la chaleur au creux de mes reins. Dans peu de temps ma culotte sera aussi transparente que la sienne, mais seulement parce qu'elle sera trempée. Je pense que je l'aurais enlevée bien avant ça. Ou mieux : qu'elle me l'aura enlevée. C'est tellement excitant que... que... Garde les yeux fermés, Hitomi ! Tu vas pas flancher si près du but ! Mais combien de millions d'années elle va encore me torturer comme ça ! D'autant que ça ne déplairait peut-être pas qu'elle m'attache ?
" Ouvre les yeux maintenant... "
Je reste immobile encore une seconde, le souffle coupé. Ça y est, enfin ! Et je réalise à quel point j'ai attendu cet instant. Aoki s'offre à moi, nue à mes yeux ou peu s'en faut. Des années que cette idées s'est plantée dans ma tête, et mon cœur. je l'ai parfois oubliée, j'ai tenté de l'arracher, mais comme une plante coriace elle a poussé à nouveau. Et aujourd'hui c'est réel, pour de bon.
Je retire mes mains de mon visage et les pose sur le matelas pour me redresser. Ensuite seulement j'ouvre les yeux et... Et elle est pas là. Pendant une fraction de seconde une horrible pensée me traverse l'esprit : et si j'avais halluciné du début à la fin ? Si tout avait réellement été trop beau pour être vrai ? Je me retourne soudain, paniquée, et me fige à demi allongée, dressée sur un bras tendu. Elle est là, couchée en travers du lit dans une pose de playmate. Et elle ne se surestime pas en se montrant ainsi.
Ses sous-vêtements ne son pas si transparents que je le croyais. En fait ils rendent flou ce qu'ils sont sensés cacher, et l'encadre de dentelles. Les lèvres entrouvertes je détaille son corps pendant une éternité. Je dévale ses formes jusqu'à la pointe de son pied, puis remonte pour suivre sa jambe repliée. Je descends le long de sa cuisse pour passer sur son intimité à peine dissimulée, puis longer son autre cuisses avant de revenir. Mes yeux tourbillonnent sur son ventre, autour de son nombril, avant de monter zig-zaguer sur sa poitrine généreuse. Vient ensuite sa gorge, puis son sourire barré par son index. Et enfin ses yeux par lesquels je me laisse emporter.
" Tu es... la plus belle. "
Est-ce que son uniforme cachait tout ça à l'époque ? Je n'en espérais pas tant, je ne l'imaginais même pas. Je la rejoins à quatre pattes pour poser une main sur son ventre et pencher mon visage vers le sien. Le contact de sa peau nue m'électrise. Alors voilà la sensation que mes fantasmes ont tenté de reproduire toutes ces années ? Ils étaient loin du compte. Mais elle n'était pas là, et elle ne me disait pas qu'elle m'aime. J'ai une folle envie de la caresser et de glisser mes doigts sous sa culotte. Pas encore. Ma main remonte écarter la sienne de ses lèvres pour laisser les miennes approcher. je lui donne un long et tendre baiser, vibrant de l'excitation que je retiens.
" Je t'aime, Aoki... Tu me rends folle... "
Je l'embrasse à nouveau avant de me redresser la fixant toujours d'un regard aussi intense que mon désir pour elle.
" Moi non plus, je ne veux pas que tu me voies nue si ce n'est pas toi qui me déshabille... Et je n'en peux plus d'attendre. "
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Après avoir bien torturé psychologiquement Hitomi, Aoki avait décidé de la laisser vivre en la laissant regarder une fois fini. Le fait qu'elle ne tienne pas parole et lâche un œil pendant qu'elle se préparait aurait été amusant si elle l'aurait surprise. Qui sait, elle l'avait peut-être regardé deux secondes sans qu'elle ne la voit? Mais bon, la jeune femme jugeait qu'elle n'avait pas fauté et qu'elle avait bien su respecter parole. La pose sur le lit, sans se voir, elle se savait parfaite! Non pas qu'elle se croyait la plus belle sur Terre mais son amie n'allait pas être déçue du voyage, ça c'est sur! Une fois ses yeux posés sur Aoki et sa pose plus que provocante, elle se laissait dévorer du regard, ses yeux qui remontaient doucement depuis ses petits pieds, oui, Aoki aimait être ainsi désiré, d'autant plus quand c'est une très belle femme qui la regarde ainsi, une très belle femme qu'elle voulait et pas seulement pour une partie ou deux de jambes en l'air.
Non, la jeune manager reprenait peu à peu confiance dans ses sentiments et son cœur et Hitomi avait sur rallumer la flamme dans son petit cœur cassé par un homme qu'elle avait cru aimer. Aussi longtemps qu'elle le voulait, elle serait rester ainsi pour nourrir les fantasmes et les désirs de sa petite amie, de son amour mais elle s'approcha doucement d'elle et Aoki se voyait déjà dévorer de baisers et de sa langue, oh oui, tout un programme qui lui donnait une folle envie! Son petit compliment lui allait droit au cœur et pour seule réponse, elle n'avait eu qu'un peu de rouge sur ses joues en signe de reconnaissance. Le contacte de sa main sur son ventre était presque aussi intime que les petits baisers partager jusqu'ici. Quoi que vu la situation et ce qui allait se passer, cette simple main sur son ventre était déjà bien intime. Sa main si douce, elle voulait la sentir, non, les sentir parcourant son corps, caressant chacune des parcelles de son corps. De son intimité à ses pieds en passant par sa nuque et ses bras, ses mains devront tôt ou tard la caresser entièrement.
Son doigt retiré de ses lèvres, elle occupe bien vite ses lèvres avec celles de sa petite amie, ses douces lèvres qui la rendait folle de passion! Là aussi, elle voudrait les sentir ailleurs que sur ses deux lèvres. Mais elle avait le temps pour ça. Gardant la pose, sa main qui était devant sa bouche caressait la joue d'Hitomi pour rejoindre doucement ses cheveux qu'elle caressait jusqu'à la fin de ce baiser merveilleux. Le premier baiser prit fin qu'elle prouvait de nouveau son amour et Aoki en fit de même pour ne pas garder tant de bonheur pour elle et elle seule.
« Je t'aime aussi Hitomi et je suis impatiente de commencer... »
Mais chaque chose en son temps, un nouveau baiser plus court mit fin à leur petit jeu et elle devait en plus d'abord la déshabiller! Eh bien, entièrement? Rapidement en plus, ça n'allait pas être du gâteau de faire vite! Debout, une main sur la hanche, l'autre soutenant son menton, elle posa son regard sur le corps d'Hitomi, se demandant au passage quel genre de sous-vêtement elle avait bien pouvoir trouver?
« Je vais tenter de pas te faire trop attendre alors... mais si je craque, ce n'est pas ma faute! Tu n'avais qu'à pas être si belle et attirante. »
D'un petit sourire, elle passa ses mains sous le pull pour le soulever en caressant bien ses hanches pour remonter sur ses côtes. Première étape, faite! Maintenant, la suite, la même chanson avec son maillot, elle fut quand même un peu plus lente et insistante sur le corps d'Hitomi pour lui retirer cette petite couche de tissu pour découvrir un joli soutien-gorge bleu ciel. Elle aurait pensé trouver du noir, du blanc voir du rose mais pas du bleu sur elle! Enfin, c'était charmant! Tombant doucement à genoux, elle retira son jean en retirant le bouton avant de baisser la fermeture... en embrassant son nombril, se retenant quand même de passer sa langue dessus! Elle faisait quelques efforts quand même! Baissant doucement le pantalon, elle baissait enfin son regard sur son entrejambe... Un shorty à dentelle assorti au soutien-gorge, c'était si mignon! Elle recula un peu en prenant place sur le lit, assise et observa Hitomi de haut en bas, prenant soudainement la moue.
« Tu m'as menti... c'est toi la plus belle, mon amour! »
Elle tendait ses deux bras vers elle, chacune des deux demoiselles avait assez patienté comme cela, il était temps de passer à la suite qu'elles attendaient toutes les deux! Un sourire si gai, si chaleureux, Aoki laissait tomber son dos en arrière en tendant ses bras vers cette rouquine si belle!
« Viens t'allonger sur moi! Je veux sentir ton corps contre le mien, je suis sûre qu'il est brulant! Et que ton petit cœur doit s'affoler... comme le mien ♥ »
Ses paupières un peu plus plissées, son sourire un peu plus coquin, tout comme sa voix laissaient bien faire paraître les deux côtés d'Aoki. Le belle et romantique jeune femme et la sublime charmeuse et coquine demoiselle.
« C'est à ton tour de venir me retirer tout ça ♥ à moins que tu ne veuille encore profiter du spectacle? Un petit show pour te faire bruler d'envie, hum? ♥ Je n'ai plus grand-chose à retirer mais... ça ne t'intéresse pas? »
D'un autre côté, elles avaient encore tout le temps devant elle, ce n'était que leur première fois à deux et aussi leur première nuit... faudrait-il que la nuit tombe d'ici quelques heures pour appeler cela ainsi.
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Le lenteur avec la quelle elle me libère de mon haut est tout bonnement insoutenable. Pourtant je suis ses gestes au même rythme, levant les bras sans la toucher, la laissant me manipuler en m'effleurant à peine. L'air est électrique autour de nous. Elle m'attire physiquement, un sentiment mais aussi une sensation presque irrépressible. J'ai l'impression de devoir me pencher un peu en arrière pour ne pas laisser nos corps se coller comme des aimants. Des aimants, le mot est aussi parfait que l'image.
J'ai la gorge sèche en me retrouvant enfin si exposée à ses yeux, si découverte. Moi qui me trouve toujours belle, sans pour autant être arrogante, j'ai soudain peur de ne pas l'être assez. L'angoisse fait couler une goutte de sueur glacée dans mon dos. Et si elle trouvait sur mon corps quelque chose qui ne lui plairait pas ? Un quelconque défaut qui ébranlerait son désir ? Elle s'attaque à mon jeans et le baiser qu'elle dépose sur mon nombril me fait frémir. Le frisson fait taire mes doutes le temps de m'allonger sur le dos pour la laisser tirer mon pantalon et dévoiler mes jambes.
Je reste à allongée en attendant son verdict, et sa petite grimace donne un sursaut de panique à mon cœur battant.
" Tu m'as menti... "
Un dernier instant de doute, le plus profond et interminable.
" C'est toi la plus belle, mon amour! "
Et soudain je me sens libérée. Plus rien ne nous sépare, hormis nos sous-vêtements qui ne feront pas long feu le moment venu. je rougie tellement sous mes tâches de rousseurs que je n'ai même pas envie de le cacher. Je me redresse pour répondre à ses bras tendu, et son invitation. Je brûle pour elle, je ne fais plus que ça. Et elle n'a pas le temps de finir que je suis déjà sur elle, l'écrasant tendrement sous mon corps presque nu.
" Et que ton petit cœur doit s'affoler... comme le mien ♥
- Tu n'as pas idée, ma chérie. "
J'ai vraiment envie de la chérir, de plus en plus à chaque seconde, à mesure que l'ancienne Aoki cède sa place à la nouvelle. Ma petite Aoki ne cesse de grandir sous mes yeux, comme si les années passées loin de moi se déroulaient à nouveau. À chaque instant plus confiante, plus aventureuse, plus femme. Plus joueuse et tentatrice aussi. Lui enlever tout ça, abattre les dernières barrières, ou profiter encore de sa beauté et des derniers mystères à peine dissimulés. Cruel dilemme qu'elle ne manque pas de corser alors que je couvre son cou de tendres baisers.
Quitte à redresser la tête, je l'embrasse une fois de plus. Mes doigts agrippent le draps et serrent alors que je m'enivre de ses lèvres, de sa délicieuse bouche. Mon esprit submergé de désir peine à prendre une décision. Elle est déjà là, sous moi, prête et offerte autant que je le suis pour elle. Pourquoi prolonger encore la torture ? Pourquoi s'imposer encore plus de pression ? Mais simplement parce qu'aucune de nous n'a vraiment craqué, et que ce sera tellement meilleur.
Je m'allonge sur le flanc, à côté d'elle, et à contre-cœur. Ma main revient jouer sur son ventre, l'effleurer et le chatouiller, la faire frissonner. Mes caressent viennent flirter avec sa culotte et son soutien-gorge, sans se risquer plus loin. Mon autre bras replié pour maintenir ma tête assez haut pour voir son visage, je me mordille la lèvre. Je dois serrer de toutes ma volonté la bride de mes sentiment et, je n'ai pas peur de l'avouer, de mes appétits.
" Je brûle déjà, mon amour... Et même si un petit show très privé ne se refuse pas, j'ai une autre idée. "
Ma main quitte son ventre pour prendre appui sur le lit de l'autre côté de son corps. Je reviens au-dessus d'elle pour l'embrasser encore, passionnément, pour sentir à quel point elle aussi brûle de désir. Et je pense qu'elle non plus n'est pas loin d'exploser. j'ai de plus en plus de mal à me réprimer, mes pulsions sont de plus en plus pressantes, bestiales. D'ailleurs Aoki ne peut pas sentir que mes lèvres : mes dents aussi passent sur sa peau. Je ne la mord pas, ni ne presse assez pour lui faire mal ou laisser des marques. Je la laisse juste sentir ce que je viens feuler à son oreille.
" J'ai envie de te manger toute crue... Et toute nue. "
D'accord c'est complètement débile, mais c'est aussi ce qu'il y a de bien à être dans cet état, aussi amoureuse et excitée. Le ridicule ne tue, il ne blesse même plus. Mais je suis très sérieuse quand je lui fait ma contre-proposition.Sérieuse, et fiévreuse.
" Au lieu de danser toute seule, danse avec moi... Voyons combien de temps on tiendra avant qu'une de nous jette l'autre sur le lit. "
Je me redresse en la prenant par la main. Je ne sais pas de quoi j'ai le plus envie : qu'elle me suive, ou qu'elle refuse et me tire à nouveau contre elle.
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Il y a des moments que l'on n'oublie jamais, celui-ci restera à jamais coincer dans sa mémoire, chaque fois que le doux visage d'Hitomi fera face au sien, elle repensera à cette première fois qu'elles consommaient très doucement. Comme la dernière petite gâterie avant un long et douloureux régime. Un paquet de délicieux biscuit que l'on grignote au rythme d'une souris pour en savourer chaque miette. Avec une autre fille, Aoki serait déjà nu, sur le corps de la fille en question à lui faire l'amour sauvagement et là, elle se faisait désirer, rendant leurs feux intérieurs se faire plus fort et plus ardent encore. La bouche de la rouquine sur son corps était un véritable délice, une véritable torture juste après ce petit baiser. Ses lèvres, ses douces lèvres qui voulaient tant la croquer, elle, le fruit interdit. Certains pourraient croire leur amitié brisée à tout jamais mais non, Aoki avait une certitude malgré ses angoisses, Hitomi Yamagachi, Aoki Kou, ce n'est pas le genre d'histoire d'adolescent qui va durée deux semaines!
« Oh oui, croque-moi! »
Ce n'est pas les fruits qui manquaient chez elle en plus! Ses deux beaux melons attendaient à être dévoré et pourquoi pas par elle? Toute nue, c'était même plus intéressant! Tout comme sa seconde idée de danser et de voir qui allait craquer en première? Lâchant un petit rire discret, la jeune femme se releva avec l'aide de sa belle en se dirigeant vers sa table de nuit. Un petit réveil CD qui ne lui sert que le matin d'habitude. Aoki sortit un CD d'ambiance où la pochette rose était déjà très évocatrice. Laissant le CD sur aléatoire, elle laissa une musique douce et sensuelle envahir la chambre pour mieux coller à l'ambiance de la pièce. D'un pas lent et gracieux, Aoki se rapprocha d'Hitomi, passant sa main sur sa hanche pour la faire glisser sur son dos. Son regard rivé sur ses yeux, Aoki avait de plus en plus envie d'elle mais l'idée de jeter un peu d'huile sur le feu déjà haut comme un bâtiment de dix étages était amusant.
« Une merveilleuse idée mon cœur, laissons nous bercer par le rythme et nos désirs. »
Obéissant à cette règle, Aoki avait l'avantage d'avoir assisté à de nombreux cours de danse de ses jeunes vedettes, voyant toutes genres de danses en tout genre. Se faufilant doucement derrière elle comme un serpent, elle laissait sa main caresser ce ventre si doux, bougeant son bassin contre les fesses de la belle professeur. Son menton effleurant son épaule, sa bouche faisant sentir son souffle chaud sur sa joue sans pour autant venir lui donner un baiser, non! Elle voulait la faire craquer... avant qu'elle ne craque! Après un petit moment à caresser ce ventre et à sentir ses fesses contre elle – une très délicate torture mentale! - Aoki retourna devant elle, pliant ses genoux en caressant son corps du bout des doigts. L'excellente étudiante de la fac avait eu le temps de bien réviser des nouvelles matières et ça allait être un beau cadeau pour sa belle rouquine. Dans sa descente comme sa remontée, son bassin se trémoussait comme un serpent voulant faire succomber la belle aux fruits interdits.
Elle passa ses bras autour de son cou, cherchant l'inspiration dans des vagues souvenirs d'une boîte de strip-tease où ses collègues avaient soi-disant trouvé une perle rare, Aoki descendait doucement le long de son corps, gardant ses mains derrière la nuque d'Hitomi, elle se redressa doucement, frottant bien sa poitrine sur la peau douce de sa petite amie avant de se pencher en arrière, laissant son poids entre les épaules de son amour. Reproduisant les mêmes gestes en étant cette fois-ci de dos, elle insistait avec ses fesses cette fois-ci! C'est dingue comme sentir le corps d'une autre se frotter au sien pouvait être si excitant! Durant ses danses, elle gardait toujours un œil sur les danses sensuelles de sa tendre. Restait à savoir qui allait craquer des deux?
[Désoler, je n'ai pas trouvé de musique pour illustrer ^^"]
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Il faut vraiment que je sois maso pour m'infliger ça. Danser avec Aoki, me frotter à elle à la verticale alors qu'on est quasiment nues. On ne dansera pas des heures, ça c'est clair. Mais c'est tellement enivrant de faire monter encore la pression. Quand l'une de nous finira par craquer on va partir comme des fusées. Ou plutôt quand moi je vais craquer, parce que je sens que ça va être moi. J'en suis même convaincue quand Aoki se met à danser tout contre moi, caresser sensuellement mon corps avec tout le sien. Je ne sais pas qui est la chatte et qui est la souris. Elle me tourne autour, elle me nargue, elle me viens au plus près pour m'aguicher en sachant que je ne peux pas encore l'attraper. Ou peut-être qu'elle me traque, qu'elle me cerne pour m'épuiser et que je la laisse me dévorer ?
Je ne peux que suivre, assez maladroitement. J'ondule tout contre elle, mais je suis loin d'égaler sa grâce envoûtante. Sous mes mains son corps est aussi fuyant qu'un ruisseau. Elle s'échappe, elle s'écoule sur le rythme langoureux de la musique, elle m'enveloppe mais ne me laisse pas la retenir. Mes lèvres refusent de se fermer, elles ont trop soif d'elle. Mes yeux sont hypnotisés par ses ondulation harmonieuses, sur lesquelles miroitent ses grands yeux bleus et son sourire toujours plus mutin. Je voudrais craquer, je n'attends que ça. Mais je n'y arrive pas, je suis sa chose, impuissante, à peine capable de bouger en espérant trouver grâce à ses yeux... Ou peut-être que c'est moi qui lui tend un piège, qui la laisse se fatiguer pour fondre sur elle ?
Elle revient face à moi, les mains posées sur mes hanches, Et ces sur ses mains que le piège se referme. Je la saisit et lui fait faire un demi-tour, la piégeant entre ses propres bras croisés. J'ondule toujours dans son dos, l'empêchant par ma prise de faire de même. J'approche mes lèvres souriantes pour murmurer à son oreille.
" Je t'ai attrapée, petite souris. "
Je n'ai jamais voulu la faire céder, pas une seule seconde. Elle devait bien le savoir : je lui ai dit que je voulais la manger toute cru. je la retourne à nouveau face à moi et la tire en me laissant tomber en arrière sur le lit. Elle me tombe à peine dessus que je l'embrasse et je l'enlace pour rouler sur le côté. Je me régale déjà de ses lèvres et de sa langue, l'écrasant sous le poids de mon corps affamé et de mon désir prédateur. Mes griffes plongent tendrement dans sa culotte pour atteindre sa chair sans défense.
La petite souris n'a l'air que trop contente de se faire croquer. Et je fais un festin de chaque parcelle de peau en sueur qui passe sous mes lèvres. Le désir qui me tient est tel qu'il cherche son plaisir et non le mien, mais il est égoïste. Je la veux toute entière, à moi et rien qu'à moi. Je la veux comblée de moi et aussi comblée d'être privée de tout ce qui n'est pas moi. Je veux être son tout, suffisante pour qu'elle ne pense à rien d'autre, excessive au point de l'écraser, son seul refuge et sa seule prison. Mon propre désir me ferait peur si elle n'était pas déjà tout ça pour moi. Je souffre de chaque jour gâché loin d'elle comme d'autant de plaies ouvertes, que son corps chauffé au rouge cautérise douloureusement.
Je suis en manque d'elle, affamée de son corps, assoiffée de son amour, asphyxiée par la seule idée de son absence. Alors je respire sa présence à m'en brûler les poumons. Je bois ses mots tendres et les laisse m'enivrer. L'un de mes doigts s'est déjà glissé en elle, entre ses lèvres muettes et pourtant criante de désir. Je ne suis plus qu'un animal, le tissu n'est plus pour moi qu'une peau mensongère et inutile, un obstacle que je ne comprends plus et que je déteste. Et c'est avec les dents que je tire son soutien-gorge plus haut sur sa poitrine, pour pouvoir enfin m'en repaître. Je lèche sa peau enfin nue, je mordille ses petits boutons de chair dressés à ma merci. Si j'avais une deuxième bouche... Mais je dois abandonner l'un pour rejoindre l'autre, explorant du bout de la langue la vallée qui sépare ses deux magnifiques seins.
Je veux plus encore que tout ça, mais je suis bien incapable de le dire ou de le penser. Je veux qu'elle se défende, qu'elle dompte l'animal qu'elle a réveillé en moi. Je veux qu'Aoki mate la bête qui ne ressent pour elle qu'un appétit de sexe sauvage et instinctif. Parce qu'au fond de moi je suis triste de m'être laissée devenir cette créature incapable de lui dire que je l'aime.
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La soirée ne faisait que commencer et Aoki attaquait fort sous les propositions impossibles à refuser de la part de la rouquine. Se mettre à demi nue, ne garder que la lingerie, danser pour se jeter soi-même de l'huile sur le désir enflammé qu'elles avaient l'une pour l'autre. Mais dans sa nature, la jeune femme aimait être gagnante, être la première comme elle l'avait si souvent été et bien qu'Hitomi soit plus que désirante que jamais, que son amante veuille aussi se jeter corps – nue – et âme sur elle, elle voulait souffrir un peu et se tendre elle-même une limite pour accueillir son amour entre ses bras et la consoler en lui laissant jouer avec son corps, de la façon qu'elle le voulait. Finalement, ça avait marché mais pas de la même façon auquel elle avait pensé! Ha, les caprices de l'amour! Elle qui pensait voir son amie jouer de son corps, elle fut finalement une petite souris prise au piège, Hitomi faisait ce qu'elle voulait d'elle en lui murmurant des petites choses qui la faisaient sourire et ce fut sur le lit que tout cela allait se régler.
Prise par la jolie rousse, Aoki se laissait embrasser car elle en avait terriblement envie! Ses lèvres si délicieuses, comment lui dire non? Roulant dans le lit comme des petites sauvages qui s'aiment, son amie prenait de plus en plus de terrain sur elle. Elle ne disait rien pour le baiser car elle aimait ça et elles le faisaient ensemble, leurs langues se frottant l'une contre l'autre, telle une danse endiablée alors qu'une nouvelle chose arrivait à la manager. Une intrusion aussi douce qu'excitante se glissa dans sa culotte, se cambrant doucement en arrière en sentant son doigt venir se caresser contre ses lèvres inférieures. Oui, Hitomi était devenu plus sauvage depuis leur rencontre, à moins que ce ne soit sa manière de faire lorsqu'elle fait l'amour? Après tout, Aoki ne l'avait jamais vu à l'action et chaque fois que des gens au bahut commençaient à en parler, elle les remettaient à leur place ou préférait quitter les lieux plutôt qu'entendre ce genre de chose qu'elle jugeait impossible à l'époque, pas avec la Yama-chan qu'elle connaissait. La voir lui relever son soutien-gorge pour faire sentir sa bouche et sa délicieuse langue sur sa peau, Dieu que c'était bon! Avait-elle déjà eu autant de plaisir avec une femme? Alors que ce n'était que le début de leur aventure? Surement pas! Hitomi était une personne spéciale pour elle, elle devra la garder le plus longtemps possible contre elle.
« Hum~ ma belle... tu me mets dans un de ses états... avec si peu de chose! »
Ses mains caressaient sa crinière de feu, ébouriffant quelque peu la jeune femme, voulant sentir se contacte le plus longtemps possible contre sa belle poitrine en manque d'Hitomi comme Aoki. Oui, à l'époque elle était bien chaste, avec le temps, combien de rêve érotique avait-elle fait en se voyant dans ce genre de situation avec la même personne? Ou simplement lors de réunions bien trop longues? Elle n'avait pas le temps de compter le nombre de fois mais ça faisait vraiment beaucoup! Ses jambes écarté, elle remuait doucement son corps sous les tortures délicieuses de sa rouquine. Caressant sa jambe avec la sienne, elle trouvait ce moment magique... mais même avec elle, même par une si belle journée, elle voulait rester elle-même, savourer un petit plaisir qu'elle avait si longtemps enfoui en pensant à son amie! De nouveau, elle attrapait doucement son amour, la tournant sur le lit, elles avaient échangé les rôles, son visage au-dessus du sien et de crinière de feu étaler sur le lit. Ses seins qui n'était plus cachés par ce soutien-gorge, élément déclencheur du résultat actuel. Lui, il allait avoir une grande valeur sentimentale!
« Mon amour, tu auras surement tout le temps de me dompter tôt ou tard mais pour le moment... je te veux au point de prendre le dessus, de te montrer que derrière celle que tu avais connu à l'école, l'adulte que je suis aujourd'hui à bien changer... mais en mieux évidemment! »
Retrouvant ses lèvres si chaude et humide, Aoki se jette dessus, l'embrassant avec toute la fougue et l'envie qu'elle avait eue pour elle depuis ses retrouvailles, depuis ce baiser dans la boutique. À la fois sauvage et doux, brulant et délicat, il était impossible de penser que ses deux-là ne s'aimaient pas! Elle ignorait si elle écoutait simplement son cœur ou si le manque d'avoir un vrai amour à cajoler la rendait ainsi mais elle se sentait si bien pour si peu! Chevauchée sur le corps bouillant de sa tendre, elle retira le soutien-gorge pour laisser sa poitrine respirer et mieux compresser celle de sa chérie. Avec un sourire bien large et mystérieux, elle l'observa dans les yeux, son index posé sur ses lèvres alors qu'elle tendait l'oreille.
« On avait raison... je sens ton petit cœur battre si fort pour moi... »
Aoki récompensa la belle rouquine en déposant un baiser entre ses seins, un peu plus à gauche, là où se trouvait normalement le cœur de la belle.
« Mais il n'y a pas que ton cœur que je veux sentir... »
Retournant plus en bas, longeant son corps en le couvrant de baiser, sa poitrine, son ventre, son nombril, elle arriva devant son shorty qu'elle embrassa devant cette petite antre bien humide. Elle le fit plusieurs fois avant de l'aguicher un peu plus avec sa main caressant cette zone qui allait bientôt être inondé. Avec ses doigts fins, elle attrapait doucement les deux extrémités de cette barrière de tissu bleu ciel qu'elle tirait doucement vers le bas jusqu'à la faire descendre à ses chevilles. Aoki avait retiré le haut, elle le bas! Les lèvres déjà humides, Aoki en était déjà folle de joie!
« Ça me fait bizarre de te dire ça maintenant mais... plus d'une fois, après notre séparation, j'ai voulu faire ça... »
Avec un sourire rassurant, elle rapprochait ses lèvres de sa zone intime, léchant timidement la fente humide comme une glace d'un nouveau parfum? Après quelques secondes passées sa langue sur son palais, elle recommença l'opération avec un peu plus de joie, d'envie et de désir... Et dire que c'était le début d'une grande soirée entre elles!
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Si peu de chose... Avec elle il ne peut pas y avoir "peu de choses". Elle me rend folle, toutes les barrières tombent devant elle. Et je me rend compte que je n'avais pas à m'en faire. Elle me pousse tendrement pour m'allonger sur le dos. Tout en douceur, elle calme la bête que je croyais furieuse et indomptable. Elle me met à sa merci sans avoir à lutter et je m'offre à elle, tout simplement. Je la laisse être qui elle est, ou qui elle veut être, avec moi. Je la dévore encore des yeux, à n'en plus finir, me mordillant la lèvre en buvant ses paroles. Ma main a quitté sa culotte pour que je puisse pleinement caresser ses cuisses posées autour de mes hanches.
" Mon amour, tu auras surement tout le temps de me dompter tôt ou tard mais pour le moment... je te veux au point de prendre le dessus, de te montrer que derrière celle que tu avais connu à l'école, l'adulte que je suis aujourd'hui à bien changer... mais en mieux évidemment! "
Je n'ai pas le temps de répondre, ou plutôt je n'ai pas assez de souffle en la voyant se pencher sur moi. Ma main droite remonte jusque derrière sa nuque pour accompagner le baiser qu'elle me donne, et je ferme les yeux. Nos lèvres s'étreignent pour encadrer la danse de nos langues, farouche et langoureuse, vive mais pourtant douce, aussi torride qu'amoureuse. Ce baiser est un accord parfait, une symphonie improvisé, naturelle, sans fausse note. Un diamant brut et délicieux. Si peu et tellement à fois. Quand nos lèvres finissent par se quitter, je garde les yeux fermés pour soupirer ma réponse, ou plutôt ma supplique.
" Montre-moi. "
Je les rouvre à temps pour la voir se débarrasser de son soutien-gorge, la moitié de l'excuse qu'elle m'a donnée pour enfin franchir le pas. Dans le fond c'est moi ai fait tout le boulot, je devrais la retourner à nouveau pour réclamer ma récompense. D'un autre côté j'ai bien assez pris les choses en main pour l'instant, à elle de me récompenser. Et si je me sens toute chose, c'est justement pour être la sienne, de chose. Quand elle pose son doigt sur mes lèvres je les entrouvre à peine, me retenant de laisser glisser ma langue pour goûter de tout petit morceau d'Aoki si tentant. Mon regard est captivé par le sien.
" On avait raison... je sens ton petit cœur battre si fort pour moi... "
Il n'y a qu'à voir à quel point ma poitrine se soulève, et c'est bien pour elle. Son visage descend, ma main ne quitte pas ses cheveux, et ses lèvres viennent déposer un petit baiser sur mon cœur. Elle ne veut pas que lui, et je ne veux surtout pas la priver du reste. Ma main l'accompagne alors qu'elle dévale lentement mon corps. Chaque pas de ses lèvres sur ma peau nue me fait frissonner, m'électrise des orteils aux cheveux. Je l'aime et je la désire, les deux à la fois, plus intensément à chaque seconde. Aoki. Pas celle avec qui je n'ai pas osé m'avancer, une nouvelle Aoki, qui a grandi rien que pour moi.
Après ces petites vaguelettes c'est au tour de la foudre de s'abattre sur moi, au creux de mes cuisses. Le tonnerre fait frémir mes lèvres intimes, gonflées par le désir, à chaque tendre baiser qu'elle dépose sur le tissu humide. Puis après le doux assaut de sa main, l'ultime rempart tombe à son tour, enfin ! Et laisse ma petite fente découverte, offerte au tendre courroux de mon amour si longtemps refusé. Et soudain une petite pensée rigolote me vient en tête. Nous sommes toutes les deux à moitié nu, mais pas la même moité. Un soutien-gorge en haut, tout en haut, et une culotte en bas, tout en bas. je ne vois pas le problème, d'ailleurs il n'y en a pas. Ça teinte juste d'une pointe d'amusement mon sourire aussi amoureux qu'enfiévré.
" Ça me fait bizarre de te dire ça maintenant mais... plus d'une fois, après notre séparation, j'ai voulu faire ça... "
Je me mordille la lèvre, la tête relevée pour voir la sienne descendre comme le soleil couchant entre mes cuisses. Un magnifique soleil blond, chaud et doux, qui vient enfin apaiser le froid de sa propre absence. Je sens une petit boule dans mon ventre, qui palpite et qui grossit doucement. Elle n'a rien à voir avec les passages délicieux de la langue d'Aoki. D'ailleurs je recommence à rire, doucement, en caressant ses cheveux.
" Hin !... Hin-hin.. ! Hmmmmm... ! Dire que moi... Je voulais te le faire... Bien avant qu'on se quitte... Haaa... "
Bien avant toutes ces années, toutes ces blessures que j'ai endurée et dont elle ne sait rien. Tout ce temps que j'ai passé à porter à bout de bras un cœur trop gros pour moi, qui tombait en morceaux. Mon cœur. je laisse ma tête retomber sur le lit, et ma main libre vient caresser mon ventre, à l'endroit où la petite boule chaude a déjà grandit. Le bonheur, au milieu de tout le plaisir qui fourmille dans mon corps. Entre deux soupires d'extase, qui se font peu à peu gémissement, ma gorge se serre. Je pleure, de joie. Je n'en ai pas honte, je n'ai même pas peur de gâcher ce moment, parce qu'il parfait jusque dans mes larmes.
" Je t'aime, Aoki-chan... Haaan...! Je t'aime tellement !... "
Enfin un souvenir qui ne sera pas un regret, un rêve qui se sera réalisé pour de bon. Au moins un morceau déchiré de mon cœur retrouve une vraie place dans l'ensemble, et s'y fond, le fait battre plus fort. Une douleur s'envole et fait taire toutes les autres, je suis heureuse, seulement heureuse. Mon corps frissonnant remue doucement pour répondre aux attentions de plus en plus enthousiastes de belle, ma magnifique, mon inestimable Aoki. Personne n'a su me mettre dans cette état, personne avant elle et peut-être plus personne après. Il a fallu que je la perde sans l'avoir vraiment eu, que j'en oublie les rêves plus que les souvenirs, qu'elle me manque à ce point avant de me retrouver. Et qu'enfin j'arrive la prendre à bras le corps au risque de la perdre pour de bon.
Elle est mon tout. Suffisante pour que je ne pense à rien d'autre, excessive au point de m'écraser. Mon seul refuge, ma seule prison. Elle me comble toute entière, me réunie, me rassemble autour d'elle. Elle soigne mon cœur, apaise mon âme, et fera bientôt jouir mon corps à n'en plus finir. Elle me fait pleurer de joie et gémir de plaisir, elle m'assomme d'une chaleur brûlante et me donne la chair de poule. Elle me fait oublier tout ce que je suis en m'offrant ce répit absolu dans une vie avec laquelle je fais parce que je n'ai pas le choix. Mes doigts massent ses cheveux sans les tirer.
Même transi de plaisir, cambré et tendu comme un arc bandé, mon corps sait à quel point elle est précieuse. Il l'abreuve à flots de tout le nectar qu'il peut lui offrir. Il trésaille et ondule, danse langoureusement pour celle qui le charme. Les lèvres intimes se contractes autour de cette langue qui me chavire. Je sens que je vais jouir, ou que je suis déjà en train de le faire. Je ne sais pas, je me sens tellement bien. La seule présence d'Aoki est un plaisir, chaque contact de son corps est aussi intense qu'un orgasme. Alors je ne sais pas... mais j'aime.
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Un simple rêve érotique enfoui depuis quelques années déjà, le même, à quelques détails près se déroulait sous ses yeux, comment être plus heureuse? Elle avait tant rêvé de revoir la belle rouquine et au moins partagé un tel moment d'intimité. Aoki n'en demandait pas tant, elle pensait déjà Hitomi en couple, quelque part à continuer sa route mais elle voulait au moins vivre une aventure sexuelle avec elle et ce rêve prendrait bientôt fin mais ce n'était pas pour tout de suite. Oui, ce rêve finira pour laisser un autre s'entamer, celui où se voyait vivre avec sa petite senpaï de la fac. Cette même personne l'avait tant désiré à l'époque ou le sexe n'était qu'un mot de plus dans le dictionnaire et une source de plus pour ne pas réussir ses examens. Maintenant, ce mot valait beaucoup plus que ça et le mêlée à Hitomi était surement une excellente chose!
Aoki devenait de plus en plus libre pour elle, de plus en plus heureuse de l'avoir rencontré de nouveau et personne ne lui retira ce moment de pur bonheur! Finissant par rejoindre son entrejambe pour enfin gouter au fruit défendu, la jeune femme avait des étoiles dans les yeux et sur la langue. Ce goût, ce n'était qu'une sécrétion produite par le corps quand il était excité mais c'était si délicieux! Rajouter en plus la sauce de l'amour et cette simple cyprine devenait la pire des drogues pour une personne normale! Ce n'était pas elle qui aurait honte de se balader dans la rue, main dans la main avec elle ou même s'embrasser en public, oh non, elle voulait tant vivre de chose à ses côtés! Mais restons en au présent, rien n'était encore écrit sur les pages du livre de l'avenir, toutes les pages étaient encore vierges pour la suite. Léchant celle belle petite bouche entre ses jambes, elle ne pouvait pas résister longtemps à l'envie d'explorer cette entrée plus loin avec sa langue, de connaître Hitomi encore mieux, savoir quel genre de femme elle était à l'intérieure, savoir son goût surtout.
L'entendre dire qu'elle voulait que ça arrive déjà lorsqu'elles s'entraidaient la rendait encore plus folle de joie et folle amoureuse, se mettant à gémir de plaisir pour lui signaler qu'elle était heureuse. Enfonçant sa langue plus loin encore, jusqu'à ses propres limites pour la remercier de sa franchise et de ce message si charmant et délicat. Oui, elle l'aimait et sentir sa main dans ses cheveux ne faisait que faire grimper son envie de passer sa vie à ses côtés, dans les bons comme les mauvais moments. Aoki aimait Hitomi, peut-être qu'elle aussi c'était depuis l'époque de leur jeunesse? Ce sentiment était peut-être bien caché mais il avait refait surface. C'est sur qu'elle était sa meilleure amie à l'époque et quelle fille n'a jamais pensé au moins une fois avoir ce genre d'aventure même pour essayer? Alors quand sa déclaration avait atteint ses oreilles, bien que cela soit très bon, elle devait aussi être franche et lui prouver son amour.
« Mhh... moi aussi je t'aime Hitomi-chan! Je t'aime... je t'aime... je veux ne plus te quitter! »
C'était dit mais c'était franc! C'était rapide pour des retrouvailles mais avec des sentiments des deux côtés, trop longtemps laissé au placard, ça devenait déjà moins rapide. Retournant à ses petites lèvres, Aoki léchait la belle rouquine en laissant ses propres doigts passer sur sa culotte, caresser cette fente aussi humide et trempée que celle de sa chérie. Depuis le temps qu'elle n'avait pas eu de petit copain ou copine, se dire qu'elle l'était, ça la rendait toute chose! Continuant son petit plaisir, elle n'avait pas eu le temps de lire dans ses gémissements l'extase qui arrivait et reçut donc sa mouille sur le visage, bien vite bouché avec sa bouche qui s'amusait à lécher plus qu'il ne faut cette petite chaudière d'amour! Léchant une dernière fois ses babines, elle se redressait pour mieux se pencher vers Hitomi, écrasant la belle avec son corps.
« Excuse-moi chérie, prise dans mon élan... » elle l'embrassa rapidement avant de reperdre « … je ne t'ai fait jouir alors que je voulais qu'on le fasse ensemble. Viens donc me faire jouir à ton tour, ensuite, nous le ferons ensemble... comme un vrai couple... »
Elle avait un peu hésité à le dire mais c'était bien la vérité finalement, elles étaient faites pour rester l'une avec l'autre. Se retirant de ce corps pourtant agréablement chaud, Aoki se plaçait à sa place sur son lit, posant sa tête sur l'oreiller en écartant les jambes, genoux repliés, elle n'avait aucune honte à prendre une telle pose pour la belle rouquine qui était la femme qui habitait son cœur depuis si longtemps.
« Regarde dans quel état tu me mets? Retire ton soutien-gorge et... je te laisserais retirer ma culotte. Mais fait vite mon amour... chaque seconde loin de ton corps si précieux me rend de plus en plus folle! »
Aoki ne lésinait pas et se caressait doucement, une main sur sa zone secrète mais si visible – on comprenait mieux pourquoi la transparence du tissu était là! Et l'autre main qui caressait l'un de ses seins qui redemandaient à avoir la langue d'Hitomi. Le tout, avec un petit sourire où se mélangeait son amour, son impatience et son érotisme! Avec son petit regard de biche, Aoki n'avait pas eu de véritable petit ami depuis le premier – pour ne pas dire aucun – mais elle savait pourtant bien y faire! Qu'importe la façon, elle voulait partager des choses avec elle, avoir l'air d'un véritable couple!
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J'ai un peu, un tout petit peu honte, anecdotiquement, infimement. Et le mot infimement n'existe pas, c'est si c'est microscopique. Mais au milieu de toutes les émotions et sensations qu'Aoki me procure, je me suis dit qu'avec tout ce que je mouille son matelas doit déjà être foutu. Je n'en fait pas un drame, loin de là. Pas en sentant avec quelle voracité sa langue passe au creux de mes cuisses. Pas en entendant qu'elle m'aime et qu'elle ne veut plus me quitter. C'est presque trop d'amour et de plaisir qui se mêlent. Le bonheur que je ressens est écrasant, insupportable, il devient sourd comme si je m'étais effondrée sur moi-même. Chaque frisson qui parcoure mon corps est un orgasme de plus, un tremblement de terre qui tasse un peu plus les gravats de ma volonté. Aoki n'est pas une montagne qui a résisté au séisme. Elle est le ciel et le soleil au-dessus, la terre qui porte tout.
Elle me fait pleureur, sourire et gémir. Je ne sais plus comment ni pourquoi ou depuis quand. Je ne sais plus je jouis ou si je souffre. Je sais que c'est Aoki, que c'est plus intense que tout ce que j'ai connu. Les étreintes les plus douces et le sexe le plus débridé ne sont que de vagues et fades souvenirs. Ils n'ont pas résisté à l'impact de son être contre le mien. C'est peut-être moi qui suis trop sensible ? J'ai trop l'habitude de laisser mon corps et mon cœur s'emballer. Jamais ils ne sont allés aussi loin et aussi vite, c'est vertigineux. Je voudrais lutter que je ne pourrais plus. De toutes façons je suis comme ça, je suis entière. Je suis à elle toute entière. Un corps et un cœur vierges, dont j'ai tout effacé n'être que ce qu'elle fait de moi. Amour, plaisir, joie : il n'y a de place que pour ce qu'elle me donne, et malgré tout mon être entier déborde. Je ne sais plus qui je suis, je laisse me définir... En attendant de reprendre mes esprits.
même alors qu'elle s'arrête la chaleur et le bonheur restent intacts. Ils ne se taisent pour la laisser parler, allongée sur mon corps presque douloureux d'avoir tant joui. Je suis assommée, enivrée, pourtant l'image et la voix d'Aoki sont d'une clarté parfaite. Tout comme la sensation de sa peau sur la mienne, ou de ses lèvres.
Ensemble, comme un vrai couple. Je regrette.
" Non... "
Moins qu'un murmure, encore moins qu'un souffle, peut-être même pas un son. C'est terrible, c'est catastrophique, et irréparable. J'ai gâché notre première fois. Après toutes ces années je n'ai pas su prendre soin d'elle, être attentive à ses sentiments et ses désirs. Elle s'allonge à côté de moi, ou plutôt elle s'installe comme sur un autel, pour sacrifier la première fois de ses rêve et nous mettre à égalité.
" Regarde dans quel état tu me mets? Retire ton soutien-gorge et... je te laisserais retirer ma culotte. Mais fait vite mon amour... chaque seconde loin de ton corps si précieux me rend de plus en plus folle! "
Jamais dans ma vie je ne me suis débarrassée d'un soutif aussi vite. Je me suis plantée. J'ai trébuché et elle s'arrête pour me relever. Alors je vais la porter. Je la rejoins à genoux et je me penche pour l'embrasser, longuement, passionnément. Je fais jouer ma langue contre la sienne avec la douceur la plus enivrante, et courir mes mains sur son corps offert pour l'étourdir. Mes lèvres ne quittent les siennes que lorsque je suis moi-même à bout de souffle. Et mes yeux plongent dans les siens.
" Pardonne-moi, mon cœur... Je n'ai pas su me retenir... Mais si tu le veux encore... fait-moi jouir aussi... Ta première fois, avec moi... et notre première fois ensemble... Comme un couple... Toutes les deux, ensemble... "
Je l'embrasse à nouveau, moins longtemps, plus doucement. Une façon de revenir à la ligne après ma tirade romantique, avant de descendre perdre mon nez dans ses doux cheveux qui sentent si bon, glisser mon souffle et mon sourire au creux de son oreille.
" Et que tu le veuilles ou non... je te montrerais de quoi est capable une prof de langue. "
Petite parenthèse, toute professorale, pour rappeler qu'une première fois est importante, mais n'ai jamais qu'une première fois. Il y en aura plein d'autre, dès aujourd'hui. Je l'embrasse au creux du cou, et laisse ma langue traîner sur sa peau alors que mes lèvres bondissent en direction de son épaule. Puis je remonte sur sa poitrine, ne manquant pas de palper tendrement son sein et de pincer tendrement son téton, celui que je ne mordille pas au passage. En arrivant sur son ventre je lance déjà mes mains vers sa culotte, je n'y risque pas plus que le bout de mes doigts. Je décolle seulement le tissu humide, et ne commence vraiment à le tirer le long de ses cuisse que quand ma langue passe sur son nombril.
Tout au long de ma descente je ne cache pas le plaisir que j'ai à toucher et goûter sa peau. Je dois malheureusement me redresser pour lui ôter sa culotte toute mouillée. Mais je ne baisse vers Aoki que mes yeux quand je plaque sous mon nez le sous-vêtement, qui me rappelle la honte et le doute dans lesquels ont germé nos sentiments. Je ferme les yeux, tout sourire, pour inspirer profondément. Je m'emplis, je m'enivrer de l'air auquel ce filtre donne l'arôme du désir que ma blondinette a pour moi. Puis je rouvre les yeux pour dévorer son corps enfin nu, complètement nu devant moi.
Inutile mais toujours précieuse relique d'un début pas si lointain, je décide de bien traiter la culotte en la posant sur le ventre d'Aoki. Puis je m'allonge tout contre elle, La tête de l'une face au bassin de l'autre. Puis je m'empare de son corps sans plus tarder. Je passe les mains autour de ses cuisses pour les écarter, et laisser la place à mon visage de se glisser entre elles. Enfin je la goûte. Son nectar, sa chair sensible et brûlante. Ma délicieuse Aoki mouille pour moi, et je lui en réclame d'autant plus. J'embrasse et je lèche, j'explore aussi loin que ma langue peut aller. Je suçote ses lèvres intimes pour essuyer en vain son nectar qui n'en finit pas de ruisseler. Bien sûr je n'abandonne jamais longtemps le petit bouton qui la frémir, et avec lequel ma langue ne se lasse pas de jouer.
Je laisse libre cours à ma faim et ma gourmandise. Ma main caresse et masse la cuisse que j'ai relevé, parfois pour aller se perdre sur tendre et magnifique fesse. Je voudrais avoir une deuxième bouche au creux de ma paume, pour embrasser encore plus de ce corps si excitant et combler le cœur d'Aoki d'encore plus d'attention. Prisonnière de ses cuisses, ma tête est au paradis. Mon corps me semble lourd, il ne veut plus bouger. Comme quand je me mets la tête sous l'oreiller pour repousser un peu plus l'heure de me lever. Si j'avais cédé à l'époque et si ça avait marché, nous ne nous serions jamais levées pour les cours ou les exams. Et si elle avait voulu, j'aurais su la convaincre de rester au lit avec moi.
Mais au présent : je la savoure de tous mes sens. Je rend à son corps le plaisir qu'elle a donné au mien, en espérant toucher son cœur aussi. Et je la laissé décider quoi faire de moi. Me déguster encore, me toucher, ou simplement profiter aussi égoïstement que moi. Et quoi qu'elle fasse, j'en serais combler pourvu que ça lui plaise.
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Aoki donnerait cher pour que les secondes soient des heures. La rouquine qui l'avait tant fait fantasmer ces dernières années, cette même rouquine qui, avec sa crinière de feu avait allumé la flamme du désir charnelle en elle. À force d'entendre bon nombre de rumeur sur elle, à être si proche avec elle sans jamais mettre un pied sur la ligne qui séparait une bonne amie d'un bon coup. L'étudiante qu'elle était à toujours respecter son amie, la jeune femme qu'elle ait à toujours aimer sa partenaire. Sa beauté avait déjà embrasé son petit cœur qui ne voulait plus croire au mot amour, elle seule avait pu réussir à faire ça et autant dire que depuis leur dernière séparation, bon nombre de personne avait pu voir ce qu'était une femme, une vraie! Que ce soit la femme fatale, la soumise ou la dominante, Aoki en avait fait voir de toutes les couleurs et à bien des personnes. Mais Hitomi était si spécial pour elle, elle l'ignorait encore mais un claquement de doigt et elle porte le masque qu'elle voudrait avoir. Qu'importe sa demande, la jeune femme aimait la rouquine et aucune de ses demandes ne serait de trop.
Installer pour s'offrir à Hitomi, elle voulait jouir à cause d'elle, pas en pensant à elle mais bien en la sentant. Elle était libre de ne faire sentir que ses doigts, de faire sentir sa langue ou même ses doigts de pieds, elle voulait jouir pour elle. Son visage trempé par sa mouille, elle aussi voulait expulser ce trop plein de mouille qui ne cessera de se renouveler en la présence de cette femme. Mais si elle avait déjà pu jouir, il fallait être sur un pied d'égalité. Avec une pointe d'autorité, elle voulait la voir sans soutien-gorge et elle respecta cette décision en quatrième vitesse mais dans sa hâte, elle avait trébuché et c'était naturel pour Aoki d'aider celle qui faisait battre son cœur même si elle fut, pendant l'ombre de quelques secondes, l'équivalent d'une princesse entre les bras d'Hitomi. Par chance, elle n'en avait pas la même carrure ou le même visage mais même les lesbiennes avaient le droit à leur histoire de belle princesse heureuse en compagnie de sa belle guerrière. Le nouveau baiser échangé fut toujours si bon et intense et le regard de la belle ne rendait pas les choses plus simples... jusqu'où Hitomi et Aoki s'aimaient? Elle-même ne saurait le dire?
Devant sa demande, elle semblait vouloir détourner les rôles et pourtant, il y avait bien une femme dans cette chambre qui n'avait pas joui? Pour quelle raison devait-elle se retenir et faire jouir une nouvelle fois l'autre? Bien que son exemple semblât amusant, la manager ne se laissait pas marcher sur les pieds ni se faire avoir avec un mauvais contrat. Sa main passait dans ses cheveux orange, lâchant un soupir de plaisir sous les assauts de sa bouche sur son cou.
« Oh mon amour... ne pense pas m'avoir avec tes petites lèvres et tes jolies paroles... Je veux que tu t'occupes de moi, ça fait bieeeen trop longtemps que j'attends ça... alors... rends-moi... heureuse! »
Elle n'avait rien contre le fait de la mettre une fois de plus sur la scène du plaisir mais elle ne voulait pas non plus offrir trop de bonheurs à sa Yama-chan d'un coup. Doucement, à un rythme presque sadique, elle faisait languir et rendant l'instant présent meilleur encore. Ses lèvres sur son épaule, sa main sur sa poitrine, oh oui, elle était entièrement à elle. Qu'elle caresse sa poitrine, qu'elle la maltraite avec ses doigts, qu'elle la lèche sur chaque parcelle de sa peau moelleuse ici, Aoki voulait tout essayer avec elle. Son sourire le disait si bien, que ce soit à peine pour palper sa poitrine, pour pincer ce petit bout de chair si souvent mit entre de bonnes mains, elle était heureuse de se dire que c'était cette même femme qu'elle avait connue des années plus tôt. Longeant sa poitrine pour descendre plus bas, son ventre pouvait sentir son souffle chaud qui la rendait de plus en plus folle, sa langue. Sa délicieuse langue qui la torturait en tournant autour de son nombril. C'était une de ces zones érogène, sentir sa langue ou même ses doigts autour de ce petit trou, ça pouvait facilement la faire craquer! Alors que sa main descendait enfin là où elle en avait le plus besoin pour le moment, elle la laissait décider de la suite.
Hitomi se décida à retirer ce petit bijou en textile avant de le sentir. Aoki était une femme très intelligente et quelqu'un de normal même. Mais la voir renifler son odeur la rendait folle, elle avait quand même de drôle de désir dans le lit et ça, elle aimait la voir sentir son odeur, surtout provenant de son endroit si secret. Délicatement posé sur elle, ce string était le symbole, la graine qui avait fait tout avancer, sans ça, qui sait ce qu'elles feraient en ce moment? La position changeait pour laisser les deux jeunes femmes face à l'endroit idéal pour voir qu'elles étaient heureuses de cette première fois, ensemble. Quand le jet de cyprine sera éjecté, ça prouvera combien elles sont heureuses d'être réuni dans cette chambre. La rouquine ne perdait pas de temps pour commencer à s'attaquer à ses lèvres si humides.
« Haaaaaaa ouiiii! »
Enfin! Elle pouvait sentir sa langue léché son entrée si souvent délaissé ce soir. Non pas qu'elle voulait que ce soit le seul endroit à être actif mais son intimité réclamait une partie de sa rouquine – n'importe laquelle – rapidement pour la satisfaire. Elle la laissait jouer un peu avec elle en la berçant de sa voix gémissante avant de s'occuper aussi de sa chérie qui devait attendre la même chose de sa part? Non, elle devait lui fournir autant de plaisir mais d'une autre façon. Sa tête redressée, l'une de ses mains tâtait le terrain en caressant sa fesse, si douce bien évidemment. Elle lécha rapidement un petit morceau de sa fesse avant de la mordiller en mêlant rire et gémissement. Ce n'était pas exactement ça qu'elle voulait faire mais elle avait agi par instinct. Puis, comme elle le voulait, sa bouche rejoignait ce petit trou si bien caché entre ses deux fesses. Profitant de la sensation qu'elle ressentait entre les jambes, Aoki passait doucement sa langue sur ce petit trou propre et agréable. Ça aurait surement de quoi la surprendre ça! Elle qui devait s'attendre au même traitement que celui qu'elle lui infligeait, ce n'était pas le cas. Après tout, elle venait tout juste de lécher ses belles lèvres alors autant profiter de tout ce qu'elle avait à lui proposer, non?
Mais aussi bon pouvait être ce petit trou à peine gouter que la passion qu'avait la jeune femme l'avait poussé à retourner gouter à sa cyprine. Sa petite drogue sexuelle! Combien de temps aurait-elle pu rester de marbre devant cette ravissante petite fontaine personnelle? Dire qu'elle pourrait avoir ça autant qu'elle le voudrait, avec Hitomi... ça semblait trop beau pour être vrai! Dans son élan, son envie brulante et non consommée pour le moment poussa la jeune femme à écarter plus les cuisses avant de doucement faire de sa petite rouquine, sa petite prisonnière avec la lourde peine de la faire jouir. Qu'elle était cruelle...
« HaaaaaaAAAAAAANNNNnnnnnn mmmon amm-mour! Tu es si... Formidable! »
Aoki décida juste après ce message de se remettre au travail en fourrant sa langue dans ses petites lèvres intime, si délicieuse, si rempli de son nectar d'amour. Plutôt que la laissé supporter son poids difficile à retenir sous celui du plaisir, la jeune femme blonde fit tout pour faire tomber sa chérie sur le côté, lui laissant ainsi sa propre cuisse en guise d'oreiller. Puis ça lui laissait aussi l'occasion de ne pas toujours redresser la tête pour la lécher, ainsi, elle aussi avait la douceur de sa peau en guise de taie d'oreiller. C'était maintenant qu'il était temps de jouir à l'unisson, comme un véritable couple... bien qu'elle ignorait si son trésor avait déjà envie de jouir? Pour Aoki, c'était simple, elle le voulait depuis quelques secondes mais elle? Elle l'avait fait il n'y a pas si longtemps? Les mains crispés sur ses petites fesses d'amour, elle ne pouvait plus résister à ses douces lèvres et sa merveilleuse langue...
« Hitomi...-channnnn! Accepte... mon amoooouuuurrrr!!! »
Et le jet fit expulser pour sa tendre... alors qu'Aoki tendait à faire taire ses cris de passion en léchant et gémissant dans d'autres genres de lèvres...
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Cette fois je ne me flagelle pas mentalement d'écouter mes instincts. Aoki. Elle me rend vraiment folle, même quand elle est la seule à prendre du plaisir. Ses gémissement vont vibrer mes neurones du plaisir, l'écrin de ses cuisse est un four pour ma tête, l'air que je respire est lourd de son arôme entêtant. Mais le plus excitant est encore de la déguster, de dévorer son fruit chaud et juteux. je ne me prive pas de ce délice, ma langue est toute folle. Elle plonge s'agiter entre ses parois humides pour pousser, caresser, lécher, laper le nectar à même sa corne d'abondance. Elle coule à flot sans s'arrêter et je ne veux jamais m'arrêter non plus. Je m'arrête tout de même pour ne pas laisser son petit clitoris en tête à tête avec mon menton. je ne dois oublier personne si je veux me faire pardonner.
Mais malgré l'envie de la faire vibrer encore plus, de la faire trembler et hurler qu'elle m'aime comme sous la torture, je laisse mes doigts en dehors de l'affaire. Je préfère qu'elle sache comment j'aurais pu apprendre à sa langue à s'agiter autrement que pour bien prononcer l'Anglais. Et mes doigts n'ont pas le sens du goût, ils ne méritent pas la primeur de mets si délicieux. Je revient suçoter ses lèvres intimes gonflées par le plaisir, les tirer un peu entre les miennes, puis plonger à nouveau. Je la veux à tous les repas et ma gourmandise ne sera jamais apaisée. Aoki-chan, mon Aoki que j'ai enfin retrouvée.
Mon Aoki qui ne cesse décidément pas de me surprendre. Je tressaille en la sentant mordiller mes fesses. Mais si je ne me suis pas arrêtée pour lui dire tout le bien que je pense de sa petite fente, je ne le ferais certainement pas pour me plaindre. Et je frissonne bel et bien d'excitation quand je la sens s'aventurer entre mes fesses. Elle m'a dit qu'elle me voulait toute entière, et je ne suis que trop heureuse de m'offrir comme elle me veut. Alors pourquoi pas mon cul que je suis la première à trouver beau ? Je ne vais pas le lui refuser, d'autant qu'elle est la première femme à s'en soucier à ce point. Et même si les gémissements qui s'échappent difficilement de mes lèvres en frôlant les siennes sont plaintifs, ce n'est pas pour qu'elle cesse ce petit jeu si inattendu et excitant. Je dois autant la surprendre en me laissant faire si docilement.
Mais assez de ces attentions que d'aucun jugerait honteuses, pour d'autres que les mêmes ne jugeraient pas mieux. S'ils étaient là je ne me retiendrais pas plus et j'espère qu'elle non plus. Le retour de sa langue en moi alors que la mienne est en elle, chacune la tête posée sur la cuisse de l'autre à nous déguster mutuellement : c'est tout simplement trop, je sens que je vais encore craquer ! Et je ne vais pas résister. Comment lui résister, à elle ? J'espère juste lui donner l'orgasme qu'elle désirait tant et ne pas encore jouir avant mon tour. La force avec laquelle je la sens serrer mon corps pour le plaquer à son visage me fait perdre la tête. Je lève la jambe et trouve heureusement la tête du lit pour y appuyer mes orteils crispés.
" Hitomi...-channnnn! Accepte... mon amoooouuuurrrr!!! "
Je ne sais pas si c'est de l'entendre dans sa voix ou de la sentir dans tout son corps, mais l'orgasme son orgasme me prend aussi. Je rejette la tête en arrière, soudain à bout de souffle, la bouche grande ouvert. Et son amour m'éclabousse. Il se répand sur mon visage et mes paupières closes, il bruine entre mes lèvres en une pluie troublé par un cri que je ne peux pas contenir. Tout mon corps tremble et se tend. Je jouis, et elle aussi, mais comme elle je ne veux pas m'arrêter là. Je retourne étouffer ma propre voix au creux de ses cuisses. la tentation est grande de ma laisser rouler sur le côté pour gémir mon plaisir. Pourtant mes gémissements ne sont de l'air que je laisse s'échapper par ce qu'il le faut. Ma langue revient en Aoki pour s'agiter de plus belle. Nous avons joui ensemble, maintenant je veux pousser son orgasme, le prolonger autant que possible.
Et peu à peu la vague passe. Comme je sens son corps se détendre mes attentions perdent aussi en intensité. Le calme après la tempête prend la forme de nos langue qui passent chacune sur l'intimité de l'autre, doucement, tendrement, comme si nous commencions à peine à jouer. Ma main redevient tout aussi tendre en caressant la hanche de ma belle blondinette. Je dépose un baiser sur ses lèvres intimes avant de baisser les yeux entre nos deux corps.
" Ton amour est délicieux, mon cœur. "
Je n'ose pas bouger tant que je sens la poids de sa tête sur ma cuisse. Une sensation étrange car elle est tendre mais indéniablement perverse. En fait elle nous ressemble, je pense. Même s'il reste bien des facettes à dévoiler et découvrir. Je redresse sur un coude, fronçant les sourcils malgré mon sourire.
" Au fait, j'ai rêvé ou tu m'as encore prise de vitesse ? "
La main qui caresse sa hanche part ses perdre sur ses fesses, et juste souligner le trait qui les sépare.
" Pour ça aussi, je dois me faire pardonner ? "
En fait je ne l'ai pas vraiment dit sur le ton d'une question... Moi aussi je la veux toute entière.
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La vie de la jeune femme était si étrange, elle avait connu deux périodes différentes dans sa vie, deux facettes presque opposés, totalement. Son passé, une étudiante brillante qui réussissait tout, même le sport! Quant au sexe, ce n'était qu'une notion dont elle savait des choses sans en connaître les sensations et les plaisirs. Toujours réservée sans pour autant être timide, elle laissait ça pour ses camarades qui ne juraient presque que par ça. À l'époque, elle aurait surement refusé une invitation de sa douce? Elle aimait Hitomi mais comme une amie, pas comme une femme. Et aujourd'hui alors? Elle était toujours si sérieuse, parfois douce comme un ange, sadique comme une succube, la jeune femme était loin d'être réservé et dans son coin. Elle ne se laissait pas faire et ce n'était pas quelques pisseuses qui allaient le lui dicter sa vie! Aujourd'hui, le sexe, elle le connaissait sous bien des angles! Et elle n'avait su refuser une invitation de la belle rouquine, elle l'avait même proposé cette invitation, c'est pour dire!
En revanche, dire combien elle aimait cette même amie de l'époque de ses études, cette même femme avec quelques années en plus, ça c'était impossible. Toutes les équations, les fractions, les divisions, les multiplications, les facteurs et tout ce qui va avec les mathématique ne pourraient lui donner une bonne réponse. Ni même les sciences, les langues et encore moins l'histoire et la géographie. Elle avait tant appris à l'école mais rien ne l'avait préparé à tout ça. Pourtant, l'amour était un domaine très rependu à l'école sauf que les professeurs sont ceux que l'on entend parfois sous le nom de moitié, d'amoureux, de chérie. Parfois, le professeur était soi-même. Et Aoki, elle n'avait jamais appris cela, prenant des cours de rattrapage après son diplôme et maintenant, elle rattrapait tous les cours en retard. Elle avait bien rattraper tout ça et Hitomi, son amie, une des rares véritables, elle était en quelque sorte son diplôme, son examen final. Elle l'aimait à l'époque et maintenant, c'était bien plus! Actuellement, elle avait la tête entre les cuisses de la belle, cherchant à la faire jouir, à jouir ensemble dans le meilleur des cas. Faut dire que si la jeune blonde se défendait bien, la belle rouquine était aussi pas à plaindre. Ses coups de langue lui envoyaient tant de décharge de plaisir entre les jambes, elle aurait aimé crier et lui dire combien elle l'aimait mais pour ça, il faudrait lâcher ses petits orifices qu'elle aimait tant? Le choix était plutôt compliqué non?
Aoki jouissait grâce à sa belle et en sentant l'orgasme parcourir son corps, le choc se répercuta en Hitomi qui jouissait à son tour. Le petit jet sur son visage lui fit arracher un léger cri de surprise alors qu'elle venait de nouveau se cacher entre ses cuisses pour mieux avaler ce petit jus intime et quand elles redevenaient plus calmes, elle se mit à laper ses lèvres intimes, comme une petite chatte, Aoki venait prolonger le plaisir de manière plus sensuelle et douce. Bien sur, elle aurait pu être plus violente en la doigtant de force pour faire venir l'orgasme de manière rapide et expéditive mais ce n'était pas son genre... pas avec elle. Elle ressentait plus ou moins la même chose entre ses jambes et sur sa hanche, ses caresses étaient d'or et elle aurait pu passer la soirée à sentir sa main sur elle ou la caresser à son tour?
« Et ton amour était exquis, Hitomi-chan... »
Un doux sourire sur son visage d'ange asperger de jus intime. Une petite façon presque innocente de lui montrer toujours le respect qu'elle avait pour elle. Hitomi était la première femme en qui elle avait éprouvé des sentiments « contre nature » comme diraient certaines personnes, ses parents aussi certainement. Elle était celle pour qui elle éprouvait aussi réellement quelque chose, pas une simple envie de faire l'amour, c'était bien plus fort que ça. Mettant fin ou plutôt une pause à cette petite séance de caresse, la belle jeune femme à ses côtés remarquait qu'elle avait fait jouir Aoki avant elle et souhaitait se faire pardonner... du moins c'est ce qu'elle comprenait à travers l'intonation de sa voix. À son tour, elle se redressa et changea de position pour se tenir à l'horizontale sur son lit, son corps au-dessus du sien, elle déposa un petit baiser rapide pour finalement le transformer en un court baiser mais un peu plus long. Ses douces lèvres avaient eu raison d'elle. Elle allongea sa tête sur son épaule en posant sa main sur sa poitrine sans chercher à lui caresser un sein, juste avoir quelque chose de doux sous la main, la peau de cette femme par exemple.
« De quoi tu veux t'excuser? D'être experte en la matière? D'avoir une langue si douée? De ta beauté tout simplement? Pour toi, je serais prête à jouir pour si peu de chose... Avec des simples caresses, sans aucune pénétration, sans aucun mot salace, avec des mots doux, des caresses douces, je serais capable de jouir si tu es avec moi... »
Cela ne s'était jamais produit mais elle était persuadée que ça allait fonctionner si elle essayait. Aoki pouvait être aussi douce que l'étudiante à leur rencontre, mais aussi salace que la femme qu'elle était dans un lit avec une personne de « mauvais genre ».
« Tout comme je serais capable de jouir en te torturant, transformant ses doigts si doux en un objet qui surpasse le meilleur godemiché qui puisse exister. Je suis une pièce Hitomi, tu me lances du bout de tes doigts et je retombe d'un côté. Lance moi doucement et je serais aussi douce et charmante. Je suis sur que tu avais cette image de moi quand nous étions étudiantes? Fait moi voler avec un peu plus de force et je serais l'autre face de la pièce, plus brutale et dans le vif du sujet en gardant pour point commun entre ses deux facettes, la jouissance et le bonheur! »
Elle savait aussi être entre les deux. Si elle n'avait rien contre la douce jeune femme qu'elle était en ce moment, elle avait peur que son autre face ne soit pas tant appréciée que cela par Hitomi... Couché avec des mineurs avec parfois des relations qu'on appelle viol même si au final, ils en devienne consentant, un viol reste un viol. Elle préférait enterrer cette part d'elle-même, surtout si elle se voyait avec elle dans l'avenir. Se redresse un peu, elle vint déposer sa tête sur le ventre chaud de la belle, sa main caressant l'espace entre sa poitrine sa propre tête, elle aurait aussi pu le faire de l'autre côté sur son intimité. Être si heureuse et amoureuse, elle ne pensait pas que cela soit possible, plus possible du moins. Ne sachant pas comment se placer, elle changea encore de position pour se placer au-dessus d'elle à quatre pattes même si elle n'était pas totalement dressée, sa poitrine pouvait presque frôler Hitomi. Son regard semblait toujours si pétillant de bonheur.
« Depuis le début je t'impose sans le vouloir mes envies mais parle-moi de ce que tu veux ma chérie, je le faire pour toi, je veux le sentir... sentir que je t'appartiens... que tu tiens à moi... »
Aoki déposa une douce caresse sur son visage. Ce n'était pas une invitation à un jeu où elle serait son esclave mais disons que sous cet angle, elle saurait qu'elle compterait beaucoup pour elle. Aoki avait trop souffert de l'amour et même si en une seule journée elle se sentait vivre bien plus d'expérience qu'avec son premier amour, elle voulait entendre certaines choses qui pourraient la réconforter.
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Je suis tellement bien avec elle. Je ressens des choses que peu ont réussi à éveiller en moi. Bien sûr elle n'est pas comme les autres, ni nos relations. Celles que nous avions à l'époque étaient étranges, ou du moins inhabituelles. En fait, vue de l'extérieur, elle ne devait même pas avoir l'air d'une relation. Et quand j'y repense, je sens pointer comme un doute. C'est peut-être d'avoir joui avec elle, comme si l'ivresse passait un palier pour devenir moins agréable. Ce moment où le vertige commence à l'emporter sur la légèreté. Je nous revois toutes les deux à l'époque, puis soudain ici des années plus tard. Et j'ai l'affreuse impression d'avoir raté quelque chose. Entre les deux étudiantes de la fac et les deux femmes qui se sont croisées dans la rue, ça a été le jour et la nuit. Mais il s'est passé tellement de choses de l'un à l'autre.
De mon côté ça ne colle pas. Au-delà de mes coucheries il y a trop de parties qu'elle ignore et que j'aurais dû lui révéler avant de lui sauter dessus comme je l'ai fait. Il y a aussi des parties d'elle que j'ignore et que j'aurais dû essayer de découvrir. Au lieu de ça je l'ai désirée au premier regard, alors je l'ai draguée. J'ai sauté sur la moindre occasion de l'aguicher ou de la pousser, je lui ai dit qu'elle était mon amie, puis plus que mon amie, que je l'aimais... Tout ça pour la baiser. Je ne m'y suis pas pris n'importe comment non plus. J'ai joué de ma beauté à la perfection, et de ma langue si douée. J'ai étalé mon expertise en la matière, tout en douceur, et je l'ai faite jouir. Rien à redire là-dessus, Aoki a pris un pied énorme. J'ai bien fait les choses, et tout le problème est là. J'ai seulement hésité, et par jeu la plupart du temps. Alors que j'aurais dû refuser, ne pas proposer. Pas aussi vite.
Et quand l'Aoki adulte commence à se décrire à mots couverts, apparemment sans regrets, j'ai l'impression de voir le fantôme de l'étudiante au bord du lit. Et ce n'est pas avec tendresse qu'elle me regarde. Sans le vouloir, sans même le réaliser, elle ne fait qu'en rajouter. À chaque mot et chaque geste un poids grandit sur ma poitrine, qui n'a rien et tout à voir avec la sienne. Comment ça a pu se produire si vite ? Je me sentais tellement bien il y a seulement deux minutes, je brûlais de désir et j'étais heureuse. Soudain ils n'y a plus que des cendres froides et je me déteste. Je m'écarte d'elle. Je la fuis pour lui tourner le dos et m'asseoir au bord du lit. Ma tête s'abaisse pour s'enfouir entre mes mains, puis je les fait glisser jusque dans mes cheveux. Hitomi, espèce de salope égoïste, t'aurais pas pu le voir plus tôt ?... Des années plus tôt, quand ça te crevait déjà les yeux.
" À l'époque... "
J'ai déjà la voix qui part en sucette. Je prends une grande inspiration pour me calmer, et essayer de dénouer ma gorge. Je fous tout en l'air, mais il faut que ça sorte. De toutes façons c'est ça ou j'attrape mes fringues et je m'enfuis. Je n'ose pas me retourner pour la regarder. Le seul fait de la savoir dans mon dos me rend malade.
" Tu te souviens, Aoki ? Ça m'a pris plus de trois mois pour te convaincre de... de ne plus m'appeler senpaï. "
Si elle se souviens de ça, alors elle doit aussi se souvenir qu'elle ne m'avait jamais seulement fait la bise. Et que celles que j'avais réussi à lui donner, toutes par surprise, se comptaient sur les doigts d'une main. Des mois et des mois pour quelques petits bisous à peine amicaux, aujourd'hui deux ou trois heures seulement pour se bouffer comme des morfales. Je n'arrive pas à encaisser. D'autant moins qu'elle a tout fait pour rester la même, ou peu s'en fallait.
" Tu te souviens aussi de comment tu réagissais, quand je te faisais la bise ?... Rappelle-toi. Chaque fois tu te mettais à me surveiller. Et tu me laissais plus approcher à moins d'un mètre pendant des semaines. Mais tu me laissais quand même revenir. "
Je sens les larmes qui commencent à couler. Je serre les dents un coup en les essuyant. Tous ces souvenirs qui reviennent, que je vois soudain différemment.
" Tout le monde disais que t'avais un cœur de pierre, que t'étais froide. Aoki-chan c'est qu'un pétasse qui se la joue. Aoki-chan elle a pas d'amis parce qu'elle est trop conne. Aoki-chan, elle a juste besoin de se faire trousser... T'imagines pas toutes les horreurs qu'ils racontaient dans ton dos. Ils étaient tous jaloux que tu t'en sortes aussi bien toute seule. Et tu... "
Ça je serre les dents en y repensant, et je gonfle ma poitrine d'air. C'est l'une des rares choses dont je puisse encore être un peu fière, même si n'a pas suffit.
" Tu n'imagines pas combien de fois je me suis engueulée avec des gens qui disaient ça... J'ai même failli me battre. Si tout le monde t'as laissée tranquille quand on est devenues amies, c'est seulement parce qu'ils avaient peur de Makiko. Tu dois te souvenir d'elle, la championne des clubs d'arts martiaux de la fac. J'habitais avec elle... Et je couchais aussi avec elle, pour tout dire. Alors personne osait s'en prendre à moi ou à mes amis, parce que personne voulait se retrouver devant elle... Tous les bruits qui couraient sur elle étaient vrais, Aoki. Quand elle s'énervait, il valait mieux que je sois là pour la calmer. "
En fait je n'en suis plus si fière. Il n'y a aucune raison d'être fière d'utiliser l'une de ses meilleures amies comme épouvantail, pour en couvrir une autre dont on ne prend pas soin comme on le devrait. Je me redresse, toujours sans oser me tourner vers elle. Dire tout ça ne me soulage pas, au contraire. Mais maintenant que j'ai commencé je ne peux plus m'arrêter.
" Bref, tout le monde te voyais comme ça. Et au début, moi aussi je pensais des choses de ce genre. Pas méchamment : je te plaignais. La pauvre fille toute seule, et qui laissait personne approcher... Alors quand tu es venue vers moi... Non, après. J'ai vite commencé à remarquer des petites choses, des détails qui me montraient que... que j'étais plus que ce que tu voulais bien avouer. Et je me sentais tellement privilégiée que je cherchais pas plus loin... pas vraiment... Je voulais que tu me montres plus que j'étais une amie, et pas une senpaï... Je voulais pas... voir... que pour vraiment être ton amie... "
Cette fois je craque, j'enfouis à nouveau mon visage dans mes mains pour fondre en larme. Je ne voulais pas voir, ni agir. Je ne voulais assumer les risques. Il n'agissait pas d'une amourette secrète, ou du fantasme de l'étudiante plus jeune, encore naïve et innocente, stricte froide devant tout le monde et se serait débridée pour moi. J'aurais dû être sa senpaï jusqu'au bout. J'aurais du la guider sur les chemins que j'avais parcouru avant elle. J'aurais dû lui parler, tout connement, mais je ne l'ai pas fait. Je n'ai pas été à la hauteur, ni à l'époque ni aujourd'hui. Et aujourd'hui j'ai peur qu'il soit trop tard. Aujourd'hui elle parle de me torturer amoureusement, de devenir ma chose. Elle me demande de jouer à pile ou face avec ses sentiments. Je ne peux pas supporter d'entendre ça, encore moins de cette façon. Je ne peux pas supporter de comprendre ce qu'elle est devenue parce que moi je ne lui ai pas offert le choix quand j'étais la seule à pouvoir le faire.
Ça n'a rien à voir avec la forme. Qu'elle veuille qu'on s'attache au lui, qu'on range les câlins pour se lancer dans le sexe sauvage, voie carrément pervers. Qu'on se morde et qu'on se griffe si elle veut, ou qu'on s'utilise l'une l'autre comme des jouets. Tout ça ne me fait pas peur, au fond ce n'est pas important. Elle pourrait même inviter son berger allemand au lit avec nous que je ne prendrais pas la fuite. Ce serait bizarre, ça je ne prétendrais pas le contraire. Toutes les choses qu'elle a peut-être fait, qu'elle aime peut-être faire et qui ne sont pas dans mes habitudes : elle aurait aussi bien pu les découvrir et les apprécier si les choses avaient été différentes. Et j'aurais beau jeu de critiquer vu ce que je fais, moi. Toutes les personnes que je m'envoies ne sont pas humaines. Du moment que je suis excitée je veux bien tout essayer et tout assumer. Si ça ne me plaît pas je ne recommence pas, c'est aussi simple. Je ne suis pas une pièce : je suis une girouette. Le vent me tourne vers un beau mec ou une jolie nana et je fonce sans me poser de question. La preuve avec elle.
Ce qui compte vraiment, ce qui me tue, c'est qu'à un moment elle a eu besoin de moi et qu'elle me l'a montré de toutes les façons qu'elle connaissait. En rougissant de gêne, et un peu de colère quand j'arrivais à lui voler ne serait-ce qu'une bise, sans abandonner les cours qui étaient notre seule raison officielle de nous fréquenter. En me laissant parfois la prendre par la main ou le bras, me pencher par-dessus son épaule quand elle écrivait ou lisait, si près qu'elle pouvait sentir mon souffle sur son oreille. Par de tout petits gestes, des regard si furtifs et les sourires si infimes que je doutais moi-même de les voir.
Et je suis restée là pendant des mois, à attendre qu'elle fasse des choses dont elle était incapable. Des choses que j'aurais dû lui apprendre, ou faire à sa place pour l'exemple, pour ne pas la perdre. À commencer par un premier pas, lui dire ce que je ressentais pour elle.
" Pardon, Aoki !... Tu comptais... sur moi et... je t'ai... abandonnée !... Je m'en veux... d'avoir été... si égoïste !... "
Je pleure et je sanglote. Je gémis comme je peux ce que j'ai sur le cœur. Je dis que je suis désolée, que j'ai profité d'elle à l'époque, que j'ai recommencé aujourd'hui. Que je n'ai jamais été digne de sa confiance ni de son amitié. Et que je regrette de n'avoir pas essayé à l'époque, quitte à faire voler en éclat le peu qu'il y avait entre nous. Que je ne parle pas d'une aventure qu'on aurait pu avoir, mais de l'aider à mûrir comme elle en avait besoin. Je lui jure que je tenais à elle, que je l'aimais sincèrement à ma manière. Je lui dit que j'ai trouvé toutes les excuses et qu'aucune ne suffira plus à me justifier. Et j'implore son pardon que je ne mérite pas, pour ce que j'ai fait et qui était pire qu'une erreur : une faute, un crime.
Enfin, je chiale donc elle ne doit pas en saisir grand-chose.
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Ce qu'elles étaient bien, la voilà qu'elle accomplissait l'un de ses plus vieux fantasme lesbienne, couché avec Hitomi, tout pareil que dans ses rêves, c'était formidable! Aoki se voyait déjà s'offrir à elle ou prendre Hitomi, l'un ou l'autre, n'importe quel rôle lui irait tant qu'elle était avec sa si belle rouquine. Mais la voir soudainement s'éloigner en plongeant sa tête entre ses mains, Aoki pensait l'avoir blessé avec un mot, un geste mais même en revoyant la scène rapidement, elle ne voyait pas ce qu'elle avait pu dire ou faire? Peut-être ce jour cachait une triste vérité qu'Hitomi cherchait à camoufler en pensant que le sexe l'aiderait? En tout cas, elle n'osa pas l'approcher... surement le fait que ce soit son amie qui pleure au bord du lit, ça l'empêche de vraiment approcher, de peur d'entendre certaines choses qu'elle ne voudrait pas entendre. En soi, elle ne voyait pas où elle avait raté quelque chose mais en gardant une main près de son cœur, elle l'écoutait parler, se rapprochant que très doucement d'elle.
Reparlant du passé de jeunes filles, elle lui répondait à peine, d'une voix faible mais quand même audible, après tout, le silence régnait dans la chambre alors même à voix basse, ça s'entendait. Elle ne comprenait pas le rapport entre un nom qu'elle lui donnait avant et maintenant mais elle continuait en lui parlant des rares fois où elle lui avait fait la bise. Certes, à l'époque elle était très glaciale sur la chose et elle n'avait rien à voir avec la femme qu'elle était devenue. Serait-ce ça qu'elle lui reproche? Mais pourquoi maintenant? Pourquoi ne pas lui avoir dit au début? Après le baiser, après l'invitation dans la chambre, ce petit striptease entre elles? Remettant sur le tapis tout ce qu'elle avait entendu sur son dos, surement que les jeunes pensaient que deux pas suffisaient à ne pas être entendu de quelqu'un. Aoki était plutôt calme avant, elle laissait passer et les rares fois où elle en remettait à leur place, ça suffisait à les faire fuir pour ne pas prolonger ce débat sur ce qu'elle était.
Oui elle savait tout ça même si elle ne disait rien, oui elle voulait tant les remettre à leur place aussi, ceux et celles qui traitaient Hitomi de putain et de toute sorte de nom en n'ayant aucune honte à avouer ce qui lui ferait bien! Une fois leur relation passée au stade d'amie, elle n'hésitait pas à en remettre plus d'un à leur place, avouant tout haut que cela était faux! Que toutes ses rumeurs étaient lancées par des personnes jalouses! Hitomi n'était pas une pute, juste une fille qui aime taquiner les autres mais elle ne couchait pas avec n'importe qui! C'était peut-être faux finalement... mais mieux vaux ne rien dire aujourd'hui, ce fut le même combat de son côté au final. Les larmes coulent pour Hitomi et Aoki la laisse continuer de vider son sac même si ça fait lever une boule dans la gorge en l'écoutant. Ce n'était en rien sa faute, c'est le monde qui a rendu Aoki ainsi. Une histoire d'amour qu'elle a longtemps regrettée, cette histoire qui lui a montré que l'amour était irréel. S'ensuit des grand patrons qui menaçait elle ainsi que toutes une équipe, toute une entreprise de licenciement si on ne se met pas à quatre pattes pour devenir un véritable jouet. Des supérieures gentilles qui la réconfortent dans le plus simple appareil mais d'une façon douce.
Hitomi n'y était pour rien mais elle ne pouvait pas le savoir. Aoki avait juste vu rapidement que l'amour avait plusieurs visages et elle n'avait sa place nulle part. Elle n'avait pas un caractère soumis ce qui l'empêchait de se laisser faire trop longtemps, elle n'aimait pas avoir affaire avec une véritable poupée qui dit oui à tout, elle ne croyait plus en l'amour véritable et romantique. Bien des choses vécues par Aoki depuis leur séparation à la fac ce qui explique à quel point la jeune demoiselle bien sérieuse et studieuse pouvait facilement devenir celle que personne n'aurait osé imaginer à l'époque de ses dernières études. La voir fondre en larmes en se jetant toutes les fautes sur elle ne lui était pas supportable et elle allait donc l'enlacer, lui faisant poser sa tête sur sa poitrine pour qu'elle y pleure autant qu'elle veut en ce calmant. Sa main posée sur son dos la seconde caressant sa longue chevelure de feu, c'était à son tour de s'excuser. Après les retrouvailles, le sexe, il y avait tôt ou tard un moment où tout allait de travers et ce moment était en train d'être vécu.
« Ne t'en veux pas, Hitomi-chan... Ce n'est absolument pas ta faute... Si tu me vois aujourd'hui agir comme ça... c'est à cause de la décadence que vit notre monde. On le voit presque parfait mais la folie y règne en maître ici... Si à l'époque, tu m'aurais proposé... des cours particuliers... je les aurais refusé, de toi comme de n'importe qui. Tu la toi-même vu? Quand nous étions plus jeunes, seule la réussite et les études comptaient pour moi. Je ne me suis ouverte à cette chose qu'à la fin, une fois mon diplôme en poche. Puis d'aventure en aventure, j'ai fait plus d'une mauvaise rencontre qui me montre comme je suis... Alors c'est à moi de m'excuser Hitomi-chan! Pardonne-moi... j'aurais dû m'ouvrir... pour toi... même un peu! J'aurais dû te laisser aller plus loin, répondre à tes petits bisous ou même être franche et directe en te le demandant mais... mais... »
Si jusqu'ici elle avait plus ou moins retenu ses larmes, elle jouait elle aussi la petite fontaine en pleurant sur ses erreurs passés. .
« J'avais peur de tout briser! Je refusais de croire à... ce que l'on disait sur toi! Et je ne voulais pas que tu... tu me vois différemment, que tu te mettes à t'éloigner de moi! J'avais peur que tu... ne m'aime pas sincèrement et que tu ne faisais que me taquiner car j'étais gêné. Excuse-moi d'avoir été si... bizarre... qu'on ne me mette pas comme excuse mes études, il y avait d'autres filles aussi brillantes que moi, qui n'étais même plus vierge alors tu vois! »
Un peu la faute de ses parents qui la forçait à ne vivre que pour la réussite et les études, seulement une fois adulte, elle vivra sa vie mais pour le moment, elle devait réussir! Voilà ce que ses parents devaient se dire avant de se coucher. Sa main ne cessait pas de caresser ses cheveux, les larmes d'Aoki commençaient à ne plus couler mais elle eut soudainement une idée qui pourrait surement lui remettre un peu de gaieté.
« Ne bouge pas... je pense avoir de quoi te faire sourire, Hitomi-chan. »
Une bise déposée sur ses cheveux avant qu'elle n'ouvre un placard en ressortant une vielle boîte à chaussures pleine de vieilles photos, de famille pour la plupart. Fouinant dedans, elle trouva deux ou trois petites choses qu'elle sortait de la boite avant de la refermer et retourner auprès de la belle rouquine. Le sourire un peu timide en ouvrant cette boîte à souvenirs, Aoki cacha le tout dans son dos en retournant s'asseoir juste à côté d'elle. Sa main droite lui montrait une photo d'elles lors d'une petite pause repas sous des cerisiers en fleurs. Elles étaient quatre sur la photo, Aoki avec un sourire timide à côté d'Hitomi toujours pleines de joie de vivre avec derrière elles, la fameuse Makiko ainsi qu'une autre fille, Mio, une simple amie du groupe. Aoki n'avait pas tellement changé, les cheveux un tout petit peu plus long pour arrivée à ses épaules, les lunettes sur le nez mais elle était bien plus solitaire à l'époque que maintenant.
« Regarde, nous n'avons pas vraiment changé, heureuse qu'ensemble... Aujourd'hui, il ne me manque que ça... »
Elle prit le second objet dans son dos, une paire de lunettes pas si différente de celle qu'elle avait pour travailler, elle les utilisait pratiquement toujours avant, aujourd'hui, seulement pour travailler.
« Je les avait seulement gardé en souvenir, ça ne rien d'extraordinaire en soi. Mais par contre... je veux te prouver que... même à cette époque... je t'aimais mais que moi-même je l'ignorais... Je m'en suis rendu compte que bien plus tard et à présent... je regrette d'avoir été si borné! Regarde... »
Le dernier objet qu'elle ressortit était un vieil élastique pour cheveux qui avait appartenu à Hitomi. Bien sur, il aurait été facile de faire passer cet objet du quotidien pour un objet de valeur sentimentale, surtout que ça n'avait rien de spécial, juste un petit élastique bleu ciel.
« C'était dans nos derniers jours, tu l'avais perdu sans t'en rendre compte puis... en le retrouvant... je n'ai pas osez-te le rendre les jours suivants... comme je savais que tu allais partir, je voulais garder un petit quelque chose qui t'appartenait... pour pouvoir me rappeler de toi et... sentir un peu de ta présence... J'avais même songé à me laisser les cheveux long justes pour porter cet élastique mais j'avais peur de le perdre... Hitomi, j'étais déjà trop attaché à toi à l'époque pour que tu te sépares de moi sans que je puisse garder un petit quelque chose de toi! Je ne voulais pas d'une relation à distance et je ne voulais pas te priver de tes rêves et ambitions... je t'aimais... mais je ne le savais pas, croyant seulement que j'allais perdre ma seule véritable amie du bahut... mais aujourd'hui... je sais que je tiens à toi plus qu'à quiconque... »
Câlinant Hitomi, elle gardait sa tête sur son épaule, la nudité, elle s'en fichait!
« Excuse-moi de ne pas avoir su ou j'en étais plus tôt... pardonne-moi d'avoir autant changé... mon amour. »
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S'il y a bien une chose qui n'a pas changé chez Aoki, c'est qu'elle est toujours aussi adorable à sa manière. Finalement on a bien été aussi bêtes l'une que l'autre, à l'époque. Pourtant est-ce vraiment un mal ? Avec ma vie dissolue, puis le drame qu'a été d'apprendre ma stérilité, je l'aurais plus faite souffrir qu'autre chose. Mais il y avait bien quelque chose entre nous, quelque chose d'évident qu'on était les seules à voir. Mais qu'on ne pouvait pas avouer à l'autre. Revoir la photo et les lunette me serre le cœur. Puis l'élastique à cheveux fait voler l'étau en éclats. Mon élastique que j'avais perdu et dont je me fichais pas mal. Alors qu'elle se blottit contre moi en s'excusant, je retrouve un semblant de sourire. Finalement les choses ne se sont jamais vraiment arrêtées entre nous.
Je passe un bras autour d'elle pour la serrer contre moi, et de mon autre main je caresse ses beaux cheveux.
" J'ai toujours ton livre, le recueil de poèmes qu'on avait acheté pour que tu t'entraînes à l'oral... Qu'est-ce que je t'ai faite rougir avec ça... "
Je soupire avant de déposer un baiser sur son front. Jouir et pleurer ça défoule, surtout l'un derrière l'autre. Je baisse les yeux vers la photos, et j'ai soudain l'impression que tout ce qui s'est passé aujourd'hui est plus clair.
" J'ai changé aussi, mon cœur. Tu n'as pas à t'excuser. Mais je crois que... Je ne sais pas, on s'est peut-être emballées. "
Peut-être ? Non, on s'est emballées, on a filé comme des fusées et maintenant on explose. On avait chacune nos raisons de ne rien dire à l'époque, de ne rien tenter. Mais on en a aussi une en commun. Je m'écarte d'elle pour prendre ses mains dans les miennes et la regarder dans les yeux. Je sens mon visage qui se tire sous l'angoisse. Je suis peut-être en train de définitivement tout ruiner entre nous.
" Je t'aime Aoki, je suis sincère. Mais je me demande si on est pas en train de faire n'importe quoi. "
Je me mordille la lèvre une seconde. C'est difficile de trouver les mots pour dire des choses pareilles, et aussi pour les faire sortir.
" Je veux pas te promettre la lune sur un coup de tête, et te peut-être te briser le cœur plus tard. En tous cas pas pour rattraper le temps perdu ou les occasions qu'on a manquées à l'époque. Et dans... Dans tout ce qu'on a dit... L'important c'est qu'on était amies, et qu'on voulait pas perdre ça. "
Je descend déposer un baiser sur ses mains encore dans les miennes. Puis je n'ose pas relever les yeux.
" Et on l'a pas perdu, Aoki. Je tiens à toi plus que jamais. Ça va peut-être te paraître hypocrite mais je ne veux pas qu'on se mette en couple. J'ai jamais su vivre en couple. Les seules relations qui ont tenue la longueur : c'est avec mes amis. "
Et je suis encore loin de la vérité. Aucun de mes "mecs" n'a tenu plus de trois semaines, à part Liam avec qui ma rupture était inévitable. Ils étaient tous jaloux de toutes ces personnes à qui je tenais, et à qui je le montrais sans me gêner. Mais surtout j'avais l'impression d'étouffer, de ne pas avoir le choix. je me mettais à paniquer, je ne faisais que des conneries et bien sûr seuls mes amis pouvaient me réconforter. Un cercle vicieux. Je ne pense pas qu'Aoki serait jalouse, mais y repenser je crois que ce qui manque le plus dans ma vie depuis mon arrivée dans cette ville, c'est bien une amie.
Je relève les yeux vers elle en espérant ne pas trop supplier du regard.
" Je suis désolée, Aoki. Je ne veux pas que tu penses que tes sentiments me laissent de glace. Je t'aime vraiment... Mais pas de cette manière. À l'époque, tu étais la seule de mes amies avec laquelle je ne couchais pas. Et tout ce qu'on vient de faire, à par les mots d'amour, je le faisais avec mes amies. Je suis comme ça, Aoki. Pardon. "
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Après cette petite séance de nostalgie, Aoki fut heureuse d'apprendre qu'elle avait toujours ce livre avec tous ses poèmes. Qu'elle avait pu avoir du mal à en réciter certains! Non pas que la prononciation était difficile, Aoki était doué après tout mais plutôt qu'elle connaissait la traduction. Elle n'avait plus aucun mal aujourd'hui à avouer ce genre de chose mais dans sa jeunesse, lire ce genre de poème à haute voix, surtout devant celle qui faisait battre son cœur, plus que les autres – filles ou garçon – ça avait quelque chose de gênant. Au moins, elle conservait précieusement les souvenirs qu'elles avaient tissés. Elle aurait pu citer d'autres souvenirs, d'autres objets qui avaient une histoire et même si elle n'avait pas tout, ses souvenirs restaient intact.
Si Hitomi semblait aller mieux sur le coup, la suite serait un véritable choc pour Aoki mais cela allait se faire petit à petit pour que le choc ne lui brise pas le cœur en mille morceaux. S'emballer? Faire n'importe quoi? D'accord, des retrouvailles qui se terminent rapidement dans un lit, ça ferait presque film porno si après le thé il n'y aurait pas eu l'escale à la boutique mais même si elle voulait bien reconnaître qu'elles ont été trop vite, Aoki pouvait bien descendre en vitesse et se montrer plus doux, plus romantique à présent? Mais faire n'importe quoi, non, elle savait qu'elle aimait la belle rouquine, Hitomi Yamagachi, celle qu'elle avait longtemps appelée Yamagachi-senpaï, Yama-chan par la suite! Oui, elle ne faisait pas d'erreur en voulant être en couple avec elle! Toutes les filles, tout les mecs qu'elle avait connue ne lui arrivait même pas à la cheville! L'amie était déjà devenue une jolie jeune femme quand elle était étudiante et ses retrouvailles à présent ne rendaient ses idées que plus net.
Amie, oui, mais Aoki avait longtemps pensé à ce qui aurait pu arriver si elle aurait fini par dire oui à ses taquineries? Si elle aurait avoué ses sentiments quand elle était plus jeune? Qu'importe la situation, quand elle se voyait avec elle, elle semblait heureuse, un couple de lesbienne certes, mais heureuse. Du coup, en la retrouvant, elle avait aussi retrouvé ses vieux rêves de jeune étudiante et vivre aux côtés d'elle était plus que son but surtout que quand elle la taquinait, il y avait une part de vérité qu'elle avait toujours remarqué. Son regard observe ses mains, puis les siennes... ça semblait être un rêve qui devenait un cauchemar. Une belle rose aux épines empoisonnées. Puis les mots étaient prononcés, elle ne voulait pas se mettre en couple mais Aoki le voulait. Comment trancher la poire en deux? Rester amie, c'était bien mais Aoki voulait plus, elle espérait plus.
« Tu n'as pas à t'excuser... ça devait rester comme ça... nous étions et nous sommes toujours des amies... c'est surement la meilleure chose à faire... »
La saleté de boule remonte de plus en plus vite dans sa gorge si bien qu'une phrase complète pourrait bien briser la glace qu'elle avait forgée devant cette annonce. Elle n'avait pas osé lui dire cela en la regardant, elle se contenta de l'enlacer en posant son menton sur son épaule. Elle était si bien maintenant, pourquoi ne pouvait-elle pas avoir plus?
« Serre moi... dans tes bras... »
Et c'est tout, elle ne pouvait pas en dire plus sinon elle allait fondre en larmes. Enlaçant un peu plus Hitomi dans ses bras, elle sentait une larme couler le long de sa joue mais elle espérait qu'elle ne touchera pas la peau d'Hitomi pour que ce ne soit pas mit au grand jour. Elle était idiote de ne pas avoir avoué qu'elle ne voulait pas se séparer mais qu'allait-elle gagner? Une peine de plus pour Hitomi? Un cœur plus abimé pour elle-même? Non, elle devait savourer ce moment, surement le dernier véritable contacte charnelle entre elles. Après, tout redeviendrait comme avant... Si son cœur le lui permettait, elle demanderait à passer une nuit ensemble, même juste pour dormir mais ça deviendrait plus dur encore au petit matin. Ce rêve prenait fin, son cœur gagnait une nouvelle cicatrice mais elle ne maudirait pas Hitomi pour ça. Elle ne la détestera pas non plus, elles restaient amies et des amies, ça doit rester des amies, pas plus, pas moins.
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Je lui ai briser le cœur, ça se voit et ça s'entend. Je le sens quand je la prends dans mes bras avec toute la tendresse possible. Je ne sais pas quoi faire, je ne sais plus où en j'en suis, encore une fois... J'ai merdé sur toute la ligne avec elle. À l'époque, aujourd'hui, d'un bout à l'autre. Et j'ai beau laisser tout ça se retourner dans ma tête, trouver les millions de moment où tout aurait pu changer en mieux, ça ne fait que m'enfoncer un peu plus. Je me sens hypocrite, et surtout cruelle de lui faire ça. Mais c'est fait, et je n'arrive pas à m'ôter de la tête que c'est la meilleure solution. Je sais simplement pas quels mots mettre sur cette évidence.
Et je me retrouve assise au bord d'un lit dans lequel je viens de m'envoyer en l'air. Ça pue encore le sexe et je me sens d'autant plus mal que c'est la première fois que ça me dégoûte. J'ai la nausée, si je ne tenais pas Aoki dans mes bras je crois bien que je ne pourrais pas m'empêcher de vomir. Mais ça finalement rien à voir avec l'odeur. Ce qui me retourne l'estomac, ce n'est rien d'autre que moi-même. Je me hais pour tout ce que j'ai fait au long de cette foutue journée. J'aurais dû me dire que ce n'était pas elle quand je l'ai croisée, j'aurais même dû refuser de lui donner des cours à l'époque. J'aurais dû la repousser aussi loin de moi que possible. En fait, si j'avais su qu'elle était à Seikuzu...
Je soupire en fermant les yeux, reposant mon visage dans ses cheveux blonds encore humides de sueur. Quelle conne je suis ! J'ai envie d'elle, terriblement envie, je voudrais vraiment la rendre heureuse. Le problème vient de moi, mais je ne voulais pas m'avouer à quel point. Je la serre un peu plus fort.
" La vérité, c'est que... Je viens juste d'arriver dans cette ville et... Et disons que Tokyo ne m'a pas laissé que de bons souvenirs. "
Ha ! Au fait, j'avais oublié : un peu après ton départ j'ai appris que j'étais stérile, et j'ai essayé de me suicider en me jetant d'un ferry. J'ai fait trois jours de coma et quelques mois de dépression, j'ai même voulu recommencer. Mais heureusement que mes amis qui étaient là m'ont aidé à remonter la pente. D'ailleurs c'est sans doute après ça que j'ai commencé à avoir de grosses carence affectives et que je passée de simple accro au sexe à cœur d'artichaut qui tombe presque amoureuse de tout ce qu'elle arrive à faire passer entre ses cuisses.
Comment je peux faire passer un truc pareil ? Je ne sais toujours pas vraiment quel genre de relation elle voudrait. Je suis tellement bizarre sentimentalement que moi-même je ne me comprend pas. Mais le pire serait de lui dire qu'elle a esquivé sans le savoir la pire épreuve de ma vie, et que je l'ai traversé sans elle. Après tout ce que je lui ai dit, finir par lui raconter que dans le fond je n'ai pas eu besoin d'elle. Et qu'aujourd'hui je me suis servie d'elle pour chercher du réconfort au mépris de ce qu'elle pouvait ressentir.
" Je ne suis pas prête pour une relation de ce genre, Aoki... Je voudrais, mais... Je n'ai pas quitté Tokyo par hasard... J'avais besoin prendre du temps et du recul par rapport à... À des choses qui se sont passées là-bas. "
Je réalise que j'ai les larmes aux yeux. Moi qui voulait essayer de calmer le jeu je n'ai fait que retourne le couteau dans mes propres plaies. Je sens ce vide dans ma poitrine, comme si mon cœur avait soudain disparu. Cette horrible sensation revient comme à l'époque, j'ai l'impression d'être seule dans le brouillard et qu'à chaque pas je pourrais tomber dans un gouffre.
" Je t'aime, Aoki. Mais... Je sais plus où j'en suis... "
Je ne vois pas comment le dire autrement, et je préfère me taire avant de me mettre à sangloter. Depuis ce jour où mon gynéco m'a appris la nouvelle je me sens vide, et c'est une sensation horrible qui ne me quitte plus. Au mieux j'arrive à l'oublier, mais elle revient tous les jours. Ma vie n'a plus de sens, je ne sais plus où aller ni où trouver la force d'avancer.
Et malgré tout ce que je ressens pour elle, rien n'a encore changé.
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C'était trop beau pour être vrai en même temps. Deux grandes amies qui se retrouvent par hasard autour d'un café et qui finissent dans un lit pour s'amuser ensemble quelques heures plus tard. C'était trop beau pour être vrai mais c'était Aoki la plus bête. Croire que tout cela était vrai, un cadeau des dieux dans sa vie. Elle qui n'avait connu qu'une seule fois le grand amour et qui s'était senti sale et trahie ensuite à cause de la rupture. Hitomi semblait être la bonne personne pourtant? Belle, intelligente, excellente au lit, après tout, dans le mot petite ami, il y a le mot amie? Pourquoi alors deux amies ne peuvent-elles pas devenir plus proches? À croire que c'était toujours comme ça. Dans les films, les séries, les amis pourraient très bien finir en couple de l'année mais personne ne fait le premier pas. Elle s'était toujours demandé pourquoi d'ailleurs? Eh bien elle l'avait sa réponse. En règle générale, elle s'emballait trop vite, ce fut le cas aujourd'hui. D'une simple retrouvaille, elle voyait des tas et des tas de projets et l'idée même de la voir ici tous les jours, dormant ensemble le soir ou se réveiller dans les bras de l'autre lui avait traversé l'esprit plus d'une fois. Toujours voir plus loin que le présent mais peut-être qu'avec du recul, elle aurait dû s'apercevoir que ce n'était pas bon de se lancer dans cette aventure, que boire un café et faire un peu de shopping aurait dû en rester là.
Trop vite, trop loin, trop tôt. Elle ignorait si elle tenait ça depuis toujours ou si c'était l'habitude de son travail que d'aller vite, de passer d'un rendez-vous à l'autre, d'avoir un planning comme du papier à musique mais aujourd'hui, ça ne lui avait pas vraiment apporté que du bon. Au moins, elle pouvait toujours se consoler un peu dans ses bras, ravaler ses larmes – celles qui ne coulaient pas - et se traiter d'idiote, de conne, et apprendre de son erreur. Une amie doit rester une amie, point final. Hitomi pouvait bien tenter de lui remonter le moral pour se dire que ce n'était pas sa faute mais est-ce qu'elle allait la croire? Elle avait beau avoir été sa prof' pendant une année, une année merveilleuse d'ailleurs, la belle rouquine était l'un de ses plus vieux fantasmes dont la première femme sur qui la blonde s'était imaginé livrer des rapports intimes. Tokyo ne lui avait pas laissé de bons souvenirs? Et alors, chacun ses problèmes, elle ne voyait pas le rapport entre Tokyo et le fait qu'elles ne pouvaient pas être ensemble? Elle n'était pas prête? Si ce n'était que ça, Aoki pensait pouvoir prendre son mal en patience, attendre un peu puis retenter la chose? Ce n'était pas ce qu'elle aurait aimé mais si cela lui permettrait d'être avec Hitomi alors elle pourrait faire ce sacrifice. Pourvu que ce ne soit pas trop long non plus.
« Mais moi aussi je t'aime, Hitomi... »
Cette fois, elle ne pouvait plus se retenir, rester cacher au creux de son cou et se lamenter sur son sort. Hitomi avait ses raisons, des raisons qu'elle ne connaissait pas évidemment mais quitte à vider son sac, du moins une partie, autant le faire et mettre un point final à cette histoire. Rien ne les empêchera de se revoir en amie seulement, de remâcher le passé et pourquoi ne pas passer quelques soirées ou journées ensemble, en tout bien, tout honneur. La tête relevée, elle pouvait y voir les traces de larmes pour la belle rouquine aussi. Au moins, elle n'était pas la seule à qui cette solution faisait souffrir.
« Je voulais tout pour toi! Je voulais changer si tu aurais voulu! Si tu voulais me voir moins timide qu'avant ou au contraire, que je sois comme avant, je l'aurais fait pour toi! C'est... c'est surement stupide ce que j'ai dit mais... j'aurais tant voulu... toi et moi... »
Quitte à ne plus fréquenter les autres, ne plus faire de chantages avec ses petites vedettes qu'elle s'occupait à son travail, elle aurait tiré un trait sur tout ça mais tant pis. Elle ne pouvait pas la forcer puis le fait qu'elle revienne sur ses paroles, maintenant, elle aurait l'impression qu'elle se payait sa tête, un peu quand même...
« Nous avons nos raisons... je te forcerais pas à me parler de Tokyo ou de ce qui... ce qui aurait pu se passer là-bas. Entre nous... c'est pas possible malheureusement mais... quitte à devoir tirer un trait dessus... Hitomi, tu voudrais faire une chose pour moi? »
Oui, ne plus en parler, ne pas évoquer de possible changer d'avis mais au moins, en finir avec un meilleur souvenir que des larmes et de la peine.
« Je... ça te fera surement mal, à moi aussi mais... c'est une chose que j'ai toujours voulu faire avec toi, ne serait-ce qu'une seule fois... »
Elle avait sans cesse la tête baissée, honteuse, observant son lit, le ventre d'Hitomi, un point imaginaire sur l'oreiller. Elle releva la tête tout de même pour parler calmement et clairement.
« Passe une nuit avec moi. Même sans sexe, je m'en fiche, habillé si tu veux. Je veux simplement dormir avec toi. Être... être dans tes bras, me réveiller en pleine nuit et sentir ton odeur près de moi, me sentir entre tes bras, te voir dormir... Tu pourrais partir au petit matin, avant mon réveil si tu penses que c'est trop dur que de me voir mais... s'il te plaît Hitomi... »
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Tirer un trait. Tout à coup j’ai l’impression de me prendre un coup de masse dans le dos. Je suis incapable de bouger et c’est à peine si j’arrive à respirer. Je ferme les yeux et je baisse la tête parce que je ne veux pas que cette putain de fenêtre reste dans mon champ de vision. Ce serait la fuite la plus rapide, trop brutale, mais peut-être la meilleure. Finalement je bouge puisque j’arrive à serrer les points. Retour à la case départ, seulement quelques années en arrière, à l’époque où déjà j’ai dû tirer un trait.
Je serre les dents et je déglutis. À croire que je pourrais jamais la remonter, cette foutue pente imaginaire dont tout le monde m’a rebattu les oreilles depuis qu’un inconnu m’a sortie de l’eau. Dire que ça aurait pu être tellement simple si je m’étais seulement laissée aller. J’avais qu’à la baiser sans réfléchir, remettre tout à demain quand il aurait été trop tard après une bonne et longue nuit. Mais c’est fini, déjà fini et bien fini. Et quoi ? Une nuit pour se faire un peu plus de mal ? Comme si on… comme si j’en avais pas assez fait comme ça.
Je ne peux pas. Je ne le supporterais pas. Tirer un trait. Je ne veux même plus essayer d’aller contre. Si je ne m’enfuis pas maintenant je vais devenir dingue, assez dingue pour faire encore plus d’erreurs. Je ne veux pas me mettre à chialer encore et tout lui raconter. Je préfère la faire souffrir en partant qu’en restant. Je me lève du lit et je ramasse mes vêtements.
« Je peux pas. Désolée Aoki. »
Je le suis vraiment, même si je m’efforce de ne pas en avoir trop l’air. Je me rhabille, enfin j’essaie. Je passe mes bras ou mes jambes n’importe comment dans mes fringues et je tremble comme pas permis. Mais fini rapidement assez couverte. Je file vers la porte et quand ma main se pose sur la poignée je me fige. Mon cœur tambourine dans ma poitrine, j’ai l’impression qu’il veut remonter dans ma gorge, que je le gerbe avant de partir pour pouvoir rester avec elle. Mais je connais déjà trop ça, je connais déjà trop le désespoir. Je voudrais trouver les mots, mais je sais que si j’ouvre la bouche je ne pourrais plus partir.
Alors je pars.
Je file à travers son appartement, puis en dehors. Je préfère l’abandonner là, comme ça, sans un mot. Sans lui dire à quel point je suis désolée, à quel point ça me fait mal d’en rester là. Je préfère qu’elle ne sache pas que j’ai essayé de mettre fin à mes jours quelques semaines à peine après son départ, ni pourquoi. Depuis ce jour une seule des personnes que je connaissais avait échappé à tout le mal que je me suis acharnée à faire à mes proches. « Avait », parce qu’aujourd’hui j’ai corrigé le tir. Bien joué, Hitomi. À qui le tour, maintenant ? La prochaine fois qui va payer parce que je suis pas foutue de voir la réalité en face, de laisser le passé au passé et de me contenter de ce que le présent a à offrir ?
Et une fois de plus je m’efforce de marcher droit, de ravaler mes larmes et ma rage en me disant qu’un jour, forcément, les choses iront mieux...
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C'était quitte ou double à présent. Aoki devait tirer un trait sur son histoire d'amour avec Hitomi, la première fille qui avait bercé son cœur. Même si ce fut un homme qui lui avait appris l'amour, la belle rousse l'avait bercé au loin quand elle se pencha sur le plaisir féminin et exclusivement féminin! Que cherchait-elle avec cette demande? Pas une seconde chance, pas de gémissements pour profiter de la situation, rien de sexuel. Juste le désir fou de dormir avec elle, chose qu'elle rêvait depuis des années. Elle avait couché avec elle, elle aurait pu le faire étant plus jeune mais elle était trop coincée. Elle aurait pu dormir avec elle à la fac, mais c'était le même refrain. Et là, elle voulait simplement dormir avec elle, passer une nuit dans ses bras, se réveiller en pleine nuit pour la voir dormir comme un ange, être serré, sentir ses cheveux caresser son visage. Que du romantisme dedans, rien de plus. Quitte à ne plus la voir au petit matin comme un doux rêve qui s'efface, Aoki était prête à souffrir mais en gardant ce souvenir merveilleux de cette journée et de cette nuit. Mais sa réponse tombait comme un rocher que l'on jette plusieurs étages plus haut. Son cœur se brise en mille morceaux, un arrière-goût de déjà-vu.
Plusieurs années auparavant, quand elle avait découvert qu'elle était une fille trompée par cet homme qui disait l'aimé mais qui ne se privait pas de répéter ses mots à d'autres filles! Combien de temps avait-elle mit à recoler les morceaux? Des jours, des semaines! Elle était reparti pour recommencer, si elle recommence. Après tout, malheureuse avec les hommes, malheureuse avec les femmes, elle n'allait pas se faire zoophile en plus! Elle ne savait plus quoi dire, elle observait un pli formé avec la couette sur son lit, elle voyait Yama-chan qui prenait ses affaires en s'excusant, quittant la chambre avec un doute malgré tout. La dernière chance? Non, elle ouvre et ferme la porte derrière elle. La jeune femme ne cherche pas à s'habiller, à fermer la porte à clé derrière son passage. Elle pleure simplement toutes les larmes de son corps, ignorant si la faute venait d'elle? De Hitomi? Non, c'était sa faute! Elle et son idée de la relooker! Si elle n'avait pas pris cette culotte qui était maintenant par terre, jamais elles n'auraient eu cette aventure! Peut-être un autre jour? Le résultat aurait été le même? Peut-être mieux? Comment aurait-il pu être pire? Elle avait gouté à son corps et ça rendait la situation pire! Un refus, elle aurait compris. Elle avait déjà quelqu'un dans sa vie? Elle n'était plus ou pas lesbienne – selon les rumeurs de la fac. Elle ne voulait pas briser leur amitié. Mais là, elle savait pour Hitomi, le goût de ses lèvres, sa poitrine, sa cyprine...
Elle remonta la couette sur elle avant de s'y loger dessous comme un esquimau. Continuant de pleurer, coupé du monde extérieur, plus rien ne comptait pour elle. Ses amours? Une putain de connerie commerciale! Son boulot? Ils n'allaient pas la revoir de sitôt, quitte à avoir une petite baisse au niveau de son salaire! Ha non, elle était en congé, c'est vrai! De toute façon, même sans, vu son boulot, ils pourraient lui offrir quelques jours si elle avouait faire une petite déprime. Comme un bébé, en position de fœtus, elle pleurait pour ne quitter son lit qu'au matin, tard dans la mâtiné, pour affronter la dure réalité. La journée? Douche, pyjama puis de nouveau au lit une fois ces animaux nourri, sortie aussi pour Rex. Ensuite, elle resta sans voix, inerte, dans son lit à repenser à ce cauchemar... Mais quand sa vie sera-t-elle enfin heureuse?